30/11/2011

Au revoir, moustache!

Avez-vous remarqué qu'il y a plus de moustachus dans les rues qu'à l'accoutumée?

On les croise aussi au bistrot. Sur la glace des Vernets. Dans l'amphithéâtre de la Fac de médecine, les magasins, les salles de concert. Aux puces itou. Partout, il y a des moustachus partout!

Si vous n'avez pas fait attention au phénomène, il est grand temps de reluquer ces poilus du mois. Car «Movembre» touche à sa fin.

Admirons alors une dernière fois cette ombre soutenue ou ce balais brosse qui recouvre fièrement la lèvre supérieure de tous ces jeunes gens et messieurs. Il faut les repérer, car ils ont payé de leur personne tout au long de ce mois de sensibilisation au cancer de la prostate. Certains ont même mis la main au porte-monnaie pour soutenir la lutte contre cette maladie qui touche tant d'hommes.

Depuis le 1er novembre, ils ont donc laissé pousser leur moustache pour la bonne cause. Elle a prospéré, elle s'est épanouie. La voilà, en cette fin de mois, au top de sa forme. Pas de quoi rivaliser encore avec les sculpturales bacchantes de Dali, mais tout de même!

Et puis, fini terminé. Jeudi, elle sera rasée de près. Ne resteront dans les rues que les moustachus de longue date.

Mon collègue Jean-Claude (qui n'a pas de bacchante), me raconte une blague qui circulait à ce propos quand il était enfant, peu après la guerre: «La pisse mousse, la mousse tache, donc... la pisse tache!» (préau de l'école primaire de Sécheron.)

Les temps changent, mais la moustache demeure. Du moins jusqu'à ce soir.

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29/11/2011

Voleur de mémoire

C'est un vol parmi tant d'autres, me direz-vous. Mais pour Whitney, ce sac à dos dérobé dans le train, samedi 19 novembre à Cornavin, était tout. Sa maison ambulante, avec le petit barda que l'on trimballe toujours sur soi quand on voyage à l'étranger. Sa mémoire aussi.

Car dans ce précieux bagage reposait son ordinateur portable. Il contenait son travail académique, ses contacts et ses photos. Bref, toutes les connaissances engrangées lors de son séjour d'étudiante à Genève.

Un sac à dos, ça ne se pique pas si facilement! Elle ne pouvait pas faire attention? La jeune Américaine avait pourtant tout prévu, demandant à une copine de surveiller son sac pendant qu'elle aidait les autres étudiants à s'installer dans le train en partance pour Trieste.

Mais quand plus de trente jeunes s'agitent entre deux wagons, tout au plaisir de passer quelques jours ensemble, il y a forcément de l'inattention dans l'air.

Et c'est bien ce qu'a repéré un lascar errant dans les parages. Il a profité d'un moment de flottement pour s'emparer du Northface gris de Whitney et quitter ensuite le train à toute allure. Le coup classique, hélas.

Je sais que la cause est presque perdue. Mais si jamais, l'étudiante est prête à payer un bon prix à qui pourrait rapporter son sac, avec le portable! Un Mac book pro silver avec une petite bosse sur le fond. Je peux assurer une transaction discrète. Voilà!

Un sac à dos, ça peut se remplacer. Mais un travail universitaire et des souvenirs, c'est nettement plus dur.

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28/11/2011

L'orgue de Toulouse

C'est un conte de Noël avant l'heure.

En janvier dernier, je vous avais parlé de Toulouse. Le beau tigré aux yeux verts qui se royaume dans les rues de la ville, confortablement installé sur l'orgue de Barbarie de Josef. Ça vous rappelle quelque chose?

Ce gros matou me demandait si l'on pouvait donner un coup de main à son patron pour remplacer sa boîte à musique qui commençait à partir en morceaux.

Aussitôt dit, aussitôt fait! Les gens ont répondu à l'appel à coup de petits billets et de grosses pièces. L'inverse aussi. Ils l'ont peut-être fait par amour des chats. Par amitié envers ce barbu aux allures de Père Noël qui distribue, à toute saison, des sucettes aux gamins. Par attrait pour la bonne musique de rue.

Tous ces donateurs ont permis à Josef de réaliser son rêve: acheter un orgue de Barbarie, robuste, bavarois, avec lequel il compte tourner encore longtemps la manivelle pour jouer de nouvelles musiques.

Les motifs sur les panneaux de l'instrument ont été peints par sa femme, avec un spécial Fêtes de fin d'année dont vous me direz des nouvelles. Quant à Toulouse, il trône toujours en bonne et due place sur le nouvel outil de travail de son boss. Il lance donc un vibrant Miaou!!! à tous ceux qui ont œuvré à la réalisation de ce conte de Noël.

Et pour rester dans les choses qui font chaud au cœur, relevons le formidable élan de solidarité des Genevois lors du Samedi du partage (voir p 20). Plus de 800 bénévoles ont récolté 84,6 tonnes d'aliments non périssables et autres produits de première nécessité. Du jamais vu, une telle générosité. Bravo!

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26/11/2011

Partage toujours

Aujourd'hui, on partage.

Café, sucre, sel. Moutarde et confitures. Conserves et couches pour bébé. Sourires aussi. Eh oui! On glisse tout ça, et plus encore, dans les palettes qui nous attendent à l'entrée des commerces de la place participant à cette grande action de solidarité.

Car aujourd'hui, c'est le samedi du partage. Des centaines de bénévoles et des milliers de donateurs retroussent les manches pour collecter des tonnes de denrées alimentaires et de produits d'hygiène. Ces réserves permettront aux personnes en situation précaire de passer un peu mieux l'hiver à Genève.

La collecte est organisée par le Centre genevois du Volontariat, la Fédération du Commerce genevois, l'Hospice général et Partage.

Il y a juste un hic. Ce samedi est aussi celui de la Journée sans achats, lancée pour lutter, au niveau mondial, contre la surconsommation... Tant pis. Je remplis mon chariot, je partage après.

Et comme si cela ne suffisait pas pour une seule journée, ce 26 novembre est encore dédié aux bénévoles. Ils sont près de 50 000, à Genève! La Ville organise donc un Festival pour les remercier et susciter de nouvelles vocations. Les festivités se déroulent sous une tente (chauffée!) aux Bastions.

Ynes n'ira pas. Pourtant, elle est un modèle du genre, œuvrant depuis des années en faveur des handicapés. Mais elle est très remontée: le courrier de la Ville de Genève, daté du 23 novembre, lui est parvenu le 24, pour l'inviter à la manifestation du 26. C'est court, pour s'organiser! Surtout quand on consacre son temps aux autres.

Le Festival du bénévolat, elle le pratiquera samedi sur le terrain. Auprès des personnes qui ont besoin d'elle.

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25/11/2011

Tous aux abris!

Il faut le voir pour y croire! En ce jeudi matin grisâtre, une cinquantaine de personnes en gilets vert fluo occupe le terrain en face de la gare Cornavin. Une invasion de Martiens? Même pas!

C'est une opération coup-de-poing menée par les TPG et la police pour traquer les sans ticket. Opération assommoir, plutôt. Tous aux abris!

Je vous donne un aperçu? Sur le quai, l'arrivée du tram 15 déclenche le branle-bas général. A chacun son boulot: les policiers assurent la sécurité à l'extérieur du véhicule, les gens des TPG contrôlant les sortants, les dedans et les entrants. Face à une telle déferlante, même les passagers en règle ont le malaise.

Car cinquante personnes en mission, d'un coup d'un seul, est-ce bien raisonnable? Et pour quel résultat? Il y aura bien trois ou quatre verbalisations faites sur le quai. Quant aux contrôles suivants, j'en sais rien. J'ai décampé en vitesse. En me disant qu'une telle démonstration de force ne laisse rien augurer de bon, à quelques jours du grand chambardement.

Parce que le 11 décembre prochain, quand les Genevois seront perdus entre les subtilités du nouveau réseau et des tarifs à la hausse, on peut se demander comment ils vont nous la jouer, les contrôleurs des TPG.

Ils doubleront peut-être les effectifs, pour mieux coincer les passagers pris en faute. A moins qu'ils ne testent avec eux les changements. Comme l'ont fait, cette nuit, les trams sur les nouveaux tracés, histoire de voir si tout fonctionne. Et ça, on ne le sait pas encore.

Mais pour la prochaine Escalade, c'est sûr: nous serons tous à la fête!

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24/11/2011

Jules est de piquet

jules thune.pngD'accord, il fait beau, vous avez autre chose à faire que de passer nous dire bonjour à la rue des Rois. D'accord, vous êtes déjà envahis, débordés, dépassés par les appels de toutes les associations caritatives qui tombent ces jours-ci dans vos boîtes aux lettres. Il y a tant de misères sur la Terre.

Certes. Mais Jules est de piquet pour la Thune du Cœur! Il vous attend. En ces premiers jours de collecte, je crois bien qu'il s'ennuie ferme. Notre bon gros cochon a reçu la visite de quelques fidèles donateurs, mais pas assez pour le rassurer. Et si Jules n'a pas sa dose de petites tapes affectueuses sur ses flancs rebondis et remplis, il va nous faire une déprime!

Ailleurs, par chance, les collectes en sa faveur s'organisent. On se rendra ainsi jusqu'au 27 novembre à la Ferme Sarasin où le Salon de la Bougie et celui du Santon de Provence nous permettront de joindre l'utile à l'agréable.

A Vésenaz, dans un cadre plus intimiste, Suzanne Métraux propose une expo-vente de bijoux de fantaisie pour les beaux yeux de Jules. La «Boutique aux Perles» sera ouverte les après-midis du 3 au 9 décembre au 38, ch. du Petray. J'irai! Enfin pas le samedi 3 décembre puisque nous serons de sortie avec Jules et sa tribu à la course de l'Escalade.

Des personnes me suggèrent aussi de faire la collecte pour la Thune sur leur lieu de travail. J'applaudis des deux mains! Et me voilà, pour les besoins de la cause, transformée en livreuse de petits cochons, releveuse de tirelires, poseuse d'affiche au besoin. Il suffit pour cela de me faire signe.

Si jamais on ferme un jour boutique, je saurai comment me recycler!

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23/11/2011

Le courage d'une mère

C'est prêt à tout, une mère qui se bat pour son enfant!

Patricia en sait quelque chose. Elle a enduré des tracasseries administratives à n'en plus finir, la pluie et les regards méfiants de certains passants lorsqu'elle faisait, ce printemps encore, une grève de la faim devant le siège d'une assurance.

«Ma fille, ma bataille»...

Pas facile d'être une femme debout, sûre de son droit, et qui cherche à se faire entendre au milieu de l'indifférence générale. On passe vite pour une allumée. Ou une personne qui dérange.

Cette indignée de la première heure a pourtant marqué tous ceux qui l'ont approchée lors de ses nombreuses actions publiques. Sa ténacité force le respect. Sa cause aussi.

«Ma fille, ma bataille»... Et voilà qu'elle vient de la gagner! En lisant hier cette bonne nouvelle dans nos colonnes, j'étais aux anges. Enfin! L'AI a reconnu le handicap de sa fille, âgée aujourd'hui de 40 ans, et lui versera ce à quoi elle a droit. C'est un véritable soulagement!

Cette mère Courage n'a toutefois pas encore gagné la guerre. La voilà qui s'en va, à Bâle cette fois-ci, tenter de faire entendre raison à une assurance-vie. Semaine agitée en perspective... Mais elle n'est plus à ça près.

Patricia nous donne ici une formidable leçon de vie. Face à l'injustice ou à l'adversité, trop de personnes baissent les bras. Ou se laissent couler. Or, il faut se battre.

«Ma fille, ma bataille.» Reste que l'histoire de Patricia et de sa fille, c'est aussi et surtout une belle leçon d'amour!

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22/11/2011

Cherchez l'erreur

Il faisait doux dimanche. Un temps à ramasser les feuilles mortes, tout à la force du poignet, sans enquiquiner le voisinage à grands coups de souffleuse.

Hélas, pour un jardinier du dimanche, l'affaire a mal tourné. Après avoir fermé sa maison à double tour (on n'est jamais assez prudent), il a caché la clé. Mais il devait être observé. Car tandis qu'il ratissait son jardin, un intrus a pénétré chez lui et a coupé toutes les connections téléphoniques pour cambrioler en paix. Puis le hasard a voulu que ces deux-là se retrouvent nez à nez devant la porte de la villa. Pour se dégager, le malfrat a bousculé le propriétaire des lieux. Ce qui l'a passablement secoué!

Impossible pourtant d'appeler la police! Tout est hors service chez lui. Il va donc frapper à la porte de son voisin pour lui demander de composer le 117. Ce qu'il fait. La communication est transférée à la police judiciaire. Et là, surprise: au lieu d'être à l'écoute, le préposé répond sèchement au voisin bienveillant que la police n'a pas à réagir à cet appel. Il doit provenir de la personne lésée. Et d'elle seule. Glups!

Alors question: si l'on est gravement blessé, ou dans l'incapacité de faire un numéro, ou totalement dans les choux, on fait quoi? On attend sagement que Zorro arrive? Tout seul, spontanément? Si ce n'est pas du refus d'assistance...

Le salut est finalement venu de la fille du voisin. Elle a pris son natel et s'en est allée avec la victime du cambriolage dans sa maison. De là, ils ont refait les mêmes démarches. Simple, non?

La police a fini par arriver, après vérifications d'usage, pour constater qu'elle ne s'était pas déplacée pour rien. Même si c'était dimanche, et qu'il faisait doux.

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21/11/2011

Vive la Thune du Coeur!

jules thune.pngEt c'est reparti! La Thune du Cœur 2011 démarre aujourd'hui. Une petite piqûre de rappel? La Thune, c'est la manifestation de solidarité genevoise pour les plus démunis du canton. Ceux qui ne peuvent pas tourner avec ce qu'ils gagnent. Ceux qui n'ont plus de logis ou d'emploi. Ceux qui rament.

En pratique, chacun verse ce qu'il peut dans la panse de Jules, notre tirelire préférée, ou sur le compte CCP de la Thune, ceci jusqu'aux Fêtes.

Il faut s'y mettre, vite et ensemble, car tous les signaux sont au rouge pour l'hiver qui s'annonce: il n'y a jamais eu autant de demandes d'aide sociale, de personnes à la rue que cette année.

Pour cette 16 édition, le 60% de la collecte sera attribué à la centrale alimentaire Partage. Encore? Eh bien oui, car son action devient toujours plus indispensable à Genève. Elle ne se contente pas de collecter plus de 9 tonnes de denrées alimentaires par jour dans les magasins pour les redistribuer gratuitement à 58 associations locales. Elle permet aussi à des chômeurs à bout de souffle de retrouver un emploi. Et ce qui n'est pas rien!

Le restant de la cagnotte sera versé à parts égales entre Les Colis du Cœur et Carrefour-Rue, dont on reparlera dans les jours qui viennent.

Dès ce matin, Jules vous attend de pied ferme à la réception de la Tribune. Il accepte tout: thunes, billets, petites pièces et mots doux... Le CCP de la Thune du Cœur reste quant à lui inchangé: 17-59779-1. Allez, c'est parti! On va faire mieux que les 62 242  francs récoltés l'an dernier. Chiche?

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19/11/2011

Le bon vieux coup de l'âge...

De bleu, de bleu! A lire la lettre de Bernard, je crois percevoir l'accent de son auteur. Du genevois pur sucre. Genre le Niollu. Ou alors je me trompe sur toute la ligne...

«Chère Julie, tu veux une info de première main?» Oui, je veux bien!

«Alors voilà. Un soir de semaine, alors que j'étais pépère à la maison, un coup de fil vient me déranger.

- Bonsoir Monsieur, institut truc machin chouette à l'appareil. On fait un sondage... ça ne m'intéresse pas.- Sur les TPG, juste quelques minutes...- Les TPG? Ah bon. Alors d'accord!- Je peux vous demander votre âge? - 75 ans. - Désolé, on ne prend pas si âgé!»

 Fin de la conversation. Bernard s'est pris une baffe.

«Texto, j'te dis, Julie, c'est ce qui m'est arrivé! Je croyais que les transports publics sont pour les gens qui n'ont pas ou plus de permis...» Sacré Bernard. Il n'est pas au bout de ses peines, avec ce type de discrimination. Notez que le bon vieux coup de l'âge peut aussi devenir un truc infailible pour avoir la paix.

Jeanne le pratique régulièrement lorsque des démarcheurs l'appellent pour des produits de beauté ou, mieux encore, des assurances maladie.

Changez de caisse, la nôtre est la meilleure, on vous fera un prix, vous ne le regretterez pas. Jeanne les laisse venir, puis leur pose la question qui tue. «Vous savez mon âge?» Et quand elle annonce ses 80 printemps, il y en a qui raccrochent illico. Alors, pour une fois, ça l'amuse de n'avoir plus vingt ans.

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18/11/2011

Pas de cadeaux

Il y a parfois des pubs qui me laissent songeuse. Comme celle des CFF, parue juste au lendemain de la panne qui a tant perturbé les pendulaires matinaux, entre Genève et Lausanne. Elle ne pouvait pas tomber plus mal.

La pub? Une image assez marrante, ma foi. On y voit le Père Fouettard et le Père Noël, copains comme cochons dans un wagon, exhiber leur titre de transport. Le message véhiculé par ces deux papys?

Ils devront eux aussi disposer d'un billet pour grimper dans le train. C'est dire si les CFF ne font plus de cadeaux! Puis la menace se précise. Gare à vous: dès le 11 décembre, l'achat du ticket à bord, c'est fini. Même si vous avez sauté dans le train à la dernière seconde. Ce sera 90 balles, au moins. Plus la course.

Et quand les CFF ne parviennent pas à assurer le service, ils remboursentle billet, peut-être?

En ce mardi 15 novembre, un mien collègue a rendez-vous à Lausanne et s'en va, de bon matin, prendre le train. A peine installé dans l'intercity, la panne est annoncée. La tuile! Ni une ni deux, il file récupérer sa voiture et gagne la capitale vaudoise par la route, histoire d'être à l'heure à son interview.

Au retour, il passe à la gare pour que la course non effectuée lui soit remboursée. «Pas possible». «Et pourquoi donc?» «Le billet n'a pas été composté.» «Comment l'aurait-il été, puisque le contrôleur n'a pas passé?» «Vous auriez alors dû passer dans l'heure qui suit pour l'annoncer». «Mais j'étais dans ma voiture» etc... Autant dire qu'il n'a rien obtenu. Absurde!

Sur ce coup-là, on leur envoie qui, aux CFF. Plutôt le Père Fouettard?

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17/11/2011

Derniers préparatifs

Rosemary a toujours une longueur d'avance! L'année dernière, à la même période, elle était la première à envoyer des sous à la Julie pour soutenir la Thune du Cœur. Hier matin, rebelote.

L'enveloppe qui trônait sur ma pile de courrier, c'était la sienne. Avec un billet et un petit mot doux: «Ceci pour aider, modestement, Jules à démarrer sa campagne, car je suis consciente qu'il y a de plus en plus de gens pour qui la vie est devenue dure...» Elle a tout compris, Rosemary.

Car cet hiver s'annonce particulièrement rude pour les plus démunis du canton. Pas question pour nous de les oublier. Ce serait moche. Et triste. Il est donc grand temps de s'y mettre: la Thune du Cœur démarre lundi 21 novembre. Autant dire demain. Ça sent les derniers préparatifs dans les chaumières.

Jules? Encore un coup de toilette à faire et il sera prêt à siéger à la réception du journal jusqu'à Noël. Il a faim, le cochon. Très faim, même! Il boulottera tout ce qui lui passe sous le groin, thunes, billets, petites pièces... Euros...

Le gros Julot? Annie a récupéré ce grand blessé qui avait perdu une patte lors de la course de l'Escalade. Il sera opéré et reprendra bientôt du service, en très bonne compagnie.

En attendant, rendez-vous au 31e Grand Salon du Santon de Provence, qui se tient à la Ferme Sarasin (Grand-Saconnex) du 18 au 27 novembre. Il y aura là 25 000 santons de toute taille et des assortiments d'arbres pour embellir votre crèche. On y trouvera aussi des produits du terroir provençal qui sentent bon le Sud. Ce salon chaleureux est aussi généreux: ses bénéfices seront versés, entre autres, au bon gros Jules. Chouette alors!

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16/11/2011

Annonce mal ciblée

Maeva est toute excitée. Dans sa boîte aux lettres, une grande enveloppe rouge et bleue l'attend. Oui, c'est bien pour elle: il y a son prénom et son nom dessus. Elle la tourne et la retourne dans ses petites mains. Et du haut de ses huit ans et demi, elle s'interroge. C'est quoi? Un catalogue de jouets?

Elle ouvre. Déception! C'est de la pub, certes. Mais pour de gros joujoux. Des BMW. «Less emissions. More driving plasure.» La petite n'y comprend rien. Ses parents non plus. Car leur fille, jusqu'à preuve du contraire, n'est pas une expatriée, comme le suggère le courrier. Et l'anglais, elle ne le pratique guère. Best regards, lui dit pourtant le managing Director. Maeva n'a pas répondu.

Monique a suivi quant à elle l'action de la Coop, vendredi dernier. Vous vous souvenez? Le 11/11/2011, le magasin promettait de multiplier par 11 les superpoints. Mais attention! Il fallait imprimer le e-bon, ou découper la réclame, pour en profiter. Fallait le savoir. Sans ticket, tintin! Moralité, dit Monique, qui a fait spécialement ses courses ce jour-là: «On se fait toujours avoir, ça devient fatiguant!»

Autre surprise cette année, les billets offerts pour se rendre aux Automnales. L'invitation «ne constitue pas un titre de transport», est-il précisé sur le billet. Pour qu'il le devienne, passer par la case «guichets TPG». Ceux de la gare Cornavin, de Rive ou au Bachet. Autant dire une expédition, si l'on habite loin de là, et de belles files d'attente en perspective!

Au lieu de payer le bus, ou le train, pour aller chercher ce titre de transport gratuit, mieux vaut grimper à Palexpo par ses propres moyens. On perd moins de temps. Car c'est bien connu. Les Automnales, on y court!

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15/11/2011

L'invitation du siècle

Vous reprendrez bien un petit-four, n'est-ce pas? Parce que pour le pinard, faudra repasser! Pas une goutte de vin genevois ne coulera aujourd'hui dans les gobelets. Nos dirigeants font désormais dans le politiquement correct. Ou dans l'économique. Ils vont peut-être nous servir du sirop, en ce jour qualifié d'historique?

Quand je dis nous, c'est vous et moi et eux. Soit les 1200 personnes qui ont reçu un bristol officiel. Plus toute la population genevoise, invitée gracieusement par ses autorités à assister au premier coup de pioche du CEVA. Un événement, un vrai! Ça va bouchonner grave en fin de matinée, à la Gare marchandise de La Praille.

Mais ça risque surtout de faire boum! Un coup de mine, ou un truc follement dynamique, qui marquera le coup d'envoi du chantier du siècle. Rien de tel pour secouer un peu l'apathie générale.

Je sais déjà que certains vont bouder la chose. Comme Francine, qui a fait ses adieux aux arbres du plateau de Champel qui tomberont, un jour ou l'autre, pour les besoins du chantier. Comme ceux qui ont fait recours contre la liaison ferroviaire ou qui craignent les six années de travaux annoncés.

Et bien moi, je ne raterai pour rien au monde cette invitation populaire. Je suis bien trop curieuse... Non mais, imaginez un peu: faire soupe commune avec le Conseil d'Etat in corpore. Tailler une bavette en toute simplicité avec des ambassadeurs, le procurer ou le maire de Genève. Papoter avec Doris Leuthard lors du cocktail dînatoire sous tente.

Ça vous tente aussi? Allez, trinquons ensemble! Vous êtes plutôt grenadine ou menthe à l'eau?

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14/11/2011

Une place maltraitée

Il était annoncé, il est arrivé! Je ne parle pas du Beaujolais nouveau: pour le déguster, il faudra encore patienter deux ou trois jours. Non, ce qui se confirme là, sous nos yeux, c'est l'aménagement raté de la place Bel-Air.

Si vous parvenez à lever le nez en l'air en traversant cette zone, (ce qui est en soi un exploit, vu qu'on ne sait déjà pas où poser les pieds ou les roues sans être chahuté), vous aurez remarqué que les ponts tout beaux tout neufs sont désormais hérissés de poteaux.

Des dizaines de fûts gris et lourdingues squattent ainsi la place et partent à l'assaut du quai de la Poste. Et depuis peu, de sombres et massifs piliers supportent des structures métalliques noires qui serviront d'abribus. Ces riants pylônes gris et noirs flirtent parfois serrés-serrés. Feront-ils toujours la paire, ou est-ce juste provisoire? On peut rêver...

Face à cette armée de piques, Philibert Berthelier reste stoïque. Mais le passant déprime. Car ces éléments servent d'ancrage aux câbles électriques qui forment une toile d'araignée géante sur sa tête. Et ça lui donne l'impression d'être coupé du ciel. Déjà qu'il est souvent si bas sur la ville...

Vous me direz que les trams et les trolleybus doivent bien être alimentés. Et que le «hub» a besoin d'être éclairé. Certes.

Mais pourquoi gâcher ainsi cette place? La rendre si moche et si peu accueillante pour ses usagers? Car ils sont nombreux, les gens qui transitent par Bel-Air. Autrement qu'en TPG.

Et je me prends soudain à rêver à d'autres villes. De Suisse ou d'ailleurs, où les espaces publics sont moins maltraités. Heureusement que restent, à Genève, les parcs et le lac!

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12/11/2011

Un train dans la lune

On ne parle jamais des trains qui partent à l'heure, c'est bien connu. Les couacs sont toujours plus inspirants. N'est-il pas?

Jeudi soir, l'Interregio quitte la gare Cornavin sur le coup de 19 h 56, en direction de Lausanne. Un voyage de 44 minutes avec 4 arrêts prévus avant la capitale vaudoise.

Dans un wagon se trouve Céline qui «pendule» depuis dix ans sur les rails. Quelques minutes après Morges, ses voisins commencent à s'agiter. A faire de drôles de têtes. A ouvrir de gros yeux étonnés. Car le train ne ralentit pas à l'entrée en gare de Renens. Il semble même filer droit devant.

Oups, j'ai oublié l'arrêt... se dit soudain le conducteur de la locomotive. Il pile alors net et parvient à stopper la machine. Un peu comme dans un bon vieux western, lorsque le convoi se cabre au dernier instant devant le héros ligoté sur les rails.

Résultat, le train est certes arrêté à Renens, mais presque entièrement en dehors du quai et de la gare. Problème!

Il aurait pu faire marche arrière. C'est techniquement faisable, disent les CFF. Mais la manœuvre reste compliquée. Rapport à l'occupation des voies, aux signaux réglant la circulation et aux strictes consignes de sécurité. Pas question de faire descendre les passagers sur les rails.

Le train n'a donc pas bougé. Ce sont les voyageurs qui ont dû se taper tous les wagons pour gagner le tout dernier, encore à quai, et descendre. Sans trop ronchonner.

Céline en rit encore. En dix ans de trajets quotidiens, elle n'avait encore jamais vu un train pareillement dans la lune...

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11/11/2011

Une date qui frappe

Si par hasard vous ne le saviez pas, nous sommes le 11 du 11 2011. Ça vous fait une belle jambe, peut-être?

Les amateurs de chiffres, eux, ne résistent pas à un tel clin d'œil du calendrier. Les numérologues frétillent: «Le 11.11.2011 à 11 h 11, harmonies nouvelles ou catastrophes?» Le débat est ouvert sur la Toile. D'autant que cette nuit, c'était pleine lune. Quelle coïncidence!

Un médium prévoit ainsi «Un grand changement dans la conscience de la planète, et cela coïncide avec cette date». On verra bien comment les bourses réagiront...

En attendant, le nombre de mariages prévus à cette date symbolique explose un peu partout en Suisse. Sauf en Ville de Genève. Onze mariages seulement pour ce vendredi, et ce n'est pas un gag (voir page 21).

Détail amusant, c'est ce matin, sur le coup de 11 h 11, que les organisateurs des Automnales couperont le ruban inaugural de leur Foire. Auraient-ils oublié les 11 secondes supplémentaires pour être vraiment top chrono?

A ce jeu, les autres grands commerçants ne sont pas en reste. Saviez-vous que la Migros propose toute la journée 11% de rabais sur tout, ou presque? Que la Coop offre 11 fois plus de superpoints pour tout achat d'au moins 11 francs? Je n'invente rien.

Argent toujours, l'Euro millions sera tiré ce soir. Il pèse 82 millions! Je parie qu'il y aura un 11 dans la combinaison gagnante, autrement, à quoi bon...

Et c'est en ce jour anniversaire de l'armistice de 1918 que sera proclamée, en France, l'ouverture des «Jeux olympiques des Indignés». Ça vous fait toujours une belle jambe, ce 11 /11/2011?

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10/11/2011

Criquet à croquer

Le choc des cultures!

"Insectemania" anime ces jours-ci le centre commercial Planète Charmilles. L'exposition rassemble 3500 insectes, dont le phasme le plus balèze de la terre. On y voit aussi 3000 papillons, pas tous morts et épinglés sur des planches: certains papillonnent même dans une serre. Jusque-là, tout va bien!

Mais Silla, une habituée des lieux, tique soudain. Une dégustation d'insectes est proposée sur place tous les jours, à l'heure de l'apéro et du goûter. Tu parles d'une mise en bouche!

Pour cette croque sur le pouce, un naturaliste a mis sur la table un appareil de cuisson, quelques assiettes et même des verres. Ça aide à faire glisser les pattes qui chatouillent dans le gosier?

«Manger des insectes ne fait pas partie de notre culture» estime Silla, choquée par ce type d'action. «Nous essayons d'enseigner le respect de la nature aux enfants et là, après avoir regardé ces insectes, ils seraient bons à être cuits vivants sous leurs yeux?» Ceci l'écœure au plus au point.

Pourtant, la dégustation n'est pas faite pour choquer à tout prix. Elle aurait plutôt pour but d'initier le public à d'autres réalités. Si l'on ne tombe pas dans le panneau, mais qu'on le lit, on apprend que les insectes sont des protéines sur pattes! Plus petits que les bœufs, certes, mais formant néanmoins une nourriture abondante et pas chère pour une bonne partie de l'humanité.

D'ailleurs, les insectes sont délicieux, vante la publicité, qu'ils soient crus, cuits, frits, grillés, séchés, bouillis. Salés ou sucrés. Pourquoi pas, après tout.

Alors, vous prendrez bien un petit ver, sans doute? Euh...

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09/11/2011

Chaleur humaine

En ces temps frisquets, tout ce qui réchauffe est bon à prendre!

Mercredi dernier paraissait dans le courrier des lecteurs une demande un peu singulière, venant de Vendée. Un photographe à la retraite demandait si l'on pouvait lui envoyer des cartes postales de Suisse. Des images pour continuer à garder un œil ouvert sur le monde.

«Etant seul, je ne reçois jamais de courrier. La perspective de recevoir tous ces beaux paysages pour Noël serait pour moi un très grand plaisir et m'aiderait à rompre ma solitude.»

Message reçu! En moins d'une semaine, cet homme isolé a vu atterrir dans sa boîte aux lettres 94 cartes postales, toutes plus belles les unes que les autres! Et cela ne va sans doute pas s'arrêter là. A ceux qui ont laissé une adresse, il répondra, dans la mesure de ses moyens. Pour l'instant il pose, ravi, devant l'objectif, deux éventails d'images de notre région en mains. «Merci à votre journal et à vos lecteurs». Message transmis!

Autre appel. Les organisateurs de Téléthon Action Genève recherchent dix personnes de bonne volonté pour la vente de la peluche «Jade» les 2 et 3 décembre. Une séance d'information est prévue jeudi 17 novembre. Pour toute information supplémentaire, contacter Christine au 022 732 91 79.

Enfin, une visite s'impose à Bernex, à l'Atelier Art & Formes (21 ch. du Creux). Elèves et professeurs de peinture sur porcelaine exposent leur travail mercredi et jeudi après-midi. Certaines créations seront vendues au profit d'œuvres caritatives. Dont la Thune du Cœur. Et oui, c'est de saison: Jules va bientôt reprendre du service...

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08/11/2011

La complainte du sac volé

«Nous étions de bons compagnons, toi et moi. Depuis quand, au juste? Oh, une bonne dizaine d'années, peut-être plus. Te souviens-tu de notre rencontre?

Fabriqué avec amour par un artisan maroquinier d'Annecy, je trônais sur son étal, un jour de marché. En cette fin d'après-midi ensoleillée, tu flânais dans les rues au bras de ton beau capitaine. Comment je sais que c'en était un? A sa casquette, bien sûr.

Soudain, tu m'as vu. Et je t'ai plu. Un vrai coup de foudre! Faut dire que j'étais alors simple mais beau, taillé dans une peau que l'on appelle «croûte de porc». Pas terrible, ce nom, pour un sac de ma classe!

Grâce à ton amoureux qui ne regardait pas à la dépense pour te faire plaisir, je fus ton cadeau. Je t'ai suivi, pour la vie.

J'avais deux grandes poches à fermeture éclair qui pouvaient contenir tous les secrets de la terre. Pendant dix ans, j'ai tout gardé en moi, jalousement: clés, agenda, porte-monnaie, portable, carnet Moleskine où tu notais tes pensées. J'étais devenu le coffre-fort de ton cœur!

Et puis un soir de septembre un couple inconnu, installé à une terrasse où tu as des habitudes, m'a subtilisé. Je reposais pourtant à tes pieds. Mais personne n'a rien vu. Ce couple a changé de table, puis s'en est allé avec moi. Quand tu as voulu me prendre, il était trop tard. J'avais disparu!»

Telle est la complainte du sac à main de Patricia. Elle me l'a narrée pour témoigner: un vol à la tire, c'est parfois un viol sentimental. Une tranche de vie qui part à la mer. Que rien ni personne ne peut remplacer.

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