16/06/2011

En toute discrétion

Moins discret que ça, tu meurs! Poutine à Genève, c'est l'état de siège assuré. Mercredi matin, les Pâquis ont été pris d'assaut par les forces de l'ordre. Non, j'exagère un peu! Elles ont juste pris position dans le périmètre de l'Hôtel Président. Mais de quelle façon!

Côté dispositif sécuritaire, ça force l'admiration: des escadrons de policiers à moto grouillant tout alentour, des tas de James Bond en lunettes noires, des gendarmes en tenue pare-balles près d'engins dissuasifs. Et puis un bateau de police mouillant au large, des hommes drapés de noir sur le toit de l'hôtel, d'autres avec des mitraillettes dans la rue fermée à la circulation.

Les habitants, ça les fait jaser, forcément. Bien sûr, il y a le protocole à respecter. Bien sûr, tous ces gens très importants contribuent à faire de cette ville ce qu'elle est. Et sans doute y a-t-il plein de bonnes raisons de faire ainsi attention. Mais tout de même. Est-ce bien raisonnable de déployer tant de forces pour assurer la sécurité d'un invité de marque? «C'est le prix à payer pour la Genève internationale» affirme ma voisine. Je veux bien.

En attendant, tous ces policiers qu'on adore, ils ne sont pas sur le terrain. Là où l'on pourrait en avoir besoin, pour diriger les flots de voitures au carrefour près de la gare privé de signalisation, par exemple, ou courir derrière les malfrats. Mais bon, je dois avoir tout faux.

Depuis sa suite avec vue sur le lac, Poutine a sans doute admiré le Jet d'eau au soir du 14 juin. Rose il était (le jet), virant au rosé foncé, histoire d'unir avec panache les femmes et les donneurs de sang.

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