31/08/2012

Le parcours du combattant

Déposer plainte pour vol à la police, c’est presque un boulot à plein-temps: Philippe a tenté huit fois sa chance avant d’y parvenir. Exceptionnel!

Son histoire débute mercredi à Chavannes-de-Bogy, où il se fait piquer son portefeuille avec tout ce qu’il ne faut surtout pas perdre dedans. Il file au poste de police de Coppet. Fermé. Au téléphone, la gendarmerie de la Côte lui conseille de repasser jeudi au même endroit ou de déposer plainte à Genève.

Ça tombe bien puisqu’il habite au bout du lac! Au sortir de l’autoroute, il s’arrête donc au Bachet-de-Pesay. Exceptionnellement, le poste est fermé, lui dit une dame. Pas de bol! A Carouge, où il se rend, même topo. Chiuso. Aux Pâquis, une charmante gendarmette l’accueille. Déposer plainte? Vous n’y pensez pas. Il faut le faire sur Vaud...

Jeudi matin, rebelote: Philippe se pointe à Coppet. Mais le poste n’est pas ouvert. Exceptionnellement. On lui conseille d’aller à celui de Nyon, place du Château. Là, seule la police municipale semble disposée à l’écouter.

C’est alors que l’agent lui demande de présenter une pièce d’identité originale. Il n’en a pas, voyons: on lui a justement piqué tous les papiers avec photo qui pourraient prouver qu’il est bien lui! Mais le fonctionnaire vaudois n’en démord pas. Pas de document original, pas de dépôt de plainte. Philippe abdique.

Sur le retour, il s’arrête à Versoix. La police municipale n’enregistre pas les plaintes. Tente le poste de Carouge en fin de matinée: fermé jusqu’à 14 h. A l’ouverture des portes, alléluia, il tombe enfin sur des gendarmes qui font preuve de bon sens. Il était temps!

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30/08/2012

Des vacances pourries

Alors, c’était comment, tes vacances?

A voir la mine bronzée de Michael, la réponse surprend. Et pourtant!

Cet amoureux de la Tunisie a réservé chez ebookers.ch un voyage de 15 jours à Monastir. Après l’avoir payé, il reçoit la confirmation pour le séjour et les documents pour le vol. Avant le départ, il téléphone à l’hôtel. Par précaution.

Première désillusion: l’établissement est complet et son nom ne figure pas sur la liste des clients! Un arrangement est trouvé là-bas: il sera transféré sur un quatre étoiles. Ce n’est pas ce qui était prévu, mais enfin, il fera avec…

Puis la veille de prendre l’avion, Michael reçoit deux SMS de Tunisair: l’un pour annuler le vol, l’autre pour le confirmer. Il s’envole, pas très rassuré.

A l’arrivée, c’est la soupe à la grimace: personne pour l’accueillir. Pareil à la réception de l’hôtel: il n’est pas attendu. Au secours! Mais notre homme peut prouver, copies de mails à l’appui, qu’une chambre l’attend. On finit par lui en dégotter une. Bonjour l’accueil.

Le premier matin, il se réveille les pieds dans l’eau! La clim a lâché, vous comprenez. Et tout le reste du séjour sera à l’avenant. Il aurait pu s’énerver. Il finira par se résigner. Michael passera donc ses seules vacances de l’année dans un hôtel très peu reluisant et fort bruyant. A dire vrai, il n’a de Palace que le nom.

Enfin, et c’est le pompon, on le convoque à la réception: il doit régler la note. Michael s’étrangle. S’il est resté là, c’est bien parce qu’il avait déjà payé!

A son retour, il écrit une longue lettre de réclamation à l’agence. Elle fait un geste commercial: un bon de 100 francs, à faire valoir pour une prochaine réservation. De l’argent à la mer. Car Michael ne réservera plus en ligne, après ses vacances pourries.

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29/08/2012

Cours toujours...

On a tous, un jour ou l’autre, couru en vain et raté un bus, un tram ou un train. Ah, ce sentiment d’impuissance en voyant le véhicule s’éloigner au loin… Un grand moment de solitude!

Antoine avait pourtant piqué un bon sprint pour attraper son bus. Mais voilà que l’engin démarre sous son nez, alors qu’il venait d’appuyer sur le bouton d’ouverture des portes. Mince! N’étant pas du genre à s’énerver contre le monde entier, il soupire et se dirige vers l’horaire affiché pour voir combien de temps il devra patienter à Vernier.

C’est alors que le conducteur d’une voiture de livraison le klaxonne et lui fait signe de grimper à bord. «On va essayer de rattraper votre bus» qu’il lui fait. Sourire ému d’Antoine. Et hop, le pilote fonce, dépasse le gros engin et se gare devant lui, à l’arrêt suivant. La conductrice des TPG n’a pas pu faire autrement que d’attendre ce client têtu.

A-t-il d’ailleurs eu le temps de dire merci à ce livreur si serviable? Antoine n’en est plus bien sûr. Alors il le fait ici!

Quant à la dame au tchador qui vient de rater son tram à la Placette, elle ne remercie personne. Au contraire, elle traite les passagers et le conducteur de racistes! Ils l’auraient poussé dehors…

Eliane, qui assiste à la scène, tente de lui dire qu’elle aussi a loupé son tram. Mais ce n’est pas à cause des usagers. Ou du chauffeur. C’est la faute à l’horaire: quand c’est l’heure, c’est l’heure, et les portes se ferment!

Mais la dame n’en démord pas. Elle connaît ce type de gens. Ce sont des racistes. Eliane perd patience: «Je vous dis qu’il m’est arrivé la même chose, et pourtant je ne porte pas le foulard. La barbe, à la fin!"

Et pourtant, ça arrive. Parfois.

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28/08/2012

Arnaque à la réservation

Ce n’est pas forcément tout neuf, mais ça vient de sortir! L’arnaque vise les patrons de restaurants. Comme il y en a pas mal dans cette République, autant les mettre en garde!

La mésaventure est arrivée la semaine dernière à Bernard, du Café des Asters. Et depuis qu’il en a parlé autour de lui, il a appris que trois autres collègues au moins se sont fait avoir. Comment?

Un monsieur se présente dans son établissement mardi. Il vient faire une réservation pour un repas d’anniversaire réunissant 35 personnes. La belle affaire! Bernard et lui conviennent donc d’un menu pour le samedi, sur la base de 100 francs par convive.

Puis ils étudient la carte des vins. Du Genevois, souhaite le client, pour soutenir la production locale. Bon point pour lui. L’homme repassera le lendemain pour régler les derniers détails et payer les arrhes. En attendant, il laisse ses coordonnées.

Mercredi arrive. L’organisateur du banquet se pointe avec une bonne nouvelle: son budget a augmenté, il faudra donc prévoir du champagne en plus. C’est la fête!

Mais cet homme fort bien mis a un gros souci. Il a oublié son sac contenant toutes ses affaires, et sa voiture est bloquée à la station-service où il faisait le plein d’essence. Il lui manque juste 80 francs pour libérer son véhicule. Bernard ne pourrait-il pas le dépanner?

Bonne pâte, le patron lui avance la somme. Il se sent en confiance. Embobiné serré serré. Inutile de dire que le bonhomme n’est jamais revenu.

Son téléphone? Un numéro non attribué. Bien fait, bien vu, admet Bernard. Mais on ne l’y prendra plus!

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27/08/2012

Stop avant le choc


Aujourd’hui, retour à la normale!

Eh oui, c’est la rentrée des classes. La reprise d’une vie trépidante, que l’on soit ou non directement concerné par le monde de l’école.

Dans le premier cas, celui des parents qui ont de jeunes enfants en âge de scolarité, c’est le début d’une période fort agitée: les yeux toujours sur la montre pour tenir les horaires, le goûter à préparer, le cartable à remplir, les activités parascolaires à organiser, les petits à accompagner, rassurer, consoler. Courage, les parents…

Dans le deuxième cas, le retour en classe des 70 000 élèves de l’instruction publique plus tous ceux des écoles privées signifie soudain plus de monde partout. Dans les bus, sur les routes, dans les rues. Donc pas mal d’agitation et des énervements en vue. Car oui, en plus, il y a des travaux!

D’où l’importance de rappeler la campagne de prévention du TCS «stop avant le choc» diffusée depuis le début du mois d’août. Pendant que vous vous doriez la pilule sous d’autres cieux…

En résumé, si vous conduisez un quatre ou un deux-roues, il ne suffit pas de ralentir quand passent les écoliers. Il faut s’arrêter. Les laisser traverser en toute sécurité. Ce n’est pas trop difficile, et ça sauve des vies. Voilà!

Alors très bonne rentrée scolaire à tous les enfants qui vivent ce grand jour. Et particulièrement à Rachel, une fillette de 8 ans qui a perdu son petit chat en peluche tigré gris et blanc sur la place de jeux de Plainpalais. C’était avant l’arrivée du Knie. Si les deux garçons qui ont emporté son doudou pouvaient me le rapporter, j’en connais une qui serait drôlement contente.

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25/08/2012

La fin des vacances

La fin du monde, ce serait pour tout bientôt, comme nous le raconte le cahier spécial de ce samedi. Certes. Mais juste avant, c’est la fin des vacances!

La rentrée, quoi. La fin des illusions.

Vous ne l’avez pas vu arriver, ce grand clap de fin d’été? Il y a pourtant des signes qui ne trompent pas. Car ce dernier week-end d’août marque:

-la fin des fortes chaleurs qui nous ont rendus flagada et, avec elles, la disparition progressive des nuits chaudes, des terrasses où l’on traînasse, des baignades plus ou moins sauvages. Et le bronzage qui s’en va…

-la fin de la trêve sur le front de la circulation: ça commence déjà à bouchonner sur les axes routiers, les places de stationnement se font chères.

- la fin de l’horaire «grandes vacances» des TPG, et le retour à la «normale» dès lundi…

-la fin des gros «SALE» collés sur les vitrines des grands magasins et qui donnent de l’urticaire aux amoureux du français.

-la fin des animations dans les parcs de la Ville de Genève: les chaises longues sont rangées, les écoutes au vert terminées.

-la fin de mon émission chouchou de la RTS: «Aqua Concert» de Jean-Charles Simon et Patrick Lapp. Blues assuré.

-la fin d’une longue insouciance pour 70 657 élèves qui reprendront lundi le chemin de l’école. Et avec eux tous les profs, parents, grands-parents, nounous et jeunes filles au pair.

La fin des vacances, quoi…

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24/08/2012

Des prix à la tête du client

 

 

Avec ces histoires de prix en euros ou en francs suisses, de taux de change pratiqué de façon fantaisiste, le client a parfois l’impression de se faire gruger. Et ce n’est pas qu’une impression, hélas.

Rien qu’aux Fêtes de Genève, on a vu des commerçants, par l’odeur du profit alléchés, estimer qu’un euro valait un franc. C’est dire si les touristes ont dégusté!

Un peu plus tôt dans l’été, Céline s’est offert un petit sac à main chez Mister Minit, au prix de 29 fr. 90. Elle règle l’achat avec sa carte de crédit. De retour à domicile, elle s’aperçoit qu’il y a en fait deux étiquettes de prix collées l’une sur l’autre. Curieuse, elle soulève la première couche autocollante et découvre alors un autre montant: 19,90. Dix balles de différence, on se fiche de moi! se dit-elle. Céline retourne fissa au magasin et demande à être remboursée.

Impossible, lui dit-on, puisque la transaction s’est faite par carte bancaire. Et puis pas de quoi s’énerver, madame: le prix de dessous est en euros! Ce que la cliente conteste: rien ne le précise. Elle écrit donc à la maison mère pour se plaindre. Celle-ci a eu le mérite de lui répondre. Toutes ne le font pas. Même si c’est pour dire qu’il y a malentendu (ah bon?) et qu’il s’agit bien d’un prix en euros (ah bon!). Et le cours du change, c’est à la tête du client?

Anne pour sa part doit se procurer tous les trois mois des médicaments pour un montant de 388 francs. Un jour, alors qu’elle se trouve en France voisine, elle se rend dans une pharmacie avec son ordonnance. La pharmacienne parvient à lui trouver exactement les mêmes marques, dans les mêmes quantités. Résultat: la facture finale se monte à 246 francs au change du jour. Cherchez l’erreur.

Anne fera dorénavant ses courses en pharmacie de l’autre côté de la frontière, même si «c’est l’assurance qui paye», comme elle l’entend dire trop souvent. Elle aura moins l’impression de se faire gruger…

 

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23/08/2012

La valse des partitions

Ciel, mes partitions!

Samedi dernier, le cauchemar est devenu réalité pour Lionel Rogg. Invité par les Concerts de la cathédrale à donner un récital d’orgue, il s’aperçoit, en arrivant à Saint-Pierre, qu’il n’a pas ses cahiers avec lui. Panique à bord!

Tandis qu’il les cherche à la tribune de l’orgue, la cathédrale se remplit peu à peu. Elle sera bientôt remplie de mélomanes venus écouter l’artiste jouer les cinq pièces au programme de ce samedi musical. Dont les partitions sont toujours introuvables…

Dans de telles conditions, l’organiste aurait pu renoncer à donner le récital. A l’impossible, nul n’est tenu, ma foi! Eh bien non. Cheveux blancs au vent, il fonce vers sa voiture, file à son studio de travail puis chez lui, à Pinchat. Mais rien.

Il a le réflexe de prendre au vol une partition de secours et revient à toute berzingue vers la cathédrale. La course effrénée aura duré trente minutes, top chrono.

Il arrive à 18 h 03, en nage, devant Saint-Pierre, grimpe quatre à quatre les escaliers conduisant à l’orgue, s’assied sur le banc de l’instrument et respire sans doute un bon coup pour se donner du courage. Le concert commence presque à l’heure.

Les spectateurs, qui patientaient au frais, ne seront pas déçus par le changement de programme: l’organiste leur propose les Variations Goldberg de Jean-Sébastien Bach, un morceau célèbre pour sa difficulté, comportant une aria et trente variations.

Lionel Rogg réalise alors un véritable exploit! Il aborde ce chef-d’œuvre sans préparation, improvisant toutes les registrations. Un concert remarquable, suivi par un auditoire concentré et réceptif. Le grand professionnel, lui, en ressort lessivé…

Et les partitions? Volées, comme le suggérait le présentateur du concert? Mais non.

L’organiste les retrouvera à minuit, à côté de l’oreiller qui a accueilli sa tête pour une petite sieste. Une distraction d’artiste?

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22/08/2012

Protection solaire interdite

Comment faire pour bien faire?

Vaste question. Les parents se la posent à longueur de journée, et à tout propos. Là, il s'agit de santé: avec le soleil qui cogne fort, comment protéger au mieux leurs petits des rayons ultraviolets? (leurs grands aussi, mais c'est parfois peine perdue...)

Catherine a choisi de faire porter à ses juniors des T-shirts anti UV. Des maillots en matière synthétique, assez moulants et à manches courtes, vendus dans les magasins de sport, et même à la Migros. C'est dire si ces habits deviennent courants.

L'article est vanté par la Ligue suisse contre le cancer pour les personnes qui passent beaucoup de temps en plein air, pour les enfants et les personnes qui ont une peau claire. Idéal, donc, pour des minots qui s'amusent tout l'été au bord ou dans l'eau.

La maman se rend l'autre jour à la piscine de Meyrin avec ses enfants. Ils enfilent vite fait leur protection solaire et hop, tous au jus. Le hic surgit au coin du bassin. Pas question de faire trempette en liquette anti UV, disent les gardiens. C'est interdit par décision de la Mairie...

Stupeur de la maman. Colère aussi. Pourquoi empêcher les enfants de nager avec cette protection solaire, écrit-elle aux autorités communales. Leur réponse? C'est interdit, pour le maintien de la qualité l'eau.

Pour l'hygiène publique, en quelque sorte. Parce que les eaux pleines de crème solaire, c'est peut-être mieux?

Qu'elle change donc de crémerie! Les piscines de Lancy et de Carouge ne font pas tant d'histoires. Elles acceptent ces maillots anti UV. Tout comme les bassins extérieurs de Varembé et des Vernets. Pas les intérieurs, me précise-t-on. Mais qui aurait idée d'enfiler ces tenues dans une piscine couverte...

Restent encore le lac, le Rhône ou les rivières du canton pour se baigner dans la tenue de son choix.

Oui mais, comment assurer alors la sécurité des enfants?

Retour à la case départ!

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21/08/2012

Le ciné sous les étoiles

Les meilleures choses ont une fin, semble-t-il. Quel dommage!

Il faudrait pouvoir siffler les prolongations. Faire en sorte que ces soirées magiques aient lieu aussi longtemps qu'il fait beau et chaud. Ce serait si bien!

Mais de quoi parle-t-elle? De Ciné Transat, pardi!

Dimanche soir, la pelouse du parc de la Perle du Lac était noire de monde, bien avant la tombée de la nuit. Une affluence record, me dit-on! La faute à la canicule?

A vue de nez, il y avait là plus de 4000 personnes assises dans des transats, sur des couvertures, des sièges en carton ou à même le gazon. Des cinéphiles du dimanche qui pique-niquent en famille ou entre copains, boivent des coups tout en racontant leurs vacances. Cette foule bon enfant prend ses aises dans le pré avant la projection de la dernière séance de l'été. Après six semaines de cinéma gratuit sous les étoiles, place à "Forrest Gump". La nuit tombe, l'écran géant se gonfle, et c'est parti pour de nouvelles aventures...

Quelle ambiance, de bleu de bleu! Les spectateurs applaudissent, chantent, sifflent, huent au besoin. Faut dire que les scènes qui défilent sous leurs yeux sont connues. Attendues. Espérées. Car CinéTransat programme, avec la complicité de son public, des grands classiques du cinéma, «beaux, positifs, qui font du bien, qui collent un sourire et font briller les yeux...»

Alors forcément, ça marche! D'autant que ces films servent souvent de prétexte à des soirées à thèmes, à des déguisements ou des karaokés géants. On s'amuse bien, la nuit, à la Perle du lac...

Après la projection, lorsque la foule se retire, ce n'est pas comme aux Fêtes de Genève: les spectateurs ramassent leurs détritus (oui, c'est vrai) et disent merci à l'équipe qui organise cet événement. Surprenant, non?

Pour cet été, c'est hélas terminé, le ciné sous les étoiles. Mais il semblerait que les organisateurs de l'événement concoctent une surprise pour cet hiver. Avec ou sans transat?

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20/08/2012

Buvez, éliminez, recommencez!

Buvez, éliminez, et recommencez!

Il n'y a que ça à faire ces temps-ci pour ne pas sécher sur pied. Ce n'est pas la mer à boire, tout de même! Si?

Ah oui: il faut s'hydrater, se soulager, répéter la chose jusqu'à plus soif et plus encore. Et aussi assurer les affaires courantes, même si elles tournent au ralenti, chaleur oblige. Je vais donc faire léger, pour commencer cette dernière semaine d'avant la rentrée.

Jean-Claude me signale une jolie pépite enchâssée dans un article paru le jour de l'Assomption et consacrée à la prière des évêques. Le cardinal André Vingt-Trois (C'est ainsi que se nomme l'archevêque de Paris) est ici gratifié du flamboyant nom pontifical d'André XXIII!

Tant qu'à faire, se demande ce lecteur, pourquoi pas le Concile de XXX (Trente)? On a bien vu, naguère, le nom du pape écrit «Paul V 1», comme les bombes volantes (!), ou entendu des journalistes radio appeler le cinq-étoiles parisien «Georges Vé». On se pince! Et on reboit un verre de flotte

Jeannette m'a posé cet été une colle: «Savez-vous qui est à l'origine, à Genève, de la commémoration du tricentenaire de la naissance de Jean-Jacques Rousseau?»

Euh, j'hésite. Il y a tant de gens qui pensent bien, derrière tout ça.

Mais non, me glisse la dame. Ce sont les TPG! Grâce à l'introduction du nouvel horaire, ils permettent aux Genevois de suivre l'injonction du philosophe et écrivain: «Va, et découvre ton pays!»

Le problème, dit-elle, c'est qu'il faudra sans doute attendre un anniversaire autour de Rodolphe Töpffer pour avoir droit à un prochain changement horaire. C'est mal barré. Car les fameux "Voyages en zigzag" ont paru en 1844, et que le Genevois est né en 1799 et mort en 1846. Aucune date qui fasse l'affaire pour une grande commémoration. Patience, donc.

En attendant,ne pas oublier le slogan du jour: buvez, éliminez!

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18/08/2012

Pour un congé de chaleur

Chaud devant!

Oui mais pas seulement. Il fait chaud devant, chaud derrière, dessus, dessous, chaud partout...

T'inquiètes, Julie, ça ne va pas durer!

En attendant, cette fournaise me ramollit dangereusement le neurone. Il fait une cuite d'enfer dans mon bureau, tout là-haut sous les toits. Et j'ai beau lire tous les conseils prodigués par les spécialistes pour passer au mieux ce cap caniculaire, je ne trouve rien qui me convienne.

Pas un mot, par exemple, pour conseiller aux masses laborieuses de lever le pied au boulot. C'est pourtant simple, comme remède. Basique. Facile à appliquer, si l'on en croit cette rengaine qui me trotte insidieusement dans la tête. Vous voyez laquelle?

Petite piqûre de rappel. En 1962 (ciel, un demi-siècle déjà) Les Parisiennes chantaient: «Il fait trop beau pour travailler/Ce serait dommage de rester enfermés/Quand le soleil brille dans tous les squares/Et sur les terrasses des grands boulevards (là, on peut facilement adapter les paroles à la sauce genevoise, en faisant rimer «le lac» avec «les parcs»)...Ça c'est un temps à aller se balader/Partons dans la nature et vive la liberté/Il fait trop beau pour travailler..»

Elles avaient déjà tout compris, les mimis. Dommage qu'elles n'aient pas fait école! Parce que là, vraiment, il fait très, très, très chaud...

Les gosses doivent bien être les seuls à s'en réjouir: si la canicule dure, ils seront peut-être privés de rentrée scolaire. Ils pourront alors sécher les cours, avec la bénédiction de leur prof, et profiter de l'été enfin installé pour faire trempette. Hélas, les «congés de chaleur» n'existent plus. Il faudrait les réinventer.

Car comme chantaient les filles, «...ce serait dommage de ne pas en profiter/Laissons là nos cahiers et nos bouquins/Ils peuvent bien attendre jusqu'à demain/Il fait trop beau pour travailler/Ça c'est un temps à ne pas se fatiguer/Prenons vite le large et vive la liberté...»

Je vote pour!

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17/08/2012

Avis de recherche pressant

Marta a disparu. Cette grand-maman a été aperçue la dernière fois en bas de chez elle, au Grand-Lancy. C'était samedi 11 août, en début d'après-midi. Depuis, sa famille est sans nouvelles.

La police a été avertie, bien sûr. Un avis de recherche a d'ailleurs paru mardi dans nos pages, avec la photo de l'octogénaire au large sourire et aux cheveux blancs tirés en arrière. Mais rien, toujours rien

Dès la disparition de Marta, ses petits-enfants n'ont pas pu rester les bras ballants tandis que les services compétents faisaient leur travail. Ils n'ont pas non plus retourné le canton dans l'espoir de la trouver. Par où commencer? Et avec quelles forces? Alors ils ont agi.

Dimanche, et tous les jours suivants, ils ont placardé une centaine d'avis de recherche, au Grand-Lancy et un peu partout en ville. Un long texte, touchant, précis, détaille l'allure de l'aïeule. Elle se déplace, lit-on, avec une canne, le dos légèrement courbé en avant. Au moment de sa disparition elle portait, semble-t-il, un sac à main noir et rectangulaire, une longue jupe large dans les tons jaune et beige, ainsi que des sandales brunes sur des pieds fatigués.

Une photo de la dame âgée et un peu désorientée complète le descriptif. La pluie de la mi-août a brouillé l'image. Reste le texte et cette invite à appeler la police de toute urgence si Marta a été vue il y a peu. Les nombreux appels reçus à la centrale n'ont pour l'heure rien donné.

En plus de cette démarche familiale, des gens de bonne volonté ont spontanément participé à la recherche en diffusant l'information sur les réseaux sociaux. Une femme a également distribué des flyers à la gare pour signaler la disparition. Cet extraordinaire réseau de solidarité va droit au cœur des proches de Marta. A tous, ils disent d'ores et déjà un grand merci.

Mais la grand-maman n'est toujours pas de retour. Si vous la croisez, informez le poste de police le plus proche ou faites le 022 427 75 10. Le temps presse.

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16/08/2012

Rien ne nous est épargné

Serais-je devenue totalement ringarde, bégueule, rigide? Les trois à la fois, peut-être? Je n'en sais rien. Toujours est-il que la vue des chairs nues qui prolifèrent ces jours en ville commence à me filer la nausée.

Et je ne parle pas des filles qui se dandinent dans leur mini-mini-jupe, ventre à l'air, ou des garçons qui portent bas leur short, laissant parfois pointer le début d'une paire de fesses. Ça fait partie du jeu. Tout comme les tenues vestimentaires légères des plus âgés, parce que tout de même, c'est si bon de sentir le soleil dorer sa peau.

Ce qui commence vraiment à bien faire, ce sont ces libérés de tout poil qui se croient partout à la plage. Qui s'exhibent sans complexes dans les espaces publics.

Ils se promènent en slips de bains moulants ou caleçons mous dans des lieux aussi peu appropriés que la Coop ou le kiosque du quartier. Ils viennent acheter leur pain à la boulangerie torse et pieds nus. Se rendent au pressing comme s'ils n'avaient plus rien à se mettre sur le dos. Fendent la bise à bicyclette et en bikini. Youpi!

Rien ne nous est épargné, dans cette intimité imposée. Ni l'odeur, ni la sueur, ni les bourrelets. J'en ai ainsi fait l'expérience, l'autre jour, dans la file d'attente d'un grand magasin. Le client, situé deux rangs derrière moi, portait un petit cabas sous le bras et un mini calcif plus bas. Pour le reste, il était à poil, et ce n'était pas un Apollon. Mince alors!

Mais qu'il aille se rhabiller, ce monsieur. Même s'il trouve tout à fait normal de se présenter ainsi devant la caissière. Car l'employée porte un habit de travail par respect pour la clientèle.

Personne n'a fait de remarque, dans la file d'attente. De peur de passer pour ringard, bégueule ou rigide. Il n'y a eu que des regards échangés. Et une sorte de résignation devant ce laisser-aller.

A ce rythme, on verra bientôt les passants se promener tout nus dans les Rues Basses. On parie?

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15/08/2012

Ces bourdes qui agacent

Je m'apprêtais à consacrer ces quelques lignes aux bourdes de français écrites noir sur blanc quand un lecteur m'a fait la leçon!

Pas plus tard qu'hier, dit-il, j'ai sauté à pieds joints sur une règle fondamentale de grammaire: l'accord du participe passé conjugué avec l'auxiliaire avoir. Ah, le célèbre coup du COD placé avant... J'ai fauté. Moche!

Toute honte bue, je poursuis. Pour vous parler d'une carte postale reçue il y a peu: l'image donne à voir un fauteuil confortable disposé dans un environnement fleuri avec, en toile de fond, cette phrase un peu tortueuse: «On n'est chez soi que là où on se sent à l'aise et en sécurité.»

La personne qui m'adresse ce courrier a entouré le «n'» d'un rond agacé surmonté d'un gros point d'exclamation. Elle déplore, au verso, le fait qu'une carte écrite avec pareille faute puisse être vendue dans les offices de poste. Sous l'étiquette «Kultura» qui plus est.

Perplexe, je suis allée vérifier la chose auprès du correcteur. Le vrai, donc. Celui qui officie en chair et en os en nos murs. Il m'a affirmé que La Poste avait tout juste (pour une fois!). Il s'agit ici d'une forme négative, pas forcément très heureuse, mais correcte. Pas de quoi s'agacer.

Quoique: en plus de la carte postale, l'amoureuse de la langue française m'a envoyé copie d'une lettre provenant d'une société financière zurichoise.Il est question «de nouveau duration de contrat», de «renoncer à nôtres prestations de service si vôtres circonstances ont changées...» et autres joyeusetés. Les fautes ont été passées au Stabilo rose, barrées au stylo rouge, avec des tas de points d'exclamation qui se lisent comme des soupirs.

Il n'empêche que ces Suisses alémaniques auraient pu écrire dans leur langue. C'eût été plus grave encore, côté compréhension. Là, ils ont au moins fait l'effort. «Se donne de la peine et en a», comme dirait l'autre...

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14/08/2012

L'assuré repenti confesse

Quand un homme de théâtre s'indigne, c'est toujours un grand moment. La preuve? Cette lettre que Jean Vigny a écrit à son assurance. C'est un modèle du genre. Car le comédien genevois, du haut de ses nonante ans, sait l'art de se moquer des bornés tout en y mettant les formes.

L'objet de son courroux? L'assurance ne veut pas croire l'accident qu'il a déclaré début juillet. Pourtant, un oiseau a bel et bien percuté sa voiture, lancée à 100 km/h sur une autoroute.

Je ne résiste pas à l'envie de vous livrer la suite de cette missive amusante: «...il s'en est suivi deux petits creux sur le capot de ma voiture, sans éraflure de peinture.

Votre expert a déclaré que ce n'était pas la percussion d'un oiseau qui était à l'origine de ce petit dégât! Il a raison. J'ai menti. En réalité, c'est moi qui ai frappé avec un petit marteau, enveloppé d'une serviette de toilette, pour obtenir cette légère dépradation afin de satisfaire un plaisir malin.

En conséquence, je ne me sens moralement plus le droit de faire partie de votre entreprise du fait de la honte que j'éprouve à l'idée d'avoir pratiqué cette tromperie.

Je tiens à féliciter votre expert qui doit être un grand connaisseur des conséquences de la percussion volatile!! Il renforce ainsi sa notoriété professionnelle et vous évite de dépenser de l'argent pour une cause malhonnête. Bravo!

En conséquence, je vous prie de noter que je résilie le contrat qui nous lie, et cela dans le plus bref délai légal. Je vous prie de bien vouloir me confirmer la bonne réception de ma décision (Je prendrai en charge les frais postaux.) Mes salutations, l'assuré repenti: Jean Vigny.»

C'est pas classe, une telle lettre? Pas sûr qu'en Suisse alémanique, où siège l'assurance, on percute l'humour à sa juste valeur! A propos, qui va rembourser au comédien les 1500 balles du carrossier? M'est d'avis qu'il ne faut rien espérer, du côté de l'oiseau!

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13/08/2012

Un retour tout en longueur

Julie, le retour. Il était temps, après cinq semaines d'absence! Certains lecteurs m'ont signalé que je ne manquais pas d'air, en prenant pareil congé. Ils se trompent. J'en ai profité pour faire le plein d'oxygène. Les réserves d'inspiration pour les jours à venir. De quoi tenir jusqu'à Noël et plus, si entente.

N'empêche: en arrivant hier au bureau, j'avais un peu la boule au ventre. Vous connaissez aussi ce truc qui vous tarabuste, au retour de vacances? Et si tout avait changé quand j'avais le dos tourné?

Mais non. L'ordinateur m'a reconnu, ce qui est bon signe. La machine à café s'est mise à glouglouter sans ronchonner. Les collègues n'ont pas changé de face ou de place, du moins à première vue. Et le courrier m'attend dans le casier. Comme d'habitude. Et pourtant...

Vous avez vu ce qu'ils ont fait, en mon absence? Ils ont transformé l'encre bleue! Elle est passée au format Jet d'eau, un jour sans bise. Une longue colonne, intimidante comme tout, dressée tout contre l'attaque de la locale. Ça m'a presque filé le vertige, en la voyant. Je n'ai plus l'habitude d'avoir tant de place à disposition. Mais faites gaffe, je vais y prendre goût!

Cela dit, quoi de neuf dans la République, depuis la dernière fois? Après un rapide tour en ville, j'ai vu que l'ancienne salle d'attente des TPG a été démolie, Place du Rondeau. Et dire que les Carougeois espéraient encore un tram direct pour la gare!Pour le reste, les chantiers tournent au ralenti; les parcs et plans d'eau sont pris d'assaut; des affiches nous promettent que l'on n'a pas encore tout vu; l'été s'est installé. Et puis?

Et puis les Fêtes, c'est fini. Avec un feu d'artifice magistral que j'ai admiré les yeux écarquillés devant un tel déluge de formes et de couleurs. C'est alors que j'ai entendu quelqu'un lancer, d'un ton désabusé, «c'est toujours la même chose...»

Rien n'a fondamentalement changé au pays du Jet d'eau.

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Un retour tout en longueur

Julie, le retour. Il était temps, après cinq semaines d'absence! Certains lecteurs m'ont signalé que je ne manquais pas d'air, en prenant pareil congé. Ils se trompent. J'en ai profité pour faire le plein d'oxygène. Les réserves d'inspiration pour les jours à venir. De quoi tenir jusqu'à Noël et plus, si entente.

N'empêche: en arrivant hier au bureau, j'avais un peu la boule au ventre. Vous connaissez aussi ce truc qui vous tarabuste, au retour de vacances? Et si tout avait changé quand j'avais le dos tourné?

Mais non. L'ordinateur m'a reconnu, ce qui est bon signe. La machine à café s'est mise à glouglouter sans ronchonner. Les collègues n'ont pas changé de face ou de place, du moins à première vue. Et le courrier m'attend dans le casier. Comme d'habitude. Et pourtant...

Vous avez vu ce qu'ils ont fait, en mon absence? Ils ont transformé l'encre bleue! Elle est passée au format Jet d'eau, un jour sans bise. Une longue colonne, intimidante comme tout, dressée tout contre l'attaque de la locale. Ça m'a presque filé le vertige, en la voyant. Je n'ai plus l'habitude d'avoir tant de place à disposition. Mais faites gaffe, je vais y prendre goût!

Cela dit, quoi de neuf dans la République, depuis la dernière fois? Après un rapide tour en ville, j'ai vu que l'ancienne salle d'attente des TPG a été démolie, Place du Rondeau. Et dire que les Carougeois espéraient encore un tram direct pour la gare!Pour le reste, les chantiers tournent au ralenti; les parcs et plans d'eau sont pris d'assaut; des affiches nous promettent que l'on n'a pas encore tout vu; l'été s'est installé. Et puis?

Et puis les Fêtes, c'est fini. Avec un feu d'artifice magistral que j'ai admiré les yeux écarquillés devant un tel déluge de formes et de couleurs. C'est alors que j'ai entendu quelqu'un lancer, d'un ton désabusé, «c'est toujours la même chose...»

Rien n'a fondamentalement changé au pays du Jet d'eau.

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