21/04/2015

Le temps du troc

C’est un bien joli nom, troc!

Il sonne clair et net. Il définit aussi l’échange direct de biens le plus simple, le plus primitif qui soit: je te file un livre, tu me passes un saladier, et basta.

Alors que ce système économique exclut normalement l’emploi de monnaie, le troc qui se pratique dans notre région relève d’une autre logique.

Les uns se débarrassent du superflu que d’autres recherchent, moyennant quelques francs et un intermédiaire de choix: les organisateurs de ces ventes de deuxième main. Ils réceptionnent les affaires, les listent et les trient avant que d’autres bénévoles assurent la vente. Le but étant de dégager un petit bénéfice pour une cause qui leur tient à cœur.

Le plus grand troc de la ville, l’un des plus anciens aussi, se tient en fin de semaine dans deux grandes salles de l’école des Grottes. Au menu de cet événement très attendu, la collection printemps-été!

Vendredi, bric à brac de saison dès 18 h et troc, samedi, de 8 h 30 à 12 h 30.

Ces dernières années la concurrence des fêtes de quartier, où tout le monde déballe sa penderie ou sa cave sur le trottoir, a fait du tort à ce système bien rodé.

Mais la nouvelle équipe qui a repris les rennes du troc aux Grottes retrousse les manches et y croit fort: il y aura une soixantaine de bénévoles aux stands, pour près de mille acheteurs attendus. Tous les prix seront affichés, comme au supermarché. Mais ils sont doux!

A l’heure où les milieux de mois sont déjà difficiles dans certaines familles, ces rendez-vous comptent. Pour connaître tous les autres trocs du canton: www. trocsventes.com

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20/04/2015

Tout vient à point...

L’encre bleue de jeudi dernier n’avait pas fini de sécher que carillonnait déjà la bonne nouvelle: les hirondelles tant attendues sont enfin revenues!

L’ami des Grottes en avait des larmes de joie devant ces silhouettes graciles virevoltant dans le ciel

Pour elles au moins, le retour d’Afrique s’est bien passé, après 9000 km de vol. Leur reste encore à vivre dans nos contrées, le temps de se reproduire. Autant dire qu’elles ne sont pas au bout de leurs peines.

Malgré tout, cette annonce matinale m’a un peu chiffonnée: ça ne fait pas très sérieux d’annoncer que ces oiseaux migrateurs sont en retard le jour même où ils arrivent. Hasard de calendrier, sans doute.

A moins qu’il suffise de faire un papier pour que l’objet de nos attentes se manifeste ou se réalise? J’ai tenté l’expérience le jour même de l’arrivée des hirondelles avec un autre sujet en rade. L’ascenseur du Seujet, en panne depuis bien avant Pâques.

Une affichette désolante annonçait «hors service» et faisait rebrousser chemin en bougonnant piétons et cyclistes. On en dira jamais assez combien ce trait d’union vertical entre Saint-Jean et la Jonction est utile à la mobilité douce du canton.

Eh bien jeudi, alors que je demandais des explications à qui de droit, l’annonce initiale était déjà remplacée par un post-it indiquant «en réparation». Je laisse filer un jour, ne croyant pas trop à cette coïncidence. Mais vendredi, l’ascenseur fonctionnait à nouveau. Miracle!

Certains diront plutôt que tout vient à point à qui sait attendre…

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18/04/2015

Fontaines municipales

C’est la der qui sonne pour aller voter! J’ouvre vite l’enveloppe officielle qui poireaute depuis des semaines sous la pile de courrier.

Et là, surprise. C’est du jamais vu, à moins que j’aie raté une élection: la brochure de la Chancellerie d’Etat s’est refait une beauté!

Pour mettre l’eau à la bouche des citoyens qui voudraient tout savoir sur les Municipales 2015, elle glisse dans ses pages explicatives dix grandes photos de fontaines. Les avez-vous vues?

Cette déclinaison en noir et blanc est très esthétique. Un brin nostalgique aussi: ça fleure bon la place de village, sans voitures, dans un cadre préservé.

C’est quoi le message?

«Il ne faut pas dire: fontaine, je ne boirai pas de ton eau». Bof. Le proverbe colle pas trop aux enjeux de ce scrutin. Encore que… il ne faut jurer de rien! «L’eau va toujours à la fontaine». Certes. Mais encore? «Il vaut mieux boire à la fontaine qu’au tonneau». Très Genevois, tout ça…

Ces représentations rappellent peut-être le rôle joué autrefois par les communes genevoises. Celui de veiller à l’approvisionnement en eau potable de leurs administrés, ce qui était vital. La fontaine symbolisant alors le service public de base. Et par ricochets…

Bon. Plus simplement, on peut aussi dire que les fontaines évoquent ces lieux de rendez-vous privilégiés, où la population se retrouve volontiers pour jouer autour de l’eau, babiller et refaire le monde. En parlant des prochaines élections, sans doute.

En attendant, c’est la der qui sonne pour aller voter. Sans quoi dimanche soir, des candidats malheureux vont pleurer comme des fontaines…

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17/04/2015

Sacré Joseph!

Râleurs les Genevois? Pas toujours!

Quand ils aiment, ils aiment fort, et le font savoir. Ils étaient ainsi tous debout mercredi soir au BFM à crier, à taper des mains et des pieds pour saluer la prestation ébouriffante de Joseph, l’enfant de Meyrin.

Joseph qui? Joseph Gorgoni, pardi. L’homme sans qui Marie-Thérèse ne serait point.

Marie-Thérèse Porchet, donc.

L’ombre de la mégère de Gland a beau planer sur ce «one man/woman show» introspectif et bavard, c’est en costar noir que l’artiste se met à nu devant son public. Enfin nu, pas tout à fait. Seul le crâne est physiquement à découvert.

L’effeuillage est d’un autre ordre. Les spectateurs voient comment s’est créée la bête de scène qu’ils ont sous les yeux. Comment elle s’est construite: à 8 ans, Joseph voulait devenir chanteuse!

Ce retour sur les terres de l’enfance permet à l’artiste de donner pleine mesure de ses talents de chanteur et de danseur. D’imitateur aussi. Il incarne Zouc, son idôle, à la perfection!

Vingt ans de vie commune avec la poule aux œufs d’or ça laisse des traces, et ça fait des envieux. Gorgoni et ses complices à l’écriture se régalent de cette situation: comment pourrait-on en avoir marre de faire rire les gens, et d’en vivre?

Ce spectacle bourré d’humour a déjà tourné sur les scènes romandes. Mais c’était la première fois, mercredi, qu’il était joué à la maison. Accueil formidable, chaleureux. Joseph Gorgoni en était tout chaviré, à l’heure des saluts.

On rit de bon cœur avec lui jusqu’à samedi. Peut-être plus, si entente.

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16/04/2015

Retour d'Afrique

Une hirondelle ne fait pas le printemps. Mais que dire d’un printemps sans hirondelles?

Alors que les feuilles s’épanouissent sur les arbres et que les températures nous font croire à l’été, ces oiseaux migrateurs se font désirer. C’est ce que me signale l’ami qui scrute le ciel des Grottes depuis des semaines, à l’affût du premier vol gracile zébrant les airs, accompagné de joyeux trissements.

Or ils devraient déjà être revenus en nombre de leurs quartiers d’hiver africains, après 9000 km de battements d’ailes incessants. Si quelques hirondelles rustiques ont certes été vues dans le canton, le gros des troupes traîne un peu en route cette année. Elles semblent peiner à partir et à arriver.

C’est que, selon le responsable du centre ornithologique genevois Patrick Jacot, l’espèce est en danger et diminue. Et pourquoi donc?

En Afrique, pour faire court, l’usage incontrôlé des pesticides dans l’agriculture intensive et la pose de filets pour la chasse font toujours plus de dégâts. A quoi s’ajoutent encore la sélection naturelle lors de la migration et la destruction des nids dans nos régions. Un comble, lorsque l’on sait que les hirondelles viennent justement ici pour fonder famille.

Que faire alors? Ne pas détruire ou boucher les abris de ces petits migrateurs, même s’ils salissent la façade. Poser des nichoirs pour favoriser leur venue, ceci pas forcément à la campagne. Patrick Jacot a ainsi créé la plus grande colonie artificielle d’hirondelles de fenêtre et de martinets noirs dans un grand hangar… à l’aéroport de Genève. Le rêve, pour ces grands voyageurs!

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Retour d'Afrique

Une hirondelle ne fait pas le printemps. Mais que dire d’un printemps sans hirondelles?

Alors que les feuilles s’épanouissent sur les arbres et que les températures nous font croire à l’été, ces oiseaux migrateurs se font désirer. C’est ce que me signale l’ami qui scrute le ciel des Grottes depuis des semaines, à l’affût du premier vol gracile zébrant les airs, accompagné de joyeux trissements.

Or ils devraient déjà être revenus en nombre de leurs quartiers d’hiver africains, après 9000 km de battements d’ailes incessants. Si quelques hirondelles rustiques ont certes été vues dans le canton, le gros des troupes traîne un peu en route cette année. Elles semblent peiner à partir et à arriver.

C’est que, selon le responsable du centre ornithologique genevois Patrick Jacot, l’espèce est en danger et diminue. Et pourquoi donc?

En Afrique, pour faire court, l’usage incontrôlé des pesticides dans l’agriculture intensive et la pose de filets pour la chasse font toujours plus de dégâts. A quoi s’ajoutent encore la sélection naturelle lors de la migration et la destruction des nids dans nos régions. Un comble, lorsque l’on sait que les hirondelles viennent justement ici pour fonder famille.

Que faire alors? Ne pas détruire ou boucher les abris de ces petits migrateurs, même s’ils salissent la façade. Poser des nichoirs pour favoriser leur venue, ceci pas forcément à la campagne. Patrick Jacot a ainsi créé la plus grande colonie artificielle d’hirondelles de fenêtre et de martinets noirs dans un grand hangar… à l’aéroport de Genève. Le rêve, pour ces grands voyageurs!

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15/04/2015

Partir au printemps

Dans une rue pâquisarde qui conduit au lac, des fleurs ont surgi sur le trottoir, au pied d’un immeuble. Elles sont belles à fendre l’âme, si fraîches et colorées, si incongrues en ce lieu.

Il y a là des callas, un tournesol, des jonquilles, des branches de forsythia. Et puis un buisson de pétales roses et tant d’autres fleurs qui annoncent le printemps.

Ainsi rassemblées, elles forment un autel naturel à la mémoire d’un jeune homme du quartier parti trop tôt. Un Brésilien âgé de 18 ans qui n’avait plus le goût de vivre et qui s’en est allé, au début du mois, laissant sa famille et ses proches totalement désemparés.

Sous le choc, ses amis ont pris le parti de signaler sa disparition avec ce recueillement spontané et chaleureux à même la rue, exposé à la vue de tous les passants. Ils sont nombreux à s’attarder devant ces fleurs et ces bougies brûlant nuit et jour, à regarder les photos du jeune homme, tout sourire dehors. Et c’est ce qui fait mal, même à ceux qui ne le connaissaient pas.

L’appel qui accompagne les portraits du défunt chagrine encore: la maman n’a pas l’argent nécessaire pour rapatrier le corps de son fils au Brésil afin qu’il y repose, selon ses dernières volontés. Une collecte est donc organisée.

Alors voilà. Je ne vais pas donner ici les coordonnées de cette maman éplorée, ni le numéro du compte qui a été ouvert pour rassembler des fonds en vue de ce rapatriement.

Mais je les tiens volontiers à disposition des lecteurs qui voudraient donner un coup de main à cette famille.

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14/04/2015

Cap sur le Vanuatu

L’actualité est ainsi faite. La catastrophe du jour chasse généralement celle de la veille. Vous souvenez-vous du cyclone Pam qui a ravagé le Vanuatu à mi-mars? De ces vents frôlant les 300 km/h qui ont haché menu habitations et infrastructures de l’archipel mélanésien?

Suite à ce désastre, l’entreprise genevoise Grellor lançait un appel à la population pour collecter du matériel utile au déblaiement et à la reconstruction. En demandant tout ce que l’on pourrait avoir besoin si notre propre environnement bâti et cultivé était dévasté.

Le message a passé. Quelque 30 m3 d’objets ont été déposés dans la cour de l’entreprise jusqu’à vendredi! Ces lots et paquets triés sont transportés ce matin dans un container maritime qui partira pour le Pacifique du Sud.

«Je n’ai jamais vu de ma vie autant de laines polaires et d’échelles» se réjouit Pierre Grelly, à l’origine de cette action. Une organisation officielle a offert 5 m3 d’habits chauds (oui, c’est utile pour l’hiver qui approche) et une bonne quarantaine d’échelles en bois.

Les particuliers ont apporté quantité de visserie, marteaux, pelles et scies. Un motoculteur aussi. Et puis des gros bacs pour transporter les gravats. Une maison de la place a également offert un bon d’achat pour du matériel qu’une autre a fourni au prix coûtant.

Des chaises roulantes et des cannes remplissent encore ce container qui sera décoré par deux jeunes et arrivera à destination dans deux mois environ.

Sur place, une fondation hospitalière suisse assurera la réception de ce gros colis genevois ainsi que sa distribution à ceux qui en ont besoin. Une belle opération, donc!

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13/04/2015

Ah, les vaches!

La nouvelle m’est parvenue le 1er avril. Ça m’a mis la puce à l’oreille, mais sans plus. Comme l’info circule sur les réseaux depuis début mars, cette vache n’est pas forcément un poisson d’avril…

Mais quelle vache? La Montbéliarde, pardi. Celle qui trône près de certaines routes dans le Doubs, le Jura et en Côte-d’Or. Une vache radar, donc!

D’après l’image que j’ai à l’écran, le placide ruminant en résine ressemble à s’y méprendre à un vrai bovin qui regarde passer les voitures. Sauf que deux gros yeux placés entre les cornes zieutent en fait leur vitesse. Et les flashent au besoin.

Ce camouflage peau de vache serait actuellement testé par la gendarmerie française pour limiter la vitesse sur les routes. Un dispositif pensé pour les zones rurales, à l’évidence. Il ferait un effet bœuf dans les cités…

Si l’expérience s’avère concluante, lit-on sur le site qui révèle l’affaire, le camouflage à radar pourrait connaître sous peu de nombreuses variantes animales: moutons, chèvres et poules en tout genre.

A Genève, pourquoi ne pas imaginer pareilles caches dans de faux platanes, de faux poteaux, voire de faux gendarmes, tant qu’à faire?

Mais non, tout ça c’est du bidon! La vache radar est une invention de l’Echo de la boucle, un site d’information de Besançon qui aime glisser du poil à gratter dans l’actualité.

Ce n’est pas lui pourtant qui a annoncé l’histoire du nouveau radar à 300 millions de l’armée suisse. L’engin qui prend les vaches en mouvement dans les montagnes pour des objets ennemis. Car ce n’est pas un gag, hélas!

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02/04/2015

Joyeuses Pâques

Pâques, ce n’est pas non plus que le lapin, pas que les œufs, pas que le chocolat. Sur le papillon bleu et vif qui circule en ville, comme sur la Toile, un pasteur écrit encore que Pâques, ce n’est pas que le tombeau vide…

C’est pourquoi il organise le service funèbre de Jésus au cimetière des Rois le Vendredi-Saint! Le faire-part annonçant cette cérémonie qui bouscule un peu la tradition protestante signale que poètes, musiciens et amis sont conviés à donner un sens à ce qui n’en a pas.

Plus de cent personnes ont déjà annoncé leur présence à la célébration du 3 avril à 17 h, ainsi qu’à la collation qui suivra. Et il devrait y avoir autant de monde le dimanche 5 avril lors d’une aube de Pâques aux Bains des Pâquis. La résurrection, ici et maintenant, est prévue à 7 h du matin! Un petit-déjeuner prolongera la rencontre des lève-tôt plein d’espérance.

Et pour ceux qui souhaiteraient se rendre à d’autres services religieux, je croise les doigts pour que les heures, les dates et les lieux figurant en page 28 de cette édition soient exacts. Le tableau des services religieux paru dans la Julie du dernier week-end de mars était en fait celui de l’an dernier… L’erreur de fichier informatique est humaine, certes. Mais moche!

Pour soigner encore et toujours l’esprit, rien de tel que la musique: l’Ensemble Instrumental romand, placé sous la direction d'Eric Bauer, donnera le concert du Vendredi-Saint à l’Hôpital, salle Opéra à 15 h. Alors on y court, malade ou pas!

Pâques, ce n’est pas que les vacances, même si j’en prends… A lundi prochain. Celui d’après les lapins, donc.

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01/04/2015

Assis mais debout

Dimanche soir à l’Arena. Les stars des années 80 se déchaînent, le public rugit de plaisir. Quelle pêche, ces artistes!

Dans la salle, 5000 personnes se régalent de la prestation en se trémoussant sur leur siège. Faut dire que c’est un spectacle vendu assis, afin de tenir compte de l’âge présumé des spectateurs et de leur offrir plus de confort.

Entre les premiers rangs et la scène, une barrière et un espace laissé vide. C’est la distance nécessaire pour que le public assis puisse voir les chanteurs, et pas seulement leurs pieds…

Pascal a choisi une place tout devant pour profiter au mieux de la soirée. Il plane pendant la première partie du concert. Tout se gâte après pour lui. L’ambiance est telle dans la salle que les spectateurs se lèvent et se pressent en masse devant la scène pour y danser.

Autant dire que ceux qui se retrouvent assis derrière eux et qui ont payé plus cher pour être là ne sont pas ravis.

Pascal abandonne sa place d’où il ne voit plus ni la scène ni l’écran au-dessus et va poser une fesse sur un escalier.

Il a juste l’impression de s’être fait rouler et le signale à l’organisateur, Live Music Production. Lequel lui répond que si les gens se lèvent en nombre, ce qui n’est pas prévu à l’avance, il est impossible de les faire se rasseoir, pour éviter l’émeute. Et tous ces gens debout, ça signifie qu’ils sont enthousiastes et qu’ils ont du plaisir. Où est le problème?

Le problème, c’est que Pascal pense que derrière tout ça, c’est business et compagnie. L’organisateur affirme, lui, qu’il fait plus d’argent sur un concert debout que sur un concert assis. Comment s'en sortir...

Auraient-ils un point sur lequel ils seraient enfin d’accord? Oui. Dimanche soir, la musique était bonne!

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31/03/2015

Gare au poison rose

Quelle boulette, c’est pas croyable!

Pas touche, donc, aux gros bonbons roses pétant qui se trouvent encore au pied de certains arbres et dans les enrochements situés le long des bords de l’Arve. C’est de la mort au rat!

Eh oui. La société mandatée par la Ville de Genève pour dératiser les lieux n’a manifestement pas pris toutes les précautions, cette année, pour disposer le poison dans des boîtes où seuls les rongeurs auraient accès.

Le produit toxique est ainsi mis en libre-service sur les sentiers publics. Par l’odeur alléchés, les chiens et autres animaux de passage peuvent sans autre croquer cet appât et s’empoisonner. Et on ne parle pas des minots qui échapperaient la vigilance des adultes…

C’est vraiment n’importe quoi!

Claudine est en colère. Sa chienne a mangé ces boulettes roses et est restée quelques jours entre la vie et la mort au Tierspital, à Berne. La citoyenne a donc fait parvenir un appât au vétérinaire cantonal. Non pas pour l’intoxiquer, mais pour qu’il réagisse vite.

Ce qu’il a fait: tous les vétérinaires sont désormais avertis de la présence de ce poison. Seuls les promeneurs ne le sont pas: il n’y a aucune pancarte pour leur signaler le danger!

Les responsables de cette action ont certes été sommés de retirer les appâts au plus vite. Ce qu’ils ont commencé à faire, semble-t-il. Mais pourquoi ne pas prévenir les usagers des lieux?

Pour éviter pareil problème, le mieux serait peut-être de repenser la politique qui conduit à toujours mener ces campagnes de dératisation. La psychose des rats fait parfois plus de dégâts que les rats eux-mêmes…

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30/03/2015

Des lapins à croquer

Pâques et ses ribambelles chocolatées ont beau camper dans les magasins depuis des plombes, nous arrivons là, maintenant, dans le vif du sujet.

D’ici à la fin de cette semaine, des cargaisons de sucreries devraient disparaître des étals pour se transformer insidieusement en une couche de plus sur nos hanches. Ou nos bidons.

Malgré nos bonnes résolutions, nous prendrons quand même un bout de lapin. Plutôt les oreilles, les pattes ou le dos? Les gosses, à coup sûr, vont arracher en tout premier les oreilles: c’est là où il y a le plus de choc…

Mais mieux vaut qu’ils craquent pour une croque sucrée que pour de vrais lapins, ces boules de poils douces et mignonnes comme tout que l’on voit un peu partout à pareille époque.

Ces adorables animaux se vendent comme des petits pains pour faire plaisir aux minots qui les réclament à cor et à cri. Ils sont hélas trop souvent largués peu de temps après leur arrivée dans le nouveau clapier.

Normal: les enfants se rendent vite compte qu’un lapin n’est ni un jouet, ni une peluche. Il est fragile, craintif. Il a son caractère. Et comme les humains, son adolescence est une période assez difficile…

Mais ce n’est pas tout. Ces animaux de compagnie se vendant normalement par paire, suffit qu’un vendeur se plante dans le sexe des lapins pour se retrouver vite fait pas tard avec une colonie de lapereaux sur les pattes. Et là, bonjour l’ambiance.

Ah oui, j’oubliais encore ce détail: un lapin peut vivre une dizaine d’années. Sa copie en chocolat, elle, ne dure que le temps de faire saliver les gourmands!

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28/03/2015

Choisir son camp

Chiens ou enfants, il faut choisir son camp.

Seules quelques familles parviennent à élever ensemble, et en bonne harmonie, ces êtres à deux et à quatre pattes. Tant mieux pour elles. Mais pour le gros de la population, c’est ou bien les gosses, ou bien les chiens. Ou rien du tout…

Le partage de l’espace public entre ces deux catégories d’usagers devient un vrai un casse-tête pour les autorités. A Collonge-Bellerive, des panneaux ont ainsi poussé en début d’année le long de la promenade qui part derrière la Mairie. Dans le but de signaler qui peut faire quoi et où.

En apercevant ces pancartes, lors de sa balade favorite, Catherine a juste avalé de travers. Et pourquoi donc? C'est simple.

A gauche du sentier se trouve un terrain de jeux pour enfants posé sur une pelouse bien entretenue. Bordant cet espace aménagé, des panneaux interdisent aux promeneurs de laisser leurs chiens divaguer à cet endroit. Bon point pour les minots.

A droite du sentier, à la même hauteur, un espace naturel avec des fleurs, un marronnier et des cerisiers où viennent butiner les passants, à la belle saison. C’est l’espace de liberté et de déjections réservé aux chiens, comme l’indique clairement le panneau. Mauvais point pour les petiots.

C’est le monde à l’envers! s’insurge Catherine. A quand le harnais pour empêcher les bambins de s’aventurer dans la nature, alors qu’elle leur tend les bras? D’autres rétorqueront que les chiens ont aussi le droit de vivre…

Chiens ou enfants? Il faut désormais choisir son champ.

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27/03/2015

Petit tour aux Rois

Quand l’actualité me file le bourdon, et dieu sait si elle nous gâte ces temps-ci, je m’en vais faire un petit tour aux Rois. Le cimetière d’à-côté.

Rien de tel qu’une conversation silencieuse avec ceux qui reposent là pour prendre un peu de recul et se remettre les idées en place.

Il n’y a là rien de morbide ou de déprimant. Au contraire: une simple promenade dans ce parc central nous fait croiser des personnalités et artistes d’ici et d’ailleurs qui comptent.

Leur présence en ces lieux rassure, d’autant que leur mémoire est entretenue avec beaucoup de soins et d’attentions. Tout n’est donc pas perdu…

Prenez Michel Viala: sa tombe est toujours recouverte de fleurs fraîches joliment disposées. Georges Haldas en a souvent, lui aussi, tout comme Jorge Luis Borges. Les hommes de plume ont la cote, aux Rois.

En prenant un chemin de traverse, en retrait de ces tombes chéries par les amateurs de littérature, il est une pierre plus ancienne, d’aspect sévère. Pas de bouquets, ici, pour ce professeur à l’Académie de Genève, un certain Marc Auguste Pictet, mort en 1825 déjà. Mais une longue épitaphe qui faut le détour.

Dans cet éloge, on peut lire: «Il fit le bien et ne soupçonna jamais le mal». Extraordinaire! Ce n’est pas que cet homme n’a jamais fait le mal, mais il en ignore même l’existence, étant «un modèle de simplicité et de candeur.»

Je ne sais pas pourquoi, mais ce genre de déclaration, ça me met en joie. Un petit tour aux Rois, il n’y a rien de tel pour oublier cette actualité qui nous file le bourdon…

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26/03/2015

Tournus de lessive

«Mon dressing se compose de 28 slips, 28 chemisettes, 14 pantalons et 14 jupes, idem pour mon époux.» (exception faite des jupes, peut-être…?) «Vous allez me demander pourquoi?»

Oui, Berthe, dites-nous pourquoi!

Eh bien voilà: le planning lessive de son immeuble est justement de 28 jours! Et cela depuis le début des années soixante. Autant dire un bail.

Berthe aurait eu le temps de glisser un lave-linge dans sa cuisine ou dans sa salle de bains pour revoir sa garde-robe. Le temps oui, mais la place non. C’est vraiment minuscule chez elle.

Au fil des ans, les 36 locataires de cette coopérative immobilière ont trouvé de petits arrangements entre voisins pour utiliser au mieux les machines à disposition, en se filant les clés de la chambre à lessive.

La formule a duré le temps que de jeunes couples s’installent dans cet immeuble du Petit-Lancy et désirent laver leur linge à un autre rythme. La régie a donc installé une troisième machine à laver avec séchoir. Fort bien.

Mais voilà. Le calendrier des lessives ne suit pas. C’est le petchi, dit Berthe. Il faudrait y mettre de l’ordre pour savoir qui lave quand, mais personne ne s’y colle. Il existe bien un comité de coopérative, mais il est formé «d’hommes qui ne cherchent pas à comprendre les problèmes des femmes ou ne veulent pas comprendre.»

Comme si la lessive était seulement un problème de femmes. Berthe, vous voilà sur un terrain bien savonneux…

Bref, mettez une femme dans ce comité de coopérative et le tournus des lessives tournera rond. La garde-robe suivra…

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25/03/2015

Toujours trop jeune?

Moins nous avons affaire à elles, mieux nous nous portons, par définition. Je parle des assurances-maladie, donc.

Nous raquons et raquons encore, mois après mois, espérant ainsi être bien protégé lorsque la tuile tombera. Et patatras! Quand elle est là, la tuile, rien se passe vraiment comme prévu…

Celle que je vais nommer Aline en a gros sur la patate. C’est la deuxième fois que l’assurance lui refuse une convalescence pour se remettre d’une intervention chirurgicale.

Il y a quatre ans, alors qu’on lui avait posé une prothèse entière au genou gauche, le médecin-conseil de sa caisse maladie avait estimé qu’elle était trop jeune pour bénéficier d’un tel séjour. Aline avait 60 ans et vivait déjà seule, sa parenté se trouvant à 200 km de là.

Et je vous laisse imaginer comme c’est pratique, avec deux béquilles et le genou en compote, de faire seule sa cuisine, sa toilette et ses courses, ou d’aller chez le physiothérapeute.

Aujourd’hui, même opération, mais au genou droit. Et même refus de l’assurance de l’envoyer à Jolimont après l’intervention, comme demandé par le médecin traitant d’Aline.

A 64 ans serait-elle toujours trop jeune pour avoir droit à un temps de convalescence? Mystère, le refus n’est pas argumenté. Son médecin traitant va donc revenir à la charge.

Mais si rien de change, Aline sera clouée chez elle après son opération, seule avec ses béquilles, son genou en compote et quelques soins à domicile. Et gare à elle si elle tombe et se blesse. L’assurance lui dira peut-être qu’elle devait se faire aider pour éviter cette nouvelle tuile. Oui mais par qui?

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24/03/2015

Centenaire en fête

Elle aura cent ans le 13 juin prochain. Autant dire une gamine: Hans Erni avait six ans déjà quand l’école de Saint-Jean a vu le jour…

La première pierre de l’édifice a été posée la veille de la Première Guerre mondiale, et le bâtiment trône encore dans le quartier. Il est aussi imposant qu’à l’origine, mais il est devenu plus pimpant: une rénovation bien menée lui a mis du jaune dehors et du jaune dedans. Un sacré coup de soleil!

L’école pouvant accueillir jusqu’à 840 élèves, ce sont donc des milliers d’enfants sur plusieurs générations qui y ont appris les bases de ce qu’il fallait savoir pour se débrouiller dans la vie.

Tous ces anciens écoliers ont sans doute gardé, quelque part au fond de leur mémoire ou de leurs tiroirs, des souvenirs de cette époque.

Eh bien, il est temps de les sortir!

Le comité d’organisation de la fête du centenaire recherche les témoignages de ceux qui ont usé leur fond de culotte sur les bancs de classe il y a plus ou moins longtemps, joué aux mâpis, à la marelle ou à cache-cache dans la cour, ont rempli de dessins appliqués et d’écritures soignées des cahiers de biologie et tant d’autres.

Il est aussi en quête d’anciens livrets scolaires, d’abécédaires brodés au point de croix, avec la date et le nom de la maîtresse. Sans oublier les inévitables photos de classe, sourires crispés, les petits devant, les grands derrière, tous bien peignés, ou le récit de la visite au zoo de Saint-Jean.

Souvenirs, souvenirs…

Pour toute correspondance: Ecole de Saint-Jean, 12, rue de Saint-Jean, 1203 Genève; centenairesaintjean@gmail.com

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23/03/2015

Johnny le désossé

Johnny, c’est une célébrité locale, une présence attachante, une silhouette fluette. Elle était tordue en diable quand le contorsionniste, les jambes nouées derrière la tête, traversait sur les mains le pont de la Machine.

Un fol exploit qui a valu à notre «désossé» du cru une mention dans le Guinness Book des records.

C’était dans les années septante. Puis les temps ont changé. Trahi par ses articulations, le frêle septuagénaire ne se plie plus en huit pour la galerie. Son truc, désormais, c’est la presse.

Johnny le désossé se met en scène dans un journal, son journal, qu’il vend dans les bistrots et autres lieux publics avec une candeur déroutante.

Son quotidien tient dans quelques feuilles agrafées contenant des bribes de texte, des annotations pas toujours lisibles, des photos et de jolis dessins. Ceux de sa nièce, Précieuse, 13 ans, qui prépare un livre pour les enfants.

«Mon journal, c’est comme si je fais une carte postale et que je l’écris à 300 personnes» sourit Johnny. Et quelle est nouvelle principale de ce numéro 342?

La sortie de son premier film! Car le Genevois s’est mis au cinéma. Il a écrit le scénario de «Drame de la jeunesse» qui voit la belle Dadynette (sa belle-sœur) visiter divers lieux de la ville et finir sa course terrassée à la Terrassière.

Il a aussi filmé le tout et joue de l’harmonica sur la bande-son. «Je ne pensais pas que je pourrais faire tout ça…» Et pourtant!

Ce film sera projeté vendredi 27 mars à 20 h au Moulin à Poivre de l’Hôtel Calvy, entrée 5, ruelle du Midi.

Sacré Johnny!

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21/03/2015

Arnaques florissantes

Le soleil s’est donc éclipsé derrière les nuages genevois, nous privant du spectacle tant attendu. Puis les températures ont chuté. Tant pis, et vive le printemps!

Car la nature reprend du poil de la bête: ça bourgeonne, ça pousse et ça fleurit de partout. Comme les arnaques, d'ailleurs.

Celle-ci est une nouvelle variante d’un grand classique: le jeu de piste pour accéder à un compte en banque… Début mars, une dame de 88 ans reçoit ainsi un courrier qui pourrait sembler sérieux, du moins dans sa présentation.

Il est signé Cigna, une société offrant un accès mondial aux soins de santé. Que veut ce courrier? Lui rembourser des factures. A la bonne heure! Pour ce faire, la cliente doit donner toutes les informations sur son compte en banque. Six en tout. Et après? Hop, dans la poche. Mais pas dans la sienne.

Car la dame en question n’a jamais envoyé de factures et n’attend strictement rien de Cigna, si ce n’est qu’elle lui fiche la paix. Elle n’a donc pas mordu à l’hameçon. Mais combien l’ont fait? Méfiance, méfiance! Ne jamais donner ses coordonnées bancaires et autres infos sensibles à des inconnus. Surtout quand ils ne répondent pas aux questions qu’on leur pose…

Manor met aussi en garde ses clients contre une tentative d’escroquerie par téléphone. Des personnes reçoivent ces jours des appels venant soi-disant de l’enseigne pour leur dire «Bingo, vous avez gagné un bon de 500 francs!» Pour l’obtenir, faut composer un numéro. Fortement surtaxé, bien sûr. Les clients, par le gain alléchés, l’appellent et dépensent des fortunes pour écouter des musiques sirupeuses. Et quand ils en ont marre, c’est trop tard!

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