25/10/2014

Gagner une heure

Nous allons les yeux fermés vers de grands chambardements.

C’est en pleine nuit qu’il faudra reculer l’aiguille de nos montres, afin de se mettre en phase avec l’hiver.

A trois heures, ce dimanche matin, il sera désormais deux heures. Et non l’inverse. Evidemment, nous aurons tous mieux à faire à ce moment-là que de régler nos tocantes au fuseau horaire.

Mais quelle différence, au réveil!

Sans avoir rien demandé, on aura gagné une heure de sommeil. Ou de toute autre activité, chacun occupant ses nuits comme il l’entend. Reste que ce gain de soixante minutes est appréciable dans ce pays où le temps, c’est de l’argent

Or ce bonus, pour une fois équitablement réparti, ne fait pas que des heureux, à lire les études faites à son sujet. Il déréglerait les rythmes biologiques, perturberait les personnes sensibles, provoquerait des accidents, ferait arriver les gens en retard au boulot ou à l’école. Et n’économiserait pas tant d’énergie que ça.

Peut-être.

Mais il en donne aussi, de l'énergie. Ne serait-ce que par un peu plus de clarté matinale, pour ceux qui se lèvent tôt.

Finalement, je ne trouve qu’un défaut à ce changement d’heure. Son nom! Il nous met déjà en mode hiver, alors que les arbres n’ont pas encore tous jauni!

Et comme si ce basculement programmé dans le froid ne suffisait pas, le Jet d’eau se met aux abonnés absents dès lundi. Mince alors!

Monsieur fait une cure. Il se requinque avant de reprendre du service le 14 novembre. Aux horaires d’automne, mais à l’heure d’hiver...

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24/10/2014

La classe des TPG

Saviez-vous que nos chers Transports publics genevois disposaient d’une première classe?

Non. Mais ce serait la meilleure.

Eh bien on en apprend tous les jours, pas vrai? Josiane m’a parlé de cette étrangeté en me montrant son ticket. Elle n’en revenait toujours pas d’avoir voyagé à ce tarif-là.

L’autre jour, elle se rend à pieds au stand de Veyrier pour attraper un autre bus, le chauffeur de la ligne 41 ayant auparavant filé tout droit devant l’arrêt facultatif où elle l’attendait, à Vessy.

Un peu énervée, elle prend un ticket au distributeur avec la carte des TPG. Elle décroche alors, pour le prix de six francs, une place en première classe «dans un bus où je n’ai même pas eu une place assise en deuxième classe…»

Autant dire que la passagère est furax. Encore une arnaque. Forcément.

Ben non! Communauté tarifaire oblige, la première classe est disponible sur le billet Unireso Tout Genève, mais ne concerne que les trajets faits sur les lignes des Chemins de fer fédéraux.

Une personne qui souhaite ainsi prendre le tram jusqu’à la gare, puis le train pour se rendre à Cointrin ou à Versoix doit avoir le choix de voyager en seconde ou en première dans les wagons des CFF.

Faut croire que notre passagère a appuyé, sans s’en rendre compte, sur cette option à sélectionner sur chaque billet Tout Genève. Car le ticket de première classe n’est pas proposé par défaut. C’est un choix. Voilà!

En attendant, les TPG ont compris l’énervement de leur cliente et ont fait un geste commercial fort apprécié.

La classe, quoi!

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23/10/2014

Police, pile ou face

La peur du gendarme!

Pour la plupart d’entre nous, cette crainte est enfouie quelque part, au plus profond de notre être. Il arrive même que chez certains individus, elle soit si bien cachée qu’elle semble avoir disparu…<

Mais chez le jeune Tim, ce sentiment était on ne peut plus présent: peur des revolvers; peur de l’uniforme; peur des Vieux-Grenadiers et leurs fusils. Peur.

Jusqu’à cet accrochage. Une auto qui se rabat bien trop vite devant la voiture conduite par sa grand-maman, et voilà la maréchaussée qui arrive sur les lieux pour établir le constat d’accident. Tandis qu’un agent remplit la paperasse, son collègue «trop chou» distrait le garçon apeuré.

Le policier s’y prend si bien que le gosse se détend. Guillaume fait visiter la voiture balisée à l’enfant, babille et joue avec lui. Mieux: au moment de partir, il arrache son insigne et le lui offre «en souvenir»! Un trophée que Tim a porté fièrement avant de le cacher dans sa boîte à trésors. Depuis, il n’a plus peur des gendarmes et de leur «récolvert».

Il est d’autres citoyens qui apprécient moins les pratiques des forces de l’ordre. Comme celui qui m’a envoyé le papillon posé par la police genevoise en bas d’un immeuble de la Jonction.

C’est une recherche de témoins suite à la manifestation du 4 octobre dernier. Ou plutôt une recherche de données numériques (photos et vidéos) susceptibles d’être exploitées par l’autorité.

Qu’on le fasse quand il y a mort d’homme, passe encore, dit ce locataire. Mais pour des pierres lancées (geste d’une imbécillité crasse, au demeurant) un tel appel à la délation lui file des boutons.

Le gendarme? Même pas peur!

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22/10/2014

Vacances torpillées

Ce couple de Genevois l’a toujours en travers de la gorge. Ne leur parlez donc plus du Canada dans l’immédiat…

Au départ, Janine et Louis voulaient passer quinze jours au Québec, après une virée aux USA. A l’arrivée, ils ne sont restés qu’un jour à Montréal.

Les ennuis commencent au guichet de location de voitures de l’aéroport. L’employé de Hertz refuse net la carte Visa PrePaid de Monsieur. Elle venait pourtant d’être utilisée aux Etats-Unis sans problème. Là, c’est niet.

Et pourquoi donc? Cette carte n’offre pas assez de garanties et serait en opposition avec les lois canadiennes.

Payer cash? Vous n’y pensez pas! Madame propose alors sa carte Visa. Troisième refus d’affilée. Faut dire qu’elle n’a pas de permis de conduite.

Le couple va faire les dix agences contiguës de location de voiture. Et essuyer partout le même refus. Pas moyen de discuter ou de trouver un arrangement. Personne ne prend en compte le désarroi des deux touristes.

Car sans «char», le circuit prévu et la réservation du bungalow tombent à l’eau. Un retour en Suisse s’impose, avec tout ce que cela implique comme frais supplémentaires. Nos voyageurs en pleurent de déception et de rage.

De retour au bercail, ils souhaitent éviter à d’autres pareille mésaventure. Et déplorent le fait que leur banquier les ait mal renseigné sur l’usage de la Visa PrePaid. Certes, ce n’est pas malin.

Mais s’ils avaient consulté le site de l’agence Hertz de Montréal, avant de partir, ils auraient su que cette carte n’est pas adéquate pour effectuer une réservation.

Au secours, on ne se méfie jamais assez! Vous voici donc prévenus.

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21/10/2014

Millefeuille aux patates

Rassurez-vous, je ne me lance pas dans une nouvelle recette de cuisine. Trop risqué. Et puis top chef et compagnie, c’est pas trop ma tasse de thé.

Mais alors, que vient faire ici ce fameux millefeuille aux patates?

Il marque une sorte d’anniversaire. Un cap à passer: c’est aujourd’hui le millième billet que je signe sous le nom de Julie, et ça tombe pile pendant les vacances de patates. D’où ce gâteau de circonstance qui risque fort de me coller aux dents…

Oui, j’ai déjà pondu mille encres depuis que j’ai repris le flambeau de cette chronique. De bleu de bleu!

N’allez pas croire que je numérote tous mes écrits. C’est la machine qui s’en charge: chaque fois que je transfère mon billet du jour sur le blog de la Tribune, elle fait l’addition toute seule, sans que je ne lui aie rien demandé.

Depuis quelques jours, son compteur s’affole. A dire vrai, c’est plutôt moi qui balise à l’approche de ces quatre chiffres qui me donnent le tournis.

Mille! Le nombre évoque pour moi le temps qui s’écoule, interminablement, les heures qui passent, l’âge qui vient. Vous voyez le genre? Cent, ça va, mais mille, c’est terrible.<

Et puis mille billets! Y a pas à dire, ça commence à faire beaucoup. Est-ce que je pourrai en écrire autant à l’avenir sans me répéter? Sans vous lasser? Arriver à soulever encore de nouveaux lièvres, vous faire parfois sourire?

Je compte sur vous pour me filer un coup de pouce en vue des mille encres à venir. Et plus, si entente…

En attendant, je vais goûter à ce millefeuille aux patates. Avec un peu de crème pâtissière, ça devrait passer…

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16/10/2014

Solidarité alimentaire

C’est aujourd’hui la Journée mondiale de l’alimentation initiée par la FAO, l’organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture.

Cet événement ne fait pas la Une dans les contrées où les habitants ne meurent plus de faim. Et pourtant.

Dans notre canton si prospère, il est encore des gens qui se trouvent en situation de précarité alimentaire et qui ont besoin d’aide.

Un coup de pouce supplémentaire leur sera donné à l’occasion de cette journée internationale. Ceci grâce à une action menée par la centrale alimentaire Partage et deux sociétés présentes à Genève.

Si j’en parle aujourd’hui, c’est pour donner des idées à d’autres boîtes ou institutions qui voudraient faire un geste pour les personnes en difficulté. Et parce que c’est une bonne nouvelle!

En début de semaine, Partage a donc fourni des cabas à l’agence de presse Bloomberg, spécialisée dans les marchés financiers, et à la société suisse MCI, qui fait dans la communication événementielle. Leurs employés ont rempli ces sacs de denrées non périssables, principalement destinées aux petits-déjeuners.

De son côté, l’Association des étudiants en médecine de Genève organise aussi ce jeudi une collecte de denrées pour la centrale alimentaire.

Tous ces cabas seront récupérés ce soir par Partage. Puis les bénévoles de l’association «Café Cornavin» distribueront demain ces vivres à une septantaine de personnes, au parc Galiffe. De la vraie solidarité alimentaire!

Sur ce, je vous retrouve mardi prochain, autour d’un millefeuille…

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15/10/2014

L'arrosage sauvage

affiche.JPGJe m’en veux presque de me répandre sur l’insuffisance de toilettes publiques et gratuites dans la cité.

Mais à l’évidence, je ne suis pas seule à le déplorer: vos courriers vont bientôt me permettre de tenir à jour la cartographie des vespasiennes disparues…

Et de savoir aussi comment elles étaient entretenues: «L’eau coulait légèrement, elles étaient passées une ou deux fois dans l’année à la créosote et arrosées régulièrement par les petites nettoyeuses de la voirie», se rappelle Bernard avec précision.

Comme d’autres lecteurs, il déplore que ces lieux aient été enlevés, parce qu’ils faisaient tache dans le paysage. Aujourd’hui, c’est autre chose qui tache. Et qui pue!

A ce problème de salubrité s’ajoute un petit souci de sécurité publique…

La preuve? Cette menace, affichée sur une devanture des Pâquis, faite en grosses lettres majuscules de toutes les couleurs. Celui ou celle qui l’a écrite voit manifestement rouge:

«Y en a marre. Avertissement. Celui qui pisse contre ce mur ou sur ce trottoir doit savoir qu’il prend le risque de subir quelques désagréments physiques (suit une phrase rendue illisible par la pluie, ou autre liquide…)! Ne me tentez pas!»

Je serais le pisseur, je me méfierais. Mais où se soulager alors, sans entrer pour autant dans un bar et boire à nouveau? Les toilettes publiques les plus proches de cette mise en garde pâquisarde se trouvent sous la gare. Mais pour y avoir droit, il faut débourser un franc cinquante. Bien trop cher!

Ça refroidit les ardeurs et incite à l’arrosage sauvage… Encore raté!

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14/10/2014

La Main Tendue

Il suffit parfois de pas grand-chose pour que la vie bascule du bon ou du mauvais côté.

Un simple appel au 143 peut faire la différence, quand la solitude et les soucis du quotidien deviennent trop lourds à porter seul. La Main Tendue est là pour soulager tous ceux qui en ont besoin.

Au bout du fil, un être bienveillant est à l’écoute de celui qui appelle. Il ne le juge pas, ne lui prodigue pas de conseils ou de recettes pour l’aider à sortir d’un mauvais pas.

Le bénévole lui offre plutôt sa présence et son attention. Il permet le dialogue. Il peut lui arriver de proposer des contacts d’associations pour prendre le relais. Mais surtout, il apporte un peu de chaleur humaine à celui qui semble en manquer.

Toutes ces personnes qui font ainsi du bien au téléphone ont été formées: on ne s’improvise pas «écoutant» à la Main Tendue. On le devient, pour autant que l’on ait quelques dispositions à la base. Mais on ne le reste pas à vie, car l’engagement est prenant.

C’est pourquoi de nouveaux bénévoles sont recrutés actuellement à Genève pour assurer ce service d’urgence qui fonctionne jour et nuit, 365 jours par an, et qui sauve des vies.

Pour en savoir plus sur la question, la Main Tendue organise une soirée d’information publique ce mardi 14 octobre à la Maison des Associations, rue des Savoises 15, de 18 h 30 à 19 h 45, salle Rachel Carson.

Les personnes intéressées qui ne pourraient se déplacer en sauront plus sur le site www.geneve.143.ch, rubrique «Participez!» Qu’on se le dise.

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13/10/2014

Tolérance dite zéro

Les conducteurs de quatre roues mal garées sur la voie publique savent désormais à quoi s’en tenir: s’ils sont pincés, c’est tolérance zéro!

Paraît que les agents du Service du stationnement ont reçu l’ordre de ne plus se laisser attendrir par les beaux discours des contrevenants.

S’ils commencent à verbaliser, ils devront aujourd’hui aller jusqu’au bout de leur peine. Et ne plus flancher en cours de route…

La nouvelle me laisse baba. Faut dire que je ne savais pas ces agents capables de souplesse, de compréhension ou même d’empathie dans l’accomplissement de leur mission.

Jusqu’à présent, je n’ai eu vent que de gens collés à rebours du bon sens et confrontés à des êtres en uniforme qui ne cultivaient pas le dialogue. On me cache décidément des choses…

Tolérance zéro, donc…

En fait, plus égalitaire que ça, on ne fait pas. Les conducteurs pris en flagrant délit de stationnement illicite sont tous mis au même niveau, ce qui corrige une injustice.

Car les chances de se faire sauter une bûche étaient jusque-là trop inégales, selon que l’on est as des excuses bidon, grand timide, râleur patenté, étranger qui ne comprend rien au système, bègue, grand séducteur et j’en passe.Tous égaux devant l’amende. Soit.

Pour les verbalisateurs, c’est tout bénéfice. Ils n’auront plus à gérer de situations conflictuelles et distribueront leurs billets roses sans états d’âme.

Mais après? De quelle tolérance fera preuve le service du stationnement, lorsque les contestations déferleront? Telle est la question…

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11/10/2014

L'arnaque au voyage

Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage…»

La chanson de Brassens résonne peut-être à l’oreille d’Adrienne tandis qu’on lui annonce au téléphone la bonne nouvelle: elle vient de gagner un voyage pour deux personnes avec l’agence Ulysse Tours. Par tirage au sort dans l’annuaire. Tiens donc!

L’heureuse gagnante n’étant pas née de la dernière pluie, elle se méfie. Et bien que son interlocutrice lui donne le numéro de téléphone à appeler pour confirmer son gain, elle demande que la démarche soit faite par écrit.

Mais ce n’est pas possible. Adrienne pique alors la mouche et décide de mener l’enquête. Faut pas prendre les gens pour des pigeons. Même voyageurs.

Elle se rend sur le site de l’Office fédéral de la communication (www.oefcom.ch), entre le numéro surtaxé qui commence par 0901, découvre qu’il correspond à une société basée à Londres, avec case postale à Genève, à qui un opérateur téléphonique basé à Pully a donné ce numéro. Vous suivez?

Contacté par l’enquêtrice tenace, l’opérateur se lave les mains de savoir à quoi est utilisée cette ligne. Et c’est bien dommage. Car le numéro est taxé 2.50 francs la minute. Les gens l’appellent en croyant toucher le gros lot, alors qu’ils n’auront rien et que le compteur tourne. Moche!

Adrienne ne lâche pas le morceau et déniche enfin l’adresse de l’agence de tourisme Ulysse Tours, basée à Djerba. Elle lui demande de confirmer son gain. La réponse ne la surprend pas: «… On n’a jamais organisé un tirage au sort de ce genre. Il y a quelqu’un qui arnaque les gens en piratant notre nom.»

Et ce quelqu’un doit se mordre les doigts d’avoir un jour appelé Adrienne!

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10/10/2014

Profiter des beaux jours

On n’a pas eu d’été. Mais quel automne splendide!

Il fait décidément un temps à rester dehors pour profiter de ces beaux jours inespérés. Pour se faire une réserve de lumière et de douceur, avant la lente et inéluctable dégringolade dans le froid, le gris ou l’humide.

Une cure de beau, en quelque sorte. Elle ne coûte rien, si ce n’est l’heure ou les minutes qu’on peut lui consacrer. Mais pour quel résultat!

J’ai testé pour vous, comme dirait la pub. Hier matin, près du lac. A l’heure où la lune, pleine et imposante, s’efface (elle s’est d’ailleurs éclipsée, pour les habitants des antipodes) et que le soleil se lève dans un ciel totalement dégagé. L’air est alors juste traversé par des vols de cormorans et des traînées blanches laissées par les avions partis au loin.

Sur le lac, dont la température clémente invite encore à la baignade, des avirons filent silencieusement à fleur d’eau, tandis que les amateurs de ski nautique slaloment en ronronnant et soulèvent des gerbes d’eau.

La chaleur venant, j’ai poussé un peu plus loin la promenade et pris le chemin des écoliers. Celui qu’emprunteront dimanche des milliers d’enfants, lors de la Marche de l’Espoir.

En ce jeudi matin, il n’y a pas encore foule, dans ce parc qui resplendit. Des promeneurs peu pressés admirent la vue sur les montagnes ou les arbres alentours. Des gens courent aussi. En tenue de sport. Certains sont à la peine. Les gens se mettent parfois dans de ces états!

C’est pourtant si bon de faire sa cure de beau, tranquille, assise sur un banc au soleil. Et il faut en profiter: pas dit que ce soit encore possible longtemps…

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09/10/2014

Fleurs artificielles

Il faut de tout pour faire un monde. Mais ce serait tellement plus agréable s’il n’y avait que des gens attentionnés, et pas de tristes sires…

Rosalia réagit avec un temps de retard au vol de chrysanthèmes commis sur une tombe de Veyrier. Pour signaler qu’il lui est arrivé pareille mésaventure, mais à l’autre bout du canton: la scène a pour cadre le cimetière de Feuillasse, à Meyrin. Et ce n’est pas un cas unique, selon le jardinier local.

Le mode opératoire n’est cependant pas le même au pied du Salève que sous les avions, où l’auteur du larcin a jeté son dévolu sur de faux végétaux ornant une tombe chère à Rosalia. «Voler des fleurs fraîches, passe encore. Mais des artificielles, je ne vois pas l’intérêt!» Surtout qu’elles ne dataient pas d’hier.

La Meyrinoise a donc avancé la Toussaint de quelques jours et acheté de nouvelles fleurs en plastique, prêtes à affronter les intempéries à venir. Elle a aussi glissé sous le bouquet un petit mot à l’attention du voleur, s’il revient. Le mot ne doit pas être très doux…

Celui de Rosette l’est, assurément! Car la jeune femme désire remercier le bon samaritain qui lui est venu en aide, vendredi après-midi au Rondeau de Carouge, alors que sa maman faisait un malaise. Elle-même ne pouvait pas faire grand-chose pour la soutenir, étant enceinte, à une semaine du terme…

L’homme a pris la situation en main, appelé l’ambulance pour la maman et rassuré la fille. Toute chamboulée, elle a oublié sur le moment de lui demander son nom. Ce monsieur attentionné se reconnaîtra, s’il lit la Julie.

Et tous mes vœux à Rosette pour ce bébé qui ne devrait pas tarder!

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08/10/2014

Urgence vétérinaire

Brenda n’en revient toujours pas, son porte-monnaie non plus.

Un samedi de septembre, comme son chat a soudain une fièvre de cheval, elle cherche vite sur internet un service d’urgences vétérinaires. Elle se rend au premier cabinet de garde se trouvant en haut de la liste, mais hors canton.

Là, son chat a droit à la totale: radiographies, bilan sanguin, injection, perfusion et j’en passe. La consultation coûte à Brenda 1400 francs!

Mais ce n’est pas fini. Son matou doit encore revenir le dimanche. Toujours au tarif d’urgence. Et c’est parti pour 321 francs supplémentaires…

Alors oui, le minou va mieux. Mais pas sa patronne!

Pour éviter aux propriétaires de petits animaux de se retrouver dans pareille situation, quelques précautions s’imposent, pas vrai?

Ils devraient ainsi se renseigner sur le prix d’une consultation en urgence avant de s’y rendre avec leur protégé, car il leur est souvent demandé de régler comptant.

Regarder aussi la liste des prestations qui doit être affichée dans chaque cabinet vétérinaire, afin de se faire une idée de ce qui les attend.

Ne pas oublier aussi qu’ils ont le droit de refuser, ou de remettre à plus tard, certains examens qui ne sont pas vitaux pour l’animal. Mais comment le savoir, quand on n’est justement pas vétérinaire, mais très attaché à son chat?

Enfin, et c’est bon à savoir, il existe dans notre canton un système de garde bien rodé et réglementé par la loi genevoise sur la santé. Il est assuré par la Société Genevoise des Vétérinaires.

Brenda s’en souviendra.

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07/10/2014

Les soins en fauteuil

C’est déjà pas drôle de se trouver cloué dans un fauteuil roulant. Mais quand on vous met en plus les bâtons dans les roues, ça devient franchement mauvais pour le moral...

Un monsieur âgé, atteint de sclérose en plaques, devait subir à mi-septembre un examen à l’hôpital. Avant de s’y rendre, avec le transporteur payé de sa poche, il téléphone au service concerné pour s’assurer que tout est en ordre.

Eh bien non, ça ne va pas aller, s’il est en fauteuil roulant et qu’il ne peut se transférer seul sur la table d’examen. Le patient râle. Il obtient alors l’assurance qu’une solution sera trouvée à ce problème et qu’il peut venir.

Arrivé sur place, il déchante. Rien n’a été arrangé. Le toubib estime que le contrôle, prévu de longue date, ne peut être réalisé, car il n’y a pas de cigogne à disposition (c’est un lève personnes…)

Le médecin veut peut-être économiser son dos et celui du personnel: pas question de soulever eux-mêmes le patient. Il lui demande donc de revenir en ambulance, «comme ça vous serez déjà sur un lit et prêt pour l’examen»…

On se pince! Sait-il, ce monsieur, ce que coûte un trajet en ambulance? Qui ne sera pas pris en charge par l’assurance? Comme le patient n’a pas 1500 francs à claquer pour ce caprice médical, il insiste pour faire l’examen le jour où la salle sera mieux équipée.

Le médecin fixe donc un autre rendez-vous. Le jour J, il n’y a toujours pas de cigogne à l’horizon. Mais un infirmier, costaud et plein de bon sens, qui a soulevé dans ses bras ce monsieur d’à peine 50 kilos pour lui permettre de se faire examiner, malgré tout.

Il était temps!

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06/10/2014

Evacuer le trop-plein

La cause est peu glamour. Mais s’il faut me transformer en dame pipi pour les besoins de la cause, je veux bien.

L’histoire du jeune homme qui a reçu une amende de 250 francs pour avoir uriné dans la rue m’a valu une avalanche de réactions! Elles prouvent qu’il y a, dans cette ville, un sérieux problème avec la libération des vessies. Sur la voie publique, donc…

Tout est fait actuellement pour que les gens puissent boire jusqu’à plus soif et plus d’heure où bon leur semble. Or, les lieux d’évacuation de ce trop-plein ne suivent pas. C’est vite vu, il n’y a pas assez de vespasiennes et de WC publics à disposition de tous, buveurs de la nuit comme passants du jour.

Alors oui, les autorités ont le droit d’amender ceux qui pissent contre les murs. Même si c’est cher payé. Mais elles ont aussi le devoir de répondre à ce problème de salubrité en posant un peu partout des installations pour que la population puisse se soulager.

Pas besoin de toilettes chères et monumentales, comme Genève en a le secret. Des trucs simples, propres et gratuits suffiraient.

Ça éviterait que certains murs ou escaliers de la cité ne deviennent des pissoirs publics et malodorants qui incommodent le voisinage.

Et Pierre ne reverrait plus la triste scène de l’autre jour: une dame âgée qui s’accroupit tant bien que mal contre une paroi, un matin de pluie, pour se soulager. Parce qu’elle n’a pas d’argent, ou pas le courage d’entrer dans un café. «J’ai pitié d’être Genevois et de voir une vieille obligée d’uriner furtivement dans la rue. Alors, à quand un crédit pour (ré)ouvrir les WC publics, pour nous, pour les touristes?»

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03/10/2014

Sapinou, fin et suite

DSC03854.JPG

Il était une fois un petit sapin qui vivait seul près de la sortie de l’autoroute de Perly.

En fait, c’était un if, mais tel n’est pas vraiment le sujet. Il était si mignon qu’un elfe l’a pris sous sa protection. Il lui a donné le nom de Sapinou et une mission: devenir le messager de Noël.

C’est ainsi que depuis près de vingt ans, ce conifère est orné de boules et de guirlandes, dès le début de l’Avent, pour le plus grand bonheur et étonnement des passants.

Au fil du temps, les habitants de Perly se sont pris d’affection pour l’arbre qui annonce Noël de si charmante manière. Nul ne sait qui tient la baguette magique qui lui donne cet air de fête, mais tout le monde attend qu’il se manifeste.

Eh bien tout ça, c’est fini! Sapinou a été tronçonné, débité, nettoyé. Loin. L’elfe s’en est rendu compte à la fin de l’été, en le cherchant des yeux. Mais la coupe a eu lieu en début d’année déjà.

La faute à qui? Au principe de précaution! Sapinou a poussé sur un terrain confédéral, et ça lui a été fatal. Car le règlement y est strict: un arbre de cette taille ne peut pas se trouver à moins de sept mètres d’un grand axe routier. Les buissons, passe encore. Mais plus lui. Triste, n’est-ce pas?

Oui et non. Car le Monsieur des espaces verts et des routes nationales, celui qui veille à l’application des lois, a du cœur aussi.

Il cherche à replanter un arbre pour remplacer feu Sapinou. Dans un coin pas trop loin où il ne gênerait pas, où il pourrait prospérer en paix et, qui sait, être décoré par des mains anonymes…

La plantation pourrait se faire à la fin du mois, si tout va bien. Chouette, ce serait Noël avant l’heure!

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Le totem qui compte

Ouf, je respire! Le totem fonctionne à nouveau. Le totem? Oui, ce grand machin électronique qui trône près du pont des Acacias.

Pendant trois semaines, ce condensé de technologie, dont je ne veux même pas savoir le prix, ne marchait pas. Disons plutôt qu’il n’affichait plus rien et cette absence de réaction commençait à agacer les cyclistes.

Pourquoi eux?

Eh bien parce que cette machine est justement conçue pour compter combien ils sont à se déplacer à la force du mollet sur la piste cyclable du quai Ernest-Ansermet. Dans un sens ou dans l’autre. Elle prouve qu’ils existent. Du moins dans les statistiques.

A chaque passage de vélo, le chiffre grandit sur le cadran et indique, en temps réel, combien de gens utilisent ce moyen de transport. Et c’est encourageant, pour un pédaleur, de ne pas se sentir seul dans l’effort, au milieu de la cohorte motorisée.

Le totem semblait donc «out». Erreur! A la Direction générale des transports, on m’assure que malgré son affichage défaillant, il faisait son boulot.

La preuve? Depuis son installation, le 8 juillet dernier, 95 000 cyclistes ont été enregistrés sur cet axe. Soit une moyenne de plus de 1 100 par jour. Ou 50 par heure, si vous préférez.

Un tel chiffre laisse songeur, si l’on n’a rien pour faire la comparaison. Est-ce peu ou beaucoup, pareil trafic? A vue de nez, je dirais «peut faire mieux», sachant que l’été a été si peu propice aux sorties avec la petite reine.

Le totem le dira à l’avenir, lui qui affiche à nouveau le comptage de tous les vélos avec, en prime, la température du jour...

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02/10/2014

Blocage et chômage

C’est en voulant renouveler son abonnement annuel de bus qu’elle a cette mauvaise surprise.

Le payement en ligne ne se fait pas. Etrange. Isabelle pense tout d’abord à un caprice cybernétique. Puis elle se résout à téléphoner à Paypal pour voir où ça coince. Là, on lui annonce que sa MasterCard est bloquée. Mais par qui? Par sa banque.

Ça, c’est la meilleure! La Genevoise contacte illico la Cornèr Banca, où elle est cliente depuis plusieurs dizaines d’années. Au bout du fil, une aimable collaboratrice la renseigne. La société a pris de nouvelles dispositions envers les personnes au chômage. Ce qui est son cas. Sa carte est désormais bloquée jusqu’à ce que sa situation change…

Cette annonce met Isabelle hors d’elle. Ainsi donc, la banque ne prend même plus la peine d’avertir ses fidèles clients quand un tel changement intervient. Pas une lettre pour la prévenir, pas un courriel, rien. C’est la politique du fait accompli. Et elle est blessante.

Alors oui, elle est au chômage. Et alors? Est-elle pour autant insolvable? N’a-t-elle pas toujours honoré ses paiements? De quel droit la banque s’immisce ainsi dans sa vie privée?

A ces questions, envoyées sous pli avec la carte coupée net en quatre, l’établissement répond sobrement.

Il justifie sa position par son souci d’empêcher le surendettement d’un titulaire d’une carte de crédit, lorsque sa situation économique s’est dégradée.

Et puis la banque a le droit de bloquer à tout moment une telle carte sans devoir motiver sa décision.

Le droit, certes. Mais il y a la manière!

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01/10/2014

Et la lumière fut

Post Tenebras Lux: la devise genevoise devient réalité ces jours. Enfin presque.

Depuis hier, le cordon lumineux qui épouse si joliment les courbes de la rade revient à la vie et commence à briller de mille feux. Il était temps!

Car cette parure avait triste mine à la nuit tombée, avec ses innombrables ampoules défaillantes et dispersées. Plus de la moitié, sur certains tronçons de lumière. Elle me désolait autant que la vue d’un joli sourire dévoilant une dentition pleine de trous…

Ça me démangeait depuis un bon moment d’écrire un billet là-dessus. Et puis mardi matin, oh miracle, j’ai vu des employés des SIG à l’œuvre. Un homme surtout, juché sur une grande échelle, et qui change une à une les petites boules de lumière, les mains gantées et les yeux protégés par des lunettes de soleil.

Lui et ses collègues ont de quoi s’occuper pour les deux semaines à venir! D’après mes informations, il y a très exactement 4112 ampoules à dévisser, à déposer, puis à remplacer!

Pourquoi avoir tant attendu pour finalement tout changer d’un coup? Faut savoir que le cordon lumineux a été totalement brisé par la grêle l’an dernier. Les ampoules led à lumière chaude qui le composaient depuis 2011 étant des prototypes, il n’y en avait plus assez pour les remplacer.

L’éclairage a été provisoirement assuré par des ampoules à incandescence, avec les résultats que l’on sait. Pendant ce temps, la Ville de Genève a procédé à un appel d’offres pour trouver un fournisseur de ce type d’éclairage. Ça a pris un certain temps. Puis la lumière fut…

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30/09/2014

Des couacs

Vous vous acharnez sur les TPG, me gronde une lectrice, en regrettant que je ne parle jamais des trams à l’heure ou des conducteurs adorables.

D’abord, c’est pas tout à fait exact. Ensuite, qui aime bien châtie bien…

Mais avouez tout de même, chère Astrid, qu’il y a de quoi rager quand un usager est amendé parce qu’il veut acheter un titre de transport, mais n’y parvient pas.

Après les distributeurs chroniquement en panne, voici quelques couacs liés aux billets achetés par SMS.

Oui, je sais! Il faut composer le 788 sur son clavier pour commander son ticket avant de grimper dans le bus. Pas après. Et attendre la confirmation. Mais franchement. Si votre correspondance est déjà là, vous ne patientez pas. Vous montez. Et vous faites le 778.

Mieux vaut y arriver du premier coup! Après deux essais infructueux, Marina voit soudain débarquer des contrôleurs. Elle explique qu’elle ne parvient pas à ses fins et souhaite qu’on lui explique pourquoi ça coince, afin qu’elle puisse être en règle. Peine perdue. Pas de ticket? Vlan: une amende de 80 francs (120 francs par la poste…) Plus un carton jaune. Marina n’a pas trouvé chouette…

Autre cas: deux dames montent en même temps dans le bus F où se trouve un distributeur, comme c’est le cas pour certaines lignes de campagne. L’une achète là son ticket, l’autre le commande par SMS. Un arrêt après, coucou, qui voilà? Les contrôleurs.

La passagère qui a pris son billet par SMS a été amendée, l’autre était en règle. Deux poids, deux mesures?Mais le bus était à l’heure, chère Astrid!

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