30/04/2012

Question d'hygière

On critique volontiers les TPG. C’est de bonne guerre, après tout! Mais franchement, ils ne sont pas toujours aidés par certains usagers.

Arlette me fait ainsi part de sa dernière déconvenue. L’histoire est peu ragoûtante: je conseille aux personnes un peu chatouilleuses sur les questions d’hygiène de ne pas lire la suite…

En sortant du Salon du livre, la tête encore sur un petit nuage, elle s’assied dans le bus à côté d’une jeune fille. La demoiselle doit être étudiante: elle surligne avec son marqueur certaines phrases de son livre. L’Histoire de la Russie. Ah, se dit Arlette, admirative. C’est bien ces jeunes qui ne perdent pas de temps dans les transports et qui en profitent pour s’instruire.

Tandis qu’elle se fait cette réflexion, sa voisine commence à se curer méticuleusement le nez. Très moche. D’ailleurs, avez-vous déjà remarqué le nombre de personnes qui se livrent à cette activité pendant les trajets? Il y aurait une étude à faire.

En général, ces nettoyeurs compulsifs de pif mettent leur butin dans un mouchoir, ou l’escamotent on ne sait où. Là, rien du tout! L’étudiante dépose ses crottes sur la vitre devant elle et les étale généreusement en esquissant des courbes artistiques. Beurk! Beurk! 

Arlette, ça lui donne la nausée. Et une idée. Elle pose discrètement un paquet de mouchoirs sur le livre ouvert pendant que la miss parle à son portable. Est-ce que ça va lui faire tilt? Puis elle s’en va, avec une pensée émue pour ceux qui se farciront le nettoyage.

Que faire? Mener une campagne anti doigts dans le nez dans le bus? Perdu d’avance! Ils ne sont vraiment pas aidés, les TPG!

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28/04/2012

L'arrivée des hirondelles

Enfin une bonne nouvelle, après cette triste semaine: les hirondelles sont de retour!

Fausto, ça l'a carrément mis en joie de les revoir! Il les attendait impatiemment depuis des jours, comme on guette l'arrivée de l'être aimé. Et hier matin, de sa fenêtre du quartier des Grottes, il les a vues arriver dans le ciel après des milliers de kilomètres de vol.

Même pas fatiguées, les belles, à leur retour d'Afrique! Elles s'amusent dans les airs, graciles, et trissent à tout va dans la nature qui s'éveille. Une véritable ode à la joie, ces petites bêtes.

S'il habitait près d'une grange ou dans un lieu bucolique, Fausto aurait pu se réjouir un poil plus tôt. Au Centre ornithologique de Genthod, on me dit que les hirondelles rustiques et les hirondelles des fenêtres ont été observées dans la campagne genevoise il y a une petite semaine déjà.

Des mâles principalement, si j'ai bien tout compris. Ces messieurs arrivent en ambassadeurs dans nos contrées pour faire la tournée des nids et les bricoler au besoin. Ces dames vont suivre sous peu pour faire famille.

Alors je vous le dis tout net: n'allez pas démolir ces petits nids d'amour, sous prétexte qu'ils salissent la façade. Elle peut se nettoyer ou même être protégée contre les salissures. Car le drame de ces jolis oiseaux, ici, c'est de parvenir à trouver un lieu où accrocher leur logis. Les nouvelles constructions sont trop lisses pour les recevoir et les anciennes s'en protègent. A cause des fientes, justement.

C'est pas chic. Où voulez-vous que se posent alors ces messagères de l'espoir?

Parce que l'hirondelle ne fait pas seulement le printemps. Elle porte aussi bonheur.

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27/04/2012

Promenade en péril

Promenade des Lavandières. C'est un joli nom, vous ne trouvez pas?

«Tout c'qu'est dégueulasse porte un joli nom» chante pour sa part un poète français. Il exagère. Quoique.

Car les Lavandières ne sont plus ce qu'elles étaient. Non pas que je regrette l'époque où ces femmes laborieuses battaient le linge sur le fleuve. Il y a plus drôle à faire. Surtout depuis que les machines à laver existent.

Mais j'ai la nostalgie de ce temps, pas si lointain, où l'on pouvait cheminer en paix entre les Halles de l'Ile et la passerelle des Forces Motrices, les deux bras du Rhône encadrant la flânerie.

Car en cet entre-saison, les dealers ont pris cette promenade en otage. Ils se postent le long du trajet. Attendent l'acheteur seul ou en groupe. Planquent leur marchandise dans les failles des murets, les interstices des rochers, les plantations ou dans le passage sous le pont de la Coulouvrenière.

Je peux presque vous dire exactement où, car ça se passe sous nos yeux! Tous les jours. Le trafic s'épanouit à l'air libre, et la chose semble normale. Le passant dit quelque chose contre ce cirque? Il est taxé de raciste.

Mais Julie, de quoi tu te plains? Ceux-là sont gentils. Ils ne font que dealer (!) Ils ne volent pas les simples promeneurs, m'a-t-on dit. Peut-être.

Mais quand je marche pour aller au boulot et que je vois, de loin déjà, qu'il faudra passer seule au milieu d'une bonne dizaine de trafiquants peu amènes, qu'est-ce que je fais?

Je change d'itinéraire. Je renonce à la Promenade des Lavandières. Et je grommelle jusqu'au bureau, d'où je vous écris ces quelques lignes...

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26/04/2012

La gueule de bois

Dur dur, le réveil, ce mercredi matin. La bonne gueule de bois. Et pourtant, je n'ai rien bu. Alors quoi? Eh bien tout! 

Il y a d'abord ces 1250 postes de travail supprimés d'un coup d'un seul chez Merck Serono. Ouste, du balai!

J'ai le bourdon rien que d'imaginer ce que vivent tous les employés, après ce genre de secousse. Colère, dépit, inquiétude. Le moral dans les chaussettes. Ça vous plombe une ville, c'est sûr.

Car les personnes touchées en première ligne par cette liquidation ne sont pas seules au monde. Elles ont une famille, des amis, des activités. Des engagements, aussi. Tout un monde qui s'effondre, soudain.

Et puis, comme si cela ne suffisait pas en ce mardi noir, la Faucheuse a encore fait des siennes. Le chômage, connaît pas! Elle serait plutôt du genre à faire des heures sup non rémunérées. La Mort emporte ainsi, à quelques heures de distance, deux personnalités de Genève. Deux hommes qui ont compté dans cette ville, chacun à leur manière et dans leur temps. Michel Chevrolet, flamboyant homme politique et médiatique. Jo Johnny, infatigable artiste de music-hall, du haut de ses septante ans de carrière

Ça fait beaucoup de trucs tristes, vous ne trouvez pas? Faudrait dénicher au moins une nouvelle réjouissante.

Le départ de l'ancien procureur Zappelli, qui s'en va vivre et travailler à Dubaï? Même pas. Le retour d'Alves au Servette? Si on aime le foot, pourquoi pas.

En tout cas moi, j'ai toujours la gueule de bois. De bleu de bleu! aurait dit Jo Johnny. Je l'entends encore.

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25/04/2012

Acheter local, certes

Les envies de fraises de Yolanda m'ont valu une avalanche de courrier. Je vous la fais courte: pas besoin d'être grand clerc pour savoir que ce n'est pas la saison des fraises, ici et maintenant.

Dans le jardin de Cécile, elles en sont encore au stade de jolies fleurs blanches. Alors...

Alors on sait bien qu'elles viennent d'Espagne, les fraises! Mais il serait bon que les magasins le disent et indiquent leur provenance. Pas les conditions dans lesquelles elles ont été récoltées. Juste la provenance. Après, les clients font ce qu'ils veulent.

S'ils désirent consommer local et de saison, le bon sens devrait suffire. Mais il existe aussi un dépliant, édité par l'Union maraîchère suisse, qui peut donner un coup de main. Il indique ce qui sort et quand. (www.swissveg.com). Cela concerne uniquement les légumes. Pour les fruits, on me recommande le site www.suissebalance.ch, un organisme fédéral œuvrant pour la santé publique. Voilà!

Acheter en Suisse, certes. Une campagne d'affichage nous incite ces jours à le faire. Entièrement d'accord, dirait Pascale, mais faut pas non plus nous prendre pour des pigeons. (C'est pourtant très local...)

La dame fait souvent ses emplettes sur le net et compare les prix. Eh bien, il n'y a pas photo: un thermomètre sonde de cuisson, même marque, même appareil, vaut 78.90 francs sur un site suisse. Sur un site français, il est à 29.90 euros. Soit 35.95 francs au cours du jour. Même avec les frais de port depuis la France, la différence de prix reste énorme.

C'est pas du jeu!

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24/04/2012

SOS Chats: le top!

C'était un haret. C'est quoi un haret? J'avoue que je ne le savais pas, jusqu'à hier. Selon le dico, c'est un animal domestique qui est redevenu sauvage.

Alors oui, Mutzli était un haret. Dans sa jeunesse, il avait été balancé par la fenêtre par un humain peu accommodant. Depuis, il vivait sa vie de chat errant du mieux qu'il pouvait.

Mais un matou, c'est futé. Ça retombe vite sur ses pattes. Il y a sept ou huit ans, il a trouvé une bonne adresse. Le jardin de Tante An! Là, il était tranquille: repas assuré, repos garanti. Plus une grattouille, au besoin.

Samedi pourtant, il gisait dans le jardin, gravement blessé. Sa protectrice appelle illico SOS Chats. L'association, qui n'assure pas de permanence téléphonique, donne un contact pour les urgences. Là, c'en est une!

«Je viens», dit une voix au bout du fil. Arrive alors un vétérinaire avec tout ce qu'il faut comme matériel d'intervention, et une jeune dame avec son bébé de six semaines dormant paisiblement dans un couffin. Si c'est pas du dévouement pour la cause des chats...

Les deux spécialistes s'occupent du blessé, tandis que Tante An surveille le nourrisson. Ils emportent finalement Mutzli. Mais il ne reviendra pas. Trop mal en point: bassin cassé, lésions internes. Il a sans doute passé sous une voiture. Le vétérinaire l'endort...

Tante An souhaite remercier ces gens de SOS Chats pour leur gentillesse et pour la qualité de leur intervention, gratuite, en plus. Mais elle est triste. Même si le haret a rejoint le paradis des chats, où il peut faire ce qu'il préférait: dormir au soleil.

Nous, c'est pour tout bientôt, à ce qu'il paraît. Le soleil, donc!

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23/04/2012

La voix du client

Le client est roi, dit-on. Mais il n'est pas toujours courtisé de la même façon. C'est parfois même le jour et la nuit.

Steve, un homme d'affaires au délicieux accent anglais, en a ainsi fait l'expérience il y a peu, au cœur de la Genève commerçante.

Rue du Rhône, un beau samedi de printemps. Il se rend dans le temple de la technologie Apple où il reçoit toutes les infos utiles sur sa nouvelle tablette. Service impeccable, bonne qualité d'écoute, conseils avisés. Il reviendra!

En allant reprendre son tram, il passe devant une arcade où on lui tend une publicité qui le titille. C'est une offre Eliteman pour des vêtements. Steve n'a absolument pas besoin d'habits. Mais curieux, et flairant la bonne affaire, il grimpe à l'étage et découvre cette vente à un prix défiant toute concurrence. Jugez plutôt: un complet veston avec chemise, ceinture, cravate et des chaussures pour 199 francs le tout. C'est donné! Il ressort de là avec son petit paquet sous le bras.

La semaine suivante, il enfile ses nouvelles chaussures pour aller à un rendez-vous d'affaires important. C'est alors qu'une odeur très gênante monte de ses pieds. Ça ne sent pas le fromage, mais une vilaine odeur de goudron, entêtante. Il ne sait plus où se mettre...

Le client retourne au magasin pour un retour ou un remboursement partiel des chaussures défectueuses. C'est niet! Le désagrément subi par l'acheteur? Le vendeur n'y trouve aucun intérêt. Il pense sans doute qu'au prix payé pour cette promotion, le client n'a pas encore à se plaindre. Erreur!

Un client insatisfait est perdu pour toujours. Et Steve n'y mettra plus les pieds. Avec ou sans goudron...

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21/04/2012

Circulation pas si libre

Vous connaissez la «Geneva Transport Card 2012»? C'est la carte de libre circulation sur les TPG que ni vous ni moi ne possédez, normalement, puisqu'elles sont remises aux clients des hôtels genevois.

Lundi dernier, des contrôleurs font leur boulot dans le bus 9. Ils avisent un «pépé» (c'est lui qui le dit!). Confiant, il leur tend son sésame touristique.

Cela ne suffit manifestement pas. «Vos papiers!» exige l'uniforme. Le passager sort sa carte d'identité suisse. «Si vous êtes d'ici, vous n'avez pas le droit d'utiliser ce titre de transport!» Ah bon?

Le client argumente. Il est Suisse mais habite désormais en Espagne. Comme il n'a pas gardé de pied à terre à Genève, il va à l'hôtel quand il revient au pays. Voilà.

Le contrôleur s'étrangle. «Quoi, un Suisse dans un hôtel? Mais vous êtes amendable, Monsieur!» (?) Il exige un «passeport valable» (?)

Le «pépé» fourrage dans son sac et en extrait son document rouge à croix blanche. «Il ne vaut rien! (?) Vous me présentez votre passeport espagnol ou rien du tout». Le cerbère rebrandit la menace de l'amende. Puis se ravise. «Je vous laisse aller, mais la prochaine fois, vous y avez droit!» (à l'amende, donc).

Le «pépé» repense alors au texte de Peter Bichsel "Des Schweizers Schweiz". Tout cela lui semble bien loin. Il se dit que désormais, le Suisse qui revient chez lui est un étranger.Il conte sa mésaventure au réceptionniste de l'hôtel, qui confirme. Oui, il a droit à cette carte de libre circulation, qu'importe sa nationalité. Oui, hélas, de nombreux touristes suisses sont victimes de ce type de harcèlement de la part des contrôleurs TPG. Non mais...

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20/04/2012

Une envie de fraises...

Certains magasins jouent le jeu, d'autres moins, voire pas du tout.

Ceux qui mettent cartes sur table affichent la provenance de leurs fruits et légumes. Ils ont tout intérêt à le faire, normalement. Mais voilà...

A la Coop de son quartier, Yolanda est accueillie par un étal fort alléchant. Des fraises lui font de l'œil dans leur emballage en bois fin, très flatteur au teint. Les fruits sont rouges à souhait, la décoration plaisante. La cliente n'est pas enceinte mais son envie de fraises devient soudain irrépressible.

Dans un ultime sursaut de consommatrice responsable, elle se demande d'où viennent des délicatesses. Car il lui arrive de boycotter certains produits. Selon leur provenance, justement. Or, il n'y a rien d'indiqué sur le panneau de promotion. On sait qu'il s'agit de fraises, on voit leur prix, mais pour le reste, circulez, y'a rien à voir. Elle s'adresse au vendeur. Il ne sait rien. Faut regarder sous la barquette, suggère-t-il. Et mener l'enquête.

La cliente se met en pétard. Une fois de plus, on nous cache tout, on nous dit rien. Elle qui a envie d'acheter local se voit poussée à prendre des produits dont elle ignore tout. «Ça devient un vrai parcours du combattant pour connaître où les fruits et les légumes ont été cultivés.» Ils en ont honte, ou quoi?

Yolanda pourra au moins manger «local» samedi à la Fusterie. L'Armée du Salut y tient un stand «Sucré-salé» de 8 h à 16 h avec, qui sait, des tartelettes aux fraises. La recette servira aux défavorisés de Genève qui reçoivent accueil et repas chaque dimanche, rue de Seillon. Une bonne façon, pour les gourmands, de joindre l'utile à l'agréable.

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19/04/2012

Un certain ras-le-bol

Bien sûr, des choses infiniment plus graves secouent le monde. N'empêche! Les agacements du quotidien peuvent aussi nous faire broyer du noir. Josette me fait donc part d'un gros ras-le-bol: les vols, y'en a marre!

Son mari a bientôt 82 ans. Il a mauvaise vue, mauvaise ouïe, mauvais équilibre. Mais il fait tout pour continuer à vivre normalement: il met ses lunettes, son appareil auditif, prend sa canne et hardi petit!

Ce retraité utilise souvent les TPG. Or, pour la deuxième fois en très peu de temps, on vient de lui piquer son portefeuille. Où donc? Dans le tram 12, toujours bondé, entre Carouge et les Palettes. Un terrain de chasse idéal pour des voleurs bien organisés.

Alors ça commence à bien faire! Faut-il désormais voyager dans les trams sans argent, sans abonnement ou pièce d'identité pour ne rien se faire escamoter, quand on est âgé? C'est d'un décourageant...

Notez que les plus jeunes n'échappent pas à cette épidémie de vols. Même sur leur lieu de travail. Un employé s'est ainsi fait piquer lundi son sac à dos dans un cabinet de physio de Cressy. Dans ce sac, un ordinateur. Contenant des tas de documents très précieux pour lui.

Son porte-monnaie a été retrouvé à Onex, c'est déjà ça. Mais ce qui lui importe aujourd'hui, c'est de récupérer ses notes, ses cours et tout son travail stocké dans la bécane.

Si le kleptomane avait la bonté de mettre le contenu des fichiers sur une clé USB et me l'expédier, ce serait top! Anonymat assuré. Qu'il garde l'ordinateur mais fasse au moins ce geste. C'est trop demander, peut-être?

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18/04/2012

L'érable de Champel

Ce n'est qu'un petit érable. Pas particulièrement beau, pas spécialement rare. Mais à Champel, il est couvé du regard.

Faut dire que cet arbre est un rescapé des coupes du CEVA. Avec ses branches timides, il ne parvient pas à cacher la «forêt» qui se trouvait sur le Plateau il n'y a pas si longtemps encore. Le feuillu se dresse en bordure du chantier, avec de gros engins qui lui tournent autour. Si rien n'est entrepris pour le protéger, il va crever.

Or, l'érable a fait l'objet de tractations entre les défenseurs des arbres et le CEVA. Qui, pour montrer sa bonne volonté, s'est engagé à le faire transplanter. A condition que sa terre d'asile appartienne à la Ville de Genève.

Bien! En théorie. Car en pratique, c'est une autre histoire. Une habitante s'est souciée de voir cet arbre toujours en place. On lui a répondu que la Cité des parcs refusait de le prendre, car elle n'avait pas de place pour lui!

La raison avancée n'était peut-être pas la bonne. Toujours est-il que le SEVE vient de changer d'avis. Il se propose aujourd'hui de l'accueillir dans le parc Bertrand!

Selon les spécialistes, l'arbrisseau serait en mauvais état et il n'est pas sûr qu'il reprenne goût à la vie. Même si l'opération coûtera près de 5000 francs au CEVA. Mais comme dirait notre maire à tous, ça vaut la peine d'essayer!

Les travaux devraient être faits dans les jours à venir. Alors si vous voyez des gens s'affairer autour de l'érable, ne hurlez pas à la mort, amis de Champel. C'est pour son bien qu'on le déterre. Prévoyez plutôt une petite verrée pour fêter son arrivée au parc Bertrand!

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17/04/2012

Un petit bonheur

La vie est faite de petits riens qui font parfois du bien.

Pour Valérie, la journée avait pourtant assez mal démarré. Distraite, elle avait ouvert le velux de son appartement, situé au sixième étage, puis était sortie, le temps d'une course.

Pareille occasion, ça ne se rate pas! Un des deux chats de la maison en profite pour se faire la malle.

Et voilà la petite Cosmo qui s'en va taquiner les toits de Chantepoulet. A moi la belle vie! L'intrépide prend refuge sur un avant-toit, en contrebas de l'appartement. On en connaît qui sont tombés pour moins que ça.

A son retour la locataire, paniquée, appelle les pompiers. Elle tombe alors sur un type en or. Un trésor de patience et de gentillesse à lui tout seul. Il lui conseille d'appâter la fugueuse avec des croquettes. Valérie tente le coup. Mais la belle ne marche pas dans la combine. Et alors qu'elle rappelle le SIS, elle voit son animal s'élancer dans le vide et disparaître de sa vue. Drame en direct, cris et sanglots. Au bout du fil, l'homme du feu rassure tant qu'il peut l'éplorée et lui dit qu'il va envoyer trois hommes chez elle.

Même pas besoin! Car Cosmo réapparaît comme une fleur sur la gouttière de l'étage inférieur et se fait cueillir aussi sec par sa «propriétaire». Elle rappelle illico la caserne, histoire de ne pas faire venir tous ces pompiers pour cette chatte sur un toit brûlant.

Eh bien l'homme au bout du fil ne l'a pas enguirlandée, s'étonne encore Valérie. Mieux. Il s'est réjoui pour elle en lui disant «La journée va pouvoir bien continuer, alors.»

Un vrai petit bonheur!

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16/04/2012

Un petit bonheur

La vie est faite de petits riens qui font parfois du bien.

Pour Valérie, la journée avait pourtant assez mal démarré. Distraite, elle avait ouvert le velux de son appartement, situé au sixième étage, puis était sortie, le temps d'une course.

Pareille occasion, ça ne se rate pas! Un des deux chats de la maison en profite pour se faire la malle.

Et voilà la petite Cosmo qui s'en va taquiner les toits de Chantepoulet. A moi la belle vie! L'intrépide prend refuge sur un avant-toit, en contrebas de l'appartement. On en connaît qui sont tombés pour moins que ça.

A son retour la locataire, paniquée, appelle les pompiers. Elle tombe alors sur un type en or. Un trésor de patience et de gentillesse à lui tout seul. Il lui conseille d'appâter la fugueuse avec des croquettes. Valérie tente le coup. Mais la belle ne marche pas dans la combine. Et alors qu'elle rappelle le SIS, elle voit son animal s'élancer dans le vide et disparaître de sa vue. Drame en direct, cris et sanglots. Au bout du fil, l'homme du feu rassure tant qu'il peut l'éplorée et lui dit qu'il va envoyer trois hommes chez elle.

Même pas besoin! Car Cosmo réapparaît comme une fleur sur la gouttière de l'étage inférieur et se fait cueillir aussi sec par sa «propriétaire». Elle rappelle illico la caserne, histoire de ne pas faire venir tous ces pompiers pour une chatte sur un toit brûlant.

Eh bien l'homme au bout du fil ne l'a pas enguirlandée, s'étonne encore Valérie. Mieux. Il s'est réjoui pour elle en lui disant «La journée va pouvoir bien continuer, alors.»

Un vrai petit bonheur!

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Danse et décandence

Anna voulait juste aller danser la salsa pour se changer les idées après une journée de boulot. Elle gare donc sa voiture au parking des Finances, tout près du célèbre Moulin à Danses. Pour ne pas être gênée par son sac à main, elle le dépose discrètement dans le coffre. Ni vu ni connu, pense-t-elle.

Erreur! A son retour, elle aperçoit quatre personnes rodant autour de son véhicule et qui filent à son arrivée.

Anna démarre aussitôt. Elle verra seulement à son retour chez elle que son coffre a été forcé et son sac à main visité. Ses deux téléphones ont disparu, tout comme son argent. La tuile!

Quand la jeune femme va porter plainte à la police genevoise, il y a foule. Tous les volés de la trêve pascale... Elle conte alors sa mésaventure. Et ce qu'elle entend du policier de service la laisse sans voix. Mais vous sortez d'où, ma petite dame? Vous ne savez pas que Genève, ça craint? C'est vrai ça, qu'est-ce que vous faites seule dans un parking à 23 h? C'est de l'inconscience! En somme, elle l'a bien cherché!

Or, le parking est payant, il y a des caméras de surveillance, ce n'est pas le Bronx, rétorque la victime du vol. Ce doit être possible d'arrêter ces malfrats.

Non, dit le policier. On n'a pas les effectifs pour ça. Enfin, encore heureux qu'il ne vous soit rien arrivé de plus grave. (Entendez par là qu'elle ne se soit pas fait violer). Une policière ajoute qu'elle-même ne sort plus sans son spray au poivre. Tellement ça craint!

Anna en est encore toute secouée. Ce n'est pas normal de se faire dire des trucs pareils par la police! Celle-ci lui a filé la trouille et fait la morale. Vous dansiez? Et bien tremblez, maintenant!

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14/04/2012

Retour à la Jonquille

En voilà une bonne nouvelle: le 32 est de retour à la Jonquille! Il aura donc fallu deux pétitions et pas mal d'agitation tout autour pour que cette ligne, supprimée en décembre, soit remise en service lundi. Enfin!

Alors merci à qui? A la Ville de Genève, bien sûr! C'est elle qui passera à la caisse pour assurer le fonctionnement de ce service public utile aux habitants du coin ainsi qu'à tous les seniors du canton. Car c'est dans ce quartier populaire que se trouvent le Mouvement des Aînés et l'AVIVO. Là où les retraités de partout viennent suivre des cours ou se faire aider pour leur déclaration d'impôt.

Jeanne sera donc ravie du retour du 32. Elle qui, du haut de ses 87 ans, regrettait le mois dernier de ne plus pouvoir se rendre à l'AVIVO, faute de transports publics dignes de ce nom. Et ils doivent être nombreux dans son cas.

Alors je me pose la question. Si la Ville de Genève a payé pour le retour du 32, que fera Carouge pour son tram? La commune va-t-elle délier les cordons de sa bourse pour satisfaire les pétitionnaires? Ceux qui réclament l'accès direct à la gare Cornavin? Les paris sont ouverts!

Pendant ce temps, les TPG engagent de nouveaux chauffeurs. Fort bien. Qu'ils évitent juste de prendre des teigneux. Comme celui qui était au volant du bus 6, mardi dernier. Il a regardé l'enfant courir vers son véhicule à l'arrêt. Et quand il est arrivé tout essoufflé devant la porte, le conducteur l'a fermée devant son nez. Na! L'adulte a encore tiré la langue au gosse avant de démarrer.

C'est le monde à l'envers...

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13/04/2012

Des livres à partager

Un livre, c'est comme un chat: il a plusieurs vies. Encore faut-il le laisser libre de ses mouvements et ne pas le ranger illico dans la bibliothèque, une fois que vous l'avez lu.

Pour lui redonner vie, il y a l'option «banc public». Vous oubliez volontairement votre bouquin sur ces lattes en bois, dans un parc ou près d'un tram, en espérant qu'un lecteur s'en empare et le dévore. Lui-même fera pareil. Et ainsi de suite. C'est d'un romantique! Mais la pratique a ses inconvénients. Elle exige un temps sec: le papier imprimé n'a jamais trop aimé la flotte...

Et puis il y a l'opération PartagerLire qui débute aujourd'hui, menée par l'Hospice général et Payot Librairie. Le principe de cette action? Inciter les personnes qui ont trop de livres à les donner à tous ceux qui les aiment aussi, mais qui n'ont pas les moyens de les acheter.

Alors, une fois n'est pas coutume, on entrera chez Payot avec des sacs pleins de romans, de précis de jardinage ou de cuisine, d'albums jeunesse, de BD ou de gros atlas. On les posera là, en sachant qu'ils vont être lus par d'autres, ici ou sous d'autres cieux. Magique, non?

L'an dernier, 85 000 ouvrages ont ainsi été récoltés en Suisse romande. L'Hospice général en a distribué 15 000 dans ses différents centres, tandis que 70 000 autres ont traversé la Méditerranée pour alimenter les bibliothèques municipales ou scolaires de Tunisie. Une action supervisée par l'amicale Tuniso-Suisse.

Les livres sont comme les chats: ils ont souvent la bougeotte!

 PartagerLire, du 13 au 23 avril.

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12/04/2012

Le secret du bonheur

Je m'en veux parfois d'être à ce point sceptique. Mais tout de même. Faut pas charrier.

Je vous raconte? Tara m'a contactée cette semaine. Et Tara, ce n'est pas ma voisine d'en face. C'est un être qui se présente comme étant un médium pur. Un cas à part dans le domaine de l'occultisme, à ce qu'elle dit dans son courrier électronique.

Grâce à ses dons, je vais faire le pas décisif vers le bonheur et devenir une personne à qui tout sourit. Youpi!

Je dois juste lui demander gratuitement le secret de Chance. Et lui susurrer quel est mon vœu le plus cher. Il a forcément trait à l'argent, l'amour, la vitalité. Rien de bien surprenant. Comme disait ma grand-mère, mieux vaut être riche et en bonne santé que pauvre et malade. Pas besoin d'une voyante pour me le rappeler.

N'empêche. Si elle s'engage à réaliser mon vœu, il faut que je me livre un peu. Normal. Une voyante doit savoir le nom, l'âge, le lieu et l'heure exacte de naissance de son client.

Ce qui l'est moins, c'est de connaître sa carte bancaire. Encore qu'avec ses dons visionnaires, elle n'aurait pas besoin de demander son numéro... Car si le premier contact avec Tara est gratuit, tout se monnaie ensuite. Des alertes astrologiques sont envoyées chaque fois qu'elle sent une chance d'améliorer la vie de son client. Et ces coups de pouce du destin sont payants.

Tara, c'est un peu la Betty Bossi de la voyance. Elle n'a pas d'âge, pas de visage. Elle a tout d'une petite entreprise qui ne craint pas la crise et qui se moque bien de mon bonheur. Ça lui fait juste son beurre!

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11/04/2012

Les prunes de Pâques

A Pâques, en général, on recherche les œufs cachés dans les herbes folles ou les frais bosquets. Pas les prunes, qui ne sont pas de saison! Quoique...

En ce lundi férié, Michel parque son scooter sur l'esplanade en face des Bains des Pâquis. Il le glisse entre les deux dispositifs prévus pour ranger les vélos, histoire de ne gêner personne. D'ailleurs, il n'y a pas grand monde dehors, avec ce temps frisquet.

Puis il s'en va avec sa femme faire une longue promenade. Peut-être poussent-ils jusqu'au Jardin botanique, où les fleurs mènent le bal du printemps. A leur retour, ils déchantent.

Car les poulets de piquet ont pondu deux gros œufs sur leur scooter. L'un à 100 francs, pour interdiction de circuler sur la chaussée, l'autre à 120 francs pour stationnement interdit. A moins que ce soit l'inverse. Mais le résultat est le même: 220 francs d'amende. Tu parles d'une tuile!

Les fonctionnaires zélés de ce lundi de Pâques ne se sont pas arrêtés là, dans la ponte de leurs PV. Ils en ont posé sur cinq autres motos stationnées à cet endroit constate Michel, furax.

C'est complètement nul de coller des prunes quand les places réservées aux scooters ne sont plus accessibles! Car ces cases, aménagées le long du quai Wilson, côté bâti, sont condamnées depuis plusieurs jours par des barrières de chantier. Les deux-roues motorisés ne peuvent plus s'y mettre. Alors elles se posent naturellement en face, là où il y a de la place.

Et les pandores les y attendent de pied ferme. A 220 francs la moto, l'opération est des plus rentable. C'est une vraie poule aux œufs d'or, cette esplanade des Pâquis!

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07/04/2012

Le ciel nous pose un lapin

On dirait que c'est exprès! Il fait beau quand on bosse et quand c'est relâche, le ciel se fâche.

Selon la météo, les fêtes de Pâques seront humides cette année. Paraît que c'est bon pour la terre qui avait grand soif, alors merci pour elle. Reste que pour nous autres humains, c'est pas vraiment terrible de cacher les œufs sous la flotte. Pire encore de les rouler.

Ils vont complètement déteindre, dans l'herbe détrempée. Répandre des grandes traînées colorées sur leur passage et faire splotch dans la flaque à l'arrivée, en bas du talus. Moche! Ça valait bien la peine de passer toutes ces heures à les décorer...

D'ailleurs, comment les avez-vous teints, les œufs de nos braves poules qui passeront sous le couteau sitôt la ponte pascale terminée?

Selon la technique utilisée, ils seront plus ou moins «waterproof». Plus ou moins beaux aussi. La version teinture naturelle prend un temps fou, avec pelures d'oignon, safran, betterave et cochenille. La plus rapide est celle des stylos feutres, colorants artificiels, peinture voire même autocollants. Côté résultat, y a pas photo. Encore que les goûts et les couleurs...

Quant aux œufs vidés et peints au pinceau à trois poils en tirant la langue, ils resteront suspendus à l'arbre de Pâques. Non loin des montagnes de bestioles en chocolat. Au moins, elles ne fondront pas comme neige au soleil, avec ce temps frisquet.

Quant à moi, je vous pose un lapin. Jusqu'à mercredi matin. D'ici là, très belles Fêtes de Pâques!

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05/04/2012

Doudou, dodo, radio

Elle a tout juste 3 ans, et tous les lapins en chocolat qui s'invitent chez elle ne la dérident pas. C'est qu'elle a le blues, cette petite. Oh, il ne faudrait pas grand-chose pour que sa jolie frimousse retrouve le sourire: juste son doudou. Son Gatousse. Unique et préféré.

Mais voilà, il n'est plus là. La petite l'a oublié dans le tram. Un bus à attraper et hop, sa mère et elle filent en quatrième vitesse, laissant le gros matou aux yeux bleus sur un siège. C'était il y a trois semaines. Depuis, elle entend son doudou pleurer de chagrin. Tous les jours. Vous imaginez son état, et celui de ses parents...

La maman passe toutes les semaines au bureau des objets trouvés, rien. Pas un chat. Elle hante les magasins à la recherche du même modèle, mais il n'existe plus. Et pendant ce temps, sa puce répète qu'elle entend son doudou sangloter parce qu'il n'est pas bien chez ses nouveaux maîtres.

Au secours... Faites quelque chose! Si vous avez embarqué cette grosse peluche rousse et blanche en pensant qu'elle ne manquait à personne, vous vous trompiez. Et rapportez-moi ce Gatousse maousse, que je le rende à la puce. Vous feriez des heureuses!

En attendant de serrer son doudou dans ses bras, la mignonne pourra se changer les idées en se branchant sur la toute nouvelle radio créée sur le Web par Henri Dès. L'auteur-compositeur-interprète de "La Petite Charlotte" y a mis plus de 250 de ses chansons à écouter, sans jingle ni publicité, à toute heure du jour et de la nuit. Avant ou après le dodo. C'est le top, pour ces vacances de Pâques qui commencent! www.radio-henrides.net

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