30/06/2015

Tristes bananiers

Heureux comme des canards dans l’eau, mais tristes comme des bananiers au quai Gustave-Ador…

Vous l’avez sans doute remarqué en passant par les Eaux-Vives: ces plantes herbacées ont de la peine à s’épanouir en ce lieu. Leurs feuilles sont en partie flétries et brunâtres.

L’effet «Rade sous les tropiques» est donc un peu raté, comme dirait André.

La faute à qui, à quoi? Aux éléments, tout simplement! Les bananiers qui se trouvent à la sortie du Jardin anglais ont en effet souffert des dernières rafales de bise, les grandes feuilles de ces plantes d’ornement étant de nature délicate.

Peut-être eut-il été plus judicieux de les planter dans un lieu moins exposé de la République? Tais-toi Julie, tu n’es pas jardinière paysagiste, jusqu’à nouvel avis.

Cela étant, j’ai appris que les spécimens les plus endommagés seront probablement remplacés dans les semaines prochaines. Le centre de Vessy ne manque pas de bananiers.

On demandera donc à la bise de bien se tenir, à l’avenir!

En attendant, tout est prêt au pont des Bergues pour que la verdure recouvre progressivement les arches disposées le long les balustrades.

Des tiges sont installées pour augmenter la surface de croissance des plantes grimpantes. Celles-ci s’élancent depuis de gros fûts et vont bientôt envahir l’espace pour former un couloir végétal frais et coloré du plus bel effet.

De petites lumières surmontent même le tout pour mettre en valeur durant la nuit ces jardins suspendus. D’ici peu, ce sera Babylone du Rhône!

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29/06/2015

Il pleut des canards

Angelo se trouve un matin d’été au pied d’un des platanes de la Jetée des Pâquis. Un arbre vénérable, rassurant pour les humains et accueillant pour tous les oiseaux de passage.

Tournant le dos au tronc massif, ce grand-papa de 87 ans devise avec un inconnu. Soudain, celui-ci regarde fixement derrière son interlocuteur, les yeux écarquillés. Angelo se retourne et que voit-il à son tour?

Venus des plus hautes branches du vieil érable, deux canetons, un noir et un jaune, descendent tant bien que mal le long du tronc! Ils sont bientôt rejoints par quatre autres frangines ou frangins, allez savoir, puis par la cane. C’est comme s’il pleuvait des canards!

Dans cette descente acrobatique du nid familial, un petit atterrit sur la tête, et c’en est fini pour lui. Le grand-papa recueille ce joli corps duveteux au creux de sa main: «De ma vie, je n’ai jamais touché pareille douceur…»

Tandis que l’humain s’émeut devant la boule jaune, la cane rassemble sa progéniture et se dandide en direction du lac, ses miniatures la suivant à la queue leu leu. Et hop, tous au jus. Les voilà qui barbotent déjà au loin.

Ne sachant trop que faire du jeune palmipède tombé du ciel, Angelo le dépose délicatement sur un banc, avant de faire un petit malaise, sous le coup de l’émotion. Mais il a des regrets.

«J’aurais dû le poser dans le courant du lac, vers le phare des Pâquis. Ça m’aurait soulagé que ce caneton arrive au moins jusqu’à l’eau…»

Un autre ami des bêtes y aura sans doute pensé. A moins qu’une corneille ou un milan ne lui ait brûlé la politesse. Telle est la loi de la nature…

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27/06/2015

Un coup de pouce

Il aurait tout pour plaire, cet homme. Pourtant, rien ne joue pour lui. Il a la poisse. La totale, depuis un mois.

Dans la République, son cas doit être connu car il se démène comme un beau diable pour tenter de sortir du cercle vicieux qui le fait plonger toujours plus avant dans la précarité.

Il bombarde ainsi de mails les politiciens, les régies, les mairies pour tenter de trouver un travail, puis un logement. Ou l’inverse. De toute façon, les deux sont tellement liés qu’il ne peut espérer l’un sans l’autre…

Ah, j’oubliais de faire les présentations: David est un Genevois de 35 ans qui a fait toutes ses classes à Vernier et qui est titulaire d’un CFC de vente. Divorcé, il est père de deux enfants de 12 et 8 ans.

Depuis trois ans, son parcours de vie est contrarié. Il se trouve à l’aide sociale où il suit une formation pour travailler dans la petite enfance. Six mois lui manquent pour valider ses acquis et trouver un job. Mais comment terminer tout ça quand les tuiles lui tombent sur la tête…

Depuis qu’il s’est séparé de son amie, à mi-mai, David n’a plus de logis. Et comme il n’est plus en mesure d’accueillir ses enfants, son droit de visite a été supprimé. Or pour trouver un toit et revoir à nouveau ses gamins, il doit avoir un boulot fixe. Au secours!

Il y a urgence. En cette fin semaine, la voiture où il crèche provisoirement va être enlevée. Il se retrouve donc à la rue. Sans perspectives. Et sans pistons pour le tirer de ce mauvais pas.

Est-ce demander la lune que de trouver un boulot alimentaire à un Genevois qui veut à tout prix s’en sortir?

Si vous avez des propositions allant dans ce sens, je suis preneuse. David encore plus. Il en va de sa dignité.

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26/06/2015

Migration nocturne

On nous cache tout on nous dit rien, c’est bien connu.

Gaëlle travaille depuis plus d’un lustre comme secrétaire dans un bureau situé rue de la Corraterie, côté parc des Bastions. Elle a pour habitude de poster le courrier professionnel dans une boîte aux lettres située au milieu de la rue, plus ou moins en face d’un fameux tea-room.

Mercredi dernier, elle part donc en direction de la boîte jaune pétard, pleine d’allégresse à l’idée de commencer sous peu sa pause de midi.

Elle trotte, ses enveloppes à la main, et arrive là où ses pas la guident tout naturellement.

Mais la boîte postale s’est fait malle. Il n’y a plus aucune trace d’elle.

Gaëlle hallucine: la veille au soir, elle était là, de piquet comme toujours. Et mercredi midi, pfuit, envolée. Est-ce un gag pour la caméra cachée?

Coupée dans son élan, la secrétaire reste quelques secondes les bras ballants, indécise, perturbée par cette disparition inexpliquée. Puis son cerveau se remet en marche et elle regarde à gauche à droite pour trouver où la boîte aurait bien pu filer.

Ça y est, elle la voit enfin: la fugueuse s’est déplacée subrepticement près du Ciné 17. Allez savoir pourquoi…

Alors que la jeune femme s’apprête à rebrousser chemin pour glisser enfin son courrier dans la gueule jaune, une passante, qui a suivi la scène, lui propose de le faire à sa place, puisqu’elle va dans ce sens. Sympa.

Mais Gaëlle n’en revient toujours pas. La Poste est-elle au courant que ses boîtes aux lettres migrent la nuit? M’est d’avis qu’elle doit être affranchie…

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25/06/2015

A une minute près

La Fondation des parkings fait parfois preuve de mansuétude. La nouvelle va sans doute rassurer les contrevenants en puissance que nous sommes tous…

Voici l’histoire. Marguerite est une dame âgée qui se déplace avec des cannes et qui est aussi automobiliste à ses heures. Un jour, elle gare sa voiture en ville et peste en voyant que l’horodateur se trouve de l’autre côté de la rue.

En la traversant, elle laisse tomber par mégarde son sac, puis une béquille. Le temps de les récupérer péniblement et de se remettre en chemin vers le parcmètre, l’heure tourne. Il est 16 h pile quand elle prend son ticket.

Le retour se fait piano piano. Mais à son arrivée, une contredanse de 40 francs l’attend sur le pare-brise de sa voiture. Elle a été faite à 15 h 59. A une minute près!

Marguerite n’est pas du genre à insulter le contractuel œuvrant à deux pas de là. Elle tente juste de lui monter, preuves à l’appui, qu’elle ne peut pas marcher plus vite que son ombre.

Mais impossible de négocier. L’amende est mise. Elle restera. La dame à mobilité réduite a donc écrit à l’autorité pour la contester. L’amende, bien sûr.

Alléluia, elle a été entendue. Mais attention, lui dit-on. Faut pas croire que ça marchera à tous les coups. Car cette annulation «ne saurait créer un précédent et ne garantit en aucun cas la même clémence dans un cas de figure similaire à l’avenir.»

Ça ne risque pas! Un médecin a remis à Marguerite une carte «handicapé» pour lui permettre désormais l’accès à ces stationnements réservés. Les trouver, c’est encore une autre histoire…

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24/06/2015

L'odyssée de l'espace

Aujourd’hui, le soleil a rendez-vous avec la lune et avec tous les autres corps célestes: les promotions des petits en ville de Genève sont placées sous le signe du "Voyage dans les étoiles". Vaste périple!

Quelque 5500 élèves ont choisi ce thème lors d’une consultation organisée au printemps dans toutes les écoles primaires de la ville.

Depuis, ça bricole ferme dans les classes pour préparer déguisements et accessoires afin que les enfants vivent au mieux cette odyssée de l’espace.

Elle les conduira cet après-midi en défilé de la promenade Saint-Antoine au parc des Bastions, sous le regard attendri des adultes, puis les fera tourner dans des manèges intergalactiques au parc, sous les yeux fixes des Réformateurs.

Il y a encore deux ans de cela, ces promotions étaient libératrices! Après la fête aux Bastions, les parents récupéraient leur môme, remerciaient l’instit, au revoir et bonnes vacances.

Ben c’est fini. Après avoir eu la tête dans les étoiles mercredi, les écoliers vont vite revenir sur terre: retour dans les salles de classe jeudi et vendredi…

Le dispositif mis en place l’an dernier déjà garantit à l’ensemble des élèves, des enseignants et des parents des 45 communes genevoises des conditions d’encadrement équivalentes jusqu’au dernier jour de l’année scolaire.

Celui-ci étant fixé au vendredi 26 juin, les élèves du primaire et du cycle élémentaire sont donc tenus d’aller à l’école jusqu’à cette date, histoire de ne plus faire de jaloux.

Tous égaux devant les vacances, tel est leur destin…

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23/06/2015

Odeur de confiture

Mon voisin de quartier est un poil fâché contre Bob, notre humoriste du samedi. Il me l’a dit tout net hier matin, en allant prendre son café au bistrot du coin.

C’est moche de se moquer de notre président du Conseil d’Etat sous prétexte qu’il fait des confitures à ses heures perdues, et qu’il les offre ensuite à droite et à gauche.

«Moi je dis plutôt bravo. J’applaudis. Ça me rassure qu’un politicien comme lui se change ainsi les idées. Je l’imagine dans sa cuisine, à dénoyauter ses cerises noires, puis à les touiller avec le sucre. Et surtout, surtout, je sens d’ici le fumet qui s’élève de la bassine en cuivre où frémissent les fruits. Mmhh!!! Car c’est bien connu: on ne fait la confiture que pour l’odeur!»

Ah ça non, cher voisin. La confiture maison s’apprécie et se déguste sur une bonne tranche de pain, au réveil. Elle relève certains fromages. Elle accompagne parfois des desserts, mais voyons, elle ne se jette pas après cuisson, juste après avoir embaumé la maison! A moins de la donner aux cochons…

Ce que ne fait pas le président Longchamp, c’est sûr. M’est d’avis qu’il popote pour se remettre de cette législature moins joyeuse que d’autres. Et pour réaliser enfin, vite fait sur le gaz, quelque chose de concret, de goûteux et de partageur. Ça change de la vie politique, où tout prend des plombes.

Enfin, pour rassurer mon voisin, Bob me signale qu’il ne voulait pas se moquer de l’homme d’Etat, mais juste relever ses talents étonnants. Car il adore, lui aussi, la confiture…

C’est dire si on est parfois mal compris.

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22/06/2015

Voler, c'est pas beau...

«Travailler c’est trop dur, et voler, c’est pas beau, d’mander la charité, c’est quéqu’chose j’peux pas faire…»

Oui, la chanson date. De 1977, pour être précise, quand Zachary Richard sort ce tube qui inonde les ondes et va bientôt être repris à toutes les sauces.

Son constat reste d’actualité: voler c’est pas beau! Surtout quand la victime du larcin est une môme de 4 ans.

L’autre jour, à la sortie de la crèche, une maman emmène sa puce au manège de la Madeleine. L’adulte range la poussette tout près du carrousel et accroche à sa poignée le sac à dos de sa fillette qui contient tous ses trésors. Des objets précieux pour les minots qui font le lien entre la maison et la crèche et qui les rassurent.

C’est un moment paisible, il fait bon, mère et fille sont heureuses de se retrouver. La petite fait plusieurs tours de manège sous le regard attendri de sa maman qui la porte dans ses bras pour la changer de monture.

Les yeux de la jeune femme quittent un moment son enfant pour balayer la place. Et que voit-elle? Le sac accroché à la poussette a disparu. Envolé. Ou volé tout court.

Il n’était pourtant pas de marque Hermes, Versace ou Cartier. C’était juste un sac à dos de gosse, noir et constellé de petit pois multicolores facilement reconnaissable pour sa jeune propriétaire.

La maman a dû lui expliquer alors ce que voler signifie. Et sécher ses larmes. Certes, il y a bien plus grave et sordide dans le monde. Mais pour la petite en pleurs, c’est un monde qui s’effondre, et ça ne valait pas la peine. Car voler, c’est pas beau. On connaît la chanson.

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20/06/2015

Consensus lémanique

horloge.JPG 

Le verdict de l’urne électronique est tombé. Il était prévisible, à peu de chose près: le réseau express régional s’appellera LÉMAN Express. Soit.

Tu l’as voulu, tu l’as eu, comme disait l’autre. Ce nom a en effet obtenu 40,7% des suffrages sur les 7884 votes déclarés valables par les organisateurs de cette vaste consultation ferroviaire.

Les trois autres noms soumis à l’appréciation du public (CEVA Express, LEMANIS et REFLEX) sont donc restés en gare, et je ne vais pas les regretter.

LÉMAN Express! Pourquoi pas. Mais franchement, c’est d’un sage. D’un convenu… Après tout ce que ce RER nous a fait voir en attente, en travaux et en coûts, il aurait mérité un petit nom plus drôle ou piquant.

Et il y avait de quoi faire parmi les 45 suggestions que vous m’avez envoyé: la taupe, le tire-bouchon, le bicolore et j’en passe, je ne vais pas refaire la liste. Mais bon. Le LEMAN Express sera sur les rails en 2019, si tout va bien. D’ici là, nous avons largement le temps de lui trouver un sobriquet!

En attendant, place à la Fête de la musique, la seule qui sache vraiment faire vibrer Genève, et pas seulement du côté des décibels. Il y a bien la course de l’Escalade pour rivaliser dans le cœur des habitants du bout du lac. Mais côté températures, y a pas photo!

Car la Fête de la musique, en plus de ses 647 concerts, c’est l’appel de l’été, les nuits festives, les rencontres, les promenades nonchalantes dans un espace public magnifié.

La cité se métamorphose, se relâche et sourit à la vie. Il faut en profiter en cette fin de semaine. Et ne pas oublier d’aller admirer l’Horloge fleurie piquée de 1000 superbes roses jusqu’à lundi.

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19/06/2015

Place aux framboises

Le dernier bulletin de fruit’info me met en joie: les producteurs de fruits et de baies genevois et vaudois y annoncent que le temps des framboises est arrivé! Elles sont à point dans nos campagnes. Je m’en pourlèche déjà les babines.

Après des jours passés à scruter, sur les étiquettes, la provenance de ces belles odorantes alanguies au fond de leur barquette, ça devenait toujours plus dur de tenir bon mes résolutions.

Pas question en effet de goûter à ces petites friandises rouges, tentantes en diable. Elles ont avalé trop de kilomètres avant d’arriver sur nos étals. Et elles ont été récoltées dans de trop tristes conditions pour réjouir mes papilles. Alors non. Je passe un tour. Mais que c’est long, parfois, d’attendre la framboise locale...

Evidemment, ceux qui possèdent des framboisiers dans leur jardin ne connaissent pas cette attente contrariée. Ils picorent ces petites merveilles goûteuses dès qu’elles leur font de l’œil. Les veinards!

Tous les autres fans se contentent de ce qu’ils trouvent sur le marché. Sauf s’ils peuvent se servir sur l’arbrisseau. Et la chose est possible à Genève.

Où donc? A la Ferme de Feuillasse. La cueillette de framboises en self-service se pratique à Meyrin à partir du samedi 20 juin à 8 h. Paraît que qu’elles se prennent de préférence le matin, au meilleur de leur forme.

Comment procéder? Prévoir un panier, récolter les fruits, peser le tout, payer sa part avant de rentrer chez soi faire une ventrée de framboises.

Que demander de plus? L’adresse, peut-être: La Fraisière, 10, route H.C. Forestier, les lundi, mercredi et samedi. Rens. 022 782 90 58. Miam!

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18/06/2015

Baptisons ce train...

Comment renommer le futur réseau express transfrontalier? Après les 18 noms déjà parus hier, voici la suite de vos suggestions, telles qu’elles me sont parvenues ces derniers jours:

L’Ange (ou la version poétique de la liaison Annemasse-Genève). La rage (Rhône-Arve-Genève Express). Técol (Transport électrique commun organisé lémanique). Gniolu (Genève naturellement original lémanique utilitaire). Mefringue (Métro franco-international gueulard).

Restez chez vous (appellation peu sympathique pour nos voisins français).Le rerexpress. Le jet. Le GE d’O. Le lien.

Le Ciprès (ou Siprès). Le rasibus. Le siphon. L’azimut. Le vagabond. Le valide. Le formidable. La Concordance. Danaïdes.

Le quatrain (quatuor ou quartet). Le funambule. Le fil à plomb (ou à flan).

Le CEVACHER. Le CAVABOUCLELA. Le CEVA? ÇAVA! LE VOILA. AVEC (Le CEVA en verlan). Et pourquoi pas le CEVA, tout simplement?

Faites vos choix parmi toutes ces propositions. Et attendons le résultat du sondage officiel qui sera divulgué en fin de semaine. On se réjouit déjà!

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17/06/2015

Baptisons le CEVA

Le sondage officiel pour renommer le futur réseau express transfrontalier se terminant le lundi 15 juin, je vous avais donné le même délai pour me faire parvenir vos propositions.

Je peux vous assurer que vos suggestions sont bien plus marrantes que les quatre appellations soumises à consultation (CEVA Express, Lemanis, Léman Express ou Reflex.)

Impossible de citer ici tous ceux qui m’ont envoyé leur avis sur la question. Disons qu’il y a autant de dames que de messieurs qui ont pris part à ce sondage spontané. Ses résultats donneront, qui sait, quelques idées à nos autorités…<

A l’exception d’un nom proposé à plusieurs reprises, et qui est donc placé en tête de liste, tous les autres me sont arrivés en ordre dispersé. Je vous les livre pêle-mêle:

Le trait d’union. Le tire-bouchon. La diligence. La Micheline. La ceinture.La boucle.Le cordon. Via metallica.

La flèche du Léman.La belle Escalade, ou L’Escalade Express. Concordance.Bicolore (rapport aux rames différentes côté suisse et français).

L’Arve express. Ou larve express… La Limasse (ligne Léman-Annemasse). La taupe (vu les trous occasionnés dans le sol). Et le porte-monnaie…

La chenille urticante (compte tenu des coûts irritants de l’ouvrage). Et le serpent (en lien avec son parcours en forme de S). La suite demain.

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16/06/2015

Le jour des bénévoles

«Les Genevois sont hypergénéreux et sympas!» Voilà qui fait plaisir à entendre, pour une fois qu’on ne nous traite pas de gueules élastiques…

Et c’est à quel propos, ces louanges? Le Samedi du partage! Le 13 juin, alors qu’il faisait un temps à musarder au soleil, la population s’est mobilisée dans les grands magasins pour venir en aide aux plus défavorisés du canton.

Ce sont 121,6 tonnes d’aliments et d’autres produits de première nécessité qui ont été récoltés à la sortie d’une septantaine de supermarchés participant à cette opération. Un record!

Ce résultat est extra, compte tenu des conditions météo et du franc fort qui pousse certains Genevois à faire leurs courses de l’autre côté de la frontière.

Je disais l’autre jour qu’il fallait engranger 300 tonnes de vivres samedi pour couvrir les besoins minimaux des personnes en situation de précarité. Je me suis un peu emballée. C’était donc 300 tonnes pour toute l’année 2015…

C’est dire si la récolte du 13 juin a été fructueuse. Elle va permettre d’assurer la distribution de ces denrées à une cinquantaine d’associations, d’œuvres d’entraide et de services sociaux.

Un grand merci aux Genevois pour ce bel élan de solidarité et aux centaines de bénévoles qui étaient sur le pont et sans qui cette journée ne serait pas.

D'autres bénévoles se sont aussi mouillés le même jour pour "Nager pour aider", une manifestation organisée par Terre des hommes et Carouge Natation à la piscine de la Fontenette. Quelque 390 sportifs ont fait des bassins pour récolter des fonds pour lutter contre le travail des enfants. Un nageur a tenu la distance de 21 km. Un record, là aussi!

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13/06/2015

Un bistrot carougeois

Le message était si joli que je vous le livre quasi tel quel. Vous allez penser que je ne me foule pas trop, mais qu’ajouter à tout cela? Et puis je partage ce point de vue. Alors…

«Carouge, café de l’Aigle. C’est un long bistrot, presque un couloir. Le tout est un peu vieillot. Au fond, près du bar, il y a Michèle, la mèr’Mich qui chante et Nadège, à l’accordéon.

Ça fleure bon le caboulot parigot, Montmartre ou la Contrescarpe, la chanson d’amour ou de misère, La Manie ou la Butte Rouge, Bruant ou Berthe Sylva…

Certains dimanches, ça commence vers 16 h et, à la fin, vers 19 heures, le patron pose assiette et couverts devant vous: cadeau!

Des patrons de restaurant qui offrent parfois le repas aux clients, c’est plutôt rare. On peut même croire que ça n’existe pas.

Allez vérifier la chose à l’Aigle. La prochaine fois, c’est le 21 juin. Nous sommes des amis des musiciennes et nous pensons que le patron de l’Aigle méritait ce petit mot.»

Le patron de l’Aigle, c’est Christian, et la lettre est signée Madelon et Daniel, de l’Ancre bleue. C’est dire si je me sens proche de cette signature…

La prochaine fois, c’est donc le 21 juin. En pleine Fête de la musique! Pas dit qu’il y ait foule dans l’estaminet carougeois si cela ne désemplit pas devant les scènes du roi et de la reine.

Mais il y a encore d’autres dimanches derrière la montagne. Et des tas d’occasions de se rendre dans ce bistrot chaleureux qui chouchoute sa clientèle avec des attentions qui ne se trouvent plus beaucoup ailleurs.

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La récolte du partage

C’est toujours plus, mais jamais assez!

Il y a comme ça des chiffres qui donnent le vertige. Aujourd’hui, lors du Samedi du partage, il faudrait récolter 300 tonnes de produits alimentaires et d’hygiène pour couvrir les besoins minimaux des personnes en situation de précarité à Genève.

C’est énorme! Et pourtant, il en faudrait encore davantage pour répondre à la demande croissante de celles et ceux qui ne parviennent plus à boucler leur fin de mois.

Pour les soutenir, plus de 900 bénévoles sont présents ce 13 juin dans les grands magasins genevois, démontrant ainsi l’attachement de la population à cette action de solidarité.

Il y a ceux qui distribuent des sacs en papier aux clients entrant au supermarché et ceux qui les vident (les cabas, donc) et disposent les emplettes sur des palettes.

Que donner? Une liste est certes proposée, mais les gens contribuant au Samedi du partage achètent finalement ce qu’ils veulent, en fonction de leurs envies et de leur budget.

Ils pourraient peut-être penser que les familles en difficulté aimeraient bien manger la même chose que les autres, et pas seulement des pâtes ou du riz à l’eau. De bonnes sauces, ça peut égayer les papilles… Tout comme un peu plus de variété alimentaire.

Les tonnes de denrées non périssables collectées ce samedi seront ensuite triées et stockées dans les locaux de l’association Partage, qui aide les plus démunis depuis dix ans déjà. Le tout sera distribué au fil des semaines à une cinquantaine d’associations locales.

Alors filons vite faire nos courses à Genève ce samedi!

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12/06/2015

Retour d'alpage

Le temps des courses d’école et des voyages d’études est arrivé.

De nombreux élèves en fin de scolarité obligatoire sont ainsi partis humer l’air des capitales voisines. Mais la classe 11.32 du Cycle de Bois-Caran a préféré prendre de l’altitude. Elle est donc montée à l’alpage d’Obersäss, de l’autre côté de la barrière des rösti. Dépaysement assuré…

Cette classe solidaire a choisi d’aller donner un coup de main à un paysan de Saint-Gall, à 1800 m d’altitude. Comme ça, pour se rendre utile.

Elle s’est préparée à ce séjour pendant l’année scolaire, en faisant un budget avec leur prof de classe, en cherchant des fonds et en imaginant sans doute à quoi aller ressembler cette vie au vert, loin de leurs repères.

Et cette vie s’est concrétisée, dès fin mai. Imaginez 23 filles et garçons d’une quinzaine d’années lâchés en pleine nature… Ils ont retroussé les manches pour débroussailler et nettoyer l’alpage avant l’arrivée des vaches!

Mais pas seulement. Ils ont aussi assuré la popote, appris à faire avec une douche et un WC pour tous, et quelques rares prises électriques où recharger leurs appareils…

Et puis ils ont lu sur place La Grande Peur dans la montagne, de Ramuz, histoire de se mettre dans l’ambiance. Heureusement, l’histoire des jeunes welches se termine mieux: ils sont redescendus en plaine faire du tourisme et découvrir les charmes de Bad Ragaz. Le tout avec un temps de rêve.

C’était bien? Oui, extra! Les élèves ont vécu là-bas une belle expérience de partage et de solidarité. Et ils ont pris le bon air. Que demander de plus?

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11/06/2015

Abaissons les trottoirs

Il ne veut pas renoncer à tout. Il veut plutôt goûter à la vie et avoir le droit d’aller où il le désire. Oui mais voilà! Bernard est cloué dans une chaise roulante électrique qu’il actionne de sa seule main valide.

Alors il s’accroche, tente des sorties et en voit de toutes les couleurs. Comme à la Fête de l’Espoir, par exemple.

Ce jour-là, Bernard prend le bus 21 qui le dépose au Bout du Monde, non pas sur le trottoir, mais sur un îlot herborisé. Pour une personne valide, ce détail passe totalement inaperçu.

Mais pour lui, c’est le cauchemar: il n’y a aucune descente aménagée pour des personnes handicapées. Impossible de s’échapper de là.

Il poireaute longtemps sur cet îlot et finit par appeler la sécurité de la Fête, qui ne peut rien faire pour lui. Puis les pompiers arrivent à la rescousse et le délivrent de ce piège.

Notre homme se rend quand même à la Fête de l’Espoir, le cœur lourd.

Et c’est en accédant à une rampe pour handicapés, trop angulaire, que sa chaise roulante se renverse soudain en arrière, le projetant au sol et le laissant cabossé de partout. Au moral surtout.

Car ça commence à bien faire! Bernard en a assez d’endurer ces complications et vexations à répétition. Trop de lieux lui sont déjà interdits: restaurants, WC, cinémas, lieux d’exposition. Abaisser plus de trottoirs, c’est trop demander?

Il rêve de créer une association regroupant des handicapés motivés afin de se battre pour plus d’accessibilité dans les espaces publics. Pour qu’on les entende et les respecte aussi.

Bernard rappelle, au passage, que le handicap n’arrive pas qu’aux autres.

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10/06/2015

La clef ou la carte

L’autre matin, une habitante du centre-ville se prépare pour aller marcher d’un bon pas au bord du lac. Elle enfile une tenue confortable, chausse ses baskets et s’en va le cœur léger… tout en oubliant ses clés.

A son retour de promenade, la voilà coincée à l’extérieur de son logis. «Damn!» doit se dire cette délicieuse Anglaise, qui n’a évidemment rien sur elle, ni argent, ni téléphone.

Elle quitte alors son immeuble et se retrouve à tourner en rond dans le quartier, ne sachant trop que faire. C’est alors qu’elle tombe sur des agents municipaux.

«Vous pourriez m’aider?» demande l’étourdie, qui leur raconte sa mésaventure. «Bien sûr Madame, on va vous arranger tout ça» dit l’un d’eux. «Vous avez par hasard une carte de crédit sur vous? Non? Pas grave, j’ai la mienne.»

Autant dire que la promeneuse n’y comprend rien! Mais comme elle sent que cet agent serviable lui veut du bien, elle le conduit jusqu’à sa porte.

Et là, sous ses yeux ébahis, elle voit le gentil monsieur en uniforme sortir une carte plastifiée de sa poche et la glisser dans le montant de la porte pour tenter de faire sauter le verrou. Paraît que ça peut être un jeu d’enfant selon le type de porte et la forme de la serrure.

Las, ça ne marche pas chez elle. Après avoir chaleureusement remercié ce dépanneur fort serviable, la locataire se rappelle que sa fille a le double de ses clés. Ce sera plus simple ainsi.

Mais elle ne regrette pas une seconde ce truc extra: un policier de proximité qui lui montre comment crocheter une serrure! D’ici à ce que ça lui donne des idées…

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09/06/2015

Dolce vita genevoise

La baignade dans la fontaine de Trevi? «Que nenni!» me dit Bernard, de retour de Rome: l’emblématique fontaine de la capitale italienne est désespérément à sec. Elle est juste remplie d’échafaudages, en vue de sa réfection. D’où cet avis aux amateurs de trempette romantique: Trevi, c’est fini…

Pour aborder l’été sur un air de Dolce vita, rien ne vaut finalement la plus grande fontaine genevoise qui soit. Le lac, donc. Son eau est claire, ses températures sont tout à fait fréquentables et ses algues ne chatouillent pas encore les orteils. Pourquoi s’en priver?

D’ailleurs, pourquoi ne pas profiter pleinement de ce que la nature nous offre, en ces jours de splendeur. La nature, mais aussi celles et ceux qui la mettent en valeur.

Ainsi le Jardin botanique: est-ce que les Genevois réalisent la chance qu’ils ont d’avoir ce petit coin de paradis sous la main? Surtout lorsque cet éden vit à l’heure des «Plantes et spiritualité»!

Cette exposition promenade, toute en sensibilité, s’insère parfaitement dans le paysage avec ses installations de bois flottants, son coin aux druides près du chêne monumental ou son jardin zen. Même la statue de Bouddha ne semble pas dépaysée près de la vieille serre.

Dimanche, les promeneurs prenaient le temps de s’imprégner de l’histoire spirituelle liée au monde végétal et à ses plantes utilitaires.

D’autres petits groupes se retrouvaient à l’ombre des vieux arbres pour partager un repas ou deviser, les pieds dans l’herbe. Il y avait quelque chose d’extraordinairement paisible et serein en ce lieu. Une vraie douceur de vivre, à portée de tous. Ou presque...

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08/06/2015

Etre plus personne...

Alors là, vous me gâtez!

Suite à mon envie de faire un vrai sondage pour renommer le futur réseau express transfrontalier, je suis bombardée de propositions sympas, loufoques ou pince-sans-rire. Il me faudra une encre à rallonge pour vous en faire part.

Le sondage officiel se terminant le 15 juin, je vous donne le même délai pour m’envoyer toutes vos suggestions. Je vous livrerai ensuite les résultats de vos cogitations. On va bien se marrer!

En attendant, Florina me raconte une histoire qui me laisse sans voix. Jugez plutôt.

Il y a trois ans, lors de l’entrée en EMS de son époux, elle a dû remettre à un service du DEAS une montagne de papiers et de photocopies concernant les données personnelles de son mari, ainsi que les siennes.

Ainsi, lui explique-t-on, l’administration profite de déposer un dossier à son nom pour qu’il soit déjà fait lorsqu’elle en aura besoin. Pourquoi pas, se dit Florina, si cela peut simplifier les démarches. Elle avait alors 80 ans.

La semaine dernière, l’aînée téléphone à ce service pour savoir si, dans sa situation financière actuelle, elle aurait droit à une aide ponctuelle.

Après quelques secondes de recherches, la personne au bout du fil lui déclare, avec un tact assez rare: vous n’existez plus chez nous!

Etonnée, Florina insiste, mais elle s’entend dire: «votre dossier a été supprimé, vous n’êtes plus personne…»

Cette «plus personne» a pourtant 83 ans, elle a élevé deux fils, elle est autonome et n’a jusqu’à présent jamais sollicité la moindre aide de l’Etat.

Normal, puisqu’elle n’existe pas…

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