31/08/2011

plaine, ma plaine...

La parade des éléphants est donc  annulée, snif! «Nous devrions plutôt nous en réjouir» me glisse un petit drôle pour me réconforter. «La dernière fois que des éléphants ont traversé les Alpes, c'était avec Hannibal! Vous ne voulez tout de même pas que le fils Kadhafi revienne à Genève?»

Oh que non, pour tout le pétrole du monde!

Mais les éléphants de Knie... Bon, s'ils me manquent trop, je peux toujours aller les saluer sur la plaine de Plainpalais. Et en profiter pour faire mes adieux à ce qui reste encore de cet espace archiconnu. Car une fois que le cirque aura levé le camp, vers mi-septembre, les travaux débuteront. L'étape 2 des grands chambardements.

«Regarde bien: c'est la dernière fois que tu vois de l'herbe ici!» me dit le copain pucier, en désignant le gazon défraîchi qui joue à cache-cache sous les roulottes des artistes.

Paraît que la tondeuse municipale est venue faire son ultime tour de piste sur la pelouse de Plainpalais mercredi, juste avant l'arrivée des caravanes de Knie.Un moment historique. Car dans quelques jours, il n'y aura plus un brin d'herbe sur la plaine.

Disparue, la chlorophylle au ras du sol. Faudra désormais lever le nez pour en trouver à foison dans les trois rangées d'arbres prévues dans l'étape 3 des aménagements. Si tout va bien.

En attendant, ça va valser ferme. Les marchands et les marchés vont être chamboulés, les piétons poussés sur les côtés, les jeux déplacés. Aïe aïe aïe...

Paraît aussi qu'il faut souffrir pour être belle! Pas vrai, la plaine?

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30/08/2011

Parade des éléphants annulée

Mince! Voilà qui nous gâche un peu la rentrée: le cirque Knie annule cette année encore la parade des éléphants dans les rues de Genève. Or, elle a lieu partout ailleurs en Suisse. Pourquoi pareil traitement, je vous le demande?

Elles craignent peut-être les travaux en ville, ces petites bêtes? Elles nous font la tête? Que nenni!

L'an dernier, c'était la faute à Sabu si elles ont été privées de sortie. La miss avait pris la poudre d'escampette dans les rues de Zurich et de Wettingen. D'où son renvoi direct à Rapperswil et la mise au repos du reste du troupeau. Et c'est là que ça se corse! Emus par cette absence de parade, les députés UDC ont alors déposé une proposition de résolution invitant le Conseil d'Etat à tout faire «afin que les sympathique défilé, déjeuner et salut des autorités par les éléphants du cirque Knie soient rétablis dès 2011». Bien.<

Mais cette intervention, certes aimable, a mis le cirque national dans ses petits souliers. Il n'a pas l'habitude que la politique se mêle de sa cuisine interne. Ça le gêne. Surtout quand il cherche des sponsors pour financer la sortie en ville de ses pachydermes.

Et comme si cela ne suffisait pas, le mercredi prévu pour le défilé de cette rentrée tombe le même jour, même lieu que l'assermentation des gendarmes. Un sacré cirque en vue, devant l'Hôtel de Ville!

Knie a donc préféré jeter l'éponge. Mais la parade se fera à nouveau à Genève, promis juré. Avec, qui sait, un peu plus que trois éléphants à la queue leu leu dans les rues de la ville.

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29/08/2011

Du bikini à la polaire

La Confédération s'est donc fendue vendredi d'un message d'alerte inédit relayé sur toutes les ondes du pays. «Attention aux orages et aux vents très violents attendus dans la journée sur la Suisse romande». C'est grave, Docteur Météo? Il semble que oui.

Du coup, il y a de l'agitation dans l'air. On craint le pire. Les fenêtres des foyers se ferment à toute allure, les enfants qui jouent dehors sont rappelés à la hâte. Les habitants renoncent à sortir comme prévu en soirée et se calfeutrent, en attendant que passent ces intempéries. Avec, peut-être, une pensée émue pour les populations qui fuient devant Irene sur la côte est des Etats-Unis.

Sage principe de précaution que cette toute nouvelle procédure d'alarme en Suisse. Sauf qu'on n'a rien vu venir, au bout du lac. A part des trombes d'eau sur nos têtes et une chute vertigineuse des températures.

Et pan! On s'est pris dans les dents 15 degrés en moins, d'un coup d'un seul. La douche froide! On a troqué le bikini contre la polaire. Rien de bien catastrophique, contrairement à ce que pouvait laisser présager cette alerte «danger naturel».

Pour une première, c'est plutôt raté. On ne va plus les croire, nos météorologues, la prochaine fois qu'ils nous la joueront un peu catastrophique. Eux ne sont pas d'accord, évidemment. Leurs prévisions étaient correctes. C'est juste que le fœhn est venu leur jouer un tour en ralentissant le front des intempéries. Voilà pour l'explication.

Paraît que les températures vont remonter. On le croit? Je le veux!

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27/08/2011

L'heure est à la rentrée

Le doute n'est plus permis. On file droit dans la rentrée. Vous avez senti la différence? Eh oui, finies, les vacances! Genève tourne désormais à plein régime, la ville est pleine comme un œuf.

Pleine de gens dans les rues, pressés, affairés, coupés du monde, le nez sur leur IPhone et les oreilles remplies de son. Pas un regard pour les passants. Ou si peu.

Sur les voies de circulation, c'est l'inverse. Place à la compétition: «A moi le macadam!» Chaque catégorie d'usagers de la route se dresse l'une contre l'autre, quand elle ne se livre pas à une guéguerre à l'interne.

Ainsi, les piétons s'élancent pour traverser les routes n'importe où et n'importe quand. Les cyclistes zigzaguent à l'envi entre les piétons et les poussettes. Les motards remontent les files de voitures par la gauche, par la droite. Ils se postent à l'arrêt devant les vélos sur les pistes cyclables et leur mettent des gaz plein le nez. Les voitures se font des queues de poisson pour gagner trois mètres dans la file ou forcent le passage au feu. Au secours!

C'est à se demander si le Code de la route sert encore à quelque chose ici. La mode semble être au «circulez et débrouillez-vous tout seul!»

Alors on va essayer, dès lundi. Sans se tromper, entre les rues réouvertes à la circulation et celles qui vont fermer. Tournez manèges...

Mais surtout, prudence aux alentours des écoles! Levez le pied: des milliers d'élèves et de profs vont reprendre le chemin des cours. Et ça fait du monde sur les routes.

Très belle rentrée à tous!

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26/08/2011

Avis de recherche

Z'avez pas vu Jo? Jo le cocker? On connaît la chanson «Où est donc passé ce chien/je le cherche partout/où est donc passé ce chien/il va me rendre fou/où est donc passé ce chien/Oh yeah! Ça y est, je le vois!»

Avec son satané "Mirza", Nino Ferrer avait eu de la chance. Naomi espère en avoir autant avec Jo, qui s'est fait la malle le 5 août dernier dans la région de Chancy. Ce cocker setter de Champel, très craintif, a encore été aperçu mardi aux alentours d'Avully et d'Avusy. Si vous croisez ce chien noir à poils longs, sans queue et avec un collier vert, essayez de l'attirer chez vous, le temps que sa propriétaire vienne le récupérer. Naomi attend impatiemment vos appels au 079 590 09 66.

A propos, z'avez pas vu les peintres? Ceux qui refont les façades de l'immeuble emballé des pieds à la tête, avenue de Crozet, à côté de Balexert? Ces messieurs ont condamné les fenêtres des appartements pour faire leur travail sans bavures. On les comprend.

Le seul hic, c'est qu'ils ne sont pas venus peindre. Ni lundi, ni mardi, ni mercredi, au plus fort de la canicule. On ne les a pas vus en tout cas dans l'allée où se trouve un locataire de 87 ans. Impossible pour lui de faire des courants d'air ou d'aérer la nuit, à cause des plastiques collés sur les vitrages. C'est vite invivable!

L'octogénaire a dû quitter son logis, chauffé à 32 degrés. De quoi faire des malaises, une telle fournaise! Il s'est donc mis au frais ailleurs, en attendant que les travaux se fassent enfin. Et les autres locataires? Mystère.

Alors, z'avez pas vu les peintres? Ou la régie? Parce qu'il faut sérieusement mettre la briquette, pour rafraîchir l'immeuble!

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25/08/2011

Cherchez l'erreur

«Ils piquent et ils niquent, ou ils pique-niquent?» me demande un lecteur de l'Encre Bleue d'hier. Oups! J'avais à l'esprit un repas en plein air et entre amis, bien sûr. Or, avec ma conjugaison fautive du verbe «pique-niquer», j'ai laissé entendre qu'il se tramait de drôles de trucs sur les berges du Rhône...

Et ça n'a pas raté. Un monsieur, très remonté, est venu pester à la Julie contre le mauvais usage de ces installations balnéaires. Contre l'état déplorable dans lequel les lieux sont laissés après des soirées à rallonge: sol jonché de détritus, de bouteilles cassées et d'excréments. Et les chiens ne sont pas seuls en cause: les humains aussi se lâchent. Beurk! Avec la chaleur actuelle, je vous dis pas l'odeur!

Faudrait voir à ne pas jeter le bébé avec l'eau du bain. Ce n'est pas parce que certains usagers se comportent n'importe comment qu'il faudrait remettre en question l'existence même de ces aménagements.

Pour éviter que les conflits de voisinage dégénèrent, il faudrait déjà tout bêtement installer des toilettes publiques provisoires. Ce n'est pas du luxe, tout de même!

Et pourtant si. A la Ville de Genève, on nous dit qu'une telle installation n'est pas envisageable dans l'immédiat, pour des raisons techniques et financières. En gros, fallait le prévoir avant. Tout ça, c'est la faute à l'Etat qui a fait du forcing pour réaliser ses pontons, sans se préoccuper du reste. Peut-être. Mais la Ville, elle ne pouvait pas imaginer qu'un tel lieu drainerait les foules, et donc anticiper? Ça ne semble pourtant pas bien sorcier, des WC...

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24/08/2011

Genève, ville d'eau

J'ai craqué, je vous l'avoue. Alors que je mitonnais sagement une encre dans mon bureau transformé en étuve, une folle envie d'eau m'a pris. D'eau vive, fraîche et revigorante.

J'ai donc filé droit au Rhône. Là où convergent, depuis cet été, les amateurs de baignades sportives. Bon, je n'ai pas plongé du Pont Sous-Terre, pour faire comme tous ces jeunes. Plus pour moi, cette plaisanterie. Tant qu'à faire, autant utiliser les pontons tout neufs pour accéder au fleuve. Et hop, c'est parti... Trop bien!

Mais gare au courant: ça déménage. Le Rhône charrie des nageurs filant à bonne allure dans le paysage, des chambres à air géantes où se vautrent des baigneurs et de frêles embarcations. Une balançoire a été bricolée dans un arbre pour se jeter au jus, façon Tarzan. Longtemps interdit de baignade, le fleuve est ainsi devenu un magnifique espace de jeux aquatiques. Pourvu que ça dure...

Toute une vie s'est développée sur les berges. Décontractés, des gens déambulent en maillots de bain le long du sentier des Saules pour revenir à leur point de départ. D'autres bronzent, piquent niquent, papotent, parfois gênés par les relents des déjections canines. Il y a foule. «Ici, le samedi, c'est comme dans les Rues Basses...» glisse une habituée qui regrette la quiétude d'avant.

Reste qu'avec ces accès facilités au Rhône, les habitants de Genève commencent enfin à entretenir un meilleur rapport à l'eau, comme il se vit déjà à Berne ou à Zurich. Ne manque plus que la plage des Eaux-Vives pour parfaire le tableau. Au fait, elle sera prête pour quand, cette plage?

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23/08/2011

Bête et méchant

Il y a des gens bêtes et méchants. Le constat n'est pas nouveau, mais il vient toujours à l'esprit quand pareille tuile vous tombe dessus.

Elle a déguillé sur la tête d'Olivier il y a plus d'un mois déjà. Un malandrin lui a piqué les deux paquets de photos qui se trouvaient dans sa boîte à lait, rue Jean-Jacques De-Sellon. A peine arrivées et pfft, les voilà envolées, toutes ces images que le photographe avait cadrées avec soin. Parce qu'il n'a pas d'appareil numérique, Olivier. Il choisit bien ses prises de vue pour immortaliser les moments qui lui sont précieux. Car les tirages papier coûtent encore assez cher à développer.

Alors vous pouvez me dire à quoi ça rime de lui piquer ses 50 photos, avec les négatifs? A faire du chantage, des fois que des scènes seraient compromettantes? Mais non! L'habitant des Grottes a pris des images d'un groupe folklorique lors de la Fête de la musique à Genève. Et des vues plus champêtres, avec des gros plans sur des bisons et un chamois. Rien de très croustillant pour un amateur d'histoires salaces. Pourtant, ces photos ont disparu.

Si vous les trouvez, par hasard, ne les jetez pas. Vous me passez un coup de grelot et on s'arrange pour les rendre à Olivier. Ça lui remonterait le moral.

Et puis des photos, c'est plus facile à restituer qu'un banc public. Celui dont je vous parlais en juin n'est toujours pas revenu au Bachet-de-Pesey. La petite arrière-grand-mère qui souhaitait son installation n'a donc pu s'asseoir qu'une seule fois dessus, avant qu'il ne soit volé. Si c'est pas aussi bête et méchant...

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22/08/2011

Chaude, la rentrée!

Enfin! Ça commençait à faire long, tout cet été sans vous. Sept semaines au total, si j'ai bien compté. Tu parles d'une lâcheuse... Sauf que j'y étais pour rien, cette fois-ci. Je me suis tout bonnement effacée devant les séries d'été, celles qui vous ont amenés au grand air. Ça faisait du bien, ces bains de minuit ou ces balades à l'alpage! Vous avez aussi testé la chose? Que du bonheur!

Là pourtant, c'est le début de la fin. Des vacances, donc. La ville se remplit chaque jour un peu plus de gens et de véhicules. De bruits et d'odeurs. Et puis il y a des signes qui ne trompent pas. Ce jeudi, le Cirque Knie débarque sur la plaine de Plainpalais. Avec lui sonne la fin de la grande récré estivale. Eh oui, lundi prochain, c'est déjà la rentrée des classes.

Chaude, la rentrée! Caniculaire, même. Notez que c'est le moment où jamais, depuis le temps qu'on nous l'annonce, cette flambée des températures. Avec un peu de chance, nos chérubins seront encore dispensés de cours pour fuir des salles transformées en étuves. On se pince...

Chaude aussi, la rentrée chez les décideurs du cru. Dernier exemple en date, cet ordre venu d'en haut pour rassurer la population: «Rasez-moi ces buttes, qu'on voie les dealers dealer à la promenade de Saint-Jean.» Certes. Sauf que ça ne changera rien. Les trafiquants trafiqueront toujours, avec ou sans buttes. Suffit de voir ce qui se trame partout ailleurs en ville. Et puis, je vous le demande: si l'on rase tout ça gratis, que deviendront les champs de coquelicots transformant chaque été ce lieu incertain en tableau de Monet? Un peu de poésie urbaine, ça ne fait jamais de mal.

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