30/11/2010

Méli-mélo d'adresses

Cela fait partie de ces petites joies administratives dont on se passerait bien. Catherine et son ami habitent depuis onze ans à la même adresse. Madame reçoit un jour son matériel de vote par la poste. Mais pas Monsieur, bizarrement. Elle finit par téléphoner au Service des votations et élections. Au bout du fil, on lui assure pourtant avoir expédié tous les documents. Ça va arriver sous peu, dit-on. Cause toujours...

Tenace, la citoyenne lancéenne rappelle quelques jours plus tard le service. Qui se décide à renvoyer un nouveau courrier. Une semaine passe. Anne ma sœur Anne, ne vois-tu rien venir à l'horizon? Que dalle! Au troisième coup de fil, on propose à Catherine de venir aux Acacias prendre les bulletins de vote pendant qu'il en est encore temps. Ce qui est fait illico presto, et tout rentre dans l'ordre. Ou presque.

Car la semaine suivante arrive à leur domicile une curieuse missive du Contrôle de l'habitant. «Nous avons appris que vous avez déménagé, veuillez remplir les formulaires, bla bla bla...» Ah bon? On a déménagé? Ça, c'est la meilleure!

Catherine et son ami se fendent d'un courrier pour dire que non, ils n'ont pas changé de crèche. Revient alors le temps d'un nouveau scrutin. Rebelotte: elle reçoit de quoi voter, lui pas. Dring un peu sec au service. Dans un éclair de génie, le fonctionnaire vérifie l'adresse. Elle est fausse!

Quelqu'un a dû s'emmêler les pinceaux sur le clavier. Taper un numéro fantaisiste. Car la rue reste la bonne. Le facteur n'a pas fait le pas de plus pour trouver, quelques allées plus loin, l'endroit où loge le couple. Nouveau courrier à l'administration pour préciser la chose. Enfin, les bulletins de vote de Monsieur arrivent dans une double enveloppe, la fausse dans la vraie adresse. Voter, parfois, il faut vraiment le vouloir!

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29/11/2010

Arbres et Lumières

Tôles froissées, batailles de boules de neige et votations. L'hiver s'est abattu sur la région. Et ce n'est pas parti pour s'améliorer.

Ce premier week-end de l'Avent nous a aussi plongés d'un coup d'un seul dans la grande ligne droite d'avant les fêtes. La course aux cadeaux. La frénésie des achats.

Mais dans la nuit marchande genevoise, des feux se sont allumés pour le seul plaisir des yeux. Pour la balade contemplative: le 10e Festival Arbres et Lumières de Genève a démarré vendredi soir! Et tandis que ça canardait sec du côté de Thônex, les artistes et la population faisaient la fête au Jardin anglais autour des arbres ainsi mis en valeur.

Profitez des soirs à venir pour faire le tour de ces treize installations posées sur le pourtour de la rade. Où que porte le regard, dans ce lieu déjà saturé de néons, de phares et de vitrines éclairées, des lumières se font aguicheuses dans les arbres. Ou tout contre.

Des stalagmites colorées sur la jetée des Pâquis au gros ver blanc s'enroulant dans un vieux ténébreux, des ifs transformés en phares à la forêt de Ros'ôs au marronnier aux parasites rouges, les surprises sont belles.

Ce qui n'empêche pas une pointe de nostalgie pour nos chers disparus. Ainsi sur l'Ile Rousseau, une pluie de lumières colorées tente de nous faire oublier les vieux peupliers qui ont toujours été de la fête. Et qui ont été ratiboisés. Tout comme les deux vénérables hêtres du monument Brunswick. En 2006, une installation sons et lumières les faisait respirer. Mais depuis, l'un est mort, l'autre va bientôt disparaître. Ainsi en va-t-il des arbres comme des humains...

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28/11/2010

70 ans de mariage, il faut le faire!

Ils sont heureux! Demain dimanche, Eric et Jeanne fêteront leurs noces de platine. 70 ans de mariage: il faut le faire! Les deux tourtereaux ne sont pas peu fiers d'avoir si bien réussi leur vie commune. D'autant qu'ils ont eu 3 enfants, qui leur ont donné 7 petits enfants et 3 arrière-petits enfants.

Au fait, y a-t-il une recette à cet amour toujours? «Y mettre un peu du sien», avance Jeanne. «S'entraider en tout», complète Eric.

Lorsqu'ils ont fait connaissance à Genève, la demoiselle avait 19 ans. C'était une belle blonde aux yeux bleus. Lui un grand gaillard de Tramelan, pas très causant malgré ses 20 ans. A leur première rencontre, organisée par le frère de Jeanne près d'un terrain de foot, il n'a pas pipé mot. En ce temps-là, on ne dévoilait pas ses sentiments aussi vite qu'aujourd'hui. Mais ils étaient bien là! La preuve? Le 28 novembre 1940, en pleine guerre, ils étaient mariés.

Sept décennies plus tard, après une belle carrière professionnelle, Eric dira qu'il a tout partagé avec sa femme: la préparation des biberons, le jardin, même le ménage. «Il a aussi été un père exceptionnel», constate Jeanne.

Celle qui aime bien rire et bavarder est restée au foyer, à mitonner des bons petits plats, à veiller sur la couvée. Sans oublier de sortir danser avec son mari. Ah, le tango! «Je n'ai jamais envié qui que ce soit, tellement j'étais bien avec mon grand et mes enfants.»

A 90 ans pour lui, bientôt autant pour elle, ils habitent toujours chez eux, dans leur appartement genevois. Eric résume modestement leur vie de couple exemplaire: «Dans l'ensemble, tout a bien marché!» Alors, heureux? Oui, bien sûr. Pourvu que ça dure!

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26/11/2010

Thune et bons gestes

Gros titre du courrier des lecteurs de jeudi: «Demain, j'arrête le cochon!» Au secours, mais vous n'y pensez pas, j'espère! Jules vous attend. Pas pour être boulotté mais engraissé de thunes. Car le pauvre est encore bien maigrichon, sous son allure bedonnante.

Une belle personne est venue apporter un gros billet pour lui et deux cakes pour nous. Miam! D'autres mains ont glissé pièces et billets dans la fente de Jules. A ce jour, il est gros de 294 francs. Dont 47 venus du service de traitement de l'image, à la rédaction, qui possède un petit cochon rose et transparent dans lequel finit la petite monnaie. Celle qui plombe les poches et qui finit par faire une petite somme sympa. Pour information, le CCP de Jules est encore et toujours le 17-59779-1.

Cela dit, je me suis un peu fait tirer les oreilles. Depuis lundi, je n'ai parlé que des moutons noirs des Automnales. Autrement dit, les vendeurs peu scrupuleux, alors qu'il n'y a pas qu'eux. Rassurez-vous, je ne vais pas remettre la compresse, même si j'ai encore reçu de nouveaux témoignages. Car les organisateurs ne prennent pas ces remarques à la légère. Ils ont réagi en promettant que le type d'exposants dont les visiteurs se sont plaints ne sera pas accepté l'an prochain. On s'en réjouit!

Et on est content pour Pascale, dont la persévérance a fini par payer. Elle avait perdu sa Swatch le soir même où elle l'avait achetée, la faute à un maillon de bracelet mal raccourci. Après des courriers sans réponse, elle vient de recevoir une montre de l'entreprise horlogère de Bienne pour remplacer la perdue. Un geste commercial bienvenu.

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25/11/2010

C'est la foire, suite

Décidément, certains marchands se moquent du monde. Suite à l'aventure de Sarah et de son mari samedi, aux Automnales, Roland me fait savoir qu'il lui est arrivé la même chose. Les insultes en moins...

Après une heure de discussions sur un stand, un vendeur en agencement de cuisine lui fait miroiter une action exceptionnelle: son installation passerait de 58 000 à 28 000 francs. Oh oh, intéressant! En quel honneur, ce rabais? C'est le dernier jour d'exposition. Et puis, offrez-nous la photo de votre cuisine après rénovation, vous gagnerez ainsi 30 000 francs. Signez là. Tout de suite. Eh oui, mon brave Monsieur, il faut savoir saisir sa chance. Sauf que ce n'est pas de la chance, c'est du pipeau! Y en a-t-il parmi vous qui ont mordu à l'hameçon?

Thérèse jure de son côté qu'on ne l'y prendra plus. Mais à quoi? A goûter au fromage à la «Foire de Genève», comme elle persiste à l'appeler. Car après avoir dégusté des lichettes de tomme de Savoie, elle a la fringale. Elle achète une tranche moins grosse que celle proposée au départ par le fromager. Heureusement. Car Thérèse s'en tire avec une facture de 27 francs et des poussières pour 450 grammes de tomme. Un produit de luxe, sans doute.

Certes, les commerçants doivent essayer de rentrer dans leurs frais. Ils ont besoin de vendre. Mais il y a la manière. Vous avez le malheur de vous arrêter à certains étals de nougat ou de vins et prendre l'échantillon proposé: c'est l'agression verbale garantie si vous n'achetez rien, selon Ivan. Et gare à vous si vous êtes âgés, gentils et que vous n'osez pas dire non: vous êtes les victimes préférées d'exposants peu scrupuleux. Dites, il n'y a pas moyen de les contrôler ces indélicats, pour que l'on profite en paix des Automnales?

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24/11/2010

Feux et lumières

C'est beau Genève, la nuit. Surtout la rade, parée de son tout nouveau collier de lumières. Cette rivière de diamants vient d'être entièrement refaite pour la modique somme de 175 000 francs. Ce qui est donné, pour une parure de deux kilomètres. Faites un tour chez les joailliers de la place, et vous verrez!

La décoration a été inaugurée jeudi soir par un Rémy Pagani tout guilleret. Depuis une nacelle planant dans les airs, il a vissé une des 4200 ampoules de cette guirlande géante qui va du Jet d'eau aux Bains des Pâquis.

Il a fait très attention, le magistrat. A 22 francs l'ampoule, on le comprend! Mais voilà. Ce week-end déjà, un tronçon du cordon lumineux était aux abonnés absents à une bonne centaine de mètres de son intervention. Un trou noir, près de l'Hôtel des Bergues. Ça fait moche. Dites-moi que ce n'est pas exprès que la panne tombe justement à deux pas d'un cinq-étoiles!

C'est la faute à pas de chance, dirait ma voisine aux cheveux blancs. Cette adorable dame pleine de bon sens m'a d'ailleurs fait remarquer qu'on ne parle jamais assez de ce qui va bien dans cette ville. Mais toujours de ce qui va mal. Et c'est ce qui rend les gens aigris et grincheux. Alors je vais lui faire plaisir.

C'est une idée ou est-ce que ça ne va pas déjà beaucoup mieux? A la place des Vingt-Deux-Cantons? On n'ira pas jusqu'à prétendre que la circulation y est fluide, mais par rapport au petchi qui régnait jusqu'à la réintroduction des feux, c'est le paradis. Voilà, c'est dit.

Et je vous rappelle en passant que Jules, il vous attend à la Julie. Parce que là, c'est un peu mou du genou, le départ de la Thune du cœur.

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23/11/2010

Vendeur aux abois

Il ne fait pas toujours bon être chaland aux Automnales. Chaland du genre accommodant, comme le sont Sarah et son mari. Samedi après-midi, ils font un tour à la foire pour imaginer l'allure qu'aurait leur cuisine après rénovation.

Au deuxième stand pile, un vendeur les interpelle. «Un catalogue vous ferait plaisir?» Va pour le catalogue. Ça tombe bien, il fourmille d'images de cuisines!

Le professionnel enclenche alors la deuxième vitesse. Il entraîne ces clients potentiels sur son stand. Les assied et les étourdit en leur dessinant une installation de rêve avec agencement et robinetterie dernier cri. Le tout en 3D et chiffré. Ils n'ont pas le temps de dire ouf que deux heures ont filé.

Ces deux visiteurs auraient pu se lever et partir bien avant. Polis, ils ont bien essayé de rappeler qu'un catalogue leur suffisait. Que c'était trop long. Mais impossible de se sortir ainsi d'affaire. Jusqu'au moment où un autre vendeur leur propose une offre exceptionnelle. S'ils donnent une photo de leur cuisine après rénovation, celle-ci passerait de 30 000 à 20 000 euros. Chère la photo!

C'est quoi, cette entourloupe? En fait, cette réduction de 10 000 euros n'est offerte que si les clients signent un engagement là, tout de suite. Ce que Sarah et son mari refusent de faire.

Le vendeur change soudain de ton. Il devient grinçant. Voire mordant. Sarah dit qu'elle ne veut pas se sentir agressée pour prendre une décision. L'homme part alors en vrille et insulte celle qui lui tient tête. C'est le bouquet!

Le couple ressort dépité des Automnales. Mais au moins, il a fait des économies: depuis cet incident, Sarah aime beaucoup mieux sa cuisine...

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22/11/2010

La Thune du Cœur est lancée!

Prêts, partez, feu! La 15e Thune du Cœur démarre aujourd'hui. Plus besoin, je suppose, de vous présenter cette opération qui récolte de l'argent pour les plus démunis du canton. C'est une belle histoire de solidarité genevoise.

Jules a pris ses aises à la réception de la Tribune dès les premières heures du jour. La tirelire rose cochon vous attend donc de pied ferme, le groin dans l'herbette et l'œil en coin, prête à accueillir tout ce qui remplira sa panse. Thunes, billets, petite monnaie, tout est bon à prendre. Car Jules a la dalle.

Cette année, le 60% du montant final de la Thune du Cœur ira à la centrale alimentaire Partage. Cette association, efficace et ingénieuse, récolte des denrées dans tout le canton et les redistribue gratuitement à 54 organisations locales soutenant les défavorisés. Et il y en a. Toujours plus.

Le restant de la somme récoltée sera versé à parts égales entre deux associations. Les Colis du Cœur, soit 35 bénévoles qui donnent un coup de pouce alimentaire aux familles et aux démunis recommandés par les services sociaux genevois. La Virgule, qui propose à Lancy un hébergement d'urgence en roulottes à des personnes en difficulté et sans logement.

Oups, j'allais totalement oublier de vous donner encore le CCP de la Thune du Cœur: 17-59779-1, si vous préférez faire un don par voie postale. Voilà. Je crois que cette fois-ci, tout est dit. Il n'y a plus qu'à retrousser les manches et se débrouiller pour engraisser le nourrain.

10:31 Publié dans Thune du Coeur | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |  Imprimer | | |

20/11/2010

Jules est enfin arrivé

101119_Jules_le_cochon_01.jpgEt hop, c'est reparti! La Thune du Cœur démarre lundi, avec l'arrivée d'un Jules tout beau, tout rose parmi nos téléphonistes. Il est encore frais et taquin, le Jules. Faudra voir dans quel état il sera à Noël, avec tout ce qu'il aura boulotté.

Mais pour l'heure, le bidon du cochon ne pèse pas bien lourd. Les 138 500 francs récoltés l'an dernier ont été entièrement distribués. On repart donc de zéro, ou presque. Des lecteurs impatients ont déjà commencé à envoyer des billets par la poste, je les rassure, c'est bien arrivé! D'autres ont passé à la rédaction déposer leur thune. Ça fait un joli bruit dans la panse de Jules. Vous verrez à l'usage.

Les personnes qui veulent prendre de l'avance peuvent verser un don sur le CCP de la Thune du Cœur (17-59779-1). Ou faire un tour au Salon du santon de Provence, à la Ferme Sarasin. Un cousin de Jules, plus dodu encore, fait tirelire pour la Thune jusqu'au 28 novembre. On reparle de tout ça lundi. D'ici là, bon week-end!

17:16 Publié dans Julie | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : thune | |  Facebook |  Imprimer | | |

19/11/2010

Un petit bougillon

Il s'appelle Pierre, Paul ou Jacques, peu importe. C'est un petit garçon d'un peu plus de 6 ans, on ne peut plus vivant. Ce qui est plutôt signe de santé, vous en conviendrez.

Mais voilà. Ce bougillon au naturel se transforme en un élève difficile à tenir pour son institutrice. Il a quelques difficultés de concentration et d'attention. Pire, il bavarde et fait le pitre avec ses copains. A ce stade, on pourrait le ranger dans la catégorie des gosses un peu turbulents qui ont besoin de se dépenser à la récré.

Mais pour la maîtresse, c'est autre chose. Elle convoque la maman. A son avis, son fils est hyperactif. Il faut lui administrer de la ritaline. On rappelle au passage que ce médicament n'a rien d'un bonbon contre la toux. On ne le délivre pas sans l'avis d'un neurologue et d'un pédopsychiatre.

La maman est abasourdie par ce diagnostic. Elle connaît son fils. Elle sait qu'il est vif mais capable aussi de s'impliquer dans une activité. Elle prend rendez-vous avec le pédiatre qui évalue longuement le comportement général du garçon. Résultat des courses: il n'est absolument pas hyperactif. Juste plein d'énergie. Il prescrit du magnésium à l'enfant, pour la concentration. Et fait part de sa préoccupation à la maman.

Cette situation, il la vit trop souvent. Or, un jeune turbulent ne souffre pas forcément d'un déficit d'attention. Et n'a pas besoin de ritaline. L'institutrice avait tout faux, en cataloguant hâtivement l'élève dans cette case-là. Pour la maman, encore un peu secouée, le meilleur traitement à administrer à un enfant, c'est de lui donner de la confiance et de l'amour. Du temps, aussi.

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18/11/2010

Accidents en chaîne

Solide, c'est le pseudo qu'il s'est choisi. A le lire, ce petit nom semble lui aller comme un gant! Ce vaillant septuagénaire genevois a eu un accident de voiture suffisamment grave pour l'immobiliser trois semaines durant à l'Hôpital cantonal. A sa sortie, on lui recommande de faire deux semaines de convalescence dans un établissement spécialisé. Une clinique locale communique alors le devis du séjour à l'assurance de Solide: 755 francs par jour, soit 10  570 francs pour 14 jours.

Or, l'assurance ne prend en charge qu'un tiers du montant. L'accidenté envoie tout valser et préfère se faire soigner chez lui, à domicile, en Haute-Savoie. Des infirmiers passent tous les deux jours lui changer les pansements et s'assurer que tout va bien. Facture finale: 43 euros, pour deux semaines de suivi. «No comment!» dira Solide, qui titrait pourtant son anecdote avec ce slogan percutant: «Vous voulez faire baisser le coût de la santé en Suisse? Allez vous faire soigner en France!!!»

Une personne qui aurait bien besoin d'aller consulter rapidement un médecin, c'est la petite dame dont la voiture a été prise en sandwich par deux autres véhicules. Cet accident en chaîne a eu lieu mardi 16 novembre, vers 19 h, au pont de la Coulouvrenière.

Elvira, la conductrice de tête, a dégagé sa voiture du lieu de la collision et s'est arrêtée à l'abri du trafic pour régler le problème. Comme l'a aussi fait la pilote du dernier véhicule. Mais celle du milieu, choquée ou dépassée par les événements, a disparu sans laisser de traces. Elvira espère que cette accidentée me contacte ou se fasse connaître au 079 378 14 40. Pour lui venir en aide.

11:00 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |  Imprimer | | |

17/11/2010

Noël avant l'heure

Les chants de Noël, c'est bien à Noël! Mais quand ils passent en boucle dès novembre dans les grands magasins, c'est nul. Pauvres vendeuses! Elles ont déjà l'overdose de sapins, de clochettes et de traîneaux avant même le premier flocon de neige. On n'ose pas imaginer dans quel état elles seront le 25 décembre. A ramasser à la petite cuillère...

Certes, une telle fête, ça se prépare. Mais il y a la manière. Jacqueline et Lisette remettent ainsi le couvert avec leur CD «Joyeux Noël à tous». Cette galette, concoctée par Alain Morisod, comprend douze mélodies et une chanson, interprétée par les deux sœurs. L'an dernier, la vente du disque a rapporté 66 000 francs, au profit d'Emmaüs et des Pèlerinages à Lourdes. On peut le commander au 079 903 78 13 ou à disque.de.noel@hotmail.com (20 fr.).

Au Salon de la bougie, qui se tient du 19 au 28 novembre à la Ferme Sarasin au Grand-Saconnex, on pense aussi aux autres pour qui ce n'est pas tous les jours Noël. L'association, qui fête ses 30 bougies cet automne, vend donc des chandelles, mais aussi tout ce qui adoucit les mœurs en fin d'année: miel, décorations de l'Avent et autres petites attentions pour vos proches. Tous les bénéfices vont à des organisations caritatives en Suisse et à l'étranger.

Alors on grimpe illico à la Ferme Sarasin, d'autant que se tient au même moment le 30e Grand Salon du santon de Provence, le plus important du genre loin à la ronde. On y trouvera 25 000 petits personnages habillés ou en terre d'ocre, ainsi que tous les accessoires et nouveautés pour préparer une splendide crèche. Pas de panique, il reste encore 38 jours pour la faire!

12:04 | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook |  Imprimer | | |

16/11/2010

Billets doux pour Marie-Jeanne

Sur un petit nuage, Marie-Jeanne! L'appel lancé samedi par cette nonagénaire a porté ses fruits. Vous vous souvenez? La vendeuse de roses de la gare Cornavin avait perdu son sac. Dedans, il y avait son trésor. Un peu plus de 57 francs. Elle demandait à la personne qui l'avait trouvé de le lui rapporter, car elle en avait grand besoin.

Faut pas rêver, le sac n'est pas revenu! Ou pas encore. Mais vous, adorables lecteurs, vous avez réagi en apportant des enveloppes à la rédaction de la Julie. Pour Marie-Jeanne. Avec des sous, des dessins et des mots doux qui font chaud au cœur.

Mille mercis. Grâce à vous, l'aînée pourra s'accorder un peu de répit. Et ne pas vendre ses roses un jour ou deux au froid, alors qu'elle serait en âge de se reposer. 90 ans et toujours sur le pont! Ce n'est pas comme ça que l'on imagine ses vieux jours...

De plus jeunes qu'elle réceptionnent aussi des billets doux. D'un autre genre. Et par la poste. Pierre-André, 51 ans, bien dans sa tête, bien dans son corps, reçoit un pli de sa pharmacie préférée. «Ce bon peut vous donner des ailes et raviver votre santé» Youpi, se dit ce grand sportif. C'est un vol gratuit en parapente? Un week-end dans un spa?

Pas vraiment. «Le problème commence par la perte de quelques gouttes...» Pas tombées du ciel, les gouttes! Au secours: le «kit» proposé par la pharmacie qui vous veut du bien a tout de l'assortiment de couches antifuites urinaires. Des Pampers pour adultes. Pierre-André prend vingt ans d'un coup, d'un seul. Sa femme le charrie et l'appelle papy. Ses copains aussi. Sûr de soi au quotidien, vantait la pub. Dans ses culottes peut-être. Mais plus ailleurs!

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15/11/2010

Jules a échappé de justesse au banquet de la Saint-Martin

Un week-end comme ça, je recommence tout de suite. Pas vous? Pas de pluie, pas de brouillard. Mais du soleil, de la douceur dans l’air et des gens qui courent un peu partout à Genève. Ils le font à la mode de chez nous, quand vient le temps de roder le mollet et le souffle pour la Course de l’Escalade. C’est beau, les sportifs

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13/11/2010

Pluie et compagnie

Novembre pluvieux, ça rend grincheux. Jeudi, après une trop longue journée de travail, Frédéric prend le bus 3 en ville, direction Champel. Dehors, il pleut des cordes. Dedans, ça sent le mouillé. Soudain, une annonce au micro, en même temps qu'un coup de frein. Les passagers sont priés de descendre, le véhicule n'ira pas plus loin «en raison de retards».

Les portes s'ouvrent à 100 mètres de l'arrêt Athénée. Pas même devant l'abribus. Or, il pleut dru. Délicat, le conducteur. «Faut aller dans le suivant, il est juste derrière.» Juste derrière? Tu parles! Le temps de prendre la douche pour gagner l'abri de fortune, les passagers ont encore poireauté un bon quart d'heure. En maugréant ferme sur les TPG et leurs retards à ricochet.

C'est peut-être dans le bus 1 qu'elle a perdu son sac, Marie-Jeanne. A moins que ce ne soit sur un banc de la place de la Navigation. Mais au secours, qu'on lui rende son bien, à notre vendeuse de roses préférée! A 90 ans, celle qui doit continuer à gagner des sous les a perdus. Car dans son cornet à trente centimes, elle avait caché une sacoche en bandoulière et une poche rouge. Avec deux billets de vingt francs et de la monnaie. Soit un peu plus de 57 francs.

«Maintenant, je n'ai plus rien», se désole ce petit bout de femme, que tout le monde connaissait et saluait à la gare. «J'en ai un urgent besoin», dit cette vendeuse qui ne voit plus très clair et n'entend plus très bien.

Alors si vous avez trouvé le trésor de Marie-Jeanne, apportez-le au magasin à l'entrée de la gare, le Upper Crust. Ils connaissent bien la dame et sont au courant. Autrement, déposez-le à la réception de la Julie. On fera suivre.

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12/11/2010

Futur en tous genres

Vous les avez aussi croisées, ces mimis? Elles étaient visibles un peu partout, ce jeudi. Et en des lieux pas courants pour des filles de 10 ans! La première, je l'ai entraperçue dans une arcade en cours de rénovation, un outil à la main. Que fait-elle ici à cette heure? Elle devrait être à l'école, non?

La deuxième siège à l'avant d'un camion mastodonte. Le genre de monstre qui bloque toute une rue pour aider au montage d'une grue. Plus loin, deux mignonnes trottinent derrière un homme au pont de l'Ile. L'adulte explique les travaux aux petites avec force gestes. Elles, toutes timides, regardent, admirent. Tout autour, on voit des messieurs qui marchent en tenant la main d'une gamine. C'est quoi, cette invasion? Mais c'est la Journée des filles!

Oups, la bourde! Depuis cette année, cette journée est devenue celle du Futur en tous genres. Les garçons de 5e primaire peuvent désormais accompagner leur mère au travail. C'est ce qu'a voulu faire Santiago. Au menu de jeudi, deux réunions à l'ONU avec sa maman qui bosse pour une ONG.

L'élève se réjouit de découvrir la salle des droits humains et le déroulement des séances. Voir sa maman à l'œuvre. Mais les agents de sécurité lui interdisent l'accès au Palais. Les moins de 16 ans n'ont pas le droit d'entrer. Mère et fils ont beau argumenter, rien n'y fait. Alors Santiago nous écrit: «Les Nations Unies ont «inventé» la Convention du droit de l'enfant, mais ils ne la respectent pas tellement. Je pense qu'ils devraient laisser les enfants accompagner leurs parents qui ont un badge pour y travailler, lors de la Journée filles garçons. Qu'en pensez-vous?»

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11/11/2010

Objets perdus

Comment font-ils pour perdre tout ce barda? On se pince! Le Service cantonal des objets trouvés organisait hier après-midi une vente aux enchères publiques des objets en sa possession. Et ce qu'on y voit dépasse l'entendement. Ils ont la tête où, les Genevois?

Il y a tant de choses et de pièces à conviction non réclamées qu'elles partent ici par lots: 40 paires de lunettes de marque, 3 appareils de photo, 5 cartouches de cigarettes, 11 plumes et stylos. Et puis 32 lampes de poche, 50 livres en anglais, 4 MP3, des énormes sacs d'habits, regroupés par sexe puis par taille. Parfois par saison. Les bijoux fantaisie se négocient au kilo. Ça part à toute allure et à des prix défiant toute concurrence. Les bonnes affaires, c'est encore cet après-midi aux Glacis-de-Rive.

Pascale, elle, a perdu 120 francs en en achetant une montre-bracelet dans un magasin de la ville. Il faut le faire! Cette jolie Swatch étant trop large à son poignet, elle demande à la vendeuse d'enlever deux maillons à sa nouvelle acquisition. Pas commodes, les maillons! Ils ne se laissent pas faire. La bijoutière de service parvient à en enlever un seul et peine à refermer le bracelet. Ça devrait jouer ainsi. Pascale repart toute guillerette. Le soir, elle déchante: sa Swatch s'est envolée. Détachée. Perdue. Elle n'aura duré qu'une demi-journée. C'est peu!

La cliente a donc adressé une lettre au magasin ainsi qu'à la maison Swatch pour déplorer la chose. C'était le 20 septembre. Elle attend toujours une montre de remplacement. Ou un mot d'excuses. Mais rien, toujours rien à l'horizon. Ils ont peut-être perdu le courrier. C'est très tendance...

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10/11/2010

Mâle ou femelle?

Une odeur de beurre rance flotte sur la rue Caroline. De vomi, même. Vous me direz que ce n'est pas forcément pire que le fumet des gaz d'échappement. Mais ça peut indisposer.

Des riverains se sont plaints. Oh, ils ne l'ont pas fait auprès des responsables de cette puanteur: les arbres, c'est sacré. Pourtant, si ça fouette, c'est la faute aux ginkgos! Enfin, pas à tous. Aux ginkgos femelles uniquement. Ce sont leurs ovules, que l'on prend pour de petits abricots, qui tombent là, sur la chaussée, se font écraser puis pourrissent. Et ça dégage! A tel point que des balayeuses passent actuellement deux fois par jour pour les ramasser.

Pierrette en est toute retournée. Pas de l'odeur, mais d'apprendre que ces arbres aux mille écus vont être arrachés sous peu. Pourquoi les avoir plantés si c'est pour les ôter quinze ans après? C'est qu'entre-temps, les ginkgos ont atteint leur maturité sexuelle. Ils s'affirment mâles ou femelles vers 30-35 ans.

Or, les arbres de 15 ans que la Commune de Carouge avait achetés étaient «garantis mâles». Sur un alignement de 10 éléments, à la rue Caroline, le pépiniériste s'est trompé pour au moins quatre d'entre eux. Ces belles odorantes devraient donc être enlevées et remplacées par des messieurs de même taille.

Que Pierrette se rassure, les ginkgos du cimetière ne sont pas encore visés par ce mouvement d'éradication des femelles au profit des mâles. D'ailleurs, comment être sûr qu'ils le soient vraiment? Grâce à leur ADN! Carouge a sollicité le Centre horticole de Lullier qui a mis au point dans ses labos une technique de sexage des ginkgos. Les arbres à planter seront authentifiés «mâles». Ouf, on respire!

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09/11/2010

Un amour de voiture

Il l'a un peu saumâtre, Pierre-André. Normal, il n'a pas pu s'offrir la voiture de ses rêves! Elle était pourtant juste à sa portée. Mais il y avait une frontière entre elle et lui. Une barrière de paperasses et de tracasseries.

L'amateur de belles carrosseries voulait se procurer en France un véhicule de collection qui lui avait tapé dans l'œil. Une magnifique BMW ix de 1987 superbien entretenue (ne me demandez pas à quoi elle ressemble, je n'y connais rien aux quatre-roues...)

Mais voilà. Pour permettre au Genevois d'importer ce petit bijou, l'Office cantonal des autos lui demande un «certificat de conformité pour le bruit et la pollution». Tout ce qu'il y a de plus normal. Sauf que chez BMW, un tel document n'existe pas!

Commence alors une délicieuse partie de ping-pong téléphonique entre l'acheteur, les services de l'administration genevoise et ceux du constructeur automobile. Il en ressort qu'à défaut du papier demandé, seul un centre en Suisse alémanique est en mesure de réaliser une expertise du véhicule, pour prouver qu'il ne pétarade ni plus fort ni plus sale que les autres.

La plaisanterie coûte 1800 francs. Soit trois fois le prix d'achat de la voiture! Pour rappel, un contrôle antipollution se négocie généralement à moins de 150 francs. Pierre-André renonce à l'achat. Mais ça l'enrage...

Il s'est donc fendu d'une lettre gratinée au directeur de l'Office cantonal. Où il déplore que les explications de ses fonctionnaires soient «aussi claires qu'un litre de pétrole brut». Aux dernières nouvelles, il n'avait toujours pas reçu de réponse. Et il n'en attend plus.

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08/11/2010

Coup de chapeau

Elle compte plus de cent ans d'activités au service des Genevois et elle vient de faire peau neuve. L'opération mérite bien un coup de chapeau!

L'Association pour le bien des aveugles et des malvoyants, ou l'ABA, pour faire plus court, organise demain une journée portes ouvertes dans son fief de la Vieille-Ville.

Vous êtes donc tous invités à visiter ses locaux du 34, Bourg-de-Four, qui viennent d'être rénovés avec le soutien de la Fondation Hans Wilsdorf. Oui, la même qui finance la construction de la nouvelle passerelle des Vernets. C'est dire si cette fondation aime créer du lien entre les citoyens. Qu'elle en soit remerciée. Car je ne sais pas si vous avez remarqué, mais on ne dit pas très souvent merci dans cette ville.

Demain donc, à partir de 11 h, les voyants pourront se rendre compte de tout ce qui est ici entrepris pour venir en aide à ceux dont la vue est diminuée. On pourra ainsi découvrir le projet de plan de ville tactile pour malvoyants. Un projet développé avec l'Ecole d'ingénieurs de Genève. Ses auteurs seront là pour en faire la démonstration.

On se renseignera aussi sur les différentes façons de lire autrement. Quels sont les moyens d'accéder à l'information écrite quand les lettres et les chiffres se brouillent sous vos yeux? Comment fabrique-t-on un livre en braille?

Vous aurez aussi la possibilité de faire des essais de voix dans les studios d'enregistrement numérique. Et qui sait, vous allez peut-être attraper le virus: donner de son temps pour enregistrer des livres ou faire la lecture à des non-voyants. Ça vous tente?

10:16 Publié dans Genève | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook |  Imprimer | | |