17/04/2014

Pâques à table

Nous voici donc arrivés dans la dernière ligne droite avant Pâques et ses cloches, ses œufs, ses lapins, ses poules, ses cabris. Et ses bons petits plats…

Si je tourne autour de l’assiette, c’est pour alimenter le projet d’Isabelle, la femme qui se régale des yeux. Je vous avais parlé il y a un mois déjà de cette personne pleine de détermination et de projets, malgré son lourd handicap.

Privée de mouvements et de parole, condamnée à être nourrie à l’aide d’une sonde gastrique, la quadragénaire a encore de menus plaisirs: elle aime regarder des images de tables débordant de plats mitonnés avec amour. Ça lui rappelle de bons souvenirs!

Suite à l’appel passé ici à mi-mars, Isabelle a reçu des messages de sept lecteurs. C’est déjà bien. Mais peut faire mieux! Car ces images et ces textes sont pour elle un lien vital avec l’extérieur.

Un lien qui tient à un simple clin d’œil. Isabelle communique en effet grâce à un ordinateur placé devant son visage. Chaque lettre est choisie du regard et confirmée d’un mouvement de paupière. C’est ainsi que se forment, lentement mais sûrement, des mots, puis des phrases pleines l’humour!

Son œil fait aussi défiler les mails et pétille devant tous les messages reçus. Alors si vous avez préparé un bon plat, prenez-le en photo et envoyez la recette à isagastronomie@hotmail.com. Ses amies l’aideront à placer le tout le blog que l’on peut déjà consulter: http://unebellehistoiregastronomique.wordpresse.com

Pourquoi ne pas lui envoyer un selfie saisi devant un repas de Pâques? C’est tendance…

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16/04/2014

Poursuites indues

Les voies administratives sont impénétrables…

Un abbé ayant fait appel aux services d’une permanence médicale située près du pont du Mont-Blanc se retrouve aujourd’hui guéri, mais avec un acte de poursuites sur les bras.

Comment est-ce Dieu possible? Le saint homme n’est pas du genre à tromper son prochain!

En août 2013, un médecin lui fait les contrôles nécessaires, tout va bien. Sauf que la facture de la consultation ne lui parvient pas à temps. La faute à une employée de l’accueil qui se mélange les pinceaux en prenant son adresse. La facturation fait donc des allers-retours sans atteindre son but.

La permanence, qui flaire le mauvais payeur, mandate alors un cabinet de contentieux. Il trouve aussitôt l’adresse du patient et lui envoie la douloureuse, majorée de ses frais de sommation.

L’abbé tique. Il prend sa plume pour expliquer à la direction de l’enseigne médicale qu’il payera uniquement la consultation, les frais supplémentaires n’étant pas de sa responsabilité.

Deux mois filent. Silence radio de la part des toubibs. Ni accusé de réception, ni excuses, rien.

Puis un beau jour arrive enfin la facture initiale. Elle est aussitôt réglée. L’homme de foi croit l’affaire soldée. Erreur: l’acte de poursuites parvient le lendemain dans sa boîte aux lettres!

Il s’y oppose, bien sûr. Il a payé son dû et ne versera rien de plus. L’ex-patient téléphone à l’administration de la permanence pour obtenir l’arrêt des poursuites, mais il se heurte à un mur.

Légalement, les choses vont sans doute en rester là. Mais que de temps et d’énergie perdus pour rien…

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15/04/2014

La bonne surprise

La Suisse fait rire. Oui, parfaitement!

Suffit de voir le tabac que font Vincent Kucholl et Vincent Veillon avec leur spectacle "120’’ présente la Suisse" qui se joue partout à guichets fermés. De ce côté-ci de la Sarine, du moins…

Chantal aime rire. Ça tombe bien, la tournée des drôles repasse à Genève pour deux soirs, lit-elle dans un article consacré au phénomène. Elle consulte alors un site de réservation en ligne pour acheter son billet. Hélas, c’est complet depuis des mois. Fallait s’y attendre!

A tout hasard, la dame téléphone au BFM pour savoir s’il ne reste pas une place pour le samedi 12 avril. Même un strapontin…

Par chance, elle tombe au bout du fil sur un régisseur. Et pourquoi lui? Pourquoi pas! La billetterie étant fermée jusqu’à 17 h, l’appel a été dévié sur sa ligne, ce qui semble l’étonner.

L’employé aurait donc pu envoyer balader Chantal. Vendre des billets, ce n’est pas son truc. Mais l’homme écoute la requête de son interlocutrice. Mieux: il lui signale qu’il va voir ce qu’il peut faire et qu’il la rappellera plus tard.

Peu après, le régisseur lui annonce qu’il a déniché une place pour elle. Ravie, elle le remercie et lui demande où elle sera, et combien elle lui doit.

A dire vrai, il n’en sait rien. Mais il lui glisse à l’oreille: «je vous invite, le billet est à votre disposition à la réception».

Chantal en reste baba!

Un parfait inconnu, généreux et désintéressé, vient ainsi de lui offrir une place tout devant, près de la scène. Elle a ainsi pu vibrer à toutes les mimiques et les fous rires des deux Vincent.

Un vrai cadeau, à tous les niveaux!

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14/04/2014

Histoire de coupures

C’est un Genevois qui s’en va faire un retrait d’argent au bancomat de la BCGE de Champel avec une carte de crédit suisse. Jusque-là rien de bien croustillant, si ce n’est qu’il doit se faire taxer grave au passage.

Sébastien demande à la machine des petites coupures. Elle lui retourne alors deux billets de 200 francs. Sympa! Le commerçant du coin appréciera sans doute qu’on lui paye son croissant ou son paquet de clopes avec un Charles Ferdinand Ramuz.

L’agence étant ouverte et les clients peu nombreux, l’homme de passage se dirige alors vers une employée qui n’a pas l’air débordée. Il lui demande gentiment de bien vouloir changer ses billets de 200 en 100. Vous êtes client chez nous? Non. Alors non!

Le refus catégorique de la dame lui fait carrément tomber les chaussettes. Ils n’ont plus de liquide, dans cette banque? Et qu’est-ce que ça peut bien coûter à cette femme de rendre service? Mais peut-être n’en a-t-elle pas le droit?

Devant les questions sans réponse de Sébastien, j’en ai touché un mot tout là-haut, à un fondé de pouvoir de la BCGE. Pour lui, il n’y a pas de problème!

Leurs bancomats permettent de choisir le type de coupures souhaité et la plupart des agences ont des appareils automatiques qui changent les gros billets en petits. Des machines qui, faut-il le relever, ne font pas de différence de traitement entre les clients.

La demande d’échange de coupures est donc extrêmement rare, conclut la banque pour solder l’affaire. Certes. Mais je n’ai toujours pas compris pourquoi les automates peuvent dire oui, et les humains non…

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12/04/2014

Le passé présent

La croix suisse flottant sur l’eau, c’est donc pas du pipeau!

Il y aura bien cet été des bains publics sur le Rhône, vers le pont de la Machine, pour marquer les deux cents ans de l’entrée de Genève dans la Confédération.

J’attendais de les voir pour y croire, être sûre que ce n’était pas un poisson d’avril. Mais je me rends à l’évidence: des ouvriers s’y activent déjà…

Ce qui est marrant, dans l’histoire, c’est que cette plate-forme carrée se trouvera à peu de chose près à l’emplacement des anciens bains du Rhône, construits à la fin du XIXe siècle pour remplacer les bains de la Coulouvrenière qui venaient d’être démolis.

Ces installations, attachées au pont de la Machine, permettaient de venir prendre l’eau dans un lieu clos, à l’abri des regards indiscrets. Femmes et hommes n’y faisaient pas trempette ensemble, bien sûr! Ces bains en bois ont disparu en 1918.

Un peu plus loin, au fil du Rhône, existaient autrefois les Halles de l’Ile qui bruissaient de vie et où les Genevois venaient faire leur marché. Tout cela a cessé à la fin des années septante.

Les bâtiments ont fait peau neuve entre 1978 et 1981. Vidés de leur substance première, ils n’ont jamais vraiment réussi à retrouver l’animation des grands jours, malgré toutes les tentatives possibles. La dernière en date?

La Ville de Genève projette d’y ouvrir à nouveau un marché de détail! Le public y trouvera des stands d’aliments de base tous les mardis après-midi, et ce dès le 6 mai. Courgettes et fromages repartent donc à la conquête des Halles. Formidable!

La vie est un éternel recommencement…

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11/04/2014

Victime d'empathie

Armand croise vendredi soir, dans un immeuble de Plainpalais, un homme et une femme assez agités qui l’appellent au secours. Que se passe-t-il donc?

Ces deux-là discutaient sur le palier quand la porte de leur appartement s’est soudain fermée. Les voilà coincés sans clé à l’extérieur de chez eux, avec leurs enfants de 3 et 5 ans à l’intérieur.

Pourriez pas nous aider? Et nous avancer 100 fr. pour le serrurier? Il ne veut pas se déplacer car on n’a pas d’argent sur nous…

Armand flaire l’arnaque à plein nez. Ça doit se lire sur son visage! «Vous ne me croyez pas, hein?» lui dit le «père». Non! il n’y croit pas. D’ailleurs, c’est vite vu, il ne se fera pas avoir, même s’il écoute le boniment.

L’homme en quête d’argent passe à la vitesse supérieure. Il lui donne une profusion de détails sur sa vie pour prouver sa bonne foi, l’invite à le suivre pour chercher le serrurier puisqu’il ne veut pas lui avancer l’argent.

Armand entre dans son jeu, se déplace, voit que le pro des serrures ne répond pas, hésite à croire ou pas cet homme qui parle tant et qui le saoule. Et puis il a un point faible: il est père de famille! Alors forcément, il pense à ces petits de 3 et 5 ans seuls, peut-être…

Le doute doit profiter à celui qui pourrait être vraiment dans la difficulté, se dit finalement notre Saint-Bernard. Et comme il n’a qu’un billet de 200 fr. sur lui, il le donne et s’en va.

Merci beaucoup, on vous le rend dans une heure!

Tu parles. A peine les a-t-il quittés, Armand sait qu’il s’est fait eu. Quelle humiliation!

Méfiance, qu’il disait pourtant…

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10/04/2014

Le tennis et le stop

«Des effets secondaires et inattendus de la Coupe Davis…»

Tel est le titre intriguant de la lettre qu’écrit Nadège depuis son lit d’hôpital. L’histoire? Lundi matin, la patiente demande à l’infirmière qui lui prend la tension artérielle si elle a bossé la veille. La femme en blouse blanche lui répond alors, tout sourire: «Des dimanches comme ça, c’est cadeau!»

Cadeau? Ben oui: pas un résident à la cafétéria ou au jardin, pas un soin demandé. Ils sont tous dans leur chambre, devant la télé, à suivre les matches. Et après l’exploit suisse, la tension artérielle est bonne partout.

Moralité: tandis que les sportifs suent et gagnent, les travailleurs se reposent et les patients vont mieux. Que du bonheur, cette Coupe Davis!

Claire, pour sa part, vient de vivre une autre expérience. Samedi dernier, à l’heure où certains fêtards rentrent de boîte, elle sort pour attraper son bus de 6 h 35 pour la gare. Mais le rate.

Mince alors: son train part dans peu de temps! Elle file par une autre route tenter le tram 12, mais hélas, il lui passe aussi sous le nez. Que faire?

La dame ose frapper discrètement à la vitre d’une voiture arrêtée au feu. Le conducteur va ailleurs et se dit navré de ne pouvoir l’aider. Elle tente à nouveau sa chance à la voiture suivante, demande poliment si par hasard…, peut-être que…, serait-il possible de…?

Et la voilà conduite directement à la gare, à temps pour attraper son train.

Claire aimerait donc remercier cet aimable conducteur qui lui a permis, à 84 ans, de faire stop pour la première fois de sa vie!

Elle risque d’y prendre goût…

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09/04/2014

Poussins en vitrine

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Les vitrines des Pâquis nous réservent toujours de drôles de surprises.

On sait que les poules n’ont pas droit de cité à "Père et Fils". Mais les poussins, c’est une autre histoire…

Depuis hier matin, cinquante petites boules duveteuses et adorables ont pris possession d’une vitrine du magasin de la rue de Berne. «Trop chou!» s’extasient en chœur les passants, scotchés et attendris par ce spectacle inattendu.

Les poussins couratent dans tous les sens, piquent du bec dans la mangeoire ou s’endorment en un amas tout doux. Mais que font-ils là? Ils fêtent l’arrivée du printemps!

L’idée de cette vitrine de saison, pleine de vie, est partie d’une boutade entre Francis, le patron des lieux, et son comptable Cédric. L’homme est à ses heures président de l’Exposition cantonale genevoise d’aviculture et vice-président de la Basse-cour carougeoise. Autant dire un passionné!

Après les discussions, les actes: demandes d’autorisation, précautions à prendre, installations à prévoir entre les costars. Ils ont tout juste. Le vétérinaire cantonal donne son feu vert.

Les poussins qui vont faire chavirer les citadins pendant une quinzaine de jours proviennent de quatre élevages genevois et représentent onze variétés différentes, et autant de caractères…

Pour que ses protégés grandissent au mieux dans la pouponnière cinq étoiles des Pâquis, le «dompteur de gallinacés» veille au grain. Température constante à 37 degrés dans la vitrine, nourriture et de l’eau à volonté, litière sèche et propre, sable fin.

Il leur parle aussi. Ils aiment bien ça, les poussins… Nous aussi!

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08/04/2014

Les pavés en place

Dis, Julie, va vite voir au Molard! Il y a des pavés qui se barrent, me signale un œil averti.

Ni une ni deux, je file vérifier la chose de mes yeux, n’ayant rien de trop pressant sur le feu. Faut dire qu’en ce lundi après-midi où le thermomètre affiche 24 degrés, tous les prétextes sont bons pour sortir prendre l’air…

Chemin faisant, l’esprit vagabonde le long du tram et de ses tas de rapiécages goudronnés. C’était combien, déjà, le coût du pavage des Rues Basses? Des millions à rallonges. Il est vrai que l’argent coulait alors à flot. Ces travaux pharaoniques devaient nous offrir la plus belle artère de Suisse, qu’ils disaient. Eh bien, c’est raté!

Place du Molard, j’inspecte le sol. Les passants doivent me prendre pour une folle, qu’importe. Rien à signaler: les pavés résistent. Il y a bien quelques réfections récentes, mais pas l’ombre de trous ou de pierres en goguette. Sauf à la rue Neuve du Molard où deux pavés sont libérés près d’une bouche d’égout. Pas de quoi refaire Mai 68.

Non vraiment tout va bien. Soudain, un truc me saute aux yeux: en cette après-midi de semaine, à l’heure où généralement l’on turbine, toutes les terrasses de la place sont bondées de personnes qui prennent le soleil, mangent, babillent, rigolent. Les Rues Basses grouillent de monde. Incroyable!

Mais que font-ils tous dehors? Il n’y a pas là que des retraités, des mamans avec poussette, des touristes. A moins qu’ils ne soient tous rentiers. Ou chômeurs. Ou quoi d’autre encore?

Moi aussi je voudrais rester au soleil. Mais non. Il est temps de venir mettre mon petit pavé dans la mare…

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07/04/2014

Problème de calcul

Oui je sais, c’est un peu facile de taquiner les gens qui font des choses très sérieuses et importantes pour la collectivité. Mais c’est si tentant…

Les HUG, par exemple. Je vous avais parlé en février du problème que rencontraient les donneurs de sang se rendant au centre de transfusion en voiture.

Ils ne pouvaient plus justifier leur présence sur le parking qui leur était réservé car les convocations ne comportaient plus de timbrage postal. Or ces enveloppes, qui servent de carte de stationnement, sont toujours utilisables dans un laps de temps donné à compter de cette date.

L’hôpital a réagi. Il fait désormais figurer, en gros et en gras, une date de référence sur le pli contenant la convocation. Fort bien. Le hic, c’est qu’il se mélange un peu les pinceaux dans les calculs.

Prenons l’exemple de Lucien. Le courrier qu’il reçoit des HUG porte le sceau du 25 mars et il est surmonté de l’indication «Utilisable dans les quinze jours…». Mais il est invité à venir donner son sang le 11 avril.

Faites le calcul. Le jour de sa convocation, son justificatif n’est déjà plus valable! Lucien risque donc l’amende s’il pose sa voiture devant le centre de transfusion pendant qu’il se déleste de trois décis de rouge. C’est pas terrible, comme incitation au don…

Peut faire mieux, de ce côté-là. Mais pour le reste, chapeau! Les infirmières qui piquent sont top et les collations généreuses pour retrouver du peps. Car je ne fais pas que taquiner: je donne aussi mon sang. J’ai d’ailleurs appris là-bas qu’il a une couleur: la vie!

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05/04/2014

Les Rois en totem

photo.JPG«Des Rois à Genève, qui l’eût cru?»

Et qui eût cru qu’une telle interrogation allait figurer, un jour, sur un poteau à infos, planté à l’entrée du cimetière des Rois?

Eh bien, c’est désormais chose faite! Depuis hier, un totem a poussé sur la voie publique et indique, à qui voudrait le savoir, le nom de ce haut lieu, son histoire et ses caractéristiques. Enfin!

C’est pas pour dire, mais il était temps que soit écrit, quelque part, le nom du Panthéon genevois. Car rien ne le signalait jusqu’alors!

Je ne vous dis pas le nombre de fois où mes collègues et moi, en voisins directs, avons dit à des êtres éplorés cherchant le cimetière Saint-Georges qu’ils avaient fait erreur. Et que le nom du boulevard voisin n’avait rien à voir avec celui de ce havre de paix…

Cela étant, d’où sort ce totem providentiel à l’entrée des Rois?

Il fait partie du parcours thématique urbain proposé par GE200.ch et le Genève Running Tours pour célébrer le bicentenaire de l’entrée de Genève dans la Confédération suisse.

Cette boucle de sept kilomètres, avec départ et arrivée au Port Noir, invite la population à se mettre sur les pas des Confédérés et comprendre la période de la restauration genevoise. Mais au pas de course!

«Rien de mieux que de découvrir une ville en courant» affirment les concepteurs du projet. Les sportifs sont d'ailleurs invités à tester le parcours à dix totems lors d’une «inauguration guidée» fixée au dimanche 6 avril à 14 h, au Port Noir.

Pour ma part, je crois bien que je vais faire cette boucle à remonter le temps en marchant tout tranquillement.

Y’a pas le feu au lac, tout de même…

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04/04/2014

Poubelles à gogo

«C’est «dégueu», la propreté à Genève!»

Tiens donc… Ce coup de gueule étonnant, Christo l’a poussé après avoir fait une balade au Rond-Point de Plainpalais et alentours. Il y a croisé, me dit-il, pas moins de cinquante poubelles!

«Il y en a partout et nos yeux ne voient plus que ces sacs jaune vif…»

J’ai refait le chemin pour en avoir le cœur net et j’en ai compté nettement moins. Une bonne trentaine, ce qui est déjà pas mal. On n’a peut-être pas fait le même tour, Christo et moi. Et la voirie avait déjà dû lever les sacs d’ordures, assez nombreux dans le coin, provenant des Mac Donald et Starbuck.

Certes, c’est peu glamour, une poubelle! Mais s’il en existe autant en ville, c’est parce qu’il y a des déchets. Beaucoup, énormément de déchets. Ces simples, doubles, triples couches d’emballage pour un petit casse-croûte de rien du tout, ces bouteilles en pet, ces cannettes, ces fourchettes en plastique, ces gobelets à utilisation unique. Tout ce matériel produit pour être jeté. Mais si pratique, à l’usage…

Alors oui, ça finit dans des sacs qui font un peu mal aux yeux. Mais s’ils sont de cette couleur, c’est justement pour qu’on les repère de loin. Notez que dans certains parcs, le réceptacle est vert. Ou même gris, ailleurs.

Mais est-ce que cela change grand-chose au problème? N’en déplaise à Christo, je préfère que ces montagnes de détritus atterrissent dans de trop nombreuses poubelles jaune pétard, plutôt qu’ils ne se répandent sur la voie publique.

Parce que là, ce serait vraiment «dégueu», la saleté à Genève!

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03/04/2014

Ombre et lumière

Il fait encore doux, en cette fin d’après-midi de printemps. Le Rhône m’invite à la promenade le long de son cours, en direction de la mer. Et c’est parti…

La balade sur le quai du Seujet se termine hélas en queue de poisson: le lieu un peu glauque situé sous le pont ne prête guère à la rêverie. Il faut donc le quitter au plus vite par l’escalier qui conduit à l’ancien prieuré de Saint-Jean.

Sous le même pont Sous-Terre, mais sur l’autre berge, côté Jonction, c’est plus triste encore. Plus bas de plafond. Plus sombre. Une grotte, presque.

C’est là pourtant que des gens élisent domicile, avant de s’en faire régulièrement chasser pour y revenir, malgré tout, avec leur barda. Ce mardi, des hommes s’activent autour d’une table, puis tirent des chaises à eux et se posent. Les matelas attendent d’être déroulés dans ce campement de l’ombre.

A quelques brasses de là, le ponton du Rhône accueille la jeunesse insouciante qui profite des derniers rayons de soleil. Des canettes de bière passent de mains en mains, des amis partagent un pique-nique fluvial, des rires fusent. Quelques pêcheurs montent la garde.

Ces deux mondes se trouvent à cent mètres à peine l’un de l’autre, mais ne se mélangent pas.

Un peu plus loin, les élèves de l’école de commerce batifolent gaiement dans les herbes bordant le sentier du Ravin. Et juste à côté, derrière les palissades joyeusement peintes qui masquent l’entrée de l’ancienne champignonnière, un autre campement de fortune. Des gens vont dormir là.

Il faisait doux, en cette fin d’après-midi de printemps. Mais cette promenade m’a un peu refroidi.

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02/04/2014

Démêler le vrai du faux

Qu’est-ce qu’ils nous racontent encore!

Dans la Julie d’hier, les lecteurs ont été pris de doute en tournant les pages, genre «je ne vais pas me faire prendre par leur poisson d’avril.» Mais voilà, à force de traquer la blague, même les infos les plus avérées leur ont semblé trafiquées. C’est ça, noyer le poisson…

Alors démêlons le vrai du faux. Le kit contre les appels indésirables inventé par Lorette Grenadier, au double nom de poisson, c’était du pipeau!

Les paillettes d’or trouvées dans le tunnel du CEVA sous Champel, de la rigolade! Certes, on peut dénicher de la poussière d’or, mais il n’y a pas de quoi renflouer la BNS. Et encore moins financer le chantier du siècle!

Car ce ne sont pas quelques paillettes, ni même un filon qui suffiraient à régler la facture. C’est une véritable mine qu’il faudrait avoir mise à jour. D’après les savants calculs d’un collègue en or, il faudrait ainsi plus de 44 tonnes de métal jaune pour financer le chantier qui se monte à 1,6 milliard de francs. Soit un volume de plus de 2 m3 d’or. Du gros, du lourd!

Et l’on ne parle pas de dépassements possibles. Alors vous imaginez où l’on irait, avec quelques paillettes…Mais je m’égare!

Les bains en forme de croix suisse dans la rade? Là, difficile à dire. Ce serait trop bien, et surtout trop rapide, pour être vrai! Quand on pense à la plage des Eaux-Vives… Disons que j’attends de les voir pour y croire.

Onex qui fait fondre les loyers de 20%, alors qu’ils augmentent partout ailleurs? Un canular! Eh bien non, c’est une réalité. Surprenante, c’est sûr.

Voilà qui est démêlé!

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01/04/2014

Les coups de fil filtrés

Qu’on leur cloue le bec, enfin!

Dès aujourd’hui, nous ne serons plus dérangés à toute heure du jour par ces coups de fil de type commercial que nous ne souhaitons pas. Ceci grâce à un dispositif gratuit filtrant les appels indésirables.

Fini, le racolage téléphonique. Loin du bal, ces pros de la tchatche capables de vous vendre une assurance-maladie mieux et moins chère, un opérateur téléphonique plus performant quasi à l’œil, des grands crus à prix cassés et un aspirateur hypersilencieux alors que vous n’avez strictement besoin de rien.

Stop, terminé. On respire chez soi.

Soucieuses du bien-être de la population, nos autorités viennent ainsi de prendre des mesures pour stopper le harcèlement publicitaire à domicile.

Elles offrent à tous les intéressés l’invention d’une Genevoise de 16 ans, Lorette Grenadier. La jeune ingénieuse a mis au point un appareil futé qui bloque toute communication répertoriée comme provenant d’une centrale d’appel basée à l’étranger. La liste des importuns étant toujours remise à jour.

Ce système ne concerne pas uniquement les appareils fixes, la chose existant déjà sous le nom de Katia. Il s’applique également aux téléphones portables, ce qui un sacré plus.

La demoiselle Grenadier étant du genre taquin, sa trouvaille balance en prime un effet Larsen aux oreilles des démarcheurs dès qu’ils tentent l’appel. Bon, le service genevois de la santé admet que l’effet se retourne parfois contre les tympans de ceux qui possèdent l’appareil. Erreur de jeunesse…

Où trouver ce kit de rêve? Je vous le dirai demain, si vous êtes sage.

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31/03/2014

La remise à l'heure

Bien que la question revienne chaque année, il y a toujours comme un léger flottement au moment du passage à l’heure d’été.

On les tourne dans quel sens, déjà, les aiguilles?

A deux heures du matin hier, il fallait les avancer bien sûr. Pas les reculer. Abracadabra, deux devient ainsi trois. Magique!

J’en connais qui ont sans aucun doute oublié la formule. Ce matin, ils seront fâchés avec leur réveil, voire avec la terre entière. Ambiance…

Or donc, nous avons tous perdu une heure de sommeil. Ou de folle java. Et alors? Alors les humains vont s’y faire. Les pendules aussi. Pour autant qu’on leur donne un coup de main.

J’en profite pour faire une prière aux gardiens du temps public, même si je ne les connais pas et que je ne comprends rien aux mécanismes horlogers.

Franchement. Ne pourrait-on pas, aujourd’hui, faire d’une pierre deux coups et remettre à l’heure toutes les horloges qui ont cadran sur rue? Ne pas se contenter de les avancer de soixante minutes, mais régler celles qui donnent des heures fantaisistes ou plus d’heure du tout?

Je pense particulièrement à l’horloge de la Tour de l’Île. L’immense tocante attire irrésistiblement les regards des passants. Mais elle les trompe! Depuis des plombes, elle est toujours en retard d’une dizaine de minutes.

Et ça jure un peu avec les maisons de haute horlogerie qui se trouvent quasi au pied de l’édifice. Elles pourraient faire quelque chose pour l’ancêtre?

Je cause, je cause mais je n’ai pas mis mon coucou à l’heure d’été…

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29/03/2014

Partir au printemps

Les Genevois ne remarqueront pas tout de suite son absence.

Et puis une fois, on ne sait trop pourquoi, ils se diront tiens, il est passé où? Ça fait longtemps qu’on croise plus ce personnage dans la rue, flanqué de son gros Beauceron, avec son capet de berger sur la tête, sa pipe à la bouche et cette allure lourde, mais déterminée, du marcheur infatigable.

Eh bien ils ne le verront plus! Paul a été mis en terre, cette semaine, dans le joli cimetière de Cologny. A deux pas de chez lui. Là où il a grandi.

Car c’est bien un enfant du village qui vient de disparaître. Un enfant qui a baigné dans le monde des lettres et des livres, mais qui s’en est démarqué. Pour devenir berger de vaches.

Si j’ai envie de lui rendre aujourd’hui hommage, c’est pour tordre le cou aux préjugés dont il a été si souvent victime. Beaucoup de ceux qui le voyaient de loin ou le prenaient en stop le jugeaient fruste. Voire un peu simple.

Or, sous l’emballage un peu rugueux du personnage se cachait un écorché vif, avec un cœur gros comme ça, doué d’empathie comme peu de gens le sont.

Mais Paul était fâché contre la société, qui le lui a bien rendu. Il évoluait à contre-courant, privilégiant le rapport à la nature, la lenteur et l’amitié non virtuelle. Vivant, avant que cela ne devienne à la mode, de débardage dans les bois de Jussy avec son cheval de trait. Faisant des alpages l’été, dans des conditions frisant parfois le servage.

Puis avec les années, c’était devenu une autre routine. Petits boulots, bistrot, hosto. Jusqu’à ce que son cœur le lâche.

Adieu l’ami, je t’aimais bien. Et c’est dur de mourir au printemps, quand on a cinquante ans..

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28/03/2014

Le cortège des oiseaux

Elles sont de retour chez nous, avec une plume d’avance sur le calendrier.

Les premières hirondelles rustiques ont été aperçues, un jour pile avant le début du printemps, par Patrick Jacot. Faut dire que le responsable du centre ornithologique genevois guettait leur arrivée avec une certaine émotion.

Comme lui, je suis toute chose devant ces oiseaux de 20 grammes à peine qui viennent à tire-d’aile depuis le continent africain!

Ils ont fait un vol de plus de 6000 kilomètres, traversé le Sahara, puis la Méditerranée, survolé l’Italie ou le couloir rhodanien avant d’arriver ici pour retrouver leur lieu de nidification.

S’il existe encore… Pas touche à leur nid, donc!

Ces hirondelles rustiques, que l’on appelle aussi hirondelles de cheminée, ne sont pas les seules à voler dans nos cieux depuis peu. D’autres migrateurs viennent grossir à nouveau le cortège des oiseaux. Patrick me signale que les milans noirs et les cigognes blanches sont revenus dans nos contrées.

Tous ces oiseaux sont aussi beaux à voir qu’à entendre. Car ça chante désormais à tous les étages. Dans les airs, les bois et les jardins. On y entend les chants de pouillots véloces, de fauvettes à tête noire ou de mésanges bleue. Ça roucoule aussi. Un vrai concert!

Tandis qu’ils rivalisent en vocalises, les humains du centre ornithologique se mobilisent pour sauver les premiers bébés merle tombés du nid et récupérer les dames colvert qui pondent leurs œufs dans les endroits les plus anachroniques qui soient.

La nature est bien faite!

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27/03/2014

Paroles de dames

Il ne sera pas dit que je passe mon temps à casser du sucre sur tout et sur rien. Je passe aussi la parole à des êtres qui savent apprécier les belles choses de la vie. Des dames, dans le cas présent.

«Voici un peu d’amour dans ce monde de brutes» m’annonce Elisabeth qui vient d’observer le manège de deux pigeons ramiers sur une branche de l’arbre d’en face.

Monsieur fait assidûment sa cour à Madame, en se baissant et en relevant sa queue et elle, touchée par tant de grâce, se love dans son cou et lui fait moultes bisous jusqu’à ce que leurs becs s’entrechoquent.

Je n’ai pas eu droit à la suite des ébats. Elisabeth m’a juste écrit que cette scène d’amour et de bonheur ramier s’est déroulée sur fond de bourgeons sortant timidement leurs petites feuilles vert tendre. C’est bien, le printemps!

Dernièrement, Emma m’a appelé pour me signaler qu’il existe, à Genève, un bus où l’on cause encore! Il s’agit de la ligne 36 qui sillonne la vieille ville. A chaque fois que l’usagère l’emprunte pour se rendre au Bourg-de-Four, les gens qui montent disent «bonjour» au chauffeur et ceux qui descendent «au revoir». Certains se parlent même entre eux sans se connaître. Dingue…

Monique, qui est philatéliste à ses heures, me raconte qu’elle a demandé l’autre jour à la poste de Rive une belle oblitération sur un timbre original et qu’elle en a profité pour acheter deux timbres-poste spéciaux. La tête ailleurs, elle les a oubliés au guichet. Or le lendemain, elle les a retrouvés dans un courrier posté à son attention, avec les remerciements de la postière… Sympa!

C’étaient les paroles de dames. A vous de jouer, les messieurs.

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26/03/2014

Les salles d'attente

Ainsi donc, les CFF ont franchi la barre: ils ont transporté plus d’un million de passagers par jour en 2013. Un record! Vous imaginez le monde que ça fait dans les gares…

Sachant que le réseau suisse compte 800 gares et des poussières et que les villes concentrent bien plus d’usagers du train qu’une station de montagne, combien de gens passent par Cornavin, hein?

Faites le calcul! Moi je dirais que ça en fait des tas. Quelques milliers, à vue de nez.

D’où cette autre question. Pour toutes les personnes de passage dans cette gare fraîche et pimpante, combien de sièges où poser leur fatigue ou leur attente?

Il y a beaucoup de magasins, mais pas un seul banc dans les passages inférieurs et dans les espaces publics du bâtiment! Et pour cause: il faut garantir la fluidité des flux piétonniers, me dit le porte-parole des CFF.

Bon, les voyageurs fatigués ne sont pas forcément condamnés à se rendre dans un bistrot pour se reposer les gambettes: tous les quais disposent de bancs. Au frais, dans les courants d’air. Pour y construire des salles d’attente, il faudrait que ces plates-formes aient des largeurs suffisantes.

C’est le cas du quai 3, où l’abri vient d’être rénové. Le 2, on oublie, trop étroit. Le 4 possède déjà son espace de repos après la douane.

Et le quai 1? Eh bien c’est sous lui, dans le bâtiment de la gare, qu’une nouvelle salle d’attente de 20 places sera ouverte, fin avril. Vingt places! C’est toujours mieux que rien…

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