31/05/2011

LaFête des voisins

Même si certains ont pris de l'avance sur le gâteau, c'est aujourd'hui que les voisins font la fête. Enfin, ceux qui se parlent encore! Vous me direz que c'est justement pour rompre la glace que de telles initiatives sont lancées. Alors, «welcome à la fiesta zwischen sosedi», gens de mon palier, de mon immeuble, de ma rue!

Parce qu'aujourd'hui, ce n'est pas tout de coller une affichette pour convier les voisins à l'heure dite dans la cour, le jardin ou l'attique. Il faut surtout maîtriser plusieurs langues pour assurer la conversation. Et ce n'est pas gagné d'avance.

Pour contourner la difficulté, faire comprendre à ceux qui partagent avec vous l'ascenseur (quand il fonctionne) de venir avec une spécialité de chez eux pour le buffet canadien. Suffit après de faire des «mmmmh» gourmands pour que le courant passe. Pareil pour les boissons. Y a rien de tel pour délier les langues...

S'il n'est pas trop tard pour lancer des invitations pour ce soir, faudra juste faire plus simple, côté intendance. Car les 180 tables et les 360 bancs mis à disposition par la ville de Genève sont partis en moins de deux. «De la folie!» dit le préposé à la Fête. Les 4000 ballons aux couleurs de l'événement se sont arrachés comme des petits pains, tout comme les T-shirt. Les organisateurs n'ont donc plus rien à offrir, si ce n'est quelques affichettes, des conseils et des infos pour le concours de photos.

Reste qu'après tous ces jours de grand beau estival, la température va chuter. Il devrait même pleuvoir, pour la Fête des voisins. Prévoir une solution de repli. Mais pas sur soi!

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30/05/2011

Bouchons dans les vignes

Quel week-end, mes aïeux! C'était le plein été en mai, avec cette chaleur si insolente pour la saison qu'elle poussait tous les humains au grand air. A se demander d'ailleurs où ils étaient, tous ces gens, le reste du temps.

Parce que là, il en sortait de partout, du monde, pour remplir les fêtes aux parcs, la rue aux puces, les jardins privés à visiter, les quais à promenades, les lieux à grillades. Du monde partout pour profiter de ce ciel si bleu, et de ces roses tellement en fleurs qu'on se demande bien ce qui restera d'elles l'été venu.

Du monde partout, donc des bouchons! Ah, les bouchons... Samedi, ils ont boudé la ville pour sévir en campagne, juste retour des choses. Des hordes de citadins et de touristes ont ainsi pris d'assaut les régions viticoles pour faire la tournée des 92 caves genevoises. Gros embouteillage dans le Mandement...

A Dardagny, il fallait ne pas craindre la foule pour tenter l'aventure. On a même croisé le petit train blanc des quais qui faisait tchouk tchouk entre les caves bourrées de clients. Des amateurs de vin béats, la main rivée sur leur verre à cinq balles, travaillant dur la dégustation. Certains ne chômaient pas!

Car cela fait depuis belle lurette que le vin genevois ne raie plus les vitres, comme on s'en moquait autrefois. Il séduit, flatte les sens, à tel point que c'est par cars entiers que des Français sont venus goûter ce millésime 2010. Les bouchons ont sauté. Allez, santé, les viticulteurs, et merci pour cette belle cuvée!

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28/05/2011

La jupette à volants

«50 grammes de plumes, des tonnes de sensations, c'est ça le badminton!»

Pas étonnant que mes collègues masculins aiment tant pratiquer ce sport, pour le simple plaisir du jeu, qu'ils disent. A moins que ce ne soit pour une toute autre raison...

Car selon une info du très sérieux journal "Le Monde", les joueuses de badminton devront impérativement porter des jupes lors des tournois, ceci depuis le 1er mai de cette année. Des jupettes à volants qui se soulèvent au gré des mouvements. C'est d'un sexy!

Ces tenues sont censées améliorer la visibilité de ce sport, le rendre plus glamour! La chose fait débat: déjà, des puristes déplorent les dérives du sport spectacle ou crient au sexisme le plus rétrograde. D'autres s'en réjouissent et se rincent l'œil d'avance.

Alors, que va-t-il se passer au centre sportif de la Queue-d'Arve ce week-end, lors du 42e tournoi international de Genève? Est-ce qu'il y aura sanction, si les joueuses ne se conforment pas aux nouvelles directives internationales?

Rien du tout! L'organisateur du tournoi tombe d'ailleurs des nues. Il n'était pas au courant, pour les jupettes. Faut dire qu'il a d'autres chats à fouetter, avec les 250 joueurs inscrits pour cette compétition et les 500 matchs à prévoir entre samedi et dimanche. Un vrai casse-tête. Alors les tenues de ces dames, vous voyez ce qu'il en pense...

Quoique! Il ne les laissera tout de même pas aller sur le court en training. Alors, jupe ou short? «50 grammes de plumes, des tonnes de sensations, c'est ça le badminton.» Bien sûr!

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27/05/2011

Duplicata, c'est la cata

Mieux vaut prévenir que guérir. Parce que dans le cas présent, il n'y a pas de guérison possible, semble-t-il.

Or donc, si vous possédez un abonnement mensuel des CFF, ne le perdez jamais. Car vous ne pourrez pas obtenir un duplicata officiel de ce document auprès de la compagnie.

Audrey vient d'en faire l'expérience, et c'est peu dire que ça l'énerve. Depuis 8 ans, elle achète son abonnement mensuel de parcours Nyon-Genève. Et voilà qu'elle le perd! Elle s'en rend compte dans le train lors d'un contrôle de routine. Pas de souci, lui dit l'aimable employé. Grâce à la petite machine qu'il trimballe toujours sur lui, il peut vérifier que la passagère dit juste, et que son abonnement est bien valable jusqu'au 8 juin.

Le contrôleur conseille à Audrey de passer à la gare de Genève pour obtenir un duplicata de ce précieux papier. Au guichet, c'est une autre chanson. Non, on ne fournit pas ce type de prestation. C'est un «privilège» réservé aux seuls clients ayant l'abonnement général.

La fidèle usagère des CFF sent la moutarde lui monter au nez. On lui dit alors de contacter le service clientèle, ce qu'elle fait. Mais la réponse peut prendre une semaine. En l'attendant, la pendulaire n'a pas intérêt à faire ses trajets sans titre de transport, en demandant au contrôleur de vérifier l'existence de son abonnement dans sa petite machine. Elle serait amendable.

A moins que les CFF ne fassent exceptionnellement «un geste commercial», Audrey devra donc racheter un abonnement à 160  francs. Promis juré, elle en fera une photocopie, à titre préventif!

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26/05/2011

M'as-tu vu en giratoire?

On en compte plus de 70 dans le canton, c'est dire s'il est tendance! Le giratoire ne se contente pas de réguler le trafic. Il fait souvent office de vitrine à l'entrée des villages.

Montre-moi ton giratoire, et je te dirai qui tu es. Alors, t'es qui? Il y a le genre buissonnier, viticole, économe, minimaliste, campagnard, rasé de près ou tout fleuri.

Et puis il y a le giratoire de Cologny! Le plus surprenant de tous, puisqu'il mue régulièrement au gré des installations artistiques. La dernière en date vaut son pesant de cacahuètes. L'artiste est danois et son œuvre, «Untitled», a de quoi scotcher les automobilistes.

Imaginez une butte très ample située au croisement des routes de Vandœuvres et du Guignard. Avec une végétation un peu folle sur ses flancs. Et un coupé sport blanc trônant dessus. Enfin ça y ressemble, je ne suis pas experte en voiture. D'ailleurs, le bolide est tout cabossé, le capot enfoncé par un choc violent. Aïe, ça a dû faire mal!

La journée, cette épave intrigue. La nuit, elle capte plus encore l'attention car elle est éclairée de l'intérieur, son phare arrière allumé. Tout juste s'il ne clignote pas, pour faire plus vrai.<

Alors là, je dis bravo! Comme campagne de sensibilisation, on ne fait pas mieux. «Lève le pied, autrement t'as vu comment tu finiras...» que ça dit tous les jours à ces 4x4 nerveux qui tournent autour de l'obstacle.

A moins que ça ne fasse l'effet contraire. L'œil de l'automobiliste est distrait une seconde de trop par cette vision et paf, il envoie sa voiture dans le giratoire. On se réjouit déjà de la prochaine installation...

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25/05/2011

Ces chouettes Mouettes

«Moi j'prends la Mouette, c'est chouette!» chantait Sarcloret il y a des lustres déjà. Le poète a toujours raison, c'est bien connu. Aujourd'hui encore, on ne peut rêver meilleure traversée de la rade qu'à bord d'un bateau canari. Canari? Oui, vous savez, la couleur de ces Mouettes qui sont si chouettes. Mais je m'égare, avec tous ces noms d'oiseaux...

A l'heure où le pont du Mont-Blanc sature d'odeurs d'essence, que ça bouchonne grave sur la chaussée et que les piétons slaloment sur les trottoirs entre les vélos, pourquoi se priver du bonheur d'être au fil de l'eau?

A hauteur de vagues, toute cette agitation sur le pont et alentours semble totalement vaine. Il n'y a  pas plus reposant, plus dépaysant que de prendre ces lignes régulières entre les Pâquis-Molard-Eaux-Vives.

Rassurez-vous, je ne roule pas pour les Mouettes genevoises! Il me semble juste qu'un usage plus soutenu de ce moyen de transport rendrait les Genevois moins critiques sur leur ville, moins bougons aussi. La preuve?

Il y a rarement des gens qui font la tête ou qui sont pendus au natel, dans les Mouettes. Ils admirent plutôt le paysage. Profitent de l'instant. Sourient même. Parfois, et là c'est le top, ils se parlent!

Ces passagers jouent les touristes chez eux, le temps de la traversée. Pour peu, ils se sentiraient en vacances. D'ailleurs, ils le sont déjà un peu. Parce que là, ces jours, on nage en plein été. Le lac est à 19 degrés, on s'y baigne comme en juillet, et on voudrait nous faire croire qu'il faut bosser comme en mai? Il y a quelque chose qui cloche.

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24/05/2011

Des puces bienvenues

Les puces de canard, de chien ou de matelas ne sont pas adorables du tout. Mais les puces où l'on chine, ça oui! Surtout si c'est pour joindre l'utile à l'agréable.

Rendez-vous donc samedi 28 mai au Grand-Saconnex, plus précisément au chemin de Bonvent, un petit coin de verdure niché entre Balexert et l'Aéroport. Depuis 15 ans, l'Association des habitants de ce chemin y organise un marché aux puces caritatif.

La recette de la journée est ainsi intégralement versée à Carrefour-Rue, qui s'occupe des personnes sans abri et démunies à Genève. L'an dernier, plus de 11 000 francs ont été récoltés pour cette association.

D'une édition à l'autre, Frédérique et Catherine s'activent avec une bonne trentaine de bénévoles pour collecter des objets qui leur sont offerts. Il faut les trier, les stocker et parfois même les retaper pour qu'ils aient fière allure sur les stands. Les chineurs apprécieront. Les pièces les plus intéressantes seront mises aux enchères à 13 h 45.

Les organisatrices demandent aux personnes qui voudraient encore leur donner un coup de main de ne pas apporter des objets à vendre le jour du marché. Mais des pâtisseries maison, avec plaisir!

Pour le reste, ambiance conviviale dès 9 h 30, ouverture des stands à la cloche une heure après. Et puis buvette, buffet campagnard et musique. On se réjouit d'être le 28.

Mince! Ça tombe le même jour que les Caves ouvertes! L'un n'empêche pas l'autre. Faudra juste commencer par les puces de Bonvent, c'est plus prudent...

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23/05/2011

Bonjour l'ouverture

Ce devait être une chouette sortie en famille, mais elle a viré aigre. La faute aux préjugés contre les handicapés!

Carole se rend fin avril au Signal-de-Bougy pour faire de l'accrobranche avec ses trois enfants. Elle est accompagnée de ses deux cousines adultes pour l'aider à s'occuper de sa petite tribu. Et spécialement de Julien, 12 ans, qui est trisomique. A noter que l'enfant a déjà pratiqué cette activité dans d'autres parcs d'aventures en France.

La maman paye les entrées. Mais au moment de prendre possession du matériel, l'employé fait blocage. «Toi, t'es handicapé, tu ne peux pas le faire.» dit-il à Julien. Dans le genre psychologue, on a vu mieux! Le gosse, il sait déjà qu'il n'est pas comme les autres.

S'ensuit un échange tendu entre Carole et le préposé aux harnais. Il en ressort que Julien ne pourra pas grimper dans les arbres car il n'est pas totalement autonome. Mieux: l'assurance ne couvre pas ce type de client!

La maman demande si son fils peut au moins faire le trajet pour les enfants dès 4 ans. Refus clair et net de l'employé, qui n'a même pas cherché à tester les compétences de Julien. Il est d'emblée catalogué inapte, parce que trisomique. Pourtant, ce petit homme fait du vélo, du ski et de la natation.

Carole est prête à batailler, car elle trouve la situation inadmissible. Mais vu l'attitude résignée de son fils, et aussi parce de nombreuses familles attendent leur tour, elle n'insiste pas. Julien s'en va donc jouer plus loin. Mais la maman, ça la mine: il reste encore tant à faire pour que les enfants handicapés soient intégrés dans notre société!

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21/05/2011

Le sexe à la mode d'antan

Rien ne nous est épargné!

Bientôt, on saura tout ou presque sur la vie sexuelle de DSK: ses aventures extraconjugales, ses goûts éclectiques, ses pulsions irrépressibles, et j'en passe et des meilleures. Des superfouineurs dégotteront peut-être de nouvelles histoires salaces ou des photos compromettant plus encore l'ancien homme fort du FMI. Et alors?

Baisse un peu l'abat-jour, comme dirait l'autre. Et regarde comment on parlait sexe dans ce beau pays de France, il y a des plombes de cela.

C'est en vidant l'appartement d'une Genevoise très âgée que j'ai trouvé ce petit texte, tapé à la machine à écrire sur un bout de papier verdâtre. Il était sagement plié en deux, comme pour soustraire à la vue cette prose un peu licencieuse. Ouh là là, ça cache quoi tout ça? Je vous avertis, ça date...

«Question: Peut-on faire l'amour dans 16 départements en même temps?

Réponse: Oui! Il suffit d'avoir une femme bien dans la MANCHE, GIRONDE, et bien en CHER. On commence par lui caresser le HAUT-RHIN, puis on descend jusqu'au BAS-RHIN, on contourne l'AISNE et on trouve quelque chose de DOUBS. Sans perdre le NORD on s'enfonce dans la CREUSE pour y rester jusqu'à l'AUBE. En attendant que ça VIENNE, il ne s'agit PAS-DE-CALAIS, et puis sur l'EURE on fait un petit SOMME en attendant que la SEINE recommence, et quand c'est FINISTERE...»

Et voilà... J'envoie le billet à DSK pour qu'il médite sur les bienfaits de l'amour à la française?

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20/05/2011

Une envie de fraises...

Il faut se servir quand le plat passe! Autrement dit, profitons des plaisirs de la vie, avant qu'il ne soit trop tard. Et là, juste maintenant, la nature nous offre ses gâteries avec quelques jours d'avance sur la saison. Ce serait dommage de s'en priver.

Les gâteries? Mais les fraises, bien sûr! Si rouges, goûteuses et charnues que c'en est un délice. Et même s'il y en a déjà plein les étals des marchés et supermarchés, les plus savoureuses sont celles que l'on ramasse soi-même, n'est-ce pas? On sait au moins d'où elles viennent...

Depuis une bonne semaine, les deux fermes genevoises où l'on peut faire de l'auto-cueillette sont ouvertes. Et ça ne désemplit pas autour des plates-bandes!

Rive droite, cap sur «La Fraisière», où Jean-Pierre couve d'un œil attentif ces fruits précoces qui peinent un peu à rougir. «J'ai la quantité qu'il faut tous les jours, mais pas autant que j'aimerais.» Pour les confitures, il faudra attendre la semaine prochaine, avis aux amateurs. (10, route Forestier à Meyrin, 022 782 90 58, 5 fr. 20 le kilo.)

Rive gauche, la Ferme de Merlinge, rendez-vous de tous les accros des brunchs du samedi, regorge de Mara des bois et autres espèces odorantes cultivées dans le respect de l'environnement. Et si les fraises ne remplissent pas tout le panier, restent encore à cueillir les fleurs de campagne. (85, route de Gy, 022 759 15 92, 6 fr. 50 le kilo.)

Les cerises sont aussi à point dans le canton. Il semble toutefois qu'il n'y a pas d'auto-cueillette prévue pour ces fruits, mais la possibilité de louer un arbre. Mais où, je vous le demande?

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19/05/2011

Déstresser et s'évader

Mercredi matin à Cornavin. Devant la gare, postées entre les gens qui attendent le tram et les musiciens roms qui papotent, trois blouses blanches s'affairent. Elles massent les passants. Non mais, je rêve?!

«C'est bien comme ça?» demande la jolie blonde à sa patiente, tout en lui pétrissant les épaules. Ça m'a tout l'air: la dame ronronne d'aise sur sa chaise, comme les deux autres massés du petit matin. Quand c'est fini ça recommence: de nouvelles personnes viennent à leur tour profiter de cette pause bien-être.

Ces trois thérapeutes de choc nous viennent de Fribourg. Ils n'ont peur de rien! Leur mission: soigner les stressés de la cité en leur prescrivant des cures, non pas de crème double, mais de vacances dans leur région. «Fribourg, c'est bon pour le corps et l'esprit.» On veut bien. Mais Genève, son lac et son jet d'eau, c'est pas déjà le top?

«Attrape son maillot de bain et c'est parti pour les vacances!» Là, ce n'est plus Fribourg qui se vend, mais la STA Travel, à l'occasion de l'ouverture de sa troisième agence à Genève. Elisabeth a reçu cette pub chez elle, et ça la fait bondir. «Mais de quel droit cette société me tutoie? Je n'ai pas gardé les cochons avec elle!» Bien vu.

Il a dû y avoir erreur de casting. Car cette campagne vise les jeunes qui n'ont pas froid aux yeux. Et qui oseront aller rue Rousseau, à l'heure de l'apéro, en bikini ou en slip de plage. Les premiers arrivés gagneront un billet d'avion.

«Je ne vais pas aller me ridiculiser en maillot de bains le 21 mai», précise encore Elisabeth. D'autres le feront. Car le ridicule ne tue plus.

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18/05/2011

Elémentaire, ma chère!

Fini le temps de l'insouciance où les appartements restaient ouverts sans que l'on craigne les voleurs. Finie aussi l'époque où l'on faisait confiance à tout le monde. Aujourd'hui, il faut apprendre à se méfier. C'est d'un rageant, quand on aime le genre humain...

Je connais pas mal de personnes âgées, des dames surtout, gentilles comme tout, qui ont du mal à passer ce cap. Elles ne pensent donc pas à prendre des précautions élémentaires pour éviter de se faire piéger.

Ça ne sera pas le feuilleton de l'été, je vous rassure, mais voici déjà deux ou trois trucs à suivre pour éviter de se faire truander.

Avoir toujours de la monnaie en poche. Il vaut mieux lâcher quelques sous s'il n'y a pas d'autre moyen pour se débarrasser d'une personne trop insistante. Mais ne jamais sortir son portefeuille avec des billets et des cartes de crédit. Même pour prendre son ticket de bus ou de parking.

Denise a failli se faire avoir l'autre jour, à l'avenue de Champel. Quand le bonhomme lui fait le coup de la bague en or, elle ne tombe pas dans le panneau. Mais elle a son porte-monnaie en main pour aller charger l'horodateur et ne parvient pas à tenir tête au baratineur qui la harcèle. En fait, elle a peur. Bientôt, elle se fera tout piquer.

Heureusement, un monsieur «très BCBG» se porte à son secours et chasse l'indésirable. Denise n'a même pas eu la présence d'esprit de le remercier...

Autre truc élémentaire: ne pas se laisser serrer de trop près dans les transports publics, spécialement par des jeunes filles. Eh oui! Demandez à Rosemary ou à Françoise: elles y ont laissé leur argent et tous leurs papiers.

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17/05/2011

La pédale douce

«Pédaler, c'est la santé!» Tant que c'est pas dans le yaourt, je veux bien...

La grande campagne de séduction des milieux cyclistes n'a pas attendu les résultats de dimanche sur la mobilité douce pour prôner les bienfaits de la petite reine. «Adoptez la vélo-attitude!» qu'ils disent en ce joli mois de mai. C'est quoi encore?

Il s'agit de pousser les automobilistes à utiliser la bicyclette, qui est bonne à tout faire. Et de demander aux cyclistes de mieux se comporter dans le trafic.

A en croire ces pros de la «vélo-thérapie», il n'est jamais trop tard pour commencer à rouler léger et futé. Parce que «les cyclistes sont beaux, moins déprimés et moins anxieux». Là, je demande à voir! J'ai beau pédaler depuis belle lurette, je n'ai pas encore vu la différence...

«En roulant à vélo, on divise par deux le risque de maladies cardio-vasculaires, par trois le risque d'attaque cardiaque». Certes. Mais on augmente de combien le reste? Dans les collisions avec les quatre roues, c'est rarement la carrosserie qui trinque.

La campagne invite les adeptes des deux-roues à quelques règles de savoir vivre: pousser leur vélo sur les trottoirs et respecter plus fragiles qu'eux dans la circulation. Car c'est un fait: à Genève, les piétons se plaignent des cyclistes qui vitupèrent contre les automobilistes qui sont aussi parfois des piétons. Stop! Il est temps de mettre un peu la pédale douce.

Nous sommes condamnés à circuler tous ensemble sur le même territoire, semé d'embûches et saturé de trafic. Autant se serrer les coudes, plutôt que se faire des croche-pieds. Pas vrai?

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16/05/2011

Vas-y Roger!

Mais qu'est-ce qui les pousse à se mettre dans un tel état, je vous le demande? Faut-il vraiment souffrir à ce point pour se sentir mieux, après? Sur le quai Wilson, à quelques mètres de l'arrivée, les marathoniens de Genève offrent au public un spectacle à couper le souffle, et qui force l'admiration.

Une dernière ligne droite et ouf, ce sera terminé pour ces sportifs d'endurance. Mais ce long ruban de macadam devient parfois un vrai chemin de croix pour des coureurs. Certains souffrent de crampes, ont l'écume aux lèvres ou le visage si rouge qu'il semble prêt à exploser. D'autres grimacent, ahanent. Une concurrente chancelle sur le bras de son compagnon avant de reprendre courage et terminer ses 42 kilomètres la tête haute, mais le corps en charpie.

Tous les marathoniens portent leur prénom en bandoulière. Ce qui pousse à la familiarité: «Vas-y Roger!» hurle une pro de l'encouragement, qui va vite perdre sa voix à clamer ainsi tous les prénoms de la terre. L'ambiance est du tonnerre chez les spectateurs: il y a ces enfants qui se glissent sous les barrières pour accompagner un papa ou une maman les derniers mètres de l'épreuve, si fiers de leur parent que c'en est touchant. Et puis tous ces applaudissements pour saluer les premiers comme les derniers arrivés.

Les gros nuages noirs ont attendu que le gros des troupes ait franchi la ligne d'arrivée pour crever en une méchante pluie. Cette douche glaciale sur des corps en sueur, c'est un coup à se choper la crève. Lundi, il y aura des coureurs au fond du lit. Qu'importe. Ils l'auront fait, ce sacré marathon. Encore bravo!

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13/05/2011

Bienvenue au club

On a aussi des cases à gratter pour se parquer à Genève. Pas besoin d'aller en Italie pour ça. C'est Carolina qui me le signale, et elle a bien raison. Mea culpa, je ne le savais pas.

Ces macarons ne s'achètent pas dans la boulangerie du coin, comme à Luino. Tant pis pour les gourmands! Chez nous, on les trouve à la pièce ou par carnets dans les points de vente de la Fondation des parkings. Ces billets multizones permettent à un véhicule de rester une demi-journée (10 francs) voire une journée entière (20 francs) sur la voie publique (bon, c'est très très résumé, tout ça...)

Mais là aussi, on gratte des cases (année, mois, jour, période) et on place le billet derrière le pare-brise. Simple comme bonjour. Carolina en a toujours en réserve pour ses visiteurs.

Le couple de Montpellier croisé l'autre jour rue de la Corraterie n'avait pas un problème de parking, mais d'orientation. «On cherche le lac, c'est par où?» Avec l'accent du Sud, ça sonne si bien que Jean-Claude joue avec plaisir le rôle de guide jusqu'à la Fusterie.

En route, ils bavardent. Le Genevois leur dit combien il apprécie leur ville, l'ambiance estudiantine, l'architecture et... les trams. Que n'avait-il pas dit! Les touristes montent vite les tours. «Oh, mais la vie est devenue infernale chez nous, vous ne pouvez pas savoir: on creuse partout, le boucan est infernal, la poussière omniprésente, les commerçants hurlent. Tout ça parce qu'on construit une nouvelle ligne de tram!» Bienvenue au club, gens de Montpellier. Des travaux à Genève, ils n'ont rien vu. Jean-Claude, il en rit encore...

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12/05/2011

Gare aux platanes

Méfiance, méfiance! Quai Gustave Ador, ce n'est pas le ciel qui risque de vous tomber sur la tête ces jours-ci, mais des bouts de platane. Je ne sais pas encore ce qui est mieux, ou moins pire...

Entre la Maison Royale et la jetée du Jet d'eau, des travaux éventrent la chaussée, côté bâtiments. Ca manquait, dans le coin. La circulation se déhanche donc tout naturellement côté lac: les deux voies qui conduisent les gens de Cologny en ville se décalent le plus à droite possible, et les quatre roues roulent ainsi sur la piste cyclable.

Dommage pour les deux roues. Mais dommage surtout pour les platanes! Depuis peu, des camions ou des cars arrachent leurs branches au passage. Un panneau avertit pourtant les chauffeurs de ne pas utiliser cette voie si leur véhicule fait près de trois mètres de haut. Encore faut-il le voir. Car la signalisation à cet endroit est digne d'un chemin de campagne et non d'une grande artère, soit dit en passant.

Tout ceci est dangereux. Mardi, un scootériste a failli percuter une branche qui venait de tomber. Il l'a tirée de côté, a contacté les gens du chantier puis la police, sans grand succès: trois gros moignons de platane étaient encore au sol à son retour. Hier après-midi, il y en avait deux de plus et trois policiers pour contempler la scène. Les choses semblent avoir été prises en main. Ça évitera des accidents inutiles.

Mais il y a des gens qui n'ont pas attendu qu'une branche leur tombe dessus pour avoir mal partout et tout le temps. C'est aujourd'hui la Journée mondiale de la fibromyalgie; le temps d'avoir une pensée pour tous ceux qui souffrent de cette maladie orpheline.

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11/05/2011

Des cases à gratter

Votre machine à sous de la rue d'Italie, c'est bien joli, me dit Renée, tout à trac. Mais vous connaissez le système de parking près du lac Majeur, côté italien? Euh, non! Alors, je vous raconte, car c'est vraiment une bonne découverte.

A Luino, si vous voulez parquer votre voiture en zone bleue, inutile de chercher des yeux un horodateur. Il n'y en a pas.

Comme elle n'est pas encore au parfum, notre Genevoise s'en inquiète, forcément. «On paye où?» «Faut aller chercher votre carte à la boulangerie» qu'on lui répond. Moue sceptique de Renée. Encore un truc pour se faire truander. Mais elle se rend tout de même dans ce commerce qui sent si bon le pain. Et là, on lui vend effectivement une carte. Genre très gros billet de tribolo. Sauf qu'il faut juste gratter les cases correspondant au mois, jour, heure et même minute de son arrivée. Puis mettre le tout bien en évidence dans la voiture.

Pour peu, ça deviendrait presque un jeu. Mais on ne gagne que le droit de laisser sa voiture sur la voie publique. Et là, c'est hélas aussi cher que partout ailleurs. Les cartes se vendent pour une durée de stationnement d'une demi-heure ou d'une heure, et sont valables trois ans. Seule limite: il ne faut pas rester plus de deux heures sur place.

«Avec ça, il n'y a plus besoin d'horodateurs moches qui coûtent cher à l'achat et à l'entretien, plus de monnaie à chercher pour les automobilistes», s'enthousiasme Renée.«C'est peut-être une idée pour Genève». A voir! Mais ça semble presque trop simple...

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10/05/2011

Suites et nouvelles

Mille oiseaux pour guérir le Japon...

Je vous racontais mercredi dernier qu'une habitante de Dardagny avait confectionné 1000 grues en origami pour venir en aide aux orphelins du tsunami. Sanae s'était inspiré d'une tradition ancestrale japonaise qui veut que l'on fasse mille oiseaux en papier pour surmonter une grave maladie.

Or, elle n'est pas la seule dans le canton à avoir eu cette belle idée. Une enseignante m'a rapporté que les élèves du groupe Solidarité du Collège de Saussure ont aussi mis la main à la pâte lors d'une semaine consacrée au Japon. Les adolescents ont ainsi passé des heures à plier des carrés de papier pour réaliser 1000 grues multicolores.

Les oiseaux sont vendus au prix d'un franc pièce au collège genevois contre dix à Dardagny. Chacun fait selon ses moyens pour lever des fonds en faveur des sinistrés. Tous ces adeptes d'origami sont désormais en contact pour aider les grues à prendre leur envol.

Sanae entend pour sa part soutenir «Ashinaga». Une association qui construira dans le Nord-Est de l'île une «rainbow house» pour accueillir des enfants, comme elle l'a fait à Kobe suite au tremblement de terre de 1995. Ce projet a séduit une maîtresse d'école primaire de Genève. Elle versera donc à Sanae la somme qu'elle et ses collègues ont récoltée dans des chapeaux à la fin d'un spectacle donné dans leur établissement. Ça fait du bien, toute cette solidarité!

Demain, cela fera deux mois que la terre et la mer ont tout fait basculer là-bas. Deux mille oiseaux ne seront pas de trop pour soulager le Japon.

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09/05/2011

Les mères à la fête

Pour le bouquet de fleurs, c'est trop tard: la Fête des mères, c'était hier! Oups, diront certains étourdis... Vous l'aviez vraiment oubliée? Bon, vous pourrez toujours vous en tirer en affirmant que les mamans, ça doit se fêter toute l'année, et pas seulement le 8 mai. Surtout lorsque cette date tombe sur une si belle journée d'été, pleine de coquelicots et de farniente.

Car avec une température de 25 degrés à l'ombre et une nature qui prend des allures de juillet, tout le monde finit par perdre ses repères, c'est normal. Même les saints de glace, les amis Mamert, Pancrace et Servais sont à l'ouest cette année. Pas un jardinier de ma connaissance n'a ainsi attendu le 13 mai pour planter en pleine terre ses promesses de fleurs ou de légumes. Le gel? Même plus peur!

L'eau? Pareil! Les bassins de la piscine de la Bécassière étaient à point, pour ce premier week-end d'ouverture. Ceux des Bains des Pâquis un peu moins, avec un lac affichant 17 degrés. Cela n'a pas empêché plus de 4000 personnes à passer le pont du Goléron pour venir se fondre dans une ambiance balnéaire totalement inédite pour la saison.

On a même vu des baigneurs tout émus barboter à côté d'une canne blanche promenant sa colonie de canetons jaunes et bruns. Ont-ils au moins pensé à fêter leur maman, eux?

Alors un conseil à toutes celles et ceux qui ont zappé la leur, en ce grand jour de paresse estivale. N'oubliez pas de lui faire un geste, même après le 8 mai. Il n'est jamais trop tard. D'ailleurs, bonne fête, maman!

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06/05/2011

Tout fout le camp

Il ne fait décidément pas bon être petit commerçant dans les Rues Basses. Ailleurs aussi, me direz-vous. Mais là, ça devient franchement grave.

Face aux chaînes de fringues de luxe ou de montres, face aux grands magasins, les indépendants ne font plus le poids. La faute aux loyers exorbitants. Au standing recherché. Il s'est ainsi trouvé un propriétaire d'immeuble du centre-ville pour dire qu'une librairie, «c'est mauvais pour la dynamique de la rue». Ben voyons!

Tout ce qui fait la particularité et l'intérêt du commerce local est en train de disparaître. Après le Radar et la Crémière, les vitrines pleines de homards de Zivi, après le Cristallina, la Toison d'Or ou la Berline (la liste n'est évidemment pas exhaustive), c'est aujourd'hui au tour de la coutellerie et orfèvrerie Fontaine de plier bagage.

Eh oui, tout fout le camp! Même cette institution genevoise, fondée en 1832. Ce commerce familial se trouve à la rue de la Confédération depuis 1965, c'est dire s'il fait partie du paysage. Il s'apprête pourtant à quitter les lieux, «pour cause de remise de bail».

Depuis deux jours, il y a des rabais de prix sur tous les articles de la maison Fontaine. Ça sent la fin d'une histoire, même si le jeune patron va sans doute rebondir ailleurs. Avec son petit musée de couteaux suisses.

Pour les Rues Basses, un tel départ est affligeant. L'espace libéré va sans doute être occupé par une boutique chic que l'on trouve déjà dans toutes les grandes villes. Vive la mondialisation. Des jours, ce mot me file des boutons. Et un méchant coup de bourdon.

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