21/01/2017

Mettre le feu au lac...

Qui l’eût cru possible, à cette saison?

Il faut décidément ne pas avoir froid aux yeux, ni ailleurs, du reste, pour se lancer dans pareille aventure!

Ainsi donc, en ce samedi du mois de janvier, alors qu’il fait quelques degrés en dessous de zéro et que le stratus plombe le ciel, plus de mille volontaires vont mouiller leur maillot lors de l’Antigel Run. Un truc de givrés…

Mais c’est quoi encore cette invention? C’est une course à pied polaire et populaire, ouverte aux sportifs de tous âge et destinée à «réveiller l’hiver genevois!»

Ben oui, c’est vrai. On finit par s’avachir, à ronronner paisiblement au chaud en attendant que passent les frimas. Allez, hop hop hop, on se bouge, on chausse les baskets à crampons, on sort les moufles, on ajuste les frontales, et c’est parti, mon kiki!

Ces joyeux drilles vont donc courir dans des températures peu propices aux efforts. Tout ça par plaisir. Et pour mettre le feu au lac, en guise d’apéro au prochain Festival Antigel.

Pourquoi le feu au lac? Parce que le point de départ de la course est fixé à Baby Plage, à deux pas de la Brise (la statue, donc), à trois pas du Léman, et parce qu’elle va briller de mille feux.

Comme à l’Escalade, plusieurs courses vont se succéder dans l’après-midi, du bord du lac aux parcs voisins. Puis viendra la course nocturne: les participants sont invités à se munir de frontales, lampions, guirlandes, bref, de tout ce qui brille et illumine.

Cet éclairage féerique ne sera pas de trop pour traquer la perfide plaque de glace. Les coureurs sont avertis. On est tout de même en hiver. Une saison où l’on se luge, de préférence…

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20/01/2017

L'ascenseur à vélo

La récente fermeture de l’ascenseur du Seujet fait le désespoir des nombreux pédaleurs et piétons qui l’empruntent au quotidien.

Au secours! Les travaux annoncés vont durer trois mois… Autant dire une éternité, pour ses fidèles usagers.

Bien vite, la rumeur enfle parmi les cyclistes abonnés à cette liaison. Ils ont peur de ne plus pouvoir utiliser le monte-charge panoramique qui relie le quai du Seujet à la rue de Saint-Jean quand il sera refait tout beau tout neuf. Et le font savoir.

Faut dire que cet élévateur se trouve sur le domaine privé. Les piétons y sont certes tolérés, mais les vélos interdits. Or près de 700 cyclistes s’y engouffrent chaque jour pour faire les six étages à l’œil et le muscle au repos. Ils prennent vite pas mal de place dans la cabine et contribuent à l’usure de l’ascenseur. Alors ça fait des histoires, forcément.

Ces litiges sont terminés. Je vous dis la bonne nouvelle de ce début d’année? Grâce à une convention passée entre les divers propriétaires de l’immeuble et le Département de Pagani, l’ascenseur du Seujet est devenu d’usage public.

La Ville de Genève va ainsi financer pour moitié le remplacement de l’installation, et pour moitié ses frais d’entretien, afin de faciliter la mobilité de ses contribuables!

Quand l’ascenseur sera enfin remis en fonction (trois mois, tout de même!) les deux roues n’y seront plus interdits et les cyclistes plus amendables. Mieux: il ne devrait plus y avoir de tensions entre piétons et pédaleurs, l’espace étant désormais ouvert à tous.

Il se partagera au printemps de 6 h à 22 heures en semaine et de 8 h à 22 h le dimanche. On se réjouit déjà!

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19/01/2017

Vous avez dit froid?

«Mains froides, cœur chaud!»

Cette expression populaire s’est imposée au fil du temps comme une évidence. Sauf qu’avec la bise et les températures négatives de ces jours, ce ne sont plus seulement les mains qui sont glacées. C’est tout le reste. Le cœur risque de devoir batailler ferme pour réchauffer tout ça…

Car, comme dirait l’autre, il fait une de ces cramines! Ça caille dur. Ça pince ferme. Pour l’exprimer plus crûment encore, on se les gèle! Ou on se les pèle, tant qu'à faire.

Il fait à n’en pas douter un froid de canard. Un froid de loup, un froid de chien, voire un froid de tous les diables, il n’y a que l’embarras du choix.

Certains anciens parlent même de froid de gueux, ceux-ci n’ayant pas les moyens de se protéger contre ses morsures.

«Saint-Martin a donné la moitié de son manteau à un pauvre: comme ça, ils ont froid tous les deux…» lâchait, fataliste, le poète Jacques Prévert.

Bref, le froid peut être parfois si fort qu’il est à pierre fendre. Il devient sibérien, quand il ne vire pas carrément polaire. De quoi bleuir ou blêmir à son contact.

Pour éviter alors tout refroidissement, rien ne vaut un petit grog. Ou une infusion. Or il arrive parfois qu’une telle boisson chaude soit de nature à jeter un froid…

Monsieur Arthur n’a toujours pas digéré sa verveine prise l'autre jour chez Ladurée. Une consommation facturée 10 francs. Servie certes dans une très jolie théière, mais sans même un mini macaron, spécialité de la maison. Mais il y a le cadre, cosy. Plus le chauffage assuré.

Et quand il fait froid, ça compte!

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18/01/2017

La Bise, ou La Brise...

Il n’y a vraiment qu’elle pour être si dénudée par un temps pareil!

Alors que les passants avancent dans le froid polaire bardés d’écharpes, de bonnets et de grosses vestes chaudes, alors que le lac gronde et se déchaîne presqu’à ses pieds, la belle résiste… en tenue d’Eve.

Les seins à l’air et alertes, les fesses nues et les jambes à peine entravées par une pièce de tissu, elle semble vouloir aller se tremper dans les flots comme le font, sur la rive d’en face, quelques nageurs téméraires.

Sauf qu’elle, "La Bise", ne peut rougir sous l’effet du froid ou avoir la chair de poule. Sa peau est de pierre! Elle affronte donc sereinement les éléments, comme le regard des gens. Et ne craint rien. Pas même la neige ou les glaçons.

Le seul point qui pourrait la troubler, c’est son nom. Pour les uns, dont je suis, elle s’appelle depuis toujours "La Bise", et pour les autres, "La Brise".

Vous voulez savoir d’où peut venir la confusion? Il faut pour cela remonter jusqu’en 1939 et au concours organisé par le Département fédéral de l’intérieur et la Ville de Genève pour aménager le quai Gustave-Ador. C’est le projet d’Henri König, "La Brise", qui est finalement retenu et réalisé, devant "La Bise" de Maurice Sarkissof.

Or les sculpteurs avaient tous deux, à l’origine, appelé leur étude "La Bise"! König avait donc dû changer le nom de sa création pour éviter toute confusion.

Après sa pose aux Eaux-Vives, en 1941, la sculpture fait vite polémique. Exposée comme elle l’est, les Genevois l’adoptent raisonnablement comme étant "La Bise". Comme le vent qui nous gèle aujourd’hui. Ou le bisou qui nous réchauffera...

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17/01/2017

Quel barnum!

Tout passe, tout lasse, tout casse. Même le cirque de papa!

Le célèbre Barnum, (Ringling Bros. and Barnum & Bailey Circus, pour tout dire) annonce sa mort à venir pour le mois de mai. C’en est donc fini du «plus grand spectacle du monde» qui aura fait rêver, depuis 1871, des millions d’Américains, mais aussi d’Européens lors de tournées mémorables.

Un poids lourd du divertissement populaire s’en va. Une époque aussi. Celle du gigantisme des productions, des performances réalisées avec des animaux et autres «curiosités».

Comme tant d’autres, ce spectacle d’arts vivants a subi la concurrence de la télévision et l’érosion progressive de son public, attiré par d’autres sirènes.

Mais ce sont les milieux de défense des animaux qui lui ont porté le coup de grâce: en mai 2016, par gain de paix, Barnum renonçait à ce qui était pourtant le clou de son programme: les éléphants! Leur absence aura finalement précipité la baisse des ventes de billets et poussé à cette sortie de piste.

L’absence des éléphants. Ça vous rappelle quelque chose? En 2016, la famille Knie a aussi gommé les pachydermes de sa tournée, pour la première fois de son histoire. Et après les éléphants, exit les chevaux, les lamas ou les chiens?

Pour rester dans le politiquement correct, peut-être que les directeurs de cirque seront condamnés, un jour, à remplacer les animaux par des robots. C’est très mode, les robots!

Et puis ce sont des bêtes propres, lisses, dociles et prévisibles. Avec elles, plus de sciure, de paille et d’odeurs fauves sous le chapiteau. Fini, tout ce barnum! Quelle tristesse…

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16/01/2017

Plus tôt, l'ouverture

Surprise! Depuis une semaine, la Coop de mon quartier ouvre ses portes à la clientèle à 7 h 30 pétantes. Soit une demi-heure avant l’horaire habituel.

La caissière en chair et en os, celle qui résiste encore à l’invasion des caisses automatiques, les fameuses «self-checkout», affiche la mine fataliste des grands jours. Ben oui. On commence toujours plus tôt, et on finit toujours plus tard…

Ceci pour que nous autres clients puissions acheter local avant de filer au boulot, sans avoir la tentation d’aller butiner de l’autre côté de la frontière.

Telle n’est pas la raison principale évoquée par la direction bâloise du groupe pour expliquer ces nouveaux horaires matinaux. L’ouverture à 7 h 30 d’une quinzaine de magasins genevois répond, semble-t-il, aux besoins de la clientèle! Faut dire qu’on lui mitonne tout spécialement des produits prêts à être mangés quasi au saut du lit. Les boulangers du coin, ou du moins ceux qui restent, vont déguster.

Mais surtout, affirme ce géant suisse de la distribution, les gens apprécient de pouvoir faire leurs achats avant d’aller au turbin. Et ça fonctionne très bien. Dans de nombreuses villes de Suisse Alémanique, les magasins ouvrent déjà à 7 h 30. Voire plus tôt.

Plus tôt? Mais ils ne se reposent donc jamais, là-bas? Pas vraiment! Si j’en crois les horaires de quelques magasins de cette enseigne outre-Sarine, certains travaillent de 6 h à 22 h. Plus le dimanche. A Bâle surtout. Un autre canton proche de la frontière, donc.

D’ici à ce que la Coop de mon quartier ouvre à 6 h…

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14/01/2017

La P'tite Prune

C’était le soir du réveillon, après un repas bien animé. Au détour d’une conversation, un convive me lance soudain: «Tu connais la P’tite Prune?» «Euh… non.» «Et t’es de la Tribune?» «Euh… oui, j’en suis toujours, aux dernières nouvelles.»

Alors sans plus attendre, mon voisin de table pousse la chansonnette que voici: «Je m’appelle P’tite Prune, je vends la Tribune, je n’fais pas fortune, mais ça n’fait rien…»

Le tout sur le refrain de «Je te fait pouet-pouet, tu me fais pouet-pouet, etc...» interprété en son temps par Bourvil. Une chanson extraite de l’opérette "Elle est à vous" datant de 1929 déjà.

Mais pour en revenir à cette soirée du 31 décembre, je n’en croyais pas mes oreilles. Ainsi donc mon journal et sa vendeuse avaient, un beau jour, inspiré une chanson populaire. Extra! J’avoue que ça m’en a bouché un coin.

«Attends, j’appelle ma maman» poursuit l’ami, devant mon air surpris. Au bout du fil, la Genevoise de 94 ans confirme en fredonnant en direct la P’tite Prune. «C’est comme ça que je la chantais à mes enfants quand ils étaient petits…»

D’où vient donc cette ritournelle? A-t-elle des couplets? Une suite? Impossible d’en savoir plus sur le moment. Ni après, d’ailleurs.

Je me tourne vers vous. Si vous connaissez l’histoire de cette chanson maison, je suis toute ouïe. Ce serait trop dommage qu’elle se perde, elle me semble assez unique en son genre.

Notez qu’on pourrait aussi imaginer des variations en «une» pour combler ces lacunes. Ainsi P’tite Prune rime bien avec Thune. Pour décrocher enfin la lune?

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13/01/2017

Une bonne rentrée

Allez, on va commencer l’année par une nouvelle réjouissante: malgré les rythmes et les horaires de travail qui pèsent lourdement sur leurs épaules, certains chauffeurs des TPG n’oublient pas d’être serviables et sympas. Un exemple?

En ce lundi frisquet de la rentrée, une maman et sa fille de 8 ans rentrent à pied depuis les Tournettes à Veyrier. Il fait déjà nuit quand l’enfant trébuche et s’ouvre salement le genou en tombant sur le goudron.

Impossible de consoler la petite en pleurs et encore moins de la faire marcher. C’est la cata. Le genre de situation bloquée que tous les parents connaissent ou redoutent.

C’est alors que Zorro est arrivé…

Un bus de la ligne 8 qui passait par là freine et s’arrête à la hauteur de la mère et de la fille. Le conducteur s’inquiète. Ont-elles besoin d’aide? Oh que oui, lâchent-elles en chœur.

Il les invite aussitôt à bord de son bus et les véhicule jusque tout près de chez elles, leur proposant même de les déposer entre deux arrêts, si nécessaire. Tout ça avec le sourire en plus.

Mieux qu’Uber. Et encore moins cher. Mais surtout si réconfortant!

Ce devait être un bon jour, ce lundi. Car au même moment, à l’autre bout du canton, la famille Portier accueillait les gens de Perly pour fêter l’Epiphanie en bonne compagnie.

Au menu, pas moins de 36 litres de vin chaud, préparés par Louis, plus quelques galettes pour couronner le roi et la reine du village. Sans oublier la panse de Jules qui récoltait à cette occasion ses dernières thunes. Y’a pas à dire, l’année commence bien!

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12/01/2017

Déclaration d'amour

«Ma chère Carouge, je t’aime fort, et depuis longtemps…» Waouh! Ça, c’est de la déclaration! La Mairie, à qui ce courrier s’adresse, doit en frétiller d’aise. Au début. Après ça se gâte un peu.

Car l’amoureux lui fait vite part de sa déception sentimentale. C’est vrai, à la fin. Pourquoi le punir de la sorte quand il fait tant efforts pour lui plaire?

Au lieu d’aller manger n’importe où dans le canton, c’est à Carouge que Laurent se rend la veille du réveillon. Or la belle roupille un peu en ces Fêtes.

L’homme ne veut pas la réveiller, juste dîner chez elle, en bonne compagnie. Il tournicote dans les rues désertes jusqu’à trouver une auberge ouverte et accueillante. Et aucun problème pour garer sa voiture: les places libres abondent. Il truffe alors de pièces le parcomètre, sous les yeux de deux contractuelles qui s’ennuient.

Il jouit ainsi d’une heure et demie de parking. C’est un peu court pour un repas de fête. Peu avant l’heure butoir, Laurent déplace son véhicule en zone bleue et retourne gueuletonner.

Tout au plaisir de la table, il dépasse de peu l’heure convenue. Mais les contractuelles veillent au grain. Laurent découvre en sortant la prune gelée de Noël. Qui lui reste sur l’estomac.

Carouge est-elle à ce point intéressée qu’elle ne puisse pas lâcher la pression, comme Versoix l’a fait en fin d’année? Les contrevenants légers y ont certes reçu une bûche de Noël. Mais une représentation de la pâtisserie, avec un petit mot de la police municipale leur rappelant les règles en usage et en leur souhaitant de joyeuses Fêtes. Classe!

Malgré tout, Laurent déclare à Carouge: «Sans rancune, je t’aime toujours...» Paraît que quand on aime, on ne compte pas!

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11/01/2017

Tant de blancheur

neige.JPGLes vacances sont à peine terminées que la neige se met timidement à tomber en plaine. Mieux vaut tard que jamais, direz-vous, mais tout de même: les glissades auraient été plus drôles sur les pistes que sur les trottoirs…

Mais l’or blanc n’en fait qu’à sa tête. Il se pose peu à peu sur le paysage pour lui adoucir les contours, voire brouiller les cartes. Et sa couverture froide, très lumineuse aussi, change nos repères habituels.

Mais cette blancheur est éphémère. En ville surtout, où elle ne peut tenir en place. Elle se marque et se salit à toute allure, avant de fondre dans la grisaille ambiante.

Serait-ce le propre du blanc que d’avoir une si courte espérance de vie? Songez aux habits de cette couleur qui le restent si peu après usage; à cette page vierge qui angoisse tant l’écrivain avant qu’il ne la remplisse de phrases. Et à ces panneaux publicitaires qui n’avaient jamais affiché tant de vide dans l’espace public genevois.

Combien d’entre eux sont-ils encore immaculés? A l’évidence, ces surfaces libres sont une invite à l’expression citoyenne ou artistique. Voire les deux à la fois. Et dire que nos élus découvrent à cette occasion que le canton regorge de gens talentueux. Il était temps!

Dans la neige fraîche, les pneus des voitures laissent aussi sur leur passage d’étranges motifs sombres; les doigts d’enfants dessinent des cœurs sur les pare-brise; ceux des plus grands tracent des messages moins poétiques; les petits pas des promeneurs constellent le tapis clair de motifs foncés.

Profitons-en! Bientôt, il ne restera plus rien de tout ce blanc comme neige.

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10/01/2017

La Thune se partage

Ça y est, c’est fait: Jules a été bouchoyé hier dans les règles de l’art, et son lard a fait des heureux. Tant mieux!

Nous l’avons partagé hier dans les locaux de la Julie et taillé le bout de gras avec les représentants des associations bénéficiaires, Partage, Le Caré et Café Cornavin (voir l’article en page 16).

Pour sa 21e édition, la Thune du Cœur a donc collecté 60 000 francs. Ouf! J’ai craint un instant de ne pas pouvoir atteindre cette somme. Mais avec les donateurs de dernière minute, les rouleaux de monnaie à rouler et les euros à changer, c’est bon, on y est tout juste arrivé. Bravo et merci à tous ceux qui ont rendu la chose possible!

Alors quoi, c’était si difficile que ça de réunir des fonds cette fois-ci? Oui et non! Les Genevois sont toujours aussi généreux, dans les milieux les plus divers, ce qui est extraordinaire.

Mais les temps sont durs pour certains. Alors ils donnent de l’argent, mais moins. Pas tous, certes. Disons que c’est une tendance générale. Et puis comme me le rappelait de façon un peu aigre une lectrice excédée par la Thune: «Vous n’êtes d’ailleurs pas la seule à faire une collecte pour les pauvres…»

Encore heureux! Car venir en aide à ceux qui en ont besoin n’est pas une chasse gardée. Et toutes les actions de solidarité sont utiles face à la précarité qui gagne du terrain chez nous.

Alors merci à ceux qui agissent, à l’Amicale des sapeurs pompiers de Plan-les-Ouates, aux spectateurs de la Revue genevoise, aux golfeurs anonymes, aux clients et au patron du RDV Café de la rue de Carouge et à tous les autres qui ont le cœur sur la main.

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09/01/2017

La santé d'abord

Jusqu’à quelle date peut-on souhaiter la bonne année à son entourage sans être totalement à côté de la plaque?

Jusqu’au 31 janvier, ai-je lu sur un site spécialisé dans les bonnes manières. Il faut le faire sans précipitation, mais aussi sans tarder, à la première occasion venue. Je saute donc sur cette première encre de l’an neuf pour vous souhaiter santé et conservation!

Car la santé, c’est tout, comme le rappelait non sans humour le comédien Vincent Aubert lors du beau concert de l’An donné par l’Ensemble instrumental romand au temple de la Madeleine, en adressant au public ses meilleurs vœux pour 2017. Et je n’ai pas résisté à la tentation de vous faire profiter de ses souhaits:

«-que vous puissiez vous passer d’Alka Selzer

-que le Dafalgan dépasse sa date limite de péremption sans douleur

-que votre lumbago devienne une destination de vacances ensoleillée

-que vos corps aux pieds soient sanctifiés

-que vos intestins ne soient plus lessivés

-que nos chairs soient sans faiblesse

-que nos volontés soient encore à faire

-que le réchauffement climatique s’attaque d’abord à notre cœur

-que le nucléaire illumine nos êtres

-que la musique batte toujours dans nos veines

et que nous n’oublions jamais le prénom d’Alzheimer. Bonne année à tous.» Santé, donc!

Ai-je encore oublié quelque chose? Ah oui: la remise de la Thune du Cœur a lieu ce lundi. Alors on en reparle demain.

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24/12/2016

Vivement Noël!

A force de courir comme des dératés, nous avons fini par y arriver, à Noël! Un peu lessivés, avec tous ces trucs de dernière minute à régler pour que la fête soit belle. Mais tellement soulagés d’y être, enfin!

Alors vous me permettrez de vous parler une fois encore de Jules cette année. D’ailleurs, ce sera la dernière, vu que je m’évade quelques jours. Le cochon, lui, continuera à boulotter ferme jusqu’au passage de l’an neuf.

On en était où, déjà, dans le comptage? A la dernière pesée, ce vendredi, Jules indiquait 49 000 francs. Peut faire mieux, donc. Allez hop, un petit effort!

Les dons arrivent encore ces jours de partout dans notre tirelire en chef: les scrabbleuses d’Anières, la Pétanque de Confignon, les admirateurs du Sapinou de Perly, si fier de montrer ses boules, les sous du jeune et généreux Cédric, les élèves de la classe de piano de Chantal. Les crousilles posées à l’entrée de la Revue genevoise ont été fort bien farcies. Le spectacle se joue d'ailleurs jusqu’à la fin de l’année, n’hésitez pas à aller vous bidonner au Casino-Théâtre.

Mais c’est au temple de la Madeleine qu’il faudra se rendre dimanche 1er janvier à 18 h, pour le concert de l’An. Placé sous la direction du maestro Eric Bauer, l’Ensemble instrumental Romand jouera des œuvres de Vivaldi, Bach, Piazzolla et Gardel pour nous filer la patate, en compagnie du comédien Vincent Aubert. L’entrée à ce concert est libre, collecte à la sortie en faveur de la Thune. Ben oui! D’avance, merci aux musiciens!

Je vous retrouve à la rentrée pour la remise de la Thune aux associations. D’ici là, Joyeux Noël et bonne année, pleine de bonheur!

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23/12/2016

La Thune, what else!

Vous en reprendrez bien une louche?

De quoi? Mais de Thune, bien sûr! Wath else, lâcherait le beau Georges, le sourire en coin. Pour ma part, je me contente de Jules, baron de la Crousille. D’ailleurs, il n’y en a que pour lui dans les petits mots qui me parviennent.

«Pour l’adorable Jules», «Pour le charmant Jules», «A Sa Majesté porcine» quand ce n’est pas «Un gros bisou sur le groin de mon cochon préféré», et je ne vous dis pas tout. Quelle star, celui-là. Et quelle allure! C’est qu’il commence par s’arrondir, le cochon…

«Jules n’ayant pas de cholestérol, un peu de gras ne lui est pas déconseillé» constate un sympathique donateur, en lui donnant de quoi prendre un tour de taille supplémentaire. «Pour son festin de Noël», en rajoute une autre, en glissant des billets dans sa panse.

Les Gourmettes de Genève ne sont pas en reste, elles qui aiment se voir autour d’une bonne table. Elles ont ainsi nourri le nourrain entre deux plats alors qu’ailleurs, les participants aux apéros de la courette des Noirettes collectaient des sous pour le Jules entre deux tournées. Hips. Et Santé à tous!

Plus loin, ce sont les joueurs du Club de bridge du Mouvement des aînés et du club de bridge rive gauche qui ont pensé à la Thune, alors que les tisserandes des Avanchets et la petite cellule de l’association Espéranto Genève-régions faisaient de même.

Je ne vais pas oublier de remercier encore le service de la petite enfance et des espaces verts de la commune de Vernier, le vide-greniers d’Anières, les artisans de Puplinge et les habitants des Eaux-Vives qui ont fait prospérer Jules. What else? Vous le saurez demain!

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22/12/2016

Des dons de saison

On ne peut pas plaire à tout le monde! Je vais donc à nouveau énerver ceux qui trouvent que j’en fais trop ces temps-ci avec la Thune du Cœur. Mais c’est de saison, ma foi. D’ailleurs, qui d’autre que moi en parlerait?

La radio, la télé, les autres journaux? Faut pas rêver. C’est chacun pour soi. Même si c’est pour une bonne cause. Alors je profite de ces lignes pour vous signaler ce qui se passe dans cette dernière ligne droite avant Noël et le passage à l’encre blanche, voire sèche.

La Thune vient de recevoir un bon coup de pouce du Conseil administratif de Chêne-Bourg. Grand merci, ça fait du bien! Si ce geste pouvait inciter d’autres communes genevoises à faire de même, ce serait drôlement positif.

Ce n’est pas que ces collectivités ne fassent rien pour soulager ponctuellement des associations ou des gens dans le besoin. Mais s’il leur restait des sous après avoir bouclé leur budget, et qu’elles ne savent pas comment les dépenser, qu’elles pensent à la Thune! Et aux gens qui ont recours aux services de Partage, Le Caré et Café Cornavin, les associations bénéficiaires de cette action.

La commission sociale de Migros Genève a ainsi réservé le solde de ses économies pour Jules, en le truffant de thunes, ce qui est adorable de sa part, compte tenu des sollicitations qui lui parviennent.

Le service des objets trouvés vient aussi de bouchoyer les cochons dans lesquels ceux qui perdent tout ont glissé des pièces en signe de reconnaissance. Vive les distraits généreux ainsi que les retraités de la Société Générale de Surveillance qui ont fait une collecte lors de leur repas annuel. Miam, fait Jules! Ou grouik!

La suite demain…

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21/12/2016

Les clichés de Noël

La magie de Noël, donc…

C’est la période de l’année où s’alignent les clichés: les publicités nous inondent de scènes de retrouvailles familiales dans des salons douillets et chaleureux, alors que tombe la neige au dehors.

Enfants et adultes ont l’air comblés près du sapin joliment décoré, avec des tas de cadeaux dessous, ou réunis autour de grandes et belles tables chargées de victuailles.

Les bulles des boissons pétillent, les lumières brillent, les clochettes tintent et les sourires n’en finissent plus de s’épanouir. Toutes ces scènes baignent dans beaucoup d’amour et d’opulence. Dieu que c’est bon tout ça.

Bon, la crèche et l’aspect religieux de Noël sont les grands absents de ces représentations. L’essentiel, visiblement, c’est de fêter. Et de faire rêver les foules sentimentales.

Malgré tout ça, chacun fera au mieux à Noël. Avec sa famille, simple ou recomposée. Avec ses amis. Ou seul.

On sait que cette période de l’année est particulièrement dure à vivre pour les personnes isolées, exclues ou dans la précarité. Que c’est le temps de tous les dangers. Et ce n’est pas un cliché.

Alors pour que ce Noël apporte un peu de chaleur à ces gens fragilisés, pourquoi ne pas en inviter à sa table, même si elle n’a pas cinq étoiles? Ou offrir un peu de son temps aux associations qui se mobilisent pour accueillir ces personnes pendant les Fêtes de fin d’année?

Un calendrier de l’Hospice général recense toutes les activités rassembleuses proposées, et il y en a de très belles. Serait-ce là aussi la magie de Noël?

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Les clichés de Noël

La magie de Noël, donc…

C’est la période de l’année où s’alignent les clichés: les publicités nous inondent de scènes de retrouvailles familiales dans des salons douillets et chaleureux, alors que tombe la neige au dehors.

Enfants et adultes ont l’air comblés près du sapin joliment décoré, avec des tas de cadeaux dessous, ou réunis autour de grandes et belles tables chargées de victuailles.

Les bulles des boissons pétillent, les lumières brillent, les clochettes tintent et les sourires n’en finissent plus de s’épanouir. Toutes ces scènes baignent dans beaucoup d’amour et d’opulence. Dieu que c’est bon tout ça.

Bon, la crèche et l’aspect religieux de Noël sont les grands absents de ces représentations. L’essentiel, visiblement, c’est de fêter. Et de faire rêver les foules sentimentales.

Malgré tout ça, chacun fera au mieux à Noël. Avec sa famille, simple ou recomposée. Avec ses amis. Ou seul.

On sait que cette période de l’année est particulièrement dure à vivre pour les personnes isolées, exclues ou dans la précarité. Que c’est le temps de tous les dangers. Et ce n’est pas un cliché.

Alors pour que ce Noël apporte un peu de chaleur à ces gens fragilisés, pourquoi ne pas en inviter à sa table, même si elle n’a pas cinq étoiles? Ou offrir un peu de son temps aux associations qui se mobilisent pour accueillir ces personnes pendant les Fêtes de fin d’année?

Un calendrier de l’Hospice général recense toutes les activités rassembleuses proposées, et il y en a de très belles. Serait-ce là aussi la magie de Noël?

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20/12/2016

Un merci, c'est tout!

Les gens sont vraiment très polis, ici.

Quand on leur demande s’ils peuvent donner de l’argent pour la Thune du Cœur, comme nous l’avons encore fait samedi dernier à Balexert, avec une chouette équipe de bénévoles, certains chalands disent merci et passent leur chemin.

C’est ce merci que je ne comprends pas! Car ces personnes interpellées ne nous doivent rien! Elles pourraient faire semblant de ne rien avoir entendu. Ou alors marcher tête basse pour éviter de nous voir, bien qu’un cochon d’un mètre vingt au garrot se dresse à deux pas d’eux. Le gros Jules ne passe pas inaperçu, même dans un centre commercial débordant de biens!

Mais non. Ces personnes disent merci en passant, sourient vaguement et filent plus loin.

Merci pourquoi ou de quoi, je vous le demande! De ne pas insister lourdement? De leur avoir adressé la parole en les regardant dans yeux? Ou est-ce une façon de décliner l’offre en y mettant les formes? Dans ce cas, on dirait plutôt non merci… Mystère!

D’autres clients n’ont rien dit du tout mais ont filé des thunes à Jules. Et c’est nous autres gardiens de tirelires roses qui avons alors dit merci aux donateurs. Avec une mention spéciale à Ghyslaine qui a glissé une sympathique enveloppe collective dans l’animal et nous a remis un petit cochon douillet et mécanique qui a fait les cent pas devant le stand et attiré les enfants avec ses «grouik grouik grouik». Ambiance!

Un immense merci aussi à tous ceux qui participent à la Thune sans se faire connaître et à qui je ne peux pas envoyer le mot magique. Lequel, déjà?

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19/12/2016

L'aurore genevoise

Tout le monde n’a pas les moyens, ou l’envie, de se rendre ces temps-ci dans le grand Nord pour se pâmer devant une aurore boréale.

Le spectacle est grandiose, émouvant, hallucinant, confient ceux qui ont eu la chance de vivre ce phénomène lumineux et imprévisible. Les veinards.

Car le ciel qui entre en transe prend des couleurs allant du vert au rose, du rouge à l’indigo violet, en des formes libres et mouvantes. Cette chorégraphie céleste et magique étourdit les humains. Même les plus blasés!

Un artiste genevois s’est mis en tête d’apporter cette émotion visuelle là où elle ne viendrait jamais naturellement. Chez nous, par exemple.

Dan Acher, à qui l’on doit déjà CinéTransat, les pianos à jouer dans les rues ou les boîtes d’échanges entre voisins, a mis au point une performance technologique pour simuler la chose. Grâce à lui et à son studio Happy city lab, nous pourrons voir des aurores boréales sur demande, ici et maintenant.

Evidemment, c’est un luxe de s’offrir pareille distraction par les temps qui courent. "Boréalis" demande en effet une grosse installation technique, et donc des moyens conséquents. Mais alors que brille la manifestation "Geneva Lux" sur la cité, je me dis que cette œuvre a toute sa place dans le ciel genevois. Ceux qui l’ont vue pour la première fois en novembre au-dessus du Rolex-Center à l’EPFL ne diront pas le contraire...

D’ailleurs si notre créateur est en tractation avec des villes comme Lyon ou Montréal pour faire tourner Boréalis,  pourquoi pas Genève?

Une aurore boréale au-dessus de la rade? J’en rêve déjà…

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17/12/2016

Le jambon et le groin

julesgros.JPGBen mon cochon, l’heure est grave! Faut vraiment te remuer le jambon ou jouer du groin pour sensibiliser les Genevois à ta mission, Jules.

Car les appels aux dons pour soulager les plus démunis d’ici ne manquent pas en cette saison. Même la Radio suisse romande s’y met. C’est dire si la situation est préoccupante.

Suffit de lire la page Evénement de ce jour pour réaliser combien la précarité prend discrètement ses quartiers dans cette ville si opulente.

Alors si les foules ne viennent pas facilement au nourrain de la Thune du Cœur, autant aller à leur rencontre. Le gros Jules à roulettes sera ainsi de sortie samedi, avec sa tribu rose et cochonne, au centre commercial de Balexert, de l’ouverture à la fermeture des lieux.

Autant le dire tout de suite, l’animal n’est pas à vendre. Ni lui ni ses copains. Ils sont là pour se remplir d’oseille jusque derrière les oreilles, pas pour se tirer avec le premier venu.

Ces tirelires roses seront d’ailleurs sous bonne garde, celle des amis de la Thune et des nombreux bénévoles du Centre genevois du volontariat. Venez donc engraisser ces joyeux nourrains entre trois courses de Noël et tailler ensemble le bout de gras!

A peine remis de son bain de foule à Balexert, Jules s’en ira faire une autre virée, lundi 19 décembre au kiosque des Bastions, sur le coup de 18 h.

Faut dire qu’il aime la musique et là, il sera aux anges: le chœur de gospel universitaire, le chœur de la cathédrale et le groupe Gospel Spirit interpréteront des chansons de Noël sur le thème «What a wonderful world». Ambiance! Jules pourra alors se remuer le jambon ou jouer du groin à son aise...

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