25/08/2016

Knie sonne la rentrée

Il a beau faire des températures à se la couler douce ou à piquer une tête dans l’eau vive, le temps est à la rentrée.

Knie est de retour!

Depuis quelques jours, les affiches annonçant l’arrivée du cirque à Genève fleurissent dans le canton. Cette année, il y en a même deux.

On a hissé haut les triangles de pub sur lesquels figure l’image incontournable du cirque national. Celle qui fait instantanément tilt. Faut dire que certains d’entre nous la connaissent depuis 60 ans!

On y voit, sur fond rouge, un clown blanc aux habits colorés qui plie un genou sur lequel dansent quatre lettres. Un clin d’œil au nom de la dynastie du cirque puisque, comme chacun le sait, knie signifie genou. Cette création du graphiste Herbert Leupin a reçu en 1956 déjà le prix de l’affiche suisse. Et c’est fou comme elle fonctionne toujours bien.

Et puis on a collé l’affiche au look vintage de la tournée 2016 avec sa vedette David Larible, costar pied-de-poule, godillots noirs et nez rouge sur fond rose.<

Deux affiches, deux clowns, mais aussi deux dates différentes…

D’où un léger trouble. L’annonce classique indique le 25 août, l’autre le 26 août à Genève. Bizarre, c’est pourtant le même spectacle.

Presque. Knie s’installe bel et bien aujourd’hui sur la plaine de Plainpalais. Une représentation en soi, avec l’arrivée des caravanes au petit matin, le montage du chapiteau et l’installation du campement. Mais la Première a lieu vendredi soir, en présence de tout le gratin genevois.

Le temps est bien à la rentrée…

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24/08/2016

Vieille-Ville retranchée

La mesure devait entrer en fonction ce lundi, mais la phase de test est prolongée jusqu’en septembre. Le temps que les habitants et usagers de la Vieille-Ville s’y fassent, ou que le système soit totalement rodé.

Car la colline au cœur de Genève a décidé de se couper du monde. Elle ferme ainsi son accès aux véhicules indésirables par des bornes rétractables installées à la rue des Chaudronniers, au bas de la Tertasse et à l’entrée du Bourg-de-Four, côté rue Saint-Léger.

Ces bornes automatiques se baissent pour l’instant jour et nuit à l’approche de tous les véhicules qu’elles détectent. Véhicules Uber compris, ce qui fait bondir une citoyenne.

Depuis quand cette société ferait-elle partie des ayants droit, s’énerve-t-elle? On se calme! Jusqu’à nouvel avis, Uber ne figure pas parmi les heureux élus, n’étant pas inscrite au Registre du commerce, comme le sont 36 entreprises de taxi. Vous me suivez?

Courant septembre, les bornes s’abaisseront toujours automatiquement à l’approche d’un véhicule, de 7 h du matin jusqu’à 20 h. C’est après que le régime change.

De 20 h à 7 h, les bornes feront leur révérence uniquement devant les ayants droit. Qui sont-ils? Les habitants et commerçants ayant les macarons B et BB, les personnes handicapées ou à mobilité réduite, plus tous les services nécessaires au bon fonctionnement de la cité ancienne. Chut, plus de bruit, c’est la ronde de nuit…

Au fait, quand est-ce que le quartier des Pâquis disposera d’un tel système pour que ses habitants dorment aussi de tout leur soûl? Bon, faut pas rêver!

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23/08/2016

Bon pour la santé

Voyager, c’est bon pour la santé. Pour autant qu’on puisse le faire…

Yvonne se rend un lundi de juillet à l’aéroport. Il fait encore nuit: son avion pour la Hongrie décolle à 6 h. A l’aube, la file d’attente est déjà longue pour obtenir une carte d’embarquement.

Le moment venu, elle présente sa pièce d’identité au guichet et on lui donne en retour son «Boarding Pass». Notre voyageuse refait alors la queue au contrôle de sécurité. Les minutes passent, mais elle est toujours dans les temps.

Une fois son bagage vérifié, elle est arrêtée, car sa carte d’embarquement ne correspond pas à sa pièce d’identité. L’employée a fait une erreur de transcription, et Yvonne n’a pas vérifié le document. Dommage!

Car on lui intime l’ordre de retourner d’où elle vient pour faire corriger la chose. La Genevoise rebrousse chemin avec sa petite valise, court au bureau indiqué, puis doit patienter.

Les minutes filent, la tension monte. Quand vient enfin son tour, trop tard! L’heure d’enregistrement de son vol est dépassée, impossible désormais d’embarquer. Elle est furax! On le serait à moins.

Car il n’y a pas d’autre vol avant 48h pour la Hongrie et on l’attend en clinique dans la matinée. Yvonne doit donc tout décommander. La réservation du parking pour une semaine. Mais surtout les soins dentaires prévus. Tout ça engendre des frais en cascade que la compagnie n’entend pas dédommager.

Elle propose tout au plus le report de la date du vol. Or Yvonne n’a plus d’autres vacances. Un congé sans solde?

A ce prix, autant se faire soigner ici. Même si voyager, c’est bon pour la santé!

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22/08/2016

Un coup de chance

C’est arrivé pas loin d’ici. A quelques rues de la Julie.

Un jour d’avant les vacances, alors que j’arrive à la rédaction en trottinant, on me signale que mon petit sac à dos est grand ouvert. Bizarre. Ce qui l’est moins, dans ce cas de figure, c’est de constater assez vite que mon portefeuille ne s’y trouve plus. Envolé…

C’est dingue, j’ai rien senti. Rien vu. Le pickpocket est un as!

«Comme toujours», me dit-on au poste de police où je dépose plainte pour vol, puisqu’il faut se plaindre quand des documents officiels disparaissent dans la nature.

Trois jours plus tard, à tout hasard, je fais un saut au Service des objets trouvés. Pour voir si mon bon vieux porte-monnaie, forcément vidé de son contenu, a été rapporté. Et là, surprise! Il m’attend. Aussi dodu qu’avant. Car il y a tout, absolument tout dedans.

J’y crois pas! Ainsi donc on ne me l’a pas volé, mais je l’ai perdu par distraction. Encore bravo. Mieux: la personne qui l’a ramassé ne s’est pas servie au passage. Or il y avait de quoi être tenté.

J’aurais voulu aller sur-le-champ coller trois bises à cette bonne âme et la remercier. Mais j’ai appris que ça ne se fait pas. Comme dans une transfusion d’organes, il est impossible de savoir qui a fait le bon geste, et la récompense lui est transmise par le service d’Etat.

Service qui annule d’ailleurs la carte d’identité retrouvée (c’est la loi, ma foi!) et qui bosse vite: après réflexion, je suis retournée au guichet dans l’heure pour donner à l’inconnu(e) une plus forte récompense. Mais le dossier était déjà bouclé. Impossible d’en faire davantage. Sauf de lui dire ici un tout grand merci!

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20/08/2016

Les nids de poule

Pour faire baisser d’un chouïa les coûts de la santé, m’est d’avis qu’il faudrait colmater les trous dans les routes.

Ben oui! Autant prendre le mal à la racine, en évitant que les conducteurs de deux-roues ne se viandent salement sur le bitume à cause des nids-de-poule ou des vagues dans le goudron qui les déstabilisent et les font choir. Parce que ça fait mal!

Les conducteurs de quatre-roues ne connaissent pas trop ces accidents urbains. Seule leur carrosserie craint. Les voitures intelligentes sauront d’ailleurs bientôt détecter ce type de danger pour mieux le négocier.

Rien de tel pour les cyclistes ou les motards, plus exposés pourtant aux caprices des revêtements routiers. Dommage! Il y a un lustre déjà, nous avions lancé dans la Julie une opération pour répertorier les principaux nids-de-poule du canton.

Ils ont été comblés depuis. D’autres sont revenus. Normal, les routes fatiguent. Faudrait peut-être songer à relancer ce service d’utilité publique pour tenir à jour la liste des pièges qui échappent aux services d’entretien des chaussées. Car il y en a.

Ou, plus simple, faire comme ce jeune artiste anglais Wansky. Il s’est mis à dessiner des pénis sur chaque nid-de-poule dans les rues de Manchester. Un truc diablement efficace: le trou est très vite rebitumé. La morale est ainsi sauve, et les deux-roues sauvés!

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19/08/2016

Tip top en ordre

C’est un grand-papa modèle. Un amour de retraité qui garde tous les lundis son petit-fils pour une journée de complicité.

Un après-midi de grand beau, il décide de se rendre avec le petiot à Nyon pour donner du pain sec aux canards. Pourquoi pas. A la sortie de l’autoroute, l’automobiliste est arrêté par la police pour un contrôle.

Rémy est serein. Il n’a pas fait d’excès de vitesse, n’a pas consommé d’alcool, sa ceinture est attachée, ses feux allumés et sa vignette autoroutière collée au pare-brise: il est tip top en ordre.

Pas assez visiblement. L’agent réclame encore la carte grise de l’auto et le permis de conduire. Il ne tique pas devant la photo de ce document et le visage qu’il a sous ses yeux. Or 47 ans et une barbe les séparent… Le représentant de la loi préfère savoir si le véhicule a passé le contrôle technique et vérifie la vignette le prouvant. Tout va bien, circulez.

Mais non, ça ne va pas du tout! s’insurge Rémy. Car à aucun moment le policier tatillon n’a cherché à savoir qui était le bambin dormant sur le siège arrière. Un siège ad hoc, faut-il préciser.

Et si au lieu d’être un grand-père modèle, il était un sale type voleur d’enfant? Eh bien, il passerait inaperçu. L’essentiel, voyez-vous, c’est d’avoir un véhicule avec une vignette, propre en ordre.

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18/08/2016

Service de voirie lacustre

La blague circule ces jours de Versoix à Hermance, entre gens du lac.

-Tu sais quel est le meilleur lieu pour aller pêcher à Genève?

- Euh…

- Ben c’est sous le pont du Mont-Blanc.

- Mais t’y ferres quoi?

- Des chaises, pardi! C’est peu comestible, mais ça peut toujours servir…

Telle est donc la dernière Genevoiserie en date. Selon de nombreux témoins, le lancer de chaises au jus a été une discipline fort prisée samedi après le feu d’artifice. Un défouloir pour certains. La bêtise n’a décidément pas de limites.

Qui repêchera ces sièges, avant que les colonies de moules ne les recouvrent entièrement?

Officiellement, il n’existe pas de service de voirie lacustre chargée de faire la tournée des fonds après les grandes manifestations, même si les gestes d’incivilité se multiplient.

La Capitainerie cantonale tâche de faire un peu le ménage au coup par coup, mais les à-fonds ne sont pas sa priorité. Pareil pour les SIG et la Ville de Genève qui ont charge de certains plans d’eau.

Alors, qui va s’y coller? Les pêcheurs amateurs, bien sûr! Le Geneva Street Fishing (Genève pêche de rue)organise ainsi sa prochaine opération de nettoyage du Rhône le 3 septembre. Il y aura de quoi faire.

Et si les plongeurs n’ont pas le temps de remonter jusqu’au pont du Mont-Blanc pour récupérer les chaises des Fêtes, les moules vont pouvoir siéger tranquilles…

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17/08/2016

Caissette coincée

Quand on veut, on peut! Suffit de faire un petit effort, pas vrai?

A l’évidence, l’expression ne concerne pas vraiment les athlètes qui se surpassent à Rio et décrochent des métaux lourds. Mais elle sied à cette jolie histoire locale.

Elle m’a été contée par Léa qui achète parfois sa Julie dans la caissette située près de chez elle.

Un jour, elle veut y prendre son journal, mais la fente pour introduire son dû est bouchée. Pas à cause d’un mauvais plaisant qui aurait fait joujou avec son tube de colle: des francs se sont juste mis de travers et font barrage. La faute à des acheteurs compulsifs, sans doute.

Que faire… Piquer la Julie? Jamais! Léa n’est pas du genre à resquiller. D’où ses hésitations: téléphoner pour signaler le problème, oui, mais à qui, et pour quel résultat? Pas le temps!

Elle retourne alors à son domicile, déniche dans sa boîte à outils une pince et revient se positionner devant la caissette. Et là, patiemment, elle décoince les pièces une à une, sous le regard médusé des passants.

Léa ne les met pas dans sa poche. Les pièces, donc. Elle les réintroduit, en bon ordre, dans la fente prévue pour et ajoute sa propre monnaie pour prendre enfin sa Julie.

Elle ne l’aura pas volé! Ça vaut bien ces quelques fleurs…

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16/08/2016

Un feu pour tous

Joli ballet de camions lundi, au cœur de la rade. Les poids lourds et les travailleurs du petit matin libèrent déjà les quais des tonnes de matériel entreposé là.

Les estrades se démontent, les tentes se plient, les poubelles se vident. Du balai! Bientôt, il n’y aura plus trace des festivités passées, sauf quelques pelouses fatiguées et de vieilles odeurs tenaces...

Les Fêtes sont donc pliées. Resteront encore vivaces, dans les yeux des Genevois et de leurs invités, les fulgurances du beau feu d’artifice de samedi.

Un spectacle du tonnerre qui fait néanmoins débat. Pas tant sur la forme –tous les goûts sont dans la nature– que sur le fond.

Que les gens qui le désirent puissent assister au feu dans de bonnes conditions et en payant leur place, très bien.

Mais priver les spectateurs de le voir librement depuis le pont du Mont-Blanc, ou les tenir à distance des trop nombreuses zones payantes par des grilles et des bâches protégées par des vigies, c’est visuellement moche. Et c’est mesquin.

De telles pratiques donnent aux refoulés le sentiment d’être des citoyens de deuxième catégorie. Est-ce donc ça, le fameux esprit de Genève?

A l’avenir, visons plus festif et sans barrières: un feu pour tous. Ce serait cadeau!

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15/08/2016

Rentrée à la mi-août

Quelle est la saison la plus chouette pour rêver d’amour?

Vous donnez votre langue au chat? C’est celle que chantent les chattes, bien sûr. «A la mi-août, c’est tellement plus romantique, à la mi-août, on fera les 400 coups…» Miaou!

Ça vous dit encore quelque chose, le tube de Ray Ventura? Envoyez la musique: «A la mi-août, tous les cœurs sont en pique-nique, à la mi-août, y’a de la joie pour les matous.» Miaou!

Ce petit air guilleret me trotte en tête car c’est aujourd’hui jour de fête. Du moins chez nos voisins français, où le 15 août est férié. Pour raison d’Assomption. Rien à voir avec les chats enamourés.

Chez nos eux pourtant, (les voisins, donc) cette date du calendrier religieux rime avec congé prolongé, réjouissances estivales ou bouchons sur les routes. Pas chez nous.

La preuve, je suis de retour de vacances le jour pile censé être le meilleur qui soit pour rêver d’amour. D’ici à ce que je vous fasse des encres roses, il n’y a qu’un pas…

Mais les courriers du cœur attendront. Car «à la mi-août, c’est tellement plus romantique, et on s’amuse comme des fous.» Miaou!

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09/07/2016

Message falsifié

Avez-vous reçu dernièrement un avis de la Poste suisse vous invitant à retirer un colis?

Or vous n’attendez aucune livraison, vous semble-t-il. Mais le doute s’installe. D’autant que le colis en question possède un numéro d’identification. Il ne doit pas être tombé du ciel…

Et pourtant si! Car c’est une arnaque. Une de plus.

Le message, envoyé par mail, demande un code de confirmation pour que l’envoi puisse vous être livré. Pour obtenir ce code, il faut appeler un numéro commençant par 0901.

Un numéro surtaxé, bien sûr. Et là, bling bling bling! Les sous tombent pendant que vous essayez vainement de comprendre le pourquoi du comment.

Ces messages falsifiés qui proviennent apparemment de la Poste suisse circulent depuis un mois, estime le géant jaune. Le vrai. Comment les repérer?

L’expéditeur demande votre adresse. Celle qui devrait figurer logiquement sur le colis. Bizarre, non? Et puis il est fâché avec les accents, aigus et graves, avec les majuscules aussi. Enfin son adresse mail n’est pas située en Suisse, ce qui fait tache pour une société nationale! Prudence, donc.

Cette mise en garde faite, je peux prendre mes vacances tranquille. Quelle belle invention, les vacances! Je vous retrouve ici même à la mi-août. D’ici là, bel été à tous!

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08/07/2016

Histoire d'eau

La scène se déroule à la piscine de Genève-Plage. Plus précisément dans la ligne d’eau dédiée à la «nage rapide».

Il y a là trois messieurs qui crawlent à toute vitesse et une dame qui fait de même, dans un beau style, certes, mais à une allure moins soutenue.

Le couloir n’étant pas bien large, les nageurs restent sur la droite pour faire leur traversée et tâchent de ne pas dépasser la ligne noire du fond qui joue le même rôle que la ligne blanche sur une route. Histoire d’éviter les collisions frontales avec ceux qui viennent dans l’autre sens.

Vous me suivez ou vous nagez dans le bleu?

Antoine, lui, additionne les longueurs de bassins pour faire ses trois kilomètres dominicaux. Au moment où il double à nouveau la jeune femme, il voit que le meilleur nageur de la ligne revient dans leur direction.

Pour ne pas mordre le repère noir, il se rapproche soudain très près de la sirène. Qui n’apprécie guère cette troublante proximité: elle attrape alors la fesse d’Antoine qui passe à la hauteur de sa main. Puis la pince de dépit!

Et la nage continue…

Le crawleur n’en revient pas. S’il avait osé pincer la croupe d’une naïade le dépassant, sûr qu’elle aurait fait scandale. Il s’est donc contenté de boire la tasse, en songeant aux risques de la natation.

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07/07/2016

La coupe messieurs

Nous ne sommes pas mangés à la même sauce, c’est bien connu.

Après l’épisode des shorts et des bermudas montrant la triste inégalité de tissu régnant entre filles et garçons, voici le coût de la coupe. Pas celle de foot, donc. Celle des cheveux.

Lucie est une dame de 87 ans, râleuse certes, mais pleine de bon sens. Depuis belle lurette, elle a accepté ses cheveux blancs et opté pour une coupe au carré, plate, simple, facile d’entretien.

La Genevoise se demande un jour pourquoi elle persiste à se rendre chez sa coiffeuse qui lui demande 70 francs pour un service de vingt minutes à peine.

Elle aimerait bien profiter des ciseaux du coiffeur qui tient boutique à 50 mètres de chez elle. Il fait des coupes équivalentes à la sienne pour 20 francs seulement.

C’est pas qu’elle soit fauchée, Lucie. Elle n’aime juste pas se faire tondre. Mais lorsqu’elle veut prendre rendez-vous chez lui, le figaro refuse: il ne fait que les Messieurs…

Un poil remontée par cette différence de prix et de traitement, l’aînée rouspète: «Pourquoi les produits pour hommes sont-ils toujours moins onéreux que ceux destinés aux femmes? Qui peut me répondre?» Je vous le demande.

Pas plus bête qu’une autre, Lucie achète désormais «viril». Et elle ne s’en porte pas plus mal!

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06/07/2016

Prune à rallonge

L’amende, il ne la conteste pas. Même s’il trouve que ça devient la croix et la bannière pour garer sa voiture chez lui, aux Palettes.

La régie de son immeuble ayant engagé la société Park-Management pour veiller au bon stationnement aux alentours, il a donc pris une prune fin avril pour avoir laissé son véhicule là où il ne devait pas. Soit.

L’infraction coûte 30 francs. Le contrevenant traîne un peu avant de payer son dû, mais il le fait. Il reçoit toutefois un rappel du service de stationnement disant qu’il n’a pas réglé la taxe.

Bizarre autant qu’étrange. Notre homme vérifie son ordre de paiement bancaire, voit qu’il l’a donné et cherche à contacter la société pour s’assurer que le problème est réglé.

Or pour joindre Park-Management, il faut passer par un numéro de téléphone indiqué dans le courrier. Un numéro qui taxe un franc la minute depuis une ligne fixe. Fallait y penser!

Car vous connaissez sans doute la musique: et que je te fais attendre, et que je cherche le dossier, et que je réfléchis.

Le temps file et les compteurs tournent. Il a ainsi fallu 11 minutes et 12 secondes au bout du fil pour classer l’affaire. Soit douze francs pour des prunes. Ou une prune à rallonge. Bonjour la tarte!

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05/07/2016

Short ou bermuda

L’été s’est installé et les corps, aussitôt, se dénudent. Oh pas tous, bien sûr. Certains se drapent dans des tissus légers. Mais ceux qui s’en libèrent y vont franco.

A ce jeu, les filles excellent. Après le haut, elles enlèvent les bas: leurs jambes se dévoilent et s’affichent hardiment en ville. Et elles ne s’encombrent pas de jupes, même minis.

Car cet été, la tendance est au short. Très très court, le short! Paraît que c’est le terme adéquat pour parler de cette petite pièce de tissu. Cuissettes, c’est plus français, mais ça fait cycliste. Tenue sportive. Rien à voir avec ce petit rien qui habille si bien les demoiselles.

Quand la chose est à ce point réduite au minimum et que l’on voit poindre la naissance d’une fesse, on l’appelle poum-poum-short. Bref. C’est bien joli, ces gambettes féminines qui s’épanouissent au soleil sous le regard gourmand des messieurs.

Mais qu’offrent-ils en retour, à nous autres femmes? Rien, ou si peu. Certains hommes osent tout juste le bermuda. Or, il s’arrête à peine au-dessus du genou. Plus que ça, on n’y a pas droit.

Alors Messieurs, faites un petit effort. Taillez ces bermudas qu’on voie vos cuisses. Il n’y a pas de raison de s’en priver. Si? Ah bon! Bonjour l’égalité…

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04/07/2016

Chorale à quatre temps

C’est tout juste l’été et je m’en veux, un peu, de mettre la charrue avant les bœufs.

De faire comme les grands magasins qui proposent déjà en vitrine les trousses de crayons, les gommes et les cartables qui feront fureur à l’automne. Bref, de parler «rentrée» alors que l’on n’est pas encore parti en vacances.

Et pourtant, j’ai envie de vous parler ici d’un festival qui se tiendra fin septembre à Perly-Certoux. La 4G.

G comme génération, donc.

Les deux organisatrices de cet événement cherchent, ces jours, des gens de tous âges pour créer une chorale. Elles espèrent réunir les voix des arrière-grands-parents, grands parents, parents et enfants dès cinq ans pour interpréter une dizaine de chansons françaises.

Pour participer à ce groupe vocal éphémère, suffit d’aimer chanter (juste, si possible!), de venir accompagné au moins d’une personne d’un autre âge que le sien, et de s’inscrire.

Les partitions seront ensuite envoyées aux intéressés en vue des répétitions, agendées en septembre avec le chanteur Alenko. Avis aux amateurs!

Rens: info@chantappart.ch; 079 795 67 81

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01/07/2016

Première classe

Les TPG ont des problèmes de sous. Il n’y en a jamais assez pour faire tourner la boutique, c’est bien connu. Ou alors quand il y en a, ils sont faux. Rappelez-vous la récente arnaque au rouble qui a fait perdre 35 000 francs à la régie publique et couler beaucoup d’encre.

Pour remplir les caisses, il est ainsi question d’augmenter entre autres le prix du billet standard de quatre sous. Les TPG ont donc des problèmes d’argent. Comme pas mal de monde. Mais est-ce une raison suffisante pour en demander autant?

Un Genevois de 83 ans décide un matin de prendre les transports publics pour se rendre chez son médecin. Peu habitué à cet exercice, et fort perplexe devant l’automate, il opte finalement pour un billet valable toute la journée.

Après quelques clics tactiles mal assurés, le client voit que le prix exigé pour ce service se monte à 17 francs. C’est vraiment cher, se dit-il, mais pas le temps de tergiverser. Le tram arrive et il ne veut pas rater son rendez-vous.

Plus tard, lorsqu’il montre à sa fille l’objet de sa dépense exorbitante, elle réalise que son père n’a pas profité de la réduction AVS et qu’il a pris, sans le vouloir, un billet 1re classe! Ce qui est drôlement utile pour voyager en ville dans un véhicule bondé. Et debout, qui plus est.

Sa fille lui suggère alors de se rendre au bureau des TPG, à Rive, pour se faire rembourser une partie du billet. Il y va, mais on ne peut rien pour lui. «Vous pouvez profiter de la première classe en prenant le train!» Chouette alors.

Faut dire qu’on n’a pas encore inventé la première classe, dans le tram 12! Certains touristes doivent d’ailleurs la chercher longtemps…

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30/06/2016

Ca sent les vacances...

Je vous ai laissés en rade il y a deux semaines, sans un mot d’excuse. Ça ne se fait pas. Alors quoi? Etait-ce un départ sur un coup de tête pour Ibiza? Même pas! Plutôt la faute à un accident bête. Et le propre des accidents, c’est qu’on les prévoit rarement…

Le jour de mon retour aux affaires, les petiots de la ville sont descendus dans la rue pour fêter les promotions. Déjà? J’y crois pas. Et pourtant!

A voir défiler ces milliers d’enfants sous le soleil, ça sent effectivement la fin de l’année scolaire à plein nez. Les vacances. Mer et montagne s’invitent joyeusement dans le paysage urbain pour annoncer le temps des relâches, avec tous ces animaux à plumes, à poils ou en écailles juchés en équilibre sur les têtes des jeunes élèves.

Qu’ils sont craquants sous ces bricolages! Filles et garçons avancent en se tenant la main, intimidés ou fiers de leur allure, surpris de découvrir tant d’adultes venus les admirer le long du cortège. Ces petits marcheurs endimanchés sont au cœur de toutes les attentions et déclenchent quelques larmes d’émotion en passant devant leurs parents, ou même de parfaits inconnus. Ils sont si mignons!

Or ces minots déguisés en vaches ou en poissons des îles ne seront pas pour autant lâchés dans la nature après les carrousels aux Bastions. Ils devront retourner en classe…

Et rester encore jeudi et vendredi entre quatre murs, alors que l’on a goûté à l’ivresse de la Fête des écoles, au sirop grenadine et aux manèges, ça va être chaud bouillant. Surtout si l’on met les cahiers au feu et la maîtresse au milieu!

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16/06/2016

Bonjour la confiance

Ah, la vie de village!

Tout le monde se connaît, se salue, s’estime ou se déteste. Chacun sait tout des habitudes du voisin et des manies de l’épicier. Plus le reste…

Les petites localités genevoises ont beau se densifier, les liens entre leurs habitants restent toujours plus étroits qu’ailleurs. Ceci pour poser le décor.

Lors des dernières votations, début juin, Anne se rend au local de vote de son village. Enfin c’est le sien depuis 24 ans qu’elle y vit. Elle y a élevé ses enfants et est active dans plusieurs sociétés locales. C’est une personne qui ne passe pas inaperçue.

«Bonjour tout le monde» lâche-t-elle en arrivant dans la salle pour accomplir son devoir civique et babiller avec celles et ceux qu’elle rencontrera.

«Carte d’identité» lui demande d’entrée le scrutateur. «Je ne l’ai pas» dit-elle. «Donc vous ne pouvez pas voter!» Et là, Anne pique la mouche.

La citoyenne passe devant l’urne, déchire son matériel de vote, le jette à la poubelle et clame «A voté!» sous l’œil éberlué de l’assistance.

Non mais. Que l’on exige une pièce d’identité des votants dans les villes, où les gens ne savent plus qui est qui, ça tombe sous le sens. Mais là, au secours!

D’ailleurs pourquoi tant de précautions au local communal, alors que personne ne regarde ce qui se passe avec le vote par correspondance?

Quand elle rend visite aux aînés de la région, Anne prend souvent leurs enveloppes contenant leur scrutin pour aller les poster. Si elle avait voulu, elle aurait pu les bidouiller facile. Qui s’en soucierait?

Et là, elle n’a pas pu voter, faute de pièce d’identité. Bonjour la confiance.

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14/06/2016

Prévention en question

Petit retour sur les dictons évoqués l’autre jour (on est dans le jus…). Saint-Barnabé n’a finalement pas coupé l’herbe sous les pieds de Saint-Médard: il a plu des cordes samedi.

D’après les vieilles croyances, nous sommes donc partis pour quarante jours de flotte! A moins que Saint-Gervais y mette le holà dimanche 19 juin, en replaçant le soleil à sa juste place. Il serait temps. Car la Fête de la musique ne doit pas prendre l’eau!

Mais quelle que soit la météo du jour, les autorités de Chêne-Bougeries n’ont pas perdu espoir. Elles tablent sur un été beau et chaud. Très chaud, même.

Elles viennent ainsi d’envoyer une circulaire aux personnes âgées de 65 ans et plus pour les inciter à s’hydrater... quand viendra la canicule. Louable intention, mais mauvais «timing».

Comme pas mal de monde, les aînés n’en peuvent plus de toute cette flotte. La prévention a fait un peu flop…

Mais si l’été se la joue effectivement caniculaire, on dira que les autorités communales ont fait tout juste. Normal!

D’autres personnes ont déjà tout juste. Ce sont les deux jeunes qui ont trouvé vendredi la carte de crédit d’Anne-Lise à la Coop de la Fusterie et qui sont vite allés la remettre à l’UBS.

La dite banque a aussitôt appelé la dame qui venait d’arriver chez elle après ses courses. Quand l’employé lui a annoncé qu’on avait retrouvé sa carte, elle est tombée des nues, ne sachant pas qu’elle l’avait perdue!

Elle aimerait remercier ici ces jeunes charmants et gentils dont elle ignore le nom. Car on ne dit jamais assez ce qui va bien dans cette République.

Alors voilà qui est dit.

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