17/08/2017

Le bruit et le bien

J’ai entendu cette citation l’autre jour à midi dans la bouche d’un ami. Depuis, elle reste obstinément crochée dans un coin de ma tête. La citation, donc. Faut dire que ses mots ont beau avoir été écrits il y a des plombes par François de Sales, ils sont d’une troublante actualité.

«Le bruit ne fait pas de bien, et le bien ne fait pas de bruit».

Bien vu, François! Bon, loin de moi l’envie de placer la réflexion suivante d’un point de vue théologique, l’auteur ayant été nommé, en son temps, évêque de Genève. Notez qu’il ne put pas même prendre possession de son siège au bout du lac, à cause de la Réforme. C’est dire si ça date…

Pas question non plus de me prosterner devant les mots de François de Sales, considéré comme le patron des journalistes et des écrivains. Je prends les choses telles qu’elles sont, vous me connaissez.

Le bruit ne fait pas de bien: ce n’est donc pas nouveau! Pour lutter contre ce fléau, Genève a mis de grandes oreilles sur la voie publique et mené des actions concrètes: bitume phonoabsorbant, murs antibruits, vitrages isolants, chuchoteurs aux bars, et j'en passe.

Restent les moteurs pétarandants, les marteaux-piqueurs, les sirènes hurlantes, la musique à fond, les avions sur Cointrin, etc...

Le bien, lui, ne fait pas de bruit, et cela depuis toujours. Qui parle de ceux qui aident au quotidien, ont des attentions, sourient aux inconnus dans la rue. Sans oublier le don du sang. Ou le don de soi. Voilà…

«Le bruit ne fait pas de bien, et le bien ne fait pas de bruit». Et c’est bien parti pour durer! 

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Le bruit et le bien

J’ai entendu cette citation l’autre jour à midi dans la bouche d’un ami. Depuis, elle reste obstinément crochée dans un coin de ma tête. La citation, donc. Faut dire que ses mots ont beau avoir été écrits il y a des plombes par François de Sales, ils sont d’une troublante actualité.

«Le bruit ne fait pas de bien, et le bien ne fait pas de bruit».

Bien vu, François! Bon, loin de moi l’envie de placer la réflexion suivante d’un point de vue théologique, l’auteur ayant été nommé, en son temps, évêque de Genève. Notez qu’il ne put pas même prendre possession de son siège au bout du lac, à cause de la Réforme. C’est dire si ça date…

Pas question non plus de me prosterner devant les mots de François de Sales, considéré comme le patron des journalistes et des écrivains. Je prends les choses telles qu’elles sont, vous me connaissez.

Le bruit ne fait pas de bien: ce n’est donc pas nouveau! Pour lutter contre ce fléau, Genève a mis de grandes oreilles sur la voie publique et mené des actions concrètes: bitume phonoabsorbant, murs antibruits, vitrages isolants, chuchoteurs aux bars, et j'en passe.

Restent les moteurs pétarandants, les marteaux-piqueurs, les sirènes hurlantes, la musique à fond, les avions sur Cointrin, etc...

Le bien, lui, ne fait pas de bruit, et cela depuis toujours. Qui parle de ceux qui aident au quotidien, ont des attentions, sourient aux inconnus dans la rue. Sans oublier le don du sang. Ou le don de soi. Voilà…

«Le bruit ne fait pas de bien, et le bien ne fait pas de bruit». Et c’est bien parti pour durer! 

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15/08/2017

Feuilles mortes à la pelle

C’est ainsi à Genève depuis la nuit des temps: chaque année, le premier bourgeon du marronnier officiel de la République annonce l’avènement du printemps. Un jeunot a beau lui faire concurrence sur la Treille, qu’importe, ça reste toujours un marronnier. L’honneur est sauf!

Or voilà que ces messagers du printemps se mettent aussi à signaler la venue de l’automne…

En plein été, ils sont les premiers à donner des signes de grosse fatigue. Ils semblent avoir trop chaud. Ou trop soif. Leurs feuilles se tachent, brunissent, sèchent et tombent avant l’heure. Et les sols sont tapissés de ces vieilles splendeurs.

Alors quoi? Est-ce la faute aux trois épisodes de canicule de l’été qui auraient mis nos marronniers à trop rude épreuve?

Même pas. Bon, ça n’a pas arrangé les choses, précise l’ingénieur forestier, à qui j’ai posé la question. Pour faire court, ces majestueux feuillus sont surtout victimes de deux ravageurs: un champignon et un papillon. Drôles d’attaquants! Les petites bêtes ne mangent pas les grosses, dit la sagesse populaire. Et pourtant…

Le champignon provoque la maladie des taches foliaires du marronnier (Guignardia aesculi) La guigne, quoi! A cause de lui, les feuilles prennent un coup de vieux et dévissent, en juillet déjà. Seule chose à faire, les ramasser et les éliminer.

Le papillon quant à lui a fait sa première sortie dans la région en 2003, lors de la grande canicule. Son nom? La mineuse du marronnier, ou cameraria ohridella. Une vraie teigne! Sa larve vide les feuilles de leur substance, les rend grisâtres, puis transparentes. Alors elles tombent et se ramassent à la pelle.

Des spécialistes à Genève tentent un traitement en injectant, dans les troncs affaiblis, un produit pour éliminer les larves. Affaire à suivre. Il semblerait aussi, mais ce n’est pas encore prouvé, que les mésanges bleues se nourrissent de ces larves et papillons. Sauvons donc les marronniers en installant, près d’eux, des nichoirs à mésanges bleues. On pourrait ainsi joindre l’utile à l’agréable!

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12/08/2017

Le clown de sortie

Le monde change à toute allure. Ce qui était valable hier ne l’est plus aujourd’hui. Question d’obsolescence programmée, de mœurs, de politique. Du passé faisons table rase! On connaît la musique, sauf qu’elle a changé, elle aussi. Faut alors faire preuve de grande souplesse pour survivre. Même si les articulations coincent…

Or, au milieu de tous ces bouleversements, il y a un truc qui ne bouge jamais d’un pouce. Un message d’une stabilité et d’une longévité remarquables. Une affiche donc. Celle du Cirque Knie!

Vous l’avez en mémoire? Elle montre un clown blanc sur fond rouge, vêtu comme un arlequin. Le drôle plie un genou. Un «knie», en langue allemande, d’où le clin d’œil amusé du clown.

Dessinée par Herbert Leupin, l’image s’expose dans chaque ville de Suisse pour signaler la venue de la famille régnante. Ceci depuis 1956. Autant dire une éternité! Mais on ne change pas une équipe qui gagne, pas vrai? Les Knie l’ont compris, et c’est tout bénéfice pour eux.

Eh bien l’affiche à l’efficacité redoutable vient de faire son apparition jeudi à Genève. C’est un signe qui ne trompe pas: en plus du cirque, il annonce aussi la rentrée scolaire. Une perspective qui ne surprend guère, vu la température ambiante…

Mais je ne vais pas plomber d’avantage cette fin de semaine avec ce genre de considérations. D’autant que le ciel genevois devrait nous réserver autre chose que de la pluie. Un ballet d’avions, par exemple. Et puis les grands feux d’artifice.

Le clown de sortie peut attendre encore quelques jours…

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10/08/2017

Ils sont où, les bains?

C’est la colle du jour, posée à ras le bitume du quai Wilson: ils sont où, les Bains des Pâquis?

Ben par ici! Ah non… L’accès est totalement fermé de ce côté. Alors par là. Euh, tu crois? Je ne vois même pas l’entrée, avec toutes ces barrières. Seulement ce gros truc noir qui cache tout!

Au milieu du fatras des Fêtes de Genève, l’accès aux bains publics est plus qu’obstrué. On voudrait les condamner pendant cette période festive qu’on ne s’y prendrait pas autrement! Ainsi le gros truc noir, planté pile devant l’entrée des installations, est une tour de sonorisation, utilisée lors des feux d’artifice. Mais à ses pieds reposent de gros générateurs qui tournent souvent à plein régime.

Or ces engins, ça fait du bruit et ça pue méchamment. Ils sont donc à deux pas de la personne qui travaille à la billetterie des Bains et qui déguste grave. Tout le monde n’est pas à la fête!

D’ailleurs, il faut encore la trouver, cette billetterie. Les habitués y accèdent entre une haie de barrières où viennent se cadenasser, au fil des heures, des grappes de vélos. Et c’est vite plein comme un œuf. Au début des Fêtes, soit dit en passant, les camions livrant la buvette ne pouvaient décharger les marchandises, faute de place, et la Voirie avait renoncé à lever les déchets. Il a donc fallu entreposer en attendant 250 poubelles aux Bains, par temps de canicule, côté femmes. Bonjour l’odeur! Les choses se sont arrangées depuis.

L’entrée à la plage est une chose, la sortie en est une autre. Surtout si elle doit se faire dans l’urgence sanitaire: une ambulance ne peut pas en l’état se frayer un passage. Est-ce bien raisonnable?

Alors ils sont où, les Bains? Ils sont ouverts. Encore faut-il le savoir!

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08/08/2017

Une perle au lac

Assez rouscaillé, Julie. Donne plutôt dans le positif. Oui chef. Ça tombe bien, j’ai une histoire sympa sous le coude. La voilà.

Une retraitée genevoise reçoit l’autre jour la visite d’une amie fribourgeoise. Pour lui en mettre plein la vue, et parce que le cadre y est splendide et la cuisine agréable, elle réserve une table pour deux sur la terrasse de la Perle du Lac.

Les veinardes! J’aurais bien aimé être là en leur compagnie. Car à cette heure du jour, la température est délicieusement tiède, le lac fait toujours le beau et les oiseaux des arbres alentours assurent un fond sonore frais et joyeux. Ah, la sérénité de l’instant…

Les amies commandent leur repas avec deux décis de rosé. Très sages, ces dames.

Alors qu’elles viennent de trinquer et qu’elles papotent tranquillement autour d’une belle nappe blanche en tissu, un grand coup de Môlan renverse soudain le verre de l’invitée de Josiane sur son petit pantalon blanc d’été. Effet moche garanti!

Le serveur rapplique dare-dare pour régler le problème. Il propose à la cliente rincée au rosé de le suivre à l’intérieur de l’établissement. Elle en revient quelques minutes plus tard, vêtue d’un pantalon noir prêté par une serveuse, le temps qu’une bonne âme se charge de nettoyer le sien! On ne dira jamais assez les avantages d’une taille passe-partout…

Ce changement vestimentaire effectué, les retraitées reprennent leur repas en babillant de plus belle, la maison leur ayant offert une nouvelle tournée de vin pour l’accompagner.

En partant, la Fribourgeoise a récupéré son pantalon blanc lavé, séché et repassé! A l’œil, le service. Qui dit mieux?

Chapeau à ces employés prévenants qui savent encore choyer leur clientèle. Car la Genevoise retournera sur cette terrasse, c’est sûr. Avec ou sans Môlan, ce vent d’orage qui souffle sur le petit lac et qui réserve, parfois, de jolies de surprises.

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05/08/2017

Bonjour les Fêtes!

Vous êtes touriste et vous débarquez ces jours en voiture à Genève. La chose n’est pas totalement invraisemblable. Si vous arrivez par l’autoroute du lac, un grand panneau lumineux vous signale que le centre-ville est taxé «Trafic entravé». Ce qui, pour un habitué des lieux, n’est pas franchement une nouveauté.

Sauf qu’ici, l’information routière veut dire que c’est très, très, très bouché. A cause, ou grâce, aux Fêtes de Genève. La circulation locale est considérée comme fortement perturbée, au point de fermer la sortie lac de l’A1 en cette fin de semaine, ainsi que les quais.

Le pont du Mont-Blanc va lui aussi être partiellement fermé au trafic samedi soir pour faire place au grand bal populaire emmené par Alain Morisod et ses Sweet People. Il sera encore occupé dimanche par un brunch du terroir. C’est dire ça va bouchonner grave…

Bref. Oyez oyez braves gens de passage en ces contrées, c’est un peu le petchi en ville, mais quoi de plus normal? C’est la fête à Genève! Et ce n’est pas le cas tous les jours… Alors venez au bout du lac, on vous attend les bras ouverts!

On pourrait s’attendre, à l’arrivée en ville, à un message du genre «Bienvenue à Genève», histoire de soigner l’accueil. De montrer à nos hôtes qu’ils sont attendus aux Fêtes pour qu’ils se régalent, eux aussi, des feux, des animations et de la beauté de la rade, le tout dans une ambiance tropicale.

Or le touriste qui débarque ces jours à Genève en voiture voit juste ce «Trafic entravé». C’est sobre. Sec. Et ça refroidit les ardeurs.

Certes, la place est comptée sur ces panneaux d’information. Mais tout de même. Ça ne doit pas être bien sorcier d’imaginer une annonce qui fasse envie, pas seulement peur.

Question image de marque, peut donc faire mieux que ce «trafic entravé» désolant et peu vendeur qui brillera pendant toute la durée des Fêtes. Vivement que les feux d’artifice éclipsent tout ça!

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02/08/2017

Toujours fidèles au poste

On est rarement surpris en rentrant chez soi, au bout du lac, après quelques jours passés au loin. Elles sont toujours bien là, fidèles au poste. Je parle de nos chères genevoiseries… Celles qui pimentent la vie de la République, qui font beaucoup de bruit, de remue-ménage et de dégâts pour rien. Ou si peu.

Ainsi l’ancien chef des opérations de la police, sanctionné par l’administration suite à une manif houleuse, pourra réintégrer la grande maison après avoir été blanchi par la justice genevoise. Une institution qui vient d’être par ailleurs désavouée cet été sur deux grosses affaires par le Tribunal fédéral. Lequel n’a pas encore été saisi pour régler le différent opposant les forains aux autorités dans l’organisation des Fêtes de Genève…

A quoi s’ajoute encore la énième étude lancée pour la traversée de la rade et la polémique, qui n’en est pas vraiment une, concernant la Fête du 1er août organisée au parc La Grange unissant Suisse et Bénin. On ne s’en lasse pas, de ces genevoiseries. Quoique…

A propos de 1er août, un lecteur m’a fait part de sa surprise, pour de pas dire de son mécontentement, au sujet d’un brunch organisé dans une ferme de la campagne genevoise.

En allant ainsi déjeuner au vert, le citadin avait la certitude de consommer des produits locaux. Ce qui était le cas avec les différents pains proposés, les confitures et les gâteaux faits maison, le miel fourni par des abeilles butinant dans le coin. Un vrai régal.

Mais il s’est étranglé devant les pommes à croquer sur place. Elles avaient encore leur étiquette d’origine collée à la peau. Et d’où venaient-elles, je vous le demande? De Nouvelle-Zélande. On se pince!

S’il n’y a pas de pommes des vergers d’Arare ou de Versoix à manger en cette saison, autant s’en passer, non? Pourquoi faire traverser la moitié de la terre à ces fruits, alors que l’on chante en ces lieux les louanges de Genève Terroir, Terre Avenir?

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08/07/2017

C'est le pied!

Anne-Claire et Vincent ont toujours bien aimé marcher. Ils cheminent d’ailleurs ensemble, main dans la main, depuis plus de 40 ans. La Genevoise et le Belge ont chacun adopté la nationalité et la culture de l'autre. Et ils ont eu cinq enfants. Tous adultes aujourd’hui.

Et puis un jour, alors qu’ils faisaient leur balade dominicale, une idée un peu folle a germé: relier leurs deux pays. A pieds! Suffit pour cela d’allonger le pas sur les 800 km séparant leur maison de vacances, à Knokke-le-Zoute, à celle de Veyrier. Pour éprouver la solidité d’un couple, c’est parfait!

L’idée a fait son chemin. Mari et femme ont alors tracé une ligne droite sur la carte, fixé les 39 étapes à venir et travaillé leur forme physique. Ils ont décidé aussi de lever des fonds, avec leurs pieds (!) pour la bonne cause. Celle de l’association Le don du Chœur, œuvrant pour éducation d’enfants cambodgiens. D’où le nom de ce périple pédestre et solidaire: le pas du chœur.

Anne-Claire et Vincent ont compté que leurs quatre pieds feront un peu plus de 1 000 000 pas cet été… Le principe n’est pas de trouver des gens pour financer chaque pas: trop compliqué. A chacun de donner ce qu’il veut. Ou peut.

Le départ se fera le 5 août en Belgique, l’arrivée étant prévue à Veyrier, le 16 septembre, avec trois jours de pause au milieu et quelques étapes partagées avec des proches. Deux des filles du couple vont assurer le suivi sur les réseaux sociaux et sur www.lepasduchoeur.ch. Un site où figurent également les renseignements pour faire un don. Que cette marche soit donc profitable à tous!

Sur ce, je lève aussi le pied et vous retrouve ici début août. Allez, bon été!

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06/07/2017

Forcer la main

C’est l’histoire d’un homme qui s’offre, un jour, un abonnement demi-tarif CFF. Vous savez, cette carte qui vous permet de payer assez cher un service normalement hors de prix.

Bref. Il achète le document pour profiter de voyager à meilleur compte dans notre beau pays. Puis la vie étant ce qu’elle est, le Genevois décide quelques mois plus tard de prendre le large et de s’établir provisoirement en Asie du Sud. Où son SwissPass n’est plus d’une grande utilité.

N’allez pas croire qu’il cherche alors à se faire rembourser une partie de l’abonnement dont il n’a pas joui. Oh que non. Payé, c'est payé.

Ce qu’il conteste en revanche, et avec une belle énergie, c’est la reconduction tacite de son abonnement demi-tarif dont il avait oublié jusqu’à l’existence. Or le voilà piégé, au bout du monde, par le système des CFF.

Car si l’abonnement général est désormais résiliable de mois en mois, le demi-tarif annuel, lui, est renouvelé d’office. Sauf si son propriétaire se manifeste avant une date butoir.

Pour que l’entreprise fasse preuve de «souplesse commerciale» envers ce Genevois exilé, il devrait prouver ne plus vivre au bout du lac en lui fournissant une attestation du contrôle des habitants! On se pince!

Il se contentera d’envoyer à sbb.ch copie de son billet d’avion et du visa figurant dans son passeport, afin qu’on lui lâche enfin les baskets.

Aux dernières nouvelles, les CFF renoncent à lui vendre un demi-tarif inutile au Sri Lanka, ainsi qu’aux frais de rappel. Fin des menaces de poursuites aussi.

Pour éviter ces tracasseries, mieux vaut donc ne pas oublier l’échéance de son abonnement…

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04/07/2017

Chacun fait ce qui lui plaît...

«Je fais ce papier, mais je sais qu’il ne sera pas publié, il n’y a que ce qui vous plaît qui passe». Ainsi se termine, sans autre forme de salutation, une lettre manuscrite adressée à Madame ou pas. Moi, donc. La Julie. Oh là là, la grosse colère de la dame…

Faut dire qu’elle devait déjà en avoir gros sur la patate avant de prendre sa plume. La faute à sa voiture et à tout ce qui tourne autour: des frais à rallonge et l’impression tenace de se faire un peu rouler. Mais qu’y puis-je?

Alors voilà l’histoire: notre lectrice âgée amène un jour sa petite auto au garage afin qu’elle soit prête à passer la visite au service cantonal des véhicules. Le garagiste l’appelle peu après pour lui signaler que le klaxon ne fonctionne pas et qu’il faudrait s’adresser à un spécialiste de la chose.

Or, vérifications faites, il l’avertisseur sonore fait bien son «tuuut tuuut» réglementaire. Encore faut-il savoir l’actionner! Fin du premier acte et règlement de la première facture. Ce n’est hélas pas la dernière. Car le fonctionnaire qui examine ensuite à la loupe la voiture révisée annonce à sa propriétaire que les freins ne fonctionnent qu’à moitié. Il faut donc les refaire. Et rapporter le véhicule au garage. «Bonjour les frais!» s’énerve notre aînée.

Alors moi je fais quoi de tout ça? Je ne publie pas ce récit qui concerne relativement peu les piétons, les cyclistes et autres usagers des transports publics, quitte à fâcher encore plus l’automobiliste courroucée? Bon, Madame ou pas, me suis-je dit, passe-le quand même! On verra bien si ce papier plaira ou non aux lecteurs. Ils me le diront assez vite. Mais j’aurais au moins soulagé une lectrice âgée…

Et cette perspective me plaît plutôt bien! Comme celle de voir, en ce premier jour de semaine sans écoliers ni profs, les jardiniers qui bichonnent de superbes plates-bandes de fleurs aux Bastions, dont les pelouses se remettent à peine de la Fête de la musique et des Promotions. La ville commence à se sentir en vacances. Ses habitants aussi. Et ça leur plaît!

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01/07/2017

Par ici les bons plans

Faire envie ou pas, disais-je l’autre jour, à propos de ces «SALE» qui salissent les vitrines de certains commerces, en ces temps de grande braderie.

La meilleure, dans toute cette sale histoire, c’est qu’en anglais «sale» (au singulier) ne signifie pas «soldes» mais simplement «vente» me signale An, fort à propos. Elle enfonce encore le clou: «donc tous ces magasins annoncent… qu’ils vendent. Ou qu’ils espèrent vendre, ce qui est encore une autre paire de manches soldées».

Pour signifier que de bonnes affaires se réalisent chez eux, les commerçants qui persistent à causer en anglais aux Genevois devraient écrire «sales» au pluriel, tant qu’à faire. «Mais allez leur dire de changer, personne ne vous croit!»

La preuve? Il y a même de «super sale!» qui ont fait leur apparition dans la succursale d’une grande enseigne vendant de l’électronique. Beurk. Perso, je préfère le normal propre. Ça me fait bien plus envie.

Cela dit, ce qui importe vraiment, en cette fin de semaine, c’est la fin de l’école! Ou le début des vacances. La République se vide alors de ses enfants, et tout est fait pour combler cette absence, avec des tas d’animations, de fêtes et de festivals.

J’ai donc eu envie de savoir de quoi sera fait mon été genevois et suis partie en chasse de ce fameux calendrier de poche des activités proposées ici en juillet-août. Un joli petit truc bien fait, pratique, illustré par de jeunes artistes. Je l’ai cherché partout, mais suis rentrée bredouille. Mince. Est-il déjà épuisé?

Même pas. C’est vite vu, il n’existe plus! Pour le remplacer, la Ville a rassemblé les informations utiles dans un tiré à part de l’édition de l’agenda du magazine «Vivre à Genève», le n° 71. Soit 24 pages de bons plans, de juillet à octobre, téléchargeables au besoin sur le site de la Municipalité. Alors tant pis pour le joli calendrier si pratique. Et bonnes vacances au bout du lac!

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29/06/2017

Faire envie, ou pas

Nous vivons actuellement la période des soldes d’été. Et que voit-on encore et toujours devant certains magasins? Des vitrines avec «SALE à l’intérieur». Voire SALE tout court. Ce qui est peu ragoûtant, vous en conviendrez, si l’on prend l’information au pied de la lettre française.

«C’est tout de même incroyable de se voir imposer l’anglais à toutes les sauces dans un pays où l’on parle quatre langues!» s’énerve Jean-Claude. «A quand une décision du Conseil d’Etat pour interdire cette pratique? Neuchâtel l’a bien fait! Personnellement, je «boycotte» ce type de magasin».

Voilà qui est dit. Ce citoyen du bout du lac n’est pas le seul à s’agacer de cet usage. En vain, semble-t-il. Quand le pli est pris, difficile de revenir en arrière. C’est qu’il faut être de son temps, avancent certains commerçants, la bouche en cœur. On simplifie, on unifie: c’est Sale pour tous, point barre. D’ailleurs, où est le problème? Tout le monde comprend l’english.

Et qu’importe si l’on froisse en passant quelques Genevois râleurs. L’important c’est de toucher les autres. Les touristes et les «expates». Comme s’ils ne pouvaient pas comprendre ce que signifient les soldes! Suffit de voir les prix barrés de rouge en vitrine ou sur les rayons pour capter le message.

A l’heure où les affaires ne sont pas forcément au beau fixe dans le canton, la faute à l’e-commerce ou au tourisme d’achat dans les régions voisines plus avantageuses, il est assez dommage que des magasins du coin persistent avec l’usage de cet anglicisme, au risque de perdre une partie de leur clientèle.

Ces commerçants semblent avoir oublié un truc important de leur métier: pour que les clients achètent, il faut qu’ils en aient l’envie! Qu’ils soient alléchés. Et pas seulement par les prix.

Or la perspective d’acheter du sale, à proprement parler, ça débecte…

Vive les soldes, donc!

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27/06/2017

Les promos à l'eau?

Demain, c’est déjà la fin de l’année.

Pour des milliers de petits Genevois, l’école est terminée, poutzée, oubliée. Du moins jusqu’à fin août…

Vive les vacances, plus de pénitences! Et si les maîtresses ne sont plus condamnées à brûler au milieu des cahiers, comme le voulait la chanson, elles devraient conduire les troupes enfantines ce mercredi à la fête des promotions sous le regard attendri des spectateurs massés le long du cortège.

Avec leurs enseignants très pimpants, 6 150 jeunes élèves devraient donc défiler de la place Saint-Antoine jusqu’au parc des Bastions, en passant par les Rues basses, déguisés en monstres diurnes ou nocturnes. Pourquoi pas?

Ne parle-t-on pas à leur propos de petits monstres adorés? D’ailleurs ce sont eux qui ont choisi le thème et qui ont bricolé les déguisements que l’on pourra admirer au passage du cortège. Si tout va bien.

Car une monstre tuile devrait leur tomber sur la tête, d’après Météo Suisse. Une pluie tenace. De celle qui vous gâche une fête. Et pas question que nos petits monstres prennent l’eau.

Les autorités envisagent ainsi l’annulation du cortège ou même de l’ensemble de la fête (cortège, manèges, animations) dans le parc des Bastions. La décision formelle sera prise par le Conseil administratif mercredi matin. La monstre tuile, disais-je.

En cas de temps incertain, le cortège est annulé et seule la fête aux Bastions est maintenue. Bien. Mais en cas de très mauvais temps, cortège et fête au parc tombent tous deux à l’eau. Les élèves et les enseignants retrouvent alors comme d’habitude en classe. Monstre dommage!

Reste à espérer que la météo ne s’emmêle pas trop les pinceaux pour les promos, afin que les monstres réjouissances puissent avoir lieu comme prévu. Toutes les informations seront disponibles le mercredi 28 dès midi au 1600, ou sur www.fetedesecoles.ch

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24/06/2017

La revanche de l'éventail

eventail2.jpgOn a beau dire, on a beau faire, les trucs de grand-mère font toujours l’affaire.

Enfin, quand je dis grand-mère, c’est assez réducteur: l’accessoire remonte à plusieurs centaines de générations en arrière. Les dames l’utilisaient déjà dans l’Antiquité pour s’éventer, lorsque la chaleur se faisait trop insistante. Ou pour écarter les mouches, mais c’est encore une autre histoire.

On le croyait fini, démodé, ringard? Erreur. L’éventail tient aujourd’hui sa revanche! La canicule le remet au goût du jour. Elle le pousse à sortir des tiroirs où il se ratatinait pour se déployer enfin au grand jour, avec panache.

Le voilà qui entre à nouveau dans la danse, agité par une main qui lui imprime ce mouvement de va-et-vient nerveux pour brasser l’air. Un vent frémissant se lève alors sur la peau, les gouttelettes de sueur semblent s’évaporer. Ah, que c’est bon!

Jeudi après-midi, dans un bus TPG bondé où la climatisation faisait défaut, j’ai assisté, médusée, à cette grande agitation: sitôt arrivées dans la fournaise ambiante, des passagères dégainent une à une de leur sac à main un éventail, et hop, par ici la fraîcheur!

De jolies taches de couleur rouge, jaune ou bleue virevoltent alors gaiement dans l’espace. Les messieurs alentours regardent la chose avec envie et se contentent d’un journal pour s’éventer. Les filles observent le manège en se disant que l’objet, en plus d’être utile, peut être aussi fort coquet!

Car l’éventail, c'est bien connu, s’accorde à toutes les tenues, il est uni ou décoré, en plume ou en papier, à tous les prix. Et c’est un moyen élégant et écolo pour faire face au réchauffement climatique. Alors…

Evidemment, ça occupe une main! Difficile de bosser en même temps, comme le permettent les ventilateurs. Mais pour aller en cette fin de semaine à la Fête de la musique, c’est l’accessoire branché! A utiliser sans modération, debout ou couché dans le frais gazon, les doigts de pied en éventail....

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22/06/2017

Chaud, chaud, chaud devant!

Tous les voyants sont donc au rouge: l’alerte orange est lancée à Genève et le plan canicule actionné. Chaud devant, chaud derrière, chaud dessus, dessous aussi… Fait lourd et moite un peu partout.

Sous l’effet de cette cuisson à l’étouffée, le corps humain se rappelle qu’il est fait en moyenne de 65% d’eau! Celle-ci s’échappe alors librement, sans demander son reste. Elle perle puis dégouline, laissant çà et là de longues traînées ou auréoles sur les habits.

Le corps se liquéfie ainsi sans faire de bruit. Or, tout en lui demande de remplacer cette eau qui ruisselle pour continuer à bien fonctionner. Il faut donc boire pour compenser ces fuites. Boire de l’eau, même sans soif, ne pas trop se dépenser, se mettre au frais et attendre que ça passe.

Certes. Seulement à moins d’être retraité, ou en vacances, on ne peut pas rester chez soi lors d’une période de canicule à siroter de l’eau citronnée, les pieds dans une bassine de flotte froide, avec un éventail ou un ventilateur pour brasser l’air chaud, en rêvassant à un torrent de montagne. On aimerait bien, mais on est au turbin…

Justement! Les médecins diront que les personnes en âge de travailler ont encore la perception physique de ce qu’il faut faire pour lutter contre la déshydratation. Les aînés, eux, sont moins bien armés: ils souffrent souvent de troubles de la sudation et d’un dérèglement du mécanisme de la soif.

Il faut donc avoir nos parents, notre voisine âgée ou nos vieux amis à l’œil et veiller à ce que tout aille bien pour eux lors de ces grandes chaleurs qui les fragilisent. Quant aux personnes de 75 ans et plus qui se sentent isolées, elles ne doivent pas hésiter à demander l’aide que les administrations publiques leur proposent. La Ville de Genève a un numéro d’appel gratuit pour que les seniors qui en ont envie bénéficient d’un suivi. C’est le 0800 22 55 11.

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20/06/2017

Le couteau et la pertuisane

Notre Service des objets trouvés est formidable! me dit Gilles. Je suis bien d’accord avec lui. Sauf que son ton ironique me met la puce à l’oreille…

Et pour cause. Ce bon citoyen s’est rendu la semaine dernière au bureau du Glacis-de-Rive pour y déposer un couteau suisse trouvé près de chez lui. Un multi-usages à tendance cycliste, les outils réunis étant de ceux qui aident à changer une roue ou à resserrer des boulons. Un vélo est d’ailleurs gravé sur le manche rouge.

Eh bien non, pas de ça ici, signale le préposé. Le service ne prend pas ce genre d’objet. C’est une arme blanche! Il faut donc l’apporter à la police.

Or Gilles n’a pas que ça à faire, déjà qu’il est descendu en ville pour confier cet objet trouvé à l’endroit prévu pour. Alors il insiste. Mais rien à faire. «Avec ce couteau, on peut faire du dégât» lâche l’employé, qui n’en veut pas.

Détail «piquant»: la lame la plus longue du couteau mesure 6 cm. On aurait donc le droit de le prendre en cabine dans un avion, mais pas de le déposer en lieu sûr. Gilles est donc reparti avec son arme rouge à croix blanche qui n’a pas non plus trouvé grâce auprès du poste de police appelé par ses soins.

Etrange histoire, non? ai-je alors demandé au responsable du service des objets trouvés. Oui, m’a-t-il répondu. C’est même une faute d’erreur!

Car excepté les couteaux papillon, le service prend en principe tout ce qui lui est apporté. «Pourquoi refuser un couteau suisse, alors que l’on accepte dans nos locaux une pertuisane?» me demande le chef tout à trac. Euh, qu’est-ce encore que ce truc?

Une lance du temps de l’Escalade! Un genre de hallebarde, mais en plus tranchant. Ça se perd? Disons que ça se trouve. Et que du haut de son 1 mètre 70, elle attend son propriétaire…

Au service des objets trouvés, nous sommes décidément sous bonne protection!

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17/06/2017

Le vendredi du Samedi

Mauvais carnet, miss Julie. T’as raté la nouveauté de ce début d’été!

Il ne s’agit pourtant pas de la crème solaire maligne qui fera fuir à tout jamais le vilain mélanome. Ou du bikini olé olé qui fera fureur sur les plages. Faut dire que de nos jours, un simple string suffit…

Bref. La vraie nouveauté, c’est que le Samedi du Partage débute déjà le vendredi. C’est-à-dire hier. Oups! Quand on me l’a signalé, c’était trop tard pour vous l’annoncer. Raté, encore raté.

Paraît que cette mise en bouche solidaire s’est limitée à treize supermarchés genevois et qu’elle a été menée à bien par une centaine de bénévoles, merci à eux. Cette action avait pour but de toucher, pour la première fois, celles et ceux qui ne font pas leurs courses le samedi, donc. Tous les moyens sont bons pour que grossisse la collecte de ce grand rendez-vous de la solidarité genevoise!

En juin dernier la récolte s’était montée à 133,1 tonnes. Enorme, mais peut faire mieux: 20 tonnes de plus, par exemple. Le but étant de réussir à atteindre en 2017, sur les collectes de juin et de novembre, au moins 300 tonnes de denrées alimentaires non périssable et de produits d’hygiène.

Ceci parce que les réserves amassées pendant le samedi du Partage sont vitales pour de nombreuses associations locales et les milliers de personnes qui vivent ici dans la précarité. Et qui sont toujours plus nombreuses.

Alors aujourd’hui, mettons les bouchées doubles pour remplir les palettes de tout ce qui leur est nécessaire. La récolte des produits alimentaires de base et d’articles de soins corporels a lieu un peu partout dans le canton: 850 bénévoles mettent la main à la pâte dans 75 supermarchés. Et à l’achat d’un pain paillasse dans chaque magasin Pouly, l’enseigne double la mise en glissant un second pain dans le panier du Samedi du partage.

Et hop, c’est parti!

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15/06/2017

La libération des lapins

Dans la vie, on pose parfois des lapins. Dans le cas présent, on les vole. Plus étonnant encore, on les libère…

A Veyrier, tout le monde connaît le lieu où la famille Chavaz fait la vente à la ferme, trois fois par semaine. Tous les enfants de la région sont venus, un jour ou l’autre, donner à manger des fanes de carotte aux petits mammifères.

Ces adorables boules de poils vivent dans de vraies cages à lapins disposées devant le bâtiment agricole, bien visibles depuis la route et l’arrêt du bus.

Paraît qu’il y a toujours eu des gamins du coin pour venir s’amuser à ouvrir les clapiers et regarder ce qui se passe. Le plus souvent, ces animaux craintifs ne bougent pas une oreille.

Il y a toujours eu aussi des chapardeurs. Des renards à deux pattes, selon la maîtresse des lieux. A la nuit tombée, ils taxent ces jolies bêtes pour les manger. Comme le font d’ailleurs les renards à quatre pattes qui laissent derrière eux des traces éloquentes. Classique, donc.

La grande nouveauté, ce sont ces visiteurs indésirables qui ouvrent la cage aux lapins pour les rendre à la nature, parce que c’est pas bien de les enfermer. Après le mouvement de libération des nains de jardins, serait-on face à celui de la libération des lapins?

Ici, la cause serait végane. C’est du moins l’argument avancé par une mère pour expliquer aux agriculteurs le geste de son enfant et de ses camarades, tout en les priant de récupérer les trois petits lapins qui squattent son balcon. Ils ne demandent que ça, les Chavaz. Récupérer ce qu’on leur a volé!

D’autres fois, des lapereaux ont été vus dans les jardins. Ou dans la nature, totalement largués, devenant des proies idéales pour le goupil. Bref. En plus de manquer de respect aux agriculteurs, cette pratique ne change rien au sort qui attend les lapins, une fois libérés.

Alors aujourd’hui, les cages sont protégées par une chaîne et un cadenas. Pour que vivent plus longtemps les lapins enfermés...

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13/06/2017

Les touches prennent l'air

Elles ont un faible pour les salons et les chambres d’enfants. Elles sont à l’aise également dans les salles de concert, les conservatoires, les aulas d’école, voire les caves à jazz. En gros, elles se plaisent dans les lieux intérieurs où la température modérée sied à leur teint.

Il en faut donc beaucoup pour que ces 88 touches noires et blanches sortent de leur réserve, en compagnie de l’instrument qui leur fait corps.

Eh bien ce «beaucoup» est arrivé: la 7e édition des pianos en libre-service «Jouez, je suis à vous» démarre demain et résonnera dans le canton jusqu’au mardi 27 juin. On s’en réjouit déjà!

Parce que cette initiative généreuse rassemble simplement des gens de tout âge et de partout autour de la musique. Et que ces pianistes qui jouent spontanément dans la rue ou un parc offrent des respirations bienvenues dans notre quotidien, des moments délicieux, surprenants, parfois. Ça fait du bien!

Autre motif de satisfaction, la manifestation trouve toujours autant de pianos à installer en plein air et assez de bénévoles pour prendre soin d’eux et les bâcher, en cas d’averse. Cette année, 58 pianos fixes et un piano à queue voyageur sont à disposition des amateurs dans 18 communes!

Attention. Le piano baladeur n’est pas une vue de l’esprit: il sera un soir sur le toit d’Uni Dufour, un midi au cimetière des Rois puis un autre sur le pont de la Machine avec, à chaque étape, un concert assuré par des artistes du cru.

Il faudra faire un tour au Jardin anglais pour voir ces six pianos peints chacun d’une couleur vive, installés le long de la barrière et formant comme un arc-en-ciel musical. Les musiciens joueront face au lac, à main gauche le pont du Mont-Blanc, à main droite le jet d’eau. Devinez de quel côté se trouve la source d’inspiration…

Les pianos sont ouverts mercredi dès 9 h. Les 88 touches noires et blanches vous attendent. De main ferme!

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