30/05/2012

Quand le clien râle

«T'es patron de bistro et t'es pas cap d'avoir la Julie?» Christian, un habitué du Petit Resto, charrie depuis quelques jours Sébastien, le big boss du lieu. Mais il n'y est pour rien, le pauvre.

Lui qui avait l'habitude d'acheter son quotidien au kiosque du coin a reçu un jour le téléphone d'une personne lui vantant les avantages d'un abonnement à la Tribune de Genève. Pourquoi pas, s'est dit le patron. Oui, je le prends!

Le hic, c'est que depuis cet accord, il ne reçoit pas le journal. Il ne l'achète plus non plus, puisqu'il va le recevoir. Et ses clients ronchonnent: bientôt trois semaines sans Julie, ça commence à bien faire!

Alors promis, m'a dit le service du marketing, on enquête sur ce curieux retard. Et c'est tout soudain que Christian pourra me lire en sirotant son café au Petit Resto. Qu'il m'appelle, s'il ne voit rien venir...

Adrienne, elle, l'a vu arriver de loin et tient à avertir les personnes âgées qui ouvrent trop facilement leur porte-monnaie dans la rue. Après le coup de la bague en or et autres arnaques (voir page 23) voici venu l'attrape au stylo.

Cette dame s'est fait aborder deux fois de suite par un homme insistant qui lui a tendu un carton bleu rempli de ces objets. Il est au chômage, dit-il, en fin de droits même. Peut-être. «Faut acheter, Madame!» Ce qu'elle ne fait pas, car elle n'y croit pas une seconde. Arrive une femme, marchant avec une canne, qui lui tient le même bla-bla. Or elle n'a plus l'âge de travailler depuis longtemps. Et de risquer le chômage.

C'est une vieille Rom qui fait la manche, avec les moyens du bord. Ce qui est tout aussi désolant, au final.

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