02/07/2011

On se la coule douce

Piquer un banc public, j'y crois pas! Et pourtant, ils l'ont fait. Je mets ces indélicats au pluriel, car j'imagine mal un type seul prendre sous le bras un banc en bois, avec des pieds en fonte, et partir en sifflotant un air de Brassens.

Ce qu'il y a de rageant, c'est que ce siège venait d'être enfin installé sur le parking du Bachet-de-Pesey pour répondre aux attentes d'une arrière-grand-mère. Elle avait demandé si l'on pouvait mettre là un banc pour qu'elle puisse s'asseoir, le temps que ses enfants viennent la chercher. La dame n'en a profité qu'une seule fois. Un vrai crève-cœur... Si ces indélicats éprouvent un peu de remords, qu'ils rapportent illico ce banc. Non mais!

D'ailleurs, il faut que je vous avoue quelque chose.

Il n'y aura pas d'Encre bleue durant tout l'été. Pas de dessins d'Herrmann non plus. Ouf, c'est dit. Quoi? Oh, je vous vois venir! Mais vous n'y êtes pas du tout. Nous ne fuguons pas ensemble à l'autre bout du monde pendant ces longues semaines. La raison est bien plus terre à terre, ma foi. La page où l'on se retrouve au quotidien opère sa mue de saison et accueillera, dès lundi, les nouvelles séries d'été. Voilà le pourquoi du comment!

Je pourrais culpabiliser d'avoir presque autant de vacances que les enseignants. Mais rester à la rédaction pour préparer des cafés aux collègues, nettoyer les vitres ou assurer une permanence à la documentation... J'hésite. Tout compte fait, je crois que je vais prendre un bon bol d'air!

En attendant, gardez vos histoires bien au chaud (si elles le supportent) pour me les confier à la rentrée. On se retrouve donc le 22 août, si tout va bien. D'ici là, passez un très bel été!

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01/07/2011

Hit-parade des plaintes

Vous en prendrez bien encore une louche, avant les vacances? De ces insatisfactions, chroniques ou non, qui nous gâchent un peu le quotidien? J'en ai des tas sous la main!

Mais rassurez-vous, je ne vais pas vous inonder d'un coup d'un seul avec ces misères genevoises. Faut pas charrier. D'ailleurs, tous les courriers qui s'accumulent sur mon bureau ne sont pas que des récriminations. Bon, il y en a un certain nombre, tout de même! En les classant pour faire un peu d'ordre, j'ai obtenu le hit-parade des sujets qui fâchent.

Le gagnant du jour? Le géant jaune! «J'ai besoin de me défouler». Ainsi commence la missive de Viveca, qui n'en peut plus de ces facteurs pressés comme des citrons. Ils n'ont plus une minute à disposition pour aller sonner aux portes. C'est tout de suite le papillon jaune dans la boîte aux lettres invitant à retirer un envoi. Au final, c'est donc elle qui perd du temps. Comme Anne: elle a passé une journée entière à attendre à domicile un colis prioritaire. Pour des prunes, car le facteur n'est pas même monté à l'étage! Philippe, quant à lui, cherche encore à comprendre comment il peut retirer un colis au guichet quand l'invitation à le faire lui parvient après la date limite de son retrait. Et je ne parle pas des témoignages de Marianne, Eric et Line.

Suivent sur le podium la circulation et ses bouchons (je ne vous fais pas un dessin), les terrasses et leur bruit nocturne (vous imaginez sans peine), les conteneurs à habits usagés vidés de leur substance (vous voyez le genre). Alors, encore une petite louche pour la route?

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