15/11/2010

Jules a échappé de justesse au banquet de la Saint-Martin

Un week-end comme ça, je recommence tout de suite. Pas vous? Pas de pluie, pas de brouillard. Mais du soleil, de la douceur dans l’air et des gens qui courent un peu partout à Genève. Ils le font à la mode de chez nous, quand vient le temps de roder le mollet et le souffle pour la Course de l’Escalade. C’est beau, les sportifs

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02/11/2010

Le vol des étourneaux

 

C'est un nuisible, semble-t-il. Un faux gentil qui rafle tout sur son passage. Je ne parle pas de mon assureur maladie, encore que... Non. Le fâcheux de saison, c'est l'étourneau. Un oiseau plutôt rondelet, solide, au plumage sombre moucheté de blanc.

L'individu en tant que tel présente peu d'intérêt. D'ailleurs, c'est pas son truc, la solitude. L'étourneau sansonnet s'épanouit de préférence au pluriel, en bande grouillante et trépidante.

Ces envahisseurs ne sont pas toujours aimés. Dans certaines campagnes, on les tire. Il pleut alors des volatiles, en même temps que ces fientes violacées tombées du ciel à l'époque des vendanges. Faut dire que ça bâfre, ces petites bêtes. Puis ça évacue grave.

Il n'y a sans doute que les citadins pour apprécier sans condition le vol des étourneaux. Et quel vol, mazette! Ces splendides ballets tout en vitesse et en précision se déroulent souvent sur fond de ciel rosissant. Ou gris compact, c'est selon. Les nuées sombres s'étirent, se ramassent et forment soudain d'étranges hiéroglyphes qui disparaissent en un clin d'œil. De la poésie à l'état pur.

Et là, je ne comprends pas les passants qui ne lèvent pas le nez au ciel pour profiter de ces moments magiques. Ce spectacle éblouissant s'offre pourtant à eux. Pas besoin de réserver de place, de débourser des fortunes, rien! Il suffit de se laisser distraire par ce bruissement d'ailes et admirer la danse aérienne. Un plaisir simple, à portée de tous. Nuisible? Pas vraiment!

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27/10/2010

Chien sous contrôle

José est en rogne. On cherche des poux à sa chienne. A lui aussi, du coup. Car une amende salée vient de lui tomber sur la tête: 600 francs. Caramba!

Ce maître responsable ne fait pourtant pas pisser sa protégée dans les jeux pour enfants. Il ne la laisse pas non plus souiller les roues de vélo ou les trottoirs de la cité. Il prend le temps de l'emmener faire un tour dans la nature.

Il y a six mois de ça, homme et animal se baladent au Bois des Frères, dans la zone autorisée «Chien en liberté». Mais voilà, le toutou est un molosse. Un rottweiler de 7 ans qui compte deux ans de dressage et deux autres de concours canins. C'est donc un chien sous contrôle. Mais sans laisse ni muselière.

Arrivent des gendarmes. Très pros, ils contrôlent l'immatriculation de l'animal, pensant que c'était un chiot, vu sa petite taille. Après une grattouille amicale au rottweiler, ils demandent au maître de remettre ses entraves à sa petite louloute. Et passent leur chemin. José pensait que cela allait s'arrêter là...

La contravention l'a pris de court. Il ne l'a pas contestée, étant en tort. Mais 600 francs, pour lui, c'est de l'abus! Une dépense de plus, pour décourager les propriétaires de chiens d'en avoir.

José va même jusqu'à poser cette question à vous autres lecteurs. Les molosses étant considérés à Genève comme des armes, vaut-il mieux promener son flingue et faire quelques cartons ou décompresser en promenant son fidèle compagnon à quatre pattes? Il est en rogne, José.

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18/10/2010

Silence, on compte

Mieux vaut être prévenu: ce dimanche, jour du Seigneur, pas de sports nautiques sur le Rhône. Ni de navigation de plaisance. Ce n'est pas moi qui fabule: l'information est parue dans la Feuille d'Avis Officielle. C'est dire si c'est du sérieux!

L'arrêté interpelle. Tout d'abord, on se demande bien quelles pratiques sportives se font encore à l'automne dans le fleuve. La nage? Mais non! L'aviron? Peut-être. Parce que le ski nautique, je n'en ai pour ainsi dire jamais vu sur ce plan d'eau.

La navigation de plaisance?  Je croyais que les croisières qui font la navette entre la ville et le barrage de Verbois s'arrêtaient en octobre, pour ne reprendre qu'en avril. Naviguent parfois encore sur ces larges courbes quelques barques à rames, des radeaux de fortune, des canoës. Qu'importe. Tout devra rester à quai dimanche, de 8h à 13h. Silence: on recense les oiseaux d'eau!

Là, j'aimerais être une mouche pour assister à la scène. Comment vont-ils faire, tous ces spécialistes de la faune, pour compter ces volatiles qui bougent tout le temps? Car ils volent, plongent sous l'eau pour réapparaîtres des mètres plus loin ou barbotent dans tous les sens. Impossible de les compter...

On les bague, alors? On les photographie et on compare? Ou on mesure la quantité de déjections et on fait ne moyenne? Je donne ma langue au chat.

Reste que l'opération doit prendre un sacré temps. Car ce n'est pas seulement ce dimanche que l'on demande aux humains bruyants ou agités de se retirer du Rhône. Ce sera un dimanche par mois, et ceci jusqu'en mars. L'excuse toute trouvée pour faire la grasse matinée.

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06/10/2010

Un lapin vaut mieux que deux

Je vous pose un lapin, ou deux? Rassurez-vous, je ne pars pas tout de suite. Pas avant de vous avoir raconté l'envolée d'Ingrid, grande amie des bêtes et de ce doux rongeur en particulier.

Cette femme s'élève avec une farouche détermination contre l'obligation faite aux propriétaires d'animaux de compagnie de détenir une paire de la même espèce. Un couple. Pour que la femelle ou le mâle ne s'ennuie pas.

«Moi, je vis seule. J'espère bien qu'on ne va pas voter une loi pour m'imposer un mec dans mon appartement! Histoire de tromper ma solitude. Quelle bêtise!»

Car depuis le temps qu'elle fréquente les lapins, Ingrid voit bien que l'article 13 de la loi de 2008 ne joue pas pour eux. «Si vous les mettez ensemble, ils se râpent sur le poil et s'arrachent des bouts d'oreille. Si c'est un couple et que naissent des petits, le mâle les bouffe. Ce sont tout de même des carnassiers!»

Alors tant pis pour Berne, et pour le vétérinaire cantonal chargé de surveiller l'application de la loi. Elle n'aura jamais qu'un seul lapin à la fois. Car avec son Ptiloup , 1,5 kilo de douceur, c'est une histoire d'amour. Depuis plus de trois ans. Il dort sous son lit, déboule à la cuisine quand elle prépare à manger, lui rapporte des petits bouts de papier pour faire causette, à sa manière.

Daphné me rappelait de penser à tous les animaux le lundi 4 octobre, à l'occasion de la Journée mondiale qui leur est consacrée. Mais avec des femmes comme Ingrid ou Daphné, c'est pour eux tous les jours Noël.

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25/09/2010

Portes ouvertes sous la pluie

Il pleut, il mouille, c'est la fête à la grenouille. Et la grenouille, c'est pas spécialement mon amie. Mais plutôt celle de Pierre Challandes. Normal me direz-vous. Cet homme-là aime tous les animaux, qu'ils soient à poil, à plumes ou en laine. Il adore même une mouche, Véronique, de son petit nom. C'est dire!

Il pleut, mais qu'importe. Ce sera portes ouvertes ce samedi et dimanche au Parc d'accueil Pierre Challandes. Ouvertes au public, s'entend. On ne va tout de même pas suivre les conseils de Pierre Perret. Vous imaginez, 350 oiseaux prenant leur envol sous des trombes d'eau? Ils risqueraient la noyade...

Ce week-end, les amis des bêtes feront donc coucou aux pensionnaires logés au 33, route de Valavran. Gâtés, ils sont! Soignés aux petits oignons, même. Certains s'y sentent si bien qu'ils font des petits. On pourra ainsi admirer les bébés maras, ouistitis et chat du Bengale. Aller saluer Marie-Rose et Suzie, les cousines de Jules, qui prospèrent en ces lieux depuis une dizaine d'années. Et puis regarder vivre les 90 autres mammifères accueillis dans ce havre de Bellevue.

Près de 3000 personnes sont venues l'an dernier marquer leur attachement à ce lieu. En prenant aussi une raclette, en buvant un coup, ou en chinant. Il ne faudrait pas que la flotte tempère ces ardeurs. Car l'Association du Parc d'accueil, qui tourne grâce au bénévolat, a besoin d'argent pour faire son travail. Pour soigner. Et puis essayer de remettre en liberté des animaux blessés ou abandonnés qui ne cherchent pas forcément la compagnie des hommes.

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10/09/2010

Les éléphants privés d'apéro

Vous l'espériez encore? Eh bien, c'est raté. La traditionnelle parade des éléphants dans les rues de Genève n'aura pas lieu cette année. La faute à Sabu !

Ce nom vous dit quelque chose? Cette demoiselle éléphant a fait les très gros titres des journaux au début de juin. Faut dire que c'est énorme, un pachyderme qui se fait la belle dans les rues de Zurich! Voulait-elle épater ses trois copines de tournée ou monter aux Knie qu'elle faisait ce qu'elle voulait? On n'en sait trop rien.

Toujours est-il que des passants médusés l'ont vue quitter le cirque, qui pliait alors bagage. Cap sur le lac, plouf dans l'eau. Puis elle a gagné la ville, avec les gens du cirque et la police aux fesses. Mais on n'arrête pas un éléphant en pleine virée.

Sabu a suivi sans aucune hésitation l'itinéraire de «l'apéro des éléphants» de Zurich: Bahnhofstrasse, Paradeplatz, elle a tout fait tout juste. Elle s'est même assise à la Lowenplatz, en attendant qu'on la serve. Y a rien à manger? Elle est sagement rentrée à l'écurie, sans faire de casse.

Mais la belle a pris goût à l'aventure. Deux jours plus tard, à Wettingen, elle remettait ça. Ni une ni deux, les deux Franco Knie l'ont renvoyée à Rapperswil. Elle y restera le temps de rentrer dans le rang, sous l'autorité naturelle de la vieille Patma .

Le cirque a décidé de laisser les trois copines trouver un nouvel équilibre entre elles. Dehli , Ceylon et Ma Palaj sont donc privées d'apéro en ville jusqu'à la fin de la tournée. Mais elles ne voient pas rouge pour autant: elles adorent déjà le gorrh de Plainpalais.

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21/08/2010

Chat perdu au collier rose fluo

Estelle a eu 20 ans au début du mois d'août. Vingt ans, le bel âge! Pourtant, depuis cet anniversaire, la demoiselle déprime. Peut-on faire quelque chose pour elle? Il semblerait que oui. Alors on ne va pas se gêner plus longtemps.

Estelle adore les chats. Rien de très original à cela: nous sommes des milliers dans la République à devenir à moitié gâteux devant eux. Sauf que cette jeune fille ne peut juste pas s'en passer. Elle a grandi avec un mistigri qui ne l'a jamais quittée. Jusqu'à ce mois de février, où il a rejoint le paradis des chats. Inconsolable Estelle!

Ses parents s'en sont émus. Pour les 20 ans de leur fille, ils ont cherché à la SPA un autre compagnon à quatre pattes. Un joli petit minet d'une année, craintif mais très doux. Estelle a filé deux jours de bonheur avec «Graffiti». Mais une porte mal fermée a tout gâché: le chat s'est évaporé dans la nature.

Depuis deux semaines, Estelle remue ciel et terre pour le retrouver. Avec une belle ténacité. Chaque mètre carré au-dessous de la place du Premier-Août au Grand-Lancy a été fouillé. Les bois et les bords de l'Aire passés à la loupe. Des avis de recherche posés dans les commerces. Désespérée, elle a appelé la radio et m'a lancé plusieurs appels à l'aide: «Je mitraille d'affiches les quartiers alentour, dans un rayon toujours plus large. Mais il y a tellement de boîtes aux lettres, tellement d'immeubles...»

Stop. On va faire simple. Si, et seulement si vous savez où se cache «Graffiti», au pelage gris, aux yeux verts et au collier rose fluo, faites le 079 621 23 05.

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19/08/2010

Chien fugueur à Chantepoulet

Chantepoulet. Tel est le nom bucolique de la rue qui conduit au Mont-Blanc. De la campagne à la montagne, pourrait-on croire. C'était sans doute vrai il y a quelques siècles. Car aux heures de pointe de ce millénaire, on n'y chante plus guère.

Quoique. Au bas de Chantepoulet, là où la rue se fond en carrefour, quelques signes évoquent la place du village: l'église anglaise, le vieux platane, des passants partout et l'Hôtel des Postes. Un bâtiment à fière allure qui abrite, en plus du géant jaune, des policiers et des juges. Du condensé!

C'est vers ce haut lieu que se dirige Claudia vendredi dernier, son courrier sous le bras. Déboule soudain de la rue du Mont-Blanc une drôle de touffe de poils. Un chiot! Huit mois à vue de nez, genre cocker, un peu foufou ou totalement largué. Car il faut l'être pour slalomer comme lui à toute berzingue entre les voitures en marche. Personne pour l'intercepter. Sauf Claudia.

L'amie des bêtes pique un sprint pour sauver le jeune inconscient. Mais ça va vite, un chiot apeuré. De course lasse, elle «pousse une gueulée» pour alerter les piétons. Et qui répond à cet appel, rue Chantepoulet? Ouiiiiiiii, vous avez deviné!

Ces adorables poulets passent illico à l'action. L'un descend de voiture et se met à courir après le fuyard, l'autre bloque le trafic. Et alors? Mystère! La situation semblant sous contrôle, Claudia a filé à la poste. Elle voudrait pourtant bien savoir ce qui est advenu du toutou. Et qui d'autre que vous pourrait lui donner le fin mot de l'histoire?

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