14/08/2012

L'assuré repenti confesse

Quand un homme de théâtre s'indigne, c'est toujours un grand moment. La preuve? Cette lettre que Jean Vigny a écrit à son assurance. C'est un modèle du genre. Car le comédien genevois, du haut de ses nonante ans, sait l'art de se moquer des bornés tout en y mettant les formes.

L'objet de son courroux? L'assurance ne veut pas croire l'accident qu'il a déclaré début juillet. Pourtant, un oiseau a bel et bien percuté sa voiture, lancée à 100 km/h sur une autoroute.

Je ne résiste pas à l'envie de vous livrer la suite de cette missive amusante: «...il s'en est suivi deux petits creux sur le capot de ma voiture, sans éraflure de peinture.

Votre expert a déclaré que ce n'était pas la percussion d'un oiseau qui était à l'origine de ce petit dégât! Il a raison. J'ai menti. En réalité, c'est moi qui ai frappé avec un petit marteau, enveloppé d'une serviette de toilette, pour obtenir cette légère dépradation afin de satisfaire un plaisir malin.

En conséquence, je ne me sens moralement plus le droit de faire partie de votre entreprise du fait de la honte que j'éprouve à l'idée d'avoir pratiqué cette tromperie.

Je tiens à féliciter votre expert qui doit être un grand connaisseur des conséquences de la percussion volatile!! Il renforce ainsi sa notoriété professionnelle et vous évite de dépenser de l'argent pour une cause malhonnête. Bravo!

En conséquence, je vous prie de noter que je résilie le contrat qui nous lie, et cela dans le plus bref délai légal. Je vous prie de bien vouloir me confirmer la bonne réception de ma décision (Je prendrai en charge les frais postaux.) Mes salutations, l'assuré repenti: Jean Vigny.»

C'est pas classe, une telle lettre? Pas sûr qu'en Suisse alémanique, où siège l'assurance, on percute l'humour à sa juste valeur! A propos, qui va rembourser au comédien les 1500 balles du carrossier? M'est d'avis qu'il ne faut rien espérer, du côté de l'oiseau!

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