14/10/2010

Baby blues dans le bus

C'est l'histoire d'une jeune mère, en congé maternité. Elle décide d'aller faire un petit coucou à ses collègues de travail et leur montrer la raison de son absence: Sofia, une adorable puce de trois mois.

L'enseignante taille une bavette avec les profs et les élèves. On fait des risettes au bébé. Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil. Ça fait du bien.

Mais voilà, l'heure tourne. Silvia sait que sa petite va bientôt avoir faim et qu'elle le fera savoir haut et fort. Or, rien de tel pour vous crisper une assistance que les pleurs d'un nourrisson. Mère et fille s'en vont à temps reprendre le bus.

Celui qui arrive est un vieux modèle. Le cauchemar des pousseurs de poussettes. Car en plus de ses marches, il a une barre au milieu de l'entrée. La maman demande de l'aide. A une passagère. Entre femmes, c'est souvent plus facile.

Erreur. L'interpellée fait la sourde oreille. A la deuxième sollicitation, la voilà qui s'énerve: «Non, c'est votre enfant. Vous vous débrouillez avec!»

Des phrases comme ça, il faudrait les enregistrer, car on a peine à croire. Tandis qu'une tierce personne aide la maman à hisser la poussette dans le bus, l'autre remet la compresse, genre «Vous faites des gosses, vous assumez!» avant de se replonger dans son sudoku.

Des mots d'oiseau ont alors plu. Pas très classe, admet l'enseignante, qui n'a pas pour habitude de sortir de ses gonds. Mais comment tolérer pareille attaque gratuite? Sylvia a eu soudain le baby blues. Il n'a pas trop duré: le biberon de Sofia a remis les pendules à l'heure.

10:21 Publié dans transports collectifs | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |  Imprimer | | |

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