28/09/2012

Voler les pauvres

Un cambriolage, quoi de plus banal, de nos jours. Il y en a tant!

Sur le papier, peut-être: c’est juste une déclaration, une statistique, un courrier de plus pour les assurances. La routine, quoi. Mais pour celles et ceux qui en sont victimes, un cambriolage, ce n’est pas banal du tout. C’est plutôt un électrochoc!

Et puis ça laisse des traces. Pas seulement dans le logement visité, mais aussi dans les esprits.

Isabelle vient de vivre cette expérience et n’en revient toujours pas: «Pourquoi les voleurs s’en prennent à de petites gens comme nous?» s’insurge cette locataire. «Mon immeuble abrite des gens à l’AVS ou à l’aide sociale. Les portes sont en papier mâché. On voit bien que c’est pauvre, ici!»

Son appartement aux Eaux-Vives a pourtant été cambriolé mardi en fin de matinée. C’était déjà le douzième cas de la journée, lui a confié la police.Les malfrats sont entrés chez Isabelle tandis qu’elle faisait ses courses. Ils ont dévissé le judas. Barboté les clés. Tout retourné dans sa chambre à coucher. Mais ils n’ont rien trouvé d’intéressant

«Avec ma rente AVS, j’arrive tout juste à tourner, mais je ne peux pas partir en vacances. Ils croient quoi, ces bandits, qu’il y a des valeurs, ici?» Après leur passage, cette dame s’est sentie souillée. Elle a éprouvé le besoin de tout nettoyer. De changer les draps du lit, au cas où ils se seraient couchés là. Et puis elle est restée seule, avec la peur au ventre. Plus une grosse colère.

«Dans ma jeunesse, les voyous avaient un peu plus de classe. Ils ne volaient au moins pas les pauvres!» Les riches, c’est encore une autre histoire...

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