24/07/2015

Chaleur inégale

Après ces jours de grande suée, j’en viens à réaliser que nous ne sommes vraiment pas égaux devant la forte chaleur.

Il y a des gens qui la supportent, d’autres qu’elle indispose. Il y a ceux qui s’épanouissent dans la canicule, arborant leur hâle, sourire aux lèvres. Et ceux qui virent grincheux et migraineux passé les 33 degrés.

A quoi tient cette inégalité? A des questions d’âge, de morphologie, de culture. Ça tient aussi aux employeurs: certains ont un plan canicule et suivent les directives à la lettre. Alors qu’ailleurs, c’est le désert…

Grande chaleur et lecture sont ainsi incompatibles, selon des directives de sécurité. D’où cette fermeture temporaire des bibliothèques de Saint-Jean, Pâquis et Eaux-Vives. Bien.

Pendant ce temps, touffeur et travail en plein air ne dérangent personne puisque l’on bosse en plein cagnard sur les chantiers, aux champs ou sur le tarmac de l’aéroport. Et c’est pô juste!

De mon côté, je me demande à quoi bon travailler encore par 35 degrés sous toit, dans la pénombre, avec une ventilation qui me file le torticolis et la crève.

Allez hop, je ferme boutique et file prendre l’air du large. Je serai de retour à la rentrée des classes. Avec une plume toute fraîche à tremper dans l’encre bleue. D’ici là, bel été à tous!

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23/07/2015

Porteur de sacs

Vous faites quoi cet été, jeune homme? Porteur de sacs dans des immeubles en chantier, à disposition des locataires!

Incroyable, non? Tel est pourtant le job qu’a décroché un étudiant auprès de la régie du Rhône pour les deux mois d’été.

Le garçon, qui n’a rien d’un malabar, est employé pour faire le monte-charge, le temps que les ascenseurs soient remplacés. Il soulage les habitants de leur fardeau quotidien mais n’assure pas le transport des personnes. Faut pas exagérer…

Les locataires hauts perchés doivent de toute façon se farcir la montée à pied pendant cinq ou six semaines, ce qui n’est pas rien quand il fait si chaud.

Mais l’exercice semble plus supportable quand il se fait les mains libres et en bonne compagnie! Certes, le porteur est engagé une seule heure par jour, et uniquement en semaine. Reste que l’heure est modulable, en fonction des besoins.

Après un temps d’adaptation, les habitants ont vite compris le service que ce jeune homme pouvait leur rendre. Et depuis, il fait la navette dans les escaliers pour monter les courses des aînés, trimbaler les poussettes et les valises ou descendre les poubelles. Sourire compris.

Sûr que les locataires vont le regretter, à la fin des travaux…

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22/07/2015

Le filon mignon

A chacun ses lectures…

J’ai pour ma part un petit péché, pas très mignon, il faut bien l’avouer: j’aime bien lire la FAO près du ventilo, au bureau. En diagonale, certes, mais tout de même…

Faut dire que la Feuille d’avis officielle est truffée d’infos. Oh, rien de bien sexy ou de croustillant à se mettre sous la dent, en ces temps de grande relâche. Mais pour les curieux de nature, c’est à coup sûr le bon filon.

Deux fois par semaine, tu te mets au diapason des affaires petites et grandes de la République. Tiens, le pote Albert se retrouve aux poursuites. Pour des primes maladie non payées. Etre épinglé publiquement pour si peu, c’est vraiment moche…

T’apprends aussi que le cousin Luc monte en grade chez les pompiers, que ton ancienne instite est décédée ou que le bâtiment voisin va être surélevé.

On peut tout lire. Mais pas tout comprendre forcément. Mes yeux sont ainsi tombés sur la page du pouvoir judiciaire. Un greffier au Tribunal de première instance y avise la République d’Irak «actuellement sans domicile ni résidence connus» du report d’une audience. C’est extra!

Ça rappelle les procédures de divorce, quand un conjoint s’évapore sans laisser d’adresse. Mais un Etat, c’est encore une autre histoire. J’adore la FAO…

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21/07/2015

Dessins solaires

 

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Florian n’a pas attendu la canicule pour se frotter au soleil!

Entre l’étoile et lui, c’est une histoire de fusion. Une passion qui dure: elle est entrée dans la vie de Florian en 2006 déjà, quand il cherchait un thème pour développer sa créativité à l’atelier de Foyer handicap.

Le jeune homme avait déjà réalisé, avec ce qu’il trouvait sous la main, des séries étonnantes montrant assiettes, cœurs et étoiles sous un autre jour. Puis l’astre lumineux est arrivé et il a tout irradié.

Il règne désormais en maître sur les compositions de l’artiste: Florian a dessiné pas moins de 1020 soleils, tous uniques, tous différents! Chacun raconte une histoire, une rencontre ou un espoir de vivre mieux.

Le sujet n’est pas toujours ce cercle parfait aux couleurs chaudes. Il peut au besoin changer de teinte et de taille, être suggéré, déguisé ou décoré, dans un style souvent joyeux.

Comment je le sais? Parce que Florian m’envoie régulièrement par mail ses dernières créations aux titres sympas, et que ça fait chaud au cœur!

A-t-il des préférés parmi ses 1020 dessins solaires? Même pas. Tous sont ses bébés. Il les aime de la même manière. Car ils lui ont tous demandé autant de temps et de transpiration… Surtout en ces jours de canicule!

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20/07/2015

La bière s'évapore

Où sont-ils donc passés? Depuis la Fête de la musique, la question taraude Jean-Pierre. Et plus les jours passent, plus il se demande s’il va les revoir un jour. Mais qui donc, au juste?

Les cinquante fûts vides de bière, la machine pour tirer les pressions et la bouteille de gaz. Bref, tout le matériel utilisé pour écouler plus de 900 litres de mousse aux Bastions. Pfft! Evaporé dans la nature…

Tout ce barda avait été laissé comme d’habitude sur le stand du Mouvement populaire des familles, une fois la fête terminée. L’entreprise qui avait fourni le matériel venait normalement le récupérer le lendemain matin. Sauf qu’à son arrivée, tout avait déjà disparu.

Et Jean-Pierre ne sait plus où chercher. Il a déjà téléphoné à toutes les entreprises qui font ce genre de commerce pour voir s’il n’y avait pas eu erreur de ramassage. Mais rien.

La situation peut sembler cocasse. Mais s’il ne remet pas la main sur ce matériel, la plaisanterie lui coûtera plus de 5000 francs. Ce serait vraiment la tuile pour le Mouvement populaire des familles qui tient justement un stand à la Fête de la musique pour réunir des fonds…

Alors si ce truc à fabriquer des mousses pouvait remonter soudain à la surface, Jean-Pierre déborderait de joie. Nous aussi.

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18/07/2015

Douche salissante

Au XXIe siècle, à Genève, une jolie jeune femme a le droit d’aller se baigner seule au lac sans être harcelée. Et pourtant…

Une ravissante brune des Eaux-Vives aime bien aller piquer une tête dans le lac pour se rafraîchir les idées et le reste.

A Baby Plage, c’est l’idéal. Le lieu est fréquenté par des familles, l’ambiance est bon enfant et elle y trouve sa place.

Les choses se corsent à la sortie du bain. Quand il faut aller se doucher pour tenir à distance les puces de canard.

La douche se trouve en retrait de la plage, dans un coin discret. Fort bien. Mais qui a eu l’idée saugrenue de laisser deux bancs publics juste à côté de cette installation à ciel ouvert?

Car ces bancs, ces temps, sont squattés par des hommes. Pas des raffinés, hélas. Plutôt du genre lourd, cuité et libidineux.

Ils se trouvent donc aux premières loges pour mater les nageuses et commenter leur physique. Ils ne s’en privent pas. Ils en rajoutent.

Et c’est intolérable pour la jolie brune et toutes les autres. Que faire pour éviter de se sentir ainsi salie sous la douche?

La Ville de Genève, si soucieuse de l’égalité des sexes, devrait trouver une solution: protéger la douche des regards lubriques, déplacer les bancs, ou autre. Mais vite, ça urge!

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17/07/2015

L'eau au goulot

Contre la canicule, rien ne sert de prier.

La preuve? Chez Anne, les deux bougies montant la garde près d’une petite statue de sainte ont rendu l’âme. Plof! Elles ont fondu sous la chaleur.

Comme pas mal de monde ces temps-ci.

Si Anne se fait du souci pour les neurones de ses chandelles, on peut en avoir autant pour les neurones des humains… Car ils deviennent extraordinairement mous et malléables lors de pareille cuisson à l’étouffée.

Mais bien que flagada, ils se rappellent instinctivement d’un truc fondamental: sur 100 molécules constituant notre matière corporelle, 99 sont des molécules d’eau.

Et pour les garder à niveau, il nous faut boire. De l’eau. Encore de l’eau. Toujours de l’eau.

Même la nature a soif. Dans les parcs, les pelouses morflent, faute d’arrosage. Normal, le lac se viderait à vouloir maintenir à tout prix le gazon vert. Mais les petits buissons et les massifs?

Angela me signale qu’avec des dames de Malagnou, elles vont avec des  pots d’eau arroser le massif d’hortensias laissé à lui-même dans le parc public.

Elles le font matin et soir, pour que la terre reste humide. Est-ce bien un boulot de mère-grand, quand il fait si chaud?

Contre la canicule, rien ne sert donc de prier. Mieux vaut boire l’eau au goulot...

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16/07/2015

Toilette en public

Décidément, on aura tout vu!

Plage du Vengeron, un dimanche de canicule. La foule se presse sur le gazon jauni. On se dore au soleil, on grille des sardines et on joue aux vacances.

En fin de journée, deux belles femmes en maillot de bain se dirigent vers le ponton et font de grands sourires à la ronde. Le public sourit en retour. Normal.

Ce qui suit l’est moins: la brune et la blonde, d’après les images que j’ai vues, se posent près de l’eau, enfilent des gants en latex et commencent à se tartiner de crème blanche…

Une protection solaire plus que totale? De l’argile fine?

Que nenni: il s’agit d’une crème décolorante pour les poils et duvets de ces dames! Le genre de truc qui se pose en général dans l’intimité de sa salle de bains. Et non au Vengeron

Une baigneuse s’en émeut et demande aux sirènes de cesser de se toiletter ainsi en public. Mais elles plongent dans le lac pour se débarrasser du produit et s’en vont en laissant tout leur barda derrière elles.

Excepté la séance crêpage de chignon qui a suivi entre la baigneuse et ces sans-gêne, plus rien à signaler. Sauf qu’elles ont oublié de se doucher après leur exploit...

Les puces de canard, de sortie ce jour-là, ont dû s’en donner à cœur joie entre ces poils décolorés. Sacrées puces!

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15/07/2015

A bout de nerfs

Il y a donc l’électricité dans l’air sur le front des transports.

Certains chauffeurs de taxis (pas tous, bien sûr!) sont à bout de nerfs et ça déteint grave sur leurs clients. Que faire pour éviter un tel gâchis?

L’autre jour, un couple âgé appelle un taxi pour se rendre chez le toubib. La distance à parcourir n’est pas très longue, mais c’est déjà le bout du monde pour ces personnes malvoyantes qui marchent avec des cannes.

Notez que si les taxis existent et sont utiles, c’est bien pour ce genre de cas…

Bref, à peine arrivé, le chauffeur rabroue vertement les aînés: la course est trop courte pour lui. Qu’ils prennent le bus!

Devant leur insistance il les embarque, comme il est obligé de le faire, tout en maugréant ferme. A 68 ans, dit-il, il n’a plus d’ordre à recevoir. «Moi j’en ai 83 et mon mari 92» rétorque la cliente, pensant ainsi lui clouer le bec. Réponse du malotru: «Donc vous attendez la sortie…»

Encore bravo pour ce trait d’esprit et cette belle empathie!

Choqué par la mésaventure, le couple prend le bus au retour, pour ne pas risquer de tomber à nouveau sur cet individu. Mais il se trompe de ligne et termine à pied, en pleine canicule…

S’il avait eu le choix, il aurait fait autrement. Mais voilà…

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13/07/2015

Bonjour le service!

Les chauffeurs de taxi ne sont pas à la fête ces jours. Mais ce n’est pas une raison pour se défouler sur les clients. Ceux qui empruntent encore sagement nos chères compagnies locales.

L’autre jour, à l’aéroport, Christine rentre de vacances avec son bébé sous le bras, son mari à la main et des tas de valises au milieu.

Les taxis forment une longue colonne qui patiente à l’affût d’une course. Un chauffeur s’approche de la famille. Gentil et serviable, à première vue.

Il fait entrer tout le monde dans son véhicule et s’installe derrière le volant en souriant. Mais quand il entend l’adresse où aller, il craque. Il pique sa crise. La totale.

«Ah non, pas ça! Pas l’avenue Wendt…» Et de se lamenter sur son sort. «Dire que j’aurais pu conduire une cliente en France. Mais l’avenue Wendt, pfff…»

Ben oui, désolé, c’est là où habite la famille. Elle ne va pas demander au chauffeur de faire le tour du canton juste pour lui faire plaisir. Ambiance à bord.

Le taxi se met néanmoins en route et chacun ronge son frein. A noter encore qu’il n’y a pas de siège pour le bébé et que la ceinture arrière ne fonctionne pas.

En résumé, relève Christine, tu te fais insulter parce le trajet est trop court et tu paies quand même 32 balles… On se pince!

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11/07/2015

Le café des signes

C’est le rendez-vous incontournable des nuits genevoises, le cadeau offert à ceux qui aiment partager une toile en plein air et en bonne compagnie.

Ciné Transat s’installe pour l’été à la Perle du lac et le public s’en pourlèche déjà les babines!

Ce dimanche 12 juillet, il va ainsi vivre une expérience singulière à l’occasion de la projection du film «Les enfants du silence». Une soirée organisée avec le concours de la Fédération suisse des sourds et malentendants.

Les personnes souffrant de ce handicap seront pour une fois à la fête! Elles pourront enfin apprécier le film qui évoque leurs difficultés grâce aux sous-titres créés pour l’événement, avec mention de bruitages et de musiques.

Quant à celles qui entendent correctement, elles vont s’initier à la langue des signes: un sourd et un interprète se promèneront entre spectateurs ou pique-niqueurs pour établir un début de dialogue.

Mieux encore: la buvette de Ciné Transat devient, le temps de la soirée, un Café des signes tenu par des bistrotiers sourds.

Comment se faire comprendre, lors de la commande? La carte des boissons représente, en dessins, les signes à accomplir pour obtenir café, vin ou jus de fruits. C’est difficile?

A vous de le dire!

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10/07/2015

Baisser l'abat-jour

Nelly voudrait pouvoir dormir la nuit. Mais sa chambre à coucher baigne, semble-t-il, dans une lumière venue d’ailleurs: Nelly vit tout près d’Uni-Mail dont les escaliers et l’allée centrale illuminent ses insomnies.

A quoi bon éclairer autant quand il n’y a plus un chat dans le bâtiment?

Cette voisine incommodée a tenté de savoir qui pourrait bien tirer la prise, pour retrouver le sommeil et faire des économies d’électricité à la collectivité.

Mais la nonagénaire déclare forfait: «On me balade d’un service à l’autre. Que faire?» Prendre son mal en patience…

Car Uni-Mail n’est pas en vacances: les chercheurs y bossent jusqu’à plus d’heure, ou à la fraîche, les cours d’été recommencent sous peu et un symposium international se tient ces temps-ci, même tard dans la soirée.

D’où l’importance d’éclairer les escaliers et issues de secours pour des raisons de sécurité, bien sûr. Cela se fait d’autant plus volontiers que le système d’éclairage du site vient d’être rénové et qu’il est désormais plus économique.

Et puis, me dit-on, le système se met automatiquement en mode veilleuse la nuit. Une veilleuse juste un peu forte pour les yeux de Nelly.

Baisse un peu l’abat-jour, disait la chanson…

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09/07/2015

Canettes profitables

 

Question recyclage, c’est le roi!

Martin vient de franchir la barre symbolique des 100 000 canettes en alu récupérées. Il en compte exactement 100 685 à son tableau de chasse, ce qui représente 1549 kg livrés à une entreprise de récupération.

Je dis chapeau!

Car cette collecte lui a pris un sacré temps. Il a commencé à traquer la canette sur la voie publique en 2006 déjà, quand il s’est rendu compte qu’elle avait quelque valeur. Une valeur minime, mais tout de même: chaque contenant de bière ou autre rapporte 2 centimes.

Evidemment, faut pas espérer faire ainsi fortune: il a gagné environ 2000 francs en plus de 9 ans de boulot. Mais cet argent de poche est appréciable.

Et puis Martin est un idéaliste qui entend agir, à son niveau, pour protéger l’environnement. Comment s’y prend-il?

Il ramasse ces récipients, les stocke chez lui et les écrase avec un presse canettes prêté par la société de recyclage. Quand il en a un bon poids, il les livre à une entreprise de Satigny qui peut le dédommager sous forme de bons et de billets de la chance. Les canettes, elles, retrouvent une nouvelle vie.

Si des jeunes veulent suivre le bel exemple de Martin, qu’ils consultent le site www.igora.ch.

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08/07/2015

Marche à l'ombre

Marche à l’ombre! L’invite impérative du chanteur Renaud signifiait clairement à l’indésirable de service: fais-toi tout petit, t’as vraiment pas intérêt à te faire remarquer si tu veux éviter les problèmes.

C’est exactement la tactique qui fait fureur ces jours en ville: éviter à tout prix de se faire repérer par le soleil de plomb, raser les murs de près et donc marcher à l’ombre…

A l’heure où le goudron fond, il s’agit se déplacer en fonction des zones d’ombre offertes par le bâti ou le végétal. Et c’est drôle à observer: les passants zigzaguent dans l’espace public et se faufilent dans des lieux où ils n’auraient pas idée d’aller en temps normal.

Le passage entre deux hauts murs, triste à mourir, la rue glauque à souhait mais qui offrent un brin d’air à l’abri des rayons. Passer partout, sauf sur ce trottoir vibrant de chaleur qui colle aux pattes.

Marcher à l’ombre, vivre à l’ombre, travailler à l’ombre. Et malgré tout, il fait plus de trente degrés ce mardi dans les locaux de la Julie…

C’est dire si le neurone est un peu mou à ces températures. Vivement que ça baisse!

Et je crois pourvoir affirmer, sans trop me tromper, que c’est aujourd’hui chose faite. Ouf!

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07/07/2015

Le TIG s'installe

C’est le grand remue-ménage, côté rive droite. Les quais n’ont plus le temps de souffler: la Lake Parade s’est à peine évaporée que débarque déjà le TIG.

Le Triathlon International de Genève, donc. Un TIG taille XXL puisqu’il est, cette année, l’hôte des Championnats d’Europe de la discipline. Et ça fait du monde!

Je laisserai à mes collègues sportifs le soin d’expliquer les particularités de ce rassemblement d’athlètes au top qui fera des heureux du 9 au 12 juillet.

Mais pour ceux qui restent au bout du lac pour en profiter, c’est une autre histoire. Car ils vont en être partiellement privés par cette compétition et la place qu’elle va bientôt occuper…

En face des Bains des Pâquis, tous les stationnements réservés aux deux roues ne le sont plus. Leurs usagers doivent se parquer dans le quartier déjà surchargé ou alors tenter d’accéder au lieu à pieds, voire en Mouettes.C'est chouette.

Et dès jeudi, ils entreront au compte-gouttes dans les bains publics pour laisser la place aux entraînements des triathloniens, puis aux courses.

Jusqu’à dimanche, il n’y aura plus guère de place pour poser sa serviette de bain sur la jetée. C’est raide, en pleine canicule, et en haute saison balnéaire. Mais je vais encore passer pour une Genevoise grincheuse...

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06/07/2015

Les tubes de l'été

Changement de décor: me voici propulsée en attaque de locale grâce à la pagination d’été. Très bien, l’estivage. Même si je me sens un poil à l’étroit dans cette colonne. Il ne me reste plus qu’à alléger ma prose pour qu’elle rentre dans le cadre.

A suivre une cure minceur. D’ailleurs, avec cette chaleur, on n’a pas trop envie de faire bombance. Faisons léger, donc.

Et taillons gaillardement dans le gras, comme l’a fait Novartis. Vous avez lu l’info sortie début juillet?

L’Euceta et le Vita-Merfen, les deux tubes rois de la pharmacie familiale suisse depuis des plombes n’existent plus!

Ce n’est pas à cause d’une rupture de stock au moment où les clients en auraient besoin pour soigner les bobos de l’été. Ils ne sont juste plus produits. C’est fini, liquidé, poutzé.

Je ne vais pas faire ici de la pub pour ce géant de la pharma. D’ailleurs je ne savais même pas qui fabriquait ces super-pommades à usages multiples

Mais pourquoi condamner des médicaments qui font bien leur boulot? Pour une question de gros sous, forcément.

Il semblerait que le marché suisse soit désormais trop petit. Et alors? Alors c’est dommage, ce premier été sans Euceta…

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Genève-les-Bains

 

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Les températures caniculaires règnent sur notre région, et ça risque de durer. Vous souffrez peut-être de la chaleur? Mais quelle chance vous avez: Genève est une ville d’eau!

Elle s’enroule autour du lac et elle est traversée par l’Arve et le Rhône qui se montrent parfois remuants. Ça fait pas mal de vagues à disposition, pour un si petit canton…

Les habitants du lieu peuvent donc profiter à loisir de toute cette flotte à portée de main et de caleçon de bain pour y faire trempette et se rafraîchir.

Mais non. Les Genevois hésitent. Aux lieux de baignade naturelle, ils préfèrent souvent les piscines. La faute aux puces de canard. Aux algues qui chatouillent. Aux difficultés d’accès à l’eau publique. A la plage des Eaux-Vives qui n’est hélas plus, ou pas encore.

De l’autre côté de la Suisse, ils savent décidément mieux faire! Avez-vous vu les images de ces nageurs, affublés d’un petit bonnet de bain bleu, qui ont traversé dernièrement le lac de Zurich?

C’était le 1er juillet et ils étaient près de 9000 à relier le Mythenquai à la plage de Tiefenbrunnen. Soit 1500 mètres de nage en eau libre. Splendide! Je rêve de pareil événement ici…

Imaginons les futures Fêtes de Genève: au lieu de toujours tourner et de parader autour du lac, qu’on se mette une fois pour toutes dedans!

Quoi de mieux alors qu’une traversée de la rade à la nage? Pour y participer, pas besoin d’être très sportif ou de s’appeler Céline Amoudruz: d’autres l’ont fait avant elle, et sans combinaison.

Ce serait une course populaire et festive, une sorte d’Escalade estivale. Et une bonne façon de promouvoir la marque de Genève-les-bains. Je m’inscris déjà!

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03/07/2015

Une envie de transats

Surtout, ne pas trop bouger! Eviter les dépenses physiques, les intellectuelles aussi. Préférer la position allongée, celle qui permet encore tout juste de siroter de la flotte citronnée sans avoir besoin de se relever. Et puis attendre que ça passe.

Mais chacun fait ce qui lui plaît pour traverser au mieux la fournaise de ces beaux jours d’été...

Les enfants s’ébattent dans toutes les gouilles d’eau, les fidèles se réfugient dans les églises pour se mettre au frais, les amateurs de soldes ou de SALE prennent d’assaut les magasins climatisés, les buveurs hantent les terrasses à l’abri du soleil.

Certains promeneurs préfèrent l’ombre des grands arbres de la campagne pour y faire quelque rêverie. Ils devraient toutefois éviter l’ombre du noyer, dirait ma grand-mère: elle est bien trop froide et rend malade…

Et c’est dans cette quête de fraîcheur et de repos que débute l’opération «chaises longues» dans les parcs de Genève. Un vrai signe du destin!

Imaginez les vertes et généreuses pelouses ombragées des parcs Bertrand, Trembley, Beaulieu, Franchises et Bastions (d’autres espaces verts de la Ville servent aussi de cadre à cette opération bienvenue, mais ne durent pas toutes les vacances scolaires.)

De jeunes filles et garçons engagés pour l’été sont à l'œuvre dans ces lieux dès 13 h pour vous prêter des transats, vous distribuer des pommes ou vous filer un livre, si par hasard le vôtre était resté à la maison. Que demander de plus?

L’éventail, peut-être. Mais vos doigts de pieds sont déjà dans cette position…

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02/07/2015

Chaud devant...

La vague de chaleur extrême qui déferle ces jours sur nos têtes nous plonge tous dans le même bain.

Nous suons, nous dégoulinons, nous nous liquéfions. Nous sommes en eau. Nous sommes en nage!

Pourquoi ne pas aller goger dans le lac? A plus de 23 degrés, pas dit que ça rafraîchisse beaucoup. Autant plonger les pieds dans une bassine d’eau froide. Et en boire. Beaucoup.

Mais quelle cuite!

A partir de quelle température ceux qui sont au turbin pourraient dire à leur patron pouce, je me mets au frais? Dans certains pays du Sud, les humains font la sieste quand le soleil de plomb se met à taper sur tout ce qui bouge. Et ils ont bien raison. Que faire d’autre lors de pareille touffeur?

Ailleurs, on parle de congé chaleur, afin de préserver les forces vives de la nation. La chose est loin d’être bête quand on sait que nos performances physiques et intellectuelles diminuent lors des grandes chaleurs…

Mais ici, malgré la canicule et l’alerte rouge lancée par Météo suisse (degré de danger 4 sur 5) rien de tout ça. Le mercure va encore grimper et les travailleurs vont continuer à vaquer mollement à leurs occupations.

Ceux qui ont la clim risquent tout au plus un rhume. Mais ceux qui bossent sur les chantiers ou aux champs? Les spécialistes de santé publique estiment qu’il faut limiter les activités en plein air et se tenir à l’ombre. Facile à dire. Impossible à faire appliquer.

En attendant que nos autorités statuent un jour sur l’utilité des congé chaleur lors de canicule, buvez, buvez et buvez. De la flotte, donc. Et vérifiez que les aînés et les plus fragiles d’entre nous fassent de même. Santé, et conservation!

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01/07/2015

Le super-héros du jour

Depuis qu’elle a mis au monde des jumeaux, cette collègue n’a plus trop les yeux en face des trous et pas assez de mains pour faire huit trucs à la fois, quand ce n’est pas neuf. C’est la course, 24 heures durant.

L’autre jour, en partant à toute vitesse de chez le médecin, sa voiture lui signale qu’elle a affreusement soif. Panne sèche en vue…

Chloé s’arrête donc à une pompe à essence et, comme d’hab, pose son porte-monnaie sur le toit du véhicule pendant qu’elle fait le plein. Vite, elle redémarre pour se rendre à l’hôpital où l’attend un autre rendez-vous.

C’est là qu’elle reçoit un appel de la Julie. De la réception du journal, donc. On lui dit qu’un monsieur a trouvé son portefeuille sur la route, avec son nom à l’intérieur. «Mais non, pas possible, il est dans mon sac» affirme ma collègue.

Vérification faite, il n’y est pas. Oups!

La téléphoniste met alors la jeune femme en communication avec celui qui a récupéré son porte-monnaie gisant sur la chaussée, à quelques encablures de la station-service. L’objet avait donc fait le grand plongeon du haut de la voiture tandis qu’elle roulait.

Le temps de convenir d’un rendez-vous pour faire la transaction, et voilà cet homme serviable qui rend son bien à Chloé avec un immense sourire, en précisant «qu’il y avait tout dedans».

C’était une journée bien pourrie. Mais cet inconnu a incontestablement contribué à la sauver en dépannant, par gentillesse, une journaliste en congé maternité un brin débordée par les événements.<

Ça vaut bien le titre de super-héros du quotidien!

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