31/10/2014

Bon pour le moral

Vous reprendrez bien une tournée de beau et de chaud? C’est bon pour le moral!

A cette période de l’année, normalement grise, les gens un peu chagrins paient des séances de luminothérapie pour chasser leurs idées sombres.

Là, tout le monde peut recharger ses batteries en plein air, et le service est offert sans restriction aucune. Autant en profiter pour avoir la pêche.

Incroyable, ce temps. Ce n’est plus l’été indien, c’est l’été tout court! Bon, à partir de midi. Et au soleil seulement. Mais quand même...

Alors sortons et respirons. Car il y a dans l’air de ces derniers beaux jours des senteurs singulières. Certaines évoquent encore le chaud, d’autres déjà le froid. Mais le mélange n’a rien de tiède!

L’odeur du frais gazon que les jardiniers de la ville viennent de tondre se mêle ainsi au fumet des marrons chauds sortant des petites cabanes en bois. Les effluves d’huile solaire de ma voisine de terrasse sont contrariés par les bouffées un peu âcres du feu de cheminée qu’un frileux a allumé.

A ce brassage olfactif s’ajoute une confusion vestimentaire de saison, qui voit des passants chaussés de bottes et emmitouflés jusqu’au cou déambuler au soleil à côté de promeneurs à bras nus et arpions à l’air. Drôle de période!

Qu’importe, il fait bon. Hier à midi, je me suis surpris à faire la touriste en photographiant l’horloge fleurie qui resplendit et en suivant des yeux les mouettes qui se gondolent dans la rade.

Manque bien sûr le Jet d’eau pour compléter cette carte postale estivale. Et dire que demain, c’est le 1er novembre. Je veux bien encore une rallonge de beau. C’est bon pour le moral…

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30/10/2014

Proches et aidants

Tous les jours, des milliers de femmes et d’hommes aident un proche atteint dans sa santé et son autonomie.

Et c’est aujourd’hui que les cantons de Genève et de Vaud leur consacrent officiellement une journée. Celle des proches aidants.

Il était temps de rendre hommage à ces êtres bienveillants qui prodiguent, dans leur foyer ou chez les autres, ces gestes et attentions essentiels à la vie. Et de rappeler aussi à ces gens dévoués de pas s’oublier, en osant parfois demander de l’aide. Car leur engagement peut vite devenir épuisant!

Comment leur donner un coup de pouce? On peut par exemple réserver sa soirée du 8 novembre. C’est à cette date qu’aura lieu le repas de soutien en faveur de l’Association romande des familles d’enfants atteints d’un cancer (ARFEC).

Un repas qui mettra du soleil dans les assiettes! La Casa Italia assurera les entrée et dessert et l’association Pro Ticino Ginevra mijotera sur place un risotto d’enfer.

Mais manger n’est pas tout. Même si pour les enfants malades, ça peut aider. Il faut aussi rire. De petites improvisations théâtrales, des démonstrations de danse et de la musique agrémenteront cette soirée qui se terminera par une grande tombola.

Cette manifestation, qui se déroulera à la salle des fêtes de Carouge, doit faire le plein pour lever des fonds et bien entourer ces familles. Le prix du repas se monte à 60 francs et coûte la moitié pour les enfants jusqu’à 12 ans. On s’inscrit au plus vite auprès de m.ferka@arfec.org ou en téléphonant au 076 433 34 64.

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29/10/2014

Une chance du tonnerre

C’est fou tous ces gens qui me veulent du bien!

Je suis constamment bombardée de mails venus d’un peu partout qui font de moi l’heureuse gagnante de sommes mirobolantes. Millionnaire je suis! Et en différentes devises, naturellement: je capitalise ferme en livres sterling, en euros et en dollars. Qui dit mieux?

J’ai une chance du tonnerre!

Sauf que c’est bidon et compagnie, ce type d’annonce. Je ne serai donc jamais millionnaire. Comment pourrait-il en être autrement?

Je n’ai rien demandé à ces inconnus qui veulent mon bien, n’ayant jamais participé à des concours, jeux en ligne, loteries ou que sais-je, et encore moins divulgué mon adresse.

Pourtant mon nom apparaît comme par magie sur les listes de personnes à pigeonner. Est-ce que j’ai une tête à me faire plumer? Faut croire que si. Même si le constat me vexe un tantinet.

Dans ce cas, combien de mes semblables sont-ils aussi touchés par ces courriers prometteurs? Combien de gens se prennent-ils à rêver à ces gains extraordinaires, lors de fins de mois difficiles? Un petit moment de faiblesse et hop, le piège se referme sur eux.

Il faut toujours se demander pour quelle raison on nous ferait pareil cadeau. C’est vite vu, il n’y en a pas!

Jacqueline me signale ainsi que l’arnaque au voyage dont j’avais parlé continue sous une autre forme. Ce n’est plus Ulysse-tours qui offre soi-disant cette magnifique évasion à 3000 francs, mais Just for you travel. Avec le même numéro d’appel qui vous taxe deux francs cinquante la minute.

Un conseil. Mieux vaut oublier ces cocotiers.

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28/10/2014

Attaques de clowns

Ce n’est plus une légende urbaine mais une réalité, du moins chez nos voisins.

Depuis quelques jours, des attaques de clowns agitent les villes du nord et du sud de la France, après avoir bruissé sur les réseaux sociaux. A Genève aussi, on parle beaucoup de ces gugusses sur Facebook. Mais pas encore dans les rues.

Manquerait plus que ça: des clowns qui effraient et agressent les passants! C’est le monde à l’envers…

Et pourtant. Ce week-end, à Montpellier, un pitre grimé de blanc assène une trentaine de coups de barre de fer sur la tête d’un piéton pour le dévaliser. A un jet de pierre, quinze jeunes Auguste, armés de couteaux et de pistolets, sont pincés sans avoir le temps de se donner en spectacle. On ne rigole plus.

Il y a de quoi devenir coulrophobe, clame une copine, les yeux au ciel!

C’est quoi encore cette maladie? Une peur exagérée du clown. Une crainte alimentée par des détournements étranges qui ont fait de ce personnage candide un affreux jojo psychopathe.

Je dois avoir du retard à l’allumage. Ou alors j’aime trop le cirque. Mais je trouve moche d’associer cette figure joviale à des agressions sordides. Car cet être n’a rien de méchant. Il amuse les foules et leur apporte un peu de légèreté.

Il ne fait pas du mal, au contraire. Songez aux clowns d’hôpitaux qui redonnent de la joie aux enfants malades ou accidentés. Ou à Dimitri, qui vient de se produire à Genève. Il vous fait peur, cet homme-là?

Son arme, c’est l’humour. La délicatesse. La poésie. Avec un tel clown, on se fait attaquer avec plaisir.

Mais les autres, les faux, les fourbes, on s’en passe volontiers.

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27/10/2014

Protection de saison

Avec le froid qui s’installe, les immeubles genevois semblent toujours plus nombreux à enfiler une bonne couche de protection.

Ils disparaissent derrière des montagnes d’échafaudages, se drapent de bâches épaisses qui ne laissent plus rien passer du dehors.

Pas dit pourtant que ces emballages tiennent bien chaud aux constructions. Au contraire: les chantiers qui s’y déroulent les transforment vite en palais à courants d’air…

Ces carapaces immobilières sont malgré tout très tendance en cette saison. Je ne sais pas si vous avez fait le même constat, mais on en voit un peu partout en ville. Dans un quartier, j’en ai ainsi compté une dizaine sur quatre rues seulement.

Une vraie épidémie!

Des bâtiments jusque-là préservés sont soudain contaminés, emballés en un clin d’œil et livrés aux équipes soignantes sans que les patients aient le temps de dire ouf.

Ça rénove donc à tout va, dans cette République. Ce qui signifie beaucoup de travaux, de bruits, de poussière et de désagréments pour les habitants des immeubles concernés. Et leurs voisins.

Alors oui, bien sûr, ce sera tellement plus beau, une fois que tout sera fini!

Mais qu’on m’explique. Comment se fait-il qu’autant de chantiers de rénovation se déroulent maintenant?

Il se peut que les propriétaires d’immeubles soient arrivés en fin de prolongation. Que le moment soit venu d’appliquer les ordonnances fédérales en matière d’isolation thermique.

Ou quoi d’autre? Si vous avez l’explication, n’hésitez pas à me la donner.

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25/10/2014

Gagner une heure

Nous allons les yeux fermés vers de grands chambardements.

C’est en pleine nuit qu’il faudra reculer l’aiguille de nos montres, afin de se mettre en phase avec l’hiver.

A trois heures, ce dimanche matin, il sera désormais deux heures. Et non l’inverse. Evidemment, nous aurons tous mieux à faire à ce moment-là que de régler nos tocantes au fuseau horaire.

Mais quelle différence, au réveil!

Sans avoir rien demandé, on aura gagné une heure de sommeil. Ou de toute autre activité, chacun occupant ses nuits comme il l’entend. Reste que ce gain de soixante minutes est appréciable dans ce pays où le temps, c’est de l’argent

Or ce bonus, pour une fois équitablement réparti, ne fait pas que des heureux, à lire les études faites à son sujet. Il déréglerait les rythmes biologiques, perturberait les personnes sensibles, provoquerait des accidents, ferait arriver les gens en retard au boulot ou à l’école. Et n’économiserait pas tant d’énergie que ça.

Peut-être.

Mais il en donne aussi, de l'énergie. Ne serait-ce que par un peu plus de clarté matinale, pour ceux qui se lèvent tôt.

Finalement, je ne trouve qu’un défaut à ce changement d’heure. Son nom! Il nous met déjà en mode hiver, alors que les arbres n’ont pas encore tous jauni!

Et comme si ce basculement programmé dans le froid ne suffisait pas, le Jet d’eau se met aux abonnés absents dès lundi. Mince alors!

Monsieur fait une cure. Il se requinque avant de reprendre du service le 14 novembre. Aux horaires d’automne, mais à l’heure d’hiver...

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24/10/2014

La classe des TPG

Saviez-vous que nos chers Transports publics genevois disposaient d’une première classe?

Non. Mais ce serait la meilleure.

Eh bien on en apprend tous les jours, pas vrai? Josiane m’a parlé de cette étrangeté en me montrant son ticket. Elle n’en revenait toujours pas d’avoir voyagé à ce tarif-là.

L’autre jour, elle se rend à pieds au stand de Veyrier pour attraper un autre bus, le chauffeur de la ligne 41 ayant auparavant filé tout droit devant l’arrêt facultatif où elle l’attendait, à Vessy.

Un peu énervée, elle prend un ticket au distributeur avec la carte des TPG. Elle décroche alors, pour le prix de six francs, une place en première classe «dans un bus où je n’ai même pas eu une place assise en deuxième classe…»

Autant dire que la passagère est furax. Encore une arnaque. Forcément.

Ben non! Communauté tarifaire oblige, la première classe est disponible sur le billet Unireso Tout Genève, mais ne concerne que les trajets faits sur les lignes des Chemins de fer fédéraux.

Une personne qui souhaite ainsi prendre le tram jusqu’à la gare, puis le train pour se rendre à Cointrin ou à Versoix doit avoir le choix de voyager en seconde ou en première dans les wagons des CFF.

Faut croire que notre passagère a appuyé, sans s’en rendre compte, sur cette option à sélectionner sur chaque billet Tout Genève. Car le ticket de première classe n’est pas proposé par défaut. C’est un choix. Voilà!

En attendant, les TPG ont compris l’énervement de leur cliente et ont fait un geste commercial fort apprécié.

La classe, quoi!

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23/10/2014

Police, pile ou face

La peur du gendarme!

Pour la plupart d’entre nous, cette crainte est enfouie quelque part, au plus profond de notre être. Il arrive même que chez certains individus, elle soit si bien cachée qu’elle semble avoir disparu…<

Mais chez le jeune Tim, ce sentiment était on ne peut plus présent: peur des revolvers; peur de l’uniforme; peur des Vieux-Grenadiers et leurs fusils. Peur.

Jusqu’à cet accrochage. Une auto qui se rabat bien trop vite devant la voiture conduite par sa grand-maman, et voilà la maréchaussée qui arrive sur les lieux pour établir le constat d’accident. Tandis qu’un agent remplit la paperasse, son collègue «trop chou» distrait le garçon apeuré.

Le policier s’y prend si bien que le gosse se détend. Guillaume fait visiter la voiture balisée à l’enfant, babille et joue avec lui. Mieux: au moment de partir, il arrache son insigne et le lui offre «en souvenir»! Un trophée que Tim a porté fièrement avant de le cacher dans sa boîte à trésors. Depuis, il n’a plus peur des gendarmes et de leur «récolvert».

Il est d’autres citoyens qui apprécient moins les pratiques des forces de l’ordre. Comme celui qui m’a envoyé le papillon posé par la police genevoise en bas d’un immeuble de la Jonction.

C’est une recherche de témoins suite à la manifestation du 4 octobre dernier. Ou plutôt une recherche de données numériques (photos et vidéos) susceptibles d’être exploitées par l’autorité.

Qu’on le fasse quand il y a mort d’homme, passe encore, dit ce locataire. Mais pour des pierres lancées (geste d’une imbécillité crasse, au demeurant) un tel appel à la délation lui file des boutons.

Le gendarme? Même pas peur!

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22/10/2014

Vacances torpillées

Ce couple de Genevois l’a toujours en travers de la gorge. Ne leur parlez donc plus du Canada dans l’immédiat…

Au départ, Janine et Louis voulaient passer quinze jours au Québec, après une virée aux USA. A l’arrivée, ils ne sont restés qu’un jour à Montréal.

Les ennuis commencent au guichet de location de voitures de l’aéroport. L’employé de Hertz refuse net la carte Visa PrePaid de Monsieur. Elle venait pourtant d’être utilisée aux Etats-Unis sans problème. Là, c’est niet.

Et pourquoi donc? Cette carte n’offre pas assez de garanties et serait en opposition avec les lois canadiennes.

Payer cash? Vous n’y pensez pas! Madame propose alors sa carte Visa. Troisième refus d’affilée. Faut dire qu’elle n’a pas de permis de conduite.

Le couple va faire les dix agences contiguës de location de voiture. Et essuyer partout le même refus. Pas moyen de discuter ou de trouver un arrangement. Personne ne prend en compte le désarroi des deux touristes.

Car sans «char», le circuit prévu et la réservation du bungalow tombent à l’eau. Un retour en Suisse s’impose, avec tout ce que cela implique comme frais supplémentaires. Nos voyageurs en pleurent de déception et de rage.

De retour au bercail, ils souhaitent éviter à d’autres pareille mésaventure. Et déplorent le fait que leur banquier les ait mal renseigné sur l’usage de la Visa PrePaid. Certes, ce n’est pas malin.

Mais s’ils avaient consulté le site de l’agence Hertz de Montréal, avant de partir, ils auraient su que cette carte n’est pas adéquate pour effectuer une réservation.

Au secours, on ne se méfie jamais assez! Vous voici donc prévenus.

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21/10/2014

Millefeuille aux patates

Rassurez-vous, je ne me lance pas dans une nouvelle recette de cuisine. Trop risqué. Et puis top chef et compagnie, c’est pas trop ma tasse de thé.

Mais alors, que vient faire ici ce fameux millefeuille aux patates?

Il marque une sorte d’anniversaire. Un cap à passer: c’est aujourd’hui le millième billet que je signe sous le nom de Julie, et ça tombe pile pendant les vacances de patates. D’où ce gâteau de circonstance qui risque fort de me coller aux dents…

Oui, j’ai déjà pondu mille encres depuis que j’ai repris le flambeau de cette chronique. De bleu de bleu!

N’allez pas croire que je numérote tous mes écrits. C’est la machine qui s’en charge: chaque fois que je transfère mon billet du jour sur le blog de la Tribune, elle fait l’addition toute seule, sans que je ne lui aie rien demandé.

Depuis quelques jours, son compteur s’affole. A dire vrai, c’est plutôt moi qui balise à l’approche de ces quatre chiffres qui me donnent le tournis.

Mille! Le nombre évoque pour moi le temps qui s’écoule, interminablement, les heures qui passent, l’âge qui vient. Vous voyez le genre? Cent, ça va, mais mille, c’est terrible.<

Et puis mille billets! Y a pas à dire, ça commence à faire beaucoup. Est-ce que je pourrai en écrire autant à l’avenir sans me répéter? Sans vous lasser? Arriver à soulever encore de nouveaux lièvres, vous faire parfois sourire?

Je compte sur vous pour me filer un coup de pouce en vue des mille encres à venir. Et plus, si entente…

En attendant, je vais goûter à ce millefeuille aux patates. Avec un peu de crème pâtissière, ça devrait passer…

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16/10/2014

Solidarité alimentaire

C’est aujourd’hui la Journée mondiale de l’alimentation initiée par la FAO, l’organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture.

Cet événement ne fait pas la Une dans les contrées où les habitants ne meurent plus de faim. Et pourtant.

Dans notre canton si prospère, il est encore des gens qui se trouvent en situation de précarité alimentaire et qui ont besoin d’aide.

Un coup de pouce supplémentaire leur sera donné à l’occasion de cette journée internationale. Ceci grâce à une action menée par la centrale alimentaire Partage et deux sociétés présentes à Genève.

Si j’en parle aujourd’hui, c’est pour donner des idées à d’autres boîtes ou institutions qui voudraient faire un geste pour les personnes en difficulté. Et parce que c’est une bonne nouvelle!

En début de semaine, Partage a donc fourni des cabas à l’agence de presse Bloomberg, spécialisée dans les marchés financiers, et à la société suisse MCI, qui fait dans la communication événementielle. Leurs employés ont rempli ces sacs de denrées non périssables, principalement destinées aux petits-déjeuners.

De son côté, l’Association des étudiants en médecine de Genève organise aussi ce jeudi une collecte de denrées pour la centrale alimentaire.

Tous ces cabas seront récupérés ce soir par Partage. Puis les bénévoles de l’association «Café Cornavin» distribueront demain ces vivres à une septantaine de personnes, au parc Galiffe. De la vraie solidarité alimentaire!

Sur ce, je vous retrouve mardi prochain, autour d’un millefeuille…

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15/10/2014

L'arrosage sauvage

affiche.JPGJe m’en veux presque de me répandre sur l’insuffisance de toilettes publiques et gratuites dans la cité.

Mais à l’évidence, je ne suis pas seule à le déplorer: vos courriers vont bientôt me permettre de tenir à jour la cartographie des vespasiennes disparues…

Et de savoir aussi comment elles étaient entretenues: «L’eau coulait légèrement, elles étaient passées une ou deux fois dans l’année à la créosote et arrosées régulièrement par les petites nettoyeuses de la voirie», se rappelle Bernard avec précision.

Comme d’autres lecteurs, il déplore que ces lieux aient été enlevés, parce qu’ils faisaient tache dans le paysage. Aujourd’hui, c’est autre chose qui tache. Et qui pue!

A ce problème de salubrité s’ajoute un petit souci de sécurité publique…

La preuve? Cette menace, affichée sur une devanture des Pâquis, faite en grosses lettres majuscules de toutes les couleurs. Celui ou celle qui l’a écrite voit manifestement rouge:

«Y en a marre. Avertissement. Celui qui pisse contre ce mur ou sur ce trottoir doit savoir qu’il prend le risque de subir quelques désagréments physiques (suit une phrase rendue illisible par la pluie, ou autre liquide…)! Ne me tentez pas!»

Je serais le pisseur, je me méfierais. Mais où se soulager alors, sans entrer pour autant dans un bar et boire à nouveau? Les toilettes publiques les plus proches de cette mise en garde pâquisarde se trouvent sous la gare. Mais pour y avoir droit, il faut débourser un franc cinquante. Bien trop cher!

Ça refroidit les ardeurs et incite à l’arrosage sauvage… Encore raté!

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14/10/2014

La Main Tendue

Il suffit parfois de pas grand-chose pour que la vie bascule du bon ou du mauvais côté.

Un simple appel au 143 peut faire la différence, quand la solitude et les soucis du quotidien deviennent trop lourds à porter seul. La Main Tendue est là pour soulager tous ceux qui en ont besoin.

Au bout du fil, un être bienveillant est à l’écoute de celui qui appelle. Il ne le juge pas, ne lui prodigue pas de conseils ou de recettes pour l’aider à sortir d’un mauvais pas.

Le bénévole lui offre plutôt sa présence et son attention. Il permet le dialogue. Il peut lui arriver de proposer des contacts d’associations pour prendre le relais. Mais surtout, il apporte un peu de chaleur humaine à celui qui semble en manquer.

Toutes ces personnes qui font ainsi du bien au téléphone ont été formées: on ne s’improvise pas «écoutant» à la Main Tendue. On le devient, pour autant que l’on ait quelques dispositions à la base. Mais on ne le reste pas à vie, car l’engagement est prenant.

C’est pourquoi de nouveaux bénévoles sont recrutés actuellement à Genève pour assurer ce service d’urgence qui fonctionne jour et nuit, 365 jours par an, et qui sauve des vies.

Pour en savoir plus sur la question, la Main Tendue organise une soirée d’information publique ce mardi 14 octobre à la Maison des Associations, rue des Savoises 15, de 18 h 30 à 19 h 45, salle Rachel Carson.

Les personnes intéressées qui ne pourraient se déplacer en sauront plus sur le site www.geneve.143.ch, rubrique «Participez!» Qu’on se le dise.

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13/10/2014

Tolérance dite zéro

Les conducteurs de quatre roues mal garées sur la voie publique savent désormais à quoi s’en tenir: s’ils sont pincés, c’est tolérance zéro!

Paraît que les agents du Service du stationnement ont reçu l’ordre de ne plus se laisser attendrir par les beaux discours des contrevenants.

S’ils commencent à verbaliser, ils devront aujourd’hui aller jusqu’au bout de leur peine. Et ne plus flancher en cours de route…

La nouvelle me laisse baba. Faut dire que je ne savais pas ces agents capables de souplesse, de compréhension ou même d’empathie dans l’accomplissement de leur mission.

Jusqu’à présent, je n’ai eu vent que de gens collés à rebours du bon sens et confrontés à des êtres en uniforme qui ne cultivaient pas le dialogue. On me cache décidément des choses…

Tolérance zéro, donc…

En fait, plus égalitaire que ça, on ne fait pas. Les conducteurs pris en flagrant délit de stationnement illicite sont tous mis au même niveau, ce qui corrige une injustice.

Car les chances de se faire sauter une bûche étaient jusque-là trop inégales, selon que l’on est as des excuses bidon, grand timide, râleur patenté, étranger qui ne comprend rien au système, bègue, grand séducteur et j’en passe.Tous égaux devant l’amende. Soit.

Pour les verbalisateurs, c’est tout bénéfice. Ils n’auront plus à gérer de situations conflictuelles et distribueront leurs billets roses sans états d’âme.

Mais après? De quelle tolérance fera preuve le service du stationnement, lorsque les contestations déferleront? Telle est la question…

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11/10/2014

L'arnaque au voyage

Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage…»

La chanson de Brassens résonne peut-être à l’oreille d’Adrienne tandis qu’on lui annonce au téléphone la bonne nouvelle: elle vient de gagner un voyage pour deux personnes avec l’agence Ulysse Tours. Par tirage au sort dans l’annuaire. Tiens donc!

L’heureuse gagnante n’étant pas née de la dernière pluie, elle se méfie. Et bien que son interlocutrice lui donne le numéro de téléphone à appeler pour confirmer son gain, elle demande que la démarche soit faite par écrit.

Mais ce n’est pas possible. Adrienne pique alors la mouche et décide de mener l’enquête. Faut pas prendre les gens pour des pigeons. Même voyageurs.

Elle se rend sur le site de l’Office fédéral de la communication (www.oefcom.ch), entre le numéro surtaxé qui commence par 0901, découvre qu’il correspond à une société basée à Londres, avec case postale à Genève, à qui un opérateur téléphonique basé à Pully a donné ce numéro. Vous suivez?

Contacté par l’enquêtrice tenace, l’opérateur se lave les mains de savoir à quoi est utilisée cette ligne. Et c’est bien dommage. Car le numéro est taxé 2.50 francs la minute. Les gens l’appellent en croyant toucher le gros lot, alors qu’ils n’auront rien et que le compteur tourne. Moche!

Adrienne ne lâche pas le morceau et déniche enfin l’adresse de l’agence de tourisme Ulysse Tours, basée à Djerba. Elle lui demande de confirmer son gain. La réponse ne la surprend pas: «… On n’a jamais organisé un tirage au sort de ce genre. Il y a quelqu’un qui arnaque les gens en piratant notre nom.»

Et ce quelqu’un doit se mordre les doigts d’avoir un jour appelé Adrienne!

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10/10/2014

Profiter des beaux jours

On n’a pas eu d’été. Mais quel automne splendide!

Il fait décidément un temps à rester dehors pour profiter de ces beaux jours inespérés. Pour se faire une réserve de lumière et de douceur, avant la lente et inéluctable dégringolade dans le froid, le gris ou l’humide.

Une cure de beau, en quelque sorte. Elle ne coûte rien, si ce n’est l’heure ou les minutes qu’on peut lui consacrer. Mais pour quel résultat!

J’ai testé pour vous, comme dirait la pub. Hier matin, près du lac. A l’heure où la lune, pleine et imposante, s’efface (elle s’est d’ailleurs éclipsée, pour les habitants des antipodes) et que le soleil se lève dans un ciel totalement dégagé. L’air est alors juste traversé par des vols de cormorans et des traînées blanches laissées par les avions partis au loin.

Sur le lac, dont la température clémente invite encore à la baignade, des avirons filent silencieusement à fleur d’eau, tandis que les amateurs de ski nautique slaloment en ronronnant et soulèvent des gerbes d’eau.

La chaleur venant, j’ai poussé un peu plus loin la promenade et pris le chemin des écoliers. Celui qu’emprunteront dimanche des milliers d’enfants, lors de la Marche de l’Espoir.

En ce jeudi matin, il n’y a pas encore foule, dans ce parc qui resplendit. Des promeneurs peu pressés admirent la vue sur les montagnes ou les arbres alentours. Des gens courent aussi. En tenue de sport. Certains sont à la peine. Les gens se mettent parfois dans de ces états!

C’est pourtant si bon de faire sa cure de beau, tranquille, assise sur un banc au soleil. Et il faut en profiter: pas dit que ce soit encore possible longtemps…

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09/10/2014

Fleurs artificielles

Il faut de tout pour faire un monde. Mais ce serait tellement plus agréable s’il n’y avait que des gens attentionnés, et pas de tristes sires…

Rosalia réagit avec un temps de retard au vol de chrysanthèmes commis sur une tombe de Veyrier. Pour signaler qu’il lui est arrivé pareille mésaventure, mais à l’autre bout du canton: la scène a pour cadre le cimetière de Feuillasse, à Meyrin. Et ce n’est pas un cas unique, selon le jardinier local.

Le mode opératoire n’est cependant pas le même au pied du Salève que sous les avions, où l’auteur du larcin a jeté son dévolu sur de faux végétaux ornant une tombe chère à Rosalia. «Voler des fleurs fraîches, passe encore. Mais des artificielles, je ne vois pas l’intérêt!» Surtout qu’elles ne dataient pas d’hier.

La Meyrinoise a donc avancé la Toussaint de quelques jours et acheté de nouvelles fleurs en plastique, prêtes à affronter les intempéries à venir. Elle a aussi glissé sous le bouquet un petit mot à l’attention du voleur, s’il revient. Le mot ne doit pas être très doux…

Celui de Rosette l’est, assurément! Car la jeune femme désire remercier le bon samaritain qui lui est venu en aide, vendredi après-midi au Rondeau de Carouge, alors que sa maman faisait un malaise. Elle-même ne pouvait pas faire grand-chose pour la soutenir, étant enceinte, à une semaine du terme…

L’homme a pris la situation en main, appelé l’ambulance pour la maman et rassuré la fille. Toute chamboulée, elle a oublié sur le moment de lui demander son nom. Ce monsieur attentionné se reconnaîtra, s’il lit la Julie.

Et tous mes vœux à Rosette pour ce bébé qui ne devrait pas tarder!

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08/10/2014

Urgence vétérinaire

Brenda n’en revient toujours pas, son porte-monnaie non plus.

Un samedi de septembre, comme son chat a soudain une fièvre de cheval, elle cherche vite sur internet un service d’urgences vétérinaires. Elle se rend au premier cabinet de garde se trouvant en haut de la liste, mais hors canton.

Là, son chat a droit à la totale: radiographies, bilan sanguin, injection, perfusion et j’en passe. La consultation coûte à Brenda 1400 francs!

Mais ce n’est pas fini. Son matou doit encore revenir le dimanche. Toujours au tarif d’urgence. Et c’est parti pour 321 francs supplémentaires…

Alors oui, le minou va mieux. Mais pas sa patronne!

Pour éviter aux propriétaires de petits animaux de se retrouver dans pareille situation, quelques précautions s’imposent, pas vrai?

Ils devraient ainsi se renseigner sur le prix d’une consultation en urgence avant de s’y rendre avec leur protégé, car il leur est souvent demandé de régler comptant.

Regarder aussi la liste des prestations qui doit être affichée dans chaque cabinet vétérinaire, afin de se faire une idée de ce qui les attend.

Ne pas oublier aussi qu’ils ont le droit de refuser, ou de remettre à plus tard, certains examens qui ne sont pas vitaux pour l’animal. Mais comment le savoir, quand on n’est justement pas vétérinaire, mais très attaché à son chat?

Enfin, et c’est bon à savoir, il existe dans notre canton un système de garde bien rodé et réglementé par la loi genevoise sur la santé. Il est assuré par la Société Genevoise des Vétérinaires.

Brenda s’en souviendra.

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07/10/2014

Les soins en fauteuil

C’est déjà pas drôle de se trouver cloué dans un fauteuil roulant. Mais quand on vous met en plus les bâtons dans les roues, ça devient franchement mauvais pour le moral...

Un monsieur âgé, atteint de sclérose en plaques, devait subir à mi-septembre un examen à l’hôpital. Avant de s’y rendre, avec le transporteur payé de sa poche, il téléphone au service concerné pour s’assurer que tout est en ordre.

Eh bien non, ça ne va pas aller, s’il est en fauteuil roulant et qu’il ne peut se transférer seul sur la table d’examen. Le patient râle. Il obtient alors l’assurance qu’une solution sera trouvée à ce problème et qu’il peut venir.

Arrivé sur place, il déchante. Rien n’a été arrangé. Le toubib estime que le contrôle, prévu de longue date, ne peut être réalisé, car il n’y a pas de cigogne à disposition (c’est un lève personnes…)

Le médecin veut peut-être économiser son dos et celui du personnel: pas question de soulever eux-mêmes le patient. Il lui demande donc de revenir en ambulance, «comme ça vous serez déjà sur un lit et prêt pour l’examen»…

On se pince! Sait-il, ce monsieur, ce que coûte un trajet en ambulance? Qui ne sera pas pris en charge par l’assurance? Comme le patient n’a pas 1500 francs à claquer pour ce caprice médical, il insiste pour faire l’examen le jour où la salle sera mieux équipée.

Le médecin fixe donc un autre rendez-vous. Le jour J, il n’y a toujours pas de cigogne à l’horizon. Mais un infirmier, costaud et plein de bon sens, qui a soulevé dans ses bras ce monsieur d’à peine 50 kilos pour lui permettre de se faire examiner, malgré tout.

Il était temps!

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06/10/2014

Evacuer le trop-plein

La cause est peu glamour. Mais s’il faut me transformer en dame pipi pour les besoins de la cause, je veux bien.

L’histoire du jeune homme qui a reçu une amende de 250 francs pour avoir uriné dans la rue m’a valu une avalanche de réactions! Elles prouvent qu’il y a, dans cette ville, un sérieux problème avec la libération des vessies. Sur la voie publique, donc…

Tout est fait actuellement pour que les gens puissent boire jusqu’à plus soif et plus d’heure où bon leur semble. Or, les lieux d’évacuation de ce trop-plein ne suivent pas. C’est vite vu, il n’y a pas assez de vespasiennes et de WC publics à disposition de tous, buveurs de la nuit comme passants du jour.

Alors oui, les autorités ont le droit d’amender ceux qui pissent contre les murs. Même si c’est cher payé. Mais elles ont aussi le devoir de répondre à ce problème de salubrité en posant un peu partout des installations pour que la population puisse se soulager.

Pas besoin de toilettes chères et monumentales, comme Genève en a le secret. Des trucs simples, propres et gratuits suffiraient.

Ça éviterait que certains murs ou escaliers de la cité ne deviennent des pissoirs publics et malodorants qui incommodent le voisinage.

Et Pierre ne reverrait plus la triste scène de l’autre jour: une dame âgée qui s’accroupit tant bien que mal contre une paroi, un matin de pluie, pour se soulager. Parce qu’elle n’a pas d’argent, ou pas le courage d’entrer dans un café. «J’ai pitié d’être Genevois et de voir une vieille obligée d’uriner furtivement dans la rue. Alors, à quand un crédit pour (ré)ouvrir les WC publics, pour nous, pour les touristes?»

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