20/08/2014

Le temps de la carte postale

Qui écrit encore des cartes postales, de nos jours?

Des gens de plume; des pros de la phrase fleurant bon les vacances; des correspondants lointains et détendus n’ayant pas peur d’une certaine lenteur.

Deux jeunes collègues parties à Cuba ont tenté l’exercice. Une performance, soit dit en passant, de la part de ces journalistes connues comme étant les plus connectées de la rédaction.

Mais avaient-elles vraiment le choix? Au pays de Fidel et Raoul, un simple SMS coûte le lard du chat et Internet est une denrée rare. «Cherche wi-fi désespérément» écrira d’ailleurs l’une d’elles, en mal de connexion.

Et puis il existe un rituel auquel ces rédactrices n’auraient pu se soustraire: le clin d’œil des vacances adressé aux collègues qui partagent la même table, les mêmes bruits, les mêmes odeurs.

Nos deux localières traquent donc dans les rares étals cubains l’image la plus exotique qui soit et remplissent son verso jusqu’à ras bord d’observations drôles et piquantes. Un boulot de pro!

Ecrites le 16 juin et postées par un logeur attentionné, les cartes sont arrivées hier à destination. Deux mois après! Plus personne n’y croyait. Entre-temps, les filles ont eu tout loisir de raconter leur périple, montrer les photos et passer à autre chose.

Comme écrire des articles bien sérieux sur la politique genevoise. Les vacances sont terminées. Restent les cartes postales...

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19/08/2014

Perdre le contrôle

Elle voulait ardemment vivre jusqu’à cent ans. Par curiosité. Mais depuis peu, Rosemary n’en est plus si sûre.

Faut dire qu’en vieillissant, tout se complique. Et je ne parle pas ici des bobos physiques. C’est plutôt ce sentiment gênant de se trouver toujours plus à la traîne de la société. A côté de la plaque.

Car cette dame de 79 ans a beau se tenir informée, lire la presse, bouquiner, discuter, ça ne lui suffit plus pour être à jour.

Son handicap? Rosemary n’a pas d’ordinateur. Et sans lui, elle est désormais «out»: impossible de renouveler son passeport britannique depuis que cette démarche se fait en ligne.

Comment procéder alors? Allez donc dans un café internet, lui a-t-on gentiment dit à l’ambassade. Certes. Mais à quoi bon, si elle ne connaît rien à la chose…

L’aînée a dû quémander de l’aide pour se tirer d’affaire. Ça lui laisse un goût amer: elle a soudain eu l’impression de perdre le contrôle de sa vie, elle qui pensait avoir tout en main pour se débrouiller seule.

Pour retrouver son indépendance et son peps, Rosemary devrait se rende à Cité Seniors pour y suivre le programme de «sensibilisation à l’informatique», très prisé. Sûr qu’elle y trouverait vite son bonheur.

Elle deviendra centenaire. Et branchée, qui plus est!

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18/08/2014

Parlons gros sous

Je me suis gentiment fait remonter les bretelles pour une question de gros sous.

Pendant mes vacances, un descendant de Paul Burkhard s’est manifesté, suite à un papier paru mi-juillet où je m’inquiétais de l’épidémie de fausses thunes sévissant à Genève.

Paul Burkhard? C’est l’artiste qui a gravé la pièce de 5 francs émise en 1922. Et qui reste à peu de chose près celle que nous utilisons aujourd’hui. Autant dire une autorité en la matière.

Son arrière-petit-fils me signale deux erreurs dans la prose où je conseillais d’ouvrir l’œil pour traquer les imperfections des faussaires. Moche!

Ce n’est pas Guillaume Tell qui figure sur le côté face de la thune, mais un berger d’alpage. Un mythe s’effondre pour moi…

Ensuite, je pensais que sur le côté pile se trouvait une double guirlande d’edelweiss de là-haut, sur nos montagnes. Or, si elles ornent bien la droite du drapeau, ce sont des rhododendrons qui s’épanouissent à gauche. Voilà!

C’est d’ailleurs l’exécution bâclée de ces fleurs qui signale une fausse pièce, tout comme le relief de la croix moins accentué et l’aspect de la pièce plus mat que normal.

Pas rancunier pour un sou, le descendant du graveur me glisse une thune dans l’enveloppe qui servira de modèle lors de notre opération de fin d’année.

Laquelle? La Thune du Cœur, voyons!

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16/08/2014

Censure insensée

Sandro rentre tout juste d’Italie où il a fait le plein de soleil, de bonnes tables et de Beaux-Arts. Heureux homme!

Il ne va hélas pas rester longtemps sur son petit nuage. Ce qui le fait revenir sur terre genevoise? Un simple passage à la Poste du Mont-Blanc.

A l’intérieur du bâtiment, ce client, encore de bonne humeur, tire son numéro de passage au guichet. Puis attend sagement son tour. Au lieu de regarder tout le bazar mis en vente pour tromper l’ennui des consommateurs, il observe le hall.

Son œil d’architecte repère vite les interventions de couleur jaune réalisées au plafond par l’artiste Felice Varani. C’est pas mal. Pas mal du tout!

Sandro sort son appareil de photo de son sac à dos. Prend le temps de cadrer son sujet quand il est brusquement interpellé.

Halte là! Stop!

Un employé zélé fond sur l’amateur d’art. Il est défendu de photographier ce plafond!

Et pourquoi donc? C’est un ordre reçu. De qui? Sandro n’en saura pas plus. Mais ça le désole.

«J’ai pris en photo le plafond de la chapelle Sixtine. L’œuvre de Michel-Ange. Sans problème. Ici, tout est interdit!»

Renseignements pris, cette censure insensée n’a pas raison d’être. La Poste Suisse s’excuse d’ailleurs pour ce malentendu. Sandro pourra donc retourner photographier à sa guise les voûtes de l’office du Mont-Blanc.

Pas dit qu’il en ait encore envie…

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15/08/2014

La vieille chatte

Aux Pâquis vit une vieille chatte nommée Lula. Une belle bête de 18 ans qui a pour habitude de marcher en équilibre sur le bord du balcon, à l’affût des oiseaux.

Un soir de cet été pourri, la chatte se rate: elle chute de deux étages et atterrit sur le trottoir.

Combien de temps reste-t-elle là, avec sa patte cassée? Mystère. La blessée ne peut témoigner. Mais ses miaulements attirent l’attention d’un couple de Pâquisards rentrant chez eux.

Ils auraient pu s’apitoyer sur son sort et passer leur chemin. Mais non. Ils prennent la minette dans leurs bras et la conduisent à une permanence vétérinaire.

Ce n’est pas tout: ils payent encore 250 francs pour les soins prodigués, sans savoir s’ils seront un jour remboursé. Puis ils s’en vont mettre la photo de la chatte, avec un numéro de téléphone, à l’entrée de l’immeuble où ils l’ont trouvée.

Bien vu. Car lorsque Pascal revient chez lui peu après, il n’est pas accueilli par les miaulements habituels. Lula? Pas un chat dans l’appartement.

Et là, ça lui fait tilt. Il dévale les escaliers pour aller examiner la photo vue d’un œil distrait en arrivant. Oui, c’est bien elle…

Tout finit bien: la chatte est remise sur patte et des habitants du quartier ont fait connaissance grâce à elle. C’étaient les dernières nouvelles des Pâquis!

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14/08/2014

Un bon remède

Hier matin, j’arrive au turbin sous une pluie battante, un brin grinche et les pieds trempés. J’allume l’ordinateur. Oui, ça réchauffe, parfois.

Et là, sur quoi je tombe? Sur un message qui me file soudain la patate! Comme quoi tout peut arriver, même quand la journée semble fichue d’avance.

Une dame à l’enthousiasme partageur m’a envoyé un lien pour visionner un truc sur YouTube. Entre deux éternuements, je clique dessus, sans trop savoir à quoi m’attendre.

Et hop, c’est parti pour 4 minutes 35 de pur bonheur… Gene Kelly danse et chante sous la pluie. Ça vous dit quelque chose, cette scène géniale de «I’m Singing in the rain»?

Malgré ses soixante ans bien sonnés, elle fonctionne encore! A peine entendue, la musique s’incruste dans la tête, se sifflote, se chantonne et rend plus léger.

A voir le danseur s’épanouir sous des trombes d’eau, ça donne envie de faire comme lui. De ne pas aller contre la pluie, mais avec elle. Comme sous la douche. Et comment donc?

Suffit de se débarrasser du parapluie. De laisser couler l’eau du ciel sur le visage. Puis sauter joyeusement dans les flaques, envoyer des gerbes de flotte tout partout et retrouver ainsi les plaisirs de l’enfance.

Allez, je repasse encore une fois la scène. Trop bien! Et à force de la regarder, il arrive une chose étonnante. Une fenêtre s’ouvre dans le ciel, le soleil fait une timide apparition.

Je tenterai les claquettes sous pluie un autre jour…

www.youtube.com/watch?v=rmCpOKtN8ME

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13/08/2014

Trop ou pas assez

Trop ou pas assez: tout est question de dosage. En cuisine comme partout ailleurs.

Jeudi matin, Céline se trouve dans un bus pour aller au boulot. A l’approche d’un arrêt, elle voit qu’une flopée de personnes en uniforme attend au dehors l’arrivée du véhicule.

C’est quoi encore tout ce cirque? Ce sont dix policiers et autant de contrôleurs des TPG qui vont bientôt prendre le bus d’assaut et vérifier les titres de transport des passagers. Ambiance à bord!

Une intervention disproportionnée pour traquer un ou deux resquilleurs estime Céline, in petto. Ces policiers auraient mieux à faire que de se déplacer à dix dans un bus…

Sur ce, la course se poursuit. A l’arrêt Bel-Air, un homme est étendu sur le sol, inanimé. Des gens passent près de lui sans le voir. Devant tant d’indifférence, le sang de Céline ne fait qu’un tour. Elle sort du bus et s’approche du gars qui ne va pas fort.

Il respire. Manifestement, il a bu. Beaucoup trop bu. Sur son dos est écrit au stylo, sans doute par des copains de virée, «le trou de balle C moi». C’est bon pour l’estime de soi… Que faire?

Avec une autre dame venue en renfort, elle tente de le réveiller. De voir comment il va. Pas de réaction. Et pas de policier à l’horizon pour leur venir en aide. Seraient-ils donc tous en bus?

Elles appellent finalement une ambulance qui transportera l’homme à l’hôpital.

Trop ou pas assez. Telle est la question.

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12/08/2014

Entre les gouttes

Alors, quoi de neuf sous le ciel genevois?

Je vous avais quitté alors qu’il pleuvait des cordes et je vous retrouve, un petit mois plus tard, encore et toujours sous les averses. A croire que vous n’avez fait que slalomer sous les gouttes, au bout du lac.

Erreur. Au milieu de toutes ces rincées, paraît qu’il y a bien eu un jour de beau. Même deux ou trois, ne chipotons pas. Reste que c’est peu, pour un été!

Cette abondance de flotte ravit sans doute la nappe phréatique et dope incroyablement la verdure. Mais tout de même, que d’eau, que d’eau…

Elle plombe les activités de plein air, celles qui encouragent l’exploit sportif, les jeux d’enfants et les rencontres. Elle favorise le repli chez soi, ou sur soi. Les rangements aussi, qui sont typiquement un truc de temps frais.

Ce n’est pas pour rien que les déchetteries cartonnent ces jours avec tous ceux qui profitent des ondées à répétition pour vider caves et greniers.

Mais qu’il pleuve ou qu’il fasse grand beau, le temps passe, insensible aux caprices de la météo.

Ces derniers jours, des êtres sont nés, d’autres sont morts. Des voisins ont déménagé, des travaux éventrent à nouveau une rue. Une femme sans abri dort à l’entrée d’un magasin du centre-ville. Les grandes surfaces vendent des cartables pour la rentrée.

Rien de neuf, finalement, sous le ciel genevois. Sauf le grand feu d’artifice de samedi, qui a réussi à exploser entre les gouttes. Et quel spectacle!

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12/07/2014

Envie de chaise longue...

J’ai comme une envie de chaise. De chaise longue, forcément. C’est de saison…

Depuis le début de ce mois, l’objet de ma convoitise s’est multiplié à l’envi dans plusieurs parcs de la ville.

Pas moins de 470 chaises longues sont mises à disposition des amateurs de farniente pour se remettre des matches de la veille ou s’offrir de petites vacances à domicile.

Et tandis qu’ils se prélassent sur le frais gazon, des jeunes filles et garçons s’occupent des transats, assurent la propreté des lieux et un brin d’animation pour les petiots. Le bonheur!

J’aurais aimé vous raconter comment j’ai testé la chose, un samedi après-midi ensoleillé, avec un bon bouquin en main, les enfants jouant au loin, leurs cris couvrant parfois le chant des oiseaux. Ou le clapotis des vagues…

Mais rien. J’ai dû rester à l’abri et me contenter d’une chaise droite. Raide comme ce temps qui nous fait garder les cirés et les bottes aux pieds.

Puisque c’est comme ça, je m’en vais chercher des cieux plus cléments où les transats ont encore de beaux jours devant eux. Ça prendra du temps. Serai donc de retour à mi-août.

D’ici là, tâchez de profiter au mieux de ces chaises longues. Vous me raconterez… Bel été!

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11/07/2014

La thune sous la loupe

C’est la cata! Paraît que de fausses pièces de cinq francs circulent actuellement dans le canton, et même de l’autre côté de la Versoix. Ça ne va pas. Mais alors pas du tout.

Au lieu de fabriquer des tas de billets de banque qui leur rapporteraient sans doute bien plus gros, les faussaires ont préféré s’attaquer à la thune. Celle qui fonde notre action de solidarité genevoise depuis près de vingt ans.

La Thune du Cœur, donc!

C’est un coup bas. Perfide. Moche. Car s’il faut commencer à se méfier de toutes les grosses pièces qui me parviennent lors de cette collecte, je vais y passer mes nuits, en plus de mes jours.

Vous imaginez les kilos de thunes que je brasse déjà chaque fin d’année, grâce à votre générosité?

Ce sont des montagnes de monnaie faites de Guillaume Tell et de croix suisse qu’il faut séparer en piles de 25 pièces. Chaque pile est à glisser dans un rouleau ad hoc (330 grammes). Il faut encore le tamponner, puis le livrer avec tous les autres à la Poste qui transformera ce métal en billets.

Et il faudrait, en plus, passer toutes ces thunes à la loupe pour distinguer la vraie de la fausse? Je dis stop. Ça me déprime trop.

Nous allons donc nous partager le boulot…

Si vous faites partie des personnes qui mettent de côté ces pièces pour me les faire parvenir, en temps opportun, dans un bocal de Nescafé ou de Nutella, vérifiez deux ou trois choses, ça m’aidera.

Question poids, c’est du pareil au même. Mais il semblerait que la fausse pièce soit plus mate que la vraie et la gravure de son côté pile moins réussie. Le relief de la croix est mal fait et les lauriers formant comme une parenthèse autour d’elle sont plus grossiers que les originaux.

Bizarre, j’avais toujours cru que c’étaient des couronnes d’edelweiss qui figuraient là…

A la regarder de plus près, le doute s’installe, insidieusement. Et si je tenais déjà une fausse thune en main?

C’est vraiment la cata!

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10/07/2014

L'ange des vélos

Cette histoire remonte à mi-juin déjà. Quand il faisait encore beau. Et chaud. Et sec. Eh oui…

En ce jeudi très estival, après une agréable baignade à Genève Plage, deux cyclistes roulent sur le quai Gustave-Ador en direction des Eaux-Vives. Elle pédale devant, lui derrière.

Juste avant le passage piéton, Madame freine et descend de vélo. Elle attend son conjoint pour qu’ils traversent ensemble, et en toute sécurité, cette route très fréquentée.

Arrivé à sa hauteur, son mari pose un pied à terre et soulève l’autre jambe pour se dégager de la bicyclette. Mais son pied reste coincé derrière la selle.

Devant les yeux horrifiés de sa femme, il perd l’équilibre et chute lourdement sur la route. Au moment même où, par malchance, passe une camionnette. Elle percute le cycliste avec sa roue arrière.

Madame hurle son désespoir. C’est la fin, pense-t-elle, il ne se relèvera pas.

Monsieur ressent un gros choc dans le dos et entend le cri de sa femme.

Un ange a dû le percevoir aussi. Car bientôt l’accidenté se redresse comme dans un rêve, choqué, titubant, mais vivant!

On se presse autour de lui. Des passantes proposent leur aide. Les occupants de la camionnette viennent aux nouvelles.

Elles sont bonnes! Hormis une grosse plaie dans le dos, le cycliste va bien. Sa femme aussi. C’est donc en tandem qu’ils expriment leur reconnaissance à l’ange qui passait par là…

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09/07/2014

Voleuse volée

La vie nous réserve parfois de drôles de surprises…

Et ce n’est pas Anne qui dira le contraire. L’autre jour, elle prend son petit sac à dos bleu et cache son porte-monnaie dans la pochette intérieure munie d’une fermeture éclair. On n’est jamais assez prudent quand on sort…

Ainsi parée, elle prend le bus pour se rendre au chevet d’une amie centenaire, babille un moment en sa compagnie, puis revient à la maison. Tout va bien.

Un truc pourtant la chiffonne. En posant son sac à dos, elle voit qu’il est grand ouvert. Or, elle ne l’a pas touché de tout le trajet… Bizarre! Mais comme son porte-monnaie est toujours à sa place, elle passe vite à autre chose.

Le lendemain, la coquette vide le contenu du sac bleu pour le transférer dans le sac noir qui ira si bien avec sa tenue du jour.

Oh stupéfaction, elle découvre alors une superbe bague en or! Une alliance de femme. Que diable fait-elle là?

Anne se creuse la tête un bon moment. Et ne voit qu’une seule explication à la présence de ce bijou. La main qui a ouvert son sac dans le bus l’a perdu en farfouillant dans ses affaires. Tel est pris qui croyait prendre!

Que faire de l’anneau? Anne, «voleuse malgré elle», n’ira pas le déposer aux objets trouvés. Elle le garde en représailles. D’ailleurs, cette bague semble faite pour son doigt. Alors…

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08/07/2014

Ordre ou désordre?

Comment distinguer de nos jours le vrai du faux? Comment savoir si les types qui se courent après dans la rue jouent au gendarme et au voleur, ou s’ils le sont vraiment?

Avec la grève de l’uniforme, qui s’ajoute à celle du rasoir, la police genevoise fait décidément très fort pour brouiller les pistes!

Si ça continue, la population ne va bientôt plus savoir qui elle a en face d’elle. Des représentants de l’ordre ou du désordre?

Anouk me dit avoir été témoin d’une scène violente à Cornavin. Trois personnes, habillées comme vous et moi, se jettent sur un homme et le plaquent au sol. Ils l’étranglent à moitié. Il saigne déjà de la bouche.

Telle est l’image, choquante, que voient les passants. Anouk tente d’intervenir. C’est alors qu’un des agresseurs passe une paire de menottes aux poignets de sa victime. Malaise!

Anouk en déduit qu’il s’agit de policiers arrêtant un dealer et tentant de lui faire cracher le morceau. Rassurée? Même pas!

Qui lui dit que ce sont de vrais poulets, ces types en short? Après leur intervention musclée, ils n’ont pas daigné sortir leur brassard de police, histoire de rassurer les spectateurs.

Notez que n’importe qui peut se procurer sur des sites de tels brassards pour une vingtaine de francs. Les menottes aussi.

Reste une valeur sûre. L’uniforme, qui fait le policier. Encore faut-il le porter!

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07/07/2014

Les stars de la Nuit

Tout ce qui brille n’est pas or. Oui, mais ça irradie! A l’image de cette 10e Nuit de la science qui nous en a mis plein les yeux ce week-end, à la Perle du lac.

Il y a ainsi des moments de grâce dans la vie genevoise. Des instants magiques où l’on se sent parcouru d’ondes positives. Où l’on a juste plaisir à se trouver là, dans ce superbe parc, face au lac, pour tenter d’en savoir plus sur les mystères du monde.

J’avoue, j’ai pas tout compris! Je dois être un cas désespéré pour la science. Mais qu’importe, au fond. Chacun retire ce qu’il peut des expériences proposées.

Ce qui est admirable, dans cette manifestation offerte à la population, c’est de voir ces centaines de savants et têtes chercheuses se mettre à hauteur d’enfants. D’adultes aussi. Pour expliquer le b. a. ba de leur science. Ou le dire avec des jeux.

Avec ces passionnés, on ne voit pas le temps passer. Soudain il a fait nuit. La façade du Musée a pris des couleurs, on a mangé la raclette sous les grands arbres illuminés, alors que les tentes bruissaient encore d’activités

Il faisait bon. Les accros du Mundial pouvaient même suivre dans un coin la séance de tirs au but, tandis que d’autres se pâmaient à observer les étoiles au télescope. Nos vraies stars.

Trop bien, la nuit de la science!

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05/07/2014

Un but, un don de sang!

Les stocks de sang sont au plus bas dans les hôpitaux. Et ce n’est pas bon signe pour tous ceux qui en ont besoin, même pendant les vacances d’été.

D’après ce que j’ai pu lire çà et là, ce coup de mou enregistré en juin chez les donneurs de sang s’expliquerait par les températures estivales persistantes et la Coupe du monde de foot. Je veux bien!

Selon cette logique, il faudrait donc applaudir des deux mains à la météo capricieuse de ces jours et à l’élimination de la Nati. Elles devraient permettre aux stocks des centres de transfusion de se refaire une santé…

Notez que Nati ou pas dans la course, le Mundial fait encore battre des milliers de cœurs.

Dans les jours à venir, les supporters de la Fan zone des Vernets ou d’ailleurs vont ainsi prendre de sacrés coups de sang lors des matches décisifs. Pourquoi ne pas profiter de cet afflux sanguin massif? De cet enthousiasme débordant et partageur pour les grandes causes?

Retroussons donc tous les manches: pour un but de son équipe favorite, un don de sang!

Vous imaginez la scène? Tous ces bras tendus et offerts pour une tournée générale d’hémoglobine? Le précieux liquide coulerait à flot dans les poches prévues pour l’occasion.

Faut pas rêver Julie. On ne le donne pas ainsi, son or rouge.

Le don se pratique couché. Dans le calme, de préférence. Après avoir répondu à des tas de questions sur sa santé et sur ses mœurs. Et après vérification de sa tension et autres contrôles indispensables. Ce qui est fort peu compatible avec l’agitation d’une fin de match. Mais le lendemain, pourquoi pas?

Il vous suffira d’aller au centre de transfusion sanguine et de vous laisser dorloter par de charmantes infirmières. Certes, elles vous piqueront. Même pas mal cela fera.

Et vous vous sentirez soulagé. Pas seulement de quatre décis de sang. Mais aussi d’avoir donné un peu de soi pour les autres.

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04/07/2014

Le canard cancane

La poule glousse ou caquette, le canard nasille ou cancane, c’est selon. Et alors?

Alors rien! Ces bruits de basse-cour m’ont simplement passé par la tête devant l’affiche jaune poussin s’étalant ces jours sur les panneaux d’affichage.

C’est une publicité pour un salon érotique qui ne manque pas de sel. La pub, donc. Le salon, j’en sais trop rien et ça ne m’intéresse pas spécialement.

On y voit un petit canard en plastique déguisé en poule de luxe, avec un boa froufroutant, de longs cils et un bec gourmand passé au rouge à lèvres.

Toute cette mise en scène pour annoncer quoi au juste? «Désormais, nous acceptons les Bitcoin coin» (!)

Pour que l’allusion soit totale, un jeu de mots facile aurait glissé un «e» baladeur au milieu du nom de la monnaie numérique. La maison est donc restée assez sobre, elle qui manie le second degré avec un certain doigté.

En 2010, sa campagne avec une pipe doublée d’un tarif avait été retirée non pas parce qu’elle incitait à des pratiques sexuelles, mais parce qu’elle violait la loi sur la publicité du tabac… Puis il y a eu l’épisode du trou noir et son slogan «mourir de plaisir». Alors ce joli canard qui barbote cet été sur une mare sulfureuse, c’est trop mignon. Coin coin!

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03/07/2014

Drôles d'oiseaux

Un goéland imposant vient de prendre ses quartiers aux Bains des Pâquis. Côté buvette.

Il vient si près des tables que sa présence en devient troublante. C’est l’attraction du jour et le sujet de toutes les conversations. Les clients s’en approchent pour mieux le photographier.

Certains le prennent en pitié. Ce doit sans doute être un vieil oiseau qui n’a plus la force de se nourrir. Le pauvre! Une bonne âme lui jette gentiment du pain.

C’est là que tout bascule!

Les moineaux, par l’odeur alléchés, se pointent vite pour partager le festin. Erreur fatale. Car le goéland les attend de bec ferme. Les miettes, c’est bien joli. Mais un piaf, c’est encore mieux!

Il se jette sur le premier venu, le secoue violemment et hop, il l’engloutit. L’assemblée déglutit.

La scène jette un froid. Pire, elle se répète cinq minutes plus tard quand une nouvelle venue vient nourrir le goéland, malgré les avertissements du public. Un deuxième moineau est tué net et avalé aussi sec.

Beurk! Pour les sensibles attablés près de la scène du crime, l’attraction s’est transformée en répulsion. Ils peinent à finir leur plat du jour: ça leur a coupé l’appétit. Pourquoi, il y avait du poulet dans leur assiette? Même pas!

Quels drôles d’oiseaux…

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02/07/2014

Google se met à la rando!

On n’arrête pas le progrès…

Bientôt, le territoire genevois sera accessible à tous d’un simple clic de souris. Plus besoin de chausser ses godillots pour partir à l’aventure le long du Rhône ou dans les lieux reculés qui se gagnent à la force du mollet.

Vous pourrez désormais vous balader sans fatigue, lové dans un fauteuil, en zieutant l’ordinateur. Merci Google!

La Feuille d’Avis officielle nous signale que Street View compte s’enrichir de nouvelles images dans les jours à venir. Dès le 10 juillet, ses caméras ne se limiteront plus à filmer en long et en large les rues, avenues, immeubles et passants.

Elles feront intrusion dans les moindres recoins du canton, «en effectuant une partie du parcours sur des pistes cyclables et des sentiers de randonnée.»

La nouvelle me laisse plus que perplexe. A quoi peut bien servir ce quadrillage de nos espaces de liberté, je vous le demande…

A se donner rendez-vous sous le chêne que l’on peut visualiser à distance? On peut faire sans.

A préparer la balade dominicale? Il existe déjà des itinéraires sur les cartes géographiques. Plus des panneaux sur place.

A se protéger de toute surprise en chemin? A quoi bon alors sortir de chez soi!

A rendre ces lieux d’évasion accessibles à celles et ceux qui ne peuvent plus se mouvoir? Ce serait peut-être le seul aspect positif de la chose.

Vous me direz que personne ne nous oblige à consulter ce service. Certes. Mais on peut se demander à qui profite vraiment pareille exposition du territoire. A Genève Tourisme, à vous et moi ou à une société qui met la main sur nous tous?

M’est d’avis qu’il y a des limites à poser à cette mise en boîte de la nature et du paysage. Il faut qu’il existe encore des coins pittoresques, secrets et préservés. Des lieux magiques qui échappent à ces yeux fouineurs.

Mais il semble qu’on n’arrête pas le progrès!

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01/07/2014

Limiter les coûts

Quand Jean-Pierre s’est déboîté la cheville, l’an dernier, il a filé clopin-clopant chez l’ostéopathe recommandé par son toubib. Et hop, en un tour de main, le voilà remis d’aplomb. La séance a coûté 120 francs et tout le monde est content.

Tout le monde? Pas vraiment. Son assurance refuse de passer à la caisse car le praticien aux doigts de fée ne figure pas sur la liste qui fait foi. N’étant pas du genre procédurier, le client baste et paye de sa poche ce soin qui lui a fait du bien.

L’autre jour, souffrant du bas du dos, Jean-Pierre consulte à nouveau son généraliste. Il diagnostique une entorse du bassin et lui fait deux bons pour l’ostéo, ça devrait suffire.

Halte là, fait le patient. Ça ne va pas être accepté par ma caisse maladie. Allons bon, dit le médecin, suivons le traitement standard. Soit une radio, un scanner et autres examens avant dix séances chez le physio.

Pour quel prix, Docteur? Oh, je dirais 1500 francs, au moins!

Le patient pique la mouche et téléphone à son assurance. Qui confirme. Pas moyen de faire autrement, c’est le règlement.

Le règlement, soit. Mais son application à la lettre n’est pas logique, si l’on veut vraiment réduire les coûts de la santé!

Pourquoi donc faire compliqué quand on peut faire simple? La prochaine fois, je conseillerai à Jean-Pierre un bon rebouteux…

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30/06/2014

Douche froide à tempérée

Le ciel nous est donc tombé sur la tête, ce week-end. Normal, c’est le début des vacances…

Mais tu parles d’une douche froide!

Cette flotte a drôlement tempéré les ardeurs de ceux qui restent là, fidèles au poste, alors que la moitié de la République prend déjà ses aises sous des cieux plus cléments. La moitié, j’exagère…

Mais ils sont passés où, tous ces gens qui, il y a peu de temps encore, envahissaient les rues et les parcs lors de la Fête de la musique? Tous ces enfants qui défilaient en centre-ville et dans les communes genevoises, devant des milliers de spectateurs? Pfuit, envolés, disparus.

Des foules se pressaient un peu partout et, d’un coup d’un seul, il n’y a plus personne à l’horizon. Comme si un bouchon avait été tiré par je ne sais qui et que la baignoire se vide… Lorsque la vidange s’accompagne d’une chute de température, ça refroidit vraiment. Et pas que le bout du nez.

Bon, il y aura encore le Mundial, sa fan zone et ses spots favoris pour drainer du monde et réchauffer les cœurs. On peut aussi compter sur la Nuit de la Science, la Lake Parade, les Fêtes de Genève ou les Musiques en été pour se retrouver au bout du lac.

Tout autour de moi, je n’entends que des personnes se réjouissant de passer l’été à Genève. La meilleure saison pour en profiter qu’elles disent toutes, la bouche en cœur. Oui. Pour autant qu’il fasse beau!

Parce que les chaises longues dans les parcs, les plages de galets ronds, le ciné transat, les aubes musicales aux Bains des Pâquis et tout ce qui fait le charme de cette destination estivale sont vraiment top, mais sans flotte.

Quoique… Si je peux me permettre un conseil, filez vous procurer le guide «Genève été 2014» qui répertorie, jour après jour, tout ce qui est proposé en ville comme à la campagne. Une vraie mine d’or, gratuite, qui se trouve dans des lieux culturels ou téléchargeable sur le site www.ville-ge.ch. Bel été genevois!

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