30/06/2011

Vocation contrariée

Tous ceux qui fréquentent de près des adolescents vous le diront: ce n'est pas tous les jours facile. Pour eux comme pour nous. Alors, s'ils trouvent un but dans la vie, une formation qui les motive, il faut les soutenir. Et pas leur mettre le bâton dans les roues.

Jéremy a 16 ans et aime cuisiner. Il a donc fait récemment un stage dans un restaurant genevois, Le Miremont, une bonne table de Champel où officie Thierry Pellerin, un amoureux fou du chocolat qui a vingt ans de métier et un cœur gros comme ça.

Entre l'adolescent et lui, le courant passe. A tel point que le chef est prêt à le prendre en apprentissage. Pas seulement pour le former, mais aussi pour lui transmettre sa passion. Le jeune, ça le stimule, forcément. Tous les employeurs ne sont pas aussi généreux de leur personne.

Mais voilà. Ce chef français possède un certificat qui n'est pas reconnu par la nouvelle loi fédérale permettant à un patron de former un apprenti. Du coup, c'est le niet de l'Office de l'orientation professionnelle. Pas de dérogation possible. Trouvez autre chose.

Le chef, ça le désole, parce qu'un tel refus risque de couper net la vocation de ce jeune. Le principal intéressé, on ne dit pas sa déception. Il se consolera en faisant un job d'été dans les cuisines du Miremont. Mais le père de Jéremy, ça le révolte carrément. Il a cherché sans succès d'autres places d'apprentissage de cuisinier pour son fils.

Alors il va faire quoi, son ado, à la rentrée? Traîner dans les rues? Non. Il continuera l'école, en attendant mieux. Mais faudra pas s'étonner s'il manque de motivation.

08:00 | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook |  Imprimer | | |

29/06/2011

Pirates à l'abordage

Encore un bouchon en vue! Mais pour une fois, on ne va pas rouspéter, promis juré. Car c'est la Fête des écoles enfantines, cet après-midi. Si le temps le permet, près de 5500 enfants seront rassemblés en un cortège haut en couleur qui partira à l'abordage des Bastions depuis la promenade Saint-Antoine, en passant par les Rues Basses.

Une manifestation qui attendrit même les plus coincés des Genevois. Normal. On a vite la larme à l'œil, ou le hochement de tête ému, devant tous ces petits mômes qui défilent déguisés, un brin intimidés, en se tenant la main ou en s'accrochant à celle de leur maîtresse toute pimpante.

Là, je m'avance un peu. Le thème de ces promotions étant la piraterie, ces jolies enseignantes vont peut-être muer en de terribles flibustières, pour les beaux yeux de Jack Sparrow. A vérifier sur place, pour autant que la météo le permette.

Avec ou sans cortège, très belle fête à tous ces enfants, à leurs parents, et à tous ceux qui célébreront la fin de l'école d'ici à vendredi dans les communes genevoises. Vive les vacances, plus de pénitence, les cahiers au feu, certes, mais pas de maîtresse au milieu, s'il vous plaît!

Je saute du coq à l'âne pour passer un message de Daphné. Cette dame cherche un sifflet pour dresser son jeune chien. Elle aimerait trouver le même que celui utilisé par le berger David dans l'émission «Passe-moi les jumelles» du 25 mai dernier. Si vous avez un tuyau, ou mieux, si un tel instrument dort chez vous, vous pouvez me le filer, je le transmettrai à Daphné. Je n'ai pas de chien à dresser...

08:04 | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook |  Imprimer | | |

28/06/2011

Chaud. l'été à Laconnex

Laconnex, petite commune agricole, paisible et sans histoires. Et pourtant...

Jeudi dernier, un incendie a troublé la douce quiétude estivale. Un individu malintentionné a bouté le feu au jardin de la tante de Maria, détruisant, entre autres, des clapiers et un petit poulailler. Lapins, poules et chats sont morts brûlés vifs.

Le SIS est intervenu dare-dare et a fait son boulot. Toujours aussi rapide et efficace. Au moment de transmettre le suivi du sinistre à la compagnie de pompiers du village, comme cela se pratique, le maire a mis son veto. Et pourquoi donc? Parce qu'il n'allait tout de même pas payer deux personnes pour quelques poules..

Ainsi dit devant une personne qui vient de perdre ses animaux, ce n'est pas le top de la diplomatie. Peut faire mieux, Monsieur Dethurens. Mais sur le fond, le maire persiste. Et signe même une décharge au SIS, assumant ainsi complètement la décision de ne pas faire surveiller le feu tout juste éteint.

Ce n'est pas une question d'argent, comme le pense Maria, dans son «coup de gueule». La Commune aurait de quoi payer deux pompiers sur place. Non. C'est une question de principes.

Et des principes, cet homme du terroir en a. Pas besoin de mobiliser des gens quand il n'y a plus de danger pour les êtres humains et l'environnement. Il a eu raison, en l'occurrence. Quant aux constructions de «là-bas», où l'incendie s'est déclaré, elles sont totalement illégales et insalubres. Et ne devraient pas exister, à moins de changer de loi. On ne va donc pas en faire un fromage.

M'est d'avis que l'été sera particulièrement chaud à Laconnex...

11:00 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |  Imprimer | | |

27/06/2011

Un air de vacances

Ça sent les vacances à plein nez, vous avez remarqué? Mais oui, mais oui, l'école est finie! Ou presque: les jeunes adultes viennent d'arroser leur matu, les jeux sont faits au Cycle d'orientation, les écoles primaire et enfantine fêtent les promotions cette semaine. Par chance, le temps est toujours au beau fixe. Que demander de plus?

S'évader sous d'autres cieux? Rechercher des contrées au fol exotisme? Ou s'aérer à moindre coût avec ce que l'on a sous la main?

Parce que Genève, l'été, c'est une destination de rêve. Très tendance, je vous assure. Le lac vous tend les bras, le Rhône vous attend pour des baignades sportives près des nouveaux pontons. Plus accueillants que les parcs en cette saison, vous ne trouvez pas. Et puis la campagne est belle, les gens plus détendus que d'habitude.

Inutile donc de se taper des milliers de kilomètres en voiture, de se coltiner des grèves de trains ou des attentes sans fin dans des aéroports pour se faire du bien en vacances. Restez ici!

Car cet été, il y a plein d'animations, concerts et spectacles offerts à celles et à ceux qui ne partent pas. Un guide recense jour après jour tout ce qui est à disposition du public, dès aujourd'hui et jusqu'à début septembre. Une véritable mine d'or, pour qui aime les sorties et les rencontres. Tout ce qui est gratuit est signalé comme tel.

Cet agenda de poche «Genève été 2011» joliment illustré est disponible à l'Arcade d'information de la Ville de Genève (pont de la Machine), à Genève-Tourisme, à la Cité Seniors. Et ailleurs, dans différents lieux culturels, cafés ou hôtels de la cité. Vous m'en direz des nouvelles. Je vous dis, ça sent les vacances à plein nez!

08:00 | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook |  Imprimer | | |

25/06/2011

Poutze et partage!

Retroussez les manches, y a du boulot! C'est aujourd'hui jour de poutze. Pas de votre coquet salon, mais des Bastions. Rien que ça... Heu, vous êtes vraiment sûr qu'il faut nettoyer toutes ces pelouses et ces immenses allées?

Oui, car ça craint, côté propreté. La Ville a beau se démener, rien ne bouge. Elle tente cette année le slogan «Ce parc n'est pas une poubelle», écrit dans toutes les langues et sur de grands pots. Histoire de rappeler quelques règles élémentaires de savoir vivre ensemble. Qui les lit? A voir le résultat des courses, après le passage de certains citoyens, c'est à désespérer.

Pour cette grande poutze populaire, on vous donne rendez-vous ce samedi à 9 h au parc des Bastions, près des jeux d'enfants et du chalet des chaises longues. Pas pour s'y vautrer tout de suite, faut pas rêver. Gants, pinces et sacs poubelle seront fournis, et hardi petit! Le seul truc qui coince, dans cette histoire, c'est que les gens qui ramassent ne sont jamais ceux qui jettent. C'est «pô juste», comme dirait l'autre.

Ce qui l'est moins encore, ce sont les inégalités qui perdurent entre les gens qui ont trop et ceux qui n'ont pas assez. Alors, retroussons encore les manches pour ce Samedi du Partage.

Dans plus de 80 magasins du canton, on pourra donner des produits non périssables à l'association Partage. Une liste de ce qui est le plus recherché est proposée sur place. Tout ce qui aura été collecté sera ensuite distribué par la centrale alimentaire à des associations œuvrant pour les plus démunis de la région. L'an dernier, grâce à la générosité de la population genevoise, 150  tonnes de denrées avaient été réunies. Faudra faire mieux cette année. Chiche?

08:00 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |  Imprimer | | |

24/06/2011

Annuaire et horaires

Vous avez l'œil, et le bon! Avec vous, impossible d'écrire des faits erronés sans se faire aussitôt taper sur les doigts. Gentiment, certes. Alors oui, je n'avais pas chaussé les bonnes lunettes pour vérifier les dires de Theresa, qui se plaignait de ne plus trouver le numéro postal d'une rue de Genève dans le bottin.

Car ces données figurent encore dans l'annuaire téléphonique 2011. Elles commencent en page 34, me signalent des lecteurs attentifs. Michel apporte encore son grain de sel. L'adresse complète des TPG se trouve même en page 1269. Impossible de la rater, pour qui la cherche. Ça devait être écrit trop petit, ou alors faut que je retourne dare-dare chez l'oculiste...

Une qui a ouvert grands les yeux devant son écran, c'est Nicole, en cherchant un horaire pour se rendre de la place du Molard jusqu'à Sion. Sur l'ancien site des CFF, elle indiquait l'arrêt des TPG d'où elle voulait partir, et l'itinéraire le plus rapide lui était donné en un clic. Facile, efficace.

Elle lance donc sa recherche pour partir samedi soir. Et là, oh bonheur, Nicole voit qu'on la mène vraiment en bateau! On lui propose tout d'abord un parcours de 10 minutes à pieds jusqu'au jardin Anglais, puis embarquement à bord d'un navire de la CGN pour voguer jusqu'à Bellevue (20 minutes).  Sur place, se dégourdir les pattes une heure durant, le temps de choper le bateau qui la ramènera dans la rade (20 minutes). Monter ensuite à pieds la rue du Mont-Blanc jusqu'à la gare Cornavin (12 minutes) et prendre enfin le train. Compter en tout et pour tout 4 h 07. C'est long, tout de même, pour un voyage jusqu'à Sion!

08:00 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |  Imprimer | | |

23/06/2011

Le retour du carillon

«Les cloches de Saint-Pierre ont-elles un syndicat? Font-elles la grève?» me demande Agnès, fort perplexe. Depuis plusieurs mois, ces cloches ne sonnent pas régulièrement les quarts et les pleines heures, pas tous les jours, voire pas du tout. Auraient-elles fait une virée pascale prolongée du côté de Rome? La chose ne serait pas vraiment du goût de tous les protestants...

Pas de panique! Si le carillon de Saint-Pierre est resté muet de fin février jusqu'à mi-avril, c'était pour cause de travaux! A savoir la révision de l'horloge et l'extension du jeu de cloches.

On reprend dans l'ordre. D'après ce que j'ai compris, le carillon de la cathédrale fonctionne selon deux systèmes de frappe. L'un automatique, l'autre manuel. D'accord. Le premier est régi par une horloge. Qui met en mouvement une sorte de boîte à musique géante, reliée à un marteau, fixé à une cloche. Vous suivez?

Et bien, cette horloge a été envoyée en Suisse Allemande pour révision. Cela a pris un certain temps, normal. Donc, plus de tintinnabulement rythmant le quotidien des Genevois. En même temps, le carillon s'est enrichi de 17 cloches, dont trois ont été fondues en public sur le parvis de la Cathédrale. Pour que l'on puisse en jouer manuellement, le clavier et le pédalier ont été refaits.

Puis il y a eu les essais, les réglages. D'où certains couacs. Mais tout cela fonctionne aujourd'hui, et plutôt bien. Désormais, le carillonneur pourra varier les plaisirs en jouant des mélodies sur trois octaves et 37 cloches. Ça ouvre de folles perspectives. Un jour, qui sait, on sonnera de là-haut un tube du XXI siècle...

08:00 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |  Imprimer | | |

22/06/2011

La reine des roses

«Elle se trouve où, la rose gagnante du parc La Grange?» me lance une amie par SMS. Heu... avec  toutes celles du Concours international de roses, je suppose. Un peu sur les hauteurs du jardin public. Mais tiens, au fait, depuis quand la belle Viviane se pique-t-elle de botanique?

Eurêka! C'est depuis que la reine des roses 2011 porte son prénom, bien sûr. Grâce à cette variété dauphinoise, toutes les Viviane sont à la fête. Elles sont les plus belles, les plus résistantes aux maladies et fleurissent abondamment durant toute la saison. Veinardes!

Alors, elles ont quoi de plus que les autres? Pour en avoir le cœur net, me voilà, en ce premier jour d'été, à chercher les 80 concurrentes en lice pour ce prix parmi les milliers de fleurs du parc La Grange. Un espace splendide, soit dit en passant, doté d'arbres majestueux, avec des pelouses truffées de gosses en course d'école, de poussettes, de joggeurs. Ça donne envie de rester à Genève, un parc pareil.

Et c'est sur le replat, derrière la maison de maître, qu'on découvre ces roses plantées par petits carrés bien rangés et numérotés. Viviane? Désolée de te le révéler si crûment, chère amie, mais tu es toute fanée, complètement raplapla. «Comme à cette fleur la vieillesse fera ternir votre beauté» disait Ronsard, le poète. On se pâmera devant toi à la prochaine floraison, promis.

En attendant, celles qui font chaud aux yeux, ce sont les roses trémières qui s'épanouissent, boulevard Georges-Favon, autour de trois arbres. Malgré les canettes de bière et autres joyeusetés jetées à leurs pieds, elles s'élancent dans les airs, insouciantes et légères. Vive les nouvelles reines du macadam!

08:00 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |  Imprimer | | |

21/06/2011

Réclame toujours...

TPG et PTT réunis en une seule encre, fallait oser! Et c'est à Theresa que l'on doit cette histoire de réclamation sans fin.

Ça commence par un bus qui ne s'arrête pas là où il faut. Quand deux ou trois véhicules se rangent à la queue leu leu à une station, il arrive que certains ouvrent leurs portes très loin des usagers, puis filent sans demander leur reste en laissant des clients en plan.

Et c'est là que Theresa réagit. Faut dire que sa navette passe tous les quarts d'heure. Elle frappe sur la vitre du bus en mouvement qui pile net. S'ensuit un échange peu amène entre le conducteur, qui n'aime pas qu'on lui adresse la parole, et la cliente, qui lui fait une remarque.

«Si vous n'êtes pas contente, écrivez aux TPG» lâche le conducteur. Ce qu'elle fait. Une lettre manuscrite bien torchée de deux pages, qui se termine sur une question toujours sans réponse: "est-il vrai que la pastille orange au sol n'est là que pour les trams?"

Elle écrit l'adresse sur une enveloppe et cherche dans le bottin de téléphone le numéro postal de la route de la Chapelle. Rien. Y a plus. Cette donnée se trouve désormais sur un site. Or Theresa n'a pas d'ordinateur.

Elle fonce à la poste. Au guichet, on consent à lui donner le code: 1207. Mais ce n'est pas le bon car elle reçoit, quelques jours plus tard, son enveloppe en retour, avec mention «le destinataire est introuvable.»

Tu parles! Les TPG, 1, route de la Chapelle, il n'y en a pas mille, ou quoi? Theresa retourne à la poste. Avise une autre employée, qui ne peut pas lui fournir le renseignement. Vendre des bonbons et des chocolats, oui, mais pas donner un numéro postal. Ainsi va la vie. Gardez donc votre vieux bottin sous la main, il peut encore servir...

08:00 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |  Imprimer | | |

20/06/2011

Jouez, je suis à vous!

C'était la cerise sur le gâteau d'anniversaire: vingt pianos mis à disposition du public pour célébrer les vingt ans de la Fête de la musique à Genève.

Une idée un peu folle et généreuse, à l'image de cette manifestation qui est décidément la plus belle de toutes! Elle parvient à réconcilier les habitants avec leur ville, en leur faisant découvrir des espaces inédits où il fait bon déambuler en écoutant des airs venus d'ailleurs. Et qu'importe si l'on rate le concert prévu. Il y a tant de surprises musicales au coin des rues. Tant de gens à rencontrer.

«Jouez, je suis à vous» annoncent justement ces pianos qui font de l'œil aux passants. L'invite est tentante. Et les pianistes craquent, quelque soit leur niveau. Ils s'installent devant l'instrument et jouent un morceau par cœur. Instant de grâce ou d'amusement. Mais instant de rencontres souvent chaleureuses entre des gens qui ne s'adresseraient pas la parole en temps normal.

Ainsi ce marginal, à la gare, qui s'excuse de ne pas savoir jouer. «Mais j'ai toujours rêvé de m'asseoir devant un piano!» Il enfonce alors son doigt sur une touche et le fait courir sur le clavier, avant de céder sa place à une adolescente qui va attaquer du Mendelssohn. «C'est beau, hein?»

Oui, c'est beau! Comme ces deux handicapés de la vue, un trentenaire et un octogénaire, qui se trouvent par hasard autour du piano du Jardin Anglais et jouent devant des Japonais médusés. Et qui s'en vont poursuivre leur prestation de l'autre côté du pont du Mont-Blanc, le jeune interprétant une pièce de Bach, l'aîné préférant "La Javanaise" de Gainsbourg. Une rencontre impossible sans la Fête de la musique!

08:00 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |  Imprimer | | |

18/06/2011

Rendre les plaques

Suite de l'épisode, je vous l'avais promis. Vous vous souvenez? L'arrêt provisoire de la ligne G des TPG appelé «P+R Veigy» et pas l'ombre d'un parking d'échange à l'horizon? Et bien, il aurait dû être prêt pour fin juin, me dit-on du côté genevois. Autre son de cloche à la Mairie de Veigy: les travaux débuteront à la fin du mois. Nuance!

Mais cet équipement se fera, promis juré, juste à côté du giratoire qui sera construit à deux pas de la frontière. Ce P+R devrait être mis à disposition des pendulaires en fin d'année. Ça fera toujours 150 voitures de moins coincées dans les bouchons à la rampe de Vésenaz et ailleurs. C'est bon à prendre.

Car ça coince grave au bout du lac, et je ne vous apprends rien.

«C'est quand qu'on va où?» Cette question, écrite au gros feutre sur un panneau de signalisation orange, à Carouge, résume bien la perplexité qui s'empare des usagers de la route, perdus dans le labyrinthe des travaux.

C'est quand qu'on va où?» entre les flèches qui conduisent à des routes barrées pour la Fête de la musique, les interdictions d'aller juste là où il faut, et les détours si compliqués à suivre qu'on ne sait plus où l'on voulait se rendre, à tant tourner autour du pot. C'en est décourageant. Ou rageant tout court.

Ne reste bientôt plus qu'à rendre les plaques. C'est peut-être bien le but de la manœuvre, au fond...

Alors, on va où ce week-end? A la Fête de la musique, bien sûr! Dans les rues fermées à la circulation. Et là, plus question de pester contre ces mesures qui permettent au public de se déplacer librement d'une scène à l'autre. Mais pester contre la pluie, ça oui!

08:00 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |  Imprimer | | |

17/06/2011

Allô, j'écoute?

Une fois n'est pas coutume, prenons la plume pour tresser des couronnes à Swisscom. Jean-Pierre décide un beau jour de changer de natel. Il se retrouve donc avec un superbe engin très performant et une nouvelle carte SIM (ne me demandez pas d'expliquer l'aspect technique de la chose, mon cas est désespéré...)

Or, dans sa voiture, il possède un autre téléphone avec une carte ancienne version qu'il veut conserver. Je vous la fais courte, l'opérateur s'emmêle les pinceaux, ou peut-être les puces. Le résultat est le même: les deux appareils sont désormais hors service. Panique à bord.

Le client téléphone alors à Swisscom (depuis son fixe?) Et vous connaissez la musique. Pressez touche 1, 2 ou 3, puis tapez votre code X plus dièse, bémol ou étoile. Au bout du fil enfin attrapé, ces dames se refilent la patate chaude, ne sachant comment régler le problème. Miracle, le client tombe sur LA bonne personne. «Allô j'écoute? Oui, je vais voir ce que je peux faire pour vous». Mais patatras, la communication coupe net. Au secours!

Et c'est reparti pour pianoter sur toutes les touches du clavier, repasser par une ribambelle de téléphonistes jusqu'à ce qu'on lui annonce triomphalement: «on a retrouvé Joana». Laquelle a eu le temps de trouver la solution, merci à elle.

Devinez quoi? Deux jours après, Jean-Pierre reçoit dans son courrier une petite boîte de Swisscom avec une souris-clé USB. Plus une gentille note de Joana, rappelant son calvaire téléphonique, et le félicitant de rester client. Ce qu'il est toujours, ses natels fonctionnant à merveille. Qui dit mieux?

08:00 | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook |  Imprimer | | |

16/06/2011

En toute discrétion

Moins discret que ça, tu meurs! Poutine à Genève, c'est l'état de siège assuré. Mercredi matin, les Pâquis ont été pris d'assaut par les forces de l'ordre. Non, j'exagère un peu! Elles ont juste pris position dans le périmètre de l'Hôtel Président. Mais de quelle façon!

Côté dispositif sécuritaire, ça force l'admiration: des escadrons de policiers à moto grouillant tout alentour, des tas de James Bond en lunettes noires, des gendarmes en tenue pare-balles près d'engins dissuasifs. Et puis un bateau de police mouillant au large, des hommes drapés de noir sur le toit de l'hôtel, d'autres avec des mitraillettes dans la rue fermée à la circulation.

Les habitants, ça les fait jaser, forcément. Bien sûr, il y a le protocole à respecter. Bien sûr, tous ces gens très importants contribuent à faire de cette ville ce qu'elle est. Et sans doute y a-t-il plein de bonnes raisons de faire ainsi attention. Mais tout de même. Est-ce bien raisonnable de déployer tant de forces pour assurer la sécurité d'un invité de marque? «C'est le prix à payer pour la Genève internationale» affirme ma voisine. Je veux bien.

En attendant, tous ces policiers qu'on adore, ils ne sont pas sur le terrain. Là où l'on pourrait en avoir besoin, pour diriger les flots de voitures au carrefour près de la gare privé de signalisation, par exemple, ou courir derrière les malfrats. Mais bon, je dois avoir tout faux.

Depuis sa suite avec vue sur le lac, Poutine a sans doute admiré le Jet d'eau au soir du 14 juin. Rose il était (le jet), virant au rosé foncé, histoire d'unir avec panache les femmes et les donneurs de sang.

08:00 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |  Imprimer | | |

15/06/2011

Complainte d'un usager

Genève aurait moins le goût de bouchon si les gens de Haute-Savoie laissaient leur bagnole au garage et prenaient les TPG! Ce n'est pas moi qui l'affirme, mais un Genevois de Veigy. Et il ne se contente pas de le dire, il le fait.

Toute une aventure, d'ailleurs, que de fréquenter cette ligne G. Entre Rive, Vésenaz, Corsier et Veigy s'y bousculent, sans guère se parler, élèves et étudiants turbulents, mémés discrètes, cols blancs le nez plongé dans leur tablette ou leur journal, demandeurs d'asiles, pendulaires. Une cohabitation un brin nerveuse aux heures de cohue.

Or voilà que depuis début juin, ce bus finit sa course à l'arrêt «P+R Veigy», situé à bonne distance du village. Or de parking d'échange, il n'y en a point! «C'est une absurdité de ne pas pousser ce bus jusqu'au centre de la localité» estime cet usager «au nom de plusieurs mécontents». L'autre jour, il pleuvait des cordes et le G a lâché ses passagers au milieu de rien et sans abri possible.

Le Genevois ne sait sans doute pas qu'il est monté dans un des onze véhicules appelés à renforcer momentanément la desserte existante. Qui elle va toujours jusqu'au village. Son seul défaut est de s'arrêter avant le terminus. Mais ce service est précisément mis en place pour inciter les automobilistes à abandonner leur voiture pendant les travaux de la tranchée de Vésenaz. Et après aussi... Ce qui va dans son sens.

Certes, mais pourquoi tromper le client en appelant l'ancien arrêt Crevy d'un tonitruant «P+R Veigy», quand il n'y en a pas? «On anticipe», dit-on du côté des TPG. Ah bon? Il va se faire? On en parle depuis dix ans dans le coin, mais on ne voit toujours rien à l'horizon. Erreur! Suite au prochain épisode...

08:00 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |  Imprimer | | |

14/06/2011

En rose ou en rouge?

Aujourd'hui, c'est ma journée!

Zut, ça commence mal: où est-ce que j'ai bien pu fourrer ma tenue fuchsia? Vous savez, celle qui date de la grève des femmes. C'était il y a vingt ans pile. Nous étions alors un demi-million de filles toutes en rose, en ce 14 juin mémorable, les bras croisés pour faire avancer la cause de l'égalité. Bon, d'accord. Le pays n'a pas totalement perdu pied, et j'ai remisé depuis la chemise au fond d'un placard. Mais où?

Je finirai bien par lui mettre la main dessus. Car ce mardi, les femmes et les hommes sont invités à porter du fuchsia ou du violet, en signe de ralliement. Pas de panique donc si vous croisez tant de personnes dans les rues ou au travail avec ce signe distinctif. Ce n'est ni une maladie, ni une secte. Juste des gens de tous âges qui participent à cette journée d'actions pour plus d'égalité dans les faits.

Ce 14 juin est encore ma journée, celle du don du sang. Même combat, ou presque, que la cause évoquée ci-dessus. Sur le principe, tout le monde y est relativement favorable. Mais en pratique, c'est à désespérer.

A Genève, nous ne sommes que 2% à donner la vie (je ne parle pas ici des femmes, mais des donneurs de sang), et ce n'est pas assez. Alors si vous avez un peu de temps aujourd'hui entre le boulot, la famille, les actions du 14 juin et tout le reste, faites un saut à la place des Nations. Le centre de transfusion sanguine des HUG y tient salon et fait une collecte de sang de 11 h à 17 h.

Et ce soir, si c'est pas joli, mes deux journées seront symboliquement réunies sur le Jet d'eau. Il sera rose, disent les femmes, rouge, affirment les HUG. A voir!

08:00 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |  Imprimer | | |

11/06/2011

La police s'en moque

Mieux vaut ne pas se faire piquer son sac la nuit. De jour, c'est déjà pas marrant, mais de nuit, c'est carrément désarmant.

Il est trois heures du matin vendredi dernier lorsque Laure se fait voler sa besace à la Jonction. Pas de chance, il y a tout dedans: l'argent, les papiers et la clé de sa voiture avec laquelle cette jeune femme comptait rentrer chez elle. Ne reste plus que son natel en poche.

Elle fonce à la police. La seule et bonne adresse, en cas de pépin. Mais le poste de Carl-Vogt est un leurre, pour qui cherche accueil et réconfort. Il se limite à un simple interphone.

Au bout du fil, la voix du gardien de la paix. Il ne peut rien pour Laure. Si elle veut porter plainte, elle doit se rendre au poste des Pâquis. Le bout du monde pour cette demoiselle qui n'a plus un sou en poche et pas spécialement envie de se balader seule en ville à cette heure.

Laure évoque alors la non-assistance à personne en danger. L'argument ne fait ni chaud ni froid au policier. Ce n'est pas son problème si cette femme de 24 ans se retrouve dans la mouise. «S'il y a problème, appelez donc le 117» lui conseille-t-il.

Ce qu'elle fait aussitôt. La personne qui décroche dit alors «ah, c'est vous qui sonnez au Boulevard Carl-Vogt!» La conversation tourne court.

Laure se rend finalement au poste des Pâquis, où on lui signifie qu'il est bien trop tôt pour déposer une plainte. Chouette! Et là, je fais quoi? Ben... Par chance, elle avait encore son natel sur elle pour réveiller un proche et lui demander de l'aide. Pas dit qu'on lui ait prêté un téléphone, au poste.

08:00 | Lien permanent | Commentaires (10) | |  Facebook |  Imprimer | | |

10/06/2011

Le tricot crée des liens

Je vous vois déjà venir, avec vos mines moqueuses. Le tricot? Ha! ha! ha! C'est bon pour les grands-mères, et puis ça pique, ces pulls et ces écharpes faits main. Mais quelle bande de douillets... Non, Messieurs! Le tricot, c'est on ne peut plus tendance. Ses matières sont douces au toucher, sa pratique fait du bien. Pas vrai, Mesdames?

Ce ne sont pas les fidèles du club de tricot «Saconnex-Amitiés» qui diront le contraire. Chaque semaine, elles se réunissent pour avancer leur ouvrage tout en babillant. C'est toujours plus marrant que seule devant sa télé.

Ces expertes en mailles ont été contactées par une personne travaillant à l'OMS pour voir si elles pouvaient joindre l'utile à l'agréable. A savoir tricoter des tuniques pour des bébés afghans, afin d'encourager les futures mamans à accoucher à l'hôpital, et limiter ainsi le risque de mortalité.

Depuis, ces dames n'ont pas chômé. Elles ont déjà livré 86 petits vêtements et désirent continuer sur cette belle lancée. Mais il leur manque la matière première. La laine. Douce, si possible.

D'où cet appel aux lectrices (lecteurs?) de l'encre bleue. Si vous avez de jolies pelotes qui pourraient être travaillées avec des aiguilles moyennes, ces dames sont preneuses. Il suffit de contacter Anne-Marie, responsable du club de tricot (022 798 11 86) ou Diny (022 798 23 24) pour arranger la livraison et obtenir plus d'informations.

Songez à leur proposer des couleurs qui flattent le teint des nourrissons, tant qu'à faire. Pas du vert-de-gris pour chaussettes militaires. Les Afghans ne connaissent que trop cette couleur.

08:00 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |  Imprimer | | |

09/06/2011

L'énergie notre affaire

Journée historique, hier! Le Conseil national s'est prononcé pour l'abandon progressif du nucléaire.

De bleu de bleu, ils en ont mis du temps, à Berne! Il leur a donc fallu Fukushima, Tchernobyl et Three Mile Island pour comprendre qu'il y avait un bug dans le système.

C'est pas pour dire, mais les Genevois, eux, l'avaient pigé depuis longtemps. Et certains plus vite que d'autres. Les habitants de Russin et les riverains de Verbois ont ainsi été parmi les premiers à redouter les effets de l'atome en signant, en 1972 et 1973, des pétitions pour s'opposer à la création d'une centrale nucléaire chez eux.

Ils doivent aujourd'hui boire du petit-lait. Tout comme les gens qui, très tôt, ont développé une allergie au nucléaire, passant alors pour d'aimables farfelus ou de fieffés égoïstes. N'empêche. Leur idée a fait son chemin. Car le peuple du bout du lac adoptera en 1986 l'initiative «L'énergie, notre affaire», interdisant toute installation de centrale nucléaire sur son territoire. C'était il y a un quart de siècle! De sacrés précurseurs, ces Genevois...

Oui mais. Faut pas trop fanfaronner. Car les mesures prônées à la même époque pour lutter contre le gaspillage d'énergie n'ont rien donné: on en consomme au contraire toujours plus.

On climatise à tour de bras, on laisse les bureaux allumés toute la nuit, on inonde de lumières le domaine public, on grille tout ce qu'on peut d'électricité sans se soucier du lendemain. Là, on peut franchement faire mieux! Allez, c'est bon, j'éteins mon ordi pour la nuit et je descends à pied les 5 étages. Journée historique, donc...

08:00 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |  Imprimer | | |

08/06/2011

Valse de vélos volés

C'est de saison: les vélos se piquent! Entiers ou en pièces détachées, c'est selon. Martin, qui vient de s'installer à Genève, ne savait pas. Il a vite appris.

Ça commence par la roue de sa bécane, qui est pliée en deux par un comique de passage. Il la remplace par une neuve, mais elle se fait dérober peu après. Le cycliste achète alors un gros cadenas. Pour des prunes. Car un jour, la chaîne pendouille dans le vide. Le vélo s'est envolé.

Pendant des semaines, Martin furète en ville pour voir si son deux-roues a refait surface. On lui a parlé de ces réapparitions miraculeuses: l'engin «emprunté» par un indélicat est parfois abandonné dans la rue comme une vieille chaussette, suffit de trouver où.

C'est sa copine qui repère enfin sa petite reine. Oui, c'est bien elle: même marque, même couleur, même cabosse sur le cadre. Petit bémol. L'objet de son désir est cadenassé. Que faire?

Il appelle la police pour demander conseil. «Si c'est le vôtre, récupérez-le, personne ne s'en plaindra!» Aussitôt dit, aussitôt fait. Le voilà qui cisaille le verrou, l'âme sereine. Tout joyeux, il enfourche son destrier. Après quelques mètres, il s'inquiète. Les pédales ne répondent pas pareil sous ses pieds. Les freins ne sont pas positionnés comme avant. La sonnette... Oups, il a fait une grosse gaffe. Ce vélo n'est pas le sien!

Il fait alors demi-tour, repose l'engin à sa place et le surveille, en attendant le retour de son propriétaire. Qui lui file un savon, en apprenant l'histoire! Pour calmer le jeu, Martin va lui racheter un cadenas, plus beau, plus gros qu'avant. Et repart à pied, en méditant sur le sort des voleurs de bicyclettes...

08:03 | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook |  Imprimer | | |

07/06/2011

Pas folle, la guêpe

«J'ai 74 ans. Les arnaqueurs pensent peut-être que je suis dans une tranche d'âge facile à manipuler?» Bonne question. En tout cas, on ne la lui fait pas à Mami, experte en informatique!

Ça commence par le coup classique du courriel disant que sa carte de crédit va lui être retirée pour vérification. «Allez donc sur notre site pour plus de renseignements.» Mami ne bouge pas. Rebelote quelques jours plus tard, avec un ton plus pressant. Et ça monte crescendo jusqu'à ce message rouge vif annonçant expiration de son document dans deux jours. «Naturellement, je n'ai pas donné suite!» Pas folle, la guêpe. D'ailleurs, sa carte de crédit fonctionne toujours. Mais pour elle, seulement!

L'arnaque qui suit est plus vicieuse. Mami reçoit ainsi un mail d'une amie lui demandant de l'aide, en toute discrétion. «Réponds-moi...» Ce que Mami fait, car elle est fidèle en amitié. «OK, si je peux te rendre service». En retour, elle reçoit un message insensé, où son amie raconte tous ses malheurs en Côte d'Ivoire. Sortez les mouchoirs. Elle lui demande alors de l'argent.

Bizarre, ce n'est pas le genre de la maison. Et puis, elle n'était pas censée aller en Afrique, ou je me trompe?! Renseignements pris, Mamie découvre que son amie est en fait en vacances dans Midi, qu'elle a changé d'adresse e-mail et que son PC a été piraté. C.Q.F.D. On ne la lui fait pas, à Mami!

A moi non plus. Mais j'aimerais bien savoir qui a inscrit mon adresse avec son écriture un peu chahutée sur une enveloppe au logo des HUG. Et posté le tout en courrier A. Dommage, tous ces efforts. Car l'enveloppe est désespérément vide. J'attends son contenu...

08:00 | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook |  Imprimer | | |