26/04/2012

La gueule de bois

Dur dur, le réveil, ce mercredi matin. La bonne gueule de bois. Et pourtant, je n'ai rien bu. Alors quoi? Eh bien tout! 

Il y a d'abord ces 1250 postes de travail supprimés d'un coup d'un seul chez Merck Serono. Ouste, du balai!

J'ai le bourdon rien que d'imaginer ce que vivent tous les employés, après ce genre de secousse. Colère, dépit, inquiétude. Le moral dans les chaussettes. Ça vous plombe une ville, c'est sûr.

Car les personnes touchées en première ligne par cette liquidation ne sont pas seules au monde. Elles ont une famille, des amis, des activités. Des engagements, aussi. Tout un monde qui s'effondre, soudain.

Et puis, comme si cela ne suffisait pas en ce mardi noir, la Faucheuse a encore fait des siennes. Le chômage, connaît pas! Elle serait plutôt du genre à faire des heures sup non rémunérées. La Mort emporte ainsi, à quelques heures de distance, deux personnalités de Genève. Deux hommes qui ont compté dans cette ville, chacun à leur manière et dans leur temps. Michel Chevrolet, flamboyant homme politique et médiatique. Jo Johnny, infatigable artiste de music-hall, du haut de ses septante ans de carrière

Ça fait beaucoup de trucs tristes, vous ne trouvez pas? Faudrait dénicher au moins une nouvelle réjouissante.

Le départ de l'ancien procureur Zappelli, qui s'en va vivre et travailler à Dubaï? Même pas. Le retour d'Alves au Servette? Si on aime le foot, pourquoi pas.

En tout cas moi, j'ai toujours la gueule de bois. De bleu de bleu! aurait dit Jo Johnny. Je l'entends encore.

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