04/02/2011

Les joies du matin

Il travaille tard le soir et se lève donc tard le matin. C'est une personnalité de la vie culturelle genevoise que j'appellerai Pierre. Mercredi, à 8 h pétantes, un coup de sonnette à la porte le tire d'un profond sommeil. Coucou, c'est le facteur. Un recommandé pour vous!

Ça y est: le palpitant de l'artiste grimpe à 140. Un recommandé! Le ciel va lui tomber sur la tête, c'est sûr. La régie lui annonce la résiliation du bail. La police lui retire son permis. Ou pire encore?

Tout ensuqué et angoissé, il ouvre la porte. S'empare de ce courrier chargé de dynamite. Tiens, les impôts! Il a pourtant scrupuleusement payé tous ses acomptes. Pas assez, à l'évidence. L'administration lui signale qu'il doit encore payer 12 francs pour solder ses impôts communaux et cantonaux. A régler dans les dix jours.

Mince, ils ont vraiment besoin de me réveiller pour si peu?

Le lendemain, rebelote. A 8 h piles, ça sonne. C'est qui? C'est l'facteur. Un recommandé pour vous!

Le palpitant de Pierre grimpe à nouveau. A 120, cependant. Il saisit le pli redouté. Les impôts. Encore? Mais ils m'en veulent ou quoi? Nuance. Cette fois, ce sont les fédéraux. L'administration réclame à Pierre la somme de 2 fr. 40. Pas même le prix d'un café! Et encore moins d'un recommandé.

Pour vous et moi, un tel envoi coûte une thune. Ils ont peut-être des prix de gros, à l'Etat, pour se permettre ces deux courriers séparés. Autrement, ça rime à quoi de dépenser 10 francs pour encaisser 14 fr. 40? A rien.

Et ce matin à 8 h pétaradantes, qui sait qui va encore sonner chez Pierre?

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Commentaires

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Écrit par : Le Vaudois | 10/02/2011

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