29/08/2015

Le boulot avant tout

A quoi pensait-il, le contractuel, quand il a collé une bûche sur cette voiture stationnée aux Pâquis?

Il devait être dans la lune. Ou très myope. A moins qu’il s’en soit totalement lavé les mains. Genre: c’est pas mon problème.

Toujours est-il qu’en ce triste matin pluvieux de la rentrée, entre 9 h 10 et 9 h 40, il a posé ce délicieux papier rose sur le pare-brise d’un véhicule dont le propriétaire n’avait pas réglé son dû au parcomètre voisin.

Et pour cause: le conducteur dormait derrière son volant…

Difficile de ne pas le voir, n’est-ce pas? Il n’était pas transparent!

Or donc, quand on réalise qu’une personne plus toute jeune semble inconsciente dans sa voiture, en plein jour, ça devrait faire tilt: attention, il y a peut-être un souci.

Alors on tape sur la vitre pour voir si l’homme somnole ou s’il a fait un gros malaise, un accident cérébral ou que sais-je. Ce sont des choses qui arrivent trop souvent. Dans ce cas, le temps presse. Et si l’on n’ose pas intervenir, on peut faire appel à la police, dont les bureaux sont à trois pas de la rue Pécolat.

Mais non, il n’y a pas eu de tilt. Seulement un paf. L’agent de stationnement a verbalisé et s’en est allé.

Fort heureusement, le conducteur était juste endormi. La faute à une grosse fatigue. Le temps de garer son véhicule, de se sentir soudain très las, et le voilà qui pique un roupillon au lieu d’aller prendre son café quotidien au Willis, comme il le fait depuis 30 ans.

C’est en sortant de cette sieste inhabituelle qu’il a pris la bûche sur la tête. Et un sacré coup au moral.

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28/08/2015

Joyeux anniversaire

A peine sortie du boulot, elle file en vitesse au supermarché. Pas question de traîner, ses invitées vont bientôt arriver. Elle remplit le chariot de vivres et de boissons qui font pschitt, fonce à la caisse et dépose le tout sur le tapis roulant. Pff, quelle journée!

Juste derrière elle, une cliente patiente en regardant ces achats étalés qui annoncent à plein nez des réjouissances. Elle risque un commentaire: ça va être une belle fête, dites donc…

Ben oui, lâche la blonde, les yeux toujours rivés sur sa montre. C’est mon anniversaire aujourd’hui!

Ah, ça alors! Joyeux anniversaire! s’exclame l’inconnue, en lui souriant.

Et le courant passe illico entre les deux. Elles babillent un peu mais sont bientôt interrompues par la caissière qui se met à scanner les commissions. La star du jour les range au fur et à mesure et quand elle se retourne pour prendre congé de sa nouvelle connaissance, surprise.

Celle-ci lui tend un beau bouquet de roses blanches! La blonde n’en croit pas ses yeux. Se pince pour y croire. Mais les fleurs sont bien réelles, tout comme le «bon anniversaire» qui résonne à ses oreilles.

L’émotion la fait plaisanter. «Pour chambrer les copines, dommage que vous ne soyez pas George Clooney.» «Mais je suis de la même année que lui» rétorque la dame, en se marrant.

La jeune femme en profite pour lui demander sa date de naissance. Histoire de lui rendre la pareille, le jour venu. Bouquet à la main, elle cherchera alors la native du scorpion entre les rayons de la Coop des Palettes…

Quant aux roses blanches, elles durent toujours. Et c’est si bon!

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27/08/2015

Studios modèles

Carrefour-Rue, ça vous dit quelque chose?

Quelle que soit la réponse, ne ratez pas l’occasion d’en savoir plus sur cette association genevoise qui se démène, depuis des lustres, pour apporter des solutions concrètes aux problèmes des sans-abri.

Acceptez donc l’invitation lancée ce jeudi soir par Temps Présent: viens chez moi, j’habite dans un container.

L’émission de la RTS est entièrement consacrée au premier hameau de treize studios mobiles que Carrefour-Rue est parvenu à réaliser dans le canton. Non sans mal: loger des personnes sans domicile dans des containers, à côté de chez moi? Mais vous n’y pensez pas!

Et pourtant. Ce projet de logements-relais a fait son chemin dans la tête des gens et "Eureka" a été inauguré en novembre dernier à Malagnou.

C’est là qu’une équipe de tournage s’est installée pour suivre au quotidien la vie communautaire du hameau. Elle a recueilli les témoignages de ses habitants et montre comment certains d’entre eux parviennent, petit à petit, à reprendre confiance. A rebondir.

Un deuxième hameau de ce type est d’ailleurs en cours de réalisation à Plan-les-Ouates. Pendant la première quinzaine de septembre, "Noé" devrait accueillir des femmes et des hommes qui vivent actuellement dans la rue. C’est une sacrée bonne nouvelle.

La solution de Carrefour-Rue pour pallier le manque chronique de logements à Genève pourrait, qui sait, donner des idées à nos décideurs?

Un container aménagé, c’est du provisoire, mais confortable. De là, on voit au moins le ciel. Et ça donne de l’espoir.

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26/08/2015

Prospectus décalé

Phénoménal. Tel est l’adjectif qui qualifie, en toute modestie, la 97e saison du cirque national suisse.

Ce mot de langue française semble convenir à toutes les régions du pays où passe la caravane Knie, puisqu’il sert d’étendard à sa tournée. Fort bien.

«Phénoménal» figure ainsi en bonne place sur le prospectus du cirque qu’un ami facétieux m’a filé hier. Il se l’est procuré à Migros de la Fusterie, mais on le trouve aussi chez Globus et sans doute ailleurs. Je n’ai pas fait tous les magasins de la place pour vérifier.

Et qu’est-ce qu’il y a de drôle, là-dedans?

Malgré des photos très parlantes, la publicité s’adresse à une clientèle suisse alémanique. Il est question de «Eintrittspreise zuzüglich ortsüblicher Billettsteueur, Tarifabweichung Gastspiel Zürich». Gloups!

Mais qu’est-ce qui leur prend? Ils ont décidé d’écouler leur stock de dépliants en allemand à Genève, là où on le comprend le moins?

Ce serait pas très malin, ni très rentable. Car après avoir écumé la Romandie, les Knie se produiront encore à Thoune, Zug et Brunnen à la fin de l’automne. Qu’ils gardent donc ces exemplaires pour ceux qui les comprennent et qu’ils distribuent ici les prospectus en français, puisqu’ils existent. Dankre.

Cela dit, il ne faudrait pas oublier l’essentiel: le cirque national arrive le jeudi 27 août à Genève. Et s’il est un spectacle à ne pas manquer, pour se mettre en appétit, c’est bien le montage du chapiteau. Ce sera dès 7 h du matin sur le ghorr bordelais de Plainpalais. Phénoménal, à coup sûr!

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25/08/2015

Plouf dans le bain

Pour se remettre dans le bain genevois, une seule journée aura suffi.

Faut dire que tous les ingrédients étaient réunis, ce lundi, pour faire fort. Prenez une rentrée scolaire, avec des dizaines de milliers de personnes en déplacement. Ajoutez-y une pluie dégoulinante, persistante, chagrine. Saupoudrez le mélange d’un doigt de mauvaise humeur et d’un zeste de stress. Secouez le tout et servez bien frais. Comme le temps.

Vous siroterez alors un cocktail corsé, limite amer, avec un goût de déjà-vu.

Déjà vus, ces axes blindés de voitures sur des centaines de mètres, ces klaxons rageurs, ces bus bondés. Du monde pressé, partout, et déjà des râleurs: Genève, c’était mieux avant. Quand les rues étaient presque vides. Quand c’était plus calme. Plus chaud. Il y a en même qui regrettent la canicule. Ceux qui s’en plaignaient, sans doute.

Bref, nous sommes désormais dans le vif du sujet, prêts à entamer la longue tirée nous conduisant droit à Noël.

Les gosses ont repris leurs marques. Paraît que des collégiens, fidèles à une étrange tradition, ont campé dans la cour de leur établissement entre dimanche et lundi. Comme baptême de rentrée, difficile de faire plus humide…

Et puis les profs se sentent maintenant presque soulagés. On oublie trop souvent qu’eux aussi ont la boule au ventre, la veille de la reprise des cours. Seront-ils à la hauteur de ce qui les attend? Vont-ils se faire respecter ou chahuter? La réponse ne va pas tarder.

Quant à moi, je vais bientôt vous parler des vingt ans de la Thune du Cœur. Eh oui. Un seul jour aura aussi suffi pour me remettre dans le bain!

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24/08/2015

La tournée de rentrée

Ça y est, c’est fait!

Avec cette encre datée du 24 août, j’ai fait ma rentrée avec un poil d’avance sur les 73 000 élèves des écoles publiques genevoises. Mais je ne suis pas première de classe pour autant, rassurez-vous.

Des milliers de filles et de garçons vont vivre aujourd’hui un grand jour, certains avec plus d’appréhension que d’autres: il y en a pour qui c’est la toute première fois, et des plus rodés, toujours aussi timides…

On peut parier que les élèves ne sont pas les seuls à regretter leur longue récréation estivale. Ce lundi marque le retour aux affaires d’un nombre incalculable d’instits, de profs, de maîtres spécialisés, de patrouilleuses ou d’employés de cuisines scolaires.

J’ai même appris que les policiers allaient être de piquet ce matin près des écoles pour rappeler aux enfants et aux automobilistes passant par là quelques consignes de sécurité. Tout le monde est donc sur le pont, lors de la rentrée.

Et que dire des parents des 73 000 élèves qui retournent en classe? Ils sont à cran, c’est sûr! Vont-ils réussir cette année à jongler avec les horaires des uns et des autres sans se prendre la tête? Tout se joue si vite, lors de ces premiers jours de reprise.

Mais où sont les vacances passées?

Oubliées. Mises entre parenthèses. Rangées dans les albums photos. Il faut désormais se remettre dans le bain, renouer avec les horaires et les obligations, reprendre ses marques, et c’est reparti pour un tour de piste.

Ça tombe bien, le Cirque Knie est bientôt de retour à Plainpalais. Bonne rentrée à tous!

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24/07/2015

Chaleur inégale

Après ces jours de grande suée, j’en viens à réaliser que nous ne sommes vraiment pas égaux devant la forte chaleur.

Il y a des gens qui la supportent, d’autres qu’elle indispose. Il y a ceux qui s’épanouissent dans la canicule, arborant leur hâle, sourire aux lèvres. Et ceux qui virent grincheux et migraineux passé les 33 degrés.

A quoi tient cette inégalité? A des questions d’âge, de morphologie, de culture. Ça tient aussi aux employeurs: certains ont un plan canicule et suivent les directives à la lettre. Alors qu’ailleurs, c’est le désert…

Grande chaleur et lecture sont ainsi incompatibles, selon des directives de sécurité. D’où cette fermeture temporaire des bibliothèques de Saint-Jean, Pâquis et Eaux-Vives. Bien.

Pendant ce temps, touffeur et travail en plein air ne dérangent personne puisque l’on bosse en plein cagnard sur les chantiers, aux champs ou sur le tarmac de l’aéroport. Et c’est pô juste!

De mon côté, je me demande à quoi bon travailler encore par 35 degrés sous toit, dans la pénombre, avec une ventilation qui me file le torticolis et la crève.

Allez hop, je ferme boutique et file prendre l’air du large. Je serai de retour à la rentrée des classes. Avec une plume toute fraîche à tremper dans l’encre bleue. D’ici là, bel été à tous!

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23/07/2015

Porteur de sacs

Vous faites quoi cet été, jeune homme? Porteur de sacs dans des immeubles en chantier, à disposition des locataires!

Incroyable, non? Tel est pourtant le job qu’a décroché un étudiant auprès de la régie du Rhône pour les deux mois d’été.

Le garçon, qui n’a rien d’un malabar, est employé pour faire le monte-charge, le temps que les ascenseurs soient remplacés. Il soulage les habitants de leur fardeau quotidien mais n’assure pas le transport des personnes. Faut pas exagérer…

Les locataires hauts perchés doivent de toute façon se farcir la montée à pied pendant cinq ou six semaines, ce qui n’est pas rien quand il fait si chaud.

Mais l’exercice semble plus supportable quand il se fait les mains libres et en bonne compagnie! Certes, le porteur est engagé une seule heure par jour, et uniquement en semaine. Reste que l’heure est modulable, en fonction des besoins.

Après un temps d’adaptation, les habitants ont vite compris le service que ce jeune homme pouvait leur rendre. Et depuis, il fait la navette dans les escaliers pour monter les courses des aînés, trimbaler les poussettes et les valises ou descendre les poubelles. Sourire compris.

Sûr que les locataires vont le regretter, à la fin des travaux…

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22/07/2015

Le filon mignon

A chacun ses lectures…

J’ai pour ma part un petit péché, pas très mignon, il faut bien l’avouer: j’aime bien lire la FAO près du ventilo, au bureau. En diagonale, certes, mais tout de même…

Faut dire que la Feuille d’avis officielle est truffée d’infos. Oh, rien de bien sexy ou de croustillant à se mettre sous la dent, en ces temps de grande relâche. Mais pour les curieux de nature, c’est à coup sûr le bon filon.

Deux fois par semaine, tu te mets au diapason des affaires petites et grandes de la République. Tiens, le pote Albert se retrouve aux poursuites. Pour des primes maladie non payées. Etre épinglé publiquement pour si peu, c’est vraiment moche…

T’apprends aussi que le cousin Luc monte en grade chez les pompiers, que ton ancienne instite est décédée ou que le bâtiment voisin va être surélevé.

On peut tout lire. Mais pas tout comprendre forcément. Mes yeux sont ainsi tombés sur la page du pouvoir judiciaire. Un greffier au Tribunal de première instance y avise la République d’Irak «actuellement sans domicile ni résidence connus» du report d’une audience. C’est extra!

Ça rappelle les procédures de divorce, quand un conjoint s’évapore sans laisser d’adresse. Mais un Etat, c’est encore une autre histoire. J’adore la FAO…

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21/07/2015

Dessins solaires

 

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Florian n’a pas attendu la canicule pour se frotter au soleil!

Entre l’étoile et lui, c’est une histoire de fusion. Une passion qui dure: elle est entrée dans la vie de Florian en 2006 déjà, quand il cherchait un thème pour développer sa créativité à l’atelier de Foyer handicap.

Le jeune homme avait déjà réalisé, avec ce qu’il trouvait sous la main, des séries étonnantes montrant assiettes, cœurs et étoiles sous un autre jour. Puis l’astre lumineux est arrivé et il a tout irradié.

Il règne désormais en maître sur les compositions de l’artiste: Florian a dessiné pas moins de 1020 soleils, tous uniques, tous différents! Chacun raconte une histoire, une rencontre ou un espoir de vivre mieux.

Le sujet n’est pas toujours ce cercle parfait aux couleurs chaudes. Il peut au besoin changer de teinte et de taille, être suggéré, déguisé ou décoré, dans un style souvent joyeux.

Comment je le sais? Parce que Florian m’envoie régulièrement par mail ses dernières créations aux titres sympas, et que ça fait chaud au cœur!

A-t-il des préférés parmi ses 1020 dessins solaires? Même pas. Tous sont ses bébés. Il les aime de la même manière. Car ils lui ont tous demandé autant de temps et de transpiration… Surtout en ces jours de canicule!

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20/07/2015

La bière s'évapore

Où sont-ils donc passés? Depuis la Fête de la musique, la question taraude Jean-Pierre. Et plus les jours passent, plus il se demande s’il va les revoir un jour. Mais qui donc, au juste?

Les cinquante fûts vides de bière, la machine pour tirer les pressions et la bouteille de gaz. Bref, tout le matériel utilisé pour écouler plus de 900 litres de mousse aux Bastions. Pfft! Evaporé dans la nature…

Tout ce barda avait été laissé comme d’habitude sur le stand du Mouvement populaire des familles, une fois la fête terminée. L’entreprise qui avait fourni le matériel venait normalement le récupérer le lendemain matin. Sauf qu’à son arrivée, tout avait déjà disparu.

Et Jean-Pierre ne sait plus où chercher. Il a déjà téléphoné à toutes les entreprises qui font ce genre de commerce pour voir s’il n’y avait pas eu erreur de ramassage. Mais rien.

La situation peut sembler cocasse. Mais s’il ne remet pas la main sur ce matériel, la plaisanterie lui coûtera plus de 5000 francs. Ce serait vraiment la tuile pour le Mouvement populaire des familles qui tient justement un stand à la Fête de la musique pour réunir des fonds…

Alors si ce truc à fabriquer des mousses pouvait remonter soudain à la surface, Jean-Pierre déborderait de joie. Nous aussi.

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18/07/2015

Douche salissante

Au XXIe siècle, à Genève, une jolie jeune femme a le droit d’aller se baigner seule au lac sans être harcelée. Et pourtant…

Une ravissante brune des Eaux-Vives aime bien aller piquer une tête dans le lac pour se rafraîchir les idées et le reste.

A Baby Plage, c’est l’idéal. Le lieu est fréquenté par des familles, l’ambiance est bon enfant et elle y trouve sa place.

Les choses se corsent à la sortie du bain. Quand il faut aller se doucher pour tenir à distance les puces de canard.

La douche se trouve en retrait de la plage, dans un coin discret. Fort bien. Mais qui a eu l’idée saugrenue de laisser deux bancs publics juste à côté de cette installation à ciel ouvert?

Car ces bancs, ces temps, sont squattés par des hommes. Pas des raffinés, hélas. Plutôt du genre lourd, cuité et libidineux.

Ils se trouvent donc aux premières loges pour mater les nageuses et commenter leur physique. Ils ne s’en privent pas. Ils en rajoutent.

Et c’est intolérable pour la jolie brune et toutes les autres. Que faire pour éviter de se sentir ainsi salie sous la douche?

La Ville de Genève, si soucieuse de l’égalité des sexes, devrait trouver une solution: protéger la douche des regards lubriques, déplacer les bancs, ou autre. Mais vite, ça urge!

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17/07/2015

L'eau au goulot

Contre la canicule, rien ne sert de prier.

La preuve? Chez Anne, les deux bougies montant la garde près d’une petite statue de sainte ont rendu l’âme. Plof! Elles ont fondu sous la chaleur.

Comme pas mal de monde ces temps-ci.

Si Anne se fait du souci pour les neurones de ses chandelles, on peut en avoir autant pour les neurones des humains… Car ils deviennent extraordinairement mous et malléables lors de pareille cuisson à l’étouffée.

Mais bien que flagada, ils se rappellent instinctivement d’un truc fondamental: sur 100 molécules constituant notre matière corporelle, 99 sont des molécules d’eau.

Et pour les garder à niveau, il nous faut boire. De l’eau. Encore de l’eau. Toujours de l’eau.

Même la nature a soif. Dans les parcs, les pelouses morflent, faute d’arrosage. Normal, le lac se viderait à vouloir maintenir à tout prix le gazon vert. Mais les petits buissons et les massifs?

Angela me signale qu’avec des dames de Malagnou, elles vont avec des  pots d’eau arroser le massif d’hortensias laissé à lui-même dans le parc public.

Elles le font matin et soir, pour que la terre reste humide. Est-ce bien un boulot de mère-grand, quand il fait si chaud?

Contre la canicule, rien ne sert donc de prier. Mieux vaut boire l’eau au goulot...

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16/07/2015

Toilette en public

Décidément, on aura tout vu!

Plage du Vengeron, un dimanche de canicule. La foule se presse sur le gazon jauni. On se dore au soleil, on grille des sardines et on joue aux vacances.

En fin de journée, deux belles femmes en maillot de bain se dirigent vers le ponton et font de grands sourires à la ronde. Le public sourit en retour. Normal.

Ce qui suit l’est moins: la brune et la blonde, d’après les images que j’ai vues, se posent près de l’eau, enfilent des gants en latex et commencent à se tartiner de crème blanche…

Une protection solaire plus que totale? De l’argile fine?

Que nenni: il s’agit d’une crème décolorante pour les poils et duvets de ces dames! Le genre de truc qui se pose en général dans l’intimité de sa salle de bains. Et non au Vengeron

Une baigneuse s’en émeut et demande aux sirènes de cesser de se toiletter ainsi en public. Mais elles plongent dans le lac pour se débarrasser du produit et s’en vont en laissant tout leur barda derrière elles.

Excepté la séance crêpage de chignon qui a suivi entre la baigneuse et ces sans-gêne, plus rien à signaler. Sauf qu’elles ont oublié de se doucher après leur exploit...

Les puces de canard, de sortie ce jour-là, ont dû s’en donner à cœur joie entre ces poils décolorés. Sacrées puces!

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15/07/2015

A bout de nerfs

Il y a donc l’électricité dans l’air sur le front des transports.

Certains chauffeurs de taxis (pas tous, bien sûr!) sont à bout de nerfs et ça déteint grave sur leurs clients. Que faire pour éviter un tel gâchis?

L’autre jour, un couple âgé appelle un taxi pour se rendre chez le toubib. La distance à parcourir n’est pas très longue, mais c’est déjà le bout du monde pour ces personnes malvoyantes qui marchent avec des cannes.

Notez que si les taxis existent et sont utiles, c’est bien pour ce genre de cas…

Bref, à peine arrivé, le chauffeur rabroue vertement les aînés: la course est trop courte pour lui. Qu’ils prennent le bus!

Devant leur insistance il les embarque, comme il est obligé de le faire, tout en maugréant ferme. A 68 ans, dit-il, il n’a plus d’ordre à recevoir. «Moi j’en ai 83 et mon mari 92» rétorque la cliente, pensant ainsi lui clouer le bec. Réponse du malotru: «Donc vous attendez la sortie…»

Encore bravo pour ce trait d’esprit et cette belle empathie!

Choqué par la mésaventure, le couple prend le bus au retour, pour ne pas risquer de tomber à nouveau sur cet individu. Mais il se trompe de ligne et termine à pied, en pleine canicule…

S’il avait eu le choix, il aurait fait autrement. Mais voilà…

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13/07/2015

Bonjour le service!

Les chauffeurs de taxi ne sont pas à la fête ces jours. Mais ce n’est pas une raison pour se défouler sur les clients. Ceux qui empruntent encore sagement nos chères compagnies locales.

L’autre jour, à l’aéroport, Christine rentre de vacances avec son bébé sous le bras, son mari à la main et des tas de valises au milieu.

Les taxis forment une longue colonne qui patiente à l’affût d’une course. Un chauffeur s’approche de la famille. Gentil et serviable, à première vue.

Il fait entrer tout le monde dans son véhicule et s’installe derrière le volant en souriant. Mais quand il entend l’adresse où aller, il craque. Il pique sa crise. La totale.

«Ah non, pas ça! Pas l’avenue Wendt…» Et de se lamenter sur son sort. «Dire que j’aurais pu conduire une cliente en France. Mais l’avenue Wendt, pfff…»

Ben oui, désolé, c’est là où habite la famille. Elle ne va pas demander au chauffeur de faire le tour du canton juste pour lui faire plaisir. Ambiance à bord.

Le taxi se met néanmoins en route et chacun ronge son frein. A noter encore qu’il n’y a pas de siège pour le bébé et que la ceinture arrière ne fonctionne pas.

En résumé, relève Christine, tu te fais insulter parce le trajet est trop court et tu paies quand même 32 balles… On se pince!

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11/07/2015

Le café des signes

C’est le rendez-vous incontournable des nuits genevoises, le cadeau offert à ceux qui aiment partager une toile en plein air et en bonne compagnie.

Ciné Transat s’installe pour l’été à la Perle du lac et le public s’en pourlèche déjà les babines!

Ce dimanche 12 juillet, il va ainsi vivre une expérience singulière à l’occasion de la projection du film «Les enfants du silence». Une soirée organisée avec le concours de la Fédération suisse des sourds et malentendants.

Les personnes souffrant de ce handicap seront pour une fois à la fête! Elles pourront enfin apprécier le film qui évoque leurs difficultés grâce aux sous-titres créés pour l’événement, avec mention de bruitages et de musiques.

Quant à celles qui entendent correctement, elles vont s’initier à la langue des signes: un sourd et un interprète se promèneront entre spectateurs ou pique-niqueurs pour établir un début de dialogue.

Mieux encore: la buvette de Ciné Transat devient, le temps de la soirée, un Café des signes tenu par des bistrotiers sourds.

Comment se faire comprendre, lors de la commande? La carte des boissons représente, en dessins, les signes à accomplir pour obtenir café, vin ou jus de fruits. C’est difficile?

A vous de le dire!

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10/07/2015

Baisser l'abat-jour

Nelly voudrait pouvoir dormir la nuit. Mais sa chambre à coucher baigne, semble-t-il, dans une lumière venue d’ailleurs: Nelly vit tout près d’Uni-Mail dont les escaliers et l’allée centrale illuminent ses insomnies.

A quoi bon éclairer autant quand il n’y a plus un chat dans le bâtiment?

Cette voisine incommodée a tenté de savoir qui pourrait bien tirer la prise, pour retrouver le sommeil et faire des économies d’électricité à la collectivité.

Mais la nonagénaire déclare forfait: «On me balade d’un service à l’autre. Que faire?» Prendre son mal en patience…

Car Uni-Mail n’est pas en vacances: les chercheurs y bossent jusqu’à plus d’heure, ou à la fraîche, les cours d’été recommencent sous peu et un symposium international se tient ces temps-ci, même tard dans la soirée.

D’où l’importance d’éclairer les escaliers et issues de secours pour des raisons de sécurité, bien sûr. Cela se fait d’autant plus volontiers que le système d’éclairage du site vient d’être rénové et qu’il est désormais plus économique.

Et puis, me dit-on, le système se met automatiquement en mode veilleuse la nuit. Une veilleuse juste un peu forte pour les yeux de Nelly.

Baisse un peu l’abat-jour, disait la chanson…

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09/07/2015

Canettes profitables

 

Question recyclage, c’est le roi!

Martin vient de franchir la barre symbolique des 100 000 canettes en alu récupérées. Il en compte exactement 100 685 à son tableau de chasse, ce qui représente 1549 kg livrés à une entreprise de récupération.

Je dis chapeau!

Car cette collecte lui a pris un sacré temps. Il a commencé à traquer la canette sur la voie publique en 2006 déjà, quand il s’est rendu compte qu’elle avait quelque valeur. Une valeur minime, mais tout de même: chaque contenant de bière ou autre rapporte 2 centimes.

Evidemment, faut pas espérer faire ainsi fortune: il a gagné environ 2000 francs en plus de 9 ans de boulot. Mais cet argent de poche est appréciable.

Et puis Martin est un idéaliste qui entend agir, à son niveau, pour protéger l’environnement. Comment s’y prend-il?

Il ramasse ces récipients, les stocke chez lui et les écrase avec un presse canettes prêté par la société de recyclage. Quand il en a un bon poids, il les livre à une entreprise de Satigny qui peut le dédommager sous forme de bons et de billets de la chance. Les canettes, elles, retrouvent une nouvelle vie.

Si des jeunes veulent suivre le bel exemple de Martin, qu’ils consultent le site www.igora.ch.

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08/07/2015

Marche à l'ombre

Marche à l’ombre! L’invite impérative du chanteur Renaud signifiait clairement à l’indésirable de service: fais-toi tout petit, t’as vraiment pas intérêt à te faire remarquer si tu veux éviter les problèmes.

C’est exactement la tactique qui fait fureur ces jours en ville: éviter à tout prix de se faire repérer par le soleil de plomb, raser les murs de près et donc marcher à l’ombre…

A l’heure où le goudron fond, il s’agit se déplacer en fonction des zones d’ombre offertes par le bâti ou le végétal. Et c’est drôle à observer: les passants zigzaguent dans l’espace public et se faufilent dans des lieux où ils n’auraient pas idée d’aller en temps normal.

Le passage entre deux hauts murs, triste à mourir, la rue glauque à souhait mais qui offrent un brin d’air à l’abri des rayons. Passer partout, sauf sur ce trottoir vibrant de chaleur qui colle aux pattes.

Marcher à l’ombre, vivre à l’ombre, travailler à l’ombre. Et malgré tout, il fait plus de trente degrés ce mardi dans les locaux de la Julie…

C’est dire si le neurone est un peu mou à ces températures. Vivement que ça baisse!

Et je crois pourvoir affirmer, sans trop me tromper, que c’est aujourd’hui chose faite. Ouf!

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