22/10/2010

Ecriture urbaine

Des empreintes blanches à quatre doigts sont apparues cette semaine sur les sols de la ville. Avec cette mise en garde: "Les énergivores nous ont envahis!" C'est qui, ces bestioles? A voir la taille de leurs pattes griffues, ça craint!

Plus trop, tout de même, depuis que l'on sait les Services Industriels derrière cette opération de sensibilisation. A quoi, au juste? On en saura plus dès le 8 novembre. D'ici là, ces traces auront perdu de leur éclat. Car ces tags sont biodégradables. Mais si!

Pas comme cette marque noire sprayée à tout va dans le quartier des Bains. Signé GUCCI. Vous pouvez me dire à quoi rime ce tag? Une invite à consommer des produits de luxe, peut-être. Un slogan vibrant pour la haute couture. Ça fait tache, au milieu des graffitis. A moins que Gucci ne soit le nom d'un petit chéri.

Il était un temps, dans cette cité, où les écrits qui fleurissaient sauvagement sur les murs disaient une autre façon de voir le monde. Entre "vive les squats", "non au nucléaire" ou "faites l'amour pas la guerre". Mais Gucci, franchement...

Depuis la fermeture du Moa, des phrases tracées au gros feutre racontent d'autres soucis sur les panneaux de chantier. "Genève, sale, ringarde, mortelle". Ou sa variante "Genève, ville morte". La nuit, s'entend. Une autre plume juvénile a rétorqué, en l'Ile, sous forme de prière: "Faites de Genève une ville moderne, vivante et propre pour tous. Et des logements, par pitié aussi." Chiche?

10:46 Publié dans Genève | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |  Imprimer | | |

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