17/08/2010

La cloche n'a pas encore sonné

Ça sent la rentrée à plein nez, mais tout de même. Faut pas charrier. Nos loupiots ont encore deux semaines de libre devant eux avant de reprendre le chemin des écoliers. D'ici là, qu'on leur fiche un peu la paix. Ils comprendront bien assez vite, à la première cloche, que les vacances sont terminées.

Une grande surface de la Rive droite, toujours en avance sur son temps, nous avait déjà habitués à vendre la rentrée avant la sortie. Celle des classes. Les cahiers n'étaient pas brûlés que déjà tout était prêt pour remplir le cartable flambant neuf. On connaît donc la musique.

Or l'autre jour, en faisant les courses pour le repas du soir dans un «grand magasin à succursales multiples», comme l'on disait pudiquement dans ce journal, une voix enfantine m'a scotché sur place. Diffusée par haut-parleur, la voix du petit Marc récitait avec application: «Oh! Comme je me réjouis de retourner à l'école, avec ma nouvelle gomme et ma jolie règle!» en faisant semblant d'y croire. Ça m'a coupé la chique. Puis au micro, le garçon a chuchoté à son camarade de jeu: «Attention, voilà la maîtresse!»

 J'ai soudain filé droit. Un vieux réflexe, sans doute. Et c'est en choisissant un paquet de spaghettis que le pire est arrivé. «Aujourd'hui, calcul», dit la dame. «Ouvrez les cahiers!» Au secours, je rentre chez moi. Sans les spags. Je ne suis d'ailleurs pas la seule à fuir ce cours. Cheveux bouclés, mine boudeuse, un minot dit tout haut à la caisse: «Non, j'veux pas faire du calcul...» Bonnes vacances, petit.

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