07/09/2012

Flyer ou papillon?

Vous avez l’œil, et le bon, dès qu’il s’agit de traquer dans les écrits une bourde ou un anglicisme. Grâce à votre courrier, c’est la formation continue assurée!

Pourquoi par exemple utiliser le mot «flyer» pour parler des prospectus que l’on distribue dans la rue? Papillon, c’est plus mignon! me fait remarquer une amoureuse de la langue française. «OK», serais-je tentée de dire pour être concise. «Stop!» C’est faux, tout ça. Et plutôt deux fois qu’une! Décidément, il ne faut jamais se laisser tenter par les mots trop courts et percutants…

Simone me signale une faute d’orthographe qui lui fait toujours mal aux yeux à l’entrée des parkings (des «parcs de stationnement» devrais-je écrire), ou à l’entrée des chantiers. Le terme les «ayants droit» est truffé de «s» partout. Un suffit. Encore faut-il savoir où le placer, n’est-ce pas?

C’est dans un livre tout ce qu’il y a de plus sérieux que Rosemary a vu à deux reprises cette méprise: «au temps» écrit à la place d’«autant». Autrement dit, le titre du livre de Margaret Mitchell serait «Au temps en emporte le vent». Mais où allons-nous?

A Haut-Vernier! Une localité qui a fait son apparition dans notre journal à la place d’Auvernier. Une invention géographique toute genevoise…

Et c’est un «malentendant de la conjonction de subordination, un muet de la conjugaison, un non voyant de la syntaxe» qui a pris sa plus belle plume pour dire qu’une coquille par-ci par-là, ce n’est pas la mer à boire. «Il vaut mieux écrire avec son cœur et ses tripes qu’avec le bon usage de la grammaire.»

Même si avec les deux, c’est encore mieux!

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