31/05/2012

L'attaque des pollens

Et dire que des gens ne veulent pas mettre le nez dehors, ces jours, pour goûter au spectacle offert par la nature. Celle-ci sort pourtant le grand jeu de séduction, avec ses déferlantes de feuilles tendres, de fleurs délicates et d'herbes folles.

Alors quoi, y aurait-il de la bouderie dans l'air? Non, juste des pollens! Des tas de pollens, même. Et cela ne convient pas à tout le monde.

Un mien collègue m'a ainsi fait remarquer que c'était bien gentil de ma part de m'extasier sur l'arrivée de l'été, comme je l'ai fait lundi, mais que la chose peut aussi être perçue comme une punition. Pour sa femme, par exemple, c'est le pire moment de l'année. Faut dire qu'elle souffre d'allergie aux pollens. Comme 15 à 20% de la population. Autant que ça?

Il semblerait que oui! Tous ces gens qui ont les yeux qui piquent, qui grattent, qui gonflent et dont le nez coule sans arrêt, bien qu'il ne fasse pas froid, font partie de ces êtres sensibles aux poussières fécondantes des végétaux. Si vous en faites partie, vous connaissez ça mieux que moi.

Pour ma part, je découvre tout ce qui paraît sur le sujet. Saviez-vous, par exemple, que MétéoSuisse délivre chaque mercredi les prévisions polliniques pour les jours à venir? Ainsi jeudi, gare aux pollens des graminées. Les voyants sont au rouge, d'ailleurs. Rouge vif. Tous aux abris, les sensibles!

Et puis les champs de seigle sont en fleurs. Snif. Les pollens de plantain et d'oseille vont aussi se balader dans les airs. Atchoum! Pourtant, que la nature est belle, ces temps-ci...

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30/05/2012

Quand le clien râle

«T'es patron de bistro et t'es pas cap d'avoir la Julie?» Christian, un habitué du Petit Resto, charrie depuis quelques jours Sébastien, le big boss du lieu. Mais il n'y est pour rien, le pauvre.

Lui qui avait l'habitude d'acheter son quotidien au kiosque du coin a reçu un jour le téléphone d'une personne lui vantant les avantages d'un abonnement à la Tribune de Genève. Pourquoi pas, s'est dit le patron. Oui, je le prends!

Le hic, c'est que depuis cet accord, il ne reçoit pas le journal. Il ne l'achète plus non plus, puisqu'il va le recevoir. Et ses clients ronchonnent: bientôt trois semaines sans Julie, ça commence à bien faire!

Alors promis, m'a dit le service du marketing, on enquête sur ce curieux retard. Et c'est tout soudain que Christian pourra me lire en sirotant son café au Petit Resto. Qu'il m'appelle, s'il ne voit rien venir...

Adrienne, elle, l'a vu arriver de loin et tient à avertir les personnes âgées qui ouvrent trop facilement leur porte-monnaie dans la rue. Après le coup de la bague en or et autres arnaques (voir page 23) voici venu l'attrape au stylo.

Cette dame s'est fait aborder deux fois de suite par un homme insistant qui lui a tendu un carton bleu rempli de ces objets. Il est au chômage, dit-il, en fin de droits même. Peut-être. «Faut acheter, Madame!» Ce qu'elle ne fait pas, car elle n'y croit pas une seconde. Arrive une femme, marchant avec une canne, qui lui tient le même bla-bla. Or elle n'a plus l'âge de travailler depuis longtemps. Et de risquer le chômage.

C'est une vieille Rom qui fait la manche, avec les moyens du bord. Ce qui est tout aussi désolant, au final.

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29/05/2012

Ca sent enfin l'été

Il est revenu, le temps des balades, des terrasses et des baignades. C'est l'été, ou presque. Et c'est si bon!

Ce long week-end ensoleillé de Pentecôte nous a tous tiré dehors, à voir les foules qui déambulaient sur les quais ou se pressaient dans les fêtes. Et c'était un régal de croiser à nouveau toutes ces têtes connues, un peu oubliées par la force des choses ou des temps trop frisquets.

De vraies retrouvailles! Comme si les gens sortaient enfin, après avoir trop longtemps hiberné, chacun dans son coin. Comme s'ils goûtaient, avec gourmandise, aux plaisirs du grand air et à tout ce que l'on peut faire ici pour prendre du bon temps.

Après les piscines et les pataugeoires qui ont fait le plein de ces corps si peu rodés au soleil, les plans d'eau naturels du canton ont été pris d'assaut ces derniers jours. Les nouveaux pontons sur le Rhône ont prouvé, s'il le fallait encore, que la population adore se tenir au fil de l'eau.

Côté Léman, par contre, Genève est toujours à la traîne. Alors que la cité se fait l'entonnoir du lac, les lieux où les habitants peuvent en profiter ne sont franchement pas assez nombreux. Ceux qui existent sont vite saturés. Déjà plus une place en ce début de saison où poser sa serviette de bains.

Du coup, je peste contre ceux qui bloquent la création de la plage des Eaux-Vives. Moi qui me réjouissais de tester l'été prochain cette grève de 500 mètres de long et son parc, eh bien c'est raté! Sur le site où l'on annonce le chantier à venir, on lit: «Derrière les palissades, la plage...» Mais sur place il n'y a rien. Qu'un lac, inaccessible...

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26/05/2012

C'est qui les pigeons?

Ainsi donc, la Ville de Genève vient de lancer une campagne «Stop aux pigeons». Les volatiles, donc. Pas ceux qui se font plumer au coin des rues par des arnaqueurs patentés. On a les combats que l'on peut.

Dès aujourd'hui, les gentilles dames aux cheveux blancs ou les familles qui nourrissent ces oiseaux seront passibles d'amendes. Plutôt salées: les autorités parlent de 180 francs, émoluments compris. Eh oui!

Tout ceci pour rendre la cité propre, ce qui est au demeurant louable. Mais pourquoi un tel coup-de-poing là, maintenant?

A en croire la campagne d'information et de répression lancée vendredi, nos espaces verts souffrent des salissures, des déjections et des dégâts produits par une trop forte concentration de pigeons. Spécialement là où les citoyens leur donnent à manger, ce qui est interdit depuis longtemps. Soit.

Alors, au nom de la propreté, qu'attend donc la Ville pour sévir avec la même fermeté contre les humains qui provoquent des salissures, des déjections et des dégâts dans les rues? Par exemple contre ces messieurs bien imbibés qui se soulagent sur le premier mur venu? Avec la chaleur qui arrive c'est un vrai bonheur, ces relents d'urine. Bien plus dégoûtant que les traces laissées par les oiseaux.

Pour en revenir à nos pigeons, nos élus pourraient s'inspirer de ce qui se fait ces temps-ci au tournoi de Roland-Garros. D'après mon collègue sportif, les organisateurs de la manifestation font appel à des faucons qu'ils lâchent dans le ciel pour les effaroucher et les faire fuir. Ça marche, avec les faucons.

Avec les vrais aussi?

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25/05/2012

Des jeunes épatants

Il s'appelle Raymond. Sa condition physique est extra, pour ses 88 ans. Mais sa tête part toujours plus ailleurs. Alzheimer, ça vous dit quelque chose? Ce n'est pas pour rien que sa famille a dû se résoudre à l'installer, il y a peu, dans une institution à Hermance.

Oui mais voilà, Raymond ne peut pas rester en place. Il a la bougeotte, c'est plus fort que lui. Alors il fausse compagnie à l'équipe soignante et s'en va là où ses pas le portent. Et ils portent loin!

En ce jeudi de l'Ascension, il quitte sa chambre de la rive gauche à l'heure du thé. Nul ne sait comment il fait pour traverser tout le canton et se retrouver au Lignon! La nuit est tombée depuis longtemps et le voilà qui erre près d'une forêt, vers le cycle du Renard.

Il croise par bonheur Daniel et ses copains Sahin, Christine, Melissan, Burhan et Xeneta. S'ils savent pourquoi ils se retrouvent en ce lieu retiré, ils ne comprennent pas vraiment ce que cet homme fait là. Alors ils se mettent à discuter avec lui. Bien vite, ils réalisent que l'aîné est perdu. Que faire?

Les jeunes lui demandent l'autorisation de regarder dans ses poches. Bien vu! Ils y découvrent un numéro de téléphone qu'ils appellent aussitôt. C'est celui de Jean, son fils, qui se faisait du mouron depuis des heures.

Ces ados au grand cœur s'occupent de leur protégé jusqu'à ce que Jean vienne le chercher, vers 23 h.Il a trouvé tellement sympa ce que ces garçons et ces filles ont fait pour son père qu'il leur a donné une jolie récompense. Et puis il m'a conté cette histoire, si touchante et triste à la fois, pour que l'on sache combien ces jeunes du Lignon sont épatants!

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24/05/2012

Des abeilles aux lapins

Ça ne vous file pas le bourdon, cette nouvelle? Près d'une abeille sur deux n'a pas passé l'hiver en Suisse. C'est à pleurer!

Car cette hécatombe survient après une longue série noire. Où les ruches se faisaient muettes comme des tombes; où l'on ne comptait plus le nombre de ces jolies butineuses tombées au champ d'horreur. La faute aux insecticides. Aux parasites. Aux virus. A tous ces facteurs mélangés qui ont pourri la vie des reines et des ouvrières.

Alors à quoi bon se réjouir devant ces étendues de coquelicots qui mettent aujourd'hui la ville en goguette, devant toutes ces cultures qui s'éveillent dans les champs s'il n'y a plus d'abeilles pour les polliniser?

Plus de miel non plus. Je ne vous dis pas la tristesse. Paraît qu'il y a encore des réserves, de ce divin nectar. Et que tout va être entrepris pour sauver les colonies encore de ce monde. Est-ce que cela sera assez?

Car si l'abeille disparaissait de la surface du globe, l'homme n'aurait plus que quatre ans à vivre, aurait dit Einstein. Il faut relativiser. Mais garder l'œil ouvert, encore et toujours.

D'ailleurs, auriez-vous aperçu par hasard Pepito, Cajou et Olive? Ces trois lapins bélier, qui faisaient le bonheur de Martine et de ses proches, ont disparu de son jardin à Pâques.

Depuis, elle a collé des affiches dans le quartier Vieussieux-Charmilles-Servette dans l'espoir de les retrouver. Car ce n'est pas un renard qui a sévi, mais un humain qui s'est servi. Qu'il sache ici qu'il peut les rapporter sans crainte de représailles: Martine ne veut que ses lapins qui lui donnaient une touche de joie au quotidien.

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23/05/2012

A la vitesse des escargots

Il pleut, il mouille, c'est la fête à la grenouille, dit la comptine enfantine. C'est aussi la foire aux escargots, à voir la vitesse mise par certains courriers pour arriver à leur destinataire.

Une dame se rend un mercredi au bureau des autos pour annuler son permis de circulation, car elle désire vendre sa voiture. Hélas, elle n'a pas choisi le bon jour. Panne informatique. Pas de bol!

On lui dit alors gentiment: laissez votre document, dès que le système fonctionne, on l'annule et on vous le retourne par la poste.

La cliente est rassurée. Puis les jours passent. Elle attend. Attend. Le lundi suivant, n'y tenant plus, elle appelle le service. On lui affirme que son permis annulé est en route. Il arrivera. Quand?

«Eh bien sachez, Madame, que l'Etat utilise le courrier B + et que cela met une dizaine de jours pour parvenir au destinataire.» Bon à savoir, non, quand on est pressé de vendre sa voiture?

Sauf que B +, ça doit être un gag! Un code, pour dire plus lent que lent.

Renseignements pris auprès du Géant jaune, c'est du B grand format: tarif spécial pour gros clients, avec distribution assurée dans un délai de six jours ouvrables. Fiable. Bon marché. Mais d'une lenteur... à faire pâlir de jalousie un escargot.

Et après le B +, il y a encore le H-, comme le prouve la facture des HUG reçue par Janick en mars dernier. Là aussi, dix jours se sont écoulés entre la rédaction du courrier et sa distribution. Mais la douloureuse n'a plus vraiment besoin d'un envoi express: elle correspond à un soin reçu en 2008! On ne peut pas dire qu'ils sont toujours stressés, aux HUG...

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22/05/2012

Le tour de ville du sac

Cette aventure l'a réconciliée avec l'humanité. Avec les TPG aussi. Et ça, il faut le faire! Alors, profitons-en...

Catherine sort en début de soirée du travail. Elle porte un sac à dos bien lourd sur les épaules, un sac à main en bandoulière et tient son chien en laisse.

Elle grimpe dans un bus, se repose un peu en route et décide de descendre un arrêt avant le terminus de la ligne, histoire d'aérer ses neurones fatigués et de dégourdir les pattes de Médor. Les siennes aussi, tant qu'à faire.

Dehors, il fait encore beau et bon. Elle se sent délicieusement légère.

Légère? Horreur, c'est parce qu'elle ne porte plus rien! Elle a oublié dans le bus son gros sac. Ou plutôt son bureau portatif à bretelles, contenant ordinateur, caméra, boulot et plus encore.

L'étourdie court jusqu'au terminus et monte dans le véhicule à l'arrêt. Mais ce n'est pas le sien, de bus. Il est déjà loin. Elle dit au chauffeur son souci. L'homme sait écouter, mais doit tenir son horaire. Alors il l'embarque. Et tandis qu'il conduit, il lance un appel à ses collègues. Ça ne donne rien. Il prend les coordonnées de Catherine, «on ne sait jamais...», et elle s'en va.

Assise sur un banc des TPG, son chien à ses pieds, elle tente de rester zen. Soudain, son natel sonne: ça y est! Son sac a été retrouvé par une dame. Qui l'a rapporté à un conducteur. Qui propose de le lui apporter au terminus.

Catherine retrouve, à la nuit tombante, son précieux bagage. Son sac a donc fait le tour de la ville, a passé de mains en mains pour lui revenir intact. Une telle chaîne d'honnêteté et de bienveillance, ça la mise en joie. Elle n'est pas belle, des fois, la vie?

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21/05/2012

La fête aux déchets

Les déchets, c'est souvent très moche, puant, envahissant. Et un brin culpabilisant, pas vrai?

Nos poubelles sont à peine vides que les voilà déjà remplies d'emballages inutiles et de restes en tous genres. Il y a quelque chose de décourageant dans notre production quotidienne de détritus. De déprimant aussi, quand on voit ce qui traîne dans les lieux publics.

Allons donc! Faisons pour une fois la Fête aux déchets, se sont dits la Ville de Genève et les Bains des Pâquis. Ils ont ainsi organisé ce week-end une grande fiesta de sensibilisation sur la jetée pâquisarde.

Pas très glamour tout ça, direz-vous. On ne sort pas le tapis rouge, comme à Cannes, pour de vieilles canettes qui finissent au jus ou des tas de mégots et de papiers gras qui s'amoncellent là dès que les nettoyeurs ont tourné le dos.

N'empêche, ce fut une belle fête! Pierre Maudet et Isabel Rochat ont bravé les intempéries et franchi le pont du Goléron pour parler tri et recyclage. Les gosses ont fait la pêche miraculeuse au stand de l'Association pour la sauvegarde du Léman et ont participé à une superbe chasse au trésor assurée par la Voirie. Extra, le pirate! Il devrait faire la tournée dans cette tenue, il ferait un tabac.

Les adultes ont pris le temps de poser des questions sur les stands d'information et sont repartis avec un porte-monnaie réalisé à partir d'une brique de lait. Très tendance...

Reste que la star incontestée de la fête fut la belle sirène aux seins nus, mitraillée par les paparazzis, et dont la queue est faite de capsules Nespresso. George Clooney aurait adoré.

Comme quoi les déchets, c'est parfois follement glamour!

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12/05/2012

Week-end surchargé

Le week-end n'a pas commencé que je suis déjà sur les rotules. Pensez donc: en cette fin de semaine, il faudra faire des heures supplémentaires pour tenir le programme et profiter un maximum de ce qui nous est proposé. Car l'heure est au grand réveil des animations genevoises!

Tout le monde s'est donné le mot pour organiser des fêtes qui vont attirer les foules sentimentales en plein air. C'est le printemps, forcément. Alors on sort.

Mais où? Telle est la question!

Pour les seules Caves ouvertes, ce samedi, on recense déjà 91 bonnes adresses dans le canton. Je ne vous dis pas comme c'est dur de faire un choix! On commence chez quel vigneron? On y va comment? Qu'il soit à Chouilly ou à Cologny, on y achètera son verre, à ne lâcher sous aucun prétexte. Car avec lui, c'est parti pour la tournée générale!

Et ce n'est pas tout. On fête aussi la nature dans la campagne, on célèbre la "Ville est à vous" à Sécheron. Certains danseront même sur la voie publique, lors de parcours chorégraphiques, tandis que d'autres se mesureront pour les 100 ans de la mensuration officielle suisse, quai Gustave-Ador.

A ce propos, faites une pierre deux coups, si j'ose dire. Prenez un jour d'avance pour fêter votre maman. Invitez-la à cheminer sur le petit ponton et à grimper sur une pierre du Niton, où on la prendra en photo. Le point de référence, c'est bien elle! On la gâtera encore dimanche par une brassée de fleurs des champs.

J'en profite pour vous annoncer que l'encre bleue se met au vert toute la semaine prochaine. Rassurez-vous, je ne vais pas cuver tous ces jours près des barriques d'Essertines. Je vous retrouve donc lundi 21 mai et d'ici là, très bon week-end!

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11/05/2012

De l'aide, tôt ou tard

C'est l'histoire d'une mère de famille qui va se faire opérer. Et quand on sait le boulot qu'elle abat, cela promet de grands chambardements: Sabrina aura six semaines de plâtre et des cannes. Le tout avec trois enfants dans les pattes, un mari qui bosse à plein-temps et un logis en duplex. On a vu plus tranquille!

Un mois avant de passer sur le billard, elle prend donc ses dispositions pour organiser les repas et les transports de sa «nichée». Puis elle sollicite le service d'aide à domicile pour un coup de main au ménage et au repassage.

On lui répond que sa demande arrive bien trop tôt! «Appelez simplement de l'hôpital et on s'organisera. Ne vous inquiétez pas, nous sommes là!»

Un brin méfiante, Sabrina rappelle le service une semaine avant son intervention chirurgicale. Même réponse: «bien trop tôt! Prévenez-nous deux jours avant votre sortie de l'hôpital.» Ce qu'elle fait alors, du fond de son lit.

«Je prends note», lui dit-on. «Mais il n'est pas sûr que nous ayons une personne disponible. Je vous tiens au courant...» Au secours, se dit Sabrina. Arrivée chez elle, elle reçoit ce coup de fil sidérant: «Dans l'urgence, vous savez, c'est dur de trouver quelqu'un!»

Mais c'est à se taper la tête contre les murs! La convalescente obtiendra finalement de l'aide pour le lundi. Puis deux heures par semaine. Pas plus. Sabrina a vu rouge. A fait des courriers, qui ont porté.

Deux responsables de service l'ont contactée pour dire que sa prise en charge n'avait pas été correcte. Elles ont donc fait le nécessaire pour que la maison de Sabrina tourne à nouveau. La voilà soulagée. Elle trouve juste triste de devoir s'énerver pour obtenir l'aide promise dans les dépliants officiels...

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10/05/2012

Service minimum

Paraît que certains commerces genevois ont un peu mal à la clientèle. Qu'elle se fait rare, ou sort son porte-monnaie moins volontiers qu'avant. La faute à la crise, pour faire court.

Alors quand les clients sont là, il faut les accueillir. Etre aux petits soins pour eux. Sourire aussi, ça aide drôlement!

Mais c'est parfois trop demander. Muriel me raconte que l'autre jour, elle s'est rendue dans un établissement de la rive droite avec une copine. Elles commandent une infusion de tilleul et un coca zéro «pas trop froid». Un truc de filles, quoi.

La serveuse, peu amène, leur apporte les boissons désirées. Merci! Lorsque la jeune femme porte son verre aux lèvres, le fond cède! Il tombe avec fracas sur la table et le liquide brun pétillant se répand partout ailleurs que dans son gosier...

Tandis que Muriel éponge son pantalon, la copine avise l'employée qui préfère continuer son téléphone plutôt que de leur venir en aide. Lorsqu'elle arrive, oh surprise, c'est pour retourner la faute sur la cliente. Ben oui! Elle voulait une boisson tempérée? Le verre a été passé sous l'eau chaude. Il y a donc eu choc thermique, normal. C'est presque si elle n'engueule pas la cliente.

Celle-ci demande alors à parler au patron, pour son pantalon. Il n'est pas là. Et la serveuse ne donnera pas son nom. «Vous avez commandé un coca pas trop froid, vous l'avez eu!»

Oui, mais sur les genoux.

Muriel finira par obtenir à grand-peine le remplacement de sa boisson. Glacée, c'est à parier. Il y a des gens qui ne sont vraiment pas faits pour le commerce!

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09/05/2012

Panneaux dans le jus

Le Genevois est râleur. Expéditif, parfois. Mais franchement, pourquoi les balancer à l'eau, ces panneaux?

Sept piquets, surmontés de ce rond rouge et blanc qui donne des boutons aux automobilistes, reposent depuis ce week-end dans le lit du Rhône, entre les ponts des Bergues et de la Machine.

Et c'est un peu absurde de voir ces "Interdiction de stationner" s'adresser, dans un doux glouglou, au courant qui passe en continu, aux poissons qui frétillent aux alentours et aux algues qui s'enroulent entre leurs pieds. D'ailleurs vous imaginez l'effet que ça leur fait, aux perchettes, une telle interdiction? Le flop total!

Un huitième panneau du même genre vient d'être tiré hors de l'eau. Il devait y séjourner depuis plus longtemps que les autres car il fouette. On voit les narines des clients des Bergues se pincer à son approche sur le trottoir.

Alors devant tout cet arsenal au jus, inutile, limite ridicule, je me demande s'il y a un message caché dans cet acte. Une revendication. Une pêche miraculeuse en vue avec, en prime, une barrière métallique sans moules et un vélo. Mais j'en doute.

Reste la thèse du vandalisme bête et méchant. Une grosse colère, ou un simple besoin de se défouler. Dans ce cas, les gros malins qui ont lancé tout ce matériel à la flotte auraient mieux fait de courir le Marathon de Genève, pour lequel ces signaux avaient été installés.

Ils se seraient au moins dépensés. Et cela aurait évité à la police du lac ou aux nettoyeurs du Rhône de se mouiller pour eux. Mais ils s'en moquent, ces expéditeurs. A moins qu'ils ne s'en souviennent plus...

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08/05/2012

"Merci!" à faire suivre

Ça n'arrive qu'aux autres, dit-on. Anne a pourtant vécu cette mésaventure, vexante au possible, au parking du Mont-Blanc. Au moment de chercher sa voiture bleue, le blanc total! Impossible de se souvenir où elle l'a mise...

Elle passe en revue les trois premiers niveaux souterrains: rien. Désemparée, elle remonte en surface pour demander de l'aide à la caisse. Serviables, un employé l'accompagne dans sa quête tandis qu'un autre file sur un stegway et trouve enfin l'égarée au 4e dessous.

Désormais, Anne regardera les couleurs des étages et notera le numéro de sa place. Elle n'y avait jamais prêté garde jusqu'alors. Toute remuée par son trou de mémoire inhabituel et crevée d'avoir tant marché, elle n'a pas eu l'occasion de témoigner toute sa reconnaissance à ses deux sauveurs. Voilà qui est fait!

Béatrice voudrait pour sa part dire merci à deux messieurs. Au pêcheur qui a trouvé, sur les berges du Rhône, son abonnement TPG et son permis de conduire et qui les a déposés au guichet. A l'homme des transports publics qui est ensuite venu déposer ces documents dans sa boîte aux lettres pour lui éviter des frais. Ce bel exemple de solidarité lui fait voir la vie en rose!

Quant à Micheline, elle en a marre d'entendre les gens critiquer les jeunes ou les gens de couleur. Dimanche, à un arrêt de bus au Lignon, cette septuagénaire a eu une chute de tension qui l'a fait s'écraser à plat ventre sur le sol.

Eh bien ce sont trois jeunes Noirs et une dame métisse qui sont venus la relever et se sont inquiétés pour elle, avant de l'aider à s'installer dans le bus. «Ils étaient adorables!» Micheline les remercie donc du fond du cœur.

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07/05/2012

La chute du marronnier

Ils forment un ménage à trois, depuis aussi longtemps que je m'en souviens: trois marronniers, deux blancs, un rouge.

Cette boule de verdure somptueuse se trouve tout près du monument Brunswick, à l'angle du quai du Mont-Blanc et de la rue Adhémar-Fabri. Vous situez? Elle abrite les passants des excès de pluie ou de soleil et fait partie du décor de rêve qui s'offre aux clients du Beau-Rivage.

Eh bien ce ménage à trois a vécu!

C'était samedi matin, à l'heure de l'apéro. Un fidèle lecteur de la Julie sirote les nouvelles de son quotidien quand soudain il entend un grand, un sinistre «CRAC»... Le temps d'arriver à sa fenêtre, il voit s'effondrer sous ses yeux le beau marronnier rouge. Un peu à la manière des tours de Manhattan, mais dans un tourbillon d'écorces brisées et de feuilles affolées.

Ici, par miracle, personne ne passait sous l'arbre ou n'y était stationné. La masse verte s'est couchée sur la rue Adhémar-Fabri. Sitôt alertés, les pompiers sont arrivés pour dégager tout ça. Une heure après, il ne restait plus grand-chose à voir. Sinon le tronc, qui laisse songeur: il est creux!

A l'heure où les jardiniers de la ville abattent des arbres à titre préventif, comment se fait-il que ce monument vert soit passé entre les coupes? Ils allaient peut-être le faire, j'en sais rien. Cela aurait sans doute fait polémique.

Le marronnier rouge a donc eu le bon goût de s'effacer discrètement. De ne pas tomber sur des passants et de le faire la veille du Marathon.

Nous avons, à Genève, des arbres fort bien éduqués...

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05/05/2012

Y'a comme un défaut

Comme le disait si bien Fernand Reynaud, y'a comme un défaut!

Le plus charmant est sans doute la faute de frappe dans le courrier que m'a envoyé Willy. Avec lui, le premier jour de mai devient le 1er ami. C'est joli, pour commencer une lettre!

L'histoire ensuite: ce vaillant nonagénaire a reçu une contravention qui l'a littéralement renversé. C'est une amende d'ordre d'un montant de 250 francs. Qu'a-t-il donc fait pour mériter pareille sanction? Selon l'appareil photographique qui l'a piégé, il a dépassé de 11 km/h la vitesse autorisée à la route de Florissant. C'était en mars. Il conduisait une moto.

Une telle somme pour si peu fait déjà tousser. Bon, ce sont les règles du jeu. Mais là où Willy a failli s'étrangler, c'est d'apprendre qu'il roulait à moto. Car il n'a pas et n'a jamais eu pareil engin. Et ce n'est pas à son âge qu'il va s'y mettre, c'est sûr!

A y regarder de plus près, le numéro d'immatriculation du deux-roues fautif ne lui est pas totalement inconnu. C'est celui de sa voiture, une Peugeot 405. C'était, plutôt. Car le conducteur âgé a déposé définitivement les plaques au guichet de l'Office cantonal des automobiles en décembre 2011. Et il a retourné son permis de conduire dans la foulée. Une sage décision...

Willy n'en revient toujours pas: confondre une auto avec une moto! Ils ont la tête où, là-bas? Il n'a donc pas pu s'empêcher de glisser quelques piques en marge de la contravention retournée à l'expéditeur.  «Vous allez bientôt amender les morts. A moins que ce ne soit déjà fait...»

Allez, joyeuse fin de semaine!

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04/05/2012

Donnez votre sang

Aujourd'hui, c'est la journée «don du sang» chez Cargill. Pour cette grande première, le siège genevois de la multinationale invite ses six cent et quelques employés à se mettre au lit... Oh, pas des heures, faut pas rêver. Juste le temps, pour eux, de donner un peu de leur énergie renouvelable: leur sang!

Vous ne trouvez pas cette initiative épatante? Si toutes les entreprises d'ici et les collectivités publiques faisaient de même, on ne serait pas en manque de donneurs, dans cette République.

Evidemment, une «Blood Donation» demande pas mal d'organisation. Dans les couloirs de Cargill, des affiches ont été posées depuis des semaines pour annoncer l'événement. Les intéressés se sont inscrits, afin que les organisatrices sachent s'il y avait assez de donateurs. On ne déplace pas toute une équipe des Hôpitaux universitaires de Genève pour des prunes.

A l'évidence, les 70 à 80 employés motivés par l'expérience valent bien le déplacement. A eux se joindront encore dans la journée tous ceux qui donneront leurs cellules souches ou leurs plaquettes, à défaut de pouvoir offrir leur sang.

Les blouses blanches des HUG vont donc investir ce vendredi deux salles de conférences pour y installer lits et matériel de prélèvement. Plus une table avec des collations pour se requinquer, après la prise de ces quelques décis. J'espère que ça va faire un tabac!

Car pour chaque don de sang, le comité de charité de l'entreprise déboursera cinquante francs. Le montant total ainsi récolté sera versé à une ONG Suisse œuvrant dans le domaine de la santé.

Ça ne vous donnerait pas des idées, des fois?

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03/05/2012

Question d'écoute

Les médecins sont des gens formidables. Ils sauvent des vies, réparent la casse et soignent tout, du bobo au cas désespéré. Mais parfois le stress, ou un excès de confiance en leur jugement, leur fait oublier une chose primordiale: l'écoute du patient.

Tania se rend lundi soir dans une clinique privée près de chez elle. Une boule est sortie assez rapidement sous sa langue. C'est grave? La doctoresse aux urgences pose son diagnostic, peu rassurant: thrombophlébite! La jeune femme reçoit illico une bonne dose d'antibiotique par intraveineuse et doit revenir le lendemain pour un scanner d'urgence. Aïe aïe aïe!

La patiente ose une question. Est-ce que cela ne serait pas simplement une glande salivaire bouchée? Elle connaît: quelqu'un dans sa famille a déjà eu de tels calculs dans la bouche.

La professionnelle la regarde d'un air de dire «mais de quoi je me mêle», et lui affirme que la chose est impossible.

La jeune femme s'en va, toute angoissée. Difficile de fermer l'œil. Elle revient au matin à la clinique pour l'examen. Résultat? Pas de thrombose. Pas de phlébite, rien. Arrive alors la toubib. Celle des urgences, toute ravie d'annoncer la bonne nouvelle: il n'y a pas d'infection. C'est juste la glande salivaire qui est bouchée!

Pardon? Tania se pince. N'est-ce pas précisément ce qu'elle lui avait suggéré, la veille?

Si l'on avait pris ses propos en considération, elle aurait évité le scanner, les antibiotiques, le vent de panique et une facture sans doute salée. On lui aurait surtout débouché sur place ce qui coinçait. Ce qu'elle a été faire ailleurs. Et vive l'écoute!

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02/05/2012

Congé pour tous

Nous ne sommes pas tous égaux. Devant le travail, par exemple.

Est-ce que vous trouvez normal, vous, que des gens bossent le 1er mai, tandis que d'autres se dorent au soleil, avec la bénédiction de leur employeur? Je ne vous dis pas le chenil que provoque cette inégalité entre secteur public et privé. Entre ceux qui ont droit ou non au jour férié. Ce régime bancal n'est pas bon pour notre équilibre à tous.

Un exemple bête? Les profs ont congé. On est content pour eux. Les élèves aussi sont ravis. Mais leurs parents, pas forcément. Comment font ceux qui turbinent le jour-là? Les vendeuses qui s'occupent seules de leurs enfants? Et il y en a...

Eh bien, débrouillez-vous! J'ai vu des mères qui venaient au boulot avec leur minot. D'autres qui rameutaient le beau-père ou la cousine pour s'occuper des petits. Tu parles d'un jour férié!

J'ai vu des citoyens qui avaient besoin de documents se heurter aux portes closes de l'administration publique. Mais j'ai appris que les employés de chez Rolex avaient aussi eu congé mardi, que certains avaient fait le pont!

J'ai même vu des rues où l'on circulait comme un dimanche (sauf sur le parcours du défilé!). Et puis j'ai croisé une copine qui rentrait d'une balade en forêt avec des brins de muguet. Ça m'a fait drôlement envie.

Alors, je vous fais une demi-encre, pour marquer ce 1er mai où j'étais au bureau, avec mes collègues? Pour dire qu'il y en a marre de ces demi-mesures? Si c'est congé pour les uns, c'est congé pour tous. Na!

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01/05/2012

Le voleur de pizza

Il s'en passe des choses dans notre ville. Des drôles, des tristes, des saugrenues même. Comme ce qui est arrivé à Daniel dimanche soir.

Il achète une pizza dans un restaurant du coin et l'emporte pour la manger chez son amie, du côté de la rue Voltaire. Il porte son repas tout chaud dans son carton tout plat.

Alors qu'il emprunte une rue peu fréquentée, il se casse le nez sur un groupe d'individus connus du quartier pour être... disons peu respectueux des biens d'autrui. Tout va bien, ouf.

Passé l'angle de la rue il sent, à tous les sens du terme, qu'un homme le suit et s'approche trop près de lui. Il accélère le pas. L'autre aussi. Et là, surprise, il se fait braquer sa pizza!

Il en reste baba. Il avait craint pour son téléphone, ou son porte-monnaie. Pas son repas, tout de même!

Arrivé chez son amie, il appelle le 117, pour le principe. Il pense bien que la police a autre chose à faire que de courir après un voleur de pizza. Erreur! Elle le fait et met assez vite la main sur deux ou trois types qu'elle lui demande d'identifier. Non ce n'est pas eux. La police rappelle Daniel à 22 h pour lui dire qu'elle a enfin mis la main sur l'amateur de Napolitaine. L'homme reconnaît les faits.

Mais pour la pizza, c'est cuit. Le glouton ne peut plus la rendre. A cette heure, elle est presque digérée!

La situation devient franchement cocasse quand le braqueur propose de rembourser le prix du repas pour éviter une plainte. Marché conclu.

Daniel a donc récupéré ses sous. Mais tant pis pour la pizza au feu de bois, il ne ressortira pas. Ce sera pasta, et basta!

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