30/06/2012

Le samedi du partage

«Allez papa, on partage nos épinards!!»

Titeuf n'en rate pas une dès qu'il s'agit d'échapper à cette infâme purée verte. Chenapan, va!

Le dessin de Zep, qui orne les cabas du «Samedi du partage», en appelle pourtant à la vraie générosité des habitants de Genève. Celle qui ne fait jamais défaut.

Alors même s'il fait très chaud et que vous tournez au ralenti, n'oubliez pas de faire vos courses ce samedi! Car c'est bien aujourd'hui que se fera la collecte de denrées alimentaires et de produits d'hygiène dans les grands magasins de la place. Vos dons iront à une soixantaine d'associations venant en aide aux plus démunis de la région.

«Soyez chouettes, remplissez les palettes!» disent en chœur les organisateurs de cette grande journée de solidarité. Car les stocks de Partage, la centrale alimentaire de Genève, ressemblent aux rues de la ville, en ces premiers jours de vacances scolaires. Pas complètement vides, mais pas loin.

Petit rappel, donc. Inutile d'acheter des salades ou autres produits frais. Ce qu'il faut, ce sont des denrées qui se conservent. Bien et longtemps. Sont donc particulièrement bienvenus sucre, thé, café. Huile et vinaigre. Moutarde ou confiture. Produits d'hygiène. Conserves de fruits ou de légume. Enfin, je ne vais pas vous faire la liste des commissions...

En novembre dernier, 84,6 tonnes avaient été collectées en une journée. C'est énorme!

Aujourd'hui, il en faudrait autant. Sinon plus. Les bénévoles se retroussent déjà les manches pour remplir les palettes. A nous de jouer!(www.samedidupartage.ch)

08:00 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |  Imprimer | | |

29/06/2012

Le défilé des promos

Quand 5600 écoliers descendent dans la rue en cortège, c'est plus fort que moi, je verse toujours une petite larme!

Ils ne sont pas mignons? Mercredi, les petits ont mis leurs plus jolis habits et portent des déguisements hauts en couleur, des couronnes de papier ou des écritoires sur la tête pour célébrer notre bon vieux Rousseau.

Dans le public qui les regarde passer, il y a un papa qui boude. Parce que sa fille défile pour la dernière fois de sa carrière d'écolière. Et qu'elle n'a jamais pu se déguiser pour les promos. Elle n'est pas un cas à part: tous les élèves de l'école de Vieusseux marchent dans la ville sans déguisement. On ne le voit pas forcément, car cette école passe presque toujours en queue de cortège.

Y aurait-il un rapport de cause à effet? Une grosse déception des profs qui se solde par ce service minimum?

Contrairement à ce que pense le papa un peu chagrin, la direction de l'établissement ne boycotte pas les promotions. Elle dit avoir laissé libres les enseignants de faire ou non des déguisements avec leurs élèves. Mais devant leur enthousiasme très modéré, décision a été prise de se contenter d'un bricolage. Le papa ne l'a pas vu. Il devait être très petit.

Certes, ce n'est pas drôle d'arriver toujours en dernier aux Bastions. La fête bat son plein, les manèges et les jeux sont tous occupés, les verres de sirop déjà vidés. Pas drôle, certes. Mais ce n'est pas une raison pour priver les écoliers d'être comme tous les autres, en ce grand jour d'avant les vacances.

M'est d'avis qu'il faudrait mettre l'école de Vieusseux en tête de cortège, l'an prochain, pour calmer le jeu.

08:02 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |  Imprimer | | |

28/06/2012

Moitié vide, moitié plein

Parfois, j'avoue ne plus trop savoir si le verre est à moitié vide ou à moitié plein. Ainsi, dans la même journée, deux appels m'interpellent à propos de nos chers transports en commun.

Raymonde est en pétard: à deux reprises, le bus est parti en avance sur l'horaire et elle l'a raté. Ce n'est pas normal. Elle téléphone donc au service des réclamations des TPG pour le signaler, mais le contact passe mal. Au bout du fil, une voix fatiguée lâche un «ça ne sert à rien de discuter avec vous» avant de lui raccrocher au nez. Pour Raymonde, c'est la goutte de trop! L'employé n'est-il pas payé pour écouter la rogne des clients?

Serge est aux anges. Ce monsieur plus tout jeune a pris l'autre jour le bus avec son caddie bien rempli. Au moment de s'en aller, et à sa grande surprise, le chauffeur est descendu du véhicule pour l'aider à porter ses commissions. Un jeune homme très poli et serviable. L'usager aimerait que je rapporte ce fait positif sur des TPG, parce qu'ils sont toujours critiqués, alors qu'ils font du très bon boulot.

Alors ce verre, à moitié vide ou à moitié plein?

Je crois que je le préfère bien rempli! Surtout pour aller le partager cet après-midi au Jardin de Montbrillant, l'espace d'accueil, de repas et de rencontres de Carrefour-Rue. Car le Jardin ouvre ses portes aux voisins et aux amis dès 17 h au 3, rue de Montbrillant. Une bonne occasion pour découvrir ce lieu qui donne tous les jours de bons petits plats pour tous, et que la Thune du Cœur a soutenu cette année. On trinquera près d'une expo de peintures et de photos. Allez, santé!

08:02 | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook |  Imprimer | | |

27/06/2012

Passons à la caisse

C'est tout neuf comme arnaque, ça vient de sortir... mais c'est du bidon!

J'allais vous mettre en garde contre la dernière filouterie en date que m'a signalée Tiinah. Renseignements pris auprès de la police, c'est un canular. Les porte-clés, distribués par des malfrats, et qui seraient munis de GPS pour mieux vous pister jusqu'à domicile et vous détrousser n'existent pas. C'est une légende urbaine. Un collègue l'a expliqué sur notre site, je n'en dirai donc pas plus.

La vraie arnaque, par contre, ce sont les nouveaux tarifs pratiqués par la Poste. Comme ils entraient en vigueur le 1er avril, j'avais pensé à un gag. Pour rire jaune. Là, je vois plutôt rouge!

Car c'est en cette veille de vacances d'été que l'on se rend soudain compte de l'étendue des dégâts. Rajoutez une ligne au budget tellement ça douille!

Si vous souhaitez faire garder votre courrier deux petites semaines de rien du tout, il faudra désormais débourser 20 francs. Le prix a juste doublé. Bingo!

Vous comptez plutôt réexpédier votre correspondance en Suisse, parce que vous préférez les Grisons aux Maldives? Le service est facturé 22 francs. (+120%). Prix de base pour un adulte. Faut encore rajouter une thune par personne majeure et vaccinée.

Et je ne vous parle pas des procurations, là, c'est le pompon. On passe de la gratuité à 36 francs...

Le géant jaune affirme que le client payera moins s'il effectue ces démarches par internet. Ben voyons.

Si l'on voulait décourager les gens à se rendre au guichet, on ne s'y prendrait pas autrement. Et comment vont faire les personnes âgées ou non connectées? Elles passeront à la caisse!

08:00 | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook |  Imprimer | | |

26/06/2012

Les bons gestes

Ça vous dit, une ou deux bonnes nouvelles?

Au début de ce mois, la Julie avait consacré un article à Françoise, une Bernésienne de 77 ans partie en Croatie pour un voyage organisé et qui s'était fait arrêter à l'aéroport de Split.

Sa faute? Elle aurait présenté une carte d'identité volée. Ce qui était faux. Parce qu'elle était valable et authentique, sa carte. Vous suivez toujours? Françoise avait néanmoins passé une nuit de cauchemar au poste, avant un rapatriement chaotique et à ses frais sur Genève. Adieu les perles de la Croatie...

Après cette mésaventure, l'agence de voyages Kuoni n'avait pas voulu rembourser sa cliente, le problème à la douane ne la concernant pas. Et puis comme par enchantement, elle s'est ravisée, suite à la parution de l'article. Kuoni vient donc de faire parvenir à Françoise un bon de 1'300 francs, à valoir sur un prochain voyage. A la bonne heure!

Ne reste plus qu'à attendre un geste commercial de l'Office du tourisme croate. Mais au fond, à quoi bon: je parie que notre voyageuse ne souhaite plus remettre les pieds à Split après cette expérience traumatisante.

Quant à Julien, 12 ans, il s'est trompé d'arrêt en descendant du train à Genthod-Bellevue. Le voilà un peu perdu dans la nature, son téléphone portable à plat. Classique, chez un ado!

Prévenant, un chauffeur de taxi de Versoix lui prête son natel pour qu'il avertisse son père qui l'attend à une autre gare. TooBlue (c'est son p'tit nom) propose de le raccompagner. Le garçon décline, il se débrouillera seul.

Il y a même des taxis sympas, à Genève!

08:00 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |  Imprimer | | |

25/06/2012

Tout pour la musique

Vos oreilles se portent bien, ce matin?

Les miennes sont encore emplies de sons et de rythmes. Ceux de la Fête de la Musique, bien sûr.

Combien étions-nous dans les rues, les salles et les parcs, en ces trois jours de liesse musicale? Impossible à savoir. D'ailleurs, au diable les statistiques. On dira qu'il y avait foule. Dedans, dehors, devant les scènes, derrière les bars, sur les pelouses. Sous le soleil, exactement.

Avec ces 500 concerts programmés et tous ces lieux à parcourir, impossible d'être partout à la fois et d'écouter tout ce que l'on avait repéré. Alors on rate toujours quelque chose, à la Fête de la musique. De bonnes âmes vous le rappellent d'ailleurs à chaque rencontre. «Quoi, t'as pas entendu ce concert? Mais t'as tout loupé, ma pauvre!»

Pas sûr! Car un des plaisirs de cette manifestation, c'est aussi de se laisser guider par les sons. Découvrir de nouveaux espaces ou des harmonies étranges. Tomber sur des amis perdus de vue et partager un verre avec eux. Savourer le temps présent.

Je ne sais pas si cela vous fait la même impression. Mais à chaque Fête de la musique, je retrouve la Genève que j'aime, chaleureuse, rassembleuse, pas bégueule pour un sou. Ça fait un bien fou.

Et je me mets à la place d'un touriste débarquant dans notre ville durant ces trois jours festifs. Sans connaître nos genevoiseries. Nos râleries constantes. Nos blocages.

Il penserait quoi? Il n'aurait qu'une envie. Celle d'y habiter, pardi. Parce qu'une ville qui sait pareillement fêter la musique ne peut être que bonne à vivre!

08:00 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |  Imprimer | | |

23/06/2012

Une situation surréaliste

La paroisse de Notre-Dame des Grâces ne sait plus à quel saint se vouer.

L'église catholique romaine du Grand-Lancy vit, depuis deux mois, une situation qualifiée de surréaliste par Monsieur le curé. Alors que ce lieu prône l'ouverture, la tolérance et la solidarité, le voilà qui se méfie et se referme. Ciel, que se passe-t-il?

Il se passe qu'une personne au comportement perturbé a pris ce lieu de culte en otage. Elle détruit les arrangements floraux dans l'église. Prend les fleurs sur les tombes du cimetière pour les poser où bon lui semble. S'empare des lumignons qu'elle allume par dizaines pour faire des chapelles ardentes.

Cette dame a fait de la grotte et de la cour son jardin privé, de l'église son domicile. Notez que les autres paroisses de Lancy ont aussi droit à ses visites, qui sont tout sauf courtoises.

Du coup, l'église de Notre-Dame des Grâces verrouille ses portes, quand il n'y a pas d'office. Elle se dépouille: plus de fleurs, plus de bougies. Les paroissiens s'en sont émus. Le curé leur en a parlé à la messe, en y mettant les formes.

Il est troublant qu'une personne puisse, en toute impunité, empoisonner la vie d'une communauté. Les services sociaux sont au courant. La police aussi. Et rien ne bouge.

Car ce qui désarme tout le monde, c'est que la fauteuse de troubles ne demande ni argent, ni aide sociale, ni logement, ni soins. Elle est là. Jusqu'à quand? Telle est la question! Des Lancéens commencent à s'énerver.

Mais le curé fait tout pour éviter de mettre de l'huile sur le feu: il faut rester tolérant et respectueux, malgré tout. Affaire à suivre...

08:00 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |  Imprimer | | |

22/06/2012

On le mène en bateau

Sacrés TPG! Toujours là pour nous faire rire. Ils diront sans doute que ce n'est pas de leur faute, mais celle du logiciel. Que tout va bien. Ou que je leur cherche des poux. Pas vrai du tout!

Avouez qu'il y a de quoi se bidonner: Jean François consulte le site internet des TPG pour obtenir un horaire et un itinéraire. Il veut savoir comment faire pour parvenir un jeudi à 7 h du matin à l'aéroport. Ce voyageur habite sur l'autre rive. A Hermance. Autant dire au bout du monde.

Car Jean-François devra partir la veille pour être à l'heure! Selon le site d'information Unireso, bien sûr.

Le départ de cette grande expédition est fixé au débarcadère d'Hermance le mercredi à 17 h 10. Cap sur les Pâquis. Et vogue la galère pour une petite croisière.

Arrivé sur l'autre rive, notre homme doit se rendre à l'évidence: pas de bus, pas de tram, pas de transbordement en vue. Il devra marcher jusqu'à la gare. Compter un bon quart d'heure ou plus, s'il est chargé de bagages.

On lui conseille ensuite de prendre le train de 18 h 17 qui arrivera à l'aéroport à 18 h 24. Et après? 

Après rien! Il patientera sur place jusqu'au lendemain. On pourrait suggérer un repas et une nuit à l'hôtel, tant qu'à faire. Pas dit pourtant qu'Unireso paye l'addition...

Jean-François n'en revient pas. «Quand on utilise ce site, rien n'est simple, quand on le consulte, tout se complique!» D'autres alternatives lui sont proposées, mais toutes avec la CGN. Il n'y a pas de bus, à Hermance?

On a parfois l'impression que les TPG nous mènent en bateau.

08:00 | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook |  Imprimer | | |

21/06/2012

Une encre messagère

«Comment est votre blanquette?» demande Hubert Bonisseur de la Bath à son vis à vis. «La blanquette est bonne.» Tant mieux! L'espion OSS 117 n'a ainsi plus qu'à se mettre à table.

J'ai pensé à Jean Dujardin et à ces répliques codées en lisant le billet qui m'est parvenu par la poste. Une personne me demande de passer dans l'encre d'aujourd'hui un petit texte, parce qu'elle n'a pas d'autres solutions. Pourquoi pas? Alors le voilà:«Le temps n'a pas de prise pour vos 80 ans, car un peintre reste toujours jeune, gardez cela en mémoire! Amitiés. Toja.»

J'espère que ces mots feront plaisir à leur destinataire. Et qu'ils ne cachent pas d'informations classées top secret. Sinon pour moi, les carottes sont cuites!

D'autres messages à glisser?

Céric voudrait remercier celui ou celle qui lui a rendu un fier service en récupérant le trousseau de clés oublié sur son scooter, mardi soir. Il l'avait parqué en vitesse pour aller voir les matches de l'Euro 2012 aux Vernets. Et tandis que l'étudiant vibre devant l'exploit suédois, son portable le fait tressauter. Police! On lui demande de passer à la caserne récupérer ses clés qu'une bonne âme a déposées. Cédric ignorait encore qu'il les avait perdues...

Enfin Tanja, 14 ans, m'écrit ces mots adorables pour dire merci à la personne qui a eu l'idée d'installer des pianos en ville. Elle a vu combien ces instruments rapprochent les gens et créent de belles complicités. «Je pensais qu'il fallait toujours se méfier de tout le monde, mais ces merveilles m'ont prouvé le contraire. J'ai comme retrouvé foi en l'humanité.» Et vive la musique!

08:00 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |  Imprimer | | |

20/06/2012

Musique ou klaxon

Vous avez entendu? Les pianos sont de retour dans nos rues.

Quel bonheur! Enfin de la musique. Des mélodies qui chantent à l'oreille. Les notes s'envolent, les styles varient au gré des joueurs qui s'installent devant ces claviers en libre-service.

Alors oui, les pianos posés lundi à Genève ont déjà (re)trouvé leur public. Il suffit d'une balade dans les Rues Basses ou au Jardin Anglais pour le constater. Onex, Vernier ou Cologny? Je n'en sais trop rien, pour l'heure. Mais un peu partout en ville, des attroupements se forment autour d'un instrument occupé par un musicien de passage. Les passants prennent le temps de s'arrêter si la musique est bonne. Ou sourient, amusés, devant un gosse qui semble confronté pour la première fois de sa vie à l'immensité des touches blanches et noires.

Ces petits moments de grâce urbaine ne vont pas durer tout l'été. Il semblerait que la vie au grand air ne soit pas franchement idéale pour un piano. Profitez d'en jouer si vous en croisez un d'ici au 1er juillet. Ce sera toujours plus mélodieux que tous ces poët-poët qui hantent nos soirées de foot. Que toutes ces stridences qui trouent nos tympans au moment du goal.

Même pas besoin de suivre le match devant son écran pour se tenir au courant du score. Suffit d'écouter les klaxons! Version rafale ou continue, selon l'émotion du supporter. Et c'est sensible, un fan de foot. Très sensible.

Certains esthètes de l'avertisseur sonore nous font même le coup du carillon, en fin de match. Et un tel concert, ça craint pour les oreilles. Tandis que les pianos dans les rues...

08:00 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |  Imprimer | | |

19/06/2012

Rendez-lui sa robe!

Mais quel goujat, celui-là!

Ce triste sire a une fâcheuse manie. Il pique sans états d'âme les affaires des autres. C'est très moche et hélas assez courant dans notre République. Mais là, ce malotru a juste dépassé les bornes. Il vient de voler une robe de mariée!

Or le mariage n'a pas encore eu lieu, vous imaginez bien. C'est le 30 juin que Lia et Pablo vont se dire oui pour la vie, sur une jolie plage en Andalousie.

Et cela fait plus d'un an que les deux tourtereaux préparent cet événement. La fiancée s'est ainsi fait confectionner par une amie une somptueuse robe de princesse. Pas une blanche immaculée, avec des dentelles à la Kate Middleton. Non. Une rouge, style flamenco. Avec des volants partout. Olé!

Cet habit, fin prêt pour la fête, se trouvait dans une fourre à l'intérieur du coffre d'une voiture. Laquelle était stationnée samedi vers 21 h rue de la Ferme. La conductrice et future mariée l'avait garée là, le temps de raccompagner son grand-papa chez lui. Il a suffi de ces quelques minutes pour que le voleur agisse. Sans doute grâce à un dispositif capable d'enregistrer les ondes de fermeture à distance. Ce n'est pas moi qui le pense, mais le policier de service.

Que peut donc faire un voleur avec une robe de mariée, je vous le demande. Trouver une Cendrillon qui puisse entrer dedans? Dans ses rêves!

Il n'a qu'une chose à faire. Rendre cette tenue, rouge comme un coeur, et vite! Le mariage de Lia et de Pablo, c'est dans deux semaines... On peut me la déposer à la réception, je ferme les yeux, et je la transmets aux jeunes fiancés.

Avec tous mes vœux bonheur!

08:00 | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook |  Imprimer | | |

18/06/2012

L'homme qui sème des coquillages

Dites, 33! Tout de même, fallait le faire, pour un samedi de juin. C'était la journée la plus chaude de l'année, nous ont assuré les spécialistes. Pour l'instant, du moins. Mais pas besoin de Météo Suisse pour se rendre compte qu'il fait désormais beau. Et chaud!

Sauf dans l'eau qui encore frisquette pour la saison. Celle du lac, donc

J'espère que cela ne l'a pas trop refroidi, l'homme aux cheveux gris. Et qu'il est déjà revenu aux bains pour préparer sa saison. Lui, en fait, je ne l'ai jamais croisé. C'est Marianne et Jean qui m'ont parlé de ce poète. Paraît qu'il se pointe sur la jetée des Bains des Pâquis en début d'été, à une heure où il n'a pas un chat.

Sa musette est remplie de trésors: des coquillages de toutes les mers du monde! Ils ont des formes tarabiscotées, des motifs géométriques et des couleurs qui fleurent bon l'exotisme et que lui rapportent de vacances ses copains. Le Genevois les nettoie et les tamponne du sigle «Pâquis Beach», suivi du millésime. Il est taquin, cet homme.

Quand sa musette est pleine, il vient sur la grève et lance tous ces coquillages de mer dans l'eau douce du Léman. Un peu à la manière d'un semeur qui espère que ses graines vont donner quelque chose.

Ces curiosités vont alors se déposer sur les galets gris ou les algues et se faire oublier. Jusqu'à ce qu'un jour de vacances balnéaires à Genève, des gosses venus barboter là tombent  soudain dessus. Et se frottent les yeux: waouh, trop beau, ce coquillage, j'y crois pas!

Tu parles d'une pêche miraculeuse...

08:00 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |  Imprimer | | |

16/06/2012

Comme une bleue

Et dire que j'ai failli me faire avoir comme une bleue!

Il s'en est fallu de peu. Une puce à l'oreille. Une collègue mise dans la confidence qui crie à l'arnaque. Et je ne l'aurais pas vue venir, celle-ci? Moi qui vous mets en garde contre les tromperies en vogue dans la rue genevoise?

Ce serait rageant. Car je vous en ai contées, des vertes et des pas mûres:

Oh, la vilaine tache que je viens de vous faire par maladresse. Et que je te fasse les poches tout en nettoyant ton costar.

Oh, la grosse raie sur votre carrosserie, là! Et que je te pique ton sac à main pendant que tu zieutes ta Volvo.

Oh mince, vous avez un chat coincé sous l'auto. Et rebelote pour le sac pendant que tu sors vérifier. (c'est tout neuf, ça vient de sortir.)

Oh, la jolie bague en or que je viens de trouver. Et que je t'échange ce truc en toc contre de l'argent. Du vrai. (Le coup date, mais il marche encore.)

Oh le bol, vous voilà millionnaire, faut juste que vous me donniez vos coordonnées bancaires. Et bingo, que je te vide fissa ton compte.

Bref, je me croyais blindée. Erreur! Le coup est venu d'ailleurs: le mail d'une vieille connaissance qui déboule un matin sur mon ordinateur. C'est un revenant. Il a besoin de moi car le voilà dans la mouise. Oui mais à tel point que ça en devient gênant. Oh, le pauvre...

Non mais je rêve, il ne me demanderait quand même  pas 2500 dollars! Pas vrai, pas lui! Ben oui. Ça ne peut pas être lui.

Son compte a été piraté. Par un voyou qui joue avec vos sentiments. Un petit moment, seulement. Parce qu'il me prend pour qui, celui-là. Une bleue, peut-être?

08:00 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |  Imprimer | | |

15/06/2012

Le soleil, y a rien de tel

Vous sentez comme ça va déjà nettement mieux? Le soleil, y a rien de tel pour voir la vie en rose. Et ça n'a rien de politique, ici... Juste le plaisir d'être au monde et d'y voir clair. La preuve:

Un coin de ciel bleu commence à se dégager pour Anne, la maman indignée dont je vous parlais l'autre jour et qui se débattait entre tracasseries administratives et difficultés financières. Des femmes adorables se sont manifestées pour lui venir en aide. Merci à elles. C'est beau, la solidarité féminine! Et dire que certains lecteurs pensent encore que je suis un homme...

Bling! Une voiture est rentrée dans une autre dimanche dernier à la hauteur de l'hôtel Métropole, vers 15 h 30. Tôle très froissée. Et alors? Eh bien le conducteur fautif s'est enfui! Révoltée par la scène, une justicière a réussi à suivre ce véhicule et à prendre une photo de sa plaque. Bien fait! Puis elle l'a transmise à la police. J'ai ses coordonnées (au fait Zorro, au féminin, c'est Zorra?) Si la conductrice de la petite voiture verte accidentée se reconnaît, qu'elle me fasse signe!

Une dame a attendu 20 minutes mercredi soir devant la piscine de Carouge pour remettre à une jeune fille le natel que sa mère avait égaré en faisant son footing le long de l'Arve. La sportive avait glissé son appareil dans une poche avant de faire ses 7,5 km d'efforts pour rester en santé. Celle qui a retrouvé le téléphone a appelé le dernier numéro affiché, convenu d'un rendez-vous et a attendu. Mais elle n'a pas voulu donner son nom.

Pour le bouquet de fleurs que Chantal voulait lui envoyer, c'est raté! Alors je lui tresse ici des lauriers.

08:00 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |  Imprimer | | |

14/06/2012

Une nature confiante

Comment réagir quand on est de nature confiante et que l'on vient de se faire avoir?

Réjane en est encore toute remuée. L'autre jour, cette dame de bientôt 70 printemps s'en va, toute guillerette, acheter du terreau chez Jumbo pour planter des fleurs et faire ainsi venir l'été.

En sortant de la jardinerie, elle transporte tant bien que mal les gros emballages de terre sur un chariot, où elle a déjà déposé son sac à main. La manœuvre terminée, elle voit que le sac a été visité tandis qu'elle avait le dos tourné. Son porte-monnaie a disparu! Manquent ainsi ses 500 francs pour finir le mois et ses cartes de crédit.

Bien sûr, elle n'aurait jamais dû laisser son bien sans surveillance. Mais Réjane fait encore partie de ces gens bienheureux qui n'ont jamais eu besoin de se méfier des autres.

Dans sa campagne, les portes des maisons étaient toujours ouvertes. Tout était accessible, sans barre de sécurité, grilles ou caméras de surveillance. Et c'était tellement agréable de pouvoir vivre ainsi. Oui, mais c'est fini!

Pour cette Genevoise, c'est la douche froide. Que faire après cette expérience, se demande-t-elle. «Devenir suspicieuse, trouillarde, grincheuse, haineuse? Non! Je ne veux pas devenir cette personne-là.»

Ce cri du cœur m'a touché. Réjane préfère encore l'ouverture à l'enfermement. Mais pour combien de temps? Déjà, elle en appelle à des lois plus sévères pour que les plus faibles retrouvent un peu de sérénité.

Ce vol lui a certes fait perdre un peu d'argent. Mais il a surtout entamé son capital de confiance. Et c'est une perte sèche!

08:00 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |  Imprimer | | |

13/06/2012

les oiseaux trinquent

Le temps n'est pas à la fête. Pour nos amis les bêtes.

La vidange du Rhône est une catastrophe écologique, n'hésitent pas à dire les amoureux de la nature. Ils tentent ces jours de limiter la casse en sauvant ce qu'ils peuvent. Les poissons. Mais ces opérations de sauvetage sont presque dérisoires devant l'ampleur des pertes subies par le peuple de l'eau.

Et tandis que l'on parle des brochets, silures, poissons-chats ou brèmes sauvés par des mains secourables, c'est le silence radio sur les oiseaux.

Les oiseaux? Mais ils peuvent s'envoler! Les adultes, oui. Pas les petits des cygnes, colverts ou foulques. Ces poussins sortis il y a peu de l'œuf et qui se retrouvent pris au piège des eaux tumultueuses. Ou coincés dans la vase de l'embouchure du Nant-d'Avril.

Un lecteur s'enflamme à ce sujet. Il avait prévenu qui de droit, mais rien n'a été fait pour protéger ces oiseaux, dit-il. Avant de s'énerver contre cette vidange s'effectuant en période de nidification.

Au service de la faune, on confirme l'ampleur du problème. Effectivement, 30 à 80% des poussins vont disparaître, à en croire les comptages effectués avant et après les précédentes vidanges Mais tant que ces opérations de nettoyage seront jugées nécessaires, elles auront lieu à la fin du printemps. Pour une question de débit d'eau. Faut donc faire avec, hélas.

Quant à capturer des familles de cygnes pour les mettre à l'abri, c'est risqué pour l'homme et ça stresse ces majestés. Qui ne sont pas une espèce menacée. Donc on les laisse se dépatouiller. Et c'est ainsi que les oiseaux trinquent...

08:00 | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook |  Imprimer | | |

12/06/2012

Position hors jeu

C'est fou comme on peut vite se sentir hors jeu, dans cette société. Vous avez vu, comme moi, cette pub dans un gratuit de la place?

«Entrez en sous-vêtements, sortez habillé». Cool, n'est-ce pas?

Et sur cette photo pleine page, on voit quelques très jeunes femmes, taille 36 fillette, chair ferme, allure conquérante, marcher d'un bon pas dans les rues de la ville... en petites culottes et en soutien-gorge. Quelques garçons aux slips un peu tristes les suivent.

Où vont-ils? Tenter leur chance, bien sûr. Et quelle chance: ces désinhibés espèrent faire partie des cent premières personnes qui entreront dans une boutique de la place et qui en ressortiront vêtues à l'œil. Chic!

La scène se passera réellement ce jeudi, 9 h tapantes, à Genève. Comme à Düsseldorf et à Bucarest. Des villes dans le vent. Avec une jeunesse itou. Moi là, je ne suis plus dans le coup.

Et vous? Pouvez-vous imaginer, une seconde, vous balader en petite tenue au milieu des passants pour avoir droit à un susucre publicitaire?Tout ça dans les Rues Basses, où tu peux être sûre de croiser ton voisin d'en face ou ta belle-mère. Et leur regard goguenard. Cauchemar assuré!

Mais Genève, même deshabillée, ce n'est pas encore Madrid, où des cyclistes ont paradé carrément nus sur leur petite reine. C'était samedi dernier, pour sensibiliser la population aux dangers qu'ils encourent à vélo. Pédaler à poil. Faut oser, tout de même!

A bicyclette, je mettrais plutôt un casque. Et aussi des habits, pour me protéger. Je dois être un peu vieux jeu...

08:00 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |  Imprimer | | |

11/06/2012

Vous êtes avertis!

En voilà une qu'elle est bonne!

C'est une mise en garde adressée aux clients francophones, comme le suggère le drapeau français collé au texte. Elle se trouve sur un emballage plastique enveloppant des feuilles à pâtisserie de la marque Walz, fabriquées en Allemagne.

La plupart du temps, il faut bien l'avouer, on ne lit pas ces avertissements. Jean-Claude, lui, a déchiffré la prose. Il n'a pas été déçu!

«Du danger d'etouffement d'enfants! Ce sac demettant de Bebé et des enfants. Non dans des mangeoires, des landaus et lit ou dans des parcs utilisent.» (sic)

C'est quoi le rapport avec la choucroute?

Si les fabricants se moquent ainsi de l'utilité de la chose, qu'ils cessent de la faire. Quitte à se faire taper sur les doigts par les instances chargées de contrôler si c'est, ou non, du charabia. Sinon qu'ils s'appliquent. Il existe des traducteurs. Des vrais, en chair et en os, qui ne cracheraient pas dans la mangeoire si on leur proposait ce petit job. Pardon, cet emploi.

Parce qu'un être averti en vaut deux. Qu'il soit consommateur ou nageur.

Les baigneurs du Rhône ont ainsi appris qu'il leur était interdit d'y faire trempette jusqu'au 1er juillet. Or, le message peine à passer, malgré la pose de banderoles rouges. Ce qui risque finalement d'être plus dissuasif pour la baignade, c'est l'odeur!

Avec la vidange du Rhône, les pontons aménagés sur le fleuve ont les pieds au sec. Des tas d'algues aussi.Ça fouettait déjà grave sous la pluie dominicale. Alors quand le soleil reviendra, je ne vous dis pas!

08:00 | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook |  Imprimer | | |

09/06/2012

Ils ont gagné!

«Ils ont gagné!»

Rassurez-vous, je ne suis pas encore au diapason de l'Euro 2012. Notez que ça ne saurait tarder, avec tous ces drapeaux aux fenêtres qui me font de l'œil et ces concerts de klaxons qui vont bientôt chatouiller mes oreilles.

«Ils ont gagné!» Ce constat m'a fait tilt, car il m'a été envoyé texto par trois lecteurs, à quelques semaines de distance. Se seraient-ils passé le mot? Peut-être. Pourtant ils n'habitent pas le même quartier de Genève. Un quatrième m'a écrit de Carouge, sans utiliser cette formule. Mais le propos est identique.

Ces habitants racontent, chacun à leur façon, pourquoi ils quittent le lieu où ils ont longtemps vécu. Où ils sont parfois nés. Ils partent parce qu'ils n'en peuvent plus. Du bruit, de jour comme de nuit. Des incivilités. De la saleté. Des prix démentiels de l'immobilier.

Les fauteurs de troubles ont gagné. Donc ces résidents ont perdu. Moche! Plus inquiétant encore, ces citadins éprouvent le sentiment d'être abandonnés à leur sort. Et que personne ne s'intéresse à eux, sauf en période électorale. Plus moche encore.

Il n'y a pas de miracle, pourtant. Pour que la vie à plusieurs dans cette ville soit possible, et même agréable, il faut aussi y mettre du sien. Etre souple et tolérant. Encore faut-il que tout le monde joue le jeu. Comme au foot.

Dis Julie, t'as rien de plus gai à dire? Euh, désolée. Ce doit être le temps de ce vendredi qui ça m'a plombé le moral. Ou la perspective de la nuit de samedi. Bruyante, forcément. Quand je vous dis que ça ne me réussit pas, ce temps de cochon...

08:00 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |  Imprimer | | |

08/06/2012

Un singe à la Servette

Si vous croisez Claude dans la rue, je vous rassure, vous n'avez pas la berlue.

Claude? C'est un chimpanzé! Il s'est échappé mardi d'un appartement de la Servette où il créchait, sans titre de séjour valable. Et depuis, il zone.

Comment je le sais? Par cet avis de recherche collé jeudi matin à l'entrée de la Poste du quartier. On y voit un chimpanzé pianotant sur un instrument en plastique, affublé d'un mignon petit marcel tricoté main. Claude, donc.

Selon l'affiche, l'animal porte un collier bleu clair autour du cou et une clochette. Il peut être agressif, s'il a peur. Autrement, c'est un tout gentil, doté d'un grand sens de l'humour. (!)

C'est un gag? Parce qu'en plus de toutes ces bizarreries, le contact téléphonique donné n'est pas correct.

Alors de deux choses l'une. Soit le détenteur de Claude est complètement à l'ouest ces temps-ci, au point de ne plus savoir son numéro de natel, soit c'est un grand farceur.

Parce que je l'ai fait, ce numéro. Au bout du fil, j'ai eu un monsieur, certes charmant, mais qui commence à en avoir sérieusement marre de tous ces appels qui déferlent chez lui.

Allô, c'est bien vous, pour le singe? Non, je n'ai qu'un chien! Et ainsi de suite toute la journée. A croire que tous les habitants de la Servette ont croisé le chimpanzé. Ou espèrent toucher la récompense promise sur l'avis.

Alors stop, n'appelez plus ce numéro, si vous l'avez relevé. Autrement le monsieur, certes charmant, va devenir zinzin.

Quant à Claude, s'il existe, je lui fais la bise!

08:00 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |  Imprimer | | |