23/09/2010

Quand les patients perdent patience

Jeudi matin, de bonne heure, un appel à la rédaction de la Julie. Au téléphone, la voix est celle d'un monsieur âgé et très fatigué. "Je vous appelle de l'Hôpital, plus précisément du service d'orthopédie." L'homme est patient. Mais sa patience a des limites.

"Vous entendez le bruit?" On ne l'entend hélas que trop bien. Il perfore les tympans, même à distance! Des rythmes percutants, lancinants comme des maux de tête. "C'est un marteau-piqueur" lâche-t-il. abattu. "Et ça dure depuis mardi! De 8 h du matin à 18 h 30, non stop. On ne peut pas se reposer à midi, ils ne font pas de pause."

Le patient est à bout. Et il n'est pas le seul. Dans le service, il y a des malades cloués au lit, sans issue de secours. Ils ont les oreilles en charpie, les nerfs en pelote. Qu'est-ce qu'ils fabriquent, avec leur marteau-piqueur? Ils nous font le coup du tram, comme en ville? Ils éventrent tout? Et pourquoi personne ne nous dit rien?

La porte-parole des HUG parle. Et confirme. Oui, il y a bien des travaux dans le bâtiment. Désolée. Mais les ouvriers ne peuvent pas démolir les murs en silence.

On aurait peut-être pu déplacer les malades, pour les mettre à l'abri des nuisances? Impossible de transférer ailleurs tout un service, nous dit-on. Le taux d'occupation de l'Hôpital est bien trop élevé. Et avertir les personnes exposées au bruit? Oui, certes. Mais l'information n'a pas passé. Dommage.

La seule bonne nouvelle du jour à retenir, c'est que ce chantier est désormais terminé. Le patient, en l'apprenant, va soudain beaucoup mieux. 

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