03/10/2012

Fenêtres sur bâche

Emballés, nous le sommes, nous autres humains, d’une manière ou d’une autre.

Eh bien les immeubles s’y mettent à leur tour! Je ne sais pas si vous l’avez remarqué, mais les bâtiments drapés de toile ou de plastique sont toujours plus nombreux en ville. Faut dire qu’avec l’épidémie de surélévation qui sévit ces temps-ci, ce n’est guère surprenant.

Or ces protections qui enveloppent les façades ne font pas toutes dans la dentelle.

Il y a celles qui pensent aux locataires ou aux employés qui vont vivre derrière elles pendant des mois. Elles se font un peu transparentes et aérées. Ça aide à faire passer la pilule.

Et puis il y a les autres. Les imperméables à tout sentiment. Ces bâches en plastique sont une véritable punition pour qui les subit au quotidien. Elles cachent la lumière du jour et donnent aux habitants l’impression de manquer d’air. Sans parler de la vue.

Il arrive parfois que de tels emballages prennent en otage un immeuble et que les travaux tardent à commencer. C’est ce qui s’est passé en face de chez Esther, rue de l’Ecole de Médecine.

Après un été à cuire derrière cette tenture pour des prunes, un locataire a osé faire un trou dans le plastique, en face de sa fenêtre. Comme ça, pour souffler un peu. Pour voir si le ciel est bleu ou gris. Evidemment, ça ne se fait pas. Quoique…

D’autres habitants ne se sont pas gênés. Dans le locatif situé à l’angle de la rue des Deux-Ponts et du Quai des Arénières, ils ont carrément percé des trous dans le plastique à tous les étages, côté Arve. Un vrai gruyère.

J’avoue que cette vue m’a emballée!

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