02/11/2010

Le vol des étourneaux

 

C'est un nuisible, semble-t-il. Un faux gentil qui rafle tout sur son passage. Je ne parle pas de mon assureur maladie, encore que... Non. Le fâcheux de saison, c'est l'étourneau. Un oiseau plutôt rondelet, solide, au plumage sombre moucheté de blanc.

L'individu en tant que tel présente peu d'intérêt. D'ailleurs, c'est pas son truc, la solitude. L'étourneau sansonnet s'épanouit de préférence au pluriel, en bande grouillante et trépidante.

Ces envahisseurs ne sont pas toujours aimés. Dans certaines campagnes, on les tire. Il pleut alors des volatiles, en même temps que ces fientes violacées tombées du ciel à l'époque des vendanges. Faut dire que ça bâfre, ces petites bêtes. Puis ça évacue grave.

Il n'y a sans doute que les citadins pour apprécier sans condition le vol des étourneaux. Et quel vol, mazette! Ces splendides ballets tout en vitesse et en précision se déroulent souvent sur fond de ciel rosissant. Ou gris compact, c'est selon. Les nuées sombres s'étirent, se ramassent et forment soudain d'étranges hiéroglyphes qui disparaissent en un clin d'œil. De la poésie à l'état pur.

Et là, je ne comprends pas les passants qui ne lèvent pas le nez au ciel pour profiter de ces moments magiques. Ce spectacle éblouissant s'offre pourtant à eux. Pas besoin de réserver de place, de débourser des fortunes, rien! Il suffit de se laisser distraire par ce bruissement d'ailes et admirer la danse aérienne. Un plaisir simple, à portée de tous. Nuisible? Pas vraiment!

10:20 Publié dans animaux | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |  Imprimer | | |

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