18/10/2011

Police dépassée

Rue de l'Ecole de Médecine, ce n'est jamais calme, les soirs de beau temps. Les autres non plus, d'ailleurs, mais là n'est pas le propos. Or donc, vendredi dernier, sur le coup de 23 h, un bruit du tonnerre de Dieu tire Catherine et sa fille de leurs rêveries.

Elles filent à la fenêtre. D'où vient cette explosion de décibels? De là: il y a un attroupement à la hauteur de la rue des Maraîchers. Des jeunes tapent avec des bâtons sur une sorte d'énorme tambour. Je vous jure qu'une cinquantaine de batteurs déchaînés, ça craint! Et ça attire les badauds. Ambiance!

Arrive alors une voiture de police. Qui bloque la rue. Le spectacle peut commencer, drôle et pathétique à la fois. Car les forces de l'ordre semblent impuissantes face à ces bruyants citoyens.

Les gendarmes n'en mènent pas large. Ils sont là, mais pas vraiment, osant à peine sortir de leur véhicule. Le vacarme redouble donc de plus belle, attirant la foule aux balcons.

Arrive une deuxième voiture de police. La situation ne change pas pour autant. C'est le petchi complet dans la rue. Les oreilles en compote, Catherine appelle le 117 vers 23 h 20. «Je sais ce qui se passe en bas de chez vous!» répond la policière au bout du fil. «Mais vous avez vu, on est 4, ils sont 200: on n'est pas pressé d'aller se faire massacrer!»

La dame exagère un tantinet. Et les renforts qu'elle annonce à Catherine ne viendront pas. Inutiles. Les batteurs sont finalement partis d'eux-mêmes, après une demi-heure de tintamarre, en narguant encore la police au passage. Celle-ci est restée stoïque jusqu'au bout. Les habitants aussi!

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Commentaires

Tellement plus facile de glisser des papillons sur les véhicule en stationnement !

Écrit par : JIPé | 18/10/2011

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