01/10/2014

Et la lumière fut

Post Tenebras Lux: la devise genevoise devient réalité ces jours. Enfin presque.

Depuis hier, le cordon lumineux qui épouse si joliment les courbes de la rade revient à la vie et commence à briller de mille feux. Il était temps!

Car cette parure avait triste mine à la nuit tombée, avec ses innombrables ampoules défaillantes et dispersées. Plus de la moitié, sur certains tronçons de lumière. Elle me désolait autant que la vue d’un joli sourire dévoilant une dentition pleine de trous…

Ça me démangeait depuis un bon moment d’écrire un billet là-dessus. Et puis mardi matin, oh miracle, j’ai vu des employés des SIG à l’œuvre. Un homme surtout, juché sur une grande échelle, et qui change une à une les petites boules de lumière, les mains gantées et les yeux protégés par des lunettes de soleil.

Lui et ses collègues ont de quoi s’occuper pour les deux semaines à venir! D’après mes informations, il y a très exactement 4112 ampoules à dévisser, à déposer, puis à remplacer!

Pourquoi avoir tant attendu pour finalement tout changer d’un coup? Faut savoir que le cordon lumineux a été totalement brisé par la grêle l’an dernier. Les ampoules led à lumière chaude qui le composaient depuis 2011 étant des prototypes, il n’y en avait plus assez pour les remplacer.

L’éclairage a été provisoirement assuré par des ampoules à incandescence, avec les résultats que l’on sait. Pendant ce temps, la Ville de Genève a procédé à un appel d’offres pour trouver un fournisseur de ce type d’éclairage. Ça a pris un certain temps. Puis la lumière fut…

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30/09/2014

Des couacs

Vous vous acharnez sur les TPG, me gronde une lectrice, en regrettant que je ne parle jamais des trams à l’heure ou des conducteurs adorables.

D’abord, c’est pas tout à fait exact. Ensuite, qui aime bien châtie bien…

Mais avouez tout de même, chère Astrid, qu’il y a de quoi rager quand un usager est amendé parce qu’il veut acheter un titre de transport, mais n’y parvient pas.

Après les distributeurs chroniquement en panne, voici quelques couacs liés aux billets achetés par SMS.

Oui, je sais! Il faut composer le 788 sur son clavier pour commander son ticket avant de grimper dans le bus. Pas après. Et attendre la confirmation. Mais franchement. Si votre correspondance est déjà là, vous ne patientez pas. Vous montez. Et vous faites le 778.

Mieux vaut y arriver du premier coup! Après deux essais infructueux, Marina voit soudain débarquer des contrôleurs. Elle explique qu’elle ne parvient pas à ses fins et souhaite qu’on lui explique pourquoi ça coince, afin qu’elle puisse être en règle. Peine perdue. Pas de ticket? Vlan: une amende de 80 francs (120 francs par la poste…) Plus un carton jaune. Marina n’a pas trouvé chouette…

Autre cas: deux dames montent en même temps dans le bus F où se trouve un distributeur, comme c’est le cas pour certaines lignes de campagne. L’une achète là son ticket, l’autre le commande par SMS. Un arrêt après, coucou, qui voilà? Les contrôleurs.

La passagère qui a pris son billet par SMS a été amendée, l’autre était en règle. Deux poids, deux mesures?Mais le bus était à l’heure, chère Astrid!

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29/09/2014

"Ankourou bouroo"

Ankourou buroo». Ou «encre bleue», comme on le dirait au pays du Soleil levant. Une nouvelle lubie de Julie? Même pas! J’applique ici ce qui se pratique à Carouge.

De belles calligraphies fleurissent ces jours sur les vitrines du Vieux Carouge. Elles indiquent, en syllabaire katakana de la langue japonaise, le nom des commerces qui les affichent. D’un coup de pinceau magique, les échoppes ont pris un petit air nippon!

C’est de cette manière originale que les Intérêts de Carouge souhaitent la bienvenue aux Japonais qui feront la fête les 4 et 5 octobre dans la cité sarde. Ils pourront ainsi lire les noms étonnants de ces boutiques et se sentir presque chez eux. Ceci grâce à Pascal Krieger, qui a réalisé plus de 230 calligraphies pour l’occasion.

Ce maître en la matière avoue que l’exercice lui a donné du fil à retordre. C’est parfois un vrai casse-tête que de traduire ces noms d’enseignes, avant de les écrire en japonais. Mais il s’est aussi bien amusé.

Car il faut savoir qu’un Japonais ne peut aligner deux consonnes sans y insérer une voyelle. Et que sa langue ne peut reproduire la plupart de nos sons, car il n’y a pas de «b» ni de «v», de «on», de «eu», de «en», et plus encore…

La traduction prend alors des allures de messages codés: l’atelier Circonflexe se dit «Atorié Shiroukonfourékoussou»; Comme dans un rêve «komudanzanrebu», Au fil de la passion «ofiroudolapashion»; l’armoire à deux portes «raroumoarouadzuporouto».

J’adore! Et il y en a plus de deux cents, à découvrir jusqu’à mi-octobre. Ça vaut le détour.

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27/09/2014

Pisser peut coûter cher

C’est un jeune homme sans histoires qui se trouve à une heure du matin dans une rue déserte des Acacias, avec un furieux besoin d’uriner, et pas de vespasienne à l’horizon.

Que fait-il? Ce que les hommes font.

Joseph avise un coin un peu retiré et fait pipi en catimini. Tout juste soulagé, il entend une voix forte qui le hèle dans la nuit. «Dis, t’aimerais que je pisse dans ton salon?»

Crâne rasé, barbe fournie, c’est un flic en civil qui s’approche du jeune. Il se présente, photographie d’autorité la pièce d’identité du fautif et lui colle une amende: 150 balles. Plus cent autres d’émoluments.

250 francs: ça fait vraiment cher le pipi sauvage!

Quoique. Pour en avoir parlé autour de moi, cette amende provoque des réactions on ne peut plus contrastées, selon que l’on est homme ou femme.

Pour ces messieurs, on touche là à un de leurs privilèges: pisser dehors, debout, où je veux, quand je veux. Surtout après avoir bu des bières… Il n’y a rien de grave à uriner sur la voie publique, ce genre d’histoire peut aussi leur arriver, alors franchement, pareille amende, c’est abuser.

Les dames n’y voient, elles, qu’une juste sanction: c’est crade de voir des types pisser sans vergogne dans la rue, et puis ça pue affreusement. Jalouses, accusent les hommes. Que pouic, répliquent-elles. C’est une question de salubrité publique, d’éducation et de vivre ensemble. Non mais!

Mais si, au lieu de verbaliser les pisseurs, on installait plus de vespasiennes près des débits de boissons?

Ce serait déjà un bon début!

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26/09/2014

Une envie de voter

A Genève, tout le monde ne vote pas.

Certains habitants le pourraient mais ne le font pas; d’autres le voudraient mais ne peuvent pas. Du moins pas encore. Comme Cecilia.

Deux ans après en avoir fait la demande, cette dame reçoit la semaine dernière une missive officielle certifiant sa toute nouvelle nationalité suisse, datée de fin août.

Elle en est plus que ravie et s’en va payer les émoluments de circonstance avec le petit bulletin rose glissé dans l’enveloppe en papier recyclé qui emballe cette nouvelle importante.

Cecilia va enfin pouvoir voter. Cette perspective la réjouit car elle a envie de se prononcer sur un objet qui lui tient à cœur: la traversée de la rade…

Les jours passent. Elle ne reçoit toujours pas de matériel de vote. Serait-elle une Genevoise et une Confédérée au rabais?

Elle s’en inquiète auprès du Service des votations et élections. On lui répond gentiment qu’elle ne pourra pas voter avant d’avoir prêté serment.

Cecilia n’en croit pas ses oreilles. Et pourtant. Renseignements pris, la nationalité est acquise ici uniquement au moment où la personne qui l’a obtenue prête serment. Pas avant.

Lorsqu’une telle cérémonie a lieu en période de votation, comme cela s’est produit mardi dernier, les nouveaux citoyens reçoivent leur matériel de vote à l’issue de la réception solennelle.

Cecilia devra patienter jusqu’à la prochaine cérémonie. Il y en a une quinzaine chaque année.

Pour ce scrutin sur la traversée de rade, c’est donc raté. Qu’elle se rassure, il y en aura d’autres…

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24/09/2014

L'ancêtre de la Julie

Mon ami pucier, qui a l’œil, m’a apporté l’autre jour un recueil contenant les premiers numéros de la revue Le Fédéral, «journal genevois, politique, industriel et littéraire» datant de 1832.

Cet ancêtre de notre presse écrite compte quatre pages par numéro, sort deux fois par semaine et son abonnement annuel coûte 20 fr.. Il est sans publicité. Du moins à ses débuts.

Une chronique m’a tapé dans l’œil. C’est une sorte de Julie d’antan. Une plume qui recueille les observations de la cité et signe «Un vieux Genevois». Ce que je ne suis pas, bien sûr…

Lui se présente, au départ de l’entreprise: «J’ai épousé les intérêts de la République; je suis devenu l’homme du canton; chaque Genevois l’est sans doute mais tous ne peuvent y mettre autant de temps que moi…»

D’ailleurs, il voit tout. «...Je n’ai pas quitté les Rues Basses pendant la destruction des dômes, je suivais avec sollicitude chaque poutre; le seul morceau que je pus lire alors ce fut les plaintes des chauves souris chassées de leurs obscures demeures… Je me rends les samedis à la vente publique des ruclons; je compte les réverbères qui se sont éteints avant onze heures…»

«…Il est résulté de ce grand intérêt, qu’on s’adresse toujours à moi pour avoir les détails sur ce qui se fait et sur ce qui se fera; qu’on me présente même des requêtes; mais encore, c’est que bien des gens me rendent responsable de ce que les choses ne vont pas à leur gré, ni aussi vite qu’ils le voudraient…»

C’est pourquoi cette plume alimente le Fédéral de ses avis, idées et rapports, «tout ce qui peut intéresser les lecteurs genevois.» C’était y a 182 ans déjà.

Ciel, mes aïeux…

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La roue de secours

Ça fait une bonne cinquantaine d’années qu’elle conduit une voiture. Mais jamais elle n’a vécu un truc pareil. Samedi dernier, tandis qu’elle roule en rase campagne du côté d’Aire-la-Ville et que le jour commence à tomber, un de ses pneus crève.

Andrée est affolée. Tout d’abord, elle ne comprend pas bien ce qui lui arrive. Quand elle le réalise, ce n’est pas mieux: il y a des champs des deux côtés de la route, pas un chat à l’horizon, elle est seule avec sa voiture et totalement incapable de la réparer.

Au secours, se dit-elle.

C’est alors que deux anges tombés du ciel arrivent… à bord d’un gros 4x4. Ils en descendent aussitôt pour venir en aide à la dame désemparée.

Le couple providentiel prend vite les choses en mains. Madame se met à quatre pattes sur la route pour s’occuper du pneu plat tandis que Monsieur sort le cric et la roue de secours. Et hop, l’affaire est réglée en moins d’une demi-heure.

Toute à son anxiété, Andrée n’a pas songé une seconde à demander leur nom à ces jeunes personnes. Même si elle les a remerciées tant et plus sur le moment, elle voudrait le faire encore ici, pour dire à ce couple combien leur gentillesse lui a réchauffé le coeur. Et aux autres qu’il y existe des gens bien sur les chemins.

Après le pneu, le doudou! Jacqueline m’a fait parvenir dans une enveloppe dodue une petite peluche trouvée dimanche, place du Molard. C’est un éléphant-patte, beige et crème, encore un peu trop net et propre sur lui pour être un doudou indispensable.

Mais… S’il manque déjà à votre bébé, vous savez où le trouver.

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23/09/2014

Ballet de cormorans

Si vous levez les yeux au ciel, en ces premiers jours d’automne, vous verrez passer des vols impressionnants de cormorans.

Mieux vaut se trouver près de plans d’eau pour apprécier le spectacle: ces diables de pêcheurs aiment survoler leur garde-manger. Mais ce ballet aérien se repère aussi d’assez loin.

Car ces grands oiseaux noirs aux lignes très graphiques fendent les airs en groupes allant jusqu’à une bonne quarantaine d’individus. Leur vol, en forme de V, s’étire puis se contracte, faisant comme une lente palpitation sombre dans le ciel.

Ils arrivent? Ils repartent? Comment savoir… En appelant Monsieur Oiseaux, pardi: Patrick Jacot est incollable!

Alors oui, dit-il, il y a du mouvement dans les airs! Des grands cormorans font de la transhumance, d’autres leur migration.

Certes. Mais encore? Le spécialiste précise. Parmi ces oiseaux migrateurs à courte distance, certains se trouvent trop bien ici. Depuis quelques années, ils s’installent donc à demeure entre le Rhône, le lac Léman et celui de Neuchâtel, et se déplacent volontiers d’un lieu à l’autre pour faire ripaille.

Ces gloutons bectent environ 300 grammes de poisson blanc par jour. Et par individu. C’est dire s’ils sont mal vus des pêcheurs…

D’autres grands cormorans migrent actuellement plus au sud. Tout ça fait du monde dans le ciel. D’autant que l’espèce est protégée. Sa population compte entre 500 et 1000 couples en Suisse. Qui font plein de petits…

Le spectacle aérien est donc assuré pour les temps à venir. Chouette!

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22/09/2014

Feuilleton à rallonge

Les mamies font de la résistance à Saint-Jean, et nous n’avons pas encore fini d’en parler!

Dans ce feuilleton rocambolesque, nous en étions restés au moment où Anne-Marie, 85 ans, attendait de pied ferme sa convocation pour aller purger trois jours de prison. Car elle refuse de payer une amende, injustifiée à ses yeux, à propos de son petit chien.

Depuis, un comité de soutien s’est créé et les bonnes dames de Saint-Jean se sont mises à récolter des signatures, sur un thème d’Emile Jaques-Dalcroze, "Les bonnes dames de Saint-Gervais" (Que dit? Que donc? Que dis-tu, que dit-on? Que dit-ell’donc, près de la fontaine?…)

En une semaine, plus de soixante personnes (dont de bons messieurs) ont manifesté leur soutien à Anne-Marie en signant les feuilles déposées dans un tabac et deux tea-rooms du quartier.

Et dans un courrier accompagnant ces signatures, adressé à diverses autorités de Genève, une autre aînée indignée demande à ces Mesdames et Messieurs «…de faire votre part avec cœur et intelligence pour rétablir une harmonie perdue entre vous et nous!»

Le conseiller administratif Guillaume Barazzone s’y est déjà attelé jeudi dernier, lors d’une réunion de quartier sur les parcs publics.

Le magistrat a entendu Anne-Marie, puis il a demandé à la police municipale de regarder si une solution pouvait être trouvée à ce problème.

C’est un bon début. Mais ce n’est pas suffisant. Car la procédure actuelle est entre les mains du canton de Genève. Pas de la Ville de Genève. Mince alors.

Les bonnes dames de Saint-Jean vont devoir encore faire preuve de patience, avant de chanter victoire!

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20/09/2014

Histoire prise au vol

Vous lecteurs allez être pogné bin raide avec ma côlisse d’ostie d’histoire bin l’fun mais finir pas mal maganés par mon tabarouette de maudit tannant de placotage en simonac.»

Rien que ça!

J’avoue qu’une telle entrée en matière me scotche. Elle est écrite par Denis, un Suisse ayant résidé treize ans au Canada et qui est revenu vivre au pays. Avec la nostalgie de ce langage québécois de rue, un rien argotique…

Ça dit quoi, ce charabia? En gros, que nous allons être bien amusés par ce qui suit, si j’ai bien compris.

En vue de son retour en Suisse, l’an dernier, Denis a tout liquidé au Canada: appartement, carte de crédit, permis de conduire, tout! Il a pourtant acheté un vol aller-retour. Pas dans l’idée de revenir à Montréal, mais parce que ça coûte nettement moins cher qu’un aller simple pour Genève.

On lui signale de tenter les démarches de remboursement de ce billet de retour inutile le moment venu, soit le 1er juillet 2014. Mais sans garantie.

La veille du vol au départ de Genève qu’il ne fera pas, Denis téléphone à Air-Canada. Pas de bol, son téléphone portable n’a plus de crédit, et la conversation est coupée.

Le 1er juillet, il rappelle. L’employée lui annonce que le vol a été annulé sans raison, puis reporté au lendemain sans l’avoir consulté. Bref, la compagnie se sent fautive et décide de lui accorder le remboursement total de ce vol.

Champagne! Sauf que Denis n’a pas encore vu la couleur de cette somme: Air Canada l’a versée sa carte canadienne, qui n’existe plus…

Faudrait une chute en québécois à ce placotage. Tiguidou ou wo la laille?

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19/09/2014

Coquilles ou bourdes

Il nous arrive parfois de laisser une coquille après avoir pondu des lignes…

Enfin, quand je dis nous, ce n’est pas forcément moi. N’empêche. Je reçois parfois des remarques de lecteurs.

Jacques m’adresse ainsi une page de la brochure du club TG comprenant une proposition de voyage qui le chiffonne. Et pour cause: le circuit Laos-Yunnan coûte bien plus cher à l’abonné de la Julie qu’au non abonné. Près du double, en fait. Alors quoi, j’arrête mon abonnement pour profiter d’un meilleur prix?

Surtout pas!

Un chiffre s’est glissé à la place d’un autre dans la deuxième version de ce livret, et bonjour la confusion! Je ne vais pas faire de la pub plus longtemps pour cette grande évasion, c’est pas vraiment mon boulot. Jacques doit simplement savoir que le prix abonné reste plus avantageux. De l’ordre de 300 francs.

Et si j’insistais un peu, vous pensez qu’on me ferait un meilleur prix encore pour que je file loin d’ici en novembre? Faut pas rêver, Julie…

Je saute à pieds joints sur la bourde parue dans un journal traitant de santé et de remèdes naturels, et que m’a signalée Liliane.

Dans le courrier des lecteurs, deux femmes aux noms différents posent la même question à propos de leurs trois enfants fatigués par la rentrée scolaire. Surprise, on leur propose un traitement radicalement opposé: un «stop addict» dans un cas, un sirop multivitaminé dans l’autre. Oh là là…

Liliane, ça l’inquiète. Mais faut pas! Ce n’est juste pas la bonne question qui a été mise dans la bouche de la première lectrice. Suffit de l’imaginer…

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18/09/2014

La chasse au billet

Après les TPG, les CFF! Je pourrais presque reprendre la même introduction qu’hier. Les mêmes conclusions aussi. Vous me suivez?

Non? Alors je vous la fais courte.

Quand les distributeurs ne délivrent pas les titres de transport demandés par les usagers des TPG, ce sont les humains qui trinquent, en cas de contrôle. Pas les machines. Dommage!

Mais quand les automates des CFF et des TPG péclotent à l’unisson, on frise la crise de nerfs. Les voyageurs entre Coppet et Genève-Sécheron le savent bien, du moins ceux qui n’ont pas d’abonnement et cherchent désespérément où et comment acheter leur ticket.

Roger me signale que les CFF ont récemment changé leurs distributeurs à tous les arrêts de la ligne. Or, ces machines fonctionnent mal. Elles sont souvent en panne, prolongée ou à répétition, voire temporairement hors service. Ce qui revient au même.

Pourquoi diantre doit-on nous changer quelque chose qui fonctionnait par quelque chose qui ne fonctionne pas (encore)? se demande Roger.

Face à ce petchi, les CFF admettent que les nouveaux appareils présentent effectivement des défauts de jeunesse, ou des problèmes de réglage. Des techniciens spécialisés interviennent semble-t-il très régulièrement, et même quotidiennement, sur les appareils qui présentent des dysfonctionnements.

On n’est pas sorti de l’auberge…

Vous me direz qu’il reste toujours les anciens distributeurs TPG sur les quais. Mais voilà. La plupart d’entre eux sont aux abonnés absents depuis un certain temps déjà, pour ne pas dire plus. Au secours!

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17/09/2014

Automates humains?

Les Transports publics genevois ont un problème avec leurs distributeurs de billets, ce n’est pas une révélation.

Victimes de vandalisme ou de pannes à répétition, ces automates sont parfois incapables de faire leur boulot: fournir à ceux qui le demandent des titres de transport valables.

Si les machines péclotent ainsi, pourquoi faut-il que les usagers en fassent les frais et crachent au bassinet?

Ce truc ne passe pas auprès des passagers de bonne foi. Ceux qui ne sont pas des resquilleurs, donc.

En ce jeudi du Jeûne genevois, il n’y a pas foule dans le bus de 7 h au départ d’Hermance. C’est un peu tôt, pour un jour férié. Des passagers veulent prendre leur billet à bord. Mais ils ne peuvent le faire, le distributeur affichant «défectueux»

Le chauffeur du bus conseille à cette dizaine de personnes de prendre leur billet à l’arrivée. Ça prendrait trop de temps de laisser tout le monde descendre à l’automate de Vésenaz pour que chacun glisse, à tour de rôle, la monnaie dans l’appareil.

Soit! Le bus traverse paisiblement la belle campagne endormie, et les gens à bord savourent ce bon moment.

Mais à l’arrêt Genève-Plage, c’est la douche froide: six contrôleurs montent dans le bus. Les voyageurs sans ticket ont beau tout leur expliquer, rien n’y fait. Ils n’ont pas de titre de transport sur eux? Ils sont amendables, point barre.

Et l’automate défectueux? Ce n’est pas leur problème. Ils font leur boulot. Poliment. Mais comme des machines qui, elles, fonctionnent plutôt bien!

Alors, à quand le retour des humains dans le rôle de distributeurs de billets?

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16/09/2014

Le match fantôme

L’angoisse du gardien de but au moment du penalty: c’est un grand classique de la littérature et du foot.

Moins connu, mais tout aussi stressant, doit être le désarroi des joueurs de tennis quand ils disputent un match de demi-finale de Coupe Davis, alors que la messe est dite et que les fidèles désertent Palexpo…

C’était dimanche, en début d’après-midi. Roger Federer vient d’apporter le point décisif qui propulse l’équipe suisse en finale. Ambiance du tonnerre dans les gradins!

Imaginez, comme moi, 18 500 fans (moins les supporters italiens, bien sûr) tous de rouge et blanc vêtus, visages maquillés ou perruqués, enroulés dans des drapeaux nationaux et qui laissent bruyamment éclater leur joie!

Ils applaudissent l’exploit sportif, se congratulent parmi et exultent lors du tour d’honneur de leur champion. Puis une bonne moitié d’entre eux quitte les lieux. Peut-être un peu déçus que tout se soit joué si rapidement.

S’ils avaient su, beaucoup d’entre eux seraient restés.

Encore fallait-il le savoir!

Car sans avoir été annoncé, le 5e match de cette demi-finale a eu lieu, comme le règlement actuel le prévoit. Les amateurs les plus éclairés l’ignoraient.

Lammer et Seppi sont donc entrés sur le court un quart d’heure après la folle liesse qui a fait chavirer Palexpo. Ils ont disputé un match dénué d’enjeu, dans un stade à moitié vide, tandis que les gens partaient petit à petit. Moche. L’Italie l’a emporté. Mais le cœur n’y était plus.

Faut dire qu'il faisait beau, dimanche. Et la messe était déjà dite…

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15/09/2014

L'arbre à deux temps

photo.JPG

Vous n’aimez pas l’automne?» m’a demandé Monique, au bout du fil.

Sans me laisser le temps de réfléchir à la question qui me prend de court, elle me précise que son appel est en lien avec l’encre bleue de lundi dernier. Sur le signal que donne, en tombant, le premier marron de la saison: la fin de l’été et la venue de temps plus frais, ce que je regrettais…

«Eh bien rassurez-vous, Julie, même en automne, c’est toujours le printemps!»

Autant dire que je ne comprends plus très bien la tournure de la conversation. Monique précise sa pensée: «J’ai vu un marronnier qui vit les deux saisons à la fois. Vous voulez le voir?»

Je veux! Et nous voilà les deux à marcher le long de la route de Saint-Julien, laissant derrière nous la place du Rondeau. Passé le tunnel de Carouge, il y a quelques mètres plus loin sur la gauche une allée d’arbres de belle taille.

C’est là que s’épanouit le marronnier à deux temps. Un drôle de spécimen, qui n’en fait effectivement qu’à sa tête.

Sur une bonne moitié de ses branches, les feuilles ont bruni, se sont recroquevillées et tombent les unes après les autres. Comme les marrons qui tapissent déjà le sol à ses pieds.

Mais sur l’autre partie des branches, les feuilles vert tendre, fraîches et légères font bon ménage avec de grandes fleurs blanches qui se dressent.

Cet extraordinaire regain de vie au milieu du feuillage qui se meurt laisse perplexe. Faut-il s’en réjouir ou s’en désoler? Est-ce le signe d’une santé florissante ou d’un mal pernicieux?

Le marronnier à deux saisons n’a pas encore dit son dernier mot.

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13/09/2014

Le temps d'attente

Vendredi en fin de matinée, Aline se rend à l’Office des poursuites pour obtenir une attestation comme quoi elle n’en a pas. De poursuites, donc.

Sitôt arrivée, cette femme très active défaille: son ticket en main indique que 48 personnes la précèdent. Et le temps d’attente prévu affiche 33 minutes. Au secours..

Elle prend finalement son mal en patience. Cinq guichets sont ouverts, ça devrait aller. D’ailleurs elle n’a pas le choix: il lui faut ce papier dans la journée. Trop tard pour le demander par internet.

Tandis que l’heure avance, les gens affluent. Or, trois guichets ferment tour à tour. Bonjour l’engorgement.

Après avoir piaffé cinquante minutes durant, Aline passe enfin au guichet. Son affaire est vite réglée. A son départ de l’office, elle regarde l’écran: il affiche 86 minutes d’attente pour les suivants!

Une heure vingt-six pour obtenir un document que l’on doit en plus payer, ça frise le code!

Une telle attente est-elle tolérable? Non, et l’administration s’en excuse auprès des usagers, dit-on en haut lieu. Alors, c’est quoi le problème? Un afflux inhabituel en ce vendredi: plus de 500 démarches à la mi-journée! Les gens profiteraient du pont du Jeûne pour faire des démarches administratives. Les Genevois sont bizarres…

Face à ce pic extraordinaire d’attente, les employés aux guichets ont réduit leur pause déjeuner, m’a-t-on signalé, et le patron en personne est venu servir les clients. En début d’après-midi, la situation revenait normale.

Normale? Les statistiques  du service disent que près de deux tiers des clients sont servis en moins de 20 minutes et 80% en moins d’une demi-heure. Le but étant de faire mieux encore.

Aline sera ravie de l’apprendre. Nous aussi.

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12/09/2014

Surprises croisées

On croit déjà avoir tout vu par ici, et pourtant…

Un mercredi de bon matin, le conducteur du bus 19 a une attaque de paupières. Ou un bon coup de mou. Un remontant s’impose, et vite: il descend du véhicule à l’arrêt Dôle, abandonne ses passagers à leur sort et s’en va prendre un café au tea rom du coin! Cinq minutes, l’expresso…

La scène a surpris les spectateurs assis aux premières loges. Et Lila, qui en faisait partie, ne m’a pas dit si le chauffeur a ensuite mis le turbot pour les mener à l’heure au boulot. Reste que c’est un peu fort de café!

Autre sujet d’étonnement, photographié vendredi après-midi par Claudia: un homme s’est arrêté au milieu des passants, non loin de la gare Cornavin. Il pose consciencieusement son tapis de prière sur le trottoir, se déchausse et commence à lire le Coran à haute voix. Sans se préoccuper des gens qui passent et se retournent sur lui, bouche bée. Un ange passe, semble-t-il.

Béatrice elle aussi n’en revient pas. Samedi dernier, elle se rend sur la tombe de sa maman, au cimetière de Veyrier. Et que voit-elle? Les deux chrysanthèmes jaunes qui s’épanouissaient là ont disparu. Volés, forcément. Car les plantes ne prennent jamais seules la poudre d’escampette.

C’est moche et mesquin de piquer des fleurs au cimetière. Même si elles sont périssables, comme le dit la chanson. Béatrice n’a pas fait le tour des autres tombes ou des balcons voisins pour tenter de les retrouver.

Elle a simplement racheté d’autres chrysanthèmes, en espérant qu’ils passent l’automne…

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10/09/2014

Heureuse diversion...

Suite, et non fin, du feuilleton. Pour rappel, Anne-Marie est une Genevoise de 85 ans qui fait de la résistance. Elle refuse de passer à la caisse pour une amende reçue à propos de son petit chien, et assume crânement son choix.

Depuis mon dernier billet (En prison pour si peu?), elle a rédigé un courrier au Service des contraventions et me l’a remis en copie, «dans l’attente de mon arrestation» me glisse-t-elle en passant.

C’est un petit bijou du genre! Je ne résiste pas à l’envie de vous citer un extrait de ce texte, écrit d’une main qui ne tremble pas:

«… Il est bien évident que je ne paierai pas un sou de l’amende de 350 francs qui m’a été infligée. Je choisis en effet d’être mise aux arrêts pendant trois jours.

Cela fera une heureuse diversion dans ma vie un peu terne d’octogénaire et je vous prie de me signaler où, quand et comment je vais pouvoir répondre à votre assignation.

Il m’est parfaitement indifférent de mourir avec un casier judiciaire entaché et je me fais une fête de participer aux joyeusetés abondamment relatées dans nos journaux concernant notre chère, très chère, prison de Champ-Dollon.

Comme toujours, copie de la présente est envoyée à tout un chacun.»

Aux dernières nouvelles, Anne-Marie attend sa convocation au Tribunal de police, et espère ne pas caler en route. Toute cette histoire la fatigue.

Mais si elle se retrouve vraiment devant le tribunal, tous les habitants de Saint-Jean qui l’encouragent devraient l’accompagner. Pour la soutenir. Ce serait bien.

Suite au prochain épisode.

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09/09/2014

Pleins feux sur la lune

Assez de ces préoccupations terre à terre qui nous prennent la tête. Visons une fois plus haut.

Du côté de la lune…

En ce 9 septembre, elle s’annonce particulièrement belle, énorme et brillante. Normal, c’est une super lune! La troisième et dernière de l’année. Il ne faudrait donc pas rater pareil spectacle, d’autant que c’est cadeau!

Une super lune? Pour faire simple, c’est une pleine lune qui passe le plus près possible de la Terre. Elle nous apparaît ainsi jusqu’à 14% plus grosse que normal, et 30% plus scintillante.

Les initiés en ont déjà pris plein la vue tôt ce matin. Bon, fallait être sur le pont à 03 h 38, heure exacte de la pleine lune… Mais une séance de rattrapage a lieu ce soir: la «Harvest Moon» donnera pleine mesure de sa grandeur à son lever, fixé à 20 h 04. Avec le Salève et autres obstacles cachant sa vue, on attendra un peu plus pour s’extasier.

Où admirer cette représentation offerte à tous? Depuis sa fenêtre, c’est possible, mais pas toujours idéal. Le mieux serait d’aller au Signal de Bernex!

La Société astronomique de Genève propose sur cette butte bien située une soirée d’observation destinée au grand public. Dès 20 h 30, les intéressés pourront admirer la belle à l’œil nu, ou avec une petite lunette, en compagnie de spécialistes passionnés et partageurs.

Les amateurs en sauront plus sur notre satellite et sa géographie, voire même sur Saturne et Mars, qui seront également visibles. Mais il faudrait pour cela que le ciel ne soit pas couvert de nuages.

Est-ce demander la lune?

Plus d’info: http://www.astro-ge.net; 078 641 45 46 (dès mardi 19 h)

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08/09/2014

Le signal du marron

Il est petit, brun, dur et rondelet.

C’est un marron!

Il a roulé aux pieds de Xavier alors qu’il cheminait de bon matin pour venir au boulot. Mon collègue l’a ramassé et me l’a posé vendredi sur mon bureau, avec ce petit mot: «Le premier que je trouve par terre. C’est l’automne…»

Non, pas déjà!

L’été vient tout juste de commencer, il fait chaud. Les bottes de pluie sont rangées. Le maillot de bain sèche. L’eau du lac affiche une vingtaine de degrés. Le temps est à la crème solaire, aux glaces, aux terrasses. Alors faut pas venir me gâcher la fête avec ce marron!

Quoique… Celui-ci est drôlement joli. Bien lisse, comme un galet. Il pèse son poids, au creux de la main. Ça me rappelle d’ailleurs un souvenir, pas si vieux, au fond: le ramassage de ce fruit avec les copains de l’école primaire.

On remplissait des sacs avec les marrons qui tapissaient les parcs, puis on les apportait à la ferme Vecchio. Là, quelques sous étaient donnés pour chaque kilo pesé. C’était tout ça de gagné pour la course d’école.

Aujourd’hui les bêtes ne mangent plus ces récoltes urbaines. Et les gamins ne ramassent plus les marrons, sauf pour se castagner. Ils finissent contre les souliers d’un adulte qui les ramasse pour annoncer l’automne.

Ainsi donc, on y serait?

Quelque chose dans l’air semble dire que oui. Des feuilles jaunissent et tombent. Il fait plus frais le matin.

Si l’éclosion de la première feuille du marronnier de la Treille annonce le printemps, le premier marron tombé dans le canton signalerait donc bien la fin de l’été. Hélas.

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