02/10/2012
Le blues de la ligne bleue
Il y a la ligne bleue des Vosges. La ligne bleue du métro de Montréal. La ligne bleue de la frontière libano-israélienne. Et puis il y a la ligne bleue qui délimite, chez nous, une zone de stationnement placée sous haute surveillance.
Pour elle, les résidents genevois payent bonbon un simple macaron. Il leur donne le droit de tourner en rond pour trouver une case non occupée par une terrasse ou des gravats. On dira que ça fait partie du jeu.
Mais il y a de la triche, parfois!
Lionel me signale ainsi que depuis ce printemps, plusieurs places de stationnement du bas de la rue Barthélémy-Menn ont été supprimées pour les besoins d’un chantier. Les lignes bleues ont été recouvertes de peinture noire. Les automobilistes ont donc tout naturellement fait une croix sur ces endroits.
Or, depuis deux mois déjà, palissades et échafaudages ont été démontés. La rue a retrouvé ses aises, les voitures ont repris leurs habitudes en se posant sur ces chères places bleues.<
Sauf que la peinture noire n’a pas encore été partout enlevée. Il est vrai que deux mois pour la faire disparaître, c’est un peu court… «Je ne vous dis pas la joie des contractuels!» me glisse Lionel. «Pour eux, pas de ligne bleue, pas de stationnement toléré.»
Du coup, les bûches pleuvent sur les voitures pour stationnement hors case, alors que les conducteurs estiment être dans leur bon droit en se posant là. Oh rage, oh désespoir! Que faire?
M’est d’avis qu’ils devraient arrêter de se laisser traire en prenant un bidon (de peinture, donc). Et hop, une couche de bleu sur ces lignes qui l'étaient il y a peu. Ainsi plus d’amendes, plus de blues. Simple comme bonjour!
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