31/08/2010

Couac sur la ligne de la rentrée

Ce coup-ci, on y est! La grosse machine de la rentrée scolaire s'est mise en marche lundi, aux petites heures du jour. Avec quelques ratés, c'est bien normal: on ne fait pas rentrer 71 140 élèves dans le système sans couacs.

Premier de la série, (mais on ne va pas feuilletonner jusqu'aux patates, rassurez-vous), la disparition surprise du bus spécial 45. Cette ligne, chère aux parents troinésiens, permettait à leurs ados d'arriver sans soucis au Cycle de Pinchat.

Or jeudi dernier, ils apprennent que ce service est supprimé. La tuile! Car les horaires de la ligne 45 ne correspondent pas à ceux de l'école. Et qu'il est trop tard pour inscrire leur enfant au nouveau Cycle de Drize, bien desservi. Du coup, ces ados devront partir beaucoup plus tôt le matin et faire un long trajet à pied.

Aux TPG, on comprend la colère des vingt familles placées devant le fait accompli. Mais ce n'est pas leur faute. Au printemps déjà, ils ont proposé un aménagement de la ligne pour arranger au mieux les bidons. Le DIP n'aurait pas retenu la proposition. De son côté, l'école ne se sent pas en faute, puisqu'elle n'a reçu des TPG qu'un papillon avec les nouveaux horaires, en réponse à sa préoccupation. Et alors, et alors?

Le fin mot de l'histoire sera connu jeudi soir. La direction du Cycle de Pinchat présentera aux familles une solution. Qui sera appliquée dès lundi. «Mais c'est quoi le problème avec ce bus?» disent déjà dans les couloirs certains élèves troinésiens. «Nous, on vient à vélo!»

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30/08/2010

La caravane passe, le café reste

Jour de fête au marché aux puces. En ce dernier samedi d'avant la rentrée, la plaine retient son souffle. Un drapeau rouge à croix blanche masque une grosse surprise, tandis que deux cors des Alpes complètent le décor. Qu'est-ce qu'on attend? La reine de Suisse? Que nenni! Marie-Thérèse Porchet trône à cette heure-ci chez Knie.

Le drapeau tombe enfin, sous les vivats des amis et clients de Daniel. La voici, la voilà, la nouvelle «pasteleria» sur roulettes. La jeunette, aux angles biseautés, prend la place de la vieille, tout en rondeurs. Après dix-sept ans de bons et loyaux services, l'ancienne roulotte du Café caravane prend sa retraite. Un gros coup de fatigue.

«Elle était déjà vieille quand je l'ai achetée», confie Daniel, qui l'a bichonnée avec amour dès les premiers jours. Il lui a donné ce décor de théâtre forain et cette qualité d'accueil qui font sa réputation loin à la ronde. Et on ne parle ni des tartes maison ni du café ou du thé à la menthe. Tous les gourmands connaissent par cœur cette bonne adresse.

Celle-ci a pourtant bien failli disparaître. Une certaine grande banque du canton, toujours prête à dépanner ses concitoyens, n'a pas voulu aider le restaurateur à financer l'achat de sa nouvelle roulotte. Pas assez rentable. L'entreprise fait tout de même vivre une dizaine de personnes à temps partiel. Une autre caisse, nationale elle, a tout de suite dit oui. Pour que vive encore un petit commerce genevois. Merci pour lui! C'était donc jour de fête, samedi, à Plainpalais.

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28/08/2010

Dernier bol d'air avant la rentrée

Driing! Fini la rigolade. Lundi, c'est la rentrée. En tout cas pour ceux qui vont à l'école. Et ça fait un sacré paquet de gens, si l'on y songe: 71 140 élèves, tous degrés confondus, et au moins 5000 profs. Les chiffres doivent être justes, ils viennent du DIP. Et là, on sait compter, normalement.

Pour compléter le tableau, il faudrait encore ajouter quelques dizaines de milliers de personnes. Celles qui gravitent de près ou de loin autour de l'école, ce haut lieu de transmission des savoirs: les chauffeurs de bus, les bibliothécaires, les patrouilleuses scolaires, les secrétaires. Les boulangers des p'tits pains de dix heures. Et puis les parents. Faudrait pas les oublier, les parents!

D'innombrables foyers genevois vont donc vivre la rentrée de plein fouet. Alors, ayons une pensée émue pour les enfants qui ne vont pas bien dormir, dans la nuit de dimanche à lundi. Surtout les plus jeunes. On aura beau essayer les envoyer plus tôt au lit, ce sera peine perdue. Car ils vont baliser ferme. Sur la nouvelle maîtresse, l'état du cartable, les notes. Au secours!

Une pensée aussi pour les enseignants qui feront leur traditionnel cauchemar de la rentrée. Celui où ils se font chahuter, où ils ratent lamentablement le premier contact avec la classe, et donc l'année entière.

Elèves et profs, profitez bien de ces deux derniers jours de paix. Prenez un bon bol d'air. Et puis courage: il ne vous reste que huit semaines de cours avant les prochaines vacances!

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27/08/2010

Le cadeau n'était pas empoisonné

Avez-vous déjà tenté d'offrir quelque chose à des inconnus dans la rue? Si l'on ne craint pas le ridicule, l'expérience vaut la peine d'être vécue. Il suffit déjà de sourire aux passants pour les désarmer. Alors quand un cadeau leur tombe du ciel, ils se méfient.

Alice a testé la chose samedi dernier. Dans son sac à main, quatre billets de ciné pour enfants et étudiants, valables jusqu'au soir même dans un multiplexe de la ville. Impossible de les faire prolonger, et ses ados se dorent encore la pilule sous d'autres cieux. Autant que ces places profitent à d'autres, pense-t-elle. Il doit bien y avoir des jeunes prêts à se faire une bobine à l'œil.

Elle se dirige vers la zone piétonne du Mont-Blanc et prend son courage à deux mains pour aborder un groupe de garçons. La scène qui tue: «Vous êtes libres ce soir? J'ai des entrées de ciné à donner.» «Euh non, on est déjà pris», sourires gênés, regards en coin. Elle est folle la vieille, ou bien?

Un peu plus loin, deux ados sur un banc, les bras ballants. «Ça vous intéresse, des billets gratuits?» «Non non, on fait autre chose.» Ah bon. Rebelote à 10 mètres de là. Les filles pouffent de rire devant la proposition, sans doute malhonnête, et prennent le large. Ça continue ainsi sur plusieurs centaines de mètres. Les jeunes sont tous très très occupés. Alice est prête à déchirer ses billets quand apparaît une mère, entourée de quatre enfants. Et là, sourire radieux. «Oui, on veut bien, c'est gentil!» Alice lui aurait filé deux becs en plus pour la remercier.

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26/08/2010

Une dent contre la cliente

Le dentiste, c'est rarement une partie de plaisir. En sortant de chez lui mardi, la gencive en compote, Martine file au bistrot. Pour se retaper, rien de tel qu'un petit noir bien tassé siroté devant sa Julie. On est tous d'accord.

Martine vise un bar des Glacis-de-Rive. Pas question en effet de remettre les pieds dans le troquet où le garçon l'avait malmenée, sous prétexte qu'elle cachait Le Matin sous la Tribune . «Pas le droit de lire deux journaux à la fois!» il avait craché, avant de lui arracher des mains son journal préféré.

Elle entre donc dans le bar en lançant quelque chose comme «ponchour». Satanée gencive... Pas de réponse. Ici, c'est la soupe à la grimace. Elles ont aussi fait un tour chez le dentiste, les serveuses? Avant de s'asseoir, Martine prend un croissant sur une table à l'aide d'une petite serviette. Sacrilège! La cliente se fait sommer par une employée de le poser illico dans une assiette. «Chez nous, pas de miettes par terre», annonce la responsable des lieux. Qui ajoute: «Et puis vous n'avez pas dit bonjour.» Ambiance!

Martine consomme alors en vitesse, paie la donneuse de leçons et s'en va. Non sans avoir laissé un franc de pourboire. Ce qui est cher payé pour l'accueil. Et là, stupeur. Le temps de faire quelques pas dehors, voilà que deux furies la prennent en chasse et la houspillent pour qu'elle règle son dû. Pauvres employées. Elles n'avaient pas compris que c'était leur bonne-main. Le client n'est plus roi, résume Martine. C'est pas une raison d'avoir une dent contre lui...

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25/08/2010

«Graffiti» rose fluo et compagnie

Estelle a eu 20 ans, début août, vous vous souvenez? Depuis lors, elle était triste à pleurer. Le tout gros cafard. La faute à «Graffiti»: ce petit chat de la SPA s'était fait la malle deux jours seulement après son arrivée dans sa nouvelle famille d'accueil.

Eh bien sachez que lundi soir, la demoiselle a retrouvé le sourire. Son entourage aussi, forcément. Car le jeune matou ronronne dans le couffin du salon, paré de son joli collier rose fluo et repu des biens de ce monde.

Tout cela grâce à vous! Suite à l'appel lancé samedi dans l'«Encre bleue», Estelle a reçu de très nombreux coups de fils de lecteurs. Parmi tous ces informateurs bien intentionnés, il y avait le bon! «Graffiti» a été repéré à coup sûr samedi après-midi, dans une propriété des environs. Mais le voir c'est une chose, le rattraper, c'en est une autre. Car le mistigri a peur: un bruit de pas et le voilà qui détale comme un lapin.

C'est finalement son ancienne «maman» à la SPA qui viendra à la rescousse lundi. La dame sait parler aux chats, à l'évidence. Un brin de causette, une valse-hésitation féline et hop, dans le panier. Graffiti se retrouve rapidement dans les bras d'Estelle. Autant dire que ces deux-là ne se quittent plus.

Une histoire qui finit bien, c'est toujours bon à prendre, n'est-ce pas? Quant au chiot fugueur de Chantepoulet, dont Claudia aurait aimé avoir des nouvelles, c'est silence radio. A moins de demander aux poulets qui l'ont coursé, un certain vendredi d'août? Mais ça me gêne...

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24/08/2010

Une moto, ça peut rapporter gros

L'amende lui est juste restée en travers de la gorge. C'est grave, docteur? Ça dépend pour qui! Car la contredanse de 220 francs collée à l'ami motard la semaine passée a tout d'une épidémie. Elle s'attrape pour l'heure aux Pâquis, sur l'esplanade de l'entrée des Bains.

Des années durant, les motos se sont stationnées sur les places prévues à cet effet. Même qu'elles étaient largement insuffisantes, vu la fréquentation du lieu. Les motos débordaient alors l'espace imparti. Ce qui faisait cheni. Depuis l'été dernier, ces cases ont été effacées et le parking déplacé sur le quai, côté bâti. Une dizaine de places en tout et pour tout. Du propre en ordre. En théorie.

Car dans la pratique, ça ne joue pas. Les deux-roues continuent à se ranger près des platanes. Question d'habitude, mais aussi de manque d'information: le nouveau parking ne crève pas les yeux, et il n'est pas commode pour deux ronds si l'on vient de la ville.

La pluie de contredanses qui vient de tomber sur les motards ne fait pas que des malheureux. A 220 francs par engin, le mètre carré devient drôlement rentable pour la Ville de Genève.

Sur le billet rose saumâtre, l'amende se décortique ainsi: 100 francs pour stationnement non autorisé dépassant les 60 minutes (Y a quelqu'un qui tient le chrono derrière chaque bécane?). Les 120 francs de bonus, c'est pour avoir roulé sur le trottoir jusqu'au lieu du délit. Ça, c'est vache. Une moto, ce n'est pas un hélico. Et si on la pousse, on a droit à une ristourne?

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23/08/2010

Tapis rouge pour Marie-Thérèse

 

La reine de la Suisse débarque à Genève, faites péter les bouchons! Marie-Thérèse Porchet est de retour chez elle, toute auréolée de son succès alémanique avec le Cirque Knie. La souveraine mérite bien le tapis rouge qui l'attend sur la plaine de Plainpalais. Depuis Emil, en 1977, elle est la première à avoir réussi cet exploit: faire rire la Suisse entière. Comme quoi l'humour genevois peut être fédérateur!

Marie-Thérèse arrive donc jeudi avec armes et bagages. Chapiteau, ménagerie, caravanes et compagnie. Le cirque habituel, quoi! Sauf que ce n'est plus tout à fait comme avant. Après deux ans passés à la caserne des Vernets, Knie reprend possession de la plaine de Plainpalais, partiellement refaite. La belle surface de gorrh beaujolais va donc être foulée pour la première fois par des tonnes de gens, de matériel et d'animaux.

Autant dire que c'est un test, pour ce revêtement comme pour ceux qui l'ont voulu. D'ailleurs, comment les ouvriers de Knie vont-ils parvenir à ficher les pieux en terre, puisqu'il n'y en a plus? C'est devenu du granit, concassé certes, mais granit tout même.

A la Ville, on est serein. Le Génie civil nous assure qu'ils peuvent aller jusqu'à 1,5 mètre pour planter les pieux du chapiteau. «Mais ça devient un vrai Gruyère!» hurlera Dame Porchet devant ce tapis tout neuf perforé par des centaines de trous. «Ils les reboucheront après leur passage», dit-on. Avec du gorrh. On compte sur Marie-Thérèse pour surveiller toute l'équipe. Car la plaine, c'est son royaume.

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21/08/2010

Chat perdu au collier rose fluo

Estelle a eu 20 ans au début du mois d'août. Vingt ans, le bel âge! Pourtant, depuis cet anniversaire, la demoiselle déprime. Peut-on faire quelque chose pour elle? Il semblerait que oui. Alors on ne va pas se gêner plus longtemps.

Estelle adore les chats. Rien de très original à cela: nous sommes des milliers dans la République à devenir à moitié gâteux devant eux. Sauf que cette jeune fille ne peut juste pas s'en passer. Elle a grandi avec un mistigri qui ne l'a jamais quittée. Jusqu'à ce mois de février, où il a rejoint le paradis des chats. Inconsolable Estelle!

Ses parents s'en sont émus. Pour les 20 ans de leur fille, ils ont cherché à la SPA un autre compagnon à quatre pattes. Un joli petit minet d'une année, craintif mais très doux. Estelle a filé deux jours de bonheur avec «Graffiti». Mais une porte mal fermée a tout gâché: le chat s'est évaporé dans la nature.

Depuis deux semaines, Estelle remue ciel et terre pour le retrouver. Avec une belle ténacité. Chaque mètre carré au-dessous de la place du Premier-Août au Grand-Lancy a été fouillé. Les bois et les bords de l'Aire passés à la loupe. Des avis de recherche posés dans les commerces. Désespérée, elle a appelé la radio et m'a lancé plusieurs appels à l'aide: «Je mitraille d'affiches les quartiers alentour, dans un rayon toujours plus large. Mais il y a tellement de boîtes aux lettres, tellement d'immeubles...»

Stop. On va faire simple. Si, et seulement si vous savez où se cache «Graffiti», au pelage gris, aux yeux verts et au collier rose fluo, faites le 079 621 23 05.

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20/08/2010

Le digicode ne répond plus

Il revient à la Jonction après un long voyage. Pose ses valises devant le vieil immeuble, fourbu mais heureux d'être bientôt chez lui. Pianote sur les touches du digicode de l'entrée principale. La porte ne s'ouvre pas. Etrange. Refait son code. Toujours rien. Il le sait pourtant par cœur, depuis le temps! Le doute s'installe. Et s'il s'était trompé de chiffres? Les neurones se ramollissent parfois en vacances.

L'homme essaie toutes les combinaisons possibles, peine perdue. Il se met à transpirer. Tente encore le coup. Le manège n'échappe pas à un voisin secourable: «Vous ne savez pas? La régie a changé le code. Le nouveau est arrivé par la poste!» Pratique quand la boîte aux lettres est hors de portée.

A peine a-t-il le temps de déballer ses affaires que le téléphone sonne à son domicile. C'est son neveu qui vient aux nouvelles. «Passe boire un verre!» l'invite aussitôt le tonton. Sans lui filer le code.

Parvenu devant le bâtiment, l'invité rejoue la scène du digicode. Mais là, personne ne l'aide à entrer: il est trop basané, ou trop jeune. Son parent, qui habite au rez-de-chaussée surélevé, n'entend pas ses appels.

Ni une ni deux, ce grand gaillard escalade le mur et pénètre dans le logis par la fenêtre, sous le nez des passants qui s'étranglent d'indignation: «Encore un cambriolage, et en plein jour! Mais que fait la police?»

Pour calmer le jeu, oncle et neveu se montrent alors à la baie, comme le font les membres d'une famille royale devant leurs sujets. Circulez, il n'y a rien à voir! Bingo: le boulevard s'est tu.

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19/08/2010

Chien fugueur à Chantepoulet

Chantepoulet. Tel est le nom bucolique de la rue qui conduit au Mont-Blanc. De la campagne à la montagne, pourrait-on croire. C'était sans doute vrai il y a quelques siècles. Car aux heures de pointe de ce millénaire, on n'y chante plus guère.

Quoique. Au bas de Chantepoulet, là où la rue se fond en carrefour, quelques signes évoquent la place du village: l'église anglaise, le vieux platane, des passants partout et l'Hôtel des Postes. Un bâtiment à fière allure qui abrite, en plus du géant jaune, des policiers et des juges. Du condensé!

C'est vers ce haut lieu que se dirige Claudia vendredi dernier, son courrier sous le bras. Déboule soudain de la rue du Mont-Blanc une drôle de touffe de poils. Un chiot! Huit mois à vue de nez, genre cocker, un peu foufou ou totalement largué. Car il faut l'être pour slalomer comme lui à toute berzingue entre les voitures en marche. Personne pour l'intercepter. Sauf Claudia.

L'amie des bêtes pique un sprint pour sauver le jeune inconscient. Mais ça va vite, un chiot apeuré. De course lasse, elle «pousse une gueulée» pour alerter les piétons. Et qui répond à cet appel, rue Chantepoulet? Ouiiiiiiii, vous avez deviné!

Ces adorables poulets passent illico à l'action. L'un descend de voiture et se met à courir après le fuyard, l'autre bloque le trafic. Et alors? Mystère! La situation semblant sous contrôle, Claudia a filé à la poste. Elle voudrait pourtant bien savoir ce qui est advenu du toutou. Et qui d'autre que vous pourrait lui donner le fin mot de l'histoire?

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18/08/2010

Le cauchemar du bus articulé

Ça s'est passé près de chez nous. Enfin, au pied de la «Tribune de Genève», où les faits divers arrivent parfois comme sur un plateau. Ainsi hier, à l'heure du goûter, un bus articulé des TPG s'est mélangé les pinceaux et nous a offert le meilleur spectacle de rue qui soit.

Car au lieu d'emprunter le nouvel itinéraire depuis la rue des Bains et enfiler le boulevard de Saint-Georges, voilà le N° 1 qui reprend ses bonnes vieilles habitudes. Il s'engage droit sur la rue des Rois.

Erreur! Face à la dure réalité du chantier, le bus recule. Puis tente un tourner sur route. Oui mais quand on est aussi long qu'un jour sans pain, il faut se méfier d'une telle manœuvre: le bus se cabre. La remorque se met de traviole et bloque tout sur son passage.

Débute alors une étrange valse sur le bitume. Celle d'un mastodonte bleu se déhanchant d'avant en arrière sans parvenir à ses fins. Libérés après quelques minutes de ce ballet, les passagers s'éparpillent entre les camions du chantier, les cyclistes et les voitures qui se faufilent alentour.

Côté spectateurs, tout le monde s'en mêle. Chacun donne son conseil. Ou lance des piques. Et ça dure une bonne vingtaine de minutes. Joël, le serveur qui en a vu d'autres depuis la terrasse de son café, s'en va rassurer celle qui vit un cauchemar.

Car au volant, c'est une femme. Hélas! Débarque alors un Zorro des TPG. Il grimpe dans le véhicule et, en un tour de main, le remet sur le droit chemin. Les clichés ont la vie dure.

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17/08/2010

La cloche n'a pas encore sonné

Ça sent la rentrée à plein nez, mais tout de même. Faut pas charrier. Nos loupiots ont encore deux semaines de libre devant eux avant de reprendre le chemin des écoliers. D'ici là, qu'on leur fiche un peu la paix. Ils comprendront bien assez vite, à la première cloche, que les vacances sont terminées.

Une grande surface de la Rive droite, toujours en avance sur son temps, nous avait déjà habitués à vendre la rentrée avant la sortie. Celle des classes. Les cahiers n'étaient pas brûlés que déjà tout était prêt pour remplir le cartable flambant neuf. On connaît donc la musique.

Or l'autre jour, en faisant les courses pour le repas du soir dans un «grand magasin à succursales multiples», comme l'on disait pudiquement dans ce journal, une voix enfantine m'a scotché sur place. Diffusée par haut-parleur, la voix du petit Marc récitait avec application: «Oh! Comme je me réjouis de retourner à l'école, avec ma nouvelle gomme et ma jolie règle!» en faisant semblant d'y croire. Ça m'a coupé la chique. Puis au micro, le garçon a chuchoté à son camarade de jeu: «Attention, voilà la maîtresse!»

 J'ai soudain filé droit. Un vieux réflexe, sans doute. Et c'est en choisissant un paquet de spaghettis que le pire est arrivé. «Aujourd'hui, calcul», dit la dame. «Ouvrez les cahiers!» Au secours, je rentre chez moi. Sans les spags. Je ne suis d'ailleurs pas la seule à fuir ce cours. Cheveux bouclés, mine boudeuse, un minot dit tout haut à la caisse: «Non, j'veux pas faire du calcul...» Bonnes vacances, petit.

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16/08/2010

Douche froide sur Ciné Transat

Le ciel nous est tombé sur la tête ce week-end. La douche froide. Du coup, les Martiens n'ont pas débarqué. Dommage! Car les occupants de la Perle du Lac étaient prêts à leur faire la fête samedi.

Pour cette soirée placée sous le signe extraterrestre, le public était invité à venir déguisé à Ciné Transat. Avec ou sans soucoupe volante, mais à la dernière mode galactique: crânes comme des choux-fleurs fluo, yeux exorbités et fumigènes à gogo. Rien de tel pour vibrer au «Mars attacks!» de Tim Burton

Mais voilà! Ciné Transat a pris l'eau. De cette flotte qui tempère les ardeurs et vous file comme un avant-goût d'automne.

Pourtant, c'était encore l'été, vendredi soir! Une douce nuit, même. Avec ces centaines de gens de toutes nationalités et de tous âges, réunis sur la pelouse du Musée des sciences pour passer un bon moment ensemble. Les uns allongés dans des transats, les autres sur des couvertures.

Il arrive que ces cinéphiles détendus commentent les moments-cultes du film ou reprennent en chœur une chanson. Un baiser sur grand écran? Ça frétille de plaisir sur le gazon. Et il n'y a pas un grincheux dans le public pour s'en plaindre: tout le monde ou presque a déjà vu les films à l'affiche de cette manifestation gratuite. On ne vient pas là pour découvrir le dernier film dont on parle dans les salons, mais pour se faire du bien en bonne compagnie.

Des instants comme ça, il faut les engranger avant l'arrivée des frimas. Alors faites vite: Ciné Transat se termine en fin de semaine.

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14/08/2010

Des oiseaux dans l'eau du bain

Profitez, elle est à 22! Une telle aubaine, ça ne se refuse pas. MétéoSuisse a beau prédire la fin de l'été pour tout bientôt, l'eau du lac affichait toujours 22 degrés hier matin. Juste le top pour le bain quotidien.

Car si certains d'entre vous démarrent leur journée par un jogging, une clope ou le ménage, moi, je fais des brasses aux Bains. Et c'est en nageant en eau vive, entourée d'oiseaux, que j'ai pensé à la dame du courrier des lecteurs. Elle redoutait la fin de la biodiversité locale à cause de la disparition des hérissons. Qu'elle se rassure, tout n'est pas perdu: le centre-ville abrite encore une sacrée faune!

Dans l'eau des Pâquis, en plus de quelques humains en suspension, on croise une bonne trentaine de cygnes, des foulques, une famille de harles bièvres et des grèbes huppés. Mouettes et sternes montent la garde sur les claies, en attendant la venue des goélands. Et des cormorans gloutons. Les hérons s'envolent. Ils en ont marre de ces nageurs qui s'approchent trop du phare.

Dessous? C'est tout aussi varié. Tanches, perches, truites, carpes et brochets s'y baladent en toute liberté. Il paraît même qu'ils naviguent près des méduses ou des écrevisses d'eau douce. Sans oublier les puces de canard. Des ratons laveurs? Pas vus. Mais des «triathleurs», ça oui. Il y en aura en veux-tu en voilà dimanche aux Bains. Ces hordes de sportifs endurcis viendront fendre la vague et faire peur aux canards. Ce matin-là, même si l'eau est à 22 degrés, ce sera grasse matinée pour moi.

21:25 Publié dans lac | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |  Imprimer | | |

13/08/2010

Ronds de gambe dans la gouille

Camber ou gamber? Une lectrice me fait remarquer que chez elle, à Neuchâtel, on utilise semble-t-il le verbe «camber» quand on franchit un obstacle en levant la gambette. Par esprit d'escalier, j'avais écrit «gamber» dans l'encre bleue de mercredi. Vérification faite, j'ai pas tout faux!

Le Dictionnaire suisse romand admet ce terme, tout comme l'antique Glossaire genevois de Jean Humbert, qui varie encore les plaisirs: ce jeu de jambes se dit aussi «écamber». D'où l'exemple donné, fleurant bon le terroir: «Ecamber une gouille.» Vous imaginez la scène?

Bon, il n'y a vraiment pas de quoi se noyer dans la flaque ou faire rougir l'amie neuchâteloise: camber et gamber font tous deux l'affaire. Son solide accent des montagnes ne lui aura donc pas joué des tours.

Mais il en joue à d'autres. Certains présentateurs de la RSR nous offrent ainsi des couacs amusants en lisant des noms de lieux d'un fol exotisme pour eux. Pour peu, les bulletins routiers deviendraient presque des plages de poésie.

L'autre soir, l'animateur de la ligne de cœur annonce un bouchon à «Sème sa laisse». Ça se niche où ça? Du côté de Semsales, sans doute. Mercredi, une voix chantante laisse entendre qu'il y a des problèmes au col du Jaune. Une avalanche de soleil?

Notez qu'ils nous avaient déjà gâtés avec «Meyrin-gêne» pour Meiringen. Bien qu'à Meyrin, avec le chantier du tram, ça gêne toujours grave. Grave? L'adjectif ne figure pas dans le Glossaire genevois...

15:01 Publié dans Air du temps | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |  Imprimer | | |

12/08/2010

Touriste sauvé par des Genevoises

Il a eu chaud, le mignon. Sans la mobilisation des femmes, il était cuit. L’affaire? Elle est simple. Ma collègue Anne attend son bus à l’arrêt Bel-Air, au milieu de nombreuses dames. Leur quiétude est soudain troublée par des éclats de voix masculines.

La faute aux contrôleurs des TPG: ces messieurs ont épinglé un fautif. Mais lui, au lieu de faire profil bas, il proteste, l’inconscient. Et plutôt deux fois qu’une. Le hic, c’est qu’il ne parle pas un mot de français.

C’est un touriste. Un jeune homme propret sur lui, sac à dos-pataugas. Il brandit son passeport nord-américain en signe de bonne foi. Plus son ticket. Celui que l’aéroport offre aux voyageurs débarquant à Cointrin. Ce billet est valable 80 minutes sur l’ensemble d’Unireso. Le touriste se considère dans son droit. L’avis n’est pas partagé par les contrôleurs. Le ton monte, l’amende menace. Or, le routard n’a pas un sou suisse en poche.

Une brave septuagénaire ouvre alors les feux contre le manque de souplesse des agents. «Je vous félicite pour l’image que vous donnez de Genève!» La réplique fuse: «Mêlez-vous de vos affaires.» Une autre s’en mêle, prêchant la tolérance. Et ça fuse de toutes parts. Les usagères prennent vigoureusement la défense du jeune homme qui en reste baba.

Anne a quitté la scène. De la fenêtre de son bus, elle a vu les contrôleurs battre en retraite. Et le touriste fuir à toute allure pour choper son autocar pour Prague, à la gare Dorcière. Le souvenir qu’il gardera de Genève? Les femmes y sont formidables!

15:41 Publié dans transports collectifs | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : bel-air | |  Facebook |  Imprimer | | |

11/08/2010

Libération au cimetière des Rois

Le cimetière des Rois, vous connaissez? C'est l'un des derniers espaces verts en centre-ville où les piétons sont en paix. C'est aussi le lieu select où reposent à tout jamais les grands de la République. Les petits y séjournent parfois le temps d'une sieste, le gazon étant douillet et les voisins peu bruyants. A tel point qu'un citoyen un brin dans la lune s'est fait surprendre ce lundi. Il n'a pas vu les jardiniers fermer le cimetière à 18 h. Car c'est un fait, on enferme les morts. Des fois qu'il leur prendrait l'envie d'aller faire un tour en ville, comme dirait Prévert. Mais l'homme, lui, est bien vivant, quoiqu'un peu bringuebalant. Il voudrait sortir mais n'y parvient pas. Impossible de gamber le portail! Les grillages, on n'en parle pas. Ses tentatives désespérées pour quitter le cimetière avant la nuit noire alertent une passante. Qui en avise une autre. Ces dames, côté rue, rassurent le revenant. Elles lui donnent une pêche pour le retaper et finissent par appeler la police. Deux jeunes pandores rappliquent alors au galop, sirènes au vent. Et hop, le plus sportif escalade les hautes barres métalliques puis s'assure de l'identité et de l'état du captif. D'un coup de pouce bien senti, il parvient à débloquer la grille, qui s'ouvre comme par magie. Tant de facilité déboussole le bonhomme. - «Et là, je vais où?» - «Mais vous êtes libre, monsieur!» - «Ah bon?» Et c'est avec un haussement d'épaules presque résigné que l'homme repart en titubant vers sa liberté retrouvée.

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10/08/2010

Sang d'encre pour la première

Julie signature.jpgOups, ça n'a pas raté! J'en ai déjà plein les doigts. Pas de confiture, non, mais de cette encre qui tache tout ce qui bouge: pouce, index et annulaire ont viré au bleu. Un véritable accident de travail. Faut dire que je n'y suis pas allée de main morte, ces derniers temps. J'ai rempli des pages entières de graffitis, histoire d'apprivoiser ma nouvelle signature: Julie. Pas facile à réussir du premier coup, soit dit en passant. Le J majuscule, par exemple. Une vraie cata, quand on n'a pas l'habitude.

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11:53 Publié dans Julie | Lien permanent | Commentaires (7) | |  Facebook |  Imprimer | | |

Août 2010, Julie revient

Août 2010, Julie revient. Envie de dire un mot à Julie, de lui raconter une histoire? Ecrivez-lui à julie@edipresse.ch.

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07:12 Publié dans Julie | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook |  Imprimer | | |