28/09/2012

Des livres oubliés

Ce n’est pas le nettoyage de printemps mais la braderie du siècle!

Pendant près de deux cents ans, la Société de Lecture a acheté des livres. Des tonnes de livres. Ça pèse lourd, la culture! Et puis ça prend pas mal de place sur les rayons. De la poussière aussi. Que faire? Un peu de ménage!

Vous êtes donc tous invités à donner un coup de main aujourd’hui. L’institution de la vieille ville ouvre grands ses portes ce samedi pour une vente exceptionnelle de 2000 livres oubliés.

Je ne sais pas si vous connaissez ce lieu magnifique. Mais si vous n’y avez jamais mis les pieds, c’est l’occasion de le faire: on pourra visiter la bibliothèque genevoise avant de partir à la recherche de la perle rare, sans pour autant dépenser une fortune.

Tous les ouvrages partiront à une thune pièce, qu’ils soient anciens ou modernes, littéraires ou scientifiques, reliés ou brochés. Pour chiner en bon ordre, la Société de Lecture propose un horaire réservé à ses membres et un autre ouvert au public, de 14 h à 17 h. Petite restauration sur place. On se retrouve tout à l’heure au 11, Grand’Rue?

A moins que vous ne préfériez les BD et les livres de poche. Ils se dénicheront plus facilement du côté des Pâquis, où se tient jusqu’à dimanche soir le plus grand déballage public de la saison. Ce vide-greniers à même la rue vaut toujours le déplacement.

Et si vraiment vous en avez marre d’avoir les yeux baissés sur les bouquins, les vieux jouets ou les stands de pâtisserie, levez-les au ciel. Il y a en ce moment migration de cormorans, et ces vols sont vraiment de toute beauté. N’en déplaise aux pêcheurs...

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Voler les pauvres

Un cambriolage, quoi de plus banal, de nos jours. Il y en a tant!

Sur le papier, peut-être: c’est juste une déclaration, une statistique, un courrier de plus pour les assurances. La routine, quoi. Mais pour celles et ceux qui en sont victimes, un cambriolage, ce n’est pas banal du tout. C’est plutôt un électrochoc!

Et puis ça laisse des traces. Pas seulement dans le logement visité, mais aussi dans les esprits.

Isabelle vient de vivre cette expérience et n’en revient toujours pas: «Pourquoi les voleurs s’en prennent à de petites gens comme nous?» s’insurge cette locataire. «Mon immeuble abrite des gens à l’AVS ou à l’aide sociale. Les portes sont en papier mâché. On voit bien que c’est pauvre, ici!»

Son appartement aux Eaux-Vives a pourtant été cambriolé mardi en fin de matinée. C’était déjà le douzième cas de la journée, lui a confié la police.Les malfrats sont entrés chez Isabelle tandis qu’elle faisait ses courses. Ils ont dévissé le judas. Barboté les clés. Tout retourné dans sa chambre à coucher. Mais ils n’ont rien trouvé d’intéressant

«Avec ma rente AVS, j’arrive tout juste à tourner, mais je ne peux pas partir en vacances. Ils croient quoi, ces bandits, qu’il y a des valeurs, ici?» Après leur passage, cette dame s’est sentie souillée. Elle a éprouvé le besoin de tout nettoyer. De changer les draps du lit, au cas où ils se seraient couchés là. Et puis elle est restée seule, avec la peur au ventre. Plus une grosse colère.

«Dans ma jeunesse, les voyous avaient un peu plus de classe. Ils ne volaient au moins pas les pauvres!» Les riches, c’est encore une autre histoire...

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27/09/2012

La prothèse du Cervin

Les montagnes appartiennent à tout le monde. Mais pas touche au Cervin!

Vous souvenez-vous de ces rocs prélevés au sommet et expédiés aux Etats-Unis? C’était en 1984. Choqué par cette campagne publicitaire, le sculpteur genevois André Bucher avait réagi en créant une prothèse en bronze du caillou manquant. Ce bloc de 60 kilos avait ensuite été scellé tout là-haut en 1986, sans autorisation, ce qui avait fort vexé les gens de Zermatt.

A l’époque, l’avocat Pascal Couchepin avait pris la défense de l’artiste, sommé par les autorités communales d’enlever son œuvre. Ils avaient alors gagné sur le plan juridique, la prothèse étant tolérée. Elle a néanmoins disparu: des montagnards remontés l’ont fait déguiller sans autre forme de procès.

Les années ont passé. Le sculpteur est décédé en 2009. En rangeant son atelier, sa fille Marina a découvert deux autres prothèses. Ça lui a fait tilt!

Au début de ce mois, elle a gravi le Cervin pour constater qu’il n’y avait plus trace de l’œuvre (voir reportage sur www.rts.ch/g/HvLO). Aujourd’hui, elle est déterminée à la remettre en place. Pour son père et par principe: il y a bien des croix et d’autres interventions dans la montagne, pourquoi pas ce bronze?

Mais cela ne sera pas simple. L’ancien conseiller fédéral vient de rappeler à Marina que la chose avait été tolérée en son temps car personne ne savait si elle se trouvait sur territoire suisse ou italien. Il lui a aussi prédit quelques soucis en s’engageant ainsi sur les traces de son père…

La Genevoise devra donc faire preuve de diplomatie si elle veut aller au bout de sa démarche. Les Zermattois sont très chatouilleux, côté Cervin.

Affaire à suivre!

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25/09/2012

Une simple enclave...

Il suffit de peu parfois pour que le Grand Genève se fasse tout petit.

Une Genevoise se prélasse en cette fin d’été sur une terrasse au bord du lac, de l’autre côté de la frontière. Le serveur, très en verve, explique à un couple de touristes et à qui veut bien l’entendre que Genève est une simple enclave en territoire français.

Ben oui, toutes ces montagnes que vous voyez là et là nous appartiennent, affirme-t-il en balayant du geste le paysage de l’autre côté du lac. Alors Genève, vous pensez…

Elisabeth n’est pas spécialement chauvine. Mais faut pas pousser mémé dans les orties, comme on le dit dans le coin. Elle remet vite fait de l’ordre dans la géographie de ce garçon. Avant le Jura de Hollande, il y a accessoirement le canton de Vaud et le Jura suisse. Genève n’a rien d’une enclave, que je sache!

Le fanfaron s’en tire par une pirouette: «Bien sûr, Madame, il y a de la place pour tout le monde!» A la bonne heure. Alors santé, et vive la région!

Cette notion reste toutefois assez élastique et ne s’étend pas à perpète. En tout cas pas jusqu’à Arbois, jolie petite cité du Jura français située à un peu plus d’une heure de route de Genève. Il vaut mieux y venir avec ses euros en poche si l’on veut manger un morceau ou faire quelques achats. Christian n’avait que des francs suisses sur lui, et il n’a pas pu les changer.

Sur place, ni la Caisse d’épargne ni le Crédit agricole n’ont été en mesure de lui faire cette opération. Le Servettien en est resté tout chose: «Si j’avais eu des roubles ou des yens, j’aurais compris, mais des francs suisses, tout de même!»

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Une place en noir

De loin, elle fait triste. De près, elle est encore plus déprimante, surtout par temps de pluie.

Avez-vous déjà découvert la place Saint-Gervais dans sa nouvelle tenue? Une tenue de grand deuil! Noire quand c’est mouillé, grise très foncée le reste du temps, je présume.

Certes, c’est chic, le noir. Sur une personne, une œuvre d’art. Chic aussi sur le papier. Mais sur l’étendue d’une place rendue aux piétons, je ne vous dis pas comme ça plombe le moral!

Parce que, mine de rien, le cœur de Saint-Gervais a pris une certaine ampleur, depuis que le trafic ne tourne plus autour de la fontaine et du bassin. La rue qui les entourait a été gommée au profit d’une grande esplanade sur un seul niveau. On y accède désormais par six très larges marches, côté Rhône, et un degré à hauteur variable, côté rue de Coutance. Le tout réalisé en béton teinté noir…

En termes d’espace, rien à critiquer, bien au contraire: la plate-forme est généreuse. Elle est d’ailleurs bordée sur le haut par un long muret qui sert de banc public. Aux beaux jours, les passants viendront y pique-niquer ou babiller tout en surveillant les petits du coin de l’œil.

Et puis le vénérable tilleul de Saint-Gervais, qui a vaillamment résisté aux travaux, ne sera plus seul: trois arbres seront plantés cet automne pour lui tenir compagnie. Des sophoras.

Une belle place à vivre, a priori. Alors pourquoi tant de noirceur dans ce lieu qui se veut convivial, je vous le demande!

T’aurais préféré du béton teinté rose, Julie? Même pas. Mais une couleur plus claire et plus riante, ça oui!

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24/09/2012

Factures alourdies

Michel se rend un lundi de juillet à l’hôpital de La Tour pour une urgence non prioritaire. Il s’en serait bien passé mais voilà, son médecin traitant est en vacances.

Ce patient, qui porte bien son nom, y arrive à 16 h. Accueil, test d’urine, prenez place Monsieur, et passent les heures. Les urgences sont débordées! Vers 20 h 30, lueur d’espoir, on le dirige vers un service. Pour des prunes. Il reste néanmoins patient. Sur le coup de 21 h 30, Michel a un petit ceux. Normal, il n’a rien mangé depuis midi.

Craignant que cet état ne lui fasse oublier des détails quand il verra enfin un médecin, il demande un sucre, pour tenir le coup. Malheur à lui!

Car c’est soudain le branle-bas de combat: on s’intéresse à son taux de glycémie. La toubib de service tient mordicus à lui faire cet examen. Lui refuse: c’est normal de se trouver en hypoglycémie dans ces conditions, un simple sucre fera l’affaire. Elle insiste.

C’en est trop! Michel perd patience et s’en va après 6 heures passées dans l’établissement, sans avoir été examiné, et sans avoir reçu de traitement.

Quelle n’est pas sa surprise de recevoir une facture de 135 francs comprenant un forfait d’admission (passe encore) une consultation et diverses babioles. Il conteste illico. Puis arrive une facture du labo où figure un supplément de nuit de 100 francs! Nouvelle lettre de contestation.

La Tour a pris garde et lui a donné raison. L’hôpital a supprimé les frais de consultation, et le labo a effacé sa rallonge nocturne. Soit une économie de 200 francs pour le client.

Moralité, si on ne conteste pas, on nous refile n’importe quoi!

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22/09/2012

Sauve qui peut

Sauve qui peut!

Le coup du coût de location des coffres de l'UBS qui prend l'ascenseur (Encre bleue du 18 septembre) m'a valu pas mal de réactions.

Parmi celles et ceux qui se présentent comme "les floués" ou "les plumés" du coffre-fort, c'est à qui m'annoncera la plus forte augmentation de prix de leur "safe". Jusqu'à trois fois plus. Qui dit mieux?

Du coup, Pierre a une idée, pour se passer de ces locations dispendieuses. Beaucoup de gens ont un abri antiatomique qui ne leur sert pratiquement à rien. Sauf à ranger les boîtes de conserve sur les étagères, au cas où...

Pourquoi ne pas le transformer en chambre forte? Murs et porte sont épais, comme ceux des banques. Ne manque qu'une serrure adéquate, et le tour est joué! En quelques années, l'installation devrait être amortie.

Bonne idée. Encore faut-il disposer d'un tel abri chez soi.

Mais vous avez bein des murs ou une cave? renchérit Hélène. Faites sceller et cimenter un coffre, bien caché des regards. Vous aurez ainsi tous vos trésors sous la main.

Là encore, ce conseil s'adresse seulement aux personnes propriétaires de leur logement. Ce qui est loin d'être le cas de tout le monde, dans ce canton.

D'ailleurs, la question même du coffre-fort ne concerne pas la grande majorité. Pour en vouloir un, il faut posséder des objets précieux. Sauve qui peut, donc! Et retour à la case départ.

A propos, si vous renoncez aux coffres parce qu'ils deviennent trop chers, songez à glisser vos trésors dans la crousille: Jules va bientôt reprendre du service pour la Thune du Coeur. Et il ne fait pas tant d'histoires, lui...

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21/09/2012

Le polonais de Russin

Deux amies s’arrêtent devant un stand de pâtisseries à la Fête des vendanges de Russin. Il y a là abondance de tartes et de gâteaux mitonnés par ces dames paysannes.

Doris jette son dévolu sur la spécialité du cru. «Oh, comme ça doit être bon de manger un polonais! T’en voudrais aussi?» demande la gourmande à son amie, qui s’en lèche déjà les babines. Et tandis qu’elles choisissent leur part de pâte feuilletée pleine de poudre d’amande gorgée de rhum et de fleur d’oranger (miam, c’est moi qui salive, rien qu’à l’écrire), un badaud les fixe avec une certaine insistance.

Au moment où Doris enfourne la pâtisserie dans sa bouche, ce jeune homme lui lance: «Dites, Madame! Moi je suis Polonais. Faut pas me manger!»Ils ont tant ri que le sucre de glace du polonais (le gâteau, donc) s’est envolé en petits nuages joyeux

Faut dire que ces appellations non contrôlées de spécialités prêtent à confusion. Avez-vous déjà tenté de commander un parisien sans kirsch sur une terrasse de la Ville Lumière? Il ne faut pas craindre le ridicule…

Toujours chez nos voisins essayez, comme moi, de demander ce joli cœur de France qui vous a tapé dans l’œil. Mais Madame, voulez-vous que je vous donne mon cœur? m’a demandé le boulanger. Grands dieux non! Juste ce biscuit. C’est un palmier, très chère. Ou un prussien, c’est selon. Pourquoi pas un chinois, pendant qu’on y est!

Evitez donc de commander, suivant où, un Monaco, un Chambéry-fraise ou des boules de Berlin. Ça vous évitera quelques surprises… Mieux vaut manger un polonais à Russin. Là au moins, on rigole!

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20/09/2012

Disparue retrouvée

Marta a disparu le 11 août dernier. Depuis ce samedi fatidique, sa famille a collé des avis de recherche un peu partout, fait des battues, lancé des appels sur les réseaux sociaux, dans les TPG. Elle a remué ciel et terre. En vain. La police a finalement retrouvé le 11 septembre le corps sans vie de cette grand-maman de 81 ans.

Quatre semaines et trois jours passés à redouter cette nouvelle. C’est une attente terriblement longue. Les proches de la disparue ont eu le temps de broyer du noir comme d’avoir les plus fols espoirs. Ils ont surtout imaginé tout ce qui a pu lui arriver.

Ce qui lui est arrivé? Personne ne le saura jamais. Cette dame, qui n’avait pas le sens de l’orientation, a sans doute pris le tram et s’est ensuite perdue dans la nature. Elle n’avait pas l’habitude de demander sa route.

A-t-elle fait un malaise, une chute? C’est en contrebas d’un chemin de campagne peu passant qu’elle a été découverte, avec toutes ses affaires sur elle. Un endroit de Plan-les-Ouates où l’on n’aurait jamais pensé la chercher, dira une de ses petites filles, qui a pourtant retourné le canton.

La famille de Marta peut désormais faire son deuil. Mais elle a encore un pincement au cœur, en songeant à ce qui aurait pu être entrepris. Quand une personne âgée disparaît, et qu’elle est clairement en danger, pourquoi faut-il que la police respecte le délai de 48 h avant de lancer les recherches?

Mais la messe est dite. Et la famille a envie de retenir un point positif de cette épreuve: l’empathie et la générosité de ces innombrables personnes, connues ou inconnues, qui lui ont apporté aide et soutien. Elle les remercie de tout cœur!

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19/09/2012

Boire ou conduire

Boire ou conduire, il faut choisir!

Le hic, c’est que parfois, quoique l’on fasse, on se retrouve le bec dans l’eau. Enfin, façon de parler.

Le week-end dernier, Adriana s’en va fêter avec des copains les 7 ans de mariage d’un couple d’amis. Une sacrée noce en perspective pour ces joyeux trentenaires. En prévision de la soirée arrosée, les invités ne prennent pas leur voiture. Une sage décision, vu tout ce qu’ils descendent en portant des toasts! La fête se termine à pas d’heure. Et il faut bien rentrer.

Les fêtards appellent donc deux taxis. Puis ils patientent, assis sur le bord du trottoir, l’arrivée des gentils chauffeurs qui vont les raccompagner à deux pas de leur lit.

Les voitures arrivent enfin, et le plus éméché de la bande se dirige vers elles en titubant. Mauvais carnet! Ni une ni deux, les taxis rebroussent chemin, mettent les gaz et filent dans la nuit.

Adriana rappelle illico la centrale. Qui lui envoie une autre voiture. Rebelote! Le chauffeur repart à vide, non sans avoir expliqué qu’il n’a pas le droit de prendre quelqu’un qui a trop bu. N’est pas Nez rouge qui veut!

Heureusement, pas un, mais deux anges passent. Un ami de la fête, qui embarque le plus pompette, et un chauffeur de taxi, qui accepte finalement de raccompagner les plus sobres chez eux.

Dégrisée, Adriana n’en est pas moins énervée. Car si ces véhicules de service décident de ne plus embarquer de passagers ivres, susceptibles de salir leur véhicule, sur qui compter, quand on a un coup dans le nez?

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18/09/2012

Le coût des coffres

«Le citron que l’on presse sans cesse n’aura bientôt plus de jus!» Dans le rôle de l’agrume, je vous présente Jérôme, un client de l’UBS qui l’a un peu acide.

Il vient de recevoir, tout comme Alexandre et tant d’autres fidèles, un courrier de la grande banque suisse. Mauvaise nouvelle! Le coffre qu’il loue depuis une année passera de 200 à 350 francs! Celui d’Alexandre grimpera quant à lui de 162 à 378 francs, taxes comprises. Ça commence à faire cher pour planquer ses bijoux!

Mais voilà. Les temps sont durs pour tous. Même pour les banques, à ce qu’il paraît.

Contactée, l’UBS estime qu’une telle augmentation est justifiée. Normal! Ses arguments? La dernière adaptation des prix de location des coffres a eu lieu il y a trois lustres et la précédente remonte à un quart de siècle. Il faut vivre avec son temps.

Et puis les coffres doivent être remis sur pied d’égalité, vous comprenez. Dans certaines salles, les «save» de même taille n’affichent pas le même tarif selon qu’ils sont anciennement SBS ou UBS. On égalise donc. Vers le haut. Toujours plus haut.

Car tout augmente dans les banques: les exigences de sécurité, les coûts de surveillance, les loyers et les charges. A Genève plus qu’à Tolochenaz, ce qui explique pourquoi les clients du bout du lac sont particulièrement touchés par cette mesure.

Alors ils râlent. Parce qu’ils se sentent coincés: soit ils payent très cher pour mettre leurs biens à l’abri, soit ils prennent le risque de se les faire voler. C’est riant, comme perspective!

Jérôme, qui ne veut plus être pressé, a résilié la location de son coffre.

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17/09/2012

Une envie de dessin

«Dessine-moi un mouton!» dit le petit prince à l’aviateur, perdu en plein Sahara.

Mission impossible, a priori, pour le pilote de Saint-Exupéry, qui lui répond: «J’ai été découragé dans ma carrière de peintre par les grandes personnes, à l’âge de 6 ans, et je n’ai rien appris à dessiner, sauf les boas fermés et les boas ouverts…»

Pourtant, il a dessiné des moutons.

Alors vous parviendrez bien, sans doute, à croquer… une cité!

La papeterie Brachard a lancé cet été un concours pour inviter la population à dessiner une ville, ou une ambiance de ville, dans l’esprit des croquis de voyage ou de «l’urban sketching»

Pour en savoir plus sur ce concours, il est bon de se rendre dans l’institution de la Corraterie. Les agrandissements des croquis de Reynald Aubert, exposés dans ses vitrines, font déjà de l’œil aux passants. Sûr qu’ils leur donnent envie de dessiner! Ou du moins d’essayer.

La suite? Elle est simple: il suffit d’une feuille de papier et de crayons pour représenter, grâce à votre patte, ce que vous avez sous les yeux, en tête ou au fond du cœur. Ah, j’oubliais: la technique est libre, alors vous faites comme bon vous semble!

Il faut encore préciser que trois catégories d’âges sont prévues, les 3 à 10 ans, les 11 à 17 ans et les 18 et plus, et que les prix sont fort jolis!

C’est donc le moment ou jamais de sortir prendre l’air, son petit calepin sous le bras, pour aller croquer la ville: les copies sont à rendre d’ici au 30 septembre.

S’il te plaît, dessine-moi une ville!

www.brachard.com/concours

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15/09/2012

La poutze de la rade

N'en jetez plus!

L’an dernier, à pareille époque, des plongeurs ont sorti de l’eau 651 kilos de détritus reposant lamentablement au fond de la rade. Dont dix pneus, une trottinette, 350 bouteilles de verre, deux vélos et même un chariot de l’aéroport. Mais de revolver, point. Il y en avait pourtant eu, lors de précédentes pêches miraculeuses…

Pour constater de visu ce que les gens sont capables de jeter à la flotte, je vous propose d’aller faire un tour dimanche du côté de l’entrée des Bains des Pâquis.

C’est là que Patty Moll, cheville ouvrière de cet événement, va installer une grande bâche pour exposer le butin de cette 20e édition du grand nettoyage du lac. Spectacle assuré! Car les moules, zébrées ou non, ont le chic pour se fixer à tout ce qu’elles trouvent et former d’étranges sculptures.

Plus de cinquante plongeurs des clubs de la région vont participer à cette poutze lacustre. Une sacrée équipe! Reste encore à trouver quelques marcheurs pour aller rechercher les objets remontés à la surface par ces hommes grenouilles et laissés en rade.

Alors si vous êtes d’attaque dimanche matin, rendez-vous à 9 h du côté Bains des Pâquis, où l’on vous fournira gants et protection de travail. Il y aura des cadeaux pour les objets pêchés les plus insolites, des diplômes souvenirs et une fondue pieds dans l’eau pour terminer la journée. Ça vous dit?

Samedi 22 septembre, ce sera au tour de Net Léman de procéder au nettoyage des berges et des fonds du lac côté Baby Plage, Cologny et Bellevue. Il y a vraiment du boulot pour tous.

Mais n’en jetez plus!

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14/09/2012

La gouille des Bastions

Ce n’est pas un pavé dans la mare. C’est juste un bon gros tas de terre!

Cette semaine, les jardiniers de la Ville de Genève ont comblé la petite pièce d’eau située devant le Palais Eynard où s’épanouissaient nénuphars et têtards.

La gouille des Bastions a donc vécu. Elle n’aura duré qu’une dizaine d’années. Alors ils jouent à quoi, sur le frais gazon? A «un jour on creuse, un jour on rebouche» sans doute. Une vraie manie genevoise, à voir ce qui se passe dans les rues.

Même pas. Nos autorités en ont simplement marre de cette mare. Ou plutôt marre des ennuis autour de la mare. Elle est gommée du paysage par gain de paix.

Au départ, elle avait été créée pour faire joli et romantique. Sauf que rapidement, des parents s’en sont plaints. Trop risqué pour les petits enfants sans surveillance. Ils pourraient tomber dedans. Et se noyer.

Cette obsession sécuritaire a préoccupé Tornare. Puis Maudet. Que faire de ce bassin potentiellement dangereux dans un lieu toujours plus fréquenté? Mettre une barrière tout autour? Du plus vilain effet! Une palissade, alors? Un mur? Les citoyens seraient montés aux barricades…

Pagani est finalement passé à l’acte: on enterre le problème, on sème du gazon, et le compte est bon! Les foules insouciantes qui prennent d’assaut les Bastions disposeront ainsi d’un rab de pelouse. Que demander de plus?

Quant aux grenouilles de la gouille, elles devraient trouver refuge, nous dit-on, au Bois de la Bâtie. Nous voilà rassurés!

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13/09/2012

Ecu d'or trop discret

Mais où se cache l’écu d’or? Bien à l’abri dans le coffre d’une banque ou dans une chaussette cachée sous le matelas?

Pareil refuge serait délicat, pour son chocolat! Même si certains Genevois affirment qu’il est moyennement bon, de toute façon. Mauvaises langues, va!

Car la recette de cette friandise a eu le temps de s’améliorer. C’est depuis 1946 déjà que Patrimoine suisse et Pro Natura proposent ces grandes pièces remplies de chocolat au lait pour sauvegarder notre cadre de vie.

Toutes celles et ceux qui ont fait leurs classes ici se rappellent sans doute de ces heures passées à faire du porte à porte pour écouler le plus possible de disques dorés à une thune pièce.

Cette année, la vente a lieu en Suisse du 5 au 15 septembre. Mais au bout du lac, elle est d’une discrétion absolue: j’ai ramé pour mettre la main sur ce trésor.

Au siège de Zurich, on confirme: plus aucune classe de la Ville de Genève ne vend d’écus d’or! Les enseignants seraient réticents à envoyer leurs élèves frapper aux portes des logis. Question de sécurité, de pratique. D’intérêt aussi?

Heureusement, plusieurs écoles du canton restent fidèles à la tradition, comme celles de Confignon, Laconnex, Plan-les-Ouates et Veyrier.

Où dénicher encore ces fameux écus consacrés, cette fois-ci, aux «intérieurs d’époque»? On peut les trouver depuis peu dans une vingtaine de bureaux de poste genevois. Encore faut-il les repérer entre les livres, shampoings, bonbons et autres babioles. Le plus simple est de les demander au guichet.

Le chocolat? N’en déplaise aux bons Genevois, il est meilleur que celui des marmites de l’Escalade!

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12/09/2012

Nouvelles positives

Vous prendrez bien une louche de nouvelles positives? C’est toujours bon pour le moral. Surtout quand il pleut…

Un automobiliste d’un âge respectable s’en revient lundi vers sa voiture et découvre qu’un pneu est totalement plat. La tuile! Son désarroi doit se voir de loin. Il n’échappe en tout cas pas aux sapeurs-pompiers du Grand-Saconnex qui arrivent à sa hauteur avec leur gros véhicule rouge, mais sans sirène. Ils lui proposent de changer la roue et le font en un tour de main. Des amours, ces hommes-là! Mais pas question de les indemniser. Pas même un café! «Nous sommes là pour aider la population» ont-ils dit. C’est pas joli?

Nos policiers sont aussi formidables, renchérit Muriel. Cette promeneuse du dimanche a récupéré, au fond du bassin de la Perle du Lac, une petite hirondelle en fâcheuse posture. Que faire de l’oisillon? Il est installé dans un carton et hop, cap sur le poste de police de la rue de Berne, qui en a vu d’autres!

Et voilà cette dame, son amie, leurs petits chiens et une hirondelle qui patientent là en compagnie de deux jeunes filles qui ont récupéré un joli Jack Russell tout affolé dans la rue, sans laisse ni médaille. Deux seniors, deux ados, deux animaux en détresse, mais une seule adresse: le poste des Pâquis qui a accueilli tout ce petit monde avec attention et pris soin des animaux. «Il y a des jours où le hasard nous réserve d’heureuses rencontres» relève Muriel, encore toute émue par ce bel après-midi.

Quant au service des objets trouvés, il ne manque pas de tendresse et d’humour, rapport au doudou perdu par Tim: «Hélas, nous ne pourrons pas mettre fin à son premier chagrin d’amour. Le p’tit lapin n’a pas gambadé jusqu’à nous.» Trop chou!

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11/09/2012

Aide ton prochain...

Si les escrocs mettaient leur créativité au service de la bonne cause, la société se porterait un peu mieux, pas vrai?

Parce que ces filous sont rudement fortiches. Ils ont le nez pour flairer comment fonctionnent les gens! Dommage qu’ils s’en servent uniquement pour arnaquer ceux qui croisent leur chemin.

Comme ce monsieur, malvoyant et âgé, qui se déplace avec une canne. Il est en route pour aller manger un morceau avec ses anciens copains de la pétanque, à Carouge. Et ce n’est pas tout simple, avec tous ces travaux qui lui font faire des détours.

C’est justement en cherchant par où passer qu’il voit un jeune homme blessé près d’un banc. Il semble mal en point et gémit. Son ami essaie de l’aider à s’asseoir sur le siège en bois, sans y parvenir. Il interpelle alors le passant: «Si vous pouviez me donner un coup de main, à deux, on y arriverait peut-être!»

Bien sûr, c’est toujours plus facile, à deux. Même si, à l’évidence, l’octogénaire ne semble pas être la personne la plus adéquate pour se livrer à cet exercice. On aurait plus envie de lui venir en aide que de lui en demander!

Mais voilà. L’homme à la canne appartient à cette génération qui le sens du devoir chevillé au corps et qui a encore le souci de l’autre. Tant bien que mal, il donne le coup de main. Le blessé est enfin assis sur le banc, son copain se chargera de lui. Merci Monsieur, vous êtes très gentil, merci!

Le Bon Samaritain repart, ravi de s’être rendu utile, malgré tout. Mais au moment de payer son écot au repas des copains,  il réalise que son portefeuille a disparu de sa poche. Moche!

Aide ton prochain, qu’il disait…

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07/09/2012

Flyer ou papillon?

Vous avez l’œil, et le bon, dès qu’il s’agit de traquer dans les écrits une bourde ou un anglicisme. Grâce à votre courrier, c’est la formation continue assurée!

Pourquoi par exemple utiliser le mot «flyer» pour parler des prospectus que l’on distribue dans la rue? Papillon, c’est plus mignon! me fait remarquer une amoureuse de la langue française. «OK», serais-je tentée de dire pour être concise. «Stop!» C’est faux, tout ça. Et plutôt deux fois qu’une! Décidément, il ne faut jamais se laisser tenter par les mots trop courts et percutants…

Simone me signale une faute d’orthographe qui lui fait toujours mal aux yeux à l’entrée des parkings (des «parcs de stationnement» devrais-je écrire), ou à l’entrée des chantiers. Le terme les «ayants droit» est truffé de «s» partout. Un suffit. Encore faut-il savoir où le placer, n’est-ce pas?

C’est dans un livre tout ce qu’il y a de plus sérieux que Rosemary a vu à deux reprises cette méprise: «au temps» écrit à la place d’«autant». Autrement dit, le titre du livre de Margaret Mitchell serait «Au temps en emporte le vent». Mais où allons-nous?

A Haut-Vernier! Une localité qui a fait son apparition dans notre journal à la place d’Auvernier. Une invention géographique toute genevoise…

Et c’est un «malentendant de la conjonction de subordination, un muet de la conjugaison, un non voyant de la syntaxe» qui a pris sa plus belle plume pour dire qu’une coquille par-ci par-là, ce n’est pas la mer à boire. «Il vaut mieux écrire avec son cœur et ses tripes qu’avec le bon usage de la grammaire.»

Même si avec les deux, c’est encore mieux!

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05/09/2012

Silence, on jeûne!

Chouette, c’est le Jeûne genevois!

Pour tous les habitants du canton, ou presque, cette date se résume à un jeudi de congé. Une petite rallonge d’été sur fond de tarte aux pruneaux.

Mais demandez seulement autour de vous la raison de ce jour férié et vous ne trouverez plus grand monde pour vous éclairer. Pour vous rappeler que ce jour-là, normalement, on ne mange pas (sauf la tarte) et on prie. Eh oui!

Je vous résume l’histoire? Pour faire très court, on dira que le premier Jeûne a été suivi à Genève en 1567 à l’annonce de la répression menée contre les protestants de Lyon. Puis il a été observé occasionnellement lors de coups durs ou de malheurs, comme après l’Escalade, en 1602, la peste, en 1615 ou le tremblement de terre de 1651.

Si le mois de cet acte moral et religieux varie, le choix du jeudi s’impose dès 1652. Il n’y a tout simplement pas de marché ce jour-là!

Et bien qu’à l’époque la religion ait plus de poids qu’aujourd’hui, la pratique du jeûne se fait assez élastique. En 1751 déjà, les pasteurs déplorent que les gens aillent au cabaret ou à la chasse ce jour-là. Sacrés Genevois…

Au fil du temps, la tradition se perd ou reprend du poil de la bête, selon les circonstances. Elles sont compliquées: protestants et catholiques font jour de pénitence séparé, Genevois et Confédérés aussi. On trouve un terrain d’entente en 1844 en promulguant une loi pour distinguer les deux Jeûnes: le genevois sera jour de prière, le fédéral plus patriotique. Avec un succès mitigé. En 1869, le Jeûne de chez nous n’est plus férié, mais il le reviendra en 1966. Quant au fédéral, on nous l’a sucré au passage.

Reste la tarte aux pruneaux!

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04/09/2012

De l'or à revendre

Si vraiment vous tenez à vendre votre or, faites comme Catherine. Prenez le temps de comparer les offres avant de vous décider. Et faites vous accompagner par un malabar, si d’aventure vous sortez dans la rue avec vos trésors. On n’est jamais assez prudent.

Avant de se rendre à l’Hôtel Métropole, où un acheteur proposait il y a peu de payer cash et discret tout ce qui brille, cette dame a fait estimer son bien dans trois commerces spécialisés dans l’achat d’or. A peu de chose  près, les prix tournent autour de 1900 francs.

Forte de ces estimations, elle se rend donc dans le palace genevois pour voir si on lui fera un meilleur prix encore. Eh oui, cela peut prendre du temps de vendre certains bijoux de famille. Et puis ça fait rêver, les cinq étoiles.

Catherine et la personne qui l’accompagne montent au 5e étage où a lieu le négoce d’or. L’accueil n’est pas vraiment du 24 carats…Et tandis que l’acheteur dépose les objets précieux de la visiteuse sur sa balance de cuisine, il embraye la conversation. N’auriez-vous pas aussi des pendules, des tableaux à vendre? Mais elle ne se laisse pas distraire et fixe la balance du regard: elle veut voir si le poids affiché est le bon. Il l’est.

Mais on lui propose pour tous ces grammes 800 francs, soit moins de la moitié de la valeur estimée!

Normal, avance l’expert. Tout ne serait pas de première qualité. Ben voyons! Catherine remballe sa marchandise et file à Chantepoulet. Là où on lui avait proposé plus du double.

En ces temps «où il faut profiter du taux exceptionnel de l’or», certains acheteurs profitent, tout court.

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