28/02/2015

La fable financière

T’y comprends rien à la finance, Julie? Tiens, lis ça, m’a dit un ami, et tu verras comment fonctionnent les plans de sauvetage au profit des pays de l’Europe en difficulté. Voilà l’histoire, vous m’en direz des nouvelles.

Dans un patelin humide d’Irlande, le ciel est bas et plombé, les temps sont durs. Tous les gens vivent à crédit.

Arrive un jour un touriste allemand qui gare sa grosse berline devant le seul hôtel du coin. Il pose 200 euros sur le comptoir et demande une chambre.

Le patron de l’établissement lui donne toutes les clés: à lui de choisir la chambre qui lui plaira. Laissant le client se débrouiller seul, il prend la grosse coupure jaune et file chez le boucher voisin rembourser sa dette. Boucher qui se rend illico chez l’éleveur de porcs à qui il doit 200 euros.

Ça tombe bien: l’éleveur doit justement cette somme à la coopérative agricole où il se ravitaille en aliments pour le bétail. Avec cet argent en poche, le responsable de la coopérative va au pub payer son ardoise. Le barman, lui, glisse ces 200 euros à la prostituée qui lui fournit ses services à crédit depuis un bail.

Et la fille, qui occupe aussi à crédit des chambres d’hôtel avec ses clients, en profite pour régler sa facture au patron du lieu. Celui-ci pose alors ce billet sur le comptoir, à l’endroit même où le touriste allemand l’avait mis.

Celui-ci descend justement l’escalier, annonce qu’il n’a pas trouvé chambre à son goût, ramasse son fric et s’en va.

Personne n’a rien produit. Personne n’a rien gagné. Mais plus personne n’est endetté!

Le ciel est soudain dégagé au-dessus du patelin irlandais, le présent se fait léger et le futur prometteur. A quoi ça tient, tout de même...

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27/02/2015

Le jour du compliment

Saviez-vous qu’il existe une Journée internationale du compliment?

Je l’ignorais totalement jusqu’à ce concours lancé par la Migros, «Faites maintenant un selfie compliment et gagnez!» à l’occasion de cette journée fixée au 1er mars.

C’est quoi encore cette invention?

Pour faire court, l’introduction du compliment dans le calendrier mondial des journées à thème est toute récente. L’initiative nous vient des Pays-Bas où des gens, pétris de bons sens, ont décrété que l’être humain a fondamentalement besoin de reconnaissance et d’appréciation pour se sentir bien. Bien!

Rien de très nouveau sous le soleil, me direz-vous. Mais c’est comme pour tout: il faut répéter les évidences, pour que ça rentre. Et rappeler ces petites attentions qui rendent la vie en groupe plus simple et agréable.

«Un compliment sincère et personnel ne coûte rien, mais son impact sur le destinataire est énorme» lit-on sur le site consacré à cette journée particulière. Pourquoi s’en priver?

Je veux bien tester la chose. Pas sous la forme d’un selfie, je n’ai aucun goût pour ce genre de mise en scène. Plutôt avec des mots.

Oui mais voilà, à qui les adresser? A vous, chers lecteurs? Je ne vous connais pas personnellement tous pour tenter le compliment ciblé. A mes collègues? Le 1er mars tombe sur un dimanche!

Il n’est cependant pas interdit de prendre de l’avance sur le calendrier. Je vais donc pouvoir dire ce vendredi à mon voisin Herrmann: «Il est drôlement bon ton dessin. Aujourd’hui!»

Mais va-t-il le prendre pour un compliment?

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26/02/2015

Geneve chante...

Au sortir de l’hiver, c’est toujours la même chanson.

Suffit d’un brin de soleil, d’un bourgeon qui pointe le bout de son nez ou d’oiseaux qui babillent joyeusement dans les arbres pour que certains humains se croient déjà au printemps.

Rive droite, un glacier a sorti tables et palmiers pour faire comme si. Comme si c’était le temps des gelati. Plus loin, dans un coin ensoleillé à l’abri des courants d’air, des clients grignotent en terrasse, enroulés dans une couverture.

Sur le pont du Mont-Blanc, des passants font semblant d’avoir chaud et sortent bras nus. Histoire de narguer ceux qui cheminent toujours en polaire. Pourquoi pas.

Il y a de l’impatience là-dedans. Une volonté d’aller plus vite que la musique. Et pourtant le printemps, ce n’est pas avant le 20 mars…

La Printanière, elle, est on ne peut plus d’actualité! Ce groupe choral du club des aînés de Meyrin organise en effet une grande rencontre d’ensembles vocaux ce samedi 28 février, au Théâtre Forum Meyrin.

Le soleil devrait être au rendez-vous de ces chants d’ici et d’ailleurs. Ils réuniront "Les Chantres d’Ain", un chœur d’hommes venu d’Oyonnax et "Tango Indigo", un quatuor argentin, plus deux chorales mixtes, celle des aînés de Meyrin "La Printanière" et "Intyamon", venu de Gruyères.

Compter une bonne centaine de choristes et de musiciens. Ça va chauffer à Meyrin!

Forum Meyrin, samedi 28 février à 20 h, entrée libre, chapeau à la sortie, et buvette sur place.

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25/02/2015

Les deux étourdis

On l’avait surnommé l’étourdi du Svalbard, rapport au portefeuille qu’il avait oublié au musée de Longyearbyen. René l’avait retrouvé un mois plus tard à son domicile genevois, grâce à deux fées du Spitzberg. L’histoire avait fait l’objet d’une encre bleue en 2012 et elle est à l’origine de belles correspondances entre Genève et le Grand Nord.

Cette fois-ci l’étourdi, ce n’est pas lui! Car hier matin, en traversant le passage piétons à la sortie de Planète Charmilles, René aperçoit sur le trottoir un porte-monnaie particulièrement gonflé. Dans l’épaisseur, s’entend.

Il est surpris que personne n’ait vu avant lui ce morlingue bedonnant et entrouvert, avec une thune bien en évidence. René ramasse le tout, le soupèse et le palpe. Cet objet précieux doit contenir dix fois ce qu’il avait dans le sien à l’époque… Il le glisse dans sa poche et observe les gens alentours.

Il repère vite un retraité avec un sac à commissions. Et lui pose une série de questions surprenantes. Avez-vous fait des courses au magasin? Heu, oui. Avez-vous encore votre porte-monnaie sur vous? Heu, non, lâche l’aîné, après l’avoir cherché partout.

René lui fait alors décrire son bien, puis préciser ce qu’il contient. A savoir pas mal de billets, des cartes de banque, une pièce d’identité et tout le tralala. Ça correspond!

Notons au passage que ce n’est pas très raisonnable de se balader avec autant d’argent sur soi. Mais bon.

Et voilà l’étourdi du Svalbard qui donne le gros porte-monnaie à son sosie distrait, heureux d’avoir pu rendre, aux Charmilles, le geste qu’on lui avait fait là-haut, au Spitzberg.

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24/02/2015

Le temps accéléré

Je dois me faire vieille ou alors, c’est dans l’air du temps: les jours, les mois, les ans me semblent filer toujours plus vite qu’avant. Mais vraiment beaucoup plus vite…

A peine la semaine est-elle commencée que déjà pointe le samedi. Pffuit, envolée, la semaine! Une de moins. Ou une de plus, c’est selon.

Les esprits rationnels me diront qu’il n’y a pas de souci à se faire: le temps est compté et il est le même pour tous. Depuis que les humains l’ont domestiqué en lui mettant des barrières, les aiguilles mesurent les secondes, les minutes, les heures. Et ces repères sont immuables. Point barre.

Sauf que leur interprétation reste drôlement élastique. Le temps s’étire ou se rétrécit à l’envi. Selon les cultures. Les caractères ou les humeurs. Les âges, surtout.

Il est interminable dans l’enfance. Faudrait qu’il passe plus vite, mais rien ne bouge. Puis quand il s’accélère et s’emballe, faudrait pouvoir renverser la vapeur. Le ralentir, l’économiser.

Pas pour l’entasser à la mode Picsou, sachant que le temps, c’est de l’argent. Mais pour avoir le luxe d’en perdre. De s’ennuyer parfois. De rêvasser.

Sauf qu’une fois la machine lancée, faut assurer. Courir après le temps, faire six choses à la fois, tout en volant quelques minutes au passage pour soi. Et quand arrive enfin le moment du ralenti et des longues plages de vacance, toute la question est de savoir comment tuer le temps.

Pourquoi au fait je parle de tout ça? Ah oui! Je viens de réaliser que le Salon de l’auto, c’est déjà la semaine prochaine. C’était pourtant hier…

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23/02/2015

L'avis de recherche

Chacun cherche son chat, la formule est connue depuis le film de Klapisch. Sauf qu’ici, la scène se déroule vers la place de la Navigation, et non à Paname.

Un matou a fugué d’un immeuble de la rue du Léman, et la famille chez qui il vit s’inquiète: une semaine d’absence, c’est plus long que d’habitude.

La femme de la maison réalise alors de jolies affiches pour ameuter voisins et habitants de la disparition du chat préféré de son fils. Et elle les pose un peu partout dans les environs, avec son numéro d’appel, bien sûr, sans quoi l’exercice n’aurait pas de raison d’être.

Le téléphone sonne en son absence. Mais le message laissé par une voix masculine est très clair: si elle n’a pas enlevé ses affiches d’ici dimanche, elle sera mise à l’amende. Ben voyons!

La citoyenne n’en revient pas. Les rues sont pleines de pubs heurtant le regard et là, pour des avis de recherche qui disparaîtront à la première pluie, ou neige, faudrait passer à la caisse?

Ainsi donc la Municipalité, jamais à court d’idées pour favoriser la convivialité dans les quartiers, punit ceux qui font du lien social. On se pince! Elle devrait pourtant savoir que les animaux font parler les gens. Certes.

Sauf que ce n’est pas la Ville de Genève qui a menacé d’amende l’auteure de ces affiches. Ses services n’interviennent pas pour ce genre de cas sur le domaine public, m’a-t-on assuré en haut lieu. Ouf, je respire!

Sur le domaine privé, en revanche, c’est une autre paire de manches. Les propriétaires d’immeubles sont libres de fixer leurs règles.

Y aurait-il, parmi eux, quelqu’un qui n’aime pas les chats?

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21/02/2015

"Au bal de la vie"

C’est une histoire comme je les aime. Celle d’une amitié entre deux êtres qui ne sont plus vraiment des gamins. L’un est ébéniste, l’autre artiste. Tous deux crèchent depuis des lustres aux Pâquis.

Le travailleur du bois s’appelle Christian Bachmann et le travailleur des mots, c’est Roger Cuneo. Le frère de la romancière Anne Cuneo, qui vient de s’en aller.

L’homme a deux livres à son actif. «Maman, je t’attendais» nous a tiré des larmes avec ses souvenirs d’enfant né en Italie, orphelin de père, séparé de sa sœur, abandonné par sa mère dévorée par la passion du jeu. L’ouvrage a reçu le prix Jean d’Ormesson.

Dans «Le bal de la vie», on retrouve Roger à sa sortie de l’orphelinat, au début des années 50. Agé de 16 ans, il vit seul à Lausanne, bosse dur pour payer sa chambre et ses études et pour se faire une petite place au soleil. Ce récit de vie ne laisse pas indifférent. Pourtant, il s’est mal vendu.

Quand l’auteur apprend que sa maison d’édition va mettre les exemplaires restants au pilon, ça lui fait mal. Mais il n’a plus l’énergie de se battre. C’est là que l’ami Christian intervient.

Allez! On va les sauver du pilon, les racheter et les écouler petit à petit dans mon atelier. Ce serait trop bête que les gens, les jeunes surtout, ne connaissent pas ce témoignage positif!

Et c’est ainsi que les deux complices se retrouvent aujourd’hui avec un millier de livres sur les bras! Vendu à une thune, «Au bal de la vie» tourne  plus facilement de mains en mains, et c’est tant mieux.

Le livre se trouve donc à l’ébénisterie Bachmann, 25 rue Alfred Vincent. (022 731 83 11). C’est bien, les amis!

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20/02/2015

Et passent les voeux

L’arbre à vœux du Jardin botanique devait nous faire planer jusqu’au 15 février. Mission accomplie!

L’installation est donc en cours de démontage. Les décorations, seulement. Car le majestueux Acer platanoides, ou érable plane, trône toujours près de l’entrée de ce petit paradis genevois.

Les belles boules de lumière chaude qui ont assuré un spectacle féerique se sont éclipsées. Reste l’emmaillotement du tronc et des branches basses par des tissus satinés. Plus ces milliers de vœux qui dansent gracieusement dans les airs, attachés sur de longues lianes touffues.

Et c’est une image surprenante, tous ces rubans de couleur porteurs d’espoirs et de rêves qui sont encore accrochés là.

Où vont-ils aller, tous ces messages?

D’ailleurs, que racontent-ils? Je suis allée regarder de plus près ces rubans à souhaits citoyens, destinés à tous, que les gens pouvaient se procurer dans le pavillon doré voisin.

Pas de grands secrets ici, mais des mots touchants. Des déclarations, des prières, des envies de monde meilleur, de paix sur la terre, de guérison, de bonheur. Des phrases écrites aussi dans d’autres langues, aux alphabets inconnus, exprimant sans doute les mêmes aspirations.

Et puis il y a ces billets roulés serrés et confiés à l’arbre. Des vœux personnels qui ne se divulguent pas, sous peine de ne pas être réalisés. Comme ceux que l’on formule, un soir d’été, devant une étoile filante.

Que restera-t-il de tous ces espoirs? J’aime mieux pas savoir…

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19/02/2015

Le temps du carnaval

Bideau le Genevois et sa Présence Suisse ont fait défiler l’Helvétie au Carnaval de Rio. C’était ce mardi, aux petites heures: 4000 danseurs d’une célèbre école de samba ont remué tout ce qu’ils pouvaient pour épater la galerie avec nos curiosités locales.

Une opération de séduction menée tambour battant dans la touffeur par un déferlement de costumes et de chars absolument délirants. On a ainsi vu des coucous suisses voisiner avec des patineurs sur glace et une sculpturale meneuse de carnaval nappée de chocolat, des cors des Alpes avec des particules du CERN. C’était la totale, celle qui en met plein les yeux!

Evidemment, les Pâquis, ce n’est pas Rio. Même s’il fait un poil plus chaud dans ce quartier qu’ailleurs en ville. Mais on reste loin des températures tropicales qui poussent les danseurs de là-bas à ne se vêtir que de plumes, de strass ou de string.

Samedi qui vient, pour ceux qui se rendront au 4e Carnaval aux bains, il faudra compter avec un petit 4 degrés bien humide sur la jetée… Et donc enfiler un costume de circonstance.

Pas celui du Saint-Bernard ou des autres symboles suisses, adaptés avec un certain bonheur à la mode brésilienne. Car au bout du lac, le thème des réjouissances est celui de la bande dessinée. Le public prendra ainsi les traits de Titeuf, de Mafalda, du grand Duduche ou du Marsupilami avant de piquer une tête dans un jacuzzi géant.

Et pour garder chaud, le carnaval pâquisard promet l’incinération du bonhomme d’hiver, des feux d’artifice et un bal. Endiablé, le bal. Comme à Rio!

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18/02/2015

Des bulles en retour

Diane s’est rendue hier à l’agence TPG de Rive avec une bouteille champagne sous le bras. Pour fêter qui ou quoi? Un super chauffeur de bus qui a tout juste!

Qu’a-t-il fait pour mériter toutes ces bulles? Il s’est montré compatissant et arrangeant avec cette dame, la veille, alors qu’elle était en plein désarroi. Or, un tel altruisme ne court pas les rues et encore moins les transports publics… Diane voulait donc marquer le coup, une fois remise de ses émotions.

Lundi, la dame promenait son chien à Florissant. Pour cette balade quotidienne, elle n’emporte généralement que des caninettes, indispensables à la salubrité publique, et ses clés.

Son chien, occupé à fureter dans un buisson, hurle soudain. Son œil est touché et coule abondamment. Est-il crevé? Tout le laisse à penser.

Ni une ni deux Diane saute dans le bus pour se rendre chez un vétérinaire, situé à Bernex. Elle n’a pas un sou sur elle mais qu’importe, il faut agir, et vite.

Après les soins prodigués à son chien, dont l’œil sera sauvé, il lui reste à retraverser le canton. Sans argent.

Diane se présente au conducteur du bus K et lui explique son cas. L’homme comprend qu’elle vit des moments difficiles. Et veut lui donner trois francs pour qu’elle ne soit pas embarrassée de circuler sans titre de transport.

Diane refuse. Elle n’a sans doute jamais fait la manche. Il lui dit alors de rester près de lui, en cas de contrôle. Et alors que la passagère s’apprête à changer de véhicule, le chauffeur prend la peine de téléphoner à la centrale TPG pour l’avertir de la situation. Sympa!

Cette histoire vaut bien un champagne, sans doute!

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17/02/2015

Les amis poilus

Rassurez-vous, je ne parlerai pas ici de la pilosité de mes petits camarades, bien qu’il y ait des choses à dire…

Les amis poilus du jour, ce sont les chats et les chiens, parfois même les lapins. Ces animaux de compagnie qui se font un jour la malle, se perdent dans la nature et font le désespoir de leur propriétaire.

 

Nous avons tous déjà vu ces annonces collées un peu partout avec la photo du fugueur, ses caractéristiques et les coordonnées de l’humain chez qui il vit normalement. Ces avis sont certes utiles. Mais il existe, semble-t-il, un système encore plus rapide et réactif. Une lectrice me signale qu’elle gère, avec une amie, une page Facebook dédiée aux animaux perdus et trouvés dans le canton de Genève.

 

Il s’agit de l’antenne locale de Pet-Alert, un réseau animé par des bénévoles qui recense ce type de disparitions et de retrouvailles. Evidemment, faut être connecté pour bénéficier de ce service.

Pour ceux qui le sont, un petit tour sur cette page permet de s’en faire rapidement une idée. C’est simple, pratique, chaleureux. Et manifestement assez utile: suffit de regarder le nombre d’annonces qui se terminent bien, avec le retour du matou ou du toutou au bercail. Certains sont tout de même retrouvés sans vie…

D’autres en débordent. De vie, donc. Tel ce griffon revenu tout frétillant de sa virée (c’est un coureur de jupon), ou ce chat retrouvé à Plainpalais: «le coquin était chez une voisine.» Ben voyons!

www.facebook.com/pages/Pet-Alert-Geneve

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16/02/2015

L'agent exemplaire

Les voyages forment la jeunesse mais peuvent fatiguer les plus âgés…

Peu avant Noël, un couple de grands-parents prend l’avion pour Florence afin d’y passer les fêtes de fin d’année en famille.

Comme toujours, à pareille époque, c’est la grosse agitation à l’aéroport qui bourdonne comme une ruche. Nos deux aînés se renseignent pour savoir où se rendre pour prendre leur avion. Mal dirigés, les voilà qui partent dans une fausse direction.

Après être sortis du secteur suisse, ils se retrouvent en zone française à devoir repasser les contrôles. Et ce n’est jamais une partie de plaisir de se retrouver en chaussettes, sans ceinture ou parures, bipé et palpé au besoin.

Très serviable, l’agent de sécurité qui a en main les cartes d’embarquement des deux voyageurs s’occupe de les faire passer à nouveau dans le secteur suisse et les remet sur le droit chemin. Merci beaucoup, trop aimable!

Ils sont déjà dans le couloir d’accès à la porte d’embarquement quand Monsieur réalise qu’il n’a pas sa montre au poignet. Elle est restée dans le bac de contrôle. Ça lui fiche un coup au cœur!

Car sa toquante, c’est pas du toc. C’est une Rolex où figure son nom au dos et qui pose son homme.

Et tandis qu’il retourne à toute allure sur ses pas, il voit l’agent qui s’est occupé d’eux venir à sa rencontre pour lui rendre sa montre. Trop bien!

De retour de Florence, le voyageur a aussitôt écrit à l’aéroport pour dire tout le bien qu’il pense de cet homme. Mais il n’a pas réussi à connaître son identité pour lui témoigner toute sa gratitude. Peut-être se reconnaîtra-t-il ici...

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14/02/2015

Une ville qui respire

Au milieu des tags et des slogans jetés à la va-vite sur un mur de la Jonction, un petit autocollant, bien propret sur lui, prédit que «Genève sera mieux demain».

Tiens! Ça change de la formule «Genève, c’était mieux avant» inscrite sur les maillots qui fleurissent dans une vitrine des Terreaux-du-Temple.

Mais entre le futur et l’imparfait se niche le présent. Et Genève, aujourd’hui, c’est mieux que bien.

Car la ville respire!

Délaissée par une bonne partie de ses habitants et de ses usagers, partis voir ailleurs si les vacances y sont meilleures, la cité prend ses aises.

Elle dégonfle, tranquillement… Soulagée du trop-plein de circulation routière qui l’encombre et l’empoisonne à pleins gaz, là voilà qui se décrispe. Qui redevient aimable.

Pourquoi diable s’énerver? Le trafic est relativement fluide ces jours, sans ces bouchons chroniques, source d’agacement et de tension. Les places de stationnement semblent presque adaptées à la demande, les automobilistes n’ayant plus besoin de se battre pour espérer en trouver une.

Et puis les motos slaloment peu entre les files d’attente, elles préfèrent filer droit. Car il y a de la place pour tous, du dégagement. Du coup, les vélos ne se sentent pas obligés de rouler sur les trottoirs pour être en sécurité. Ce qui fait que les piétons retrouvent leur espace vital, leur quiétude. Et le sourire en plus.

Changement d’atmosphère, donc. Même au boulot, on se sent presque en vacances à Genève. Profitons de ce présent. Ça ne va pas durer!

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13/02/2015

Journée à superstition

Etes-vous paraskevidékatriaphobe?

Si tel est le cas, faut vraiment faire gaffe aujourd’hui. Nous sommes en effet le vendredi 13. Et Dieu sait ce qui peut advenir un tel jour!

La phobie de cette date porte un nom à rallonge (22 lettres pour un chiffre) qui fait presque souci. C’est grave docteur? Gênant, tout au plus.

Car ceux qui en souffrent se compliquent sérieusement la vie. En plus de suivre les conseils de prudence bien connus (éviter de casser un miroir, croiser un chat, passer sous une échelle et ouvrir un parapluie), ils éprouvent une peur irraisonnée de ce qui pourrait leur arriver tout au long de la journée.

D’après ce que j’ai lu, les victimes de cette superstition prennent leurs dispositions en vue du jour maudit: ils limitent leurs activités, évitent tout contact et se font porter pâles.

Il semblerait même que ce phénomène ait une incidence au niveau économique. Selon une étude réalisée aux Etats-Unis, mais dont j’ignore la source, une baisse importante de la consommation est enregistrée ce jour-là. A voir.

Une chose reste sûre. Il y a chaque année un vendredi 13 au minimum, et trois au maximum. En 2015, c’est la totale: les paraskevidékatriaphobes seront aux cent coups en février, mars et novembre, ce qui fait beaucoup.

Mais si cette date paralyse certains, elle donne des ailes à ceux qui voient en elle un jour de chance. Sûr que les loteries vont faire un tabac aujourd’hui. Vous le pariez aussi?

«Je ne suis pas superstitieux, ça porte malheur!» disait l’autre, en touchant du bois…

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12/02/2015

Le rayon de soleil

Le soleil qui réchauffe ces jours fait décidément du bien partout! Il nous change de cette grisaille plombante et glaçante qui finit par nous grignoter le cœur et nous filer la crève.

Mais le rayon de soleil dont je veux parler aujourd’hui vient d’une petite main du géant jaune. Un facteur, donc. Un employé modèle dont je tairai le nom pour qu’il ne se fasse pas taper sur les doigts par ses supérieurs.

Ben oui: un facteur n’a pas à faire la causette avec les clients et à leur rendre service, pas vrai? Une telle pratique ralentit sa tournée, déjà très minutée. Et puis il n’est pas payé pour ça…

Pourtant, quand un tel événement arrive, c’est si agréable! Denise en sait quelque chose. Comme elle ne peut plus faire les magasins, elle a testé pour la première fois la vente par correspondance et commandé cinq paires de bottes, histoire d’avoir le choix.

Et voilà que l’employé de la Poste lui livre un jour un énorme colis de plus de 8 kilos devant sa porte. La cliente est confuse de causer tant d’embarras. Lui rigole. Il a l’habitude. Il fait de même pour ses propres achats et lui explique comment procéder pour les articles en retour.

Le facteur sonne toujours deux fois, c’est bien connu. Le lendemain, il revient devant la porte de Denise et lui propose de l’appeler sur son portable une fois qu’elle aura fait son choix et que le colis sera prêt à être retourné.

Elle n’aura pas à se trimballer le paquet jusqu’à la Poste, il le prendra lors de sa tournée. Cet homme serviable lui donne alors son numéro de portable personnel, et au revoir Madame.

La dame en est restée éblouie!

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11/02/2015

La terre est basse

«Parlez un peu plus de ce qui va bien chez nous» me glisse une lectrice qui a besoin de bonnes nouvelles. D’accord.

Catherine et Christianne sont des dames âgées qui ne se connaissent pas. Toutes deux me font part d’une histoire qui leur est arrivée il y a peu. Curieusement, les récits présentent des points communs.

Ces aînées ont été secourues dans un parking par un jeune venu d’ailleurs. Et elles veulent le faire savoir, pour que cessent certains préjugés.

L’autre jour, à Plainpalais, Catherine tente de récupérer au sol une thune tombée de son porte-monnaie. Mais la terre est basse, quasi inatteignable pour celle qui se dit d’un âge canonique.

Arrive un jeune homme de type maghrébin. Il se baisse, récupère la pièce et la rend à sa propriétaire avec un grand sourire. Elle hésite à la lui offrir, par crainte de l’offenser. Alors elle lui sourit à son tour. Avec chaleur.

C’est en allant chercher sa voiture que Christianne glisse dans la rampe d’accès au parking et tombe, non loin du trottoir. La terre est basse, donc… Impossible pour elle de se relever seule.

Deux messieurs d’ici, extérieurement bien sous tous rapports, passent près d’elle l’un après l’autre, la regardent, accélèrent le pas et s’en vont.

Arrive un jeune de type maghrébin. Le même qu’avant? Mystère! Il voit la vieille dame à terre, se précipite vers elle, la soulève doucement et la soutient jusqu’à ce qu’elle tienne debout seule. On dirait qu’il s’occupe de sa grand-mère!

Il la quitte lorsqu’il est sûr que tout va bien pour elle. Ce qui fait dire à l’aînée: «Il y a des accidents qui vous laissent un grand morceau de soleil!»

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06/02/2015

La Sibérie du cru se rit du froid

Ils sont givrés ces Neuchâtelois!

Alors qu’il gèle ici à pierre fendre, que la glace commence à recouvrir les quais et que l’on se caille tout ce qui est possible dans cette cramine biseuse, eux, ils se gondolent. Et font la nouba au froid.

Où ça, je vous le demande? Mais à La Brévine, bien sûr! Dans notre petite Sibérie à nous, là où la température descend parfois au-delà de -30 degrés...

Or donc, si vous trouvez qu’il ne fait pas assez frisquet en plaine et que vous aspirez à quelque chose de plus radical, dans le glacial, faites-vous plaisir: grimpez là-haut ce samedi 7 février. Les Bréviniers organisent leur 4e Fête du froid. Saisissant, pas vrai?

Le site de Météo suisse indique qu’il n’y aura pas, ce jour-là, de records de températures négatives. Mais tout de même. Il est préférable de bouger pour ne pas risquer la congélation: le SlowUp, version Brévine hivernale, s’effectue à ski de fonds, en raquettes ou en bottes fourrées depuis le lac des Taillères.

Un lac gelé, sans doute. Car c’est sur lui que se tient le Village du froid, avec produits du cru et tout ce qu’il faut pour se réchauffer… Plus des animations de saison: sculpture de neige, balades en traîneaux tirés par des chiens ou des chevaux.

Et des courses pour enfants OGNI. OGNI, comme objets glissants non identifiés. Quand je vous dis que le froid rend un peu givré…

Ça vous dit d’aller faire un petit tour à La Brévine?

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05/02/2015

C'est le pompon!

Sortez couverts, qu’ils disaient. Certes! Mais ce qu’il ne faudrait surtout pas oublier ces jours, en sortant dans le froid, c’est le bonnet!

Contre la bise mordante, rien ne vaut le bon vieux bonnet de laine à pompon multicolore tricoté par grand-maman. Celui que l’on portait en montagne pour les sports d’hiver, bien enfoncé sur les oreilles. Mais il était oublié depuis si longtemps au fond de l’armoire, promis aux mites ou à un funeste sort…

Et voilà que la mode le remet au goût du jour. Fantastique! Non seulement ce capet un poil rustique devient urbain, mais aussi tendance.

Suffit de regarder autour de soi dans le froid: c’est fou ce que l’on voit de petites et de grosses houppes de laine, voire de fourrure, juchées en équilibre sur des coiffures de tricot.

Elles sont fièrement portées par des élégantes, des dandys, des étudiants et se déclinent sur tous les tons mignons.

Si j’ai bien compris la leçon de cette tendance hivernale, c’est donc le pompon qui fait toute la différence. Il peut se révéler d’une autre couleur que le bonnet, mais de préférence uni, et si possible surdimensionné.

A partir de là, c’est très simple pour être dans le vent à peu de coût.

Suffit de ressortir le bonnet de grand-maman et de changer la boule de laine. Ou de prendre n’importe quel bonnet mou et lui coudre dessus cette coquetterie confectionnée par vos petites mains.

C’est un bricolage facile à réaliser: les enfants le font déjà en petite classe... Il suffit d’un peu de laine, d’un bout de carton et des ciseaux. Et hop, le tour est joué: c’est le pompon!

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04/02/2015

L'amour cadenassé

Dans dix jours, c’est la Saint-Valentin.

Et quelque soit le cours du franc et le nombre vertigineux de divorces en cours, la fête des amoureux reste une valeur sûre: je ne vous dis pas tout ce que vous pourrez dépenser ces jours prochains pour rappeler vos sentiments les plus chers à l’élu (e) de votre cœur…

J’ai fait un tour dans les magasins et sur les sites de vente en ligne pour voir ce qui se mitonnait en vue de ce grand jour. Eh bien, c’est juste extraordinaire, tant d’amour et de félicité sur la place publique!

Ça dégouline de sucreries et de bons sentiments. De gâteaux en forme de palpitant enflammé, de confiseries de circonstance, de brassées de roses rouge passion, de parfums, de bijoux et autres «produits à fleur de peau» à offrir à l’être aimé.

Et il ne faudrait pas oublier ici les cadeaux coquins pour pimenter les ébats amoureux, les bonnes tables pour faire bombance et les escapades lointaines, si romantiques. Chic!

Dans cette déferlante de «bons plans», une pub de Swatch m’a soudain fait mal aux yeux: on y voit une grille où sont accrochés des tas de cadenas en forme de cœur. Avec deux montres enlacées arborant l’image du cadenas d’amour rouge. Au secours!

Certes, amour peut rimer avec toujours. Mais pas grâce à des serrures qui le verrouillent, et dont les chéris jettent ensuite la clé au jus! J’avoue que je n’ai jamais bien compris ce symbole d’enfermement!

Graver un cœur dans du bois, oui. Le dessiner sur des murs, le dire avec des mots, un sourire, des gestes tendres aussi. Mais pas avec un cadenas!

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03/02/2015

Blancheur à éclipse

Elle peut nous casser les pieds. Et autre chose aussi. Cela dépend de l’humeur ou du type de glissade générée par sa simple présence au sol. C’est qu’elle laisse rarement indifférent, la neige!

Alors, tiendra, tiendra pas cette fois? La question se posait hier matin devant ces mille milliards de tatouillards qui constellaient le ciel à l’infini.

En très peu de temps, ces gros flocons de neige humide ont réussi tout à la fois à faire vibrer l’air frais, étouffer les sons et adoucir le paysage.

Ils ont aussi fait ouvrir grand la bouche des enfants vers le ciel, eux qui osent encore laper ces cristaux magiques venus d’ailleurs sans risquer de se faire mal voir. Parce que je ne vous dis pas la tête de la dame qui m’a surprise en pareille posture…

La neige! «Elle a dû se faire mal en tombant de si haut» écrivait Prévert en son temps. Mal peut-être pas, dans le cas présent. Car sitôt mollement parvenus sur le macadam, les flocons matinaux ont fondu. Espérant, qui sait, préparer le terrain pour que de plus résistants qu’eux forment enfin un vrai tapis d’or blanc.

Certains citadins y ont aussi cru, enivrés par tant de blancheur et par cette sensation ouatée, douce et légère qui s’empare de nos sens et bouleverse les habitudes.

D’autres n’ont pas voulu s’en réjouir, pressentant déjà l’issue du jour, ou redoutant simplement l’après neige, si moche, si sale. Si déprimante.

Les sceptiques ont eu raison, hélas. La neige n’a pas tenu ses promesses.

La bise annoncée risque bien, elle, de tenir, étant d’un naturel plus fiable…

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