29/02/2012

Le jour du temps libre

S'il est une date qui titille les esprits, c'est bien celle d'aujourd'hui.

Heu... elle a quoi de spécial, au juste? Mais c'est LE 29 février, bien sûr! Le jour qui s'invite tous les quatre ans dans le calendrier. Et qui nous vaut une année de 366 jours...Ça se fête, un jour pareil.

Pourtant, à ce qu'il paraît, c'est la hantise des futurs parents: pourvu que notre bébé ne naisse pas un 29 février. Vous imaginez un peu les complications? Comment faire pour les cadeaux, les gâteaux? Comment expliquer à l'enfant pourquoi il n'est pas tout à fait comme les autres? Ceux dont le jour anniversaire revient chaque année. Délicat!

Du coup, certains trichent et adoptent une autre date de naissance, histoire de faire comme tout le monde.

Mais celles et ceux qui restent fidèles au 29 février assument pleinement leur différence. Ils en sont même fiers. On les comprend! Alors bon anniversaire à Michèle Morgan, Gérard Darmon et Martin Suter. Et à vous tous qui fêtez le vôtre. D'ailleurs faites-moi signe, que je vous adresse mes meilleurs vœux la prochaine fois. Notez que d'ici à 2016, on ne sait pas ce qui peut arriver...

Reste que les natifs de ce jour cultivent un bon sens de l'humour et de la dérision. Comme Lukino, un jeune Français qui lance un mouvement de libération du 29 février. C'est quoi encore ce truc, me direz-vous.

Eh bien c'est simple. Dans une année qui compte 366  jours, il n'y aucune raison de travailler un jour de plus que prévu sans gagner plus. Donc cessons de bosser tous les 29 février! Et vive la  Journée du temps libre.

Je suis pour!

08:00 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |  Imprimer | | |

28/02/2012

Cabanes en danger

Les gardes de l'environnement sont arrivés jeudi matin dans le Mandement. Pour nettoyer d'anciens parcs à vaches, mais aussi pour partir en chasse contre les cabanes nichées dans les forêts. Vous savez, ces constructions que les gosses font depuis toujours pour s'isoler du monde et le réinventer.

A la vue de ces hommes partis pour défaire le terrain de jeux de ses enfants, un habitant de la région a sérieusement piqué la mouche. On peut le comprendre. Les employés de l'Etat de Genève n'ont donc rien de mieux ou de plus urgent à faire?

Il y a une quinzaine d'années déjà, il était question de démolir ces cabanes parce qu'elles perturbaient le gibier. Aujourd'hui, il faudrait les enlever parce qu'elles gênent les arbres.

Mais où va-t-on, si les enfants ne peuvent plus jouer dans les bois? L'Etat préfère peut-être que ces gosses s'amusent devant un ordinateur ou qu'ils descendent faire les zouaves en ville? fulmine ce père de famille.

Non! Au Département de l'intérieur et de la mobilité, le responsable des gardes précise que ne sont enlevées que des cahutes faites avec des apports extérieurs à la forêt. Comme des portes, du plastique ou du métal.<

Les abris dans les arbres construits avec des branchages, sans clou et dans le respect de la nature, devraient rester en place. Les gamins pourront donc continuer à s'amuser simplement. Ouf!

Autrement, je lui aurais rappelé, au chef, le livre "Explore la forêt genevoise!" publié par son département à l'intention des 8-12 ans. Il est question de jeux et d'expériences à faire pour s'amuser dans les bois. De cabanes aussi?

08:00 | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook |  Imprimer | | |

27/02/2012

Descendre ou monter

Le facteur sonne toujours deux fois. Au cinéma, sans doute. Car en réalité, il a donné huit coups secs à l'interphone.

C'était un jour de semaine, vers midi et demi. A cette heure-là, il arrive que les gens mangent. Sarah est donc à table en compagnie de ses deux enfants, âgés de 3 et 1 an, lorsque cette sonnerie désagréable se fait entendre.

Elle file vers la porte d'entrée tout en surveillant sa progéniture du coin de l'œil. Il est toujours périlleux de laisser des petits seuls à table, la situation peut vite dégénérer. Un verre d'eau qui valse et hop, les grands cris...

Au bout du fil, le facteur. De fort mauvais poil. La faim, peut-être? Il lui ordonne de descendre illico chercher son colis.

Vous êtes gentil, Monsieur, mais je ne peux pas, j'ai deux petits à table.

L'homme bougonne. Il monte alors, livre ce qu'il doit à sa destinataire et met tout de suite les points sur les i. La prochaine fois, vite vu, elle descendra!

Sarah s'étonne. Les autres employés de la Poste ont toujours monté les colis. Ils n'avaient pas à le faire, affirme le préposé, très énervé. Et si vous n'êtes pas contente, je ne sonnerai plus du tout. L'avis sera dans la boîte aux lettres et vous irez chercher vous-même le paquet à la poste.

Bonjour le service! Surtout quand on connaît le prix de ces envois. Pourtant, prendre l'ascenseur ne demande pas plus de temps au facteur que de remplir une fiche, il me semble.

Et il se passe quoi s'il sonne deux ou huit fois chez des personnes âgées, handicapées ou accidentées. Elles doivent aussi descendre?

On vit une époque formidable.

08:00 | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook |  Imprimer | | |

25/02/2012

Précautions élémentaires

C'est décidé. Elle enfilera désormais un sac de patates pour passer inaperçue. Plus question non plus de se pomponner, de passer un joli collier pour sortir et aller faire ses courses. Trop risqué!

Marita est pourtant une sexagénaire élégante, sociable et joyeuse. Mais sa belle insouciance s'en est allée. On vient de lui voler son sac à main au centre commercial de Balexert. Et elle en est encore toute chamboulée.

Choquée, même. Car elle pensait être particulièrement prudente. Or, elle n'a rien vu venir, rien senti. Soudain, son sac n'était plus là, la laissant totalement abasourdie, sans le sou, mais avec plein de dépenses en vue: refaire les papiers officiels, les clefs, changer la serrure de la porte d'entrée et j'en passe. Pas dit encore que l'assurance casque.

Son cas n'est hélas pas isolé. Ses voisines et amies des Avanchets ont presque toutes connu pareille mésaventure ces derniers temps. Du coup, elles en causent autour d'elles pour faire de la prévention. «Faites gaffe!»

Gaffe à qui? A ces jeunes rapaces, prestes et déterminés, qui rodent souvent à trois dans les parages tout en surveillant leurs proies. Souvent des dames bien mises, comme on dit, un peu coquettes. Ça les attire...

Migros Genève affirme pour sa part que tous les commerces genevois enregistrent une recrudescence des vols. Pas plus à Balexert qu'ailleurs. Mais elle admet aussi qu'il faut faire particulièrement gaffe.

Alors? Le coup du sac de patates de Marita, pourquoi pas! Reste aussi à faire des photocopies des pièces d'identité, sortir sans sac, prendre peu d'argent sur soi. Puis ouvrir l'œil. Et le bon!

08:00 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |  Imprimer | | |

24/02/2012

Râleurs mais peureux

«Les Genevois sont râââleurs, mais pas téméraires!» Ce n'est pas moi qui le dis mais Annette. Une septuagénaire vigousse qui ne mâche pas ses mots et qui n'a pas l'habitude de se faire marcher sur les pieds.

La raison de son courroux? Une scène qui s'est déroulée jeudi dernier à bord du tram 12, entre l'arrêt Molard et Bel-Air. Sous ses yeux incrédules, quatre malfrats tentent de piquer un truc dans le sac à main appartenant à une dame bien mise et d'un certain âge.

Le sang d'Annette ne fait qu'un tour. Elle s'avance vers eux, tout en criant «au voleur» et repousse de toutes ses forces l'un des coupables. Lequel lâche deux porte-monnaie à ses pieds, tout en entonnant le refrain «ce n'est pas moi, Madame, c'est lui, celui qui court sur le trottoir...»

Parce qu'entre-temps, à l'arrêt Bel-Air, les portes du tram se sont ouvertes. Les trois autres lascars ont détalé. Tenant toujours le détrousseur, elle interpelle les passagers. «Aidez-moi! Ce n'est pas à une mamie de retenir un voleur.» Faut croire que oui! Car personne n'a bougé. Le conducteur est sorti de sa cabine pour lui avouer son impuissance. Et le filou a filé.

A la sortie du tram, un homme félicite la justicière pour son courage. «Non mais, pourquoi n'est-il pas intervenu, celui-là?» se demande-t-elle. Une seule réponse s'impose: la peur!

La peur qui paralyse. La peur de prendre des coups. Et tant pis si une dame les reçoit pour sa folle bravoure. Pourtant, Annette dira que c'était facile de repousser le voleur «tellement il était angoissé!!»

La peur est décidément monnaie courante dans nos rues...

08:00 | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook |  Imprimer | | |

23/02/2012

Les gestes qui aident

A l'entrée du grand magasin, la pancarte annonçant l'action du jour fait mal aux yeux: «Câble de d'emarrage»! Je n'invente rien, hélas...<

Jean-Claude m'a envoyé la photo de l'annonce, qui l'a scotché sur place, le jour où je recevais la lettre d'Anne-Marie. Il était aussi question de câble. J'y ai vu un signe!

Cette lectrice voudrait dire un grand merci au jeune homme qui lui est venu en aide le 8 février dernier. Vous vous souvenez, c'était le temps du grand froid sibérien! La dame avait parqué sa voiture en épi, rue Adrien-Lachenal, et le sol était à ce point verglacé qu'il lui était impossible de sortir de la place.

Le chevalier servant, au volant de sa 4x4 noire, a vu la scène. Il est descendu de son fougueux destrier, a sorti de son coffre un câble et, sans piper mot, l'a accroché au véhicule coincé. Puis il a manœuvré fort habilement pour le tirer sur terre ferme, avant de s'évanouir dans la circulation. Anne-Marie n'a pas même eu le temps de le saluer...

Quant à Marie-Claire, elle désire remercier les employés des HUG pour leurs bons soins et leur gentillesse, après un mois passé à l'hôpital. Avec une pensée particulière pour cet  amour d'infirmier qui, la conduisant au bloc pour une intervention, lui demandait si elle allait bien, tout en lui caressant la joue. La patiente a apprécié l'attention! Elle précise, à toutes fins utiles, qu'elle n'a pourtant plus vingt ans. Et cela depuis un bon demi-siècle...

Je voulais partager avec vous ces petits gestes qui font du bien au moral. Parce qu'il y en a plus qu'on croit. Même les jours où des dames se font tabasser par de sombres crapules.

08:00 | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook |  Imprimer | | |

22/02/2012

La langue de bois

«Les trois derniers arbres sont tombés lundi matin au champ d'horreur» constate Georges, devant les restes du plateau de Champel.

Le CEVA est passé par là. Ses ouvriers déboisent comme ses chargés de communication pratiquent la langue de bois. Avec efficacité.

Pourtant, dans un souci de transparence, les responsables de la liaison ferroviaire invitent les citoyens à se renseigner sur les travaux à venir. Une habitante de la Petite-Boissière a donc envoyé sa question à info@ceva.ch: «Je voudrais savoir comment et où vous allez évacuer les gravats lors de la construction de la gare souterraine des Eaux-Vives.» La circulation des camions dans son quartier l'inquiète un peu.

Mais ce qu'elle reçoit dix jours plus tard la laisse sans voix: «...Nous vous informons que des mesures de sécurité très importantes seront prises pour creuser des tunnels et que par conséquent la circulation des camions, de par leur nombre, ne va pas impacter le trafic de manière prépondérante.»

Ah bon? Mais encore?

«Les filières d'élimination sont actuellement négociées et nous ne pouvons vous donner de plus amples renseignements.»

Alors bravo. Dix jours d'attente pour une non-réponse fumeuse, c'est champion! Posez toujours des questions, si ça peut vous soulager. Pour apprendre quelque chose en retour, faudra repasser.

Paraît qu'un nouveau site internet CEVA, avec infos à jour et détaillés sur les travaux sera mis en place très prochainement. Nous voilà rassurés. Dans quelle langue, au fait?

08:00 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |  Imprimer | | |

21/02/2012

Contents et mécontents

Le rétablissement lundi de l'ancien tracé des lignes 3 et 7 fait l'unanimité, dit-on. Vraiment?

Christian devait être le seul Genevois ravi du nouveau parcours emprunté depuis décembre par le bus numéro 3. Il le prenait en bas de chez lui et le quittait pile-poil devant son boulot. Le bonheur! Cet usager aurait dû clamer haut et fort aux TPG que ce changement était fantastique. Sa voix aurait peut-être été prise en considération, au milieu de toutes les récriminations...

Parce que là, c'est fichu! Après deux mois de trajets confortables, il doit à nouveau finir son parcours à pieds. Ce retour en arrière l'énerve. Ça ne fait pas sérieux, dit-il, de changer ce qui vient d'être décidé. On nous prend vraiment pour des idiots!

Ceux qui appelaient le retour de l'ancien tracé apprécieront. Tout est question de point de vue, n'est-ce pas?

Dans un tout autre registre, celui de l'aide aux sinistrés de l'incendie de la Jonction, Micheline me signale une info importante. Le local de la protection civile de Châtelaine qui recueille tous les dons de meubles et de vaisselle est déjà plein comme un œuf!

Vous avez été tellement nombreux à vouloir en offrir qu'il n'y a plus de place aujourd'hui pour les entreposer. Et la protection civile de la Ville de Genève renonce à ouvrir un deuxième lieu de stockage pour ces objets relativement vite encombrants.

Elle invite plutôt les donateurs à s'adresser au circuit classique de récupération (Caritas, Emmaüs, CSP, Croix-Rouge) ou à privilégier les dons en argent sur le compte de Caritas. (ccp 12-2726-2 mention «dons Jonction»).

08:00 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |  Imprimer | | |

20/02/2012

Ethylotests obligatoires

Chers automobilistes genevois! Le saviez-vous? D'ici à la fin de l'année, vous devrez obligatoirement avoir un éthylotest dans votre véhicule si vous circulez de l'autre côté de la frontière.

Quand, précisément? Le décret devrait sortir en mars, avec application en octobre, mais les dates ne sont pas encore confirmées. Toujours est-il que des personnes prévoyantes sont déjà parties en quête de ces petits instruments. Ceux qui sifflent le nez rouge.

Caroline vient tout juste d'en trouver en France voisine chez Carrefour. Deux pour le prix de 1 euro 90. La belle affaire. Sauf que la date de péremption de ces tests à usage unique est fixée à août 2011! Périmés depuis six mois. La consommatrice en a averti la direction du magasin qui les a retirés du marché. D'où cette mise en garde.

Car ces tests ont une durée de vie de deux ans. Les cristaux jaunes qui les composent s'altèrent, comme certains médicaments. Or ce sont eux qui virent au vert en présence d'alcool et indiquent le seuil de 0,5‰ d'alcoolémie.

On pourra toujours dire que pour être en règle chez nos voisins français, suffira d'avoir un éthylotest. En état de marche ou pas. Mais s'il faut de toute façon passer par un tel achat, autant qu'il serve. A vous et à une association active dans la prévention contre l'alcoolisme. La vente de ces tests, c'est un peu son fonds de commerce.

La Croix-Bleue romande en possède ainsi tout un stock, vendus à 3 francs pièce. Je ne vais pas faire plus de pub que ça. Ah si! L'association propose aussi une application RaidBlue pour iPhone, afin de calculer son taux d'alcoolémie et tester ses réflexes. Pratique, non?

08:00 | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook |  Imprimer | | |

18/02/2012

Le temps du dégel

L'heure est au dégel. A la fonte des sculptures de glace qui ont fait le bonheur des photographes. Les flaques vont bientôt remplacer les patinoires sur les quais. Et le Jet d'eau est enfin revenu dans le paysage!

La parenthèse polaire qui a tout figé ces derniers jours s'est terminée aussi vite qu'elle s'est ouverte, nous laissant un peu décontenancé. Il suffit alors d'un rayon de soleil pour que les terrasses se remplissent. Quelques bras nus bravaches apparaissent dans les rues. C'est déjà le printemps?

Ce redoux a aussi gagné le cœur de pas mal de Genevois. Je vous disais hier le bel élan de solidarité et de générosité qui s'est manifesté au lendemain de l'incendie de la Jonction qui a mis 80 habitants à la rue.

Mais je n'ai pas eu la place d'évoquer ici tous les téléphones et mails reçus. Pour me demander de ressortir Jules et de collecter des fonds pour ces gens qui ont tout perdu. Pour proposer de l'aide. Pour prendre des renseignements sur les besoins des sinistrés. Pour témoigner, aussi, de l'aspect traumatisant d'un incendie.

Tant de personnes qui éprouvent le besoin d'aider, c'est magnifique!

Jules est pourtant resté tranquille. Car c'est Caritas qui centralise les dons d'argent (ccp 12-2726-2 mention don Jonction). La Croix-Rouge le fait pour les vêtements. La protection civile pour les meubles. Il y a coordination entre les services compétents, et c'est tant mieux!

Reste que, plus que tout, c'est d'un logement dont les sinistrés ont besoin. Du long terme, pas du provisoire: ils ont besoin de se reconstruire. Alors, si j'ose, vous n'auriez pas un appartement à proposer?

08:00 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |  Imprimer | | |

17/02/2012

Bel élan de solidarité

Les incendies, ça marque les esprits! Celui de la Jonction plus qu'un autre. Parce qu'il met des habitants à la rue, en plein hiver. Parce que parmi ceux qui ont tout perdu, beaucoup sont de petites gens.

Du coup, vous êtes très nombreux à vouloir manifester votre solidarité. Oui mais comment faire pour bien faire?

Voici ce qui vient d'être décidé par les services compétents pour gérer et canaliser au mieux les aides qui arrivent spontanément de partout. Et il y en a!

Les magasins de la Croix-Rouge, aux Eaux-Vives et à Carouge, vont centraliser les dons de vêtements, chaussures, livres et jeux pour enfants. Tous les sinistrés ont reçu des bons pour trouver là de quoi de se vêtir ou se distraire.

Les dons plus lourds, comme les meubles, vaisselle et autre équipement peuvent être livrés le matin dans un local de la protection civile situé au 43, avenue de Châtelaine. On peut aussi prendre rendez-vous au 022 418 84 52 pour arranger une livraison.

Pour les dons en argent, Caritas vient d'ouvrir un compte: ccp 12-2726-2 mention «don Jonction». Les fonds recueillis seront répartis aux intéressés avec la collaboration des services de la Ville de Genève.

Une grande entreprise de la place a fait don hier de produits d'hygiène et de couches pour bébés, donc pas de soucis de ce côté-là.

Enfin, toutes les attentions qui parviendront à un endroit ou un autre en faveur des victimes de l'incendie sont les bienvenues, car elles viennent du cœur. Le maire de Genève, Pierre Maudet, s'engage à les acheminer à bon port via la protection civile.

08:00 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |  Imprimer | | |

16/02/2012

Résiliation abrupte

Il y a des courriers qui fâchent.

Dominique vient ainsi d'apprendre par lettre la résiliation de son contrat d'assurance ménage. Et ce dans un délai de quatre semaines. Ça fait drôlement court, pour se retourner.

La faute de cet assuré? Car il faut bien qu'il y en ait une, pour se faire ainsi jeter dehors. Aurait-il oublié de régler le montant de sa prime annuelle, essayé de tricher d'une quelconque façon avec cette compagnie? Non!

Sa faute, c'est d'être victime d'actes délictueux. Un cambriolage de bijoux chez lui, en octobre 2011. Et puis un vol en pleine rue à Plainpalais, fin janvier 2012, avec rapport de police, identification des coupables et tout le tralala.

Eh bien c'est trop! Pas pour lui, ce qui serait compréhensible. Mais pour son assurance. Elle estime que le nombre et le montant des sinistres est si élevé qu'il ne lui est plus possible de poursuivre le contrat aux mêmes conditions. Ben voyons!

Cela fait pourtant plus de vingt ans que Dominique paye scrupuleusement son dû pour faire protéger ses biens. Deux dommages déclarés en deux décennies, il n'y a pas de quoi hurler à l'abus, me semble-t-il.

Le lésé est écœuré. Par deux fois, il s'est fait truander. Le voilà en plus pénalisé. Quelle autre compagnie le reprendra, et surtout, à quel prix?

Donc si je comprends bien cette logique, il faut payer et se taire. Ne pas déclarer le dernier vol. D'ailleurs, c'en était pas vraiment un, n'est-ce pas?

Vous avez préféré donner votre sac à main au malfrat plutôt que de vous faire tabasser. Comme ça, l'assurance ne sera pas dans l'embarras. Et vous? Bah!...

08:00 | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook |  Imprimer | | |

15/02/2012

Tourisme esthétique

«C'est un roc!... C'est un pic!... C'est un cap!... Que dis-je c'est un cap? C'est une péninsule!» dirait le bon vieux Cyrano.

Mais non, ce n'était qu'un joli petit nez. Un nez qu'Astrid avait pourtant pris en grippe, au point de vouloir le changer. Sur un coup de tête.<

C'est décidé, elle passera sous le bistouri pour le corriger. Mais une rhinoplastie coûte la peau des fesses en Suisse. Et ça prend des plombes avant d'être sûre de pouvoir la faire, ce qui n'est pas garanti.

Or, en Thaïlande, une telle opération revient au quart du prix demandé ici. Elle se pratique dans des hôpitaux qui ressemblent à des cinq-étoiles. Le rêve! Et puis, dans ce petit coin de paradis, on peut toujours joindre l'utile à l'agréable. Les plages, les massages...

La jeune femme s'envole donc pour Bangkok. Là-bas, dit-elle, se refaire le nez, c'est aussi facile que d'aller chez le coiffeur. Suffit de prendre rendez-vous avec un toubib. Le lendemain, c'est fait! Sauf que l'opération est un ratage complet. On lui élargit l'appendice nasal, ce qui n'était pas le but. Le suivi de l'intervention est quasi inexistant: le rêve tourne vite au cauchemar.

De retour à Genève, Astrid consultera quatre médecins. Tous lui diront le nombre insensé de femmes victimes de ce tourisme esthétique qui repassent sur le billard pour réparer ce qui peut encore l'être.

Car c'est délicat, un nez! On ne peut pas l'opérer à répétition sans causer de gros dégâts. Pensez à Michael Jackson...La Genevoise parviendra à en retrouver un, potable, mais sans plus.

C'est donc cher payé pour un nez qui, au départ, n'avait rien d'un roc. Ni même d'une péninsule.

08:00 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |  Imprimer | | |

14/02/2012

Poignées d'amour

Dites-le avec des fleurs. Des mots doux. Des bisous tout partout. Mais dites-le, que vous l'aimez!

Le mieux, ce serait encore de le déclarer tous les jours. Et non à date fixe, en ordre de marche, pour répondre aux besoins du calendrier. Mais on ne va pas refaire le monde ici...

Alors oui, c'est aujourd'hui la Saint-Valentin, si vous l'aviez oublié. Notez que dans ce cas, vous devez sans doute le faire exprès, tellement ça crève les yeux, tous ces articles et ces publicités sur la fête des amoureux.

Au menu de cette déferlante de bons sentiments, on nous propose des tas de gâteries, des sucreries, des repas en tête à tête riches et bien arrosés. Et puis des cœurs en chocolat, en veux-tu en voilà.

Tout ça va où, je vous le demande? Sur nos poignées d'amour!

Renseignements pris, il semblerait que cette accumulation de graisse se développe plus facilement chez les messieurs que chez les dames. Enfin une bonne nouvelle, mes sœurs! Sauf que je demande à voir...

Parce ces temps, on voit de drôles de trucs dans les journaux. Avez-vous déjà remarqué ces publicités, avec photos, pour des régimes express? Elles exhibent des corps trop enveloppés, avec gros plan sur les zones à risque. Là où ça s'accumule.

Eh bien tous ces corps sont féminins! A une exception près: un bon bedon masculin y a fait une brève et timide apparition. Comme si les messieurs n'étaient pas concernés par le problème. On se pince!

Aujourd'hui, on fait la pause. Stop aux régimes et aux discriminations. Tout est permis. Et vivent nos poignées d'amour!

08:00 | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook |  Imprimer | | |

13/02/2012

Effet de serres

Je me voyais déjà, calée au fond d'un fauteuil en osier, l'ordinateur sur les genoux, vous adresser ces quelques lignes.

«Vous ne devinerez jamais d'où je vous écris! Quelques oiseaux pépient juste à mes côtés, entre les grands palmiers. Les bananiers et des papayers s'épanouissent dans la chaleur ambiante. Qu'il fait bon ici! Pourquoi s'évader au loin? Les tropiques sont à portée de pieds. Où suis-je? Mais oui, dans une serre du Jardin Botanique!»

J'aurais alors évoqué les avantages d'une telle destination de vacances: pas d'avion à prendre, pas de file d'attente, pas de bagages. Rien qu'une bonne touffeur venue d'ailleurs. Gratis, qui plus est.

Je m'y voyais tellement que j'ai affronté la glace des quais, mon ordi sous le bras, pour gagner la promenade botanique. Première déception devant la serre tempérée. Elle est fermée «pour cause de travaux». Mince alors!

Heureusement, il y a encore l'autre. Ma préférée. J'ai un faible très prononcé pour la vieille serre tropicale, avec ses lignes élégantes et son petit salon si accueillant à l'entrée. Et hop, une petite trotte jusqu'à elle, le temps d'apercevoir quelques crocus safranés pointant leur nez sous la neige.

Mais le jardin d'hiver est clos. Des travaux. Encore!

Ils travaillent, donc. Or les serres sont fermées, il n'y a plus de volière, plus de buvette. Serait-on en phase d'hibernation?

Alors raté, mon effet sur les serres! Je suis repartie toute dépitée du Jardin Botanique, en me voyant déjà faire le papier à mon bureau...

Ça n'a pas raté!

08:00 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |  Imprimer | | |

11/02/2012

Belle de glace

La rade est belle à couper le souffle.

A tous les sens du terme. Difficile de respirer sous la bise qui fouette les quais. Avancer contre elle, encore pire. Ne reste plus qu'à s'en mettre plein les yeux. Et c'est une vision extraordinaire que cette ville prise dans la glace!

Vous pensez que je commence à radoter grave. A me répéter en évoquant ces sculptures qui s'épanouissent en plein air, ces patinoires improvisées, ces glaçons qui métamorphosent les rives et mettent pas mal de gens dans le pétrin.

Mais si je m'emballe pour l'esthétique de ces compositions polaires, c'est parce qu'elles sont éphémères. Et de saison. C'est maintenant qu'il faut les apprécier et en profiter. Pas demain.

Les aventuriers du froid ne s'y trompent pas en les photographiant sous tous les angles. L'hiver est là. Bien installé. Avec les vacances des enfants qui commencent aujourd'hui.

Au menu des relâches de février, la neige, la luge, le ski ou la Wii. Pourtant, voilà que l'on vient de placarder les affiches pour les votations du 11 mars.

OUI à l'école le mercredi matin! NON à l'école le mercredi matin! La rue est pleine d'images grand format de gosses avec des ailes dans le dos, de cartables, de crayons. On croise aussi une petite rêveuse à bras nus avec une pomme au premier plan. Cherchez le message.

On pourrait pas laisser les marmots tranquilles, au moins cette semaine? Pause! Pour leurs parents aussi. Il sera bien assez tôt de faire campagne quand l'école aura redémarré.

D'ici là, bonnes vacances d'hiver à tous ceux qui en ont et à lundi, pour les autres.

08:04 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |  Imprimer | | |

10/02/2012

Tu Peux te les Geler

Le Genevois est rouspéteur, rien de nouveau sous la glace. Mais il sait parfois enrober sa grogne d'un peu d'humour, ce qui aide drôlement!

Prenez par exemple les sujets qui alimentent toutes les conversations. Les transports publics et le froid. Eric noue la gerbe en nous dévoilant la stratégie secrète des TPG. Elle se résumerait chronologiquement en trois points: Tout Pour la Gloire, puis Tout Plein de Gabegie, et enfin Tu Peux te les Geler...

«Tu peux te les geler!» L'avantage de cette expression, c'est qu'elle s'adapte aujourd'hui à pas mal de monde! Aux usagers des TPG condamnés à attendre, en pleine cramine, des convois bloqués à la queue leu leu à un carrefour. Et aux chauffeurs que les passagers n'épargnent guère en utilisant toujours la porte à l'avant du véhicule. Ça les glace, à l'usage.

«Tu peux te les geler!» colle aussi aux travailleurs du dehors ou aux locataires d'immeubles mal isolés qui voient le monde à travers les vitres givrées. Les joies de l'hiver, vous comprenez.

Il est tout de même un Genevois qui ne rouspète pas en ces temps froids. Mieux, il est aux anges! Jean-Michel a reçu il y a peu une boîte de chocolats «Merci», avec un cœur bien en vue. Et ce n'était pas une déclaration d'amour en vue de la Saint-Valentin. La boîte lui était adressée par la Société coopérative d'Habitation Genève! Avec une lettre.

La régie présentait ainsi ses excuses à Jean-Michel, comme elle a dû le faire à tous les habitants de la tour de Vieusseux, embêtés quinze jours durant par la réparation de l'ascenseur. La boîte de douceurs, c'était pour atténuer leur légitime colère. Et ça a marché.

Il y en a qui savent faire!

08:00 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |  Imprimer | | |

09/02/2012

Antigel et fondues

Hiberner? Même pas dans tes rêves!

Je pensais m'en tirer en proposant hier un engourdissement général durant les grands froids, histoire de remettre nos organismes fatigués à niveau. Mais voilà qu'on me tombe dessus. Et l'économie, hein? Elle tournerait comment, si tout le monde se mettait en veilleuse en attendant la fin de l'épisode sibérien?<

Alors bossons! Avec une petite pensée pour ceux qui œuvrent sur le tarmac de l'aéroport. Par moins quinze, les doigts complètement engourdis par le froid, ils trimballent à longueur de journée les valises de ceux qui vont suer sous les cocotiers. Destination Ibiza, les Seychelles, Honolulu. Bikini sur le sable chaud. Glace pillée pour rafraîchir le cocktail. Moiteur sous les aisselles. C'est pô juste, tout de même!

Et dès qu'ils quittent leur travail, ces travailleurs du froid font comme vous. Ils se cassent le nez (rougi) sur les affiches du Festival Antigel. Tu parles d'un nom de circonstance. Ça frise la provocation. Sauf que pour donner pareil coup de chaud à nos nuits glaciales, on n'a pas encore trouvé meilleure formule...

A moins de préférer, aux spectacles, les plaisirs d'une table conviviale. Un conseil: pour tester la fondue sous la yourte de l'Association T-Interactions, place du Rhône, il faut vous dépêcher. Le 12 février, c'est fini terminé, du moins jusqu'à l'hiver prochain. Il faudra aller du côté du Grand-Saconnex pour trouver l'autre cabane à fondue, gérée par la même entreprise sociale. Chic, elle se trouve à côté de la patinoire! Toutes deux fonctionneront jusqu'à fin février. La fin de l'hiver?

08:00 | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook |  Imprimer | | |

08/02/2012

Il est temps d'hiberner

Dire qu'il y a encore des politiciens ou des patrons pour douter de la pénibilité de certains travaux!

Qu'ils se rendent pedibus quai du Général-Guisan. Voir dans quelles conditions les ouvriers bossent depuis dimanche, exposés en première ligne à la bise, par moins je ne sais combien, et des heures durant. Qu'ils aillent sur les chantiers qui n'ont pas encore fermé. Ils verront que ça craint!

A moins qu'ils trouvent tout à fait normal que des gens turbinent en plein air par ces températures polaires? Eh bien pas moi. D'accord, il y a des professions qui ne peuvent pas faire autrement, pour des questions de vie ou de mort. Les pompiers, les ambulanciers, les policiers. Mais pour les autres?

On pourrait attendre des jours meilleurs, non? Tout ralentir jusqu'en fin de semaine: le boulot, le trafic, les sorties. Et faire ce à quoi la nature nous pousse. Hiberner!

Car les grands froids limitent les activités humaines. Les relativisent. Pas pour rien que la ville, congelée, tourne complètement au ralenti. Tous ceux qui ne sont pas obligés de sortir restent calfeutrés. Et tout ce qui n'est pas de première nécessité est reporté.

Alors hibernons! Mais attention, quelques précautions préalables s'imposent: ne pas oublier ceux qui sont bloqués à domicile depuis quelques jours déjà par crainte du froid ou des chutes. Il est encore temps d'aller frapper à la porte de la voisine âgée, du veuf un peu déprime ou de la copine qui sort d'une opération. Prendre leur liste de commissions, rapporter les cabas pleins et s'assurer que tout va bien.

Et puis hiberner en paix. Jusqu'au dégel...

08:00 | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook |  Imprimer | | |

07/02/2012

Une journée d'enfer

Ils avaient le moral dans les chaussettes, ces deux préretraités. Un gros chagrin. Après 16 ans de vie commune, Toko, leur chat fidèle, venait de tirer sa révérence. Le grand vide, soudain.

Plus de miaulements ou de ronronnements dans l'appartement. Plus de séance TV sur le canapé à regarder des dessins animés ou des documentaires avec ce bel angora. Le foot, il n'aimait pas trop, à ce qu'il paraît.

Un peu déboussolé par la perte de son animal de compagnie, le couple décide de sortir pour se changer les idées. Allons dîner chez Ikea! Ben oui. Paraît qu'on ne va pas seulement chez le géant suédois pour acheter des armoires en kit. On s'y rend aussi pour croquer des boulettes. Ou autre.

Mardi midi, Martine et son mari mangent donc un morceau là-bas. Le repas traîne un peu en longueur. Plus besoin de se dépêcher de rentrer pour Toko, n'est-ce pas. Les discussions tournent autour du cher disparu. Te souviens-tu...

Et tandis qu'ils parlent, tout à leurs souvenirs, la veste accrochée sur le dossier de leur chaise se fait visiter les poches par le ou la locataire de la chaise collée juste derrière. Vous connaissez l'arnaque, je pense. Et hop, le portefeuille est volé. Ils s'en rendent compte au moment de quitter les lieux.

Le temps de rentrer la maison et de bloquer toutes les cartes, le mal était fait. Le malfrat avait déjà vidé le compte postal des 700 francs qui s'y trouvaient. La morale de l'histoire, dira Martine, encore toute dépitée? Pour 700 francs, vous avez intérêt à vous offrir un cinq étoiles plutôt que la cantine d'Ikea...

C'était leur après-midi d'enfer!

08:00 | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook |  Imprimer | | |