08/12/2016

Tenues de messieurs

Une plaisanterie assez lourdingue circulait il y a quelques années, principalement parmi les messieurs du canton, à propos d’une conseillère fédérale. Que fait-elle de ses vieux habits? Elle les porte! Ah ah ah, elle est bien bonne.

Eh bien les moqueurs font de même, semble-t-il. Les hommes de cette région doivent user jusqu’au bout chaussettes, liquettes et tout ce qui se met par-dessus. Ou alors les conserver jalousement au fond de leur armoire, des fois que ça pourrait encore servir…

Comment expliquer autrement qu’il y ait si peu d’habits et de chaussures appartenant au sexe masculin dans ce qui parvient au Vestiaire social?

Les vêtements et les souliers de seconde main récoltés, et utilisables, sont majoritairement féminins. Or il y a beaucoup d’hommes qui se rendent dans ce dépôt géré conjointement par le Centre social protestant et Caritas. Il offre de quoi se vêtir aux personnes démunies qui bénéficient de bons distribués par les services sociaux. L’an dernier, 5651 hommes, femmes et enfants ont pu s’habiller là de pied en cap et gratuitement. Et il y en aura sans doute plus encore l’an prochain.

Pour répondre aux besoins de ses bénéficiaires, le Vestiaire social vient de déménager dans de nouveaux locaux au Grand-Lancy. Les bénévoles qui s’en occupent attendent que l’on remplisse cet espace d’habits chauds et de saison.

Alors si ces messieurs de Genève pouvaient faire le tri dans leur garde-robe et donner les affaires en bon état qu’ils ne portent plus, ce serait top. Les dames aussi. Les dons sont à déposer dans les conteneurs à habits ou à apporter directement au Vestiaire social, au chemin du Sapey 8. (Renseignements au 022 700 09 31)

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07/12/2016

Quand les yeux clignotent

Les illuminations de fin d’année sont bientôt toutes accrochées.

Alors quand tombe la nuit sur la ville, le spectacle peut commencer, et on en prend plein les yeux. Mazette, que de lumières et d’effets spéciaux!

Bon, tout n’est pas du même niveau. Il y a ceux qui savent faire. Et les autres. Dommage, quand on pense à toute cette énergie dépensée pour faire joli…

Les interventions des artistes de Geneva Lux sont au-dessus de la mêlée. Y a pas photo. La projection sur la façade de l’hôtel des Bergues est ainsi splendide. On se réjouit presque d’être coincé sur le pont du Mont-Blanc pour l’admirer, tout en jetant un œil sur les grands flotteurs lumineux au large.

On se régale devant les Edelweiss des Rues basses, les lustres de la rue du Mont-Blanc ou la façade des Grottes qui font resplendir nos nuits genevoises.

Les décorations des commerçants ou des collectivités publiques tiennent encore à peu près la route. Après, c’est selon. Question de goûts et de couleurs.

Mais il y a un truc qui coince, tout de même, et qui a une furieuse tendance à se généraliser sur les façades du canton. Je pense à ces guirlandes lumineuses qui clignotent plus vite que leur ombre, qui accélèrent, ralentissent et tournent en boucle. Cette fête foraine non-stop finit par casser les yeux. Le reste aussi.

A ces enguirlandeurs compulsifs, il faudrait signaler qu’on peut décorer plus serein. Qu’en éclairant moins, mais mieux, le résultat serait plus reposant, plus approprié au temps de l’Avent. Ou quelque chose d’approchant.

Notez qu’ils peuvent aussi tirer la prise et mettre une bougie à la fenêtre. C’est tout aussi joli. Et plus chaleureux!

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06/12/2016

L'odeur du froid

Lorsque le temps est au froid, la goutte au nez s’installe, le cou rentre dans les épaules, les sens fonctionnent un peu au ralenti, le corps s’engourdit.

Ceci ne concerne évidemment pas ces milliers de valeureux qui ont couru l’Escalade et qui étaient en nage d’avoir fourni tant d’efforts. Notez qu’il y en a qui couraient encore le long des quais ou dans les rues lundi, au lendemain de l’événement…

Non. Je pense plutôt à la grande majorité des gens. Aux contemplatifs qui ont bravé la grisaille samedi pour admirer les sportifs, aux promeneurs ou à tous ceux qui ont à faire dehors et se retrouvent bientôt anesthésiés par la froidure ambiante.

Paraît que nos récepteurs olfactifs sont nettement moins performants quand les températures sont au plus bas. Les senteurs voyageraient plus lentement et seraient bien moins nombreuses qu’à la belle saison. Le froid n’aurait-il donc pas d’odeur?

Pas sûr. Il a surtout l’odeur de votre enfance ou des souvenirs liés à la saison hivernale: les marrons chauds, les mandarines ou les étoiles à la cannelle. La neige pourrait en avoir une, en cherchant bien. A chacun sa petite madeleine olfactive!

La mienne, c’est l’odeur du feu de bois. Celle, un peu âcre, assez forte, qui pique le nez et qui vous happe, au détour d’une rue, au moment où vous y attendez le moins. Il y a, à quelque part, du bois qui brûle dans une cheminée.

Et vous voilà, en pleine ville, au milieu des gaz d’échappement, à humer l’air à pleins poumons pour deviner d’où peut venir cette odeur du froid qui vous fait si chaud au cœur.

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05/12/2016

Bon bain de foule

Ah quelle belle Escalade, samedi!

La ville a pris un grand, un bon bain de foule. Ça m’a fait tout chose de voir ces milliers de gens réunis dans le froid et sous un ciel bas pour vivre cette course populaire. C’était juste extra!

J’avoue, j’ai pas couru. Mais j’ai vécu l’événement par le petit bout de la lorgnette. Depuis le stand de la Tribune, à l’entrée des Bastions.

De là, on entend la course vibrer, les coups de départs, les cris des spectateurs à l’arrivée. Mais on n’en voit pas beaucoup, sauf les sportifs qui viennent pomper un petit café avant la course, ou se réchauffer après l’effort, la mine parfois écarlate d’avoir trop donné. On aperçoit aussi de loin de drôles de déguisements dépasser de la foule massée à l’arrivée de la Marmite.

Or qui dit marmite pense soupe aux légumes! Celle-ci a été servie depuis 11 heures jusqu’à l’extinction des feux par une belle équipe. On entendait parfois cette annonce lancée à la ronde: «Y’a pas de cochon dedans, mais y en a tout autour!…»

Tandis que les passants se régalaient de soupe, Jules et ses potes ont boulotté ferme, des billets par ci, des pièces par là. Beaucoup de pièces. Ils ont bâfré près de 14 kilos de monnaie!

Une question me taraude:  que font toutes ces monnaies qui n’ont pas cours ici, ou plus cours du tout, dans les poches de nos visiteurs? Alors quoi, elles sont gardées exprès pour Jules?

Malgré ces pièces indigestes, nos cochons ont récolté samedi 4449 francs et 87 euros. Pas mal du tout! Faut dire que je n’ai pas encore compté toute la grenaille jaune et rouge…

Merci à tous. La quête continue!

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03/12/2016

Dernière minute

Samedi dernier, les jeux n’étaient pas faits. Les électeurs genevois pouvaient encore glisser leur enveloppe dans une boîte aux lettres s’ils ne voulaient pas bloquer leur dimanche matin pour accomplir, enfin, leur devoir civique.

Parce que c’est ainsi. Même si le vote par correspondance laisse un certain temps de réaction entre la réception du matériel de vote et son retour par voie postale, il y a toujours des citoyens qui n’ont pas trouvé le temps de faire leur choix. La réflexion, sans doute…

Ils s’expriment alors à la dernière minute. Juste avant samedi à midi pile.

Leur planche de salut est une simple boîte aux lettres sise au 25 de la route des Acacias. Dans le bâtiment abritant le service des votations et élections.

Dorothée, qui habite non loin de là, me signale que c’est un vrai spectacle, ce ballet des votants retardataires! Ils arrivent là ventre à terre. Les uns sautent du tram, les autres de leur vélo ou de leur moto. Certains se font déposer en voiture et piquent un sprint pour atteindre la fameuse boîte avant la fermeture de la porte de l’immeuble. A moins une.

C’est fou ce que les Genevois sont prêts à faire lorsqu’ils veulent vraiment voter! Bon, ça dépend du scrutin.

Et c’est admirable de voir comme ils sont prêts à souffrir, aujourd’hui, lors de la Course de l’Escalade.

Jules, qui n’est pas un forcené de l’exploit sportif, fera quant à lui du sur place au stand de la Julie, à l’entrée du parc des Bastions. Avec ses potes, il servira d’abord café et croissants, puis 2000 litres de soupe, sans lardons s’il vous plaît. Tout en criant «à votre bon cœur M’sieurs Dames». Pour la Thune du Cœur. Eh oui!

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02/12/2016

Des gants à la gare

Martin m’interpelle. Paraît les CFF ont décidé de ne plus chauffer leurs salles d’attente. Les radiateurs sont fermés. Couic! Et tant pis si les passagers gèlent à Coppet, car l’histoire part de là.

Or une salle d’attente non chauffée pendant la saison hivernale ne sert à rien, relève l’usager plein de bon sens.

Il n’a pas tort. Mais qu’il se rassure. Aux dernières nouvelles, venues de Berne, le chauffage en question devrait être remis en fonction sous peu. C’est une question de temps…

Car au fond, les CFF n’ont pas intérêt à ce que ses clients meurent de froid. Certes, ils doivent faire des économies d’énergie. Mais quand les salles d’attente se trouvent dans des bâtiments, comme c’est le cas à Coppet ou à Cornavin, elles sont chauffées.

Par contre, les abris installés dans les gares régionales ne sont pas tempérés en permanence. Un bouton à l’intérieur permet d’activer le chauffage au besoin.

Reste que le principe même des salles d’attente fait débat. Elles semblent ne plus correspondre aux usages actuels de la clientèle qui arrive à la dernière minute pour sauter dans son train. Si le train est raté, le suivant arrive dans un laps de temps qui ne justifie plus vraiment un lieu clos pour tuer le temps.

Ça se discute. N’empêche, il fait froid ces jours. Et ceux qui ont tout compris aux attentes des usagers des CFF sont bien les commerçants de Cornavin.

Mercredi matin, ils distribuaient dans la gare des petits gants noirs en laine, avec un mot pour dire qu’ils étaient ouverts tous les jours. Au chaud. Et il n’y a pas eu de grincheux pour regretter ce geste commercial. Tous ont pris les gants. Le sourire aux lèvres.

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01/12/2016

Des tonnes de soutien

Les Genevois sont peut-être râleurs, mais ils ont du cœur!

Au soir du Samedi du partage, de nombreux bénévoles disaient déjà qu’à vue de nez, la récolte de cet automne était particulièrement généreuse.

Vérifications faites, le pifomètre avait raison: ce sont bien 158,5 tonnes de denrées alimentaires et de produits d’hygiène qui ont atterri dans les palettes! Soit 3,1 tonnes de plus qu’en novembre 2015.

En additionnant les résultats des deux Samedis du partage de l’année, ça nous donne 291,6 tonnes de marchandises récoltées, soit 5,1% de plus que l’an dernier. C’est extra. Et réconfortant.

Car une opération comme celle-ci fédère un nombre extraordinaire de gens de bonne volonté: les 900 bénévoles, les organisateurs, mais aussi le personnel des magasins et leurs clients. Tous ont tous joué le jeu. Ils l’ont fait parce qu’ils savent que trop de personnes vivent dans la précarité, ici, à Genève, et qu’elles ont besoin d’aide.

Ces chiffres réjouissants du Samedi du partage ne comprennent pas les collectes qui ont été faites, en amont, par des entreprises de la place.

Faut savoir qu’en juin et en novembre, des employés de banque, de sociétés locales ou d’organisations internationales ont préparé, à l’interne, une récolte pour la banque alimentaire.

Ils ont trouvé sur leur lieu de travail un coin où entreposer les denrées, ils ont informé, motivé leurs collègues à participer à cette action. Et ils ont réussi à récolter 5 tonnes supplémentaires de marchandises. Chapeau!

Pour peu, je finirai par croire au Père Noël…

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30/11/2016

Saint-Pierre en vert

Pour dire non à la peine de mort, la cathédrale Saint-Pierre est illuminée aujourd’hui en vert. Et elle n’est pas la seule à porter haut cette couleur.

Les monuments de 2000 villes du monde passent également au vert en cette date du 30 novembre qui marque l’anniversaire de la première abolition de la peine de mort réalisée par un Etat. Le Grand-Duché de Toscane avait franchi le pas en 1789 déjà. L’année de la Révolution française…

En tant que capitale mondiale des droits humains, comme elle se plaît à se présenter, la Ville de Genève s’associe à cette campagne de sensibilisation orchestrée par Amnesty International contre la peine de mort.

Elle manifeste donc «son soutien à la défense, au respect et à la promotion des droits universels.» Fort bien.

Mais en tant que capitale mondiale des droits humains justement, qu’attend-elle pour illuminer ses bâtiments publics ou internationaux, le jet d’eau, et ce plusieurs jours de suite s’il le faut, pour condamner l’horreur qui sévit actuellement en Syrie?

Pour dénoncer la peine de mort qui menace la population d’Alep, ces dizaines de milliers d’êtres assiégés sur qui pleuvent des tonnes de bombes plus les tirs des armes lourdes. Et qui n’en peuvent plus.

Chaque jour qui passe nous apporte son lot de nouvelles calamiteuses sur ce désastre humanitaire. Dans l’indifférence plus ou moins générale.

Genève habille aujourd’hui sa cathédrale de lumières vertes en signe de solidarité avec les condamnés à mort. Que pourrait-elle faire de plus face à la tragédie syrienne?

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29/11/2016

Echec et mat frisquet

Elle décoiffe, cette bise! Elle se faufile entre les couches d’habits et nous fait vite rentrer la tête dans les épaules, pour se mettre à l’abri. Quand elle s’y met, on se passerait bien d’aller dehors. A moins d’y être contraint.

Eux ne sont pas du tout forcés de se cailler les miches sous la bise. Mais ils se tiennent droits dans le courant d’air. Rien ne semble pouvoir les distraire. Leur indifférence aux éléments, leur concentration force le respect: les joueurs d’échecs du parc des Bastions sont décidément une bande à part…

Alors que le monde alentour presse le pas, la goutte au nez, ces mordus font le pied de grue devant leur échiquier. Ils réfléchissent. Ils évaluent. Ils soupèsent. Ils méditent.

Et ça peut prendre des plombes! J’ai pris froid rien qu’à les regarder penser. C’est dire.

Seule concession faite à la température frisquette et à la grisaille ambiante, ces messieurs disputent leur partie en portant capuche, chapka ou chapeau de feutre. Plus la clope au bec, pour certains. Ça peut réchauffer.

D’autres gardent les mains dans les poches et poussent la pièce du pied. Mais tout de même. Pour déplacer un cavalier, ça manque un peu d’allure. Alors la main ressort de la poche pour faire avancer le jeu. Mais que ça caille.

La scène se déroule sous le regard connaisseur et critique de spectateurs. Des messieurs, encore et toujours. Les échecs, ici, sont affaire d’hommes. Par temps de bise en tout cas.

Par temps de course de l’Escalade, ça risque de ne plus jouer du tout: on ne peut pas disputer une partie d’échecs avec 45 000 coureurs et leurs admirateurs!

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28/11/2016

Les amis de Jules

Une semaine déjà que le Jules broute pépère à la réception et que rien ne filtre sur les avancées de la Thune. Vous n’allez pas vous en tirer comme ça. Le point de la situation donc.

J’avoue ne pas être au courant de tout ce qui se concocte et se mitonne dans la République pour alimenter le nourrain. Surprise, surprise.

Mais je sais déjà que les amis du P’tit Bel-Air sont sur le pont. Arlette et Monique distribuent ces jours de petits papillons jaunes dans les immeubles de l’avenue Mirany. Ces messages annoncent qu’elles récoltent des dons pour la Thune et qu’elles mettent leur boîte aux lettres à disposition pour recevoir des enveloppes garnies. Vive ces entrepreneuses solidaires!

Toujours sur la rive gauche, l’association des Artisans «les Erables» fête ses 25 ans et organise un marché de Noël qui se tiendra à la salle de gymnastique du groupe scolaire de Puplinge les 3 et 4 décembre.

A cette occasion, un sapin sera garni avec une création de chaque artisan et la vente de ces objets sera destinée à Jules. Chouette alors. Deux cochons tirelires seront encore de la partie.

La rive droite n’est pas en reste puisque les deux salons de saison qui s’y tiennent, ceux des santons et des bougies, pensent également à la panse de Jules, ce qui le comble d’aise.

Mais le cochon s’inquiète pour cette fin de semaine. S’est-il assez entraîné pour la course de l’Escalade? Tiendra-t-il le rythme sur les pavés de la vieille ville? S’il a le souffle court et la crampe au jambon, sûr qu’il s’en ira servir la soupe sur le stand de la Tribune, aux Bastions. Mais sans lardons, la soupe!

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26/11/2016

Aujourd'hui, on partage

Eh oui, c’est aujourd’hui le Samedi du partage, le deuxième de l’année.

Une sacrée histoire, cette collecte! Près de 900 bénévoles sont depuis ce matin à pied d’œuvre dans 75 magasins du canton. Ils vont passer leur journée à remplir des palettes avec les marchandises que les clients auront achetées en faveur des personnes défavorisées.

Imaginez un instant ce qu’il faut de motivation et d’organisation pour que 900 personnes de tous âges et de tous horizons se mobilisent ainsi pendant leur jour de congé. C’est juste dingue! D’autant que leur mission n’est pas de tout repos.

Il faut souvent expliquer aux gens le pourquoi du comment de cette action solidaire. Leur dire, par exemple, qu’il est temps d’aider à remplir les réserves de Partage, la banque alimentaire genevoise dont les rayons sont, à cette période, assez dégarnis.

Ils le sont car Partage distribue toute l’année des denrées à une cinquantaine d’associations caritatives et de services sociaux dont les besoins en nourriture et en produits d’hygiène sont toujours plus importants.<

Les bénévoles distribuent également des cabas en papier, dessinés par Zep, à remplir par les clients qui le veulent bien. Et ils mettent quoi dedans? Des denrées alimentaires non périssables, et pourquoi pas des savons ou des brosses à dents.

Si l’inspiration leur fait défaut, les acheteurs peuvent se dire que les personnes en situation de précarité aiment sans doute manger la même chose qu’eux, des plats variés, colorés, goûteux.

Voilà, n’oubliez pas d’aller partager vos courses aujourd’hui à Genève!

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25/11/2016

Agents de circulation

Posté au carrefour, l’homme vêtu d’orange et coiffé de blanc a le geste ample et assuré. D’une main, il ordonne aux voitures de s’arrêter, de l’autre, il invite le tram à suivre sa ligne.

La scène se répète depuis des jours à l’intersection de la route des Acacias et de la rue François-Dussaud. Mais aux heures de pointe seulement. Le reste du temps, la traversée est à nos risques et périls: les feux ont rendu les plaques.

Les machines étant provisoirement hors service, les humains reprennent donc du poil de la bête. Bonne nouvelle! Généralement, c’est l’inverse.

Et puis ces charmants messieurs (ils travaillent en binôme) sont bien plus agréables à regarder qu’un feu de signalisation. Y a pas photo.

Leur présence me rappelle les policiers de mon enfance qui faisaient la circulation depuis leur petite guérite blanche plantée au milieu des carrefours. Reviendrait-on à cette pratique d’un autre siècle pour régler le trafic d’aujourd’hui? Que nenni.

Car ces charmants agents ne sont pas des serviteurs de la République. Ce sont des Securitas qui ont été spécialement formés pour effectuer cette tâche. Et pourquoi donc, je vous le demande?

Parce que notre police n’intervient plus pour faire la circulation en cas de chantier! Or chantier il y a là. L’Etat fait démonter les feux obsolètes pour les remplacer par du matériel intelligent, afin de fluidifier cet axe important.

Par sécurité, il doit donc mandater une police privée pour faire la circulation, le temps que les feux s’allument à nouveau. Cela devrait être en place avant la fin de l’année. D’ici là, zieutons plutôt les humains. Ils le valent bien!

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24/11/2016

Portraits sans toit

Qui sont ces personnes qui vivent dans l’espoir de pouvoir, un jour, trouver refuge, travail et plus, si entente, dans la Cité de Calvin?

Et qu’est-ce que ça leur fait, à ces êtres déracinés, de se trouver dans l’antre d’une ville si riche et de n’avoir accès à rien. Ou à si peu?

L’exposition photographique qui se découvre ces jours dans un local des Colis du Cœur apporte quelques éléments de réponse. Elle donne la parole à des personnes démunies et les représente, assises derrière une table vide.

Ces «portraits sans toit» ont été pris il y a dix ans déjà par Robert Cuénod. Le photographe et ancien délégué du Conseil d’Etat à l’intégration des étrangers avait alors passé trois nuits dans un lieu d’accueil pour discuter avec les gens qui s’y trouvaient et les mettre en confiance.

De courts textes accompagnent les portraits. Ils ne font pas preuve d’un grand optimisme…

Ce n’est peut-être pas pour rien que l’expo ne dit pas ce que sont devenus les photographiés. Comme cette petite aux yeux vifs qui rêvait de devenir infirmière, mais qui sentait qu’elle n’aurait pas droit à cette formation.

L’accrochage s’accompagne d’un livre et se tient dans un espace qui, chaque mardi, sert de salle d’attente aux gens si nombreux qui viennent chercher là de quoi se faire à manger.

Les visiteurs de l’expo pourront découvrir les activités des Colis du Cœur et de Partage à travers une visite guidée. Et celle-ci vaut tous les discours!

Portraits sans toit, du mercredi au vendredi de 12 h 30 à 18 h, jusqu’au 9 décembre, rue Blavignac 16, Carouge

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23/11/2016

Il était temps!

Il nous revient demain. Enfin!

Sans lui, la rade s’ennuie. Nous aussi. Les touristes, n’en parlons pas.

Bref. Le Jet d’eau redémarre ce jeudi à 10 h, après un bon mois d’absence. C’est drôlement long pour une révision annuelle, non?

Oui, mais il fallait bien compter ça, nous dit-on aux SIG. Car on lui a fait le grand service, au Jet. La totale même, avec l’entretien de la pompe du groupe Jura qui date de 1951. Une vieille dame qui a de la ressource, certes, mais qu’il faut spécialement bichonner tous les quatre ans si l’on veut qu’elle continue à assurer le spectacle.

Le puisard a aussi été récuré de fond en comble, lui qui empêche les algues, les coquillages et autres bestioles de se faufiler dans l’eau propulsée tout là-haut. Imaginez un peu ce que cela donnerait, sans ce filtre. Des petits poissons tomberaient du ciel…

Après ce grand service, le Jet d’eau est à nouveau en mesure de se dresser tous les jours dans la rade, selon l’horaire d’hiver, qui va de 10 h à 16 h. On s’en contentera pour l’instant.

Car à la nuit tombée, d’autres installations nous font tourner la tête. Les Rues Basses se la jouent alpestre cet hiver, avec d’immenses Edelweiss qui vont illuminer nos nuits genevoises.

Non loin de là, le personnage grillagé irradiant de lumière plane à nouveau au-dessus des usagers qui attendent leur bus sur le «hub» de Bel-Air, alors que les lampions déjantés et forains redonnent du peps à la zone piétonne du Mont-Blanc. Et ce n’est que le début: GevenaLux va nous en mettre plein les yeux dès le 2 décembre.

Vivement que tout s’allume! 

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22/11/2016

Santons et bougies

Décidément, tout fout le camp! Il y a ainsi des rendez-vous qui reviennent à chaque saison et qui semblent pouvoir résister au temps. Et puis un jour, vous apprenez, sur les lignes d’un papillon, que c’est fini, terminé.

Ainsi en est-il du grand Salon du santon de Provence. La 36e édition qui s’ouvre ce vendredi à la Ferme Sarasin du Grand-Saconnex sera la dernière. Elle sera organisée sous forme de liquidation, faute de forces vives.

«Malheureusement, les années nous ont rattrapés et la relève n’a pas suivi» regrette dans un billet John-Henry Mamboury, le boss de ce salon original.

Dans l’exposition sentant bon le Sud et la lavande, les amateurs de crèches avaient pris l’habitude de faire le plein de santons et d’éléments de décor pour recréer un monde en miniature.

Des milliers de pièces seront donc vendues avec de gros rabais, et puis ce sera terminé. Ça me rend un peu chose, la fin de cette histoire de Noël. Faut dire aussi qu’un superbe cochon a fidèlement trôné au milieu des santons pour alimenter la Thune du Cœur. Faudrait pas qu’on le liquide, celui-là…

Toujours dans le même lieu et aux mêmes dates se tiendra le Salon de la Bougie. Des milliers de chandelles de cire de toutes formes et couleurs attendent preneur, avec des décorations de Noël, des gourmandises de saison et des animations. Tenu par des bénévoles, ce salon reverse l’intégralité de ses bénéfices à différentes œuvres caritatives. Quelle lumineuse initiative!

Ferme Sarasin, 37, ch. Edouard-Sarasin, du 25 novembre au 4 décembre. Santon: 9 h à 18 h tous les jours. Bougie: lu-ve 10 h à 19 h, sa-di 9 h à 19 h.

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21/11/2016

Patiner en pleine rade

La dernière fois que les Genevois ont patiné dans la rade, c’était en janvier 1891. C’est dire si ça date!

La brusque «congélation» du lac, comme on en parlait à l’époque, avait permis aux foules bien emmitouflées de glisser sur la glace des Eaux-Vives aux Pâquis. Et inversement.

Pareille distraction a peu de risque de se reproduire de sitôt, vu le réchauffement climatique. Mais d’autres glissades se profilent dans ce cadre enchanteur.

On pourra bientôt chausser les patins à glace au cœur de la rade: une patinoire saisonnière est en cours d’installation, cette semaine, sur la jetée des Bains des Pâquis!

Construite sur une plate-forme en bois et accessible en tout temps, elle sera inaugurée ce vendredi et restera en place jusqu’au printemps.

Rien à voir, question taille, avec la surface glacée de 1891: la patinoire pâquisarde fait grosso modo 100 m2. De quoi faire tout de même de belles circonvolutions. Mais ne pas compter épater la galerie en freinant d’urgence dans une grande gerbe glacée: la surface de glisse est ici synthétique…

Cette nouvelle installation saisonnière sera libre d’accès. Les amateurs pourront s’y rendre à loisir avec leurs patins et ceux qui n’en ont pas les loueront sur place à la buvette.

D’autres patinoires provisoires en plein air s’ouvrent ces jours dans le canton, des Bastions aux Charmilles en passant par Carouge.

Mais seuls les glisseurs des Pâquis pourront patiner en regardant des êtres en maillots de bain s'en aller crawler dans les eaux glacées de la rade!

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19/11/2016

Prêts pour la Thune?

jules16 (1).jpgCe week-end, des Jurassiens à l’estomac bien accroché se mettront à table pour prolonger la Saint-Martin. Au menu de ces ripailles de saison, du cochon, du cochon et encore du cochon.

«Chez lui le poil, la peau, les os, la graisse, les intestins, en un mot, tout est bon» se régalait déjà un poète ajoulot. «Avec bonheur tout haut je le confesse: oui, mes amis, je chante le cochon.»

Certes. Vive nous, se dit mon Jules. Mais tant qu’à faire, l’animal préfère se la jouer cochon de réception, au chaud, à Genève. C’est moins risqué qu’en Ajoie…

Le Jules reprend donc dès lundi son rôle favori de tirelire pour la Thune du Cœur. Un sacré boulot en perspective!

Le cochon a six semaines devant lui pour se remplir la panse et récolter le plus de fonds possibles pour venir en aide à ceux qui ont de la peine à joindre les deux bouts à Genève.

Comment participer à cette action de solidarité? C’est simple. On peut venir, quand c’est ouvert, à la réception de la Julie (11, rue des Rois) pour verser des sous dans Jules ou remettre des collectes qui me seront transmises. Je peux aussi prêter des tirelires au besoin si vous organisez une quête pour la Thune.

Nous irons également vadrouiller en ville avec Jules et sa tribu pour être au plus près des Genevois, je vous dirai où et quand en temps voulu.

On peut encore verser un don sur le compte Julie-La Thune du Cœur/UBS SA, n° 0240-504482.01K; IBAN CH080024024050448201K. Si jamais ces chiffres vous donnent le tournis, je tiens des bulletins de versement à votre disposition.

La collecte 2016 sera intégralement versée à trois associations genevoises: Partage, Le Caré et Café Cornavin.

La 21e édition de la Thune est donc lancée! Etes-vous prêts?

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18/11/2016

La diablesse et le pigeon

Quel gaspillage, tout de même! Pourquoi ces êtres qui ont tant d’imagination et de talent de persuasion ne songent-ils, au final, qu’à truander leurs semblables?

Les faux neveux reviennent en force dans la région, prévient la police. De vrais arnaqueurs sévissent aussi dans les rues ou sur la Toile. Méfiance, donc! Je pense particulièrement aux personnes âgées vivant souvent seules et que ces prédateurs considèrent comme plus fragiles et facilement influençables.

Notez que j’ai bien reçu, à l’adresse ci-dessous, une invitation à frauder grave pour me faire une masse d’argent. Vais-je succomber à la tentation?

L’expéditrice met les formes. Avant même de commencer son boniment, elle s’excuse de son intrusion dans ma vie et se présente. Sous un nom bidon.

La dame se dit cadre au département de la comptabilité d’une banque d’investissement. Laquelle? Mystère. Qu’importe, au fond, l’essentiel étant de savoir qu’elle y a repéré un compte qui roupille depuis cinq ans et qui pèse pas moins de 4 500 000 euros. C’est du gros, du lourd!

Et ça tombe bien car le pauvre type qui possédait cette fortune est décédé d’un accident de voiture sans laisser d’héritier. Ah ah, intéressant! Surtout que personne ne connaît l’existence de ce compte, souligne la diablesse. Sauf elle et moi. Le pigeon de service.

Maintenant que je suis dans la confidence, elle me demande de l’aider à transférer l’argent, une fois qu’elle aura siphonné ce compte. Mes bons et loyaux services seront alors fort bien récompensés. Que demander de plus?

Qu’on me fiche la paix, par exemple!

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17/11/2016

Une ville miniature

Les Automnales tournent ces jours à plein régime à Palexpo. En me baladant l’autre jour entre les stands de la foire, je ne savais plus trop où donner de la tête quand, soudain, je suis tombée sur Genève en miniature.

Une révélation! Au milieu de cette halle regorgeant de bonnes affaires et de nouveautés, la maquette de la cité se laissait tranquillement admirer sous les feux des projecteurs, dans une mise en scène flatteuse. Je suis restée scotchée.

Ben oui. C’est pas tous les jours que l’on peut pareillement apprécier son lieu de vie. Faudrait pas s’en priver!

L’objet, tout d’abord. La maquette, extraordinaire, a été réalisée sur une trentaine d’années, en 145 modules, le tout étant régulièrement mis à jour! Elle reconstitue, à l’échelle 1: 500, l’ensemble du territoire communal, avec tout ce qui le constitue.

Cette Genève-là s’étale sur 72 m2. Le public des Automnales tourne lentement autour d’elle pour la zieuter sous tous les angles. Les citadins cherchent toujours à repérer leur logement, les autres des bâtiments connus.

Ainsi livrée au regard, la ville semble homogène, harmonieuse, bien proportionnée. Tous les bâtiments sont faits d’une seule couleur et matière, celle du bois. Ne restent donc que les volumes. Sont ainsi gommées du paysage toutes les disparités qui font si mal aux yeux dans la réalité.

Comme dans un rêve, la cité miniature se blottit joliment autour de la rade et laisse pas mal de place à la verdure. Ça respire bien.

«De bleu c’est beau, Genève!» soupire mon voisin, tout retourné par la vision. Une voix acide s’élève alors: «Oui, mais en maquette, seulement!»

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16/11/2016

La bonne distance

«Ne te laisse pas refiler n’importe quoi» clame un gus en bandana pour faire jeune. Dans cette publicité, comme dans tant d'autres, le tutoiement est de rigueur.

Il y a ainsi toujours plus d’appels à la consommation qui passent par cette fausse complicité avec l’acheteur visé, ce rapprochement malin qui sous-entend que l’on partage les mêmes envies, que l’on appartient au même cercle de connaissances, à la même génération. Celle qui monte, donc.

Ce tutoiement à tout va dans les publicités commence à me courir sur le fil. Peut-être parce qu’il exclut d’office un certain nombre de personnes. On se sent vite hors jeu. Trop vieux pour être concerné. Pas assez branché.

A moins que ce soit encore autre chose qui agace. Cette façon superficielle d’aborder la clientèle en lui donnant une illusion d’intimité.

Dans les conversations, ça passe mieux. Nos amis québécois et anglophones nous ont habitués à ce «tu» lâché d’emblée au premier échange. Ce traitement familier de l’autre s’impose d’ailleurs tout naturellement dans certains milieux et circonstances.

Mais en matière commerciale, le vouvoiement semble être la bonne distance à garder entre les deux parties. Pour trouver un ton nouveau, un magasin comme Ikea panache les genres.

Si ses employés ne se permettent pas de tutoyer les clients dans les rayons ou à la caisse, les papiers remis après leur achat contiennent des «tu» à toutes les lignes.

Surprise par tant de familiarité, une «mamie» qui a suivi les instructions pour monter son meuble ironise: «Je suis contente d’être maintenant copine avec cette grande surface suédoise!»

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