13/08/2012

Un retour tout en longueur

Julie, le retour. Il était temps, après cinq semaines d'absence! Certains lecteurs m'ont signalé que je ne manquais pas d'air, en prenant pareil congé. Ils se trompent. J'en ai profité pour faire le plein d'oxygène. Les réserves d'inspiration pour les jours à venir. De quoi tenir jusqu'à Noël et plus, si entente.

N'empêche: en arrivant hier au bureau, j'avais un peu la boule au ventre. Vous connaissez aussi ce truc qui vous tarabuste, au retour de vacances? Et si tout avait changé quand j'avais le dos tourné?

Mais non. L'ordinateur m'a reconnu, ce qui est bon signe. La machine à café s'est mise à glouglouter sans ronchonner. Les collègues n'ont pas changé de face ou de place, du moins à première vue. Et le courrier m'attend dans le casier. Comme d'habitude. Et pourtant...

Vous avez vu ce qu'ils ont fait, en mon absence? Ils ont transformé l'encre bleue! Elle est passée au format Jet d'eau, un jour sans bise. Une longue colonne, intimidante comme tout, dressée tout contre l'attaque de la locale. Ça m'a presque filé le vertige, en la voyant. Je n'ai plus l'habitude d'avoir tant de place à disposition. Mais faites gaffe, je vais y prendre goût!

Cela dit, quoi de neuf dans la République, depuis la dernière fois? Après un rapide tour en ville, j'ai vu que l'ancienne salle d'attente des TPG a été démolie, Place du Rondeau. Et dire que les Carougeois espéraient encore un tram direct pour la gare!Pour le reste, les chantiers tournent au ralenti; les parcs et plans d'eau sont pris d'assaut; des affiches nous promettent que l'on n'a pas encore tout vu; l'été s'est installé. Et puis?

Et puis les Fêtes, c'est fini. Avec un feu d'artifice magistral que j'ai admiré les yeux écarquillés devant un tel déluge de formes et de couleurs. C'est alors que j'ai entendu quelqu'un lancer, d'un ton désabusé, «c'est toujours la même chose...»

Rien n'a fondamentalement changé au pays du Jet d'eau.

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