09/07/2016

Message falsifié

Avez-vous reçu dernièrement un avis de la Poste suisse vous invitant à retirer un colis?

Or vous n’attendez aucune livraison, vous semble-t-il. Mais le doute s’installe. D’autant que le colis en question possède un numéro d’identification. Il ne doit pas être tombé du ciel…

Et pourtant si! Car c’est une arnaque. Une de plus.

Le message, envoyé par mail, demande un code de confirmation pour que l’envoi puisse vous être livré. Pour obtenir ce code, il faut appeler un numéro commençant par 0901.

Un numéro surtaxé, bien sûr. Et là, bling bling bling! Les sous tombent pendant que vous essayez vainement de comprendre le pourquoi du comment.

Ces messages falsifiés qui proviennent apparemment de la Poste suisse circulent depuis un mois, estime le géant jaune. Le vrai. Comment les repérer?

L’expéditeur demande votre adresse. Celle qui devrait figurer logiquement sur le colis. Bizarre, non? Et puis il est fâché avec les accents, aigus et graves, avec les majuscules aussi. Enfin son adresse mail n’est pas située en Suisse, ce qui fait tache pour une société nationale! Prudence, donc.

Cette mise en garde faite, je peux prendre mes vacances tranquille. Quelle belle invention, les vacances! Je vous retrouve ici même à la mi-août. D’ici là, bel été à tous!

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08/07/2016

Histoire d'eau

La scène se déroule à la piscine de Genève-Plage. Plus précisément dans la ligne d’eau dédiée à la «nage rapide».

Il y a là trois messieurs qui crawlent à toute vitesse et une dame qui fait de même, dans un beau style, certes, mais à une allure moins soutenue.

Le couloir n’étant pas bien large, les nageurs restent sur la droite pour faire leur traversée et tâchent de ne pas dépasser la ligne noire du fond qui joue le même rôle que la ligne blanche sur une route. Histoire d’éviter les collisions frontales avec ceux qui viennent dans l’autre sens.

Vous me suivez ou vous nagez dans le bleu?

Antoine, lui, additionne les longueurs de bassins pour faire ses trois kilomètres dominicaux. Au moment où il double à nouveau la jeune femme, il voit que le meilleur nageur de la ligne revient dans leur direction.

Pour ne pas mordre le repère noir, il se rapproche soudain très près de la sirène. Qui n’apprécie guère cette troublante proximité: elle attrape alors la fesse d’Antoine qui passe à la hauteur de sa main. Puis la pince de dépit!

Et la nage continue…

Le crawleur n’en revient pas. S’il avait osé pincer la croupe d’une naïade le dépassant, sûr qu’elle aurait fait scandale. Il s’est donc contenté de boire la tasse, en songeant aux risques de la natation.

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07/07/2016

La coupe messieurs

Nous ne sommes pas mangés à la même sauce, c’est bien connu.

Après l’épisode des shorts et des bermudas montrant la triste inégalité de tissu régnant entre filles et garçons, voici le coût de la coupe. Pas celle de foot, donc. Celle des cheveux.

Lucie est une dame de 87 ans, râleuse certes, mais pleine de bon sens. Depuis belle lurette, elle a accepté ses cheveux blancs et opté pour une coupe au carré, plate, simple, facile d’entretien.

La Genevoise se demande un jour pourquoi elle persiste à se rendre chez sa coiffeuse qui lui demande 70 francs pour un service de vingt minutes à peine.

Elle aimerait bien profiter des ciseaux du coiffeur qui tient boutique à 50 mètres de chez elle. Il fait des coupes équivalentes à la sienne pour 20 francs seulement.

C’est pas qu’elle soit fauchée, Lucie. Elle n’aime juste pas se faire tondre. Mais lorsqu’elle veut prendre rendez-vous chez lui, le figaro refuse: il ne fait que les Messieurs…

Un poil remontée par cette différence de prix et de traitement, l’aînée rouspète: «Pourquoi les produits pour hommes sont-ils toujours moins onéreux que ceux destinés aux femmes? Qui peut me répondre?» Je vous le demande.

Pas plus bête qu’une autre, Lucie achète désormais «viril». Et elle ne s’en porte pas plus mal!

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06/07/2016

Prune à rallonge

L’amende, il ne la conteste pas. Même s’il trouve que ça devient la croix et la bannière pour garer sa voiture chez lui, aux Palettes.

La régie de son immeuble ayant engagé la société Park-Management pour veiller au bon stationnement aux alentours, il a donc pris une prune fin avril pour avoir laissé son véhicule là où il ne devait pas. Soit.

L’infraction coûte 30 francs. Le contrevenant traîne un peu avant de payer son dû, mais il le fait. Il reçoit toutefois un rappel du service de stationnement disant qu’il n’a pas réglé la taxe.

Bizarre autant qu’étrange. Notre homme vérifie son ordre de paiement bancaire, voit qu’il l’a donné et cherche à contacter la société pour s’assurer que le problème est réglé.

Or pour joindre Park-Management, il faut passer par un numéro de téléphone indiqué dans le courrier. Un numéro qui taxe un franc la minute depuis une ligne fixe. Fallait y penser!

Car vous connaissez sans doute la musique: et que je te fais attendre, et que je cherche le dossier, et que je réfléchis.

Le temps file et les compteurs tournent. Il a ainsi fallu 11 minutes et 12 secondes au bout du fil pour classer l’affaire. Soit douze francs pour des prunes. Ou une prune à rallonge. Bonjour la tarte!

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05/07/2016

Short ou bermuda

L’été s’est installé et les corps, aussitôt, se dénudent. Oh pas tous, bien sûr. Certains se drapent dans des tissus légers. Mais ceux qui s’en libèrent y vont franco.

A ce jeu, les filles excellent. Après le haut, elles enlèvent les bas: leurs jambes se dévoilent et s’affichent hardiment en ville. Et elles ne s’encombrent pas de jupes, même minis.

Car cet été, la tendance est au short. Très très court, le short! Paraît que c’est le terme adéquat pour parler de cette petite pièce de tissu. Cuissettes, c’est plus français, mais ça fait cycliste. Tenue sportive. Rien à voir avec ce petit rien qui habille si bien les demoiselles.

Quand la chose est à ce point réduite au minimum et que l’on voit poindre la naissance d’une fesse, on l’appelle poum-poum-short. Bref. C’est bien joli, ces gambettes féminines qui s’épanouissent au soleil sous le regard gourmand des messieurs.

Mais qu’offrent-ils en retour, à nous autres femmes? Rien, ou si peu. Certains hommes osent tout juste le bermuda. Or, il s’arrête à peine au-dessus du genou. Plus que ça, on n’y a pas droit.

Alors Messieurs, faites un petit effort. Taillez ces bermudas qu’on voie vos cuisses. Il n’y a pas de raison de s’en priver. Si? Ah bon! Bonjour l’égalité…

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04/07/2016

Chorale à quatre temps

C’est tout juste l’été et je m’en veux, un peu, de mettre la charrue avant les bœufs.

De faire comme les grands magasins qui proposent déjà en vitrine les trousses de crayons, les gommes et les cartables qui feront fureur à l’automne. Bref, de parler «rentrée» alors que l’on n’est pas encore parti en vacances.

Et pourtant, j’ai envie de vous parler ici d’un festival qui se tiendra fin septembre à Perly-Certoux. La 4G.

G comme génération, donc.

Les deux organisatrices de cet événement cherchent, ces jours, des gens de tous âges pour créer une chorale. Elles espèrent réunir les voix des arrière-grands-parents, grands parents, parents et enfants dès cinq ans pour interpréter une dizaine de chansons françaises.

Pour participer à ce groupe vocal éphémère, suffit d’aimer chanter (juste, si possible!), de venir accompagné au moins d’une personne d’un autre âge que le sien, et de s’inscrire.

Les partitions seront ensuite envoyées aux intéressés en vue des répétitions, agendées en septembre avec le chanteur Alenko. Avis aux amateurs!

Rens: info@chantappart.ch; 079 795 67 81

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01/07/2016

Première classe

Les TPG ont des problèmes de sous. Il n’y en a jamais assez pour faire tourner la boutique, c’est bien connu. Ou alors quand il y en a, ils sont faux. Rappelez-vous la récente arnaque au rouble qui a fait perdre 35 000 francs à la régie publique et couler beaucoup d’encre.

Pour remplir les caisses, il est ainsi question d’augmenter entre autres le prix du billet standard de quatre sous. Les TPG ont donc des problèmes d’argent. Comme pas mal de monde. Mais est-ce une raison suffisante pour en demander autant?

Un Genevois de 83 ans décide un matin de prendre les transports publics pour se rendre chez son médecin. Peu habitué à cet exercice, et fort perplexe devant l’automate, il opte finalement pour un billet valable toute la journée.

Après quelques clics tactiles mal assurés, le client voit que le prix exigé pour ce service se monte à 17 francs. C’est vraiment cher, se dit-il, mais pas le temps de tergiverser. Le tram arrive et il ne veut pas rater son rendez-vous.

Plus tard, lorsqu’il montre à sa fille l’objet de sa dépense exorbitante, elle réalise que son père n’a pas profité de la réduction AVS et qu’il a pris, sans le vouloir, un billet 1re classe! Ce qui est drôlement utile pour voyager en ville dans un véhicule bondé. Et debout, qui plus est.

Sa fille lui suggère alors de se rendre au bureau des TPG, à Rive, pour se faire rembourser une partie du billet. Il y va, mais on ne peut rien pour lui. «Vous pouvez profiter de la première classe en prenant le train!» Chouette alors.

Faut dire qu’on n’a pas encore inventé la première classe, dans le tram 12! Certains touristes doivent d’ailleurs la chercher longtemps…

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30/06/2016

Ca sent les vacances...

Je vous ai laissés en rade il y a deux semaines, sans un mot d’excuse. Ça ne se fait pas. Alors quoi? Etait-ce un départ sur un coup de tête pour Ibiza? Même pas! Plutôt la faute à un accident bête. Et le propre des accidents, c’est qu’on les prévoit rarement…

Le jour de mon retour aux affaires, les petiots de la ville sont descendus dans la rue pour fêter les promotions. Déjà? J’y crois pas. Et pourtant!

A voir défiler ces milliers d’enfants sous le soleil, ça sent effectivement la fin de l’année scolaire à plein nez. Les vacances. Mer et montagne s’invitent joyeusement dans le paysage urbain pour annoncer le temps des relâches, avec tous ces animaux à plumes, à poils ou en écailles juchés en équilibre sur les têtes des jeunes élèves.

Qu’ils sont craquants sous ces bricolages! Filles et garçons avancent en se tenant la main, intimidés ou fiers de leur allure, surpris de découvrir tant d’adultes venus les admirer le long du cortège. Ces petits marcheurs endimanchés sont au cœur de toutes les attentions et déclenchent quelques larmes d’émotion en passant devant leurs parents, ou même de parfaits inconnus. Ils sont si mignons!

Or ces minots déguisés en vaches ou en poissons des îles ne seront pas pour autant lâchés dans la nature après les carrousels aux Bastions. Ils devront retourner en classe…

Et rester encore jeudi et vendredi entre quatre murs, alors que l’on a goûté à l’ivresse de la Fête des écoles, au sirop grenadine et aux manèges, ça va être chaud bouillant. Surtout si l’on met les cahiers au feu et la maîtresse au milieu!

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16/06/2016

Bonjour la confiance

Ah, la vie de village!

Tout le monde se connaît, se salue, s’estime ou se déteste. Chacun sait tout des habitudes du voisin et des manies de l’épicier. Plus le reste…

Les petites localités genevoises ont beau se densifier, les liens entre leurs habitants restent toujours plus étroits qu’ailleurs. Ceci pour poser le décor.

Lors des dernières votations, début juin, Anne se rend au local de vote de son village. Enfin c’est le sien depuis 24 ans qu’elle y vit. Elle y a élevé ses enfants et est active dans plusieurs sociétés locales. C’est une personne qui ne passe pas inaperçue.

«Bonjour tout le monde» lâche-t-elle en arrivant dans la salle pour accomplir son devoir civique et babiller avec celles et ceux qu’elle rencontrera.

«Carte d’identité» lui demande d’entrée le scrutateur. «Je ne l’ai pas» dit-elle. «Donc vous ne pouvez pas voter!» Et là, Anne pique la mouche.

La citoyenne passe devant l’urne, déchire son matériel de vote, le jette à la poubelle et clame «A voté!» sous l’œil éberlué de l’assistance.

Non mais. Que l’on exige une pièce d’identité des votants dans les villes, où les gens ne savent plus qui est qui, ça tombe sous le sens. Mais là, au secours!

D’ailleurs pourquoi tant de précautions au local communal, alors que personne ne regarde ce qui se passe avec le vote par correspondance?

Quand elle rend visite aux aînés de la région, Anne prend souvent leurs enveloppes contenant leur scrutin pour aller les poster. Si elle avait voulu, elle aurait pu les bidouiller facile. Qui s’en soucierait?

Et là, elle n’a pas pu voter, faute de pièce d’identité. Bonjour la confiance.

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14/06/2016

Prévention en question

Petit retour sur les dictons évoqués l’autre jour (on est dans le jus…). Saint-Barnabé n’a finalement pas coupé l’herbe sous les pieds de Saint-Médard: il a plu des cordes samedi.

D’après les vieilles croyances, nous sommes donc partis pour quarante jours de flotte! A moins que Saint-Gervais y mette le holà dimanche 19 juin, en replaçant le soleil à sa juste place. Il serait temps. Car la Fête de la musique ne doit pas prendre l’eau!

Mais quelle que soit la météo du jour, les autorités de Chêne-Bougeries n’ont pas perdu espoir. Elles tablent sur un été beau et chaud. Très chaud, même.

Elles viennent ainsi d’envoyer une circulaire aux personnes âgées de 65 ans et plus pour les inciter à s’hydrater... quand viendra la canicule. Louable intention, mais mauvais «timing».

Comme pas mal de monde, les aînés n’en peuvent plus de toute cette flotte. La prévention a fait un peu flop…

Mais si l’été se la joue effectivement caniculaire, on dira que les autorités communales ont fait tout juste. Normal!

D’autres personnes ont déjà tout juste. Ce sont les deux jeunes qui ont trouvé vendredi la carte de crédit d’Anne-Lise à la Coop de la Fusterie et qui sont vite allés la remettre à l’UBS.

La dite banque a aussitôt appelé la dame qui venait d’arriver chez elle après ses courses. Quand l’employé lui a annoncé qu’on avait retrouvé sa carte, elle est tombée des nues, ne sachant pas qu’elle l’avait perdue!

Elle aimerait remercier ici ces jeunes charmants et gentils dont elle ignore le nom. Car on ne dit jamais assez ce qui va bien dans cette République.

Alors voilà qui est dit.

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13/06/2016

La journée des albinos

Elodie est atteinte d’albinisme. Ce qui veut dire qu’elle est albinos.

Or elle n’a ni les yeux rouges, ni les cheveux blancs, comme on pourrait l’imaginer d’après les idées reçues! Cette belle jeune femme a plutôt tout d’une Nordique, chevelure blonde, peau claire et yeux bleus.

Des yeux qui ne voient hélas pas grand-chose. Car la maladie génétique dont souffre la Genevoise est caractérisée par la malvoyance, associée à une dépigmentation plus ou moins forte de la peau et des cheveux.

Pourquoi parler ici de cette maladie rare? Parce que c’est aujourd’hui la journée internationale de sensibilisation à l’albinisme. Une journée nécessaire pour lutter contre la discrimination, et les exactions, dont les albinos sont victimes dans certains pays du monde. Pour récolter aussi des fonds destinés à la recherche.

Elodie est très impliquée dans l’association française Genespoir. Faut dire qu’il n’existe rien de tel en Suisse pour soutenir et informer les familles confrontées à cette maladie. Or son jeune frère est aussi albinos…

L’étudiante en psychologie a donc décidé de participer le 19 juin prochain à la course des Héros, qui a lieu à Paris. La course réunit des personnes qui ont différents handicaps et qui s’engagent à courir, ou à marcher, sur différentes distances. Auparavant, elles auront toutes récolté des fonds en faveur de leur association.

La Genevoise cherche encore des sponsors avant de s’envoler pour Paris. Pour plus d’information sur cette course comme sur l’albinisme: www.alvarum.com/elodiegatignon

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11/06/2016

Tapage nocturne

Rappelez-vous l’histoire de ces quatre copines sorties boire un verre le soir aux Pâquis, fin avril.

A leur sortie de bistro, à minuit passé, deux policiers zélés avaient exigé qu’elles montrent leur pièce d’identité et soufflent dans l’éthylomètre.

Les papiers oui, l’alcootest non, avaient rétorqué les amies. A quoi bon souffler? Elles habitent le quartier et sont à pieds! Des renforts de police avaient alors été appelés pour mater les rebelles et le ton était monté.

Nous en étions restés au moment où les Pâquisardes attendaient le coup de bâton pour pareille insubordination et excès de bruit. Eh bien il est arrivé, et il fait mal.

Car l’ordonnance pénale ne fait pas dans la dentelle: elles sont condamnées à 450 francs d’amende. Plus 200 francs d’émoluments. Chacune, donc. Ça fait cher la sortie sympa entre copines! Et un joli carton pour les forces dites de l’ordre.

Vont-elles faire recours? A quoi bon! Ce sera leur parole contre celle de la police. Je propose plutôt de couper la poire en deux: chacun paye sa part de tapage nocturne sur la voie publique, policiers compris! Ça passerait mieux ainsi, s’il faut à tout prix taper dans le porte-monnaie. Mais faut pas rêver…

Si je vous raconte tout ça aujourd’hui, c’est à titre préventif. Les amateurs de foot qui adorent brailler dans les rues à pas d’heure doivent savoir qu’ils risquent 650 francs pour excès de bruit.

A moins que ces débordements sportifs soient tolérés. Parce que c’est l’Euro 2016. L’orgie de foot. Que c’est «Hop Suisse» sur les sacs rouges des poubelles de la ville. Et que c’est la fête! On verra bien.

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10/06/2016

On est dans le jus

Quand le temps se détraque et que la météo patauge, ne reste plus que les bons vieux dictons populaires pour tenter d'y voir plus clair…

La journée du mercredi 8 juin a été plus qu’arrosée, vous en conviendrez. Or que dit-on dans les campagnes voisines à cette occasion? «S’il pleut à la Saint-Médard, il pleut quarante jours plus tard. A moins que Saint-Barnabé ne lui coupe l’herbe sous les pieds».

Et la Saint-Barnabé, c’est samedi! Demain, donc. Je m’en voudrais de jouer les trouble-fête, mais les prévisions ne sont guère optimistes. La journée, dit-on, sera partiellement pluvieuse. Ploc ploc ploc!

Il va ainsi flotter pendant quarante jours, ou dans quarante jours, les interprétations divergent. Ce sera humide, en tous les cas.

Sauf si Saint-Gervais ferme le robinet céleste le 19 juin prochain. On dit que s’il fait beau ce jour-là, Médard et Barnabé sont tirés de l’eau.

Qu’importe, au fond, puisqu’on est déjà complètement dans le jus! Les pontons du Rhône sont engloutis sous les flots et le lac est au plus haut. Mais il devrait monter plus encore avec la fonte des neiges qui ruissellent dans les montagnes. Sans oublier les précipitations annoncées. Tout ça représente un sacré paquet d’eau.

Et comme si cela ne suffisait pas encore, on pourra se laisser glisser sur elle ce samedi, grâce au toboggan aquatique géant installé pour la deuxième année à la rue Voltaire. Ah, se la couler douce sur deux cents mètres, en bikini ou en combi, sous l’œil des gardiens de bains… et sous la pluie.

Genève, ville d’eau! Ce serait un bon slogan pour notre Office du tourisme.

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09/06/2016

Une page se tourne

Avant de retourner s’installer définitivement dans son pays, Elvire a fait un saut mardi à l’Hôtel des finances pour régler ses histoires d’impôts. Etonnamment, on lui a rendu des sous.

La dame sur le départ a arrondi la somme qu’elle n’espérait pas et a glissé le billet de banque dans une enveloppe. «Pour Jules» a-t-elle écrit dessus, avant de la déposer à notre réception. Elle aurait préféré donner la coupure au cochon, mais il roupille, à cette saison…

Un tout grand merci à Elvire! Son don alimentera donc la Thune du cœur à venir. Une opération qui se fera cette année sans le coup de main de Vincent. Vincent Gall, pour tout dire. La plupart d’entre vous ne le connaissent pas. C’est lui pourtant qui est à l’origine de l’association Partage, avec d’autres acteurs du milieu social genevois. Et cette réalisation, tout le monde connaît!

C’était il y a un peu plus de dix ans. Il fallait alors tenter de faire d’une pierre deux coups: lutter contre le gaspillage alimentaire et venir en aide aux plus démunis. Partage voyait ainsi le jour.

Dix ans durant, Vincent y a mis son cœur et ses tripes. Sans oublier sa tête. L’entreprise solidaire étant bien établie et entre de bonnes mains, il la quitte aujourd'hui pour aller s’occuper de l’intégration des migrants. Tant mieux pour eux. Mais je regrette déjà son enthousiasme communicatif.

S’il a encore le temps de m’aider à pousser le gros Jules à la patinoire ou de me conseiller des lieux où poser les petits cochons pour faire grossir la collecte de la Thune, c’est volontiers…

Une page se tourne. D’autres belles personnes sont déjà prêtes à me donner un coup de main pour cette opération de fin d’année. Et c’est bien ainsi!

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08/06/2016

Une prune trop juteuse

Amis cyclistes, faites gaffe! Vous êtes dans le collimateur des forces de l’ordre. Et elles cognent là où ça fait mal!

Alexandre est un cycliste exemplaire qui vient de Thonon sur sa petite reine, qui ne roule jamais sur les trottoirs et qui respecte les autres usagers de la route. Bref, il est à fond dans la cause du vélo. Mais là, il tombe de haut.

Le 18 avril dernier, il pédale tout à droite sur le quai du Mont-Blanc en direction du pont. Devant lui, des voitures se sont rabattues côté trottoir et lui barrent le passage.

Les véhicules sont momentanément à l’arrêt, moteurs allumés. Alexandre se faufile alors sur la gauche et remonte les files sur quelques mètres avant de retourner à sa place. Celle qu’il n’aurait donc pas eu besoin de quitter s’il y avait là une piste cyclable. Ou pas d’obstacles.

Juste après l'hôtel Beau-Rivage, deux gendarmes l’arrêtent. Genre revêche. Vous avez circulé sur la double ligne de sécurité! Vous l’avez même franchie! Ce dont le cycliste n’est pas du tout sûr… On lui demande ses papiers d’identité. Et lui se demande quel crime il a bien pu commettre pour mériter ça.

Car il vient de recevoir la douloureuse: 640 francs d’amende. Plus 500 francs d’émoluments. Soit 1140 francs. Ils sont devenus fous!

1140 francs pour pareille peccadille, on se pince. S’il ne paye pas, ce sera 7 jours de prison. Ben voyons!

Alexandre est écœuré. Il fera donc opposition, ne serait-ce que pour faire entendre son point de vue au Tribunal de police. Où il demandera d’effectuer des travaux d’intérêt général, si on veut vraiment le punir. Ce serait toujours plus utile que de se saigner pour une sanction disproportionnée.

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07/06/2016

La dormeuse du square

C’est un trou de verdure où chante un coq égaré, coincé entre voies ferrées et bâtiments provisoires, où le soleil, parfois, luit: c’est un petit square qui attire à lui les êtres sans espoir.

Une femme jeune, bouche ouverte, tête nue, et la nuque baignant dans le triste gazon dort; elle est étendue dans son lit défait où gisent pêle-mêle bouteilles et détritus.

Bref. Je ne vais pas continuer à vous imposer cette affligeante adaptation du dormeur du val. N’est pas Rimbaud qui veut. Mais ce poème m’est venu à l’esprit en découvrant, lundi matin, la nouvelle dormeuse du square Galiffe.

La statue de la demoiselle qui rêve normalement debout en ces lieux est tombée de son piédestal je ne sais trop quand. Et ça fait une drôle d’impression de la surprendre à l’horizontale.

Que fait Corinne ainsi étendue? Quels bras l’ont forcée à se coucher là? Mystère. Mais ceux qui l’ont fait valser jusqu’à la faire tomber d’inanition ont dû se montrer plutôt insistants. Car tout de même. Aussi frêle et filiforme qu’elle puisse paraître, cette fille pèse son poids de bronze!

La sculpture que Heinz Schwartz a créée à la fin des années septante a donc été bêtement vandalisée, ses pattes de fixation ayant rendu l’âme.

Corinne n’est toutefois pas restée assoupie trop longtemps. Des employés de la Ville sont déjà venus la récupérer hier dans la matinée pour lui prodiguer les premiers soins à l’atelier.

Il faudra ensuite la bichonner et réparer son socle. Tout ça prendra un certain temps. Mais elle sera à nouveau remise sur pied pour veiller avec grâce sur le square Galiffe. Il en a bien besoin!

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06/06/2016

Pressions sur le bail

Le Tribunal fédéral vient de juger que la preuve d’une pénurie de logements est une condition suffisante pour pouvoir contester le loyer initial. Bien!

Sauf que les locataires ne sont pas vraiment en mesure de le faire lorsqu’ils obtiennent enfin un logis.

Depuis trois ans, deux Genevois avec leur bébé cherchent ainsi un lieu de vie plus grand que celui où ils se serrent. Classe moyenne, revenus fixes, sans poursuites, ils ont un dossier «béton».

Jeudi 26 mai, après avoir visité un énième appartement repéré sur un site de location, Anne dépose son dossier à la régie. Sans trop y croire. Or le 31 mai, on l’appelle pour annoncer que ce logement leur est attribué. Champagne!

Il y a toutefois un gros hic: l’entrée est prévue le 1er juin. Soit le lendemain. C’est très court! Hésitations légitimes du couple. Mais la régie ne transige pas. «Vous entrez quand vous voulez, mais vous payez dès demain.» Gloups!

Alors le lendemain, ils font toutes les démarches pour avoir ce quatre pièces. Ils résilient leur ancien bail et sont prêts à payer un temps double loyer. Ont-ils d'ailleurs le choix? Mais voilà qu’au moment de signer les documents à la régie, c’est la douche froide.

Ils découvrent que le bail est d’une durée d’un an, non renouvelable. Ce qui n'était pas spécifié dans l'annonce. Et réalisent aussi que le loyer du précédent locataire était 344 francs moins cher que ce qu’ils devront payer. Sans qu’il y ait eu pour autant de travaux.

Signer le bail pour une seule année? Et en espérer une supplémentaire, s’ils sont sages et ne contestent pas le loyer initial? Faut pas pousser! Ils renoncent donc à cet appartement. D’autres l’auront.

Pourvu qu’ils récupèrent au moins leur bail, résilié quelques heures avant!

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04/06/2016

Aujourd'hui, on partage!

Pas question de l’oublier, même s’il revient chaque année. C’est notre marronnier solidaire du début de l’été, notre passage obligé dans les supermarchés du canton pour donner un coup de main à ceux qui en ont besoin.

C’est donc aujourd’hui le nouveau Samedi du partage!

Faut-il encore présenter cette grande opération rassembleuse? Je vous la fais courte, pour celles et ceux qui ne la connaissent pas ou l’auraient oubliée.

En allant faire vos courses ce 4 juin dans les grands magasins genevois, du moins dans 75 d’entre eux, vous verrez des personnes avenantes vous tendre des cabas dessinés par Zep. Le but étant d’y glisser à l’intérieur, dans la mesure de vos finances, tout ce que vous aimeriez avoir aussi dans vos armoires.

Des produits alimentaires non périssables, variés et goûteux, mais aussi des articles d’hygiène pour la famille. Et puis quand vous aurez fini de remplir ce sac généreux, vous le remettrez aux bénévoles qui le rangeront sur des palettes.

C’est simple comme bonjour. Et terriblement efficace! Car cette scène va se répéter des milliers de fois dans la journée, un peu partout à Genève. La collecte atteindra ainsi vite des dizaines et des dizaines de tonnes de denrées.

Ces marchandises rassemblées par près de 900 bénévoles seront ensuite acheminées dans les locaux de Partage, puis triées et stockées.

Et dans les semaines et les mois à venir, elles seront distribuées à une cinquantaine d’associations locales, pour assurer les besoins minimaux des personnes en situation de précarité.

C’est donc pourquoi ce samedi, on partage nos courses!

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03/06/2016

Cultivée à Genève

cultiva.jpgJe ne vais pas mettre de l’eau dans mon vin, surtout si c’est du Genevois!

Ce serait dommage de le couper, même si j’ai râlé ferme mardi contre le fait qu’on ait dégusté ce produit du terroir dans des verres «Swiss Wine Genève», lors des Caves ouvertes.

J’ai alors écrit que c’était la faute aux viticulteurs d’ici qui avaient voté pour ce logo anglais. Erreur!

Le génie des Alpages responsable de cette appellation passe-partout est à chercher plus haut. Au niveau des régions viticoles du pays.

Un lecteur bien attentionné m’a mis sous le nez le bulletin de mai de l’Opage (Office de promotion des produits agricoles de Genève), où la signature commune «Swiss Wine» y est présentée dans les grandes lignes.

Le concept? On vante la marque suisse en anglais (oh yeah!) puis chaque région qui fait du vin s’annonce dans la langue du cru. En plus de la nôtre, il y a donc Vaud, Valais, Neuchâtel, Ticino et Deutschschweiz. Ces derniers sont donc doublement suisses à ce jeu, mais on ne va pas en faire un fromage.

Quoique. Avec la bouteille "Esprit de Genève"(!) qui accompagnait gentiment la mise au point, ça ferait l’affaire. Et je pourrais déguster ce vin dans le verre ad hoc en enfilant le maillot (pour ne pas dire T-shirt!) reçu en prime.

C’est le nouveau matériel de promotion réalisé pour les 20 ans de l’Opage. Ce modèle, décliné version femme et homme, va faire fureur dans la République cet été. En blanc sur fond rouge, à la manière du logo Coca-Cola, il est écrit «Cultivée à Genève».

Ça me va décidément comme un gant. Allez, santé!

 

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02/06/2016

La classe solidaire

«Le travail n’est pas un devoir pénible mais un défi riche de sens.»

La devise a tout du sujet de dissertation susceptible de faire suer les élèves sur leur copie de fin d’année. En réalité, c’est une tout autre histoire!

Cette pensée anime en fait les membres d’une coopérative agricole perchée sur les hauteurs du Val Maggia, dans ce beau canton du Tessin.

Et que vient faire ici cette coopérative Pianta Monda? Elle s’apprête tout simplement à accueillir des Genevois venus lui donner un coup de main. Ces jeunes font en effet partie d’une classe dite solidaire qui a développé, tout au long de l’année scolaire, un projet d’aide en Suisse dans le cadre de leur voyage d’études.

C’est aujourd’hui que ces élèves du Cycle de Bois-Caran vont gagner les montagnes tessinoises et se frotter à la réalité du terrain. Loin du bruit et de l’agitation des villes, ces filles et garçons en fin de scolarité obligatoire vont retrousser leurs manches et participer aux travaux de construction et d’entretien des rustici et des zones de maraîchage. Bien!

Les jeunes citadins vont également vivre dans un écovillage et collaborer au bon fonctionnement de la vie d’une communauté. Une expérience qui devrait marquer les esprits…

Ces élèves savent toutefois à quoi s’attendre: ils ont porté ce projet avec leurs professeurs et participé à la recherche de fonds pour financer ce séjour qui se terminera sur une touche plus récréative, du côté de Locarno.<

Ils auront alors tout loisir de méditer sur la devise de Pianta Monda: «Le travail n’est pas un devoir pénible mais un défi riche de sens…»

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