24/08/2010

Une moto, ça peut rapporter gros

L'amende lui est juste restée en travers de la gorge. C'est grave, docteur? Ça dépend pour qui! Car la contredanse de 220 francs collée à l'ami motard la semaine passée a tout d'une épidémie. Elle s'attrape pour l'heure aux Pâquis, sur l'esplanade de l'entrée des Bains.

Des années durant, les motos se sont stationnées sur les places prévues à cet effet. Même qu'elles étaient largement insuffisantes, vu la fréquentation du lieu. Les motos débordaient alors l'espace imparti. Ce qui faisait cheni. Depuis l'été dernier, ces cases ont été effacées et le parking déplacé sur le quai, côté bâti. Une dizaine de places en tout et pour tout. Du propre en ordre. En théorie.

Car dans la pratique, ça ne joue pas. Les deux-roues continuent à se ranger près des platanes. Question d'habitude, mais aussi de manque d'information: le nouveau parking ne crève pas les yeux, et il n'est pas commode pour deux ronds si l'on vient de la ville.

La pluie de contredanses qui vient de tomber sur les motards ne fait pas que des malheureux. A 220 francs par engin, le mètre carré devient drôlement rentable pour la Ville de Genève.

Sur le billet rose saumâtre, l'amende se décortique ainsi: 100 francs pour stationnement non autorisé dépassant les 60 minutes (Y a quelqu'un qui tient le chrono derrière chaque bécane?). Les 120 francs de bonus, c'est pour avoir roulé sur le trottoir jusqu'au lieu du délit. Ça, c'est vache. Une moto, ce n'est pas un hélico. Et si on la pousse, on a droit à une ristourne?

10:45 Publié dans Genève | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook |  Imprimer | | |

Commentaires

Faut bûcher tous les deux-roues qui emmerdent les piétons et flinguer tous les écolos qui nous font chier sur la route.

Écrit par : probagnole | 24/08/2010

Les deux-roues provoquent peux de nuisance à l'arrêt, c'est plutôt le niveau sonore de leur échappement qui peut déranger des dizaines de milliers de personnes dormants paisiblement qui me pose problème.

Evidemment, cela ne concerne que quelques moutons noirs, mais par le plus grands des hasards ce sont à peut prêt les mêmes qui sont complètement excités de la poignée.

Écrit par : Djinius | 24/08/2010

Il est intéressant de constater que les autorités verbalisent les motos et scooters de cette façon alors que le droit fédéral sur la circulation routière, par son article OSR 18, précise que le conducteur d'un 2 roues ne peut être verbalisé si le véhicule est poussé. L'agent ne l'ayant pas vu rouler, seule l'infraction relative au stationnement, devrait être retenue... Je pense que cette erreur de procédure pourrait tomber si les citoyens "rackettés" à tort faisaient opposition auprès du tribunal de police.

Écrit par : Olivier REYMOND | 24/08/2010

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