09/06/2011

L'énergie notre affaire

Journée historique, hier! Le Conseil national s'est prononcé pour l'abandon progressif du nucléaire.

De bleu de bleu, ils en ont mis du temps, à Berne! Il leur a donc fallu Fukushima, Tchernobyl et Three Mile Island pour comprendre qu'il y avait un bug dans le système.

C'est pas pour dire, mais les Genevois, eux, l'avaient pigé depuis longtemps. Et certains plus vite que d'autres. Les habitants de Russin et les riverains de Verbois ont ainsi été parmi les premiers à redouter les effets de l'atome en signant, en 1972 et 1973, des pétitions pour s'opposer à la création d'une centrale nucléaire chez eux.

Ils doivent aujourd'hui boire du petit-lait. Tout comme les gens qui, très tôt, ont développé une allergie au nucléaire, passant alors pour d'aimables farfelus ou de fieffés égoïstes. N'empêche. Leur idée a fait son chemin. Car le peuple du bout du lac adoptera en 1986 l'initiative «L'énergie, notre affaire», interdisant toute installation de centrale nucléaire sur son territoire. C'était il y a un quart de siècle! De sacrés précurseurs, ces Genevois...

Oui mais. Faut pas trop fanfaronner. Car les mesures prônées à la même époque pour lutter contre le gaspillage d'énergie n'ont rien donné: on en consomme au contraire toujours plus.

On climatise à tour de bras, on laisse les bureaux allumés toute la nuit, on inonde de lumières le domaine public, on grille tout ce qu'on peut d'électricité sans se soucier du lendemain. Là, on peut franchement faire mieux! Allez, c'est bon, j'éteins mon ordi pour la nuit et je descends à pied les 5 étages. Journée historique, donc...

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