30/09/2011

Les aînés et les anges

Le calendrier genevois réserve parfois des collisions surprenantes.

Le 1er octobre, un samedi qui s'annonce fort beau et chaud, (lever du soleil à 7 h 25 et coucher à 19 h 04, selon l'almanach romand du Messager Boiteux), on fêtera à la fois les grands-parents et les anges. Autrement dit les enfants trop vite partis...

Les aînés, pas besoin de vous faire un dessin pour comprendre qu'il faut les louer tant et plus. Enfin par «les louer», je veux dire les célébrer. Les remercier. Les chouchouter. Et pas profiter d'eux pour leur refiler tout ce que les parents n'ont plus loisir de faire avec leur progéniture.

Car qui dit grands-parents dit forcément petits-enfants. Ce n'est donc pas pour rien que de nombreuses activités mêlant toutes les générations sont prévues ce samedi en ville. Au menu, jeux, contes, lectures, bricolages. Et dégustation de tartines, avec des confitures à l'ancienne, j'espère!

Pour savoir ce qui est programmé dans votre quartier, appelez le 0800 18 19 20 ou consultez le site www.ville-geneve.ch/premier-octobre.

Quant aux anges, on les verra planer tout en délicatesse aux Evaux. Pour la troisième année de suite, l'association-Kaly organise une fête dans le parc. Elle réunira les personnes confrontées au deuil d'un bébé ou d'un jeune enfant.

Le moment le plus émouvant de la  Fête des Anges aura lieu sur le coup de 15 h. A cet instant précis, des parents de France, de Belgique et du Canada lâcheront à l'unisson des Genevois des ballons dans le ciel. Une envolée toute symbolique pour rendre hommage à ces petits êtres qui n'ont pas eu le temps de grandir.

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29/09/2011

Rêveries d'une promeneuse

J'ai la berlue, ou il a changé de place?

Il y a des jours, on ne sait plus vraiment s'il faut se fier à ce que l'on voit, ou à ce que l'on sait.

Toujours est-il que le pavillon de l'Ile Rousseau me semble bel et bien avoir bougé. Comme si on lui avait glissé des roulettes par-dessous pour le pousser un peu plus sur l'extérieur, à la faveur du nouvel aménagement des lieux.

Je me frotte les yeux. Non, je ne déraille pas! Ou peut-être que si, allez savoir... Le doute persiste. Impossible pourtant d'aller vérifier sur place: l'accès à l'île est fermé par des panneaux de chantier au pont des Bergues. Alors je demande aux passants ce qu'ils en pensent. Les avis sont très partagés! Et je ne suis guère avancée.

Tant qu'à passer pour une allumée, autant y aller jusqu'au bout. «Allô, Service des espaces verts, vous avez déplacé le pavillon de l'Ile Rousseau?»

Bien sûr que non!

Mais le monsieur au bout du fil me rassure. Oui, on peut avoir cette drôle d'impression. A cause de la démolition des annexes de ce qui fut, jusqu'à il y a peu, un café-restaurant. Dépouillée de tout ce fatras, la construction d'origine a une toute autre allure depuis, et son rapport à l'espace est modifié. Ouf!

Il n'y a que Rousseau qui fera finalement demi-tour sur l'Ile. Enfin, sa statue. En 2012, pour marquer le 300e anniversaire de sa venue au monde, Jean-Jacques ne contemplera plus les voitures sur le pont du Mont-Blanc. Il leur tournera carrément le dos.

Le philosophe sera désormais mieux disposé pour accueillir les promeneurs, solitaires ou non, venus de partout rêver à ses pieds.

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28/09/2011

Le point sur les quêtes

«Mille oiseaux pour guérir», ça vous rappelle quelque chose? C'était en avril dernier, peu après la catastrophe de Fukushima. Avec ses proches, Sanae avait alors confectionné 1000 origamis. Elle reprenait à son compte une tradition japonaise, celle de créer des grues en papier pour se délivrer d'une très longue maladie.

La mobilisation autour de cette action a été telle que tous les oiseaux ont été vendus lors de différentes fêtes, dans le Mandement et alentours. Au final, ces carrés de papier pliés avec patience ont rapporté 10 700 francs!

Cette somme vient d'être versée à l'Association Ashinaga qui construit une maison pour accueillir les orphelins du tsunami. Sanae lance donc un vibrant «Domo arigato» à tous ceux qui ont permis à ces oiseaux de s'envoler pour porter un peu de fraternité aux victimes de la catastrophe.

Pour en revenir à Genève, je vous contais mardi passé l'histoire de ce couple de retraités ayant perdu des milliers de francs tout juste retirés de la BCGE. Colette me signale qu'une liasse de billets valant 1000  francs a été très rapidement rapportée à la banque par une dame fort honnête, ce qui lui met un peu de baume au cœur. Mais il y a encore toutes les autres coupures en vadrouille dans la nature... Faut-il perdre espoir de les revoir un jour?

Enfin, si vous n'êtes pas au courant, sachez que Carrefour-rue cherche à récupérer du matériel en vue de sa farfouille du 5 novembre, au profit des personnes sans-abri et démunies. Ce qui l'intéresse? Des meubles, des appareils et des vêtements. On se renseigne au 022 734 67 60.

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27/09/2011

Dessins de passerelle

On n'est jamais mieux servi que par soi-même, c'est bien connu.

Depuis quelques semaines, des citoyens genevois font ainsi la police à la place de la police contre les joueurs de bonneteau qui leur pourrissent la vie. Une croisade assez bravache, ma foi, sachant que les pros de l'entourloupe ne sont pas des enfants de cœur.

Et voilà qu'à son tour, la section genevoise du Touring Club Suisse se met à lancer un concours à la place de la Ville de Genève. Ça risque moins, soit dit en passant.

Sous le titre «Dessine-moi une jolie passerelle!», elle invite adultes et enfants d'ici à imaginer quelle pourrait être l'allure d'un nouvel ouvrage contre le pont du Mont-Blanc. D'accord, ce concours de dessins, ludique et populaire, n'est pas un concours d'architecte. Il n'engage à rien. Alors, à quoi bon?

A faire avancer le schmilblick, voyons! A montrer que les Genevois s'intéressent au débat qui anime depuis des années les bancs du Conseil municipal. Et à prouver, au passage, que le TCS s'implique de façon créative dans ce dossier.

Car il le dit sans ambages, parlant du pont du Mont-Blanc: «...l'endroit permet d'imaginer quelque chose de joli, voire de beau et d'ambitieux.» On se réjouit de voir comment les urbanistes en herbe vont nous régler le problème en quelques coups de crayon inspirés.

Tout le monde peut envoyer ses propositions (cinq pages maximum, format A4) pour le 30 octobre au TCS, quai Gustave-Ador.

A quand le lancement d'un concours de dessins pour la traversée de la rade?

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26/09/2011

Droit dans les yeux

Elle a 21 ans, elle est sans doute fort mignonne, et surtout très pressée de grimper sur son scooter pour filer à son rendez-vous.

C'était sans compter avec le policier qui sort à l'instant du poste des Pâquis. L'homme se dirige dans la direction de la jeune conductrice et l'interpelle pour un contrôle de routine. Vos papiers!

Elle présente son permis de conduire. Tatillon, le représentant de l'ordre constate, sur le document, que Sophie doit porter des verres de contact. Il veut en avoir le cœur net. Et demande qu'elle les lui montre. Comme ça, en pleine rue. Ben voyons.

N'ayant pas les mains propres, la demoiselle refuse poliment. Ce n'est ni hygiénique, ni pratique, Monsieur.

Ah ah, refus d'obtempérer, je vois... Le policier propose alors de lui retirer le permis et de le suivre au poste, si tel est son souhait. Par gain de paix, Sophie finit par bouger une lentille sur son œil. Le quadragénaire grisonnant scrute de près son visage et lâche: «Je n'ai rien aperçu, vous n'en avez pas». Deuxième essai, même résultat.

A la troisième tentative, le policier lui ordonne de regarder droit devant elle. Puis braque une lampe de poche devant ses yeux et exige qu'elle refasse le mouvement. Il n'a pas bien vu avant. Qu'est-ce qu'il attend pour aller se faire soigner les mirettes, celui-là...

Quand enfin il doit admettre que la jeune femme a raison, il la laisse partir à son rendez-vous, sans un mot d'excuse. Quelle classe!

La scène aura duré une quinzaine de minutes. Et pendant ce temps, les malfrats courent les rues voisines. Cherchez l'erreur!

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24/09/2011

Impatience à la gare

«Avec le nouvel horaire Romandie 2013, 13 minutes de gagnées entre le Valais et Genève!» annoncent les CFF, tout fiers. Super. Mais pour combien de minutes perdues à Cornavin?

Elle a beau être toute pimpante, la gare, on y râle ferme! Et ce n'est pas que le fait des Genevois, rassurez-vous. Depuis son inauguration, c'est le petchi. La faute aux attentes interminables pour avoir le droit d'acheter son billet.

Catherine a vu rouge un samedi matin, alors qu'elle voulait prendre son ticket pour Saint-Prex. Vu le temps mis à l'obtenir, elle aurait presque mieux fait d'y aller à pied...

Et l'automate à billets?, me direz-vous. La cliente a bien commencé par là. Mais elle a fait chou blanc. L'engin n'aime pas les saints, à l'évidence

Catherine file alors dans la toute nouvelle salle des guichets. Une borne l'attend. Avec trois bandes à choix, dont une réservée aux première classe. Elle tire un numéro. Caramba: plus de 150 personnes attendent déjà!

Avec le temps va, tout s'en va... Des touristes viennent de rater leur TGV, d'autres leur correspondance. La tension monte. Excédés par une heure et demie d'attente, des voyageurs grimpent dans leur train sans titre de transport. Et tant pis pour les 90 francs d'amende s'ils sont pincés.

Un employé des CFF, très placide, distribue à qui veut dans la salle des formulaires de plainte. Catherine en prend un et le remplit aussitôt. La direction a dû en recevoir une avalanche, puisqu'elle a déjà un peu rectifié le tir. Deux guichets sont désormais réservés à la clientèle partant dans l'heure. Mais est-ce bien suffisant? La suite au prochain numéro!

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23/09/2011

Sursaut de chaleur

Mais qu'est-ce qu'ils font tous ces gens dehors, en pleine journée?

A l'heure où les usines carburent, où les bureaux bruissent d'activités, où les magasins, les écoles et les hôpitaux tournent presque à plein régime, les rues de Genève sont pleines de monde! Ils bossent quand, ces femmes et ces hommes qui se royaument au soleil?

Parce qu'il ne faut pas croire. Hier, ce n'était pas jour de congé scolaire. Ni même jour férié. A moins d'être réglé sur le calendrier républicain français et de célébrer encore le 1er Vendémiaire.

Mais non. C'est un simple jeudi de septembre. Pourtant, il flotte sur la ville comme une torpeur estivale, une envie de rien faire. Ou alors de se débrouiller pour liquider au plus vite les affaires courantes, et savourer le plus longtemps possible ce sursaut de chaleur.

Sur les terrasses bondées, les clients paressent. Sirotent. Refont le monde. Et pas seulement en anglais. Les passants s'attardent dans les rais de lumière, évitant les zones à l'ombre. De nombreux baigneurs nagent également dans l'eau du Rhône ou du lac, tandis que d'autres travaillent dur leur bronzage sur divers pontons de la ville. Dans le ciel bleu, les vols étourneaux tourniquent à toute allure.

Dans ce tableau, on en oublierait presque que l'automne est arrivé, cette semaine, sur la pointe des pieds. La preuve? Il laisse traîner ses premiers brouillards matinaux près des points d'eau. Brrr...

Alors ce qu'ils font, tous ces gens dehors? Ils jouissent béatement de la douceur des jours. Et rechargent un maximum leurs batteries, avant les frimas à venir. C'est toujours ça de pris!

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22/09/2011

Excuses du jour

Je le confesse, je me suis trompée de prêtre! Lundi, je vous contais histoire rocambolesque d'un vol d'habits sacerdotaux dans un train entre Lausanne et Genève. Or, cette mésaventure est arrivée à l'abbé de la paroisse Sainte-Claire, aux Acacias, et non pas au curé-modérateur de Carouge-Acacias. Faut pas confondre, Julie! Toutes mes excuses à ce dernier qui reçoit, depuis le début de la semaine, quantité de messages. Il n'en demandait pas tant...

En parlant d'excuse, en voilà une qui m'a bien amusée: Jeanne est une cycliste d'une soixantaine d'années. L'autre jour, elle descend la rue Liotard à bonne allure, tout en pestant contre les deux roues motorisées qui la dépassent de trop près. Un peu comme une gamine, elle se surprend à tirer la langue au dernier coupable, un motard dont le casque le met à l'abri de tout.

Pourtant, il pile net. Oups! Jeanne n'en mène soudain plus très large. Le conducteur de la moto se retourne et lui lance d'une voix sonore «Je vous ai gênée?» Elle, prudente, lâche un timide «euh, oui...» Trop tard pour reculer.

Mais le motard, moustachu et grisonnant, est un tendre: «Et bien, je vous demande pardon!» dit-il, avant de remettre les gaz et filer sur son bolide. Jeanne a failli en tomber de son vélo. L'émotion, vous comprenez! Quand elle a dit merci, il était déjà loin.

Laurence voudrait aussi remercier la personne qui a trouvé son porte-monnaie rouge à croix blanche et qui l'a déposé au stand info de Manor. Sans laisser de nom. Quand elle a récupéré son bien, les larmes lui sont montées aux yeux: il ne manquait pas un sou! Comme quoi tout n'est pas perdu, dans cette ville...

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21/09/2011

Cumulons romand

Parlons un peu de la Migros et de ses fameuses cartes Cumulus.

Comme des milliers de clients en Suisse romande, Anne a reçu cet été deux nouvelles cartes du géant orange. Une double ration! A quoi bon?

La Genevoise hérite donc en juillet d'une Cumulus qui a fait peau neuve. La publicité lui souhaite «une foison de points, d'économies et de plaisir». Très bien. Sa vieille carte? Elle sera éliminée dans le respect de l'environnement. Mieux: Anne pourra gagner des points supplémentaires au tirage au sort si elle participe à cette action de recyclage. C'est beau, c'est écolo!

Rebelote un mois plus tard. En ouvrant son courrier estampillé M, Anne découvre une Cumulus plus nouvelle encore. Comme c'est bizarre! En lisant attentivement la missive, la Genevoise se pince. Tout ça pour ça? Eh bien oui!

Car la Migros s'est plantée et le reconnaît. Elle a envoyé aux clients romands une carte avec un slogan... en allemand. Ecrit tout petit en haut à droite du rectangle. Anne ne l'avait pas même aperçu...

Pour ne pas heurter les francophones, le grand distributeur s'est donc fendu d'une deuxième livraison «dans votre langue préférée» cette fois-ci. Le slogan sonne mieux, certes, mais ça lui fait une belle jambe, à Anne.

Car ça représente combien d'envois, cette coquetterie? Impossible à savoir. Quand on aime on ne compte pas, on dira. Mais côté respect de l'environnement, peut faire mieux, la Migros. Même si elle s'engage à recycler la carte en allemand qui risquait de filer des boutons aux Romands.

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20/09/2011

Liasses en vadrouille

Ça ne repousse pas, l'argent tombé par terre. Tout le monde le sait. Mais une fois tombé, il est souvent ramassé. Par qui? Telle est la question!

Hier matin, à 9 h 30, Pierre retire 4000 francs à la BCGE de Versonnex, soit deux liasses de billets de 100 et 200  francs, puis part avec sa femme faire quelques emplettes dans le quartier.

Ils ont 88 et 85  ans et effectuent leur petite tournée habituelle: après les Halles de Rive, ils trottinent rue de la Chapelle, passent par la Terrassière, font un crochet par la Migros du coin et s'en retournent chez eux, à Frontenex. A chaque achat, c'est Colette qui sort son porte-monnaie.

Quand le couple arrive enfin à la maison, ô stupeur, les deux liasses ne sont plus sur Pierre! Elles ont dû glisser hors de la poche intérieure de sa veste et tomber lors du circuit matinal. Car il n'a pas été bousculé ni serré de trop près par un pickpocket. Ou il ne s'en est pas rendu compte...

Colette téléphone aussitôt à tous les magasins où ils se sont arrêtés, au poste de police, à la banque, aux objets trouvés. Rien!

Alors je tente le coup. Si vous avez mis la main sur ces 4000 francs, sachez que ce n'est ni un cadeau du ciel, ni un gain de loterie.

Glissez donc ces billets dans une enveloppe cachetée et déposez-la à la réception de la Tribune, à mon nom. Ou passez aux objets trouvés, peu importe, l'essentiel étant de retrouver ces liasses. J'espère ne pas trop rêver...

Colette et Pierre sont abonnés à la Julie depuis 64 ans! Une telle fidélité mérite bien ce coup de pouce, non?

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19/09/2011

Adieu, aube et étole

Les serviteurs de l'Eternel ont du souci à se faire.

Après le curé accro à l'eau qui ne trouve plus à Genève la source de son "Adelbodner" favorite, voilà qu'un autre homme d'Eglise est privé de sa tenue d'officiant. Mais où va-t-on, je vous le demande?

Mardi dernier, le curé de la paroisse Carouge-Acacias s'en revient d'Estavayer-le-Lac où il a célébré une messe d'enterrement. C'est déjà la nuit quand il monte dans le train à Lausanne pour regagner ses pénates, et il s'assoupit rapidement. Quand le dormeur ouvre un œil à Coppet, c'est pour voir que sa veste et son sac se sont fait la malle pendant son clopet. Disparus. Envolés.

Le curé reste zen. Ce ne sont que des biens matériels qui ont disparu. Pas de quoi perdre ses esprits. Mais il tique soudain en réalisant que son aube et son étole se trouvaient dans le sac volé. Et dire que c'est la deuxième fois que pareille mésaventure lui arrive! Lors d'une précédente rapine, on lui avait chipé, en plus des habits sacerdotaux, son bréviaire...

Non mais, vous imaginez un peu la tête des malfrats lorsqu'ils découvrent ces trésors? Pour peu qu'ils aient reçu une éducation religieuse, ils doivent l'avoir un peu mal...

Que faire alors de ce butin épineux? Le rapporter discrètement aux objets trouvés, pour soulager leur conscience? Le curé genevois n'y croit guère. Il se demande juste si les voleurs vont choisir l'Escalade, Noël ou le Carnaval pour se glisser dans sa robe pastorale. Pour se la jouer saint homme? Ils devraient pourtant savoir que l'habit ne fait pas le moine.

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17/09/2011

Car-jacking en sous-sol

Il allait à la messe, il a fini au poste. Entre ces deux extrêmes, une sombre histoire de violence. La victime? Un monsieur de 82 ans. Moche!

On l'appellera Robert. Dimanche dernier, il se rend à l'église Notre Dame et laisse sa voiture au parking Cornavin pour aller prier en paix. La messe dite, il retourne au garage souterrain, paye son dû à la caisse et prend l'ascenseur.

Il n'est pas seul. Dans cet espace confiné se trouve un homme «bizarre». Qui s'arrête au même étage que lui. Et qui le suit discrètement.

Sans se méfier, le conducteur ouvre la portière de sa Ford, dépose son ticket de sortie sur le tableau de bord et s'installe au volant. Il est alors éjecté du véhicule et jeté au sol sans ménagement par le malfrat. Qui file avec la voiture.

On appelle ça un car-jacking, et cela devient presque banal, de nos jours et nos nuits. Sauf que pour Robert, c'est une première. Ça le laisse groggy, le coude tout amoché, des bleus à l'âme. Et personne pour lui porter secours.

Il rassemble pourtant ses esprits et s'en va porter plainte au poste de police voisin, où on lui a fait les premiers soins. Avant la permanence médicale.

La dame âgée qui me raconte la scène au téléphone en a la voix qui tremble encore d'indignation. On la comprend. Où est Genève? s'étrangle-t-elle. Il y a des jours, on se le demande vraiment.

Le fin mot de l'histoire? L'agresseur de Robert s'est finalement fait pincer. A Saint-Gall. Avec la voiture volée, qui ne semble pas endommagée. Comme quoi ça fonctionne plutôt bien, entre les polices cantonales. Pas besoin d'aller à New York pour savoir comment procéder!

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16/09/2011

Un curé accro à l'eau

«Savez-vous qu'il est plus difficile de trouver à Genève une eau minérale suisse qu'un grand cru australien?» La question ne surprend pas, venant du curé de la paroisse St Nicolas de Fluë. Car il le confesse sans sourciller: il est accro à l'"Adelbodner". Une véritable addiction!

Le saint homme boit depuis des années cette eau gazéifiée. Une des meilleures qui soit, dit-il, par ses qualités minérales. Or, depuis un mois, et pour des raisons inconnues, il n'en trouve plus une goutte nulle part.

Quid de cette "Adelbodner": polluée? Non. Radioactive? Non. Pourtant, elle est devenue introuvable chez les dépositaires habituels genevois. Ils semblent lui préférer les eaux françaises et italiennes. Vaudoises, parfois.

Le curé a donc pris son bâton de pèlerin pour tenter de retrouver l'objet de ses désirs. Chez Pam, on a fait pour lui des téléphones partout, sans succès. Chez Aligro, le nom même de la source bernoise est inconnu.

Un grossiste lui a même lancé: «Si vous en prenez un camion, on passe votre commande et on vous livre. Mais pour quelques packs de 6 litres...»

Un vrai chemin de croix, je vous dis!

Mais le curé ne s'avoue pas vaincu. Il prend sa plus belle plume pour écrire auf Deutsch au siège d'"Adelbodner", dans l'Oberland bernois. On lui envoie alors des listes périmées de distributeurs romands...

Vérifications faites, il devra pousser jusqu'à Romanel-sur-Lausanne ou Granges-Paccot pour trouver l'eau bénie. Si vous connaissez plus simple, faites-lui signe. Car les voies de la distribution sont parfois impénétrables...

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15/09/2011

La plaque, suite et fin

Pour en revenir à l'Encre bleue d'hier, une chose est sûre. Antoinette n'est pas la seule conductrice genevoise victime d'une confusion de plaques d'immatriculation. A en croire vos témoignages, il y aurait de quoi alimenter un feuilleton! Mais je vais tâcher de faire court...

Cette dame a donc cherché à savoir auprès de la police française pourquoi elle recevait toutes ces amendes. Sur les six recommandés envoyés, elle n'a reçu qu'une seule enveloppe en retour contenant une photo-radar. Le véhicule flashé n'est pas le sien. Mais le titulaire de la carte grise, ô surprise, c'est elle!

Comment est-ce possible? La seule explication plausible, c'est que la police tricolore a mal fait son boulot! Son logiciel de reconnaissance de plaques n'a manifestement pas tenu compte du point entre les chiffres, ou pas repéré le CD placé devant le GE. Ce qui fausse tout.

Car les services de l'Hexagone vont alors demander à l'Office fédéral des routes qui possède cette plaque. On leur fournira les données en fonction de l'accord passé entre les deux pays. Sans avoir à vérifier quoi que ce soit.

D'où cette situation kafkaïenne. Au niveau fédéral et cantonal, on connaît le problème de la Genevoise, et on la plaint. Mais la balle est dans le camp des Français, dit-on à Berne. A eux de débloquer la situation.

Par gain de paix, Antoinette devrait peut-être contracter une assurance juridique. Ou changer carrément de plaques de voiture. Un comble, tout de même: débourser 135 francs pour éviter des ennuis causés par d'autres.

Notez qu'elle pourrait envoyer la facture à la police française. Ça la ferait sans doute bouger!

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14/09/2011

A côté de la plaque...

«Comment faire pour me sortir de cette histoire?» A question simple, réponse compliquée...

Antoinette est dans le pétrin. Et le pire, c'est qu'elle n'y est pour rien! Par un fâcheux hasard, le numéro d'immatriculation de son Audi ressemble furieusement à celui d'une Volvo.

Mêmes chiffres (les cinq tout pareils, et dans le bon ordre). Mais pas tout à fait les mêmes lettres. Car la voiture de marque suédoise a un CD inscrit sur fond bleu devant le GE de circonstance. Corps Diplomatique. Et un gros point au milieu des chiffres. Le diable se cache dans les détails. Vous suivez toujours?

Antoinette aurait très bien pu ignorer qu'une voiture circulait dans la nature avec quasi les mêmes plaques que les siennes. Mais elle s'en est vite rendu compte en recevant des contraventions à son nom. Pour des infractions au Code de la route qu'elle n'a jamais faites.

Ces fautes ont été commises en France par l'autre voiture. La conductrice genevoise, qui n'y peut mais, a donc fait ce qu'elle devait. Elle a écrit plusieurs lettres recommandées à la police française pour contester ces amendes. Pour des prunes!

Elle s'est aussi fendue d'un courrier au bureau des autos pour signaler la chose. On lui a répondu gentiment que l'on comprenait son problème. Mais qu'on n'y pouvait rien changer puisque l'erreur ne venait pas de l'office cantonal. Au secours!

Et alors? Antoinette reçoit toujours des contraventions. J'en connais un, ou une, qui doit bien se marrer. La suite, c'est pour demain.

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13/09/2011

Le bon geste

Sous le coup de l'émotion, il a oublié de demander leur nom. Pourtant, on ne croise pas tous les jours des gens si charmants! Gilbert aimerait donc les retrouver pour les remercier.

Lors du Jeûne genevois, ce monsieur de 81 ans fait une mauvaise chute du côté de Moillesulaz. Cet ancien sportif serre les dents, se relève péniblement et s'apprête à rentrer en tram à Genève, cahin-caha, avec sa femme.

C'est alors qu'un couple intervient. Il insiste pour raccompagner les époux chez eux, et en voiture. Le conducteur demande à ses deux ados d'aller à l'arrière pour laisser place aux invités.

«Ils ont traversé toute la ville pour nous déposer à la Servette, alors qu'ils habitent Florissant. Vous imaginez?» Gilbert n'en revient toujours pas! Après cette course, il propose à la famille de venir boire quelque chose à la maison, mais elle n'a pas le temps. Alors merci pour tout, et la voiture s'en va.

Trop tard pour savoir qui sont ces altruistes des grands chemins, pour regarder la plaque d'immatriculation de leur Peugeot. Si vous vous reconnaissez dans ces lignes, n'hésitez pas à me contacter. Gilbert sera content!

Autre demande, qui émane d'une association de bénévoles du Grand-Saconnex. Elle organise le 24 septembre un vide-greniers dans la campagne du Château, avec buvette, jeux pour les enfants et tombola. Le bénéfice de cette manifestation sera intégralement versé à la Ligue genevoise contre le cancer. Les exposants qui souhaitent louer un emplacement (50 francs) pour cette journée de chine peuvent d'ores et déjà s'inscrire sur le site internet www.vide-greniers.ch.

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12/09/2011

Alors, bien reposé?

C'est tous les dimanches pareil. Autant dire qu'il a un peu la gueule de bois le lundi matin, quand il retourne au turbin.

Marc habite aux Acacias. Un quartier charmant, la plupart du temps, mais dont certaines rues sont sinistrées en fin de semaine. Ça vous dit peut-être quelque chose, le trop-plein de vie nocturne?

Pour ce locataire, comme pour tant d'autres, impossible de fermer l'œil autrement que par à-coups, entre cris et tapages divers. Toutes les pétitions du monde n'y ont d'ailleurs rien changé.

Son immeuble est ainsi pris en otage entre une disco latino, qui déverse son flot de nuitards à l'aube, et les bars du coin qui laissent filer au compte-gouttes les clients éméchés tout au long la nuit.

Aux bruits d'en bas s'ajoutent ceux des étages: des dormeurs contrariés poussent régulièrement une «gueulante» pour demander le silence. L'effet obtenu est exactement l'inverse.

Avec un peu de chance, la boulangerie de quartier lève déjà ses stores pour accueillir le peuple de la nuit avec ses croissants chauds.

Vers sept heures, lorsque le calme est enfin revenu dans la rue, Marc se love dans les bras de Morphée. Heureux!

Pas pour longtemps. Car voilà que retentit un bruit du tonnerre. Les cloches de l'église voisine sonnent à toute volée. Un carillon endiablé, tenace, percutant. Un bruit à vous crever les tympans.

Dieu se rappelle à Marc en ce dimanche matin. Et il est fort mal accueilli ma foi. A qui la faute?

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10/09/2011

Fric-frac souterrain

Le parking? Un vrai casse-tête pour les automobilistes! Ça coûte cher, et ça ne rapporte pas vraiment gros. Renaud en sait quelque chose. Ce client dépense chaque mois une somme conséquente pour ranger, propre en ordre, sa voiture sous la gare Cornavin.

Or, elle vient d'y être fracturée à deux reprises en deux semaines. Avec plein d'autres véhicules. Ça signifie des bris de glace partout, des frais et de la paperasse en vue. Et une grosse colère.

Renaud pensait qu'avec les tarifs «prohibitifs» de ce parking, il en avait au moins pour son argent. Que le lieu était sécurisé. Tu parles...

Le hic, c'est qu'il l'est!

Une patrouille de deux personnes surveille en permanence le parking, la gare et le Métro Shopping, affirme le directeur de la Fondation des parkings. Un opérateur est aussi présent nuit et jour au centre de contrôle où parviennent les images vidéo enregistrées dans le garage. Si les malfrats passent entre les mailles du filet, c'est la faute à pas de chance. Ou à la taille des mailles...

Autre grief de Renaud, le parking décline toute responsabilité en cas de problème. Il s'en laverait même les mains. Pas vraiment, à entendre l'autre son de cloche: le client paye un droit de stationnement, pas de gardiennage.

En clair, on vous casse votre voiture? C'est pour votre pomme. A vous la police et les assurances. Et la balayette, pour nettoyer la casse.

Que faire? Renaud jure ses grands dieux qu'il va désormais garer sa voiture sur la voie publique. Moins cher, moins risqué. Encore faut-il trouver une place. Car ça risque de se corser: face à la montée du vandalisme, quatre parkings souterrains vont bientôt être fermés la nuit. Celui de Cornavin? Pas encore...

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09/09/2011

Blocages à la chaîne

Vous connaissez le coup de la chaîne qui se bloque? Ça peut être fatal, à vélo. Mais dans le cas de Frank, le «crrrac scratch scrath scratch...» tant honni des cyclistes se contente de sonner la fin de la course. Plus de vitesses, plus d'avance, il mouline dans le vide. Zut et flûte, pour rester poli!

L'homme pousse alors sa bécane sur quelques kilomètres à la recherche d'un magasin qui puisse le dépanner. Il le trouve enfin, rue de l'Ecole de Médecine, et arrive là un peu comme un cheveu sur la soupe. Il n'est pas un habitué des lieux, et l'atelier croule déjà sous le boulot. Le patron fait néanmoins un effort, remplit une fiche de réparation et dit à Frank que le boulot sera fait pour le lendemain.

Bien. Le cycliste se pointe donc comme convenu le jour suivant pour rechercher son vélo. A l'évidence, il n'est pas réparé. Toujours inutilisable. Un poil agacé, le client demande pourquoi on ne l'a pas prévenu. Il ne serait pas venu, s'il avait su. C'est vu?

Le patron, qui devait s'être levé du pied gauche, répond du tac au tac qu'il n'a pas eu le temps de l'appeler car «il n'avait pas que ça à faire.» Et pif!

Frank rétorque qu'il est, lui aussi, chef d'entreprise, et qu'il n'a pas de temps à perdre non plus. Et paf!

Le mécano en chef jette aussitôt le vélo entre les mains de son proprio et lui lance cette tirade définitive, «Tirez-vous, vu que vous vous la pétez!» Et bang!

Même entre patrons, ils se la jouent lutte des classes. On ne va décidément jamais s'en sortir.

Quand la chaîne se bloque, ça peut être fatal. Et pas seulement à vélo.

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07/09/2011

Annonce roman noir

Non mais t'as vu l'annonce? me glisse Roland, un brin goguenard. Voyons ça, page 4 du TribuneExpress de lundi:«Cercueil noir métallique. 2500 francs. Livraison possible.»

Avec ou sans le corps? Aucune précision. Ce faire-part laconique a tout d'un bon début de polar. J'imagine déjà la transaction s'opérer par une nuit sans lune. Le funeste coffre que l'on passe furtivement par le garage, des ombres s'affairant autour d'une forme inerte allongée sur le sol...

Mais tu lis beaucoup trop de romans noirs, ma pauvre Julie! L'annonce ne fait que l'ouverture de la rubrique «achat vente» du supplément. Elle n'a rien de plus, comme info, si ce n'est un numéro de natel. J'ai essayé, il sonne désespérément dans le vide. La livraison est sans doute en cours. Tant pis, je n'aurai jamais le mot de la fin, avec cette histoire de cercueil.

Erreur! Mon téléphone sursaute en fin d'après-midi. Au bout du fil, un monsieur très aimable. Est-ce un croque-mort? Un commercial? Un plaisantin? Mystère. L'homme à l'accent un tantinet vaudois ne dira rien de trop. Et je ne vais tout de même pas lui tirer les vers du nez...

Une chose est sûre, il veut se défaire d'un cercueil très classe (je ne peux pas garantir, je ne l'ai pas testé...), et il n'y aurait guère preneur pour l'instant. Quelques téléphones, mais rien de bien palpable. Vous m'en direz tant!

Toutefois, si amateurs il y a pour cet objet, je vous communiquerai le mail de l'étrange annonceur. Je ne vais pas lui faire encore plus de pub...

En attendant, vive la tarte aux pruneaux et à vendredi, si tout va bien!

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