23/04/2012

La voix du client

Le client est roi, dit-on. Mais il n'est pas toujours courtisé de la même façon. C'est parfois même le jour et la nuit.

Steve, un homme d'affaires au délicieux accent anglais, en a ainsi fait l'expérience il y a peu, au cœur de la Genève commerçante.

Rue du Rhône, un beau samedi de printemps. Il se rend dans le temple de la technologie Apple où il reçoit toutes les infos utiles sur sa nouvelle tablette. Service impeccable, bonne qualité d'écoute, conseils avisés. Il reviendra!

En allant reprendre son tram, il passe devant une arcade où on lui tend une publicité qui le titille. C'est une offre Eliteman pour des vêtements. Steve n'a absolument pas besoin d'habits. Mais curieux, et flairant la bonne affaire, il grimpe à l'étage et découvre cette vente à un prix défiant toute concurrence. Jugez plutôt: un complet veston avec chemise, ceinture, cravate et des chaussures pour 199 francs le tout. C'est donné! Il ressort de là avec son petit paquet sous le bras.

La semaine suivante, il enfile ses nouvelles chaussures pour aller à un rendez-vous d'affaires important. C'est alors qu'une odeur très gênante monte de ses pieds. Ça ne sent pas le fromage, mais une vilaine odeur de goudron, entêtante. Il ne sait plus où se mettre...

Le client retourne au magasin pour un retour ou un remboursement partiel des chaussures défectueuses. C'est niet! Le désagrément subi par l'acheteur? Le vendeur n'y trouve aucun intérêt. Il pense sans doute qu'au prix payé pour cette promotion, le client n'a pas encore à se plaindre. Erreur!

Un client insatisfait est perdu pour toujours. Et Steve n'y mettra plus les pieds. Avec ou sans goudron...

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Commentaires

il lui reste l'application du droit ordinaire
chaque objet qui est vendu à droit à une garantie d'un an sauf convention expresse contraire

Écrit par : pralong | 23/04/2012

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