16/09/2014

Le match fantôme

L’angoisse du gardien de but au moment du penalty: c’est un grand classique de la littérature et du foot.

Moins connu, mais tout aussi stressant, doit être le désarroi des joueurs de tennis quand ils disputent un match de demi-finale de Coupe Davis, alors que la messe est dite et que les fidèles désertent Palexpo…

C’était dimanche, en début d’après-midi. Roger Federer vient d’apporter le point décisif qui propulse l’équipe suisse en finale. Ambiance du tonnerre dans les gradins!

Imaginez, comme moi, 18 500 fans (moins les supporters italiens, bien sûr) tous de rouge et blanc vêtus, visages maquillés ou perruqués, enroulés dans des drapeaux nationaux et qui laissent bruyamment éclater leur joie!

Ils applaudissent l’exploit sportif, se congratulent parmi et exultent lors du tour d’honneur de leur champion. Puis une bonne moitié d’entre eux quitte les lieux. Peut-être un peu déçus que tout se soit joué si rapidement.

S’ils avaient su, beaucoup d’entre eux seraient restés.

Encore fallait-il le savoir!

Car sans avoir été annoncé, le 5e match de cette demi-finale a eu lieu, comme le règlement actuel le prévoit. Les amateurs les plus éclairés l’ignoraient.

Lammer et Seppi sont donc entrés sur le court un quart d’heure après la folle liesse qui a fait chavirer Palexpo. Ils ont disputé un match dénué d’enjeu, dans un stade à moitié vide, tandis que les gens partaient petit à petit. Moche. L’Italie l’a emporté. Mais le cœur n’y était plus.

Faut dire qu'il faisait beau, dimanche. Et la messe était déjà dite…

07:00 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |  Imprimer | | |

15/09/2014

L'arbre à deux temps

photo.JPG

Vous n’aimez pas l’automne?» m’a demandé Monique, au bout du fil.

Sans me laisser le temps de réfléchir à la question qui me prend de court, elle me précise que son appel est en lien avec l’encre bleue de lundi dernier. Sur le signal que donne, en tombant, le premier marron de la saison: la fin de l’été et la venue de temps plus frais, ce que je regrettais…

«Eh bien rassurez-vous, Julie, même en automne, c’est toujours le printemps!»

Autant dire que je ne comprends plus très bien la tournure de la conversation. Monique précise sa pensée: «J’ai vu un marronnier qui vit les deux saisons à la fois. Vous voulez le voir?»

Je veux! Et nous voilà les deux à marcher le long de la route de Saint-Julien, laissant derrière nous la place du Rondeau. Passé le tunnel de Carouge, il y a quelques mètres plus loin sur la gauche une allée d’arbres de belle taille.

C’est là que s’épanouit le marronnier à deux temps. Un drôle de spécimen, qui n’en fait effectivement qu’à sa tête.

Sur une bonne moitié de ses branches, les feuilles ont bruni, se sont recroquevillées et tombent les unes après les autres. Comme les marrons qui tapissent déjà le sol à ses pieds.

Mais sur l’autre partie des branches, les feuilles vert tendre, fraîches et légères font bon ménage avec de grandes fleurs blanches qui se dressent.

Cet extraordinaire regain de vie au milieu du feuillage qui se meurt laisse perplexe. Faut-il s’en réjouir ou s’en désoler? Est-ce le signe d’une santé florissante ou d’un mal pernicieux?

Le marronnier à deux saisons n’a pas encore dit son dernier mot.

07:00 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |  Imprimer | | |

13/09/2014

Le temps d'attente

Vendredi en fin de matinée, Aline se rend à l’Office des poursuites pour obtenir une attestation comme quoi elle n’en a pas. De poursuites, donc.

Sitôt arrivée, cette femme très active défaille: son ticket en main indique que 48 personnes la précèdent. Et le temps d’attente prévu affiche 33 minutes. Au secours..

Elle prend finalement son mal en patience. Cinq guichets sont ouverts, ça devrait aller. D’ailleurs elle n’a pas le choix: il lui faut ce papier dans la journée. Trop tard pour le demander par internet.

Tandis que l’heure avance, les gens affluent. Or, trois guichets ferment tour à tour. Bonjour l’engorgement.

Après avoir piaffé cinquante minutes durant, Aline passe enfin au guichet. Son affaire est vite réglée. A son départ de l’office, elle regarde l’écran: il affiche 86 minutes d’attente pour les suivants!

Une heure vingt-six pour obtenir un document que l’on doit en plus payer, ça frise le code!

Une telle attente est-elle tolérable? Non, et l’administration s’en excuse auprès des usagers, dit-on en haut lieu. Alors, c’est quoi le problème? Un afflux inhabituel en ce vendredi: plus de 500 démarches à la mi-journée! Les gens profiteraient du pont du Jeûne pour faire des démarches administratives. Les Genevois sont bizarres…

Face à ce pic extraordinaire d’attente, les employés aux guichets ont réduit leur pause déjeuner, m’a-t-on signalé, et le patron en personne est venu servir les clients. En début d’après-midi, la situation revenait normale.

Normale? Les statistiques  du service disent que près de deux tiers des clients sont servis en moins de 20 minutes et 80% en moins d’une demi-heure. Le but étant de faire mieux encore.

Aline sera ravie de l’apprendre. Nous aussi.

19:00 | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook |  Imprimer | | |

12/09/2014

Surprises croisées

On croit déjà avoir tout vu par ici, et pourtant…

Un mercredi de bon matin, le conducteur du bus 19 a une attaque de paupières. Ou un bon coup de mou. Un remontant s’impose, et vite: il descend du véhicule à l’arrêt Dôle, abandonne ses passagers à leur sort et s’en va prendre un café au tea rom du coin! Cinq minutes, l’expresso…

La scène a surpris les spectateurs assis aux premières loges. Et Lila, qui en faisait partie, ne m’a pas dit si le chauffeur a ensuite mis le turbot pour les mener à l’heure au boulot. Reste que c’est un peu fort de café!

Autre sujet d’étonnement, photographié vendredi après-midi par Claudia: un homme s’est arrêté au milieu des passants, non loin de la gare Cornavin. Il pose consciencieusement son tapis de prière sur le trottoir, se déchausse et commence à lire le Coran à haute voix. Sans se préoccuper des gens qui passent et se retournent sur lui, bouche bée. Un ange passe, semble-t-il.

Béatrice elle aussi n’en revient pas. Samedi dernier, elle se rend sur la tombe de sa maman, au cimetière de Veyrier. Et que voit-elle? Les deux chrysanthèmes jaunes qui s’épanouissaient là ont disparu. Volés, forcément. Car les plantes ne prennent jamais seules la poudre d’escampette.

C’est moche et mesquin de piquer des fleurs au cimetière. Même si elles sont périssables, comme le dit la chanson. Béatrice n’a pas fait le tour des autres tombes ou des balcons voisins pour tenter de les retrouver.

Elle a simplement racheté d’autres chrysanthèmes, en espérant qu’ils passent l’automne…

07:00 | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook |  Imprimer | | |

10/09/2014

Heureuse diversion...

Suite, et non fin, du feuilleton. Pour rappel, Anne-Marie est une Genevoise de 85 ans qui fait de la résistance. Elle refuse de passer à la caisse pour une amende reçue à propos de son petit chien, et assume crânement son choix.

Depuis mon dernier billet (En prison pour si peu?), elle a rédigé un courrier au Service des contraventions et me l’a remis en copie, «dans l’attente de mon arrestation» me glisse-t-elle en passant.

C’est un petit bijou du genre! Je ne résiste pas à l’envie de vous citer un extrait de ce texte, écrit d’une main qui ne tremble pas:

«… Il est bien évident que je ne paierai pas un sou de l’amende de 350 francs qui m’a été infligée. Je choisis en effet d’être mise aux arrêts pendant trois jours.

Cela fera une heureuse diversion dans ma vie un peu terne d’octogénaire et je vous prie de me signaler où, quand et comment je vais pouvoir répondre à votre assignation.

Il m’est parfaitement indifférent de mourir avec un casier judiciaire entaché et je me fais une fête de participer aux joyeusetés abondamment relatées dans nos journaux concernant notre chère, très chère, prison de Champ-Dollon.

Comme toujours, copie de la présente est envoyée à tout un chacun.»

Aux dernières nouvelles, Anne-Marie attend sa convocation au Tribunal de police, et espère ne pas caler en route. Toute cette histoire la fatigue.

Mais si elle se retrouve vraiment devant le tribunal, tous les habitants de Saint-Jean qui l’encouragent devraient l’accompagner. Pour la soutenir. Ce serait bien.

Suite au prochain épisode.

07:00 | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook |  Imprimer | | |

09/09/2014

Pleins feux sur la lune

Assez de ces préoccupations terre à terre qui nous prennent la tête. Visons une fois plus haut.

Du côté de la lune…

En ce 9 septembre, elle s’annonce particulièrement belle, énorme et brillante. Normal, c’est une super lune! La troisième et dernière de l’année. Il ne faudrait donc pas rater pareil spectacle, d’autant que c’est cadeau!

Une super lune? Pour faire simple, c’est une pleine lune qui passe le plus près possible de la Terre. Elle nous apparaît ainsi jusqu’à 14% plus grosse que normal, et 30% plus scintillante.

Les initiés en ont déjà pris plein la vue tôt ce matin. Bon, fallait être sur le pont à 03 h 38, heure exacte de la pleine lune… Mais une séance de rattrapage a lieu ce soir: la «Harvest Moon» donnera pleine mesure de sa grandeur à son lever, fixé à 20 h 04. Avec le Salève et autres obstacles cachant sa vue, on attendra un peu plus pour s’extasier.

Où admirer cette représentation offerte à tous? Depuis sa fenêtre, c’est possible, mais pas toujours idéal. Le mieux serait d’aller au Signal de Bernex!

La Société astronomique de Genève propose sur cette butte bien située une soirée d’observation destinée au grand public. Dès 20 h 30, les intéressés pourront admirer la belle à l’œil nu, ou avec une petite lunette, en compagnie de spécialistes passionnés et partageurs.

Les amateurs en sauront plus sur notre satellite et sa géographie, voire même sur Saturne et Mars, qui seront également visibles. Mais il faudrait pour cela que le ciel ne soit pas couvert de nuages.

Est-ce demander la lune?

Plus d’info: http://www.astro-ge.net; 078 641 45 46 (dès mardi 19 h)

07:00 | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook |  Imprimer | | |

08/09/2014

Le signal du marron

Il est petit, brun, dur et rondelet.

C’est un marron!

Il a roulé aux pieds de Xavier alors qu’il cheminait de bon matin pour venir au boulot. Mon collègue l’a ramassé et me l’a posé vendredi sur mon bureau, avec ce petit mot: «Le premier que je trouve par terre. C’est l’automne…»

Non, pas déjà!

L’été vient tout juste de commencer, il fait chaud. Les bottes de pluie sont rangées. Le maillot de bain sèche. L’eau du lac affiche une vingtaine de degrés. Le temps est à la crème solaire, aux glaces, aux terrasses. Alors faut pas venir me gâcher la fête avec ce marron!

Quoique… Celui-ci est drôlement joli. Bien lisse, comme un galet. Il pèse son poids, au creux de la main. Ça me rappelle d’ailleurs un souvenir, pas si vieux, au fond: le ramassage de ce fruit avec les copains de l’école primaire.

On remplissait des sacs avec les marrons qui tapissaient les parcs, puis on les apportait à la ferme Vecchio. Là, quelques sous étaient donnés pour chaque kilo pesé. C’était tout ça de gagné pour la course d’école.

Aujourd’hui les bêtes ne mangent plus ces récoltes urbaines. Et les gamins ne ramassent plus les marrons, sauf pour se castagner. Ils finissent contre les souliers d’un adulte qui les ramasse pour annoncer l’automne.

Ainsi donc, on y serait?

Quelque chose dans l’air semble dire que oui. Des feuilles jaunissent et tombent. Il fait plus frais le matin.

Si l’éclosion de la première feuille du marronnier de la Treille annonce le printemps, le premier marron tombé dans le canton signalerait donc bien la fin de l’été. Hélas.

07:00 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |  Imprimer | | |

06/09/2014

Recherche cochons!

Bas les pattes: malgré son intitulé, ceci n’est pas une annonce coquine!

Je cherche juste des cochons roses. Une dizaine de beaux, de gros cochons. En céramique, bien sûr! J’ai pas envie d’une porcherie au boulot…

C’est quoi encore ce délire? Je vous explique. Il me faut assez rapidement plusieurs spécimens de ces tirelires que l’on voyait autrefois dans les boucheries et les charcuteries du coin, montant la garde à côté des caisses.

Des statues bien en chair, rigolotes, l’œil un brin paillard, dotées d’une fente sur le dos pour y glisser la monnaie et d’une ouverture sous le bidon pour qu’il puisse être vidé. Sans casse. Un cochon de boucher, quoi.

Vous me voyez venir: je prépare déjà la prochaine Thune du Cœur! Cette fois-ci, j’aimerais déposer quelques répliques de Jules là où des personnes seraient prêtes à donner de l’argent pour la bonne cause. Dans des grandes entreprises de la place ou des institutions ciblées. D’ailleurs, si vous avez des suggestions à me faire, je suis preneuse.

Car il faut bien passer à la vitesse supérieure. Paraît qu’en terme de dons privés, Genève est à la traîne. C’est une étude universitaire, menée au niveau suisse, qui le dit. Nous, pingres? On va leur montrer de quoi on est capable!

Sortez donc de votre grenier, cave ou réserve ces cochons qui ne servent plus à rien et passez les déposer à la réception de la Julie. Précision utile: ce n’est pas un prêt que je sollicite, c’est un don!

Car je me ferai un plaisir de toiletter la moindre ces cochons pour leur donner un petit air de famille, avant de les envoyer boulotter dans le canton.

Avec un cœur tatoué sur le jambon.

07:04 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |  Imprimer | | |

05/09/2014

Spectacle généreux

Tout le monde sait que la famille Knie cultive les traditions. Mais s’il en est une, parmi elles, que le grand public ignore sans doute, c’est la générosité.

Chaque année, depuis toujours ou presque, le cirque national offre toute une représentation au service social de la Ville de Genève. Comme il le fait aussi à Zurich, Berne, Lausanne et Bâle.

«Nos grands-parents le faisaient déjà. C’est notre façon de donner un peu de joie aux gens qui en ont besoin» dira Franco Knie junior en aparté, après sa prestation sous le chapiteau avec ses éléphants.

L’événement avait lieu hier après-midi. J’y ai fait un saut. Pas dans le cerceau, rassurez-vous… Le chapiteau était plein à craquer, malgré le soleil d’été qui tapait au dehors. Et c’était magnifique!

Les 2000 places mises à disposition par le cirque ont toutes trouvé preneur: le service social a distribué les billets à plus de 80 institutions de la place, ainsi qu’aux bénéficiaires des prestations financières de la Ville.

Autour de la piste sont ainsi réunis des gens isolés comme des groupes venant de foyers et d’associations. Des personnes avec handicap moteur ou à mobilité réduite. Des aînés. Des enfants aussi. Tous adorent le cirque!

C’est dire si l’ambiance est chaleureuse, en ce jeudi. Les spectateurs sont un peu émus, contents de cette parenthèse de rêve avant le retour à la réalité. Quarante minibus assurant les transports les attendent au dehors…

Ce sera le retour en EMS pour certains, les foyers pour d’autres. La rue aussi, pour quelques-uns. Elle se gagnera à pieds, la tête dans les étoiles.

07:00 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |  Imprimer | | |

04/09/2014

Paiement immédiat

Une amie qui frise les 70 ans reçoit une convocation pour se rendre à une visite médicale. Elle est automobiliste depuis des lustres et doit passer par la case toubib si elle veut conserver son bleu.

Paraît qu’à partir de cet âge, on entre dans une catégorie à risques…

Le courrier contient une liste des médecins-conseil habilités à faire l’examen qui décidera du sort d’Anna. Figurent 64 noms de parfaits inconnus, puisque son docteur ne s’y trouve pas. Comment choisir? Au pif!

Le jour venu, elle passe les tests de réflexe et de vue. Sitôt l’examen terminé, la praticienne lui demande de régler immédiatement la visite. A savoir 120 francs. A déposer là, sur la table.

Anna en a les bras qui tombent. Jamais elle a dû payer cash une consultation médicale. Sauf dans un pays dit en voie de développement… Elle préférerait régler avec un bulletin de versement. C’est non. Et si elle n’a pas d’argent sur elle? Il faut aller en chercher au bancomat et revenir payer, répond la toubib. Ben voyons…

En me racontant son histoire, l’amie crie au scandale: on ne l’a pas prévenue d’une telle pratique lors de la prise du rendez-vous, ou dans la salle d’attente.

Or, d’après de la Faculté, Anna n’a pas de quoi s’énerver. Elle était avertie: suffisait de lire le «Nota Bene» figurant au-dessus de la liste des médecins!

Le prix de la consultation y est indiqué (jusqu’à 170 francs), comme le fait d’être amené à devoir la payer sur place. Et pourquoi donc? Parce qu’elle n’est en principe pas remboursée par les caisses maladie. C’est donc l’usage.

Voilà, chère Anna. C’est déroutant. Mais dans les règles de l’art…

07:00 | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook |  Imprimer | | |

03/09/2014

Un billet de retours

Certains attendent un retour sur investissements. Je propose plutôt un billet sur vos retours. Ça change, et c’est bon à savoir…

Marthe me signale qu’en plus de Cité Seniors, il existe une autre bonne adresse à Genève où celles et ceux qui ne connaissent rien à l’informatique peuvent s’initier à la chose, tout en douceur.

Ces cours personnalisés ont lieu au Foyer-Handicap et c’est, semble-t-il, une excellente façon de joindre l’utile à l’agréable. Marthe a appris avec plaisir ce qu’il faut savoir pour se débrouiller avec un ordinateur en compagnie d’une des neuf personnes, en situation de handicap, qui donnent ces leçons.

Elles ont la patience nécessaire pour accompagner les débutants dans cet apprentissage. Et ça porte ses fruits: Marthe me communique l’adresse mail de cette formation dans son courriel. C’est dire si elle maîtrise! (Foyer-Handicap, rue des Caroubiers 7, 022 309 11 50)

Daphné cherchait une lampe frontale rechargeable pour aller se balader avec son chien. Grâce à vos innombrables conseils et adresses, elle a de quoi s’éclairer jusqu’à la nuit des temps…

Enfin, j’avais lancé il y a une dizaine de jours un appel urgent pour trouver des fonds en faveur des <iColis du Cœur. Une association qui donne un coup de pouce alimentaire à ceux qui sont dans la mouise dans le canton.

Si je n’ai pas le détail des versements effectués, je sais qu’un être généreux, souhaitant garder l’anonymat, a fait un don de 20 000 francs à l’association. Sans attendre de retour. C’est un geste magnifique, qui fait du bien partout.

Je le remercie de tout cœur, ainsi que tous les autres donateurs!

07:03 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |  Imprimer | | |

02/09/2014

La fraude aux biscuits

Un soir de la semaine passée, on sonne à la porte de Chantal, dans un immeuble du Petit-Saconnex. Confiante, elle ouvre et se trouve face à deux jeunes.

Ils se disent étudiants au Collège de Candolle. Ça présente bien. Et que font-ils là, en cette première semaine de rentrée scolaire? Ils cherchent à vendre des biscuits pour financer leur voyage d’études à Londres.

Braves petits! Chantal trouve sympa de soutenir ces collégiens qui se démènent pour trouver des fonds. Elle prend donc un paquet, puis s’étrangle devant son prix.

Le sachet de quatre biscuits coûte dix francs! Normal, c’est du «fait maison» affirme le vendeur. Soit. Chantal fait sa BA. Mais quelque chose la chiffonne.

Elle téléphone au collège le lendemain pour se renseigner et apprend que ce démarchage est une arnaque!

L’affaire a débuté en juillet déjà dans le quartier de Florissant. Deux jeunes y font du porte à porte avec leurs biscuits, munis d’une présentation écrite du projet de voyage d’études, avec l’en-tête du collège de Candolle et un texte truffé de fautes d’orthographe.

Cela met la puce à l’oreille d’un membre de la police qui contacte le département. Il apparaît rapidement qu’un tel voyage n’est pas programmé et qu’aucune récolte de fonds n’est en cours, surtout pendant les vacances. Plainte pénale a donc été déposée.

Cerise sur le gâteau, les biscuits viennent droit de la Migros, m’a-t-on dit, et non d’une cuisine familiale…

Gare à ces petits malins. Certes, leurs biscuits ne sont pas mauvais. Ils sont juste durs à digérer, quand on s’est fait rouler dans la farine!

07:00 | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook |  Imprimer | | |

01/09/2014

En prison pour si peu?

C’est une petite dame de 85 ans, très souriante et pleine de détermination. Une grand-maman modèle.

Pourtant, d’après l’ordonnance du service des contraventions qu’elle vient de recevoir, Anne-Marie risque trois jours de «peine privative de liberté de substitution» si elle ne paye pas l’amende qui lui a été infligée, il y a un an, et qu’elle avait vivement contestée.

Faut dire que c’était pour elle la première contredanse d’une longue vie «sans tache». C’est pourquoi la Genevoise se dit prête aujourd’hui à aller en prison! Par principe. Pour ne pas avoir à débourser 350 francs pour ça.

Son crime? Avoir pris l’air à la promenade De-Warens avec Punky, son petit chien d’un kilo et demi, tenu en laisse et porteur de médaille. Or, ce lieu était interdit aux chiens. Même s’ils ont la taille d’un chat…

Pourquoi tant de zèle? avais-je alors titré en septembre 2013 pour raconter l’histoire et préciser qu’une pétition des riverains de Saint-Jean demandait à l’époque aux autorités de rétablir l’accès de cette promenade aux chiens.

Depuis, le petit compagnon d’Anne-Marie est mort et les agents zélés ne traquent manifestement plus les promeneurs qui passent par là avec leur toutou. Le bon sens aurait donc voulu que l’on enterre cette affaire en même temps que Punky.

Mais voilà. La machine administrative étant lancée, plus moyen de l’arrêter. Il y a enquête, paperasse, menace. Et une dame de 85 ans que tout ça rend malade.

A quoi bon?

S’il existe dans cette République un être qui puisse éviter la prison à cette octogénaire genevoise pleine de détermination, qu’il se manifeste!

07:00 | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook |  Imprimer | | |

30/08/2014

Bienvenue chez nous!

Marie ne demandait rien à personne. Elle voulait simplement inviter un ami égyptien à Genève. Pour deux petites semaines de vacances.

En bonne Suissesse, soucieuse de faire les choses en règle, elle indique à son invité les démarches à entreprendre pour obtenir le visa Schengen. Et ce n’est pas rien, côté paperasse et finances!

Lui doit produire à l’ambassade suisse au Caire l’invitation de la Genevoise, le plan de vol, l’itinéraire de séjour, un extrait de compte bancaire, des attestations de son employeur, et j’en oublie sans doute.

Elle paye le billet d’avion aller-retour, contracte une assurance-maladie accident pour la durée du séjour de son invité, s’engage à ce qu’il parte après ses vacances. Elle donne aussi son adresse, son salaire et tout le tra la la. Une vraie mise à nu administrative!

Tout ça pour quel résultat? L’ambassade n’autorise pas l’ami de longue date à mettre les pieds en Suisse. «Sa volonté de quitter l’espace Schengen n’étant pas établie…» dit l’autorité.

Stupéfaite, la Genevoise fait opposition à l’Office fédéral des Migrations, et débourse encore 150 francs en passant.

Refus à nouveau. Manifestement, celui qui ne gagne pas assez d’argent chez lui n’est pas le bienvenu chez nous. Même s’il est hébergé et pris en charge par une citoyenne solvable.

Mais l’ODM a du cœur. Certes, il refuse le visa. Mais il n’empêche pas cet homme de voir Marie. En dehors de l’espace Schengen, évidement.

Alors ça, c’est gentil. Merci!

Où est Marie aujourd’hui? En vacances en Egypte! Là-bas, elle est accueillie à bras ouverts…

07:00 | Lien permanent | Commentaires (8) | |  Facebook |  Imprimer | | |

29/08/2014

Les rats et les hommes

Ça fait toujours bizarre, en pleine ville, de se trouver face à un rat. Un vrai, donc. Avec sa queue nue, son museau pointu et ses petites dents acérées.

Alors je ne vous dis pas dans quel état peut se trouver une dame après en avoir croisé une colonie!

Rose Marie avait juste envie de se poser un moment au soleil dans le petit parc situé au bout des voies couvertes de Saint-Jean, côté Aïre. Elle n’était pas la seule à apprécier le coin, en ce samedi: plus de vingt rats trottinaient là, pas dérangés par sa présence. Ni par celle d’un jeune gars, assis sur un banc, mais les pieds à l’abri des rongeurs.

«N’ayez pas peur, ils n’attaquent pas» prévient-il. Encore heureux!

Alors quoi, c’est l’invasion des rats en ville? Même pas.

Ils préfèrent généralement vivre cachés, loin des prédateurs et sortent juste de leur trou quand il y a trop de nourriture à la surface. L’odeur les attire. Et avec tous les déchets alimentaires que les gens laissent sur la voie publique, les rats ont de quoi se régaler.

Ces petits mammifères peuvent squatter un lieu tant qu’il y a bombance en vue. Et ne plus y revenir dès qu’il n’y a plus rien à croquer. Pas bêtes, les rats!

Ils sont d’ailleurs si futés qu’ils ne succombent pas fatalement aux nombreuses campagnes de dératisation menées en ville et dans le canton.

Aux aliments empoisonnés, ils préfèrent manger le pain et les vivres laissés dans les buissons et autres enrochements par les amis des bêtes…

Si les Genevois ne veulent pas se faire peur en croisant trop de rats, ils devraient ne plus laisser traîner de la nourriture n’importe où. Facile à dire!

07:00 | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook |  Imprimer | | |

28/08/2014

Le rite de fin d'été

Pour des générations de gamins genevois, le Cirque Knie a toujours annoncé la rentrée des classes.

C’était le rite de fin d’été. Le temps de la grande bascule: la piste aux étoiles avant les alignées de pupitres. La magie et les rêves avant la réalité scolaire. Ça aidait à faire passer la pilule…

Alors que les grandes vacances finissaient, il y avait encore ce sursaut. Ce petit grain de folie: la perspective de se lever à l’aube pour assister au montage du chapiteau sur la plaine endormie. Et après les coups de sifflets, le ballet des machines, voir les tentes se dresser, les animaux arriver en cortège dans la ville qui se réveillait. Puis réserver sa place pour le soir même et s’en réjouir, tout le reste de la journée.

Mais voilà. Tout change. Même le cirque. Ou alors l’école.

Quand la cloche de la rentrée des cours a sonné ce lundi, la plaine de Plainpalais était vide. Pas de caravanes. Juste quelques marques au sol dans le ghorr du Beaujolais. Tristesse.

Et puis quatre mâts solitaires se sont soudain dressés au milieu de rien. Tendues entre eux, quatre lettres rouges se sont détachées là-haut dans le ciel. Signe que Knie va bientôt arriver…

C’est désormais chose faite! Si vous lisez ces lignes de bon matin, il est encore temps de vous rendre à Plainpalais pour suivre ce spectacle étonnant.

La représentation débute à 6 heures. Soit 49 minutes avant le lever du soleil. Le lever du chapiteau prendra lui un peu plus de temps. Faut dire qu’il n’y a pas le feu au lac.

Les gosses sont déjà à l’école, et la première a lieu vendredi!

07:00 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |  Imprimer | | |

27/08/2014

Pas le bon moment?

Un père d’élève s’énerve contre nos autorités. Elles n’auraient rien trouvé de plus intelligent que de commencer des travaux sur la route de Malagnou le jour de la rentrée scolaire, à la hauteur du Collège Claparède.

Bravo pour la coordination entre les départements concernés, dit-il. Et merci pour le bruit et les perturbations qui affecteront des centaines d’élèves et de professeurs pendant tout un mois!

«Il est vrai que de mi-juin à fin août, le DETA n’avait pas le temps d’entreprendre ces travaux…»

Ce citoyen fâché a raison sur un point: la pose de l’enrobé phonoabsorbant n’intervient pas au meilleur moment qui soit. Mais y en a-t-il un?

Pour le reste, faudrait pas oublier que ce chantier vise à diminuer le bruit routier! Ce sera un sacré plus pour les collégiens et les 15 000 riverains situés le long de cet axe, entre le chemin du Velours et la route de Sous-Moulin.

Faudrait aussi rappeler que, pour des raisons techniques, ces travaux de reprofilage s’effectuent seulement de mai à fin septembre.

Or, me précise-t-on du côté du DETA, ils n’ont pu être faits sur ce tronçon pendant les vacances, les Services industriels ayant terminé leur chantier au même endroit le 18 août.

Si cela peut rassurer ce père d’élève, une grande partie du boulot sera exécutée de nuit, entre 20 h 30 et 5 h 30, afin de réduire au maximum les perturbations sur le trafic routier. Les riverains apprécieront…

Ces travaux auront donc peu d’influence sur le collège Claparède. Pas que quoi nécessiter une coordination particulière avec le DIP.

Voilà une communication limpide!

07:04 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |  Imprimer | | |

26/08/2014

La montre baladeuse

Je m’en voudrais de passer sous silence cette petite histoire. Elle rappelle, si besoin est, qu’il existe encore des gens bienveillants par ici. C’est bon à savoir!

Samedi dernier, Chantal revient à la maison après avoir fait des courses au magasin. Elle fait alors une triste découverte: sa belle montre, celle que lui ont offerte ses enfants, n’est plus à son poignet. Elle l’a perdue en route. Mais où?

Fébrile, elle vide ses cabas pour voir si sa toquante y a glissé, puis fait le chemin inverse, se rend au garage, fouille sa voiture. Rien. Par acquit de conscience, elle appelle le service clientèle de la Coop de Blandonnet.

L’employée lui demande la marque de sa montre. Sous le coup de l’émotion, Chantal ne s’en souvient pas. On lui demande alors de la décrire, ce qu’elle parvient à faire. Ce ne serait pas une Tissot, par hasard? Oui, c’est exact!

Eh bien vous avez de la chance: un monsieur l’a retrouvée au rayon fruits et légumes et nous l’a rapportée!

Le bijou se trouvait parmi les poires. Pas de quoi en faire tout un fromage! Mais Chantal est heureuse de l’avoir récupéré et remercie de tout cœur l’inconnu qui a pensé à elle.

Et Daphné, vous savez ce qui lui ferait vraiment très plaisir?

La marcheuse aimerait se procurer une lampe frontale qui se recharge à l’énergie solaire. Ceci pour éclairer les promenades qu’elle fait avec son chien à la nuit tombée. Elle a cherché un peu partout cet article, mais sans succès.

J’aimerais bien l’aider, mais je ne connais rien aux lampes frontales, qu’elles soient à piles ou rechargeables. Pourriez-vous m’éclairer? Je transmettrai les infos à Daphné.

07:00 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |  Imprimer | | |

25/08/2014

C'est reparti pour un tour

"Sur la plage abandonnée/Coquillage et crustacés/Qui l’eût cru déplorent la perte de l’été/Qui depuis s’en est allé/On a rangé les vacances/Dans des valises en carton/Et c’est triste quand on pense à la saison/Du soleil et des chansons…"

Ben oui, c’est fini tout ça!

La Madrague, c’est la chanson de la rentrée. Même si on n’est pas parti à la mer. Et même si elle date un peu.

Qu’elle soit interprétée par Bardot ou tant d’autres, elle dit la fin de l’insouciance. Du temps qui n’est pas minuté. Des espaces de liberté, du soleil sur la peau. Enfin, quand il y en a…

La Madrague sonne bien la fin de la récréation.

Car c’est aujourd’hui que tout rentre dans l’ordre. Que la vie reprend son cours «normal». Comme avant les vacances, mais pas tout à fait. Pour les enfants, ces deux mois passés loin de l’école valent une année de plus!

Ce matin à Genève, des dizaines de milliers d’élèves et d’enseignants se retrouvent donc en classe. Ils font connaissance les uns des autres. Que le courant passe ou non, ils devront faire avec, une année durant. Courage!

Ce matin aussi, les parents commencent à jongler entre les horaires de la famille et ceux du boulot. Les voitures prennent la ville d’assaut. Les deux roues se faufilent dans la circulation et irritent les quatre roues prises dans les bouchons. Les politiciens se réveillent en vue des votations à venir. Les rues sont éventrées pour permettre l’assainissement des nuisances sonores. C’est reparti pour un tour…

Je sens que je vais siffloter La Madrague toute la journée.

07:00 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |  Imprimer | | |

23/08/2014

Appel urgent

Des chercheurs américains ont mené une étude pour fixer le prix du bonheur. Il faudrait ainsi gagner 68 000 francs par an pour être heureux!

Bien. C’est à peu de chose près le montant que recherche l’association les Colis du Cœur pour boucler son budget et faire son boulot: offrir des vivres à celles et ceux qui sont vraiment dans la mouise. Ici, à Genève.

Connaissez-vous cette association? Elle est faite de bénévoles qui se démènent pour assurer le remplissage et la distribution de colis alimentaires.

Chaque mardi, des familles et des personnes recommandées par les services sociaux genevois viennent chercher, au chemin de la Gravière, leur paquet de nourriture hebdomadaire.

Il contient de quoi faire des repas équilibrés. Ce coup de pouce alimentaire est actuellement donné à 1370 personnes.

Si les produits contenus dans ces paquets sont offerts par des partenaires (Partage, Maraîchers genevois et autres), l’association doit encore acheter des denrées pour compléter l’offre, comme les œufs et le lait.

 

D'où ce pressant besoin de sous pour aborder les mois à venir. Si des personnes préfèrent donner de leur temps en devenant bénévoles, elles seront accueillies à bras ouverts.

Cela fera beaucoup d'heureux!

Colis du Cœur, www.colisducoeur.ch; CCP 12-20190-8; 077 465 05 25

07:00 | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook |  Imprimer | | |