30/06/2016

Ca sent les vacances...

Je vous ai laissés en rade il y a deux semaines, sans un mot d’excuse. Ça ne se fait pas. Alors quoi? Etait-ce un départ sur un coup de tête pour Ibiza? Même pas! Plutôt la faute à un accident bête. Et le propre des accidents, c’est qu’on les prévoit rarement…

Le jour de mon retour aux affaires, les petiots de la ville sont descendus dans la rue pour fêter les promotions. Déjà? J’y crois pas. Et pourtant!

A voir défiler ces milliers d’enfants sous le soleil, ça sent effectivement la fin de l’année scolaire à plein nez. Les vacances. Mer et montagne s’invitent joyeusement dans le paysage urbain pour annoncer le temps des relâches, avec tous ces animaux à plumes, à poils ou en écailles juchés en équilibre sur les têtes des jeunes élèves.

Qu’ils sont craquants sous ces bricolages! Filles et garçons avancent en se tenant la main, intimidés ou fiers de leur allure, surpris de découvrir tant d’adultes venus les admirer le long du cortège. Ces petits marcheurs endimanchés sont au cœur de toutes les attentions et déclenchent quelques larmes d’émotion en passant devant leurs parents, ou même de parfaits inconnus. Ils sont si mignons!

Or ces minots déguisés en vaches ou en poissons des îles ne seront pas pour autant lâchés dans la nature après les carrousels aux Bastions. Ils devront retourner en classe…

Et rester encore jeudi et vendredi entre quatre murs, alors que l’on a goûté à l’ivresse de la Fête des écoles, au sirop grenadine et aux manèges, ça va être chaud bouillant. Surtout si l’on met les cahiers au feu et la maîtresse au milieu!

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16/06/2016

Bonjour la confiance

Ah, la vie de village!

Tout le monde se connaît, se salue, s’estime ou se déteste. Chacun sait tout des habitudes du voisin et des manies de l’épicier. Plus le reste…

Les petites localités genevoises ont beau se densifier, les liens entre leurs habitants restent toujours plus étroits qu’ailleurs. Ceci pour poser le décor.

Lors des dernières votations, début juin, Anne se rend au local de vote de son village. Enfin c’est le sien depuis 24 ans qu’elle y vit. Elle y a élevé ses enfants et est active dans plusieurs sociétés locales. C’est une personne qui ne passe pas inaperçue.

«Bonjour tout le monde» lâche-t-elle en arrivant dans la salle pour accomplir son devoir civique et babiller avec celles et ceux qu’elle rencontrera.

«Carte d’identité» lui demande d’entrée le scrutateur. «Je ne l’ai pas» dit-elle. «Donc vous ne pouvez pas voter!» Et là, Anne pique la mouche.

La citoyenne passe devant l’urne, déchire son matériel de vote, le jette à la poubelle et clame «A voté!» sous l’œil éberlué de l’assistance.

Non mais. Que l’on exige une pièce d’identité des votants dans les villes, où les gens ne savent plus qui est qui, ça tombe sous le sens. Mais là, au secours!

D’ailleurs pourquoi tant de précautions au local communal, alors que personne ne regarde ce qui se passe avec le vote par correspondance?

Quand elle rend visite aux aînés de la région, Anne prend souvent leurs enveloppes contenant leur scrutin pour aller les poster. Si elle avait voulu, elle aurait pu les bidouiller facile. Qui s’en soucierait?

Et là, elle n’a pas pu voter, faute de pièce d’identité. Bonjour la confiance.

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14/06/2016

Prévention en question

Petit retour sur les dictons évoqués l’autre jour (on est dans le jus…). Saint-Barnabé n’a finalement pas coupé l’herbe sous les pieds de Saint-Médard: il a plu des cordes samedi.

D’après les vieilles croyances, nous sommes donc partis pour quarante jours de flotte! A moins que Saint-Gervais y mette le holà dimanche 19 juin, en replaçant le soleil à sa juste place. Il serait temps. Car la Fête de la musique ne doit pas prendre l’eau!

Mais quelle que soit la météo du jour, les autorités de Chêne-Bougeries n’ont pas perdu espoir. Elles tablent sur un été beau et chaud. Très chaud, même.

Elles viennent ainsi d’envoyer une circulaire aux personnes âgées de 65 ans et plus pour les inciter à s’hydrater... quand viendra la canicule. Louable intention, mais mauvais «timing».

Comme pas mal de monde, les aînés n’en peuvent plus de toute cette flotte. La prévention a fait un peu flop…

Mais si l’été se la joue effectivement caniculaire, on dira que les autorités communales ont fait tout juste. Normal!

D’autres personnes ont déjà tout juste. Ce sont les deux jeunes qui ont trouvé vendredi la carte de crédit d’Anne-Lise à la Coop de la Fusterie et qui sont vite allés la remettre à l’UBS.

La dite banque a aussitôt appelé la dame qui venait d’arriver chez elle après ses courses. Quand l’employé lui a annoncé qu’on avait retrouvé sa carte, elle est tombée des nues, ne sachant pas qu’elle l’avait perdue!

Elle aimerait remercier ici ces jeunes charmants et gentils dont elle ignore le nom. Car on ne dit jamais assez ce qui va bien dans cette République.

Alors voilà qui est dit.

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13/06/2016

La journée des albinos

Elodie est atteinte d’albinisme. Ce qui veut dire qu’elle est albinos.

Or elle n’a ni les yeux rouges, ni les cheveux blancs, comme on pourrait l’imaginer d’après les idées reçues! Cette belle jeune femme a plutôt tout d’une Nordique, chevelure blonde, peau claire et yeux bleus.

Des yeux qui ne voient hélas pas grand-chose. Car la maladie génétique dont souffre la Genevoise est caractérisée par la malvoyance, associée à une dépigmentation plus ou moins forte de la peau et des cheveux.

Pourquoi parler ici de cette maladie rare? Parce que c’est aujourd’hui la journée internationale de sensibilisation à l’albinisme. Une journée nécessaire pour lutter contre la discrimination, et les exactions, dont les albinos sont victimes dans certains pays du monde. Pour récolter aussi des fonds destinés à la recherche.

Elodie est très impliquée dans l’association française Genespoir. Faut dire qu’il n’existe rien de tel en Suisse pour soutenir et informer les familles confrontées à cette maladie. Or son jeune frère est aussi albinos…

L’étudiante en psychologie a donc décidé de participer le 19 juin prochain à la course des Héros, qui a lieu à Paris. La course réunit des personnes qui ont différents handicaps et qui s’engagent à courir, ou à marcher, sur différentes distances. Auparavant, elles auront toutes récolté des fonds en faveur de leur association.

La Genevoise cherche encore des sponsors avant de s’envoler pour Paris. Pour plus d’information sur cette course comme sur l’albinisme: www.alvarum.com/elodiegatignon

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11/06/2016

Tapage nocturne

Rappelez-vous l’histoire de ces quatre copines sorties boire un verre le soir aux Pâquis, fin avril.

A leur sortie de bistro, à minuit passé, deux policiers zélés avaient exigé qu’elles montrent leur pièce d’identité et soufflent dans l’éthylomètre.

Les papiers oui, l’alcootest non, avaient rétorqué les amies. A quoi bon souffler? Elles habitent le quartier et sont à pieds! Des renforts de police avaient alors été appelés pour mater les rebelles et le ton était monté.

Nous en étions restés au moment où les Pâquisardes attendaient le coup de bâton pour pareille insubordination et excès de bruit. Eh bien il est arrivé, et il fait mal.

Car l’ordonnance pénale ne fait pas dans la dentelle: elles sont condamnées à 450 francs d’amende. Plus 200 francs d’émoluments. Chacune, donc. Ça fait cher la sortie sympa entre copines! Et un joli carton pour les forces dites de l’ordre.

Vont-elles faire recours? A quoi bon! Ce sera leur parole contre celle de la police. Je propose plutôt de couper la poire en deux: chacun paye sa part de tapage nocturne sur la voie publique, policiers compris! Ça passerait mieux ainsi, s’il faut à tout prix taper dans le porte-monnaie. Mais faut pas rêver…

Si je vous raconte tout ça aujourd’hui, c’est à titre préventif. Les amateurs de foot qui adorent brailler dans les rues à pas d’heure doivent savoir qu’ils risquent 650 francs pour excès de bruit.

A moins que ces débordements sportifs soient tolérés. Parce que c’est l’Euro 2016. L’orgie de foot. Que c’est «Hop Suisse» sur les sacs rouges des poubelles de la ville. Et que c’est la fête! On verra bien.

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10/06/2016

On est dans le jus

Quand le temps se détraque et que la météo patauge, ne reste plus que les bons vieux dictons populaires pour tenter d'y voir plus clair…

La journée du mercredi 8 juin a été plus qu’arrosée, vous en conviendrez. Or que dit-on dans les campagnes voisines à cette occasion? «S’il pleut à la Saint-Médard, il pleut quarante jours plus tard. A moins que Saint-Barnabé ne lui coupe l’herbe sous les pieds».

Et la Saint-Barnabé, c’est samedi! Demain, donc. Je m’en voudrais de jouer les trouble-fête, mais les prévisions ne sont guère optimistes. La journée, dit-on, sera partiellement pluvieuse. Ploc ploc ploc!

Il va ainsi flotter pendant quarante jours, ou dans quarante jours, les interprétations divergent. Ce sera humide, en tous les cas.

Sauf si Saint-Gervais ferme le robinet céleste le 19 juin prochain. On dit que s’il fait beau ce jour-là, Médard et Barnabé sont tirés de l’eau.

Qu’importe, au fond, puisqu’on est déjà complètement dans le jus! Les pontons du Rhône sont engloutis sous les flots et le lac est au plus haut. Mais il devrait monter plus encore avec la fonte des neiges qui ruissellent dans les montagnes. Sans oublier les précipitations annoncées. Tout ça représente un sacré paquet d’eau.

Et comme si cela ne suffisait pas encore, on pourra se laisser glisser sur elle ce samedi, grâce au toboggan aquatique géant installé pour la deuxième année à la rue Voltaire. Ah, se la couler douce sur deux cents mètres, en bikini ou en combi, sous l’œil des gardiens de bains… et sous la pluie.

Genève, ville d’eau! Ce serait un bon slogan pour notre Office du tourisme.

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09/06/2016

Une page se tourne

Avant de retourner s’installer définitivement dans son pays, Elvire a fait un saut mardi à l’Hôtel des finances pour régler ses histoires d’impôts. Etonnamment, on lui a rendu des sous.

La dame sur le départ a arrondi la somme qu’elle n’espérait pas et a glissé le billet de banque dans une enveloppe. «Pour Jules» a-t-elle écrit dessus, avant de la déposer à notre réception. Elle aurait préféré donner la coupure au cochon, mais il roupille, à cette saison…

Un tout grand merci à Elvire! Son don alimentera donc la Thune du cœur à venir. Une opération qui se fera cette année sans le coup de main de Vincent. Vincent Gall, pour tout dire. La plupart d’entre vous ne le connaissent pas. C’est lui pourtant qui est à l’origine de l’association Partage, avec d’autres acteurs du milieu social genevois. Et cette réalisation, tout le monde connaît!

C’était il y a un peu plus de dix ans. Il fallait alors tenter de faire d’une pierre deux coups: lutter contre le gaspillage alimentaire et venir en aide aux plus démunis. Partage voyait ainsi le jour.

Dix ans durant, Vincent y a mis son cœur et ses tripes. Sans oublier sa tête. L’entreprise solidaire étant bien établie et entre de bonnes mains, il la quitte aujourd'hui pour aller s’occuper de l’intégration des migrants. Tant mieux pour eux. Mais je regrette déjà son enthousiasme communicatif.

S’il a encore le temps de m’aider à pousser le gros Jules à la patinoire ou de me conseiller des lieux où poser les petits cochons pour faire grossir la collecte de la Thune, c’est volontiers…

Une page se tourne. D’autres belles personnes sont déjà prêtes à me donner un coup de main pour cette opération de fin d’année. Et c’est bien ainsi!

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08/06/2016

Une prune trop juteuse

Amis cyclistes, faites gaffe! Vous êtes dans le collimateur des forces de l’ordre. Et elles cognent là où ça fait mal!

Alexandre est un cycliste exemplaire qui vient de Thonon sur sa petite reine, qui ne roule jamais sur les trottoirs et qui respecte les autres usagers de la route. Bref, il est à fond dans la cause du vélo. Mais là, il tombe de haut.

Le 18 avril dernier, il pédale tout à droite sur le quai du Mont-Blanc en direction du pont. Devant lui, des voitures se sont rabattues côté trottoir et lui barrent le passage.

Les véhicules sont momentanément à l’arrêt, moteurs allumés. Alexandre se faufile alors sur la gauche et remonte les files sur quelques mètres avant de retourner à sa place. Celle qu’il n’aurait donc pas eu besoin de quitter s’il y avait là une piste cyclable. Ou pas d’obstacles.

Juste après l'hôtel Beau-Rivage, deux gendarmes l’arrêtent. Genre revêche. Vous avez circulé sur la double ligne de sécurité! Vous l’avez même franchie! Ce dont le cycliste n’est pas du tout sûr… On lui demande ses papiers d’identité. Et lui se demande quel crime il a bien pu commettre pour mériter ça.

Car il vient de recevoir la douloureuse: 640 francs d’amende. Plus 500 francs d’émoluments. Soit 1140 francs. Ils sont devenus fous!

1140 francs pour pareille peccadille, on se pince. S’il ne paye pas, ce sera 7 jours de prison. Ben voyons!

Alexandre est écœuré. Il fera donc opposition, ne serait-ce que pour faire entendre son point de vue au Tribunal de police. Où il demandera d’effectuer des travaux d’intérêt général, si on veut vraiment le punir. Ce serait toujours plus utile que de se saigner pour une sanction disproportionnée.

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07/06/2016

La dormeuse du square

C’est un trou de verdure où chante un coq égaré, coincé entre voies ferrées et bâtiments provisoires, où le soleil, parfois, luit: c’est un petit square qui attire à lui les êtres sans espoir.

Une femme jeune, bouche ouverte, tête nue, et la nuque baignant dans le triste gazon dort; elle est étendue dans son lit défait où gisent pêle-mêle bouteilles et détritus.

Bref. Je ne vais pas continuer à vous imposer cette affligeante adaptation du dormeur du val. N’est pas Rimbaud qui veut. Mais ce poème m’est venu à l’esprit en découvrant, lundi matin, la nouvelle dormeuse du square Galiffe.

La statue de la demoiselle qui rêve normalement debout en ces lieux est tombée de son piédestal je ne sais trop quand. Et ça fait une drôle d’impression de la surprendre à l’horizontale.

Que fait Corinne ainsi étendue? Quels bras l’ont forcée à se coucher là? Mystère. Mais ceux qui l’ont fait valser jusqu’à la faire tomber d’inanition ont dû se montrer plutôt insistants. Car tout de même. Aussi frêle et filiforme qu’elle puisse paraître, cette fille pèse son poids de bronze!

La sculpture que Heinz Schwartz a créée à la fin des années septante a donc été bêtement vandalisée, ses pattes de fixation ayant rendu l’âme.

Corinne n’est toutefois pas restée assoupie trop longtemps. Des employés de la Ville sont déjà venus la récupérer hier dans la matinée pour lui prodiguer les premiers soins à l’atelier.

Il faudra ensuite la bichonner et réparer son socle. Tout ça prendra un certain temps. Mais elle sera à nouveau remise sur pied pour veiller avec grâce sur le square Galiffe. Il en a bien besoin!

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06/06/2016

Pressions sur le bail

Le Tribunal fédéral vient de juger que la preuve d’une pénurie de logements est une condition suffisante pour pouvoir contester le loyer initial. Bien!

Sauf que les locataires ne sont pas vraiment en mesure de le faire lorsqu’ils obtiennent enfin un logis.

Depuis trois ans, deux Genevois avec leur bébé cherchent ainsi un lieu de vie plus grand que celui où ils se serrent. Classe moyenne, revenus fixes, sans poursuites, ils ont un dossier «béton».

Jeudi 26 mai, après avoir visité un énième appartement repéré sur un site de location, Anne dépose son dossier à la régie. Sans trop y croire. Or le 31 mai, on l’appelle pour annoncer que ce logement leur est attribué. Champagne!

Il y a toutefois un gros hic: l’entrée est prévue le 1er juin. Soit le lendemain. C’est très court! Hésitations légitimes du couple. Mais la régie ne transige pas. «Vous entrez quand vous voulez, mais vous payez dès demain.» Gloups!

Alors le lendemain, ils font toutes les démarches pour avoir ce quatre pièces. Ils résilient leur ancien bail et sont prêts à payer un temps double loyer. Ont-ils d'ailleurs le choix? Mais voilà qu’au moment de signer les documents à la régie, c’est la douche froide.

Ils découvrent que le bail est d’une durée d’un an, non renouvelable. Ce qui n'était pas spécifié dans l'annonce. Et réalisent aussi que le loyer du précédent locataire était 344 francs moins cher que ce qu’ils devront payer. Sans qu’il y ait eu pour autant de travaux.

Signer le bail pour une seule année? Et en espérer une supplémentaire, s’ils sont sages et ne contestent pas le loyer initial? Faut pas pousser! Ils renoncent donc à cet appartement. D’autres l’auront.

Pourvu qu’ils récupèrent au moins leur bail, résilié quelques heures avant!

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04/06/2016

Aujourd'hui, on partage!

Pas question de l’oublier, même s’il revient chaque année. C’est notre marronnier solidaire du début de l’été, notre passage obligé dans les supermarchés du canton pour donner un coup de main à ceux qui en ont besoin.

C’est donc aujourd’hui le nouveau Samedi du partage!

Faut-il encore présenter cette grande opération rassembleuse? Je vous la fais courte, pour celles et ceux qui ne la connaissent pas ou l’auraient oubliée.

En allant faire vos courses ce 4 juin dans les grands magasins genevois, du moins dans 75 d’entre eux, vous verrez des personnes avenantes vous tendre des cabas dessinés par Zep. Le but étant d’y glisser à l’intérieur, dans la mesure de vos finances, tout ce que vous aimeriez avoir aussi dans vos armoires.

Des produits alimentaires non périssables, variés et goûteux, mais aussi des articles d’hygiène pour la famille. Et puis quand vous aurez fini de remplir ce sac généreux, vous le remettrez aux bénévoles qui le rangeront sur des palettes.

C’est simple comme bonjour. Et terriblement efficace! Car cette scène va se répéter des milliers de fois dans la journée, un peu partout à Genève. La collecte atteindra ainsi vite des dizaines et des dizaines de tonnes de denrées.

Ces marchandises rassemblées par près de 900 bénévoles seront ensuite acheminées dans les locaux de Partage, puis triées et stockées.

Et dans les semaines et les mois à venir, elles seront distribuées à une cinquantaine d’associations locales, pour assurer les besoins minimaux des personnes en situation de précarité.

C’est donc pourquoi ce samedi, on partage nos courses!

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03/06/2016

Cultivée à Genève

cultiva.jpgJe ne vais pas mettre de l’eau dans mon vin, surtout si c’est du Genevois!

Ce serait dommage de le couper, même si j’ai râlé ferme mardi contre le fait qu’on ait dégusté ce produit du terroir dans des verres «Swiss Wine Genève», lors des Caves ouvertes.

J’ai alors écrit que c’était la faute aux viticulteurs d’ici qui avaient voté pour ce logo anglais. Erreur!

Le génie des Alpages responsable de cette appellation passe-partout est à chercher plus haut. Au niveau des régions viticoles du pays.

Un lecteur bien attentionné m’a mis sous le nez le bulletin de mai de l’Opage (Office de promotion des produits agricoles de Genève), où la signature commune «Swiss Wine» y est présentée dans les grandes lignes.

Le concept? On vante la marque suisse en anglais (oh yeah!) puis chaque région qui fait du vin s’annonce dans la langue du cru. En plus de la nôtre, il y a donc Vaud, Valais, Neuchâtel, Ticino et Deutschschweiz. Ces derniers sont donc doublement suisses à ce jeu, mais on ne va pas en faire un fromage.

Quoique. Avec la bouteille "Esprit de Genève"(!) qui accompagnait gentiment la mise au point, ça ferait l’affaire. Et je pourrais déguster ce vin dans le verre ad hoc en enfilant le maillot (pour ne pas dire T-shirt!) reçu en prime.

C’est le nouveau matériel de promotion réalisé pour les 20 ans de l’Opage. Ce modèle, décliné version femme et homme, va faire fureur dans la République cet été. En blanc sur fond rouge, à la manière du logo Coca-Cola, il est écrit «Cultivée à Genève».

Ça me va décidément comme un gant. Allez, santé!

 

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02/06/2016

La classe solidaire

«Le travail n’est pas un devoir pénible mais un défi riche de sens.»

La devise a tout du sujet de dissertation susceptible de faire suer les élèves sur leur copie de fin d’année. En réalité, c’est une tout autre histoire!

Cette pensée anime en fait les membres d’une coopérative agricole perchée sur les hauteurs du Val Maggia, dans ce beau canton du Tessin.

Et que vient faire ici cette coopérative Pianta Monda? Elle s’apprête tout simplement à accueillir des Genevois venus lui donner un coup de main. Ces jeunes font en effet partie d’une classe dite solidaire qui a développé, tout au long de l’année scolaire, un projet d’aide en Suisse dans le cadre de leur voyage d’études.

C’est aujourd’hui que ces élèves du Cycle de Bois-Caran vont gagner les montagnes tessinoises et se frotter à la réalité du terrain. Loin du bruit et de l’agitation des villes, ces filles et garçons en fin de scolarité obligatoire vont retrousser leurs manches et participer aux travaux de construction et d’entretien des rustici et des zones de maraîchage. Bien!

Les jeunes citadins vont également vivre dans un écovillage et collaborer au bon fonctionnement de la vie d’une communauté. Une expérience qui devrait marquer les esprits…

Ces élèves savent toutefois à quoi s’attendre: ils ont porté ce projet avec leurs professeurs et participé à la recherche de fonds pour financer ce séjour qui se terminera sur une touche plus récréative, du côté de Locarno.<

Ils auront alors tout loisir de méditer sur la devise de Pianta Monda: «Le travail n’est pas un devoir pénible mais un défi riche de sens…»

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01/06/2016

Le bogue du jour

C’est arrivé le mardi 17 mai. Une semaine pile avant la sérieuse panne qui touché l’opérateur Swisscom. On dira que c’est la loi des séries. La faute à la météo pourrie. Ou à pas de chance.

Car ce jour-là, les SIG ont subi un gros bogue informatique. L’entreprise en est encore à chercher le pourquoi du comment. Parce que c’est étrange.

Voyez plutôt: ses services ont envoyé un courrier à 10 000 personnes, au lieu des 2500 auxquelles ils voulaient s’adresser. Et cherchez l’erreur!

Où qu’elle soit, ça fait une grosse dépense pour rien. Surtout lorsque l’on sait que ces courriers «pro climat» sont timbrés prioritaires…

Un client a ainsi reçu quatre enveloppes des SIG à son nom, datées du même jour, avec le même contenu. Il n’était de loin pas le seul dans son cas. Mais il y a eu quelques variations intéressantes dans ces tirs groupés.

Certains habitants ont eu la surprise de découvrir ces missives à double, triple, quadruple, quintuple, sextuple, voire plus encore. N'en jetez plus!

A l’origine, le message était pourtant clair. Il s’agissait d’informer les propriétaires du contrôle périodique réglementaire de leur branchement de gaz. La chose se fait tous les deux ans, et c’est une sage précaution.

Mais le plus drôle, dans cette affaire, c’est que le lecteur qui a reçu les quatre enveloppes n’est pas branché au gaz naturel. Comment de telles bourdes sont possibles?

Les SIG se le demandent encore. Faut dire qu’ils n’ont pas l’habitude de se planter pareillement. Ils s’excusent donc auprès des clients incommodés par ces envois massifs. Et il y en a, visiblement...

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31/05/2016

Swiss Wine Genève

Samedi, l’âme du vin genevois chantait dans les bouteilles.

Dans les gosiers aussi: les Caves ouvertes faisaient le plein d’amateurs avertis venus déguster les bons crus du vignoble genevois et musarder dans les domaines. Il y avait là une ambiance du tonnerre, de bleu de bleu!

Lundi, un verre solitaire m’attendait  sur mon bureau, posé entre le clavier et l’écran de l’ordinateur. Haut, fin, transparent. Autant à sa place ici qu’un ovni dans un champs. Quelle drôle de façon de commencer la semaine...

Notez que ce verre à pied, estampillé SWISS WINE GENEVE était vide. Pas même un fond à goûter de ce que l’on qualifie déjà de millésime du siècle. Tout sec, le contenant. Faut pas rêver. Mais un mot l’accompagnait.

«Chère amie. Voici le verre officiel des Caves ouvertes. En anglais, pour mieux nous abrutir...  J’ignore qui est le génie des Alpages auteur de cette connerie. Bises.»

Les bises, c’est pour moi, les piques, pour les autres! Et les autres, ce sont les vignerons du cru qui ont voté pour ce logo anglais! Il doit bien y avoir un concept là-derrière. L’envie d’être entendu loin à la ronde dans la langue universelle, compréhensible par tous. Sauf par les Genevois...

Faut dire qu’ils sont chatouilleux. Ils tiennent à leur parler. Il a fallu insister pour que Geneva Palexpo devienne  Palexpo Genève. Le Geneva Airport fait bon ménage avec sa version française. Reste le Geneva Lake Region. Un nom qui indiffère au bout du lac mais rend fou les Vaudois...

Seuls les SIG vantent encore l’eau de Genève. Je crois que je vais vite remplir le verre de ce nectar. Santé!

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30/05/2016

Contre la mascogne

Mon petit doigt m’a dit qu’au collège Madame de Staël, on ne prend pas la lutte contre la mascogne à la légère.

La direction a donc envoyé aux élèves de 4e année ses directives pour éviter toute fraude lors des examens de maturité. Elles sont compréhensibles, pour la plupart d’entre elles.

«Soyez vous-même» dit-on ainsi aux collégiens, pour les encourager à ne pas absorber de calmants et d’excitants avant l’épreuve. Evitez aussi de prendre des boissons. C’est là où ça coince…

Car «Sauf exception, vous ne pouvez pas sortir de la salle d’examens durant une épreuve écrite, et certaines épreuves durent 4 heures.» Il est encore précisé: «En cas d’accident ou de maladie nécessitant une interruption de votre session, merci d’informer la direction.»

Et avoir besoin de faire pipi quand on est stressé, c’est une maladie?

Faut le croire!

Car pour se laisser une porte de sortie en cas de besoin, des jeunes en parfaite santé se rendent ces jours chez leur toubib pour obtenir un certificat médical! Vessie fragile. Nerfs à vif. Incontinence précoce, ou que sais-je…

On ne pourrait pas faire plus simple, peut-être? Moins coûteux, quand on sait le prix d’une consultation?

Tous ceux qui ont fait des études savent bien que le passage aux toilettes, lors des examens, est une échappée propice à la mascogne. Il s’est joué là des triches inventives et mémorables.

Que faire pour les empêcher? Poser des sondes urinaires aux élèves à titre préventif? Installer des pots de chambre en classe? Trouver plus de surveillants? Faudrait faire preuve d’un peu d'imagination. Parce que là, on marche sur la tête!

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Contre la mascogne

Mon petit doigt m’a dit qu’au collège Madame de Staël, on ne prend pas la lutte contre la mascogne à la légère.

La direction a donc envoyé aux élèves de 4e année ses directives pour éviter toute fraude lors des examens de maturité. Elles sont compréhensibles, pour la plupart d’entre elles.

«Soyez vous-même» dit-on ainsi aux collégiens, pour les encourager à ne pas absorber de calmants et d’excitants avant l’épreuve. Evitez aussi de prendre des boissons. C’est là où ça coince…

Car «Sauf exception, vous ne pouvez pas sortir de la salle d’examens durant une épreuve écrite, et certaines épreuves durent 4 heures.» Il est encore précisé: «En cas d’accident ou de maladie nécessitant une interruption de votre session, merci d’informer la direction.»

Et avoir besoin de faire pipi quand on est stressé, c’est une maladie?

Faut le croire!

Car pour se laisser une porte de sortie en cas de besoin, des jeunes en parfaite santé se rendent ces jours chez leur toubib pour obtenir un certificat médical! Vessie fragile. Nerfs à vif. Incontinence précoce, ou que sais-je…

On ne pourrait pas faire plus simple, peut-être? Moins coûteux, quand on sait le prix d’une consultation?

Tous ceux qui ont fait des études savent bien que le passage aux toilettes, lors des examens, est une échappée propice à la mascogne. Il s’est joué là des triches inventives et mémorables.

Que faire pour les empêcher? Poser des sondes urinaires aux élèves à titre préventif? Installer des pots de chambre en classe? Trouver plus de surveillants? Faudrait faire preuve d’un peu d'imagination. Parce que là, on marche sur la tête!

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28/05/2016

Trop chaud, vraiment?

Le Genevois est râleur, ça ne fait pas un pli. Mais tout de même. Il exagère. Vendredi sur une terrasse de la vieille ville, en plein dian, un client se plaint déjà. «Pff, fait vraiment trop chaud…»

Mais au secours!

C’est le premier jour de la saison où l’on voit enfin des femmes à bras nus et jambes dégagées déambuler à l’air libre et des messieurs montrer le haut de leur torse sous une chemise négligemment déboutonnée. Oh que c’est bon…

Sorties des placards, les tenues gaies, pimpantes et colorées remplacent peu à peu les habits gris souris ou noir corbeau, les tons dominants de la saison froide. La vie semble soudain plus légère.

Les passants s’observent alors dans la rue, ils se suivent des yeux, parfois, les sens en éveil. Tout est encore plein de promesses.

Sur la terrasse, comme partout ailleurs, on s’attarde plus que de raison au soleil pour en profiter, lui qui s’est fait tant désirer. Or il y en a déjà un Genevois qui se plaint. Trop chaud.<

Pourtant le goudron n’est pas encore chaud bouillant, prêt à coller sous les semelles. Non, il fait juste bon, pour qui sait en profiter. Mais certains ici n’y arrivent jamais. Trop coincés, trop rigides, trop déprimés quand viennent les beaux jours.

«Pff, fait vraiment trop chaud…»

Mais si ça ne vous convient pas, cher râleur, participez donc à la bataille géante de bombes à eau ce samedi, à la Fête de l’espoir. Ça rafraîchit les idées. Et le reste aussi.

Ou alors descendez dans les 70 caves genevoises qui sont grandes ouvertes aujourd’hui. Certes, il y fait frais. Mais on s’y réchauffe vite…

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27/05/2016

La grande dépendance

Selon l’opérateur Swisscom, c’est un problème de logiciel qui est à l’origine de la grande panne d’Internet, mardi dernier. Celle qui a causé pas mal de perturbations dans notre quotidien.

Il n’y a donc pas de vilain hacker là-derrière cherchant à nuire au plus grand nombre. Défaillance technique: voilà qui rassure. Et pourtant.

La panne ne s’est pas contentée de bloquer des bancomats, des paiements par carte et autres opérations. Elle a aussi troublé la cyberadministration de la Confédération.

L’accès à Infostar a ainsi dysfonctionné à Genève, ce qui a mis certains fonctionnaires dans l’incapacité de faire leur boulot, et des clients au désespoir. Bon, j’exagère un peu…

Infostar? C’est notre banque centrale de données. Celle qui assure la gestion informatisée des registres de l’état civil de toute la Suisse. Là où sont consignés les naissances, les mariages et les décès.

Tout y figure. Et c’est drôlement pratique, quand les services compétents peuvent y accéder. Ce qui était le cas à Berne mardi, par exemple. Mais pas au bout du lac. Ach, les röstis…

Ici, à l’heure de la panne, il était impossible de se faire délivrer un passeport lors du rendez-vous prévu de longue date. Et aucune démarche administrative nécessitant une vérification d’état civil n’a pu être menée. Or il y en a un paquet, en temps «normal»!

Faut-il alors songer à ressortir les bons vieux formulaires papiers? Trop tard. On ne peut plus revenir en arrière. Et tant pis si des pannes comme celles de mardi vont se multiplier à l’avenir.

C’est le prix à payer pour notre dépendance informatique.

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26/05/2016

Le monstre du giratoire

frankenstein.JPGCologny adore se faire un peu peur. Pas trop, tout de même. Juste ce qui faut pour rappeler que c’est bien ici, sur son beau coteau, qu’est né le monstre de Frankenstein!

C’était lors d’un été pluvieux, il y a deux siècles de cela, à la villa Diodati. La suite, on la connaît. La très jeune Mary Shelley participe au concours d’histoires de fantômes, lancé par Lord Byron, et ne s’arrêtera plus avant d’avoir livré ce qui deviendra l’œuvre de sa vie.

La Fondation Bodmer, qui trône à Cologny, célèbre comme il se doit le précieux manuscrit en proposant une superbe exposition avec des conférences et autres événements à la clé tout au long de l’été.

Le Centre culturel du Manoir voisin n’est pas en reste, avec des lectures, des visites sur les lieux du crime et des films. Dont «La fiancée de Frankenstein» (1935), projeté ce soir à 19 h.

Mais le plus surprenant dans ces commémorations, c’est de constater que même le giratoire de la route de Vandœuvres s’est mis au diapason.

Ce lieu d’exposition posé au cœur du trafic accueille ces jours la sculpture rouge pétard d’Ousmane Dia intitulée «La naissance du monstre».

On peut faire plusieurs fois le tour du giratoire avec son véhicule pour voir sous toutes ses coutures la créature, recroquevillée en position fœtale, entourée de cinq pelles brandies au ciel et d’une échelle éventrée partant d’une chaise. A l’usage, c’est un peu risqué…

Mieux vaut poser son engin un peu plus loin pour s’approcher, à pieds, du monstre de Frankenstein et lui glisser à l’oreille bon anniversaire, mon vieux.

Il a deux cents ans, tout de même!

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