31/05/2016

Swiss Wine Genève

Samedi, l’âme du vin genevois chantait dans les bouteilles.

Dans les gosiers aussi: les Caves ouvertes faisaient le plein d’amateurs avertis venus déguster les bons crus du vignoble genevois et musarder dans les domaines. Il y avait là une ambiance du tonnerre, de bleu de bleu!

Lundi, un verre solitaire m’attendait  sur mon bureau, posé entre le clavier et l’écran de l’ordinateur. Haut, fin, transparent. Autant à sa place ici qu’un ovni dans un champs. Quelle drôle de façon de commencer la semaine...

Notez que ce verre à pied, estampillé SWISS WINE GENEVE était vide. Pas même un fond à goûter de ce que l’on qualifie déjà de millésime du siècle. Tout sec, le contenant. Faut pas rêver. Mais un mot l’accompagnait.

«Chère amie. Voici le verre officiel des Caves ouvertes. En anglais, pour mieux nous abrutir...  J’ignore qui est le génie des Alpages auteur de cette connerie. Bises.»

Les bises, c’est pour moi, les piques, pour les autres! Et les autres, ce sont les vignerons du cru qui ont voté pour ce logo anglais! Il doit bien y avoir un concept là-derrière. L’envie d’être entendu loin à la ronde dans la langue universelle, compréhensible par tous. Sauf par les Genevois...

Faut dire qu’ils sont chatouilleux. Ils tiennent à leur parler. Il a fallu insister pour que Geneva Palexpo devienne  Palexpo Genève. Le Geneva Airport fait bon ménage avec sa version française. Reste le Geneva Lake Region. Un nom qui indiffère au bout du lac mais rend fou les Vaudois...

Seuls les SIG vantent encore l’eau de Genève. Je crois que je vais vite remplir le verre de ce nectar. Santé!

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30/05/2016

Contre la mascogne

Mon petit doigt m’a dit qu’au collège Madame de Staël, on ne prend pas la lutte contre la mascogne à la légère.

La direction a donc envoyé aux élèves de 4e année ses directives pour éviter toute fraude lors des examens de maturité. Elles sont compréhensibles, pour la plupart d’entre elles.

«Soyez vous-même» dit-on ainsi aux collégiens, pour les encourager à ne pas absorber de calmants et d’excitants avant l’épreuve. Evitez aussi de prendre des boissons. C’est là où ça coince…

Car «Sauf exception, vous ne pouvez pas sortir de la salle d’examens durant une épreuve écrite, et certaines épreuves durent 4 heures.» Il est encore précisé: «En cas d’accident ou de maladie nécessitant une interruption de votre session, merci d’informer la direction.»

Et avoir besoin de faire pipi quand on est stressé, c’est une maladie?

Faut le croire!

Car pour se laisser une porte de sortie en cas de besoin, des jeunes en parfaite santé se rendent ces jours chez leur toubib pour obtenir un certificat médical! Vessie fragile. Nerfs à vif. Incontinence précoce, ou que sais-je…

On ne pourrait pas faire plus simple, peut-être? Moins coûteux, quand on sait le prix d’une consultation?

Tous ceux qui ont fait des études savent bien que le passage aux toilettes, lors des examens, est une échappée propice à la mascogne. Il s’est joué là des triches inventives et mémorables.

Que faire pour les empêcher? Poser des sondes urinaires aux élèves à titre préventif? Installer des pots de chambre en classe? Trouver plus de surveillants? Faudrait faire preuve d’un peu d'imagination. Parce que là, on marche sur la tête!

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Contre la mascogne

Mon petit doigt m’a dit qu’au collège Madame de Staël, on ne prend pas la lutte contre la mascogne à la légère.

La direction a donc envoyé aux élèves de 4e année ses directives pour éviter toute fraude lors des examens de maturité. Elles sont compréhensibles, pour la plupart d’entre elles.

«Soyez vous-même» dit-on ainsi aux collégiens, pour les encourager à ne pas absorber de calmants et d’excitants avant l’épreuve. Evitez aussi de prendre des boissons. C’est là où ça coince…

Car «Sauf exception, vous ne pouvez pas sortir de la salle d’examens durant une épreuve écrite, et certaines épreuves durent 4 heures.» Il est encore précisé: «En cas d’accident ou de maladie nécessitant une interruption de votre session, merci d’informer la direction.»

Et avoir besoin de faire pipi quand on est stressé, c’est une maladie?

Faut le croire!

Car pour se laisser une porte de sortie en cas de besoin, des jeunes en parfaite santé se rendent ces jours chez leur toubib pour obtenir un certificat médical! Vessie fragile. Nerfs à vif. Incontinence précoce, ou que sais-je…

On ne pourrait pas faire plus simple, peut-être? Moins coûteux, quand on sait le prix d’une consultation?

Tous ceux qui ont fait des études savent bien que le passage aux toilettes, lors des examens, est une échappée propice à la mascogne. Il s’est joué là des triches inventives et mémorables.

Que faire pour les empêcher? Poser des sondes urinaires aux élèves à titre préventif? Installer des pots de chambre en classe? Trouver plus de surveillants? Faudrait faire preuve d’un peu d'imagination. Parce que là, on marche sur la tête!

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28/05/2016

Trop chaud, vraiment?

Le Genevois est râleur, ça ne fait pas un pli. Mais tout de même. Il exagère. Vendredi sur une terrasse de la vieille ville, en plein dian, un client se plaint déjà. «Pff, fait vraiment trop chaud…»

Mais au secours!

C’est le premier jour de la saison où l’on voit enfin des femmes à bras nus et jambes dégagées déambuler à l’air libre et des messieurs montrer le haut de leur torse sous une chemise négligemment déboutonnée. Oh que c’est bon…

Sorties des placards, les tenues gaies, pimpantes et colorées remplacent peu à peu les habits gris souris ou noir corbeau, les tons dominants de la saison froide. La vie semble soudain plus légère.

Les passants s’observent alors dans la rue, ils se suivent des yeux, parfois, les sens en éveil. Tout est encore plein de promesses.

Sur la terrasse, comme partout ailleurs, on s’attarde plus que de raison au soleil pour en profiter, lui qui s’est fait tant désirer. Or il y en a déjà un Genevois qui se plaint. Trop chaud.<

Pourtant le goudron n’est pas encore chaud bouillant, prêt à coller sous les semelles. Non, il fait juste bon, pour qui sait en profiter. Mais certains ici n’y arrivent jamais. Trop coincés, trop rigides, trop déprimés quand viennent les beaux jours.

«Pff, fait vraiment trop chaud…»

Mais si ça ne vous convient pas, cher râleur, participez donc à la bataille géante de bombes à eau ce samedi, à la Fête de l’espoir. Ça rafraîchit les idées. Et le reste aussi.

Ou alors descendez dans les 70 caves genevoises qui sont grandes ouvertes aujourd’hui. Certes, il y fait frais. Mais on s’y réchauffe vite…

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27/05/2016

La grande dépendance

Selon l’opérateur Swisscom, c’est un problème de logiciel qui est à l’origine de la grande panne d’Internet, mardi dernier. Celle qui a causé pas mal de perturbations dans notre quotidien.

Il n’y a donc pas de vilain hacker là-derrière cherchant à nuire au plus grand nombre. Défaillance technique: voilà qui rassure. Et pourtant.

La panne ne s’est pas contentée de bloquer des bancomats, des paiements par carte et autres opérations. Elle a aussi troublé la cyberadministration de la Confédération.

L’accès à Infostar a ainsi dysfonctionné à Genève, ce qui a mis certains fonctionnaires dans l’incapacité de faire leur boulot, et des clients au désespoir. Bon, j’exagère un peu…

Infostar? C’est notre banque centrale de données. Celle qui assure la gestion informatisée des registres de l’état civil de toute la Suisse. Là où sont consignés les naissances, les mariages et les décès.

Tout y figure. Et c’est drôlement pratique, quand les services compétents peuvent y accéder. Ce qui était le cas à Berne mardi, par exemple. Mais pas au bout du lac. Ach, les röstis…

Ici, à l’heure de la panne, il était impossible de se faire délivrer un passeport lors du rendez-vous prévu de longue date. Et aucune démarche administrative nécessitant une vérification d’état civil n’a pu être menée. Or il y en a un paquet, en temps «normal»!

Faut-il alors songer à ressortir les bons vieux formulaires papiers? Trop tard. On ne peut plus revenir en arrière. Et tant pis si des pannes comme celles de mardi vont se multiplier à l’avenir.

C’est le prix à payer pour notre dépendance informatique.

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26/05/2016

Le monstre du giratoire

frankenstein.JPGCologny adore se faire un peu peur. Pas trop, tout de même. Juste ce qui faut pour rappeler que c’est bien ici, sur son beau coteau, qu’est né le monstre de Frankenstein!

C’était lors d’un été pluvieux, il y a deux siècles de cela, à la villa Diodati. La suite, on la connaît. La très jeune Mary Shelley participe au concours d’histoires de fantômes, lancé par Lord Byron, et ne s’arrêtera plus avant d’avoir livré ce qui deviendra l’œuvre de sa vie.

La Fondation Bodmer, qui trône à Cologny, célèbre comme il se doit le précieux manuscrit en proposant une superbe exposition avec des conférences et autres événements à la clé tout au long de l’été.

Le Centre culturel du Manoir voisin n’est pas en reste, avec des lectures, des visites sur les lieux du crime et des films. Dont «La fiancée de Frankenstein» (1935), projeté ce soir à 19 h.

Mais le plus surprenant dans ces commémorations, c’est de constater que même le giratoire de la route de Vandœuvres s’est mis au diapason.

Ce lieu d’exposition posé au cœur du trafic accueille ces jours la sculpture rouge pétard d’Ousmane Dia intitulée «La naissance du monstre».

On peut faire plusieurs fois le tour du giratoire avec son véhicule pour voir sous toutes ses coutures la créature, recroquevillée en position fœtale, entourée de cinq pelles brandies au ciel et d’une échelle éventrée partant d’une chaise. A l’usage, c’est un peu risqué…

Mieux vaut poser son engin un peu plus loin pour s’approcher, à pieds, du monstre de Frankenstein et lui glisser à l’oreille bon anniversaire, mon vieux.

Il a deux cents ans, tout de même!

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25/05/2016

Emilie pour toujours

Bien avant d’être le nom d’un collège genevois ou celui d’une Fondation, Emilie Gourd était une femme.

Une femme remarquable!

Car cette journaliste, conférencière et polémiste hors pair a consacré sa vie à promouvoir la cause des femmes. La Genevoise batailla ferme, entre autres, en faveur du suffrage féminin mais ne put hélas jamais voter. Emilie Gourd est en effet décédée en 1946.

Depuis cette date, elle repose au cimetière de Chambésy. Sa présence en ces lieux est d’ailleurs signalée dans "Histoire et guide des cimetières genevois".

Or sa tombe a été enlevée lors des travaux de désaffectation du cimetière, en 2014 déjà. Mais comment est-ce possible de faire disparaître un tel monument quand on connaît la vie et l’œuvre de cette personnalité?

Faut croire que les gens ont la mémoire courte. Et que l’erreur est humaine. La municipalité de Pregny-Chambésy a ainsi admis, après enquête, que quelqu’un s’était un jour gouré.

Car le prénom sous lequel était répertoriée la pasionaria était Emile… Pour une féministe de cette tempe, c’est vraiment le comble!

Bref. Personne ne s’étant en plus manifesté lors du renouvellement de la concession, le monument a donc été enlevé. Avec d’autres. Quel dommage.

Mais les autorités locales vont réparer l’affaire. L’urne étant toujours en place, elles vont bientôt remettre une plaque commémorative au bon emplacement, lors du réaménagement du cimetière. Et faire éditer une carte, à l’occasion du bicentenaire de la commune, où elle sera citée.

Emilie Gourd ne sera ainsi plus ignorée chez elle!

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24/05/2016

Bricolage du jour

Vous savez quoi? C’est aujourd’hui la Journée mondiale du bricolage. Ça ne s’invente pas!

Cette journée singulière est un peu perdue. Elle se trouve prise en sandwich entre la Journée européenne de l’obésité et les Journées mondiales du 25 mai où sont mis à l’honneur l’Afrique, les enfants disparus, la thyroïde, la serviette et les Geeks. Rien que ça!

Quel rapport entre ces différentes causes me direz-vous? Aucun! Ce sont les hasards du calendrier.

Une Journée mondiale du bricolage. Pourquoi pas? Elle est faite pour célébrer cette faculté qu’ont certains d’entre nous à se servir de leurs mains pour rafistoler tout ce qui foire. A savoir tirer parti d’un objet pour en faire un autre. C’est créatif, le bricolage. Et ça peut limiter les frais.

Ça peut aussi rapporter gros. Suffit de voir les rayons qui lui sont consacrés dans les grandes surfaces. Les gens ont manifestement toujours plus besoin de faire quelque chose de leurs doigts.

Le bricolage, si j’en crois mon petit Robert, c’est aussi un travail dont la technique est improvisée, adaptée aux matériaux ou aux circonstances… C’est là où je voulais en venir.

Mon ordinateur a sérieusement planté ce dimanche. Comme je suis une vraie pince en la matière, je me suis vite trouvée désarmée face à l’écran noir, privée de mon outil de communication. Impossible de le bricoler.

Alors en attendant qu’un informaticien de génie parvienne enfin à tout remettre en place, j’ai griffonné ces quelques lignes sur du papier, puis les ai bidouillées pour les faire entrer dans cette colonne. Et il a fallu raboter…

C’était mon bricolage du jour!

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23/05/2016

Espaces de rencontres

Il faudrait un jour consacrer une pleine page dans la Julie avec photos des lieux et portraits de ses usagers pour évoquer ces drôles d’espaces. Les espaces de récupération, donc, comme il en existe trois dans le canton.

Rien de bien sexy là-dedans, me direz-vous. On n’y brasse que des déchets et autres trucs que l’on ne peut plus voir en peinture. On n’y croise que des gens en sueur d’avoir tant jardiné, vidé un grenier, refait la chambre du gosse ou trié des affaires trop encombrantes. Plus nature que les clients de ces espèces d’espaces, tu fais pas!

Tous les Genevois qui consacrent leur fin de semaine à ces travaux qui les dépassent un peu se retrouvent forcément, un beau dimanche, à la Praille ou au site de Châtillon. Et alors?

Alors les barrières tombent, parfois. Ces lieux de récupération en tous genres deviennent ainsi des lieux de rencontres inopinées entre des êtres qui ne se croiseraient jamais autrement. Les derniers salons à ciel ouvert où l’on cause. Et de tout!

Malgré leurs différences sociales ou culturelles, ils sont dans le même bain, tous aussi désarmés devant les choix de bennes qui s’offrent à eux. Je mets où le sommier qui a du métal et du bois? La terre de mes géraniums? La peinture sèche? Les câbles? Là, vous croyez?

Quand le voisin de benne hésite, les employés de piquet renseignent. Ils surveillent aussi si les gens jettent juste. Donnent un coup de main au besoin et passent le balai derrière certains recycleurs qui bâclent leur travail.

Ça n’arrête pas de la journée. Ici, pas de temps morts. Les espaces de récupération sont donc bien des lieux de vie!

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21/05/2016

Besoin de chaleur

On veut du chaud, on veut du beau, et plus vite que ça!

Ce slogan n’a rien d’un caprice. Nous sommes en effet à quelques semaines du solstice d’été qui annonce déjà le déclin des jours… A quelques semaines aussi des grandes relâches. Or là, on serre plutôt sa petite laine contre soi.

On veut du chaud, on veut du beau, donc. Une douceur agréable qui dure plus longtemps qu’un seul jour gagné par ci par là. Mais voilà.

Toutes les demandes, les pétitions, les manifestations voire les nuits debout n’y pourront rien changer. Quand le temps est salement détraqué, il n’y a plus rien à espérer.

Pas même rêver que ce samedi annoncé comme radieux soit suivi d’un dimanche qui le soit autant. Ce serait trop demander. Et tout ça commence à bien faire.

Car ces températures en dents de scie ont réussi à totalement nous plomber. Regardez un peu la tête que font les gens dans la rue ou au boulot. Écoutez-les. Ils sont tous lessivés, crevés, amorphes. Parfois même aphones. Ça ne peut pas durer.

Dans les pays du Nord privés de lumière, les premiers signes de dépression saisonnière se soignent par l’héliothérapie. Une bonne cure solaire sous la lampe et hop, ça va mieux.

Faudrait y songer par ici, si la météo persiste à faire le yo-yo. Il semble d’ailleurs que les prévisions ne sont pas au beau fixe pour les temps à venir. Tout ça à cause du «Böögg» du Sechselaüten qui a pris feu après 20 minutes et 39 secondes. Le Bonhomme Hiver a ainsi rendu son verdict: l’été sera pourri. Mais à Zurich, seulement.

Car ici, il fera chaud, il fera beau!

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20/05/2016

Les à-fonds du Léman

Place aux nettoyages de printemps! Ça tombe bien, la météo prévoit pour cette fin de semaine des températures relativement fraîches pour la saison. Un temps idéal pour faire les à-fonds. Ceux du lac, évidemment!

Car c’est ce week-end que se déroule la 8e édition de Net’Léman. Une opération de salubrité publique qui verra d’innombrables femmes et hommes grenouilles, ainsi des bipèdes sur terre ferme, s’activer pour sortir des eaux tout ce qui n’a strictement rien à y faire. Les déchets…

Des tonnes de détritus en tout genre qui seront exhibés, en tas informes et odorants, comme de tristes trophées de chasse. Parés de moules zébrées et d’algues, ces objets seront ensuite triés par les nettoyeurs bénévoles. Et recyclés, si possible.

On pourrait se contenter de condamner l’inconscience ou l’imbécillité des gens qui persistent à tout jeter à l’eau. Mais non. Des associations misent encore et toujours sur la prévention. Une option rassurante, même si parfois la cause semble désespérée.

En marge de la pêche aux déchets, associations et collectivités publiques donnent rendez-vous aux Genevois au Jardin anglais. Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le non-jetable ou le recyclage, vous l’apprendrez sur place. De façon ludique, même.

Paraît que je peux venir avec mes bouchons de bouteilles en pet pour participer à une œuvre géante. Je veux bien. Mais je fais quoi des bouteilles que la Coop du coin ne collecte plus? Euh, je pourrais peut-être ne plus en acheter, à l'avenir…

Villages Net’Léman, samedi 21 et dimanche 22 dès 10 h au Jardin anglais

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19/05/2016

Des ennuis à la chaîne

Fin avril, une fille de 20 ans récupère sa moto en sortant d’une soirée. Pas de chance, elle déraille. La moto, donc.

L’apprentie motarde ne sait pas encore que ses ennuis à la chaîne viennent de débuter ce dimanche-là, à 2 h du matin. Certes le dépanneur de piquet, sympa comme tout, la raccompagne chez elle après avoir posé la bécane devant un garage.

Mais le lundi matin, le garagiste ne trouve pas l’engin à réparer. Il a été volé. Quelle poisse! La fille est privée de son deux-roues chéri, avec lequel elle désire passer son permis, et doit en plus se farcir toutes les démarches administratives. Et c’est pas un cadeau!

Au bureau des autos où elle se rend deux semaines plus tard pour annuler son permis de circulation, comme l’assurance l’exige, on lui dit qu’elle ne peut pas le faire. Ah bon? Et pourquoi?

Eh bien parce que sa moto n’est plus considérée comme volée! Elle a été retrouvée, trois jours à peine après le vol. En France voisine. Pourquoi, comment?

C’est à la lésée de tenter d’y voir plus clair. Contactée, la police suisse dit que c’est à la police française de signaler à l’intéressée la découverte de la moto, accidentée qui plus est. Mais la police française assure ne pas faire ce type de démarche. Et nous sommes dans le Grand Genève!

La jeune fille se rend alors en France voisine pour constater l’état pitoyable de sa moto et l’absence de plaque. Mais quand elle signale ensuite le fait au bureau des autos, on lui reproche de ne pas avoir encore fait annuler son permis et autres joyeusetés. Au secours…

Là, elle devrait passer son permis moto pratique avant le 21 mai. Mais il n’y a plus de place, sauf désistement. Quelqu’un pourrait-il l’aider?

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18/05/2016

Bonbons dans les prés

bonbonrose.JPGLes coureurs du marathon les ont vus alors qu’ils suaient dans la campagne. Les promeneurs du dimanche aussi. Tous ont halluciné devant ces marshmallows géants posés dans les prés.

Or ces formes molles ne sont pas des sucreries pour ogres en mal de douceurs. Ce sont de simples balles d’herbe drapées de plastique rose. Des gâteries que les vaches dégusteront, sans l’emballage, lorsqu’elles en auront fini avec les pâturages.

Mais à quoi ça rime? On n’a jamais vu de tels bonbons dans le paysage! Ici non. Mais en Suisse Alémanique oui.

Car c’est là-bas que des paysans ont eu l’envie de faire quelque chose de concret. Contre le cancer du sein! A chaque bobine de plastique rose au lieu de vert achetée par les fermiers, trois francs sont en effet reversés au fonds de lutte contre cette maladie.

A Presinge, Thomas Läser s’est inspiré de cette action pour la lancer à son tour dans le canton, «où nous sommes toujours un peu en retard…»

Il a donc passé commande de ces rouleaux spéciaux au cercle des agriculteurs et sa machine emballe désormais de rose l’herbe fraîchement coupée des champs de la rive gauche.

Si ces bonbons éparpillés font gentiment de l’œil aux passants, ils allument carrément leur regard quand ils sont regroupés dans un coin de la campagne. Comme le tas flashy qui repose vers la route de Compois, près de Meiner. Il a tout d’une installation d’art contemporain!

Après les balles roses devrait venir un jour le temps des balles bleues dans les prés. Contre le cancer de la prostate, cette fois-ci. Une vraie campagne de sensibilisation!

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17/05/2016

Petit coin d'ailleurs

L’encre bleue sur nos chères toilettes genevoises n’était pas encore sèche qu’une autre entourloupe aux WC arrivait à Marianne. Dans le canton de Vaud, qui plus est.

Nous avons décidément des problèmes d’évacuation, dans ce pays!

L’autre jour, Marianne et son mari s’arrêtent au restauroute de Bavois, sur l’autoroute Lausanne-Yverdon. L’étape est y agréable, avec sa vue plongeante sur la campagne et les trains qui la traversent. Tous deux prennent un café et un croissant. Notez que le breuvage y est facturé 4 fr. 70…

Bref, avant de reprendre la route, ils décident de passer au petit coin. Ils payent alors un franc chacun pour se soulager. Mais ils obtiennent, en retour, un ticket pour être remboursé de ce montant. Pour autant qu’ils dépensent de l’argent au restauroute.

Bien! On a consommé - et plutôt cher pour ce que c’était-, on va donc se faire rembourser le prix des toilettes, se disent naïvement nos Genevois.

Mais ils déchantent vite: le remboursement leur est refusé. Et pourquoi donc? Ils n’ont pas fait dans le bon ordre! Les justificatifs des WC doivent être présentés lors du payement des consommations. Pas après.

Ce qui revient à dire qu’il faut passer aux toilettes avant d’aller boire un coup au restauroute, et non en sortant de là. Qu’importent les besoins des clients. C’est la goutte qui a fait déborder le vase…

Marianne a fait du foin. Par gain de paix, l’employé lui a proposé de se faire rembourser au kiosque. Enfin, pour autant qu’elle achète quelque chose. Ben voyons!

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14/05/2016

Un temps de cochon

Le petit cochon des Charmilles fait jaser, si j’en crois le courrier des lecteurs. Au départ, il n’était pourtant qu’une simple broderie décorant un linge de cuisine. Un travail d’aiguille, mis en vente sur un stand d’artisanat, et qui n’avait d’autre ambition que de faire joli. Raté, donc!

Car depuis que cet innocent porcelet rose a provoqué l’ire d’un musulman allumé, (pour autant que l’histoire qui circule soit bien exacte), les esprits s’échauffent. Jusqu’à me demander si je compte garder mon Jules pour la Thune du Cœur, ou si je préfère baster.

Non mais je rêve? Pas question de me priver de mon cochon! Et tant pis pour ceux que ça dérange. On ne change pas une équipe qui gagne, à ce qu'on dit.

A propos, je viens de recevoir un mot de Carrefour-Rue, l’association qui vient en aide aux personnes sans abri ou démunies. Bénéficiaire d’une partie de la dernière collecte de la Thune, elle me demande d’«embrasser idéalement tous les lecteurs ayant contribué à cet extraordinaire élan d’altruisme et de solidarité». Voilà qui est dit, et transmis!

Sachez aussi que l’Ensemble instrumental Romand, qui a joué le 1er de l’an 2016 en faveur de la Thune, se produit ce dimanche 15 mai à la salle Opéra de l’Hôpital cantonal.

En ce week-end de Pentecôte, où tout tourne au ralenti, les danses transylvaniennes de Bartók et la Nuit transfigurée de Schönberg donneront des ailes aux malades et aux mélomanes. Un concert gratuit et chaleureux, placé sous la direction d’Eric Bauer.

Que demander de plus… L’horaire, peut-être? C’est à 15 h. Le concert a lieu par tous les temps. Même celui de cochon!

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13/05/2016

Renouvelé d'office

Les étourdis le savent d’expérience. Quand ils ne lisent pas la paperasse qui traîne depuis des semaines sur la table du séjour, ou ne prêtent pas garde à ce qu’ils signent, il peut leur arriver des surprises désagréables.

Ainsi Marie. Elle détient depuis quelques années l’abonnement général des CFF, ce précieux sésame qui lui permet de sauter dans n’importe quel train, bateau ou bus, le cœur léger.

Or cette usagère des transports publics vient de découvrir, trop tard, que son AG est renouvelé automatiquement! Le problème? Elle n’était plus du tout sûre de pouvoir se l’offrir cette année. A cause de son prix.

Car les CFF ont beau dire qu’il représente seulement 10 francs par jour, ça fait tout de même 3655 francs à sortir de sa poche. Ce qui n’est pas rien!

Alors comme ça, les CFF forceraient la main de Marie? Même pas. Ou pas vraiment: elle avait été avertie à temps.

Car depuis le 1er août 2015, l’AG est sur le SwissPass. C’est quoi ça encore ? C’est une carte plastifiée, équipée de puces électroniques où figurent les données du client et son type d’abonnement.

Avec ce système à vocation durable, plus besoin de changer chaque année de carte, comme le faisaient  jusque-là 60% des habitués de l’AG. Celui-ci est donc reconduit d’office, à moins que l’acheteur ne décide de limiter la durée de validité à une année.

Pour éviter les mauvaises surprises, de celle qu’a donc eue Marie, paraît que le client reçoit la facture deux mois avant l’échéance de son abonnement. Avec une lettre indiquant les possibilités de le résilier dans les délais.

Encore faut-il ouvrir son courrier…

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12/05/2016

Un ange en uniforme

Elle est aux anges, la «petite vieille»! Notez bien que c’est elle qui se présente ainsi, moi, j’oserais pas… Bref, Erzsébet est ravie car elle vient de vivre un moment épatant.

Mardi dernier, tandis qu’elle conduit tranquille au Grand-Saconnex, voilà que le pneu de sa voiture éclate. Paf!

Autant dire que ça la secoue grave. Sous le coup de l’émotion, elle parvient tout juste à garer son véhicule à côté du trottoir. Mais pas à changer la roue. D’ailleurs, elle n’essaie même pas. Ah, ces femmes au volant, diront certains…

Sur le chemin Edmond-Sarasin, il n’y a pas grand monde, en cette matinée. Et elle n’a pas de téléphone portable pour appeler le TCS. Que faire?

Erzsébet contemple la maison devant laquelle sa voiture est stationnée et se dit qu’elle devrait aller sonner à la porte pour demander de l’aide. Mais ça la gène un peu…

Arrive alors à sa hauteur un jeune homme en uniforme. Un ange gardien, venu tout droit de l’aéroport! Il descend de son auto et se dit prêt à changer la roue abîmée. Comme ça. Pour rendre service. Elle n’en revient pas!

Comme la dame ne veut pas abuser de son temps, elle lui demande plutôt d’appeler la centrale de dépannage. Ce qu’il fait. Puis il propose à celle qui pourrait être sa grand-maman de rester une petite demi-heure en sa compagnie jusqu’à l’arrivée de la dépanneuse!

Erzsébet, ça la fait chavirer, tant de gentillesse. Mais elle suggère à Luciano, puisque tel est le prénom inscrit sur le badge de l’uniforme, d’aller plutôt se reposer. Et il s’en va. Sans laisser d’adresse.

Alors la «petite vieille» lui dit encore merci pour ce moment épatant!

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11/05/2016

Quand le PET divise

Depuis le début l’année, les Versoisiens qui apportent leurs emballages en PET dans les points de collecte de la commune sont dépités. Voire énervés.

Car ils ne peuvent plus déposer ces déchets dans les nouveaux conteneurs enterrés. Il n’y a simplement plus rien de prévu pour leur recyclage. Certains habitants crient déjà au scandale. Alors quoi, on devrait jeter ces objets dans la première poubelle venue?

Mais non, faut juste les retourner à l’expéditeur! Aux distributeurs de boissons. Eux qui encaissent, pour chaque bouteille de PET vendue, de 1,8 à 2 centimes destinés à son recyclage.

Or ces taxes perçues n’ont jamais été rétrocédées aux collectivités publiques. Et ça commence à bien faire!

Jusqu’à présent, si j’ai bien compris, les municipalités ont supporté les coûts liés à la collecte de ces contenants. Mais pourquoi assumer encore ces frais quand d’autres devraient s’en charger?

C'est pourquoi Versoix a décidé de faire l’économie de conteneurs enterrés pour recycler le PET, un équipement qui lui aurait coûté bonbon. Elle en a informé la population et l’a invitée à déposer désormais ces emballages dans les points de collecte PET des magasins.

Evidemment, une telle décision bouscule les habitudes des uns et des autres. Par dépit, des usagers des points de collecte communaux abandonnent leurs bouteilles dans des cornets. A la voirie de faire le tri. D’autres jettent ces emballages dans les conteneurs à ordures ménagères. Pas très malin.

Quand les habitants verront, à l’usage, qu’il est plus simple de déposer les bouteilles là où ils en rachètent de nouvelles, tout devrait rentrer dans l’ordre. Enfin…

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10/05/2016

Ponts et passerelles

Le ciel couvert d’hier a en partie escamoté le passage de Mercure devant l’astre solaire et la céleste représentation s’est jouée derrière un rideau de nuages. Dommage…

Nous allons donc nous rattraper aujourd’hui avec un spectacle bien plus terre à terre. De ceux qui sont en vogue ces temps-ci dans le canton: la pose de pont et de passerelles.

Si l’on fait le total, nous comptons trois ouvrages installés en moins d’un mois pour faciliter nos déplacements. C’est un record, ou je me trompe?

Il y a eu, à mi-avril, le pont du Ceva poussé sur l’Arve pour relier le tunnel de Pinchat à Champel. La semaine dernière, on a collé une passerelle contre le pont de Carouge pour permettre aux piétons et aux cyclistes de circuler pendant les travaux de réfection de l’ouvrage.

Et ce mardi matin, c’est au tour de la nouvelle passerelle de la jetée des Eaux-Vives de faire son entrée dans la rade. Pas très discrète, la belle!

Elle arrivera d’un seul bloc par transport routier ce matin vers 7 h, ce qui fera la joie des automobilistes sur son passage. Puis il faudra installer une grue maousse sur le quai pour la soulever, puis l’arrimer contre la jetée du Jet d’eau. Le public appréciera.

L’événement est annoncé comme spectaculaire et très photogénique. Là encore, cela dépendra du temps. N’empêche. Ce qui est surtout remarquable, c’est d’être parvenu à rassembler des fonds et des autorisations pour que soit créée cette promenade publique accessible à tous. Bon. Vous me direz que ce n’est qu’une passerelle. Et pas le pont de la traversée de la rade!

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09/05/2016

Le transit épatant

Ce phénomène astronomique est rare et épatant!

Une douzaine de fois par siècle, le Soleil, la Terre et Mercure sont parfaitement alignés. Ce rendez-vous au sommet a lieu aujourd’hui. Et alors?

Alors on va assister à un transit de Mercure exceptionnel, à ce que disent les spécialistes. Dommage de le rater, d’autant qu’il suffit de lever le nez pour l’observer. Bon, faudra tout de même prévoir des lunettes et des filtres pour se protéger les yeux: on ne fixe pas impunément le soleil sans risquer de se griller la rétine.

Mercure, le petit astre le plus proche de notre étoile, passera donc cet après-midi devant le disque solaire. Il le traversera en plein milieu d’est en ouest pendant plus de sept heures, ce qui fait de lui le plus long transit du siècle.

Nous serons pour une fois aux premières loges pour admirer ce céleste transit. Il débutera à 13 h 12 pour se terminer à 20 h 42. Où bien le voir?

Dans la verdure, par exemple. La société astronomique de Genève s’allie au Musée d’histoire des sciences pour proposer une observation publique à la Perle du lac, sur le site du musée. Des lunettes et des télescopes spécialement équipés seront à disposition des personnes intéressées de 13 h à 18 h.

Mercure sera aussi sous le feu des projecteurs à Balexert, où se tient une exposition consacrée aux exoplanètes. Pour l’occasion, les astronomes de l’Observatoire de l’Université de Genève ont installé des télescopes sur le toit du centre commercial. Ils nous fixent rendez-vous dans le hall central dès 13 h pour nous permettre d’assister à ce spectacle sidéral. Trop bien!

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