24/11/2014

La trappe parfumée

Ce billet fleure bon le romantisme finissant…

Il m’a été soufflé par une vieille connaissance à son retour d’un grand magasin de notre ville, dont le rayon parfumerie est particulièrement fourni.

Autrefois, cet homme ne pouvait traverser ce lieu aux mille senteurs sans être abordé par tous les vendeurs. Ils lui proposaient alors des languettes de papier parfumé qu’il humait, ou non, selon les humeurs du jour.

Les années ont passé. Ses cheveux ont blanchi. Il frôle désormais la septantaine. Toujours alerte. Mais aujourd’hui, il n’existe simplement plus aux yeux des diffuseurs de parfums.

Ces jeunes répartis dans le rayon parfumerie se tiennent toujours en faction devant les flacons, sourire aux lèvres, tirés à quatre épingles. On les dirait vernis. «Mais ils ne flairent de clients que pimpants» lâche celui qui ne l’est visiblement plus assez à leur goût.

Or, cet aîné n’est pas en haillons. Il est propre sur lui. Tous les matins, il se rase et se lave les cheveux. Son habillement, à défaut d’être élégant, est correct, selon ses dires. Mais cela ne suffit plus, à l’évidence, pour être encore considéré dans le coup.

«Il faut croire que j’ai une tête à ramollir mes biscottes dans le café au lait», constate cet érudit. Une tête à ne plus vouloir se parfumer. Et c’est là que les vendeurs en parfumerie se plantent.

«C’est vrai que les vieux, à mesure que leur métabolisme se déglingue, deviennent un peu malodorants… Il ne me restera donc plus qu’à acheter de l’Eau de Cologne en litres dans les pharmacies.»

Ainsi va la vie!

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22/11/2014

Projets fédérateurs

Jules, le retour! Je me permets de revenir sur le sujet car je sais que des lecteurs ne lisent la Julie que le samedi. Faudrait pas les rater: voici l’ambassadeur de la Thune du Cœur 2014, croqué par Herrmann. Il n’est pas mignon?

jules14b.jpg

 

Vous pouvez remplir sa panse à la réception de la Tribune ou lui envoyer un billet doux par la Poste, ça arrive. L’ancien CCP de la Thune étant mort et enterré, reste le versement bancaire. Le compte et ses coordonnées figurent en bas, sous ma signature. Vous avez la flemme de recopier ces chiffres? Je vous envoie un bulletin de versement de la banque. Suffit de me le demander!

A part ça, il est un autre projet fédérateur qui a lieu ce samedi dans le bâtiment des arts décos, rue Necker. La direction ad interim propose à ceux qui œuvrent là, étudiants, profs, personnel administratif ou technique, de retrousser les manches pour repeindre tous ensemble les locaux recouverts de tags.

Les volontaires viennent dès 8 h, en salopettes, l’institution fournit peinture et pinceaux, et ça blanchit à tour de bras jusqu’à 15 h. Simple comme bonjour. Et sympa: les peintres et leur famille se retrouveront autour d’un bon repas offert par l’école. Ça crée du lien!

 

JULIE-LA THUNE DU COEUR

Numéro 0240-504482.01K

IBAN CH080024024050448201K

BIC UBSWCHZH80A

 

 

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21/11/2014

La Thune redémarre!

jules14b.jpgFini le roupillon, Jules! T’as pas vu? Les décorations de Noël sont déjà en place. Sors vite de ton boîton, sacré cochon, que je te débarbouille. Après hop, tu files faire ton job de tirelire.

Jules n’a pas rouscaillé. Depuis ce matin, il trône à la réception de la Julie et attend vos dons avec impatience. C’est qu’il a faim, l’animal.

Sûr qu’il va bâfrer toute l’oseille qui lui passera sous le groin: des sous, gros, moyens ou petits, des billets itou. Tout ça pour la Thune du Cœur.

La Thune? Paraît qu’il existe encore des personnes qui ne connaissent pas cette excellente genevoiserie. Je la leur fais donc courte: si tous les lecteurs et gens de cœur donnaient au moins une thune (cinq francs) pour les plus démunis d’ici, cela ferait du bien à tous ceux qui sont dans la mouise.

La recette de la collecte 2014 sera entièrement attribuée à des associations genevoises reconnues et actives dans l’aide alimentaire: Partage, bien sûr, ainsi que les Epiceries Solidaires de Vernier, Lancy, Onex et des Trois Chêne. Je reviendrai plus en détail dans les prochains billets sur ces bénéficiaires.

En attendant, sachez que deux Salons ouvrent aujourd’hui leurs portes à la Ferme Sarasin du Grand-Saconnex et qu’ils donnent toujours un bon coup de pouce à Jules. Il s’agit du Salon de la Bougie et celui du Santon de Provence, qui tous deux se tiendront jusqu’au 30 novembre. On y court, pour joindre l’utile à l’utile.

Et si vous ne comptez pas courir, mais juste soutenir la Thune depuis chez vous, c’est toujours possible. Je vous dirai comment demain.

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20/11/2014

Une ville en marche

Encore heureux qu’il ait fait beau, hier, le temps de la grève!

Les employés des Transports publics genevois n’auraient pas pu trouver meilleure journée pour obliger leurs clients à se passer d’eux. Pour peu, ils y prendraient goût. Les passagers, donc…

Pour apprécier la situation imposée par les grévistes, il fallait certes avoir du temps devant soi ou une solution de repli pour se rendre au boulot autrement qu’à pieds.

Mais quel régal de voir alors cette ville en marche. Avec ces cohortes de gens pressant le pas le long les rues, sur les ponts et les voies du tram. L’œil fureteur, le nez au vent, le soleil sur la peau. Et même pas grognons, à première vue.

Ils arpentent leur cité comme le feraient des touristes, empruntent un autre itinéraire que celui de leur bus favori. Cherchent parfois leur chemin et se rendent compte que, finalement, marcher peut mener loin.

Pas seulement en termes de distance parcourue. En cheminant, l’esprit se libère, les pensées vagabondent. On devient plus sensible à son environnement. Aux odeurs. Celle du froid qui gagne du terrain, des premiers feux de cheminée. Et puis des gaz d’échappement, fatalement.

Ben oui. C’était une journée sans transports publics. Mais pas sans bagnoles, comme c’était le cas lors de ces fameux «dimanches sans voitures»! Celles-ci étaient très nombreuses hier à couler dans les artères de la ville. Sans bus ni trams pour leur barrer la route.

Alors si les automobilistes et les marcheurs prennent goût à cette grève, les TPG ont du souci à se faire…

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19/11/2014

Bus ou omnibus...

Pour un retour de vacances, je suis plutôt gâtée. C’est du lourd, du gratiné: grève aux TPG, chaos annoncé en ville pour aujourd’hui. Et puis quoi encore?

Cette nouvelle, par exemple! Paraît que c’est déjà la pagaille, tous les matins de la semaine, à bord du train régional de 7 h 22 reliant La Plaine à Cornavin…

Faut dire que cet omnibus est pris d’assaut par les habitants de la Champagne et du Mandement qui bossent en ville. Plus les élèves qui vont au Cycle de Montbrillant. Et ça fait du monde! Ces passagers voyagent debout, serrés comme des sardines dans une boîte.

Le train est donc archiplein. Sauf dans le wagon 1re classe. Pas étonnant que les jeunes s’y glissent pour échapper à cet entassement programmé.

Mais voilà. Vendredi dernier, à la gare de Russin, quatre contrôleurs des CFF montent dans ce wagon chic pour en bloquer l’accès aux indésirables.

A Satigny, me dit Patrick, les choses se corsent: les ados sont empêchés de grimper dans la voiture vide alors que le reste de la rame est saturé. C’est la bousculade, les invectives. Le train repart en retard avec des passagers en pétard et laisse des gamins sur le quai.

A un élève qui demande les raisons d’un tel problème, un contrôleur des CFF répond «t’as qu’à prendre le train plus tôt.» Soit une demi-heure avant.

Eh bien non, Monsieur!

Ce qu’il faudrait, c’est un ou deux wagons supplémentaires. En seconde classe, bien sûr, pour les écoliers et les travailleurs qui sont les principaux utilisateurs de cette ligne. A cette heure matinale, du moins. Après, j’en sais rien.

Sur ce, très bonne journée aux utilisateurs des transports en commun!

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07/11/2014

Oser la gentillesse

Je garde sous le coude depuis près d’une année la lettre d’une charmante dame qui cultive la discrétion. C’est une gentille. Une vraie!

Comme sa réflexion concerne un sujet qui revient chaque année à date fixe, je vous en fais part aujourd’hui, pour que l’idée fasse son chemin…

«Ils ont décidé de faire du 13 novembre la Journée internationale de la gentillesse! A-t-on besoin d’une journée dans toute une année pour être gentil? Je trouve cela tellement bizarre que j’ai décidé de faire l’inverse.»

Cette femme aimable va donc s’offrir une journée «sans» et tenter de faire sa punaise. Ce n’est pas gagné d’avance!

Elle devra ainsi cesser de sourire aux personnes croisées en chemin, de tenir la porte de l’ascenseur ou de l’entrée à ceux qui ont de la peine à se mouvoir, ne plus aider une personne à mettre son manteau en lui tendant sa manche.

Et puis terminé: elle ne proposera pas à tous ses voisins d’arroser leurs plantes, de nourrir les poissons rouges ou le chat en leur absence.

Il manque un peu de monnaie à cette maman, au parking? Non, elle ne lui donnera pas les 20 centimes qui l’arrangeraient tant. Et pas question de laisser passer devant elle, à la caisse du magasin, le jeune qui n’a qu’un Coca alors que son chariot est plein.

Voilà pour les intentions. En réalité, cette «mamy» se connaît trop bien. Elle a des doutes: «Vais-je pouvoir ne pas être sympa et attentionnée tout un jour?»

Le 13 novembre, je serai gentille… avec moi. Dès demain, je fais relâche jusqu’au 17 novembre, pour des patates tardives. D’ici là, soyez gentils! Et pas que le jour J...

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06/11/2014

Les oubliés du boulot

Viviane pousse un coup de gueule qui a tout du méchant coup de blues. Comment venir en aide à cette «oubliée de la société», comme elle se présente? En lui donnant la parole, à défaut de pouvoir lui offrir un emploi.

Pourtant c’est là tout son problème. Cela va bientôt faire trois ans que cette femme diplômée cherche un travail. Ce qui veut dire beaucoup de postulations, de dossiers, d’entretiens d’embauche et de lettres de motivation.

Mais comment se motiver encore quand certains employeurs ne daignent pas même répondre à ses courriers et que tous ses efforts ne servent à rien?

«Je pense que mon âge (45 ans) et ma nationalité suisse ne m’aident pas.»

Pour l’âge, cela ne fait hélas aucun doute. Pour la nationalité, j’en suis nettement moins sûre. C’est dur pour tout le monde.

Après être passée par la case chômage, puis arrivée en fin de droits, cette dame ose un jour demander une aide sociale pour ses primes d’assurance maladie accident. Elle déchante vite, devant la mise à nu administrative qu’une telle démarche implique. Ajouter à cela qu’elle doit payer un minimum à l’AVS, alors qu’elle n’a pas de revenus, et verser quelques thunes pour les frais de sa déclaration d’impôt.

«Aucune administration étatique ne m’a jamais contactée pour savoir comment j’allais, si ma situation s’était améliorée, si j’avais besoin d’un coup de pouce pour quoi que ce soit. Par contre, pour réclamer de l’argent, ils savent où sonner!»

"La situation devient insupportable", constate Viviane. Que faire?

Telle est la question!

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05/11/2014

Arnaque ésotérique

Ce courrier est arrivé chez une dame âgée. Une cible que se disputent les monteurs d’arnaques en tous genres.

La missive personnalisée annonce une bonne nouvelle à Madame Rose, comme je l’appellerai

Nous devons vous envoyer un solde créditeur de 36 000 francs. (Ah oui vraiment?) Le crédit provient d’une assurance-vie arrivée à échéance le 15 juillet 2014, qui a été souscrite le 15.07. 1994. (Aucun souvenir!) Votre nom a été reporté comme bénéficiaire. (Par quel miracle?) Nous vous prions d’excuser la prise de contact tardive, mais ce ne fut pas simple de vous trouver. (Si vous le dites…)

A ce stade, Madame Rose ne sait trop s’il faut se réjouir ou se méfier. Mais elle aimerait y croire. Aussi lit-elle attentivement cette lettre venue des Pays-Bas.

L’heureuse élue y apprend comment remplir le formulaire qui lui fera toucher le pactole. Moyennant signature et payement de 60 francs «pour l’exécution des formalités et pour les documents nécessaires à l’obtention de la somme qui me revient.» Bizarre bizarre. 

Madame Rose décide alors de consulter son gendre. Et lui, avec ses bons yeux, parvient à lire les minuscules lettres imprimées avec une encre pâle figurant dans un coin du courrier.

Il découvre qu’il s’agit en fait d’un événement promotionnel pour l’achat d’un produit ésotérique! Les soixante francs correspondent au prix de vente (et frais de port) d’un talisman pour devenir riche. Une aide précieuse pour avoir la chance de gagner au tirage au sort les 36 000 francs mis en jeu…

Et vous savez quoi? Madame Rose ne s’est pas fait avoir!

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04/11/2014

Bonjour le service

Les voyages, c’est souvent bien à l’aller et pénible au retour.

Ou plutôt interminable: la rentrée n’en finit pas, alors que l’on a soudain hâte de se retrouver chez soi…

Jeudi dernier, Christiane revient avec des amies d’une longue virée sur les routes du Tyrol. Leur car les dépose à l’aéroport de Cointrin.

Ça tombe bien, elle habite au Grand-Saconnex voisin. Une bise aux copines et hop, elle sautera dans un taxi et sera vite à la maison.

Dans ses rêves…

La voyageuse commence par faire la queue avec sa valise, un gros sac et une solide migraine en bandoulière. Arrive son tour. Elle donne son adresse au chauffeur de taxi. Qui dit non!

Il refuse la course. Il la snobe.

Ce conducteur préfère sans doute un trajet en direction de Cologny. Ou de plus loin encore. Un chemin situé au Grand-Saconnex? Non, pas pour moi.

Bonjour le service à la clientèle!

Christiane ravale sa colère et quitte Cointrin à pieds. Il n’y a pas de bus pour aller près de son domicile. Elle va mettre des plombes à tirer ses bagages jusqu’à ses pénates. Autant dire que le joyeux Tyrol est oublié et que le retour à la réalité mine. Les alentours de l’aéroport ne sont pas spécialement folichons pour les piétons. Ça donne juste envie de repartir.

Une fois dans son appartement, la cliente éconduite se renseigne auprès de la centrale de taxis. Elle apprend qu’elle aurait dû relever le numéro de plaque du véhicule pour dénoncer le comportement de son chauffeur.

Trop tard. La prochaine fois, c’est elle qui le snobera.

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03/11/2014

A vos marques...

Nous sommes donc en novembre. Il n’y a pas à dire, ça se précise. Je pense aux Fêtes de fin d’année et tout le tralala.

En ce qui nous concerne, c’est aux alentours du 20 de ce mois que sera lancée la Thune du Cœur, version 2014. Le principe ne varie pas: il s’agit de collecter des fonds pour venir en aide aux plus démunis de Genève. En partant de l’idée que si tous ceux qui peuvent se le permettre donnaient au moins une pièce de cinq francs, on irait loin! De telles perspectives font rêver…

La somme réunie en fin d’année sera attribuée à des associations apportant de l’aide alimentaire à celles et ceux qui en ont besoin.

Vous allez dire que je m’y prends un peu tôt en parlant aujourd’hui de la Thune. Mais il faut que les associations sportives ou culturelles, les écoles, les magasins, les voisins ou les copains aient un peu de temps pour mettre en place ces collectes. Ou en avoir l’idée…

Arlette m’a ainsi contactée pour m’annoncer la bonne nouvelle. Avec Micheline, elles vont s’occuper de la collecte jusqu’ici assurée par Thérèse et ses amis du Tea-room du Petit Bel-Air.

Elles ont déjà préparé l’annonce qui sera affichée sous peu sur les portes d’entrée des immeubles de l’avenue Mirany pour expliquer le pourquoi et le comment de cette action. Merci d’avance à ces dames et aux désormais Amis du petit Bel-Air qui reprennent le flambeau de la Thune.

Merci aussi à Rosemary qui, la première à nouveau cette année, vient d’envoyer bonne pitance à Jules. Le cochon commençait à avoir la dalle…

A vos marques, prêts? Le feu, c’est pour bientôt!

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01/11/2014

Drôles de nouvelles

Parfois, il faut se pincer pour y croire. Pas trop fort, tout de même…

Il existe ainsi un site Web qui tient ses membres au courant du boulot que font leurs relations. Les intéressés ont ainsi eu l’occasion d’apprendre l’autre jour que M. Tartempion «est maintenant chômeur chez Office cantonal de l’emploi».

Sacrée promotion! L’information digérée, ils ont alors pu cliquer sur la touche «Félicitez Tartempion». Et bien enfoncer le clou au passage. M’est d’avis que le nouveau chômeur a adoré ces encouragements!

Ce client de la Poste reste lui aussi scotché par ce que lui a divulgué la préposée à la réponse des utilisateurs. Il l’avait appelée pour connaître les raisons du changement d’horaire de distribution du courrier dans sa région. Depuis un lustre, il le recevait en début de matinée. Mais depuis peu, le facteur passait entre l’heure de l’apéro et celle du pousse-café. Pourquoi?

«Cher Monsieur, ces changements se pratiquent dans toute la Suisse pour que tout le monde puisse avoir les mêmes chances d’horaire agréable!» Tous les clients égaux devant la Poste, fallait y penser! Et dire que la préposée a reçu une formation spéciale pour faire passer cette information à la clientèle…

La Migros quant à elle a fait l’économie d’un traducteur en chair et en os, et c’est bien dommage. Ses magasins commencent à mettre en vente des articles annonçant «Merry Christmas», ce qui peut encore jouer. C’est plutôt le «Weihnachts-Geschenkanhänger» qui pose problème: la petite étiquette servant à indiquer le destinataire d’un présent devient ainsi une «remorque de cadeau de Noël». C’est d’un lourd!

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31/10/2014

Bon pour le moral

Vous reprendrez bien une tournée de beau et de chaud? C’est bon pour le moral!

A cette période de l’année, normalement grise, les gens un peu chagrins paient des séances de luminothérapie pour chasser leurs idées sombres.

Là, tout le monde peut recharger ses batteries en plein air, et le service est offert sans restriction aucune. Autant en profiter pour avoir la pêche.

Incroyable, ce temps. Ce n’est plus l’été indien, c’est l’été tout court! Bon, à partir de midi. Et au soleil seulement. Mais quand même...

Alors sortons et respirons. Car il y a dans l’air de ces derniers beaux jours des senteurs singulières. Certaines évoquent encore le chaud, d’autres déjà le froid. Mais le mélange n’a rien de tiède!

L’odeur du frais gazon que les jardiniers de la ville viennent de tondre se mêle ainsi au fumet des marrons chauds sortant des petites cabanes en bois. Les effluves d’huile solaire de ma voisine de terrasse sont contrariés par les bouffées un peu âcres du feu de cheminée qu’un frileux a allumé.

A ce brassage olfactif s’ajoute une confusion vestimentaire de saison, qui voit des passants chaussés de bottes et emmitouflés jusqu’au cou déambuler au soleil à côté de promeneurs à bras nus et arpions à l’air. Drôle de période!

Qu’importe, il fait bon. Hier à midi, je me suis surpris à faire la touriste en photographiant l’horloge fleurie qui resplendit et en suivant des yeux les mouettes qui se gondolent dans la rade.

Manque bien sûr le Jet d’eau pour compléter cette carte postale estivale. Et dire que demain, c’est le 1er novembre. Je veux bien encore une rallonge de beau. C’est bon pour le moral…

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30/10/2014

Proches et aidants

Tous les jours, des milliers de femmes et d’hommes aident un proche atteint dans sa santé et son autonomie.

Et c’est aujourd’hui que les cantons de Genève et de Vaud leur consacrent officiellement une journée. Celle des proches aidants.

Il était temps de rendre hommage à ces êtres bienveillants qui prodiguent, dans leur foyer ou chez les autres, ces gestes et attentions essentiels à la vie. Et de rappeler aussi à ces gens dévoués de pas s’oublier, en osant parfois demander de l’aide. Car leur engagement peut vite devenir épuisant!

Comment leur donner un coup de pouce? On peut par exemple réserver sa soirée du 8 novembre. C’est à cette date qu’aura lieu le repas de soutien en faveur de l’Association romande des familles d’enfants atteints d’un cancer (ARFEC).

Un repas qui mettra du soleil dans les assiettes! La Casa Italia assurera les entrée et dessert et l’association Pro Ticino Ginevra mijotera sur place un risotto d’enfer.

Mais manger n’est pas tout. Même si pour les enfants malades, ça peut aider. Il faut aussi rire. De petites improvisations théâtrales, des démonstrations de danse et de la musique agrémenteront cette soirée qui se terminera par une grande tombola.

Cette manifestation, qui se déroulera à la salle des fêtes de Carouge, doit faire le plein pour lever des fonds et bien entourer ces familles. Le prix du repas se monte à 60 francs et coûte la moitié pour les enfants jusqu’à 12 ans. On s’inscrit au plus vite auprès de m.ferka@arfec.org ou en téléphonant au 076 433 34 64.

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29/10/2014

Une chance du tonnerre

C’est fou tous ces gens qui me veulent du bien!

Je suis constamment bombardée de mails venus d’un peu partout qui font de moi l’heureuse gagnante de sommes mirobolantes. Millionnaire je suis! Et en différentes devises, naturellement: je capitalise ferme en livres sterling, en euros et en dollars. Qui dit mieux?

J’ai une chance du tonnerre!

Sauf que c’est bidon et compagnie, ce type d’annonce. Je ne serai donc jamais millionnaire. Comment pourrait-il en être autrement?

Je n’ai rien demandé à ces inconnus qui veulent mon bien, n’ayant jamais participé à des concours, jeux en ligne, loteries ou que sais-je, et encore moins divulgué mon adresse.

Pourtant mon nom apparaît comme par magie sur les listes de personnes à pigeonner. Est-ce que j’ai une tête à me faire plumer? Faut croire que si. Même si le constat me vexe un tantinet.

Dans ce cas, combien de mes semblables sont-ils aussi touchés par ces courriers prometteurs? Combien de gens se prennent-ils à rêver à ces gains extraordinaires, lors de fins de mois difficiles? Un petit moment de faiblesse et hop, le piège se referme sur eux.

Il faut toujours se demander pour quelle raison on nous ferait pareil cadeau. C’est vite vu, il n’y en a pas!

Jacqueline me signale ainsi que l’arnaque au voyage dont j’avais parlé continue sous une autre forme. Ce n’est plus Ulysse-tours qui offre soi-disant cette magnifique évasion à 3000 francs, mais Just for you travel. Avec le même numéro d’appel qui vous taxe deux francs cinquante la minute.

Un conseil. Mieux vaut oublier ces cocotiers.

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28/10/2014

Attaques de clowns

Ce n’est plus une légende urbaine mais une réalité, du moins chez nos voisins.

Depuis quelques jours, des attaques de clowns agitent les villes du nord et du sud de la France, après avoir bruissé sur les réseaux sociaux. A Genève aussi, on parle beaucoup de ces gugusses sur Facebook. Mais pas encore dans les rues.

Manquerait plus que ça: des clowns qui effraient et agressent les passants! C’est le monde à l’envers…

Et pourtant. Ce week-end, à Montpellier, un pitre grimé de blanc assène une trentaine de coups de barre de fer sur la tête d’un piéton pour le dévaliser. A un jet de pierre, quinze jeunes Auguste, armés de couteaux et de pistolets, sont pincés sans avoir le temps de se donner en spectacle. On ne rigole plus.

Il y a de quoi devenir coulrophobe, clame une copine, les yeux au ciel!

C’est quoi encore cette maladie? Une peur exagérée du clown. Une crainte alimentée par des détournements étranges qui ont fait de ce personnage candide un affreux jojo psychopathe.

Je dois avoir du retard à l’allumage. Ou alors j’aime trop le cirque. Mais je trouve moche d’associer cette figure joviale à des agressions sordides. Car cet être n’a rien de méchant. Il amuse les foules et leur apporte un peu de légèreté.

Il ne fait pas du mal, au contraire. Songez aux clowns d’hôpitaux qui redonnent de la joie aux enfants malades ou accidentés. Ou à Dimitri, qui vient de se produire à Genève. Il vous fait peur, cet homme-là?

Son arme, c’est l’humour. La délicatesse. La poésie. Avec un tel clown, on se fait attaquer avec plaisir.

Mais les autres, les faux, les fourbes, on s’en passe volontiers.

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27/10/2014

Protection de saison

Avec le froid qui s’installe, les immeubles genevois semblent toujours plus nombreux à enfiler une bonne couche de protection.

Ils disparaissent derrière des montagnes d’échafaudages, se drapent de bâches épaisses qui ne laissent plus rien passer du dehors.

Pas dit pourtant que ces emballages tiennent bien chaud aux constructions. Au contraire: les chantiers qui s’y déroulent les transforment vite en palais à courants d’air…

Ces carapaces immobilières sont malgré tout très tendance en cette saison. Je ne sais pas si vous avez fait le même constat, mais on en voit un peu partout en ville. Dans un quartier, j’en ai ainsi compté une dizaine sur quatre rues seulement.

Une vraie épidémie!

Des bâtiments jusque-là préservés sont soudain contaminés, emballés en un clin d’œil et livrés aux équipes soignantes sans que les patients aient le temps de dire ouf.

Ça rénove donc à tout va, dans cette République. Ce qui signifie beaucoup de travaux, de bruits, de poussière et de désagréments pour les habitants des immeubles concernés. Et leurs voisins.

Alors oui, bien sûr, ce sera tellement plus beau, une fois que tout sera fini!

Mais qu’on m’explique. Comment se fait-il qu’autant de chantiers de rénovation se déroulent maintenant?

Il se peut que les propriétaires d’immeubles soient arrivés en fin de prolongation. Que le moment soit venu d’appliquer les ordonnances fédérales en matière d’isolation thermique.

Ou quoi d’autre? Si vous avez l’explication, n’hésitez pas à me la donner.

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25/10/2014

Gagner une heure

Nous allons les yeux fermés vers de grands chambardements.

C’est en pleine nuit qu’il faudra reculer l’aiguille de nos montres, afin de se mettre en phase avec l’hiver.

A trois heures, ce dimanche matin, il sera désormais deux heures. Et non l’inverse. Evidemment, nous aurons tous mieux à faire à ce moment-là que de régler nos tocantes au fuseau horaire.

Mais quelle différence, au réveil!

Sans avoir rien demandé, on aura gagné une heure de sommeil. Ou de toute autre activité, chacun occupant ses nuits comme il l’entend. Reste que ce gain de soixante minutes est appréciable dans ce pays où le temps, c’est de l’argent

Or ce bonus, pour une fois équitablement réparti, ne fait pas que des heureux, à lire les études faites à son sujet. Il déréglerait les rythmes biologiques, perturberait les personnes sensibles, provoquerait des accidents, ferait arriver les gens en retard au boulot ou à l’école. Et n’économiserait pas tant d’énergie que ça.

Peut-être.

Mais il en donne aussi, de l'énergie. Ne serait-ce que par un peu plus de clarté matinale, pour ceux qui se lèvent tôt.

Finalement, je ne trouve qu’un défaut à ce changement d’heure. Son nom! Il nous met déjà en mode hiver, alors que les arbres n’ont pas encore tous jauni!

Et comme si ce basculement programmé dans le froid ne suffisait pas, le Jet d’eau se met aux abonnés absents dès lundi. Mince alors!

Monsieur fait une cure. Il se requinque avant de reprendre du service le 14 novembre. Aux horaires d’automne, mais à l’heure d’hiver...

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24/10/2014

La classe des TPG

Saviez-vous que nos chers Transports publics genevois disposaient d’une première classe?

Non. Mais ce serait la meilleure.

Eh bien on en apprend tous les jours, pas vrai? Josiane m’a parlé de cette étrangeté en me montrant son ticket. Elle n’en revenait toujours pas d’avoir voyagé à ce tarif-là.

L’autre jour, elle se rend à pieds au stand de Veyrier pour attraper un autre bus, le chauffeur de la ligne 41 ayant auparavant filé tout droit devant l’arrêt facultatif où elle l’attendait, à Vessy.

Un peu énervée, elle prend un ticket au distributeur avec la carte des TPG. Elle décroche alors, pour le prix de six francs, une place en première classe «dans un bus où je n’ai même pas eu une place assise en deuxième classe…»

Autant dire que la passagère est furax. Encore une arnaque. Forcément.

Ben non! Communauté tarifaire oblige, la première classe est disponible sur le billet Unireso Tout Genève, mais ne concerne que les trajets faits sur les lignes des Chemins de fer fédéraux.

Une personne qui souhaite ainsi prendre le tram jusqu’à la gare, puis le train pour se rendre à Cointrin ou à Versoix doit avoir le choix de voyager en seconde ou en première dans les wagons des CFF.

Faut croire que notre passagère a appuyé, sans s’en rendre compte, sur cette option à sélectionner sur chaque billet Tout Genève. Car le ticket de première classe n’est pas proposé par défaut. C’est un choix. Voilà!

En attendant, les TPG ont compris l’énervement de leur cliente et ont fait un geste commercial fort apprécié.

La classe, quoi!

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23/10/2014

Police, pile ou face

La peur du gendarme!

Pour la plupart d’entre nous, cette crainte est enfouie quelque part, au plus profond de notre être. Il arrive même que chez certains individus, elle soit si bien cachée qu’elle semble avoir disparu…<

Mais chez le jeune Tim, ce sentiment était on ne peut plus présent: peur des revolvers; peur de l’uniforme; peur des Vieux-Grenadiers et leurs fusils. Peur.

Jusqu’à cet accrochage. Une auto qui se rabat bien trop vite devant la voiture conduite par sa grand-maman, et voilà la maréchaussée qui arrive sur les lieux pour établir le constat d’accident. Tandis qu’un agent remplit la paperasse, son collègue «trop chou» distrait le garçon apeuré.

Le policier s’y prend si bien que le gosse se détend. Guillaume fait visiter la voiture balisée à l’enfant, babille et joue avec lui. Mieux: au moment de partir, il arrache son insigne et le lui offre «en souvenir»! Un trophée que Tim a porté fièrement avant de le cacher dans sa boîte à trésors. Depuis, il n’a plus peur des gendarmes et de leur «récolvert».

Il est d’autres citoyens qui apprécient moins les pratiques des forces de l’ordre. Comme celui qui m’a envoyé le papillon posé par la police genevoise en bas d’un immeuble de la Jonction.

C’est une recherche de témoins suite à la manifestation du 4 octobre dernier. Ou plutôt une recherche de données numériques (photos et vidéos) susceptibles d’être exploitées par l’autorité.

Qu’on le fasse quand il y a mort d’homme, passe encore, dit ce locataire. Mais pour des pierres lancées (geste d’une imbécillité crasse, au demeurant) un tel appel à la délation lui file des boutons.

Le gendarme? Même pas peur!

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22/10/2014

Vacances torpillées

Ce couple de Genevois l’a toujours en travers de la gorge. Ne leur parlez donc plus du Canada dans l’immédiat…

Au départ, Janine et Louis voulaient passer quinze jours au Québec, après une virée aux USA. A l’arrivée, ils ne sont restés qu’un jour à Montréal.

Les ennuis commencent au guichet de location de voitures de l’aéroport. L’employé de Hertz refuse net la carte Visa PrePaid de Monsieur. Elle venait pourtant d’être utilisée aux Etats-Unis sans problème. Là, c’est niet.

Et pourquoi donc? Cette carte n’offre pas assez de garanties et serait en opposition avec les lois canadiennes.

Payer cash? Vous n’y pensez pas! Madame propose alors sa carte Visa. Troisième refus d’affilée. Faut dire qu’elle n’a pas de permis de conduite.

Le couple va faire les dix agences contiguës de location de voiture. Et essuyer partout le même refus. Pas moyen de discuter ou de trouver un arrangement. Personne ne prend en compte le désarroi des deux touristes.

Car sans «char», le circuit prévu et la réservation du bungalow tombent à l’eau. Un retour en Suisse s’impose, avec tout ce que cela implique comme frais supplémentaires. Nos voyageurs en pleurent de déception et de rage.

De retour au bercail, ils souhaitent éviter à d’autres pareille mésaventure. Et déplorent le fait que leur banquier les ait mal renseigné sur l’usage de la Visa PrePaid. Certes, ce n’est pas malin.

Mais s’ils avaient consulté le site de l’agence Hertz de Montréal, avant de partir, ils auraient su que cette carte n’est pas adéquate pour effectuer une réservation.

Au secours, on ne se méfie jamais assez! Vous voici donc prévenus.

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