31/08/2012
Le parcours du combattant
Déposer plainte pour vol à la police, c’est presque un boulot à plein-temps: Philippe a tenté huit fois sa chance avant d’y parvenir. Exceptionnel!
Son histoire débute mercredi à Chavannes-de-Bogy, où il se fait piquer son portefeuille avec tout ce qu’il ne faut surtout pas perdre dedans. Il file au poste de police de Coppet. Fermé. Au téléphone, la gendarmerie de la Côte lui conseille de repasser jeudi au même endroit ou de déposer plainte à Genève.
Ça tombe bien puisqu’il habite au bout du lac! Au sortir de l’autoroute, il s’arrête donc au Bachet-de-Pesay. Exceptionnellement, le poste est fermé, lui dit une dame. Pas de bol! A Carouge, où il se rend, même topo. Chiuso. Aux Pâquis, une charmante gendarmette l’accueille. Déposer plainte? Vous n’y pensez pas. Il faut le faire sur Vaud...
Jeudi matin, rebelote: Philippe se pointe à Coppet. Mais le poste n’est pas ouvert. Exceptionnellement. On lui conseille d’aller à celui de Nyon, place du Château. Là, seule la police municipale semble disposée à l’écouter.
C’est alors que l’agent lui demande de présenter une pièce d’identité originale. Il n’en a pas, voyons: on lui a justement piqué tous les papiers avec photo qui pourraient prouver qu’il est bien lui! Mais le fonctionnaire vaudois n’en démord pas. Pas de document original, pas de dépôt de plainte. Philippe abdique.
Sur le retour, il s’arrête à Versoix. La police municipale n’enregistre pas les plaintes. Tente le poste de Carouge en fin de matinée: fermé jusqu’à 14 h. A l’ouverture des portes, alléluia, il tombe enfin sur des gendarmes qui font preuve de bon sens. Il était temps!
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Commentaires
Kafka est de retour....... bonne chance Monsieur Maudet !
Écrit par : JP Roth | 31/08/2012
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