12/07/2014

Envie de chaise longue...

J’ai comme une envie de chaise. De chaise longue, forcément. C’est de saison…

Depuis le début de ce mois, l’objet de ma convoitise s’est multiplié à l’envi dans plusieurs parcs de la ville.

Pas moins de 470 chaises longues sont mises à disposition des amateurs de farniente pour se remettre des matches de la veille ou s’offrir de petites vacances à domicile.

Et tandis qu’ils se prélassent sur le frais gazon, des jeunes filles et garçons s’occupent des transats, assurent la propreté des lieux et un brin d’animation pour les petiots. Le bonheur!

J’aurais aimé vous raconter comment j’ai testé la chose, un samedi après-midi ensoleillé, avec un bon bouquin en main, les enfants jouant au loin, leurs cris couvrant parfois le chant des oiseaux. Ou le clapotis des vagues…

Mais rien. J’ai dû rester à l’abri et me contenter d’une chaise droite. Raide comme ce temps qui nous fait garder les cirés et les bottes aux pieds.

Puisque c’est comme ça, je m’en vais chercher des cieux plus cléments où les transats ont encore de beaux jours devant eux. Ça prendra du temps. Serai donc de retour à mi-août.

D’ici là, tâchez de profiter au mieux de ces chaises longues. Vous me raconterez… Bel été!

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11/07/2014

La thune sous la loupe

C’est la cata! Paraît que de fausses pièces de cinq francs circulent actuellement dans le canton, et même de l’autre côté de la Versoix. Ça ne va pas. Mais alors pas du tout.

Au lieu de fabriquer des tas de billets de banque qui leur rapporteraient sans doute bien plus gros, les faussaires ont préféré s’attaquer à la thune. Celle qui fonde notre action de solidarité genevoise depuis près de vingt ans.

La Thune du Cœur, donc!

C’est un coup bas. Perfide. Moche. Car s’il faut commencer à se méfier de toutes les grosses pièces qui me parviennent lors de cette collecte, je vais y passer mes nuits, en plus de mes jours.

Vous imaginez les kilos de thunes que je brasse déjà chaque fin d’année, grâce à votre générosité?

Ce sont des montagnes de monnaie faites de Guillaume Tell et de croix suisse qu’il faut séparer en piles de 25 pièces. Chaque pile est à glisser dans un rouleau ad hoc (330 grammes). Il faut encore le tamponner, puis le livrer avec tous les autres à la Poste qui transformera ce métal en billets.

Et il faudrait, en plus, passer toutes ces thunes à la loupe pour distinguer la vraie de la fausse? Je dis stop. Ça me déprime trop.

Nous allons donc nous partager le boulot…

Si vous faites partie des personnes qui mettent de côté ces pièces pour me les faire parvenir, en temps opportun, dans un bocal de Nescafé ou de Nutella, vérifiez deux ou trois choses, ça m’aidera.

Question poids, c’est du pareil au même. Mais il semblerait que la fausse pièce soit plus mate que la vraie et la gravure de son côté pile moins réussie. Le relief de la croix est mal fait et les lauriers formant comme une parenthèse autour d’elle sont plus grossiers que les originaux.

Bizarre, j’avais toujours cru que c’étaient des couronnes d’edelweiss qui figuraient là…

A la regarder de plus près, le doute s’installe, insidieusement. Et si je tenais déjà une fausse thune en main?

C’est vraiment la cata!

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10/07/2014

L'ange des vélos

Cette histoire remonte à mi-juin déjà. Quand il faisait encore beau. Et chaud. Et sec. Eh oui…

En ce jeudi très estival, après une agréable baignade à Genève Plage, deux cyclistes roulent sur le quai Gustave-Ador en direction des Eaux-Vives. Elle pédale devant, lui derrière.

Juste avant le passage piéton, Madame freine et descend de vélo. Elle attend son conjoint pour qu’ils traversent ensemble, et en toute sécurité, cette route très fréquentée.

Arrivé à sa hauteur, son mari pose un pied à terre et soulève l’autre jambe pour se dégager de la bicyclette. Mais son pied reste coincé derrière la selle.

Devant les yeux horrifiés de sa femme, il perd l’équilibre et chute lourdement sur la route. Au moment même où, par malchance, passe une camionnette. Elle percute le cycliste avec sa roue arrière.

Madame hurle son désespoir. C’est la fin, pense-t-elle, il ne se relèvera pas.

Monsieur ressent un gros choc dans le dos et entend le cri de sa femme.

Un ange a dû le percevoir aussi. Car bientôt l’accidenté se redresse comme dans un rêve, choqué, titubant, mais vivant!

On se presse autour de lui. Des passantes proposent leur aide. Les occupants de la camionnette viennent aux nouvelles.

Elles sont bonnes! Hormis une grosse plaie dans le dos, le cycliste va bien. Sa femme aussi. C’est donc en tandem qu’ils expriment leur reconnaissance à l’ange qui passait par là…

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09/07/2014

Voleuse volée

La vie nous réserve parfois de drôles de surprises…

Et ce n’est pas Anne qui dira le contraire. L’autre jour, elle prend son petit sac à dos bleu et cache son porte-monnaie dans la pochette intérieure munie d’une fermeture éclair. On n’est jamais assez prudent quand on sort…

Ainsi parée, elle prend le bus pour se rendre au chevet d’une amie centenaire, babille un moment en sa compagnie, puis revient à la maison. Tout va bien.

Un truc pourtant la chiffonne. En posant son sac à dos, elle voit qu’il est grand ouvert. Or, elle ne l’a pas touché de tout le trajet… Bizarre! Mais comme son porte-monnaie est toujours à sa place, elle passe vite à autre chose.

Le lendemain, la coquette vide le contenu du sac bleu pour le transférer dans le sac noir qui ira si bien avec sa tenue du jour.

Oh stupéfaction, elle découvre alors une superbe bague en or! Une alliance de femme. Que diable fait-elle là?

Anne se creuse la tête un bon moment. Et ne voit qu’une seule explication à la présence de ce bijou. La main qui a ouvert son sac dans le bus l’a perdu en farfouillant dans ses affaires. Tel est pris qui croyait prendre!

Que faire de l’anneau? Anne, «voleuse malgré elle», n’ira pas le déposer aux objets trouvés. Elle le garde en représailles. D’ailleurs, cette bague semble faite pour son doigt. Alors…

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08/07/2014

Ordre ou désordre?

Comment distinguer de nos jours le vrai du faux? Comment savoir si les types qui se courent après dans la rue jouent au gendarme et au voleur, ou s’ils le sont vraiment?

Avec la grève de l’uniforme, qui s’ajoute à celle du rasoir, la police genevoise fait décidément très fort pour brouiller les pistes!

Si ça continue, la population ne va bientôt plus savoir qui elle a en face d’elle. Des représentants de l’ordre ou du désordre?

Anouk me dit avoir été témoin d’une scène violente à Cornavin. Trois personnes, habillées comme vous et moi, se jettent sur un homme et le plaquent au sol. Ils l’étranglent à moitié. Il saigne déjà de la bouche.

Telle est l’image, choquante, que voient les passants. Anouk tente d’intervenir. C’est alors qu’un des agresseurs passe une paire de menottes aux poignets de sa victime. Malaise!

Anouk en déduit qu’il s’agit de policiers arrêtant un dealer et tentant de lui faire cracher le morceau. Rassurée? Même pas!

Qui lui dit que ce sont de vrais poulets, ces types en short? Après leur intervention musclée, ils n’ont pas daigné sortir leur brassard de police, histoire de rassurer les spectateurs.

Notez que n’importe qui peut se procurer sur des sites de tels brassards pour une vingtaine de francs. Les menottes aussi.

Reste une valeur sûre. L’uniforme, qui fait le policier. Encore faut-il le porter!

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07/07/2014

Les stars de la Nuit

Tout ce qui brille n’est pas or. Oui, mais ça irradie! A l’image de cette 10e Nuit de la science qui nous en a mis plein les yeux ce week-end, à la Perle du lac.

Il y a ainsi des moments de grâce dans la vie genevoise. Des instants magiques où l’on se sent parcouru d’ondes positives. Où l’on a juste plaisir à se trouver là, dans ce superbe parc, face au lac, pour tenter d’en savoir plus sur les mystères du monde.

J’avoue, j’ai pas tout compris! Je dois être un cas désespéré pour la science. Mais qu’importe, au fond. Chacun retire ce qu’il peut des expériences proposées.

Ce qui est admirable, dans cette manifestation offerte à la population, c’est de voir ces centaines de savants et têtes chercheuses se mettre à hauteur d’enfants. D’adultes aussi. Pour expliquer le b. a. ba de leur science. Ou le dire avec des jeux.

Avec ces passionnés, on ne voit pas le temps passer. Soudain il a fait nuit. La façade du Musée a pris des couleurs, on a mangé la raclette sous les grands arbres illuminés, alors que les tentes bruissaient encore d’activités

Il faisait bon. Les accros du Mundial pouvaient même suivre dans un coin la séance de tirs au but, tandis que d’autres se pâmaient à observer les étoiles au télescope. Nos vraies stars.

Trop bien, la nuit de la science!

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05/07/2014

Un but, un don de sang!

Les stocks de sang sont au plus bas dans les hôpitaux. Et ce n’est pas bon signe pour tous ceux qui en ont besoin, même pendant les vacances d’été.

D’après ce que j’ai pu lire çà et là, ce coup de mou enregistré en juin chez les donneurs de sang s’expliquerait par les températures estivales persistantes et la Coupe du monde de foot. Je veux bien!

Selon cette logique, il faudrait donc applaudir des deux mains à la météo capricieuse de ces jours et à l’élimination de la Nati. Elles devraient permettre aux stocks des centres de transfusion de se refaire une santé…

Notez que Nati ou pas dans la course, le Mundial fait encore battre des milliers de cœurs.

Dans les jours à venir, les supporters de la Fan zone des Vernets ou d’ailleurs vont ainsi prendre de sacrés coups de sang lors des matches décisifs. Pourquoi ne pas profiter de cet afflux sanguin massif? De cet enthousiasme débordant et partageur pour les grandes causes?

Retroussons donc tous les manches: pour un but de son équipe favorite, un don de sang!

Vous imaginez la scène? Tous ces bras tendus et offerts pour une tournée générale d’hémoglobine? Le précieux liquide coulerait à flot dans les poches prévues pour l’occasion.

Faut pas rêver Julie. On ne le donne pas ainsi, son or rouge.

Le don se pratique couché. Dans le calme, de préférence. Après avoir répondu à des tas de questions sur sa santé et sur ses mœurs. Et après vérification de sa tension et autres contrôles indispensables. Ce qui est fort peu compatible avec l’agitation d’une fin de match. Mais le lendemain, pourquoi pas?

Il vous suffira d’aller au centre de transfusion sanguine et de vous laisser dorloter par de charmantes infirmières. Certes, elles vous piqueront. Même pas mal cela fera.

Et vous vous sentirez soulagé. Pas seulement de quatre décis de sang. Mais aussi d’avoir donné un peu de soi pour les autres.

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04/07/2014

Le canard cancane

La poule glousse ou caquette, le canard nasille ou cancane, c’est selon. Et alors?

Alors rien! Ces bruits de basse-cour m’ont simplement passé par la tête devant l’affiche jaune poussin s’étalant ces jours sur les panneaux d’affichage.

C’est une publicité pour un salon érotique qui ne manque pas de sel. La pub, donc. Le salon, j’en sais trop rien et ça ne m’intéresse pas spécialement.

On y voit un petit canard en plastique déguisé en poule de luxe, avec un boa froufroutant, de longs cils et un bec gourmand passé au rouge à lèvres.

Toute cette mise en scène pour annoncer quoi au juste? «Désormais, nous acceptons les Bitcoin coin» (!)

Pour que l’allusion soit totale, un jeu de mots facile aurait glissé un «e» baladeur au milieu du nom de la monnaie numérique. La maison est donc restée assez sobre, elle qui manie le second degré avec un certain doigté.

En 2010, sa campagne avec une pipe doublée d’un tarif avait été retirée non pas parce qu’elle incitait à des pratiques sexuelles, mais parce qu’elle violait la loi sur la publicité du tabac… Puis il y a eu l’épisode du trou noir et son slogan «mourir de plaisir». Alors ce joli canard qui barbote cet été sur une mare sulfureuse, c’est trop mignon. Coin coin!

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03/07/2014

Drôles d'oiseaux

Un goéland imposant vient de prendre ses quartiers aux Bains des Pâquis. Côté buvette.

Il vient si près des tables que sa présence en devient troublante. C’est l’attraction du jour et le sujet de toutes les conversations. Les clients s’en approchent pour mieux le photographier.

Certains le prennent en pitié. Ce doit sans doute être un vieil oiseau qui n’a plus la force de se nourrir. Le pauvre! Une bonne âme lui jette gentiment du pain.

C’est là que tout bascule!

Les moineaux, par l’odeur alléchés, se pointent vite pour partager le festin. Erreur fatale. Car le goéland les attend de bec ferme. Les miettes, c’est bien joli. Mais un piaf, c’est encore mieux!

Il se jette sur le premier venu, le secoue violemment et hop, il l’engloutit. L’assemblée déglutit.

La scène jette un froid. Pire, elle se répète cinq minutes plus tard quand une nouvelle venue vient nourrir le goéland, malgré les avertissements du public. Un deuxième moineau est tué net et avalé aussi sec.

Beurk! Pour les sensibles attablés près de la scène du crime, l’attraction s’est transformée en répulsion. Ils peinent à finir leur plat du jour: ça leur a coupé l’appétit. Pourquoi, il y avait du poulet dans leur assiette? Même pas!

Quels drôles d’oiseaux…

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02/07/2014

Google se met à la rando!

On n’arrête pas le progrès…

Bientôt, le territoire genevois sera accessible à tous d’un simple clic de souris. Plus besoin de chausser ses godillots pour partir à l’aventure le long du Rhône ou dans les lieux reculés qui se gagnent à la force du mollet.

Vous pourrez désormais vous balader sans fatigue, lové dans un fauteuil, en zieutant l’ordinateur. Merci Google!

La Feuille d’Avis officielle nous signale que Street View compte s’enrichir de nouvelles images dans les jours à venir. Dès le 10 juillet, ses caméras ne se limiteront plus à filmer en long et en large les rues, avenues, immeubles et passants.

Elles feront intrusion dans les moindres recoins du canton, «en effectuant une partie du parcours sur des pistes cyclables et des sentiers de randonnée.»

La nouvelle me laisse plus que perplexe. A quoi peut bien servir ce quadrillage de nos espaces de liberté, je vous le demande…

A se donner rendez-vous sous le chêne que l’on peut visualiser à distance? On peut faire sans.

A préparer la balade dominicale? Il existe déjà des itinéraires sur les cartes géographiques. Plus des panneaux sur place.

A se protéger de toute surprise en chemin? A quoi bon alors sortir de chez soi!

A rendre ces lieux d’évasion accessibles à celles et ceux qui ne peuvent plus se mouvoir? Ce serait peut-être le seul aspect positif de la chose.

Vous me direz que personne ne nous oblige à consulter ce service. Certes. Mais on peut se demander à qui profite vraiment pareille exposition du territoire. A Genève Tourisme, à vous et moi ou à une société qui met la main sur nous tous?

M’est d’avis qu’il y a des limites à poser à cette mise en boîte de la nature et du paysage. Il faut qu’il existe encore des coins pittoresques, secrets et préservés. Des lieux magiques qui échappent à ces yeux fouineurs.

Mais il semble qu’on n’arrête pas le progrès!

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01/07/2014

Limiter les coûts

Quand Jean-Pierre s’est déboîté la cheville, l’an dernier, il a filé clopin-clopant chez l’ostéopathe recommandé par son toubib. Et hop, en un tour de main, le voilà remis d’aplomb. La séance a coûté 120 francs et tout le monde est content.

Tout le monde? Pas vraiment. Son assurance refuse de passer à la caisse car le praticien aux doigts de fée ne figure pas sur la liste qui fait foi. N’étant pas du genre procédurier, le client baste et paye de sa poche ce soin qui lui a fait du bien.

L’autre jour, souffrant du bas du dos, Jean-Pierre consulte à nouveau son généraliste. Il diagnostique une entorse du bassin et lui fait deux bons pour l’ostéo, ça devrait suffire.

Halte là, fait le patient. Ça ne va pas être accepté par ma caisse maladie. Allons bon, dit le médecin, suivons le traitement standard. Soit une radio, un scanner et autres examens avant dix séances chez le physio.

Pour quel prix, Docteur? Oh, je dirais 1500 francs, au moins!

Le patient pique la mouche et téléphone à son assurance. Qui confirme. Pas moyen de faire autrement, c’est le règlement.

Le règlement, soit. Mais son application à la lettre n’est pas logique, si l’on veut vraiment réduire les coûts de la santé!

Pourquoi donc faire compliqué quand on peut faire simple? La prochaine fois, je conseillerai à Jean-Pierre un bon rebouteux…

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30/06/2014

Douche froide à tempérée

Le ciel nous est donc tombé sur la tête, ce week-end. Normal, c’est le début des vacances…

Mais tu parles d’une douche froide!

Cette flotte a drôlement tempéré les ardeurs de ceux qui restent là, fidèles au poste, alors que la moitié de la République prend déjà ses aises sous des cieux plus cléments. La moitié, j’exagère…

Mais ils sont passés où, tous ces gens qui, il y a peu de temps encore, envahissaient les rues et les parcs lors de la Fête de la musique? Tous ces enfants qui défilaient en centre-ville et dans les communes genevoises, devant des milliers de spectateurs? Pfuit, envolés, disparus.

Des foules se pressaient un peu partout et, d’un coup d’un seul, il n’y a plus personne à l’horizon. Comme si un bouchon avait été tiré par je ne sais qui et que la baignoire se vide… Lorsque la vidange s’accompagne d’une chute de température, ça refroidit vraiment. Et pas que le bout du nez.

Bon, il y aura encore le Mundial, sa fan zone et ses spots favoris pour drainer du monde et réchauffer les cœurs. On peut aussi compter sur la Nuit de la Science, la Lake Parade, les Fêtes de Genève ou les Musiques en été pour se retrouver au bout du lac.

Tout autour de moi, je n’entends que des personnes se réjouissant de passer l’été à Genève. La meilleure saison pour en profiter qu’elles disent toutes, la bouche en cœur. Oui. Pour autant qu’il fasse beau!

Parce que les chaises longues dans les parcs, les plages de galets ronds, le ciné transat, les aubes musicales aux Bains des Pâquis et tout ce qui fait le charme de cette destination estivale sont vraiment top, mais sans flotte.

Quoique… Si je peux me permettre un conseil, filez vous procurer le guide «Genève été 2014» qui répertorie, jour après jour, tout ce qui est proposé en ville comme à la campagne. Une vraie mine d’or, gratuite, qui se trouve dans des lieux culturels ou téléchargeable sur le site www.ville-ge.ch. Bel été genevois!

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28/06/2014

Publicité maladroite

Besoin d’évasion? Ceux qui cherchent encore une offre de dernière minute pour leurs vacances d’été ont sans doute vu la publicité étonnante de la compagnie d’aviation Etihad Regional.

Je vous la livre telle quelle, sans la photo de la jolie famille souriante, papa, maman et fiston, qui accompagne l’annonce: «En Europe, votre fils vole gratuitement»

Une offre valable depuis Genève à destination de six villes européennes pour un enfant de 0 à 12 ans. Selon les disponibilités, bien sûr. Le parent intéressé par l’affaire devra débourser pour l’accompagner, faut pas rêver.

Chouette, fiston, on va faire un tour à Venise. Ou à Amsterdam, tant qu’à faire! Toi, la fille? Ben, tu restes à la maison. Et t’attends notre retour…

Quelle drôle d’idée de concevoir de nos jours une publicité qui véhicule pareils clichés.

Au lieu de s’énerver dans son coin contre cette annonce sexiste, une cliente a téléphoné cette semaine à la compagnie d’aviation. Moment de gêne au bout du fil. Je n'ai pas suivi la conversation. Mais elle a manifestement porté ses fruits. Car en retournant plus tard sur le site d’Etihad Regional, la pub avait changé.

Les clients potentiels tombent certes sur le même cliché de famille heureuse. Mais ce sont désormais tous les enfants, sans distinction de sexe, qui volent gratuitement grâce à cette action. Les filles sont du voyage. A la bonne heure!

Quant à mon besoin d’évasion, je le comble dans l’immédiat en migrant dans les pages intérieures du journal. Dès lundi, je vous retrouve en Une de locale. Pour de longs babils d’été.

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27/06/2014

Le travail des enfants

Elle a vu rouge, Nathalie. La rage lui est venue en découvrant cette annonce sur le site jobup.ch alors qu’elle consultait des offres d’emploi dans la catégorie restauration, hôtellerie et tourisme.

«Recherchons petites filles», est-il écrit en gras et en gros. «Pour effectuer l’ensemble des tâches domestiques de familles aisées», est-il précisé en beaucoup plus petit. Tiens donc…

Nathalie n’est pas la môme de 5 ans au moins ciblée par cet avis. Mais elle lit ce qui lui est demandé: 16 à 18 heures de boulot par jour, un caractère docile, travailleuse. Et pour quel salaire? Un espace pour dormir et de la nourriture.

«Vous êtes intéressé(e) pour votre fille et souhaitez la voir déjà entrer dans la vie active?» Cette phrase fait juste grimper aux murs cette mère de famille! Mais quand elle signale l’abus au site hébergeant ce scandale, elle découvre bien vite le pot aux roses.

L’annonce est en fait une «bombe» lancée par "Terre des hommes" et quelques complices pour faire réagir le public et dénoncer l’esclavage des petits dans le monde. Message reçu! Même si Nathalie reste ébranlée par la forme dérangeante de la campagne de sensibilisation.

Au siège de la grande ONG suisse d’aide à l’enfance, on se réjouit plutôt des retombées de cette action lancée le 12 juin, date de la Journée mondiale contre le travail des enfants.

Près de 3000 signatures ont été récoltées en ligne pour s’insurger contre ces pratiques. Des débats ont eu lieu. Et l’on continue d’en parler. Ce «Recherchons petites filles» a donc fait mouche. Espérons que cela change quelque chose au sort de ces millions de gosses…

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26/06/2014

La prose interactive

J’aime bien ces échanges avec vous. Vous témoignez, j’écris; je questionne, vous répondez. Et ainsi de suite. Nous avons la prose interactive…

Petit retour sur les affaires en cours.

Le marché caritatif: j’avais annoncé fin mai la tenue des Puces de Bonvent en faveur de Carrefour-rue, une association œuvrant en faveur des personnes sans abri et démunies. Les organisateurs me font savoir que 19 000 francs ont été récoltés! Ceci grâce aux magnifiques objets proposés à la vente, au travail des bénévoles et aux acheteurs, bien sûr. Merci à tous, et à l’année prochaine, si tout va bien.

Les plantes: que faire avec des daturas reçues en héritage? Telle était ma question un brin embarrassée. Eh bien à vous lire, à vous entendre, je n’ai plus besoin de Monsieur Jardinier. Vous m’avez appris plein de bons trucs pour bichonner ces magnifiques trompettes de la mort sans risquer pour autant l’intoxication fatale. Sympa, je vais tester tout ça. Sauf peut-être la recette proposée par Michel pour me débarrasser d’une personne empoisonnante. Je tiens trop à la vie!

Le foot: «Les bonnes adresses pour suivre le Mundial» titrait en manchette la Julie du 13 juin. Monique, qui n’est pas fan de la chose, me demande quand est-ce qu’elle pourra enfin lire «Les bonnes adresses pour fuir le Mundial». Ceci sans quitter son domicile où elle déguste, les soirs de matches. En ce lendemain d’hier, je n’en sais trop rien, pour la manchette. Mais si vous avez des idées pour passer des soirées plus au calme, il faudrait les partager. Car tout n’est pas encore fini, si j’ai bien compris.

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25/06/2014

La jungle des petits

Je sens que je vais encore avoir la larme à l’œil aujourd’hui. C’est pathétique d’être à ce point sensible!

Cela dit, je ne suis pas seule à fondre devant ces nuées d’écoliers défilant en ville. Tous les adultes, même les plus endurcis, sont émus par la scène qui se répète, chaque année, à l’occasion de la Fête des écoles.

Faut dire qu'ils sont si craquants, ces mômes de 4 à 8 ans qui se tiennent par la main et avancent vaillamment dans les rues, à côté de leur maîtresse endimanchée!

Et si nombreux: 5500 filles et garçons vont ainsi marcher cet après-midi de la place Saint-Antoine aux Bastions. Ils seront timides, fanfarons, surexcités ou fatigués, mais tous fiers d’être au cœur de l’attention publique.

Les «promos» c’est vraiment le top des spectacles. Une représentation de 45 minutes spécialement haute en couleur cette année. Pour la première fois, ce sont les écoliers qui ont choisi le thème de la fête.

Ils n’ont donc pas voté pour le Bicentenaire de l’entrée de Genève dans la Confédération. Ils ont préféré la jungle, avec ses grands fauves et sa végétation luxuriante. C’est plus varié, côté costumes et décorations.

Le cortège terminé, ces milliers d’enfants vont entrer aux Bastions, dont les portes se refermeront sur eux. Ils vont pouvoir encore jouer tous ensemble, avaler des litres de sirop et faire des tours en manège.

Arrivera alors le point d’orgue de la fête: l’ouverture des grilles aux parents! Dans la mêlée générale, on ne saura plus très bien qui, des enfants ou des parents, seront les fauves en cage…

Bonnes promos, les petits!

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24/06/2014

La pomme et les poires

La marque à la pomme prend parfois ses clients pour de bonnes poires.

L’autre jour, François laisse tomber son iPhone et l’écran se brise en mille morceaux. La poisse! L’homme étant fort bricoleur, il se dit qu’il va pouvoir réparer ça avec ses gros doigts (c’est lui qui le dit…) et un brin de jugeote.

Il commande la pièce par internet, débourse une septantaine d’euros pour la chose, puis s’attelle à l’ouvrage.

Las, il n’y parvient pas. L’appareil n’en fait vraiment qu’à sa tête. François est vexé, il se croyait plus débrouille... Il finit par se rendre au temple de la pomme, dans les Rues Basses, pour y demander conseil.

Or, la maison n’est pas là pour aider les bricoleurs! L’employé qui le reçoit lui signale, après consultation de ses collègues, ne rien pouvoir faire dans l’immédiat. Car son appareil ne sera pas réparé en l’état. Ni même regardé.

François est invité àretourner à son domicile, enlever l’écran installé par ses soins et revenir avec la pièce d’origine, même pulvérisée. Après, les spécialistes verront. Et combien coûtera la réparation? Environ 300 francs. La nouvelle est assez mal perçue par le client.

Mais a-t-il le choix? La mort dans l’âme, François commence à démonter chez lui son iPhone quand soudain, il voit qu’il avait oublié de «rebrancher la cosse» lors de sa première intervention. Ne me demandez pas ce que c’est, je l’ignore. Toujours est-il qu’après l’avoir rebranchée, oh miracle, ça fonctionne!

Notre bricoleur a ainsi économisé 300 francs et n’a pas eu besoin de jeter à la poubelle un écran flambant neuf. La pomme prend ses clients pour de bonnes poires. Mais elle en perd parfois, à trop vouloir pousser à la consommation...

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23/06/2014

La puce des chats

Après les envolées musicales de ce week-end de rêve, revenons sur terre. Et sur le cas de ce chat écrasé dont j’ai parlé l’autre jour.

Catherine me fait savoir qu’en général, les mistigris trouvés morts au bord des routes sans collier ne sont pas forcément sans maître

Car les matous ne sont pas des toutous: ils ne supportent pas la laisse au cou et aiment divaguer où bon leur semble, en perdant parfois leur collier en chemin. Mais ils devraient tous être porteurs de puces électroniques.

Justement! On me demande si les policiers qui enlèvent les dépouilles de chats sur la voie publique sont dotés ou non d’appareils permettant de les identifier. Eh bien non, me dit le chargé de communication.

Seuls les vétérinaires en possèdent. Les pandores ou les passants qui trouvent ces animaux devraient donc, si possible, les apporter chez ces spécialistes. Ils seraient ainsi identifiés et leur maître prévenu.

C’est mieux, pour pleurer son chat!

Et pour rester dans le registre de nos amies les bêtes, Elisabeth me signale un drôle de truc. En avril dernier, elle fait des démarches auprès d’un refuge de la région genevoise pour y laisser son animal de compagnie pendant les vacances estivales.

Oh, pas pendant tout l’été. Juste deux jours. A sa grande surprise, il lui a été réclamé le prix d’une location d’une semaine entière! Et les cinq jours payés en trop, ils serviront à qui?

Elisabeth a raqué. Mais elle râle. Manifestement, les places dans les refuges sont aussi rares et chères que les appartements libres dans le canton…

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21/06/2014

Tenir la cadence

Sacré mois de juin! Chaque année, il me lessive un peu plus.

Tu vieillis, Julie… Oui, comme tout le monde. Mais il y a décidément trop de tout, dans cette dernière ligne droite d’avant la pause estivale.

La gestion de l’agenda? Un vrai casse-tête: tout s’emballe et se bouscule, en ces jours de fin d’année. De fin d’année scolaire, bien sûr. Car ce sont les écoles qui donnent le tempo. Il est soutenu, avec les examens, les promotions, les auditions, les spectacles, les fêtes et ce qui va autour.

Ce rythme déteint sur la vie professionnelle ou sociale, avec les derniers rendez-vous d’affaire, les dossiers à boucler, les décisions à prendre. Il faut profiter des personnes qui sont là, sous la main, avant qu’elles ne s’échappent vers d’autres contrées.

Tout se règle dans l’urgence, alors que la chaleur invite à lever le pied…

C’est dans cet emploi du temps bien chargé que s’invite la Fête de la musique, en cette fin de semaine ensoleillée. Une respiration bienvenue, joyeuse, rassembleuse. Mais où aller, et surtout que choisir, au milieu des centaines de concerts, de découvertes et de performances qui nous tendent les bras?

Enfin, cerise sur le gâteau bien copieux, le Mundial! Déjà, les supporteurs bâillent au boulot, après de trop courtes nuits passées à vibrer au foot.

En juin, il faut tenir la cadence!

Tenez, si vous avez malgré tout encore du temps libre, ce serait bien d’aller dimanche à la grande brocante et à la vente aux enchères organisées en faveur d’Emmaüs, à la salle des fêtes de Carouge. Parce que même en été, des gens ont besoin d’un coup de main pour vivre décemment. (rens. 022 342 39 59)

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20/06/2014

La chasse au sac

Route d’Hermance, mardi matin, au lieu-dit la Marguerite. Un bien joli nom, pour un arrêt de bus.

Deux dames babillent à cet endroit en attendant leur correspondance. Monique, qui n’a rien vu venir, sent soudain qu’on la bouscule par-derrière. Elle a à peine le temps de se retourner que déjà un jeune homme lui arrache son sac et file sans demander son reste.

L’histoire aurait pu s’arrêter là. A ce simple vol à l’arraché, comme il en existe tant, et empoisonne tous ceux qui en sont les victimes. Mais non, l’histoire rebondit<.

Car le chauffeur d’une camionnette, stationnée non loin de la Marguerite, suit la scène. Et devant les grands gestes de Monique, qui doit sans doute crier au voleur, il réagit.

Sans descendre de son véhicule, il piste celui qui s’enfuit en remontant la rue où l’attend une voiture. Le conducteur dépasse le malfrat, grimpe sur le trottoir et lui coupe la route. Coincé, le gars! Et là, il lui intime l’ordre de rendre le sac illico.

Le jeune le lui tend presto, sans doute impressionné par la détermination du redresseur de torts.

Le voilà d’ailleurs qui rebrousse chemin et roule en direction des deux dames qui attendent toujours leur bus, mais qui n’ont plus vraiment la même insouciance qu’avant. Puis il rend le sac à sa propriétaire, content d’avoir pu lui rendre ce service.

Monique n’en revient toujours pas: un parfait inconnu a pris des risques pour elle. Extraordinaire! Elle a dû insister lourdement pour que cet homme accepte enfin une récompense.

Mais elle n’a eu besoin de se battre que je relate ce geste civique et sympa…

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