21/06/2011

Réclame toujours...

TPG et PTT réunis en une seule encre, fallait oser! Et c'est à Theresa que l'on doit cette histoire de réclamation sans fin.

Ça commence par un bus qui ne s'arrête pas là où il faut. Quand deux ou trois véhicules se rangent à la queue leu leu à une station, il arrive que certains ouvrent leurs portes très loin des usagers, puis filent sans demander leur reste en laissant des clients en plan.

Et c'est là que Theresa réagit. Faut dire que sa navette passe tous les quarts d'heure. Elle frappe sur la vitre du bus en mouvement qui pile net. S'ensuit un échange peu amène entre le conducteur, qui n'aime pas qu'on lui adresse la parole, et la cliente, qui lui fait une remarque.

«Si vous n'êtes pas contente, écrivez aux TPG» lâche le conducteur. Ce qu'elle fait. Une lettre manuscrite bien torchée de deux pages, qui se termine sur une question toujours sans réponse: "est-il vrai que la pastille orange au sol n'est là que pour les trams?"

Elle écrit l'adresse sur une enveloppe et cherche dans le bottin de téléphone le numéro postal de la route de la Chapelle. Rien. Y a plus. Cette donnée se trouve désormais sur un site. Or Theresa n'a pas d'ordinateur.

Elle fonce à la poste. Au guichet, on consent à lui donner le code: 1207. Mais ce n'est pas le bon car elle reçoit, quelques jours plus tard, son enveloppe en retour, avec mention «le destinataire est introuvable.»

Tu parles! Les TPG, 1, route de la Chapelle, il n'y en a pas mille, ou quoi? Theresa retourne à la poste. Avise une autre employée, qui ne peut pas lui fournir le renseignement. Vendre des bonbons et des chocolats, oui, mais pas donner un numéro postal. Ainsi va la vie. Gardez donc votre vieux bottin sous la main, il peut encore servir...

08:00 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |  Imprimer | | |

Les commentaires sont fermés.