31/10/2012

Labrador bien gardé

Un samedi soir de fin septembre, Claudine-Hélène sort son labrador pour qu’il fasse son dernier petit pipi de la journée. Ceux qui ont des chiens connaissent ce rituel. Las, au tournant de la rue Schaub et des Asters, elle trébuche et fait une mauvaise chute.

La voilà étalée sur le sol, incapable de se relever seule, son Fanfan assis à ses côtés, tout désemparé. Fort heureusement, des jeunes qui passent par là lui viennent en aide, merci à eux! Ils la soulèvent, l’installent dans leur voiture, la conduisent au pied de son immeuble et restent à ses côtés, le temps que la police arrive.

22, la voilà! Les deux agents portent à leur tour la blessée dans leur voiture et se décident à appeler une ambulance. Et c’est là que cela devient extraordinaire: un policier propose gentiment à Claudine-Hélène de s’occuper de son labrador pendant la durée de son hospitalisation!

Elle dit oui tout de suite. Qu’on s’occupe de son chien en son absence, ça lui ôte une sacrée épine du pied. Déjà qu’elle a le col du fémur cassé…

Une fois son service de nuit terminé, ce policier est donc venu à 6 h du matin prendre Fanfan au domicile de la blessée pour l’emmener chez lui. Il s’en est occupé pendant une semaine. Chouette, non?

Et ce n’est pas tout! Ce sympathique fonctionnaire a aussi mis un mot sur le pare-brise de la voiture de Claudine-Hélène, pour expliquer pourquoi elle restait plus qu’il ne fallait sur une place à parcmètre. Cela n’a pas empêché la prune. Mais il l’a contestée, moyennant un courrier, et a obtenu son annulation.

Des policiers comme lui, on aimerait en croiser tous les jours! Pas vrai?

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30/10/2012

Retour du Spitzberg

Frisquet, n’est-ce pas? Mais à côté des températures qui congèlent le Grand Nord, c’est de la rigolade!

Rassurez-vous, je n’ai pas fait l’aller-retour jusqu’au Spitzberg pendant mes trois petits jours de pause. Je suis restée sagement à Genève tandis que la bise se chargeait de nous annoncer l’heure d’hiver. C’est alors que j’ai reçu ce courriel d’Anders, un collègue du Svalbardposten, le journal de Longyearbyen, en Norvège.

En pièce jointe figure son article daté du 26 octobre (il fait à ce moment -15 ° et la région entre dans une longue nuit.) «Forglemmelse ga postkort-storm» titre ce papier. L’image qui l’illustre est plus parlante pour qui ne pratique pas couramment le norvégien: on y voit les charmants minois de Silvia et Patricia, «les fées du Spitzberg», comme je les avais surnommées le 9 octobre dernier.

Ces jeunes femmes, tout sourire, tiennent entre leurs mains plus de trente cartes postales et lettres reçues de vous! Avec des images de Jet d’eau, de cloches, de belles vues du pays et de Saint-Bernard. Elles présentent aussi à l’objectif l’encre bleue à l’origine de ces courriers. C’est pas joli, cette histoire?

René, le voyageur qui avait eu l’idée de vous demander d’écrire à ces fées du Musée de l’archipel des Svalbard (Spitzberg) en est tout chaviré.

Mais les plus ravies sont encore Silvia et Patricia. Elles n’ont pourtant fait, disent-elles, que ce qui leur semblait naturel: renvoyer un bien à son propriétaire. Elles remercient donc chaleureusement toutes celles et ceux qui leur ont envoyé ces gentils mots.

A quand le jumelage de Genève et de Longyearbyen, je vous le demande? Je fais volontiers l’ambassadrice!

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25/10/2012

Le coup de l'assurance annulation

Décidément, il faut toujours garder l’œil ouvert et les sens en alerte pour ne pas se faire pigeonner à tout bout de champ. Ça devient d’un lassant…

Martine se rend dernièrement à la Fnac de Rive pour acheter trois billets pour «Scoobi-Doo». Ce spectacle pour enfants n’est pas donné, mais bon, elle s’acquitte sans broncher du montant demandé. Lors de la transaction, la personne au guichet ne lui dit pas qu’elle a facturé six francs supplémentaires pour une assurance annulation.

Elle est donc fort surprise, pour ne pas dire plus, de recevoir le lendemain un message de la Fnac confirmant sa souscription. La voilà bardée d’un certificat d’adhésion et d’une notice d’information. Ça tombe bien puisqu’elle ignore tout de ce contrat d’assurance!

Le courriel comprend aussi un modèle de lettre recommandée qu’elle devrait écrire si elle renonçait à cette souscription. A faire dans les 14 jours ouvrés à compter de la date de l’adhésion. Avec copie de document bancaire comprenant les numéros BIC et IBAN. Et puis quoi encore?

Au départ, Martine voulait se divertir en famille. Là voilà désormais obligée de se farcir des paperasseries pour résilier un contrat imposé. Avec un peu de chance, le recommandé lui coûtera plus cher que les six francs de cotisation ainsi soutirés. Insensé!

Par principe, Martine ne se déplacera pas à la poste pour récupérer cet argent, et l’a fait savoir à la Fnac. Elle attend d’être remboursée sur son compte bancaire. A suivre…

Si vous voulez éviter ce genre de tracas, ayez donc l’œil, et le bon, lors de votre prochain achat de billetterie.

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24/10/2012

Le salut qui sauve

Cette petite histoire pour rappeler qu’il faut toujours être aimable avec les caissières des grands magasins. Leur dire ainsi bonjour en les regardant. C’est plus correct que de leur tendre un billet tout en racontant sa vie au téléphone, pas vrai?

Hélène fait partie des clients qui ont toujours un petit mot gentil pour celles qui semblent si transparentes aux yeux de certains. Et ça lui a rendu drôlement service l’autre jour!

Après avoir fait quelques courses à l’espace alimentation de Manor, au centre-ville, elle passe à la caisse, salue l’employée avec son chouette accent québécois et règle ses achats.

La gourmande se rend ensuite au rayon boulangerie où elle sort à nouveau son porte-monnaie. Mais elle ne conserve pas ses tickets de caisse. Du chenil, tous ces papiers. Erreur…

Le cabas plein de bonnes choses, la cliente passe à nouveau par l’espace alimentation, ouvert aux quatre vents, pour se diriger vers la sortie.

Parvenue sur le trottoir, elle se fait harponner sans ménagements par une femme chargée de la sécurité. Votre ticket de caisse? Hélène n’en a point.

Finie l’insouciance! Là voilà soudain perçue comme une voleuse et ramenée au magasin. Elle en pleurerait de rage. Comment prouver sa bonne foi, puisqu’elle a bêtement jeté ses preuves d’achat?

En allant à la caisse, bien sûr! Lors de la confrontation, assez humiliante pour Hélène, l’employée la reconnaît. Et l’innocente. Oui, c’est bien cette gentille dame qui lui a dit«Bonne journée!» en partant et à qui elle a rendu son sourire. Ouf!

Il faut toujours être aimable avec les caissières des grands magasins.

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23/10/2012

C'est relâche

Où sont-ils donc tous passés?

Pas un chat dans les rues de Genève, ce lundi. On dirait que la ville s’est vidée d’un coup d’un seul de la moitié de ses habitants.

Les espaces publics paraissent soudain plus grands sans les foules qui les remplissent à longueur de journée. L’air semble plus respirable, le temps plus doux.

Sur le front de la circulation, l’heure est à la trêve. Les voitures roulent à peu près normalement. C’est-à-dire sans jouer du pare-chocs pour avancer, sans être coincées dans des bouchons qui s’étirent sur des centaines de mètres. Sans recours au klaxon rageur. Un peu de calme revient sur la cité.

Les cyclistes pédalent sans trop de soucis, les passants ne jouent pas des coudes pour se frayer un passage sur les trottoirs. On dirait presque qu’il y a de la place pour tous. Même dans les trams, c’est dire.

Dans les rues, et c’est mignon, les grands-parents sont de sortie avec les petits-enfants. Ils poussent la promenade du côté du Jardin Botanique ou des parcs qui irradient sous le soleil d’octobre. Des gosses filent sur leur trottinette. Ce n’est pas mercredi. C’est juste les vacances d’automne.

C’est fou ce que Genève devient douce et agréable, quand il y a relâche! Pour peu, on la recommanderait pour y prendre du bon temps.

Qu’ils passent donc quelques jours de plus à Verbier ou ailleurs, tous ces Genevois qui fuient à la première occasion. Ceux qui restent dans cette ville qui tourne délicieusement au ralenti ont trouvé le bon plan pour profiter au mieux de ces patates.

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22/10/2012

Un piège à oiseaux

Grandes manœuvres dans le ciel d’automne: alors que les cormorans se font un peu plus discrets au-dessus du lac, voici venu le temps des étourneaux. De ces vols extraordinaires qui balaient les airs, se contractent puis s’épanouissent à folle allure avant de disparaître à l’horizon.

Ces feux d’artifice en ombre chinoise sont gracieusement offerts à tous ceux qui prennent encore le temps de lever le nez au ciel. Il ne faut pas s’en priver, c’est un vrai cadeau!

Si le spectacle donné chaque jour par ces milliers de passereaux me ravit, il pince un peu le cœur d’un mien collègue. Ce ballet aérien annonce pour lui l’hiver. Or il aimerait pouvoir le fuir et voler avec un groupe de copains jusque dans une petite oasis là-bas, au sud, pour se mettre au chaud et gazouiller de bonheur. Le rêve!

En réalité, avant de partir au loin, les étourneaux devraient éviter de passer à proximité du Saint-Georges Center. Car ce bâtiment administratif tout rutilant est devenu, semble-t-il, un piège à volatiles depuis que les échafaudages ont été enlevés et que ses grandes baies vitrées reflètent le ciel.

Les gros oiseaux, pies, corneilles et compagnie ne s’y laissent pas prendre. Ce sont plutôt les petits qui s’élancent à toute allure contre ce mirage et tombent de haut.

Des rouges-gorges, mésanges et hochequeues terminent ainsi tristement leur vie sur le trottoir qui longe le boulevard. Résultat: les pieds des arbres voisins sont en train de devenir un cimetière où des âmes compatissantes vont déposer les petites dépouilles.

Un Saint-Georges bis, en somme.

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20/10/2012

Le poids des bagages

C’est fou ce que le temps passe vite! La rentrée scolaire, c’était hier, et nous voilà déjà aux vacances dites de patates. Même s’il y a belle lurette que l’école ne libère plus les enfants pour qu’ils aillent travailler aux champs.

Relâche d’automne, donc. Les rues d’ici se vident du trop-plein de trafic, les activités tournent au ralenti et tout le monde s’en porte un peu mieux. Sauf ceux qui, curieusement, s’envolent vers d’autres cieux. Ben oui vous comprenez, c’est stressant, l’avion. Alors la tension monte chez des passagers en partance. La mauvaise humeur menace. Et cela pourrit la vie de ceux qui restent à terre.

Mon petit doigt m’a dit que certains employés de l’aéroport sont victimes de l’agressivité croissante des voyageurs. Presque tous les jours, surtout lors des départs en vacances, des scènes éclatent à l’enregistrement des bagages lorsqu’il y a surpoids (de bagages, donc.)

Des passagers piquent des crises de nerfs, il y a violences verbales, violences physiques même. N'importe quoi!

Et tout ça pour quoi? Les clients sont déboussolés par les différentes pratiques des compagnies aériennes concernant les kilos auxquels ils ont droit. L’information figure pourtant sur leur ticket, mais ils ne la regardent pas. S’ils ont trop rempli leur valise et qu’ils doivent passer à la caisse, ce n’est jamais leur faute, mais celle de l’employé, forcément! D’où les scènes…

Lisez donc les consignes, avant de partir, pour limiter la casse. Et n’oubliez pas que derrière les guichets, ce sont des êtres humains, pas encore des machines. Leur dire bonjour et au revoir, ça ne fait pas mal, et c'est plutôt agréable. Allez, bonnes vacances!

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19/10/2012

La brocante d'Emmaüs

Une cabine de téléphérique, ça vous tente? Une smart, peut-être? Quoique, pour se déplacer, les patins roulettes, c’est mieux encore. J’hésite, j’hésite…

Il faudra pourtant choisir. Car ce dimanche, dès 15 h 45, Alain Morisod jouera du marteau pour départager les acquéreurs lors de la vente de tous ces objets aux plus offrants. Et gare aux indécis: l’homme connaît la musique et sait tenir la cadence. Une, deux, trois et paf! Adjugé! Au lot suivant…

Mais que fait donc Alain Morisod dans ce rôle? C’est lui qui a des coups de cœur, en temps normal! Eh bien il vient tout simplement donner un coup de main à Emmaüs pour la grande brocante organisée à l’occasion des 100 ans de la naissance de l’abbé Pierre.

Toutes les communautés des Chiffonniers de Suisse ont sélectionné, pour cette journée, des articles qui seront mis en vente dès 10 h 30 dans la salle des fêtes de Carouge. Les brocanteurs de partout sont aux aguets…

Autre fait marquant de la journée, 14 compagnes et compagnons participeront à un défilé de mode de vêtements de deuxième main. Une première, pour eux: on les applaudira vers 14 h 30, en même temps que Jacqueline et Lisette qui pousseront la chansonnette.

Ce n’est pas tout. Il faut aussi penser aux petites et grandes faims qui ne vont pas tarder à se manifester. Tac Tac et son équipe veilleront à les combler avec leur fameux risotto carougeois et autres gâteries. Il semblerait aussi que les 2000 billets de tombola seront tous gagnants: mieux que l’euro million!

Viendrez-vous à la grande brocante festive du 21 octobre? Sachez qu’Emmaüs vous y attend les bras ouverts.

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18/10/2012

Il tombe dans le panneau

Mon œil se promenait le week-end dernier sous le chapiteau des antiquaires et brocanteurs de Morges. Le genre de celui qui se tenait sur la plaine de Plainpalais, quand le prix de location des lieux était encore accessible aux organisateurs du cru.

Mais je ne suis pas là pour polémiquer. Juste pour préciser pourquoi de nombreux professionnels d’ici se sont retrouvés là-bas avec tout leur barda.

Mon œil (un personnage qui voit tout et m’en raconte pas mal) est un chineur de première. Il fait un tour sur les stands des collègues, des fois qu’il ferait une bonne affaire.

Le voilà qui tombe soudain en pâmoison devant un panneau. Une enseigne publicitaire industrielle avec le mot «Danger!» écrit dessus en gros. L’objet le flashe. Instinctivement, il sent qu’il ne va pas pouvoir s’en passer. Son adrénaline grimpe. Serait-ce le coup de foudre?

Combien? Cent balles!

Ça tombe bien, mon œil vient de les encaisser, il y a peu. Il tend le billet bleu à son collègue. Celui-ci enfourne le Giacommetti dans sa poche et lui intime l’ordre de se poser là, tout de suite, sur une chaise. Ça ne va pas le bocal? Mais oui, assieds-toi!

Une fois l’acheteur neutralisé, le vendeur éclate de rire, en prenant tout le monde à témoin.

Tu sais pas la dernière? Mais c’est toi qui me l’as vendu, ce panneau, il y a quinze ans!

Et mon œil est retombé dedans. Ou dessus, qu’importe. L’histoire est un éternel recommencement…

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17/10/2012

Omnibus ou bus express?

Ils nous surprendront toujours, nos chers Transports Publics Genevois.

Lundi dernier, ils ont joué à Rémy et aux autres usagers du bus 9 un drôle de tour. C’est peut-être un classique, sur certaines lignes. Là, c’était de l’inédit. En tout cas pour celui qui m’a conté l’histoire.

Il est près de 15 h ce jour-là et le bus se trouve à trois ou quatre arrêts de celui situé au chemin de la Montagne. Là où descend le prof pour prendre ses fonctions dans une école du secteur.

Le conducteur fait alors l’annonce suivante aux passagers: «Suite au retard pris, je vous informe que ce véhicule ne s’arrêtera plus jusqu’au Petit Bel-Air.» Ben voyons!

Ce n’est plus un omnibus, c’est un bus express!

Droit au but. Et tant pis pour celles et ceux qui voudraient s’arrêter avant. Entre la Gradelle et Petit Bel-Air, il y a pourtant une sacrée trotte! Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que les gens utilisent les TPG. Pour ne pas aller à pinces, précisément.

Rémy, ça le contrarie. Il doit donner son cours. A heure fixe. Il ne peut donc pas se permettre d’aller jusqu’au terminus, où les otages du bus seront libérés, et revenir en courant. Ou attendre qu’il reparte dans l’autre sens.

Il va vers le conducteur et lui explique le topo. Grand seigneur, celui-ci lui fait une fleur: il le laisse descendre à Castan, soit un arrêt avant la Montagne, puis met les gaz.

C’est donc à pied que Rémy finira sa course. En se demandant vers quel genre de service public on se dirige si les arrêts fixes des TPG deviennent pareillement aléatoires.

 

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16/10/2012

Miss Courage

La Genevoise Céline van Till a été sacrée Miss Handicap samedi soir à Lucerne. Reine de beauté: c’est formidable!

Formidable, lorsque l’on connaît le chemin qui a été le sien depuis son terrible accident, en 2008. Agée alors de 17 ans, elle se rend à Francfort pour participer à une compétition équestre de haut niveau. Lors de l’entraînement, son cheval tombe et l’écrase.

Résultat: un sévère traumatisme cranio-cérébral. Un long coma. Petit à petit, elle revient à la vie et recommence tout par le début. Faire fonctionner à nouveau son cerveau, apprendre à parler, à marcher et même à remonter à cheval!

La cavalière a raconté son long combat dans un livre que m’a remis Michèle, le printemps dernier. A mon tour, je vous recommande ce "Pas à pas, Histoire d’un accident et d’une résurrection" paru en 2011 aux éditions Slatkine. Un témoignage qui prend plus de force encore avec ce tout nouveau sacre.

Céline van Till y raconte, avec ses mots de jeune femme blessée, toutes les étapes qui ont jalonné son retour progressif à une existence presque normale. Les efforts nécessaires pour retrouver l’estime de soi, malgré les séquelles de l’accident. Les doutes et les joies. Le soutien indéfectible de sa famille et de ses amis. L’attitude extraordinaire des équipes soignantes. Cette très forte envie de s’en sortir et ce besoin de témoigner que l’on peut y parvenir, malgré tout.

A 21 ans, la voilà donc élue Miss Handicap 2012. Formidable! On la voit, belle et rayonnante dans sa robe bleue. Quelle belle leçon de vie, Miss Courage!

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15/10/2012

La canne blanche

Petits caractères, grands problèmes.

Aujourd’hui, à l’occasion de la journée internationale de la canne blanche, les trois organisations d’aide aux aveugles et malvoyants de Suisse attirent notre attention sur ce point: faisons un effort pour que l’information soit lisible pour tout le monde!

Certains diront que cela n’en vaut pas la peine, puisqu’ils n’arrivent rien à voir. Erreur! Il y a parmi nous beaucoup plus de malvoyants que d’aveugles, et toutes sortes de mal voyance plus ou moins handicapantes. Il suffirait de pas grand-chose pour faciliter la vie de ces personnes.

Pour être lisible, par exemple, un écrit doit être contrasté. Noir sur fond blanc, on n’a pas encore fait mieux. Rouge, on oublie. Bleu, j'en sais rien... Et puis un texte superposé sur une image est impossible à déchiffrer quand on a une mauvaise vision. Tout comme une inscription sur un support qui éblouit. A éviter, donc!

Les panneaux d’information à portée de main devraient utiliser une écriture en relief pour permettre une compréhension tactile des horaires de train ou de tram. En braille aussi. Le top serait la lecture vocale des données, actionnée par un bouton…

Nos nouveaux trams sont paraît-il dotés d’un système vocal extérieur pour signaler, à la personne à canne blanche qui attend à l’arrêt, dans quel tram elle s’apprête à monter et dans quelle direction. Las, il est très peu utilisé par les conducteurs. Dommage.

Et l’on ne parle pas ici des pièges que sont les ascenseurs à écran tactile et autres systèmes d’orientation illisibles dans les lieux publics. Petits caractères, gros problèmes, donc. On peut faire mieux!

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13/10/2012

Cours toujours!

Mais qu’ont-ils tous à courir ainsi?

Depuis quelques jours, ils sont de retour dans le paysage, qu’il pleuve ou qu’il bise. Ces coureurs impénitents travaillent leur foulée et leur souffle le long des quais, dans les bois, au bord des routes, partout. Ils ont le regard fixe et concentré de ceux qui font un effort. Qui se surpassent. Moi, ça me dépasse!

Ils courent après quoi, pour qui, comment? Mais pour l’Escalade, chère Madame!

Près de 30 000 participants sont attendus cette année pour suer sur les pavés de la vieille ville, vous imaginez? Faut bien qu’ils s’entraînent un peu s’ils ne veulent pas y laisser leur peau.

D’ailleurs, certains se tâtent encore: je fais la course du Duc le vendredi ou la course de l’Escalade le samedi? Fromage ou dessert? Mais les deux à la fois, soyons fous! Le premier entraînement en commun a lieu ce dimanche à 10 h, au stade de la Bécassière. Courage, amis sportifs…

Le même jour, on s’agitera aussi entre le quai du Mont-Blanc et le Jardin Botanique. Des enfants se déplaceront au pas de course pour participer à la 21e Marche de l’Espoir, organisée par Terre des hommes. De 11 h à 17 h 30, s’il ne pleut pas trop, ils seront des milliers à se bouger pour les jeunes défavorisés en Haïti. Une manifestation de solidarité comme je les aime.

Faudrait peut-être que je m’y mette. Pas à la course à pied, je n’y arriverai jamais. Mais organiser la course de la Thune du Cœur en faveur des défavorisés d’ici, ça serait top, vous ne trouvez pas? Faut que j’en cause à Jules et voir s’il est prêt à se remuer le popotin pour secouer la crousille, si vous voyez ce que je veux dire.

Cours toujours, va-t-il me dire…

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12/10/2012

Chassez le naturel...

Que diriez-vous, pour une fois, d’une brassée de remerciements? Ça changerait des rouspétances…

Sandrine voudrait ainsi passer un tout grand merci aux infirmières de l’Hôpital cantonal où elle a passé cinq jours. Si elle a gardé le moral, durant son hospitalisation, c’est bien grâce à ces femmes en blanc. Elles ont, dit-elle, toujours le sourire, le mot pour rire et prennent le temps de faire passer la pilule aux malades alors qu’elles sont sans arrêt à la bourre. De vrais anges!

Comme les ambulanciers Odier, à qui Anne-Marie veut rendre grâce. Fin septembre, cette septuagénaire tombe la tête la première sur le macadam, un sac à commission dans une main et la laisse de son chien dans l’autre. Des gendarmes lui viennent en aide et appellent une ambulance qui accepte d’embarquer aussi le toutou. Tous deux sont déposés à une permanence où le secouriste, prévenant, attache l’animal à l’extérieur, tandis que sa maîtresse se fait soigner. Elle le récupérera plus tard, la tête dans les bandages…

Rudolf l’avait plutôt dans les nuages quand il s’est pointé l’autre matin à la gare, en ayant tout oublié à Veyrier: argent, abonnement demi-tarif, tout! Il file au guichet et explique le topo: certes, je suis fautif, mais j’ai un rendez-vous d’affaire très important à Renens. Pourriez-vous me dépanner, en tant que fidèle client des CFF? Oui! On lui file un billet. Rudolf saute dans le train et conclut son affaire. Trop sympa!

Sauf que c’est de la pure fiction. En réalité, les employés lui ont juste dit qu’il risquait 90 francs d’amende s’il prenait le train. Il a donc renoncé à son voyage et raté son rendez-vous.

Chassez le naturel, il revient au galop!

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11/10/2012

Sortez les mouchoirs

Elle m’avait avertie, Monique. Sortez vos mouchoirs, si vous allez vous promener de long de l’Aire, de Lancy à Lully.

Et me voilà sur place à renifler, comme prévu. Bon, il pleuvine, il fait frisquet, en ce mercredi d’octobre. Mais ce n’est pas le rhume qui me chagrine. C’est de voir que pas mal de ces grands et vieux peupliers ont été sciés. Débités. Entassés en pièces détachées le long du chemin qui suit le cours d’eau. Triste à pleurer.

Ce n’est pas tout: la réserve naturelle a disparu, tout comme une partie de la forêt avoisinante. Mais quelle mouche a donc piqué les bûcherons?

Pour le savoir, il faut cheminer depuis Lully. Près du pont, un panneau indique qu’il s’agit là de la 3e étape de la renaturation de l’Aire. On y découvre les objectifs de l’opération, carte à l’appui: renforcer la sécurité contre les inondations; revitaliser le cours d’eau et son paysage; offrir des promenades publiques de qualité (sauf que l’actuelle n’est pas mal du tout...)

Le seul truc drôle, dans cette affaire, c’est de lire sur ce panneau officiel que le crédit de 25 443 914 francs pour les travaux a été voté par le Grand Conseil le 14 octobre 2012! Soit dimanche prochain. Faut le faire!

Pour me remettre de ces émotions, je suis allée siroter un jus de raisin frais au comptoir de l’Aire, la petite roulotte qui fait face aux peupliers disparus, sur l'autre rive. C’est ouvert tous les après-midi, de mercredi à dimanche, et on y est bien.

De là, j’ai tenté de me représenter ce que sera le lieu, après. En me rappelant que la première partie de la renaturation de l’Aire a reçu le prix Schulthess des jardins de Patrimoine suisse. Ça m’a consolé. Un tout petit peu.

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10/10/2012

Bon voyage

L’informatique, c’est si pratique! Paraît qu’on ne peut plus vivre sans. A se demander comment on faisait avant.

Avant, il y avait des gens pour effectuer de menues tâches. Désormais, c’est le système qui assure tout ou presque. Et quand on n’arrive plus à assimiler toutes ces avancées, on est vite largué, pas vrai?

Aujourd’hui, pour prendre l’avion, le voyageur ne se contente plus d’acheter un billet en ligne. Il peut encore sauter une étape en faisant de l’«Internet check-in»: l’enregistrement du passager se fait sur son iPhone. A la porte d’embarquement, il le pose sur une machine, le temps que ses données soient scannées. Et hop, une fois que tout est bon, il le récupère et grimpe dans l’avion. Fastoche!

La scène se déroule souvent sous les yeux de Yolande, une employée de l’aéroport. L’autre jour, à l’embarquement pour Bruxelles, beaucoup d’hommes d’affaires se livrent à cet étrange rituel du poser d’iPhone sur machine et de sa reprise au vol.

Arrive devant elle un jeune homme africain. Il tend à Yolande son téléphone d’un autre temps, genre petite savonnette. Et insiste pour qu’elle le prenne. Elle ne comprend pas tout de suite le geste. Mais son sixième sens lui dit que ce passager pense que tout le monde doit lui donner son portable. Une sorte de passage obligé.

Elle prend donc le portable, le tient en mains quelques secondes et le lui rend avec un grand sourire, en lui souhaitant bon voyage. Après une courte hésitation, le passager reprend son bien, soulagé d’avoir passé l’épreuve. Sur ce coup-là, l’informatique aurait été vite larguée…

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09/10/2012

Les féées du Spitzberg

René est un grand voyageur. Du genre à se rendre tout en haut du globe, à 78° de latitude nord, sur l’île de Spitzberg.

En visitant le musée de l’archipel des Svalbard, il entend l’hôtesse parler couramment en français. D’où venez-vous, lui demande le Genevois. De Suisse, lui répond la dame qui se prénomme Silvia. Du Tessin, plus précisément. Les deux compatriotes discutent alors du pays. Dehors, c’est l’été, il fait 8 bons degrés.

René finit par acheter ses cartes postales et les confie aux bons soins de la Tessinoise qui les affranchira. La tête dans les nuages il s’en va… en oubliant son porte-monnaie sur le comptoir.

Notre homme regagne le navire et vogue en direction du cap Nord. Sur place, il veut à nouveau acheter des cartes postales. C’est une manie, chez lui. Raté! Il n’a plus un sou: tout est resté à Longyearbyen.

L’écrivain-voyageur retrouve les coordonnées du musée et écrit à Silvia pour lui remémorer leur conversation et raconter son portefeuille oublié. Il lui donne son adresse à Genève, au cas où. Le temps passe. Plus d’un mois. Et voilà qu’un jour arrive chez lui un colis du grand Nord. Avec son porte-monnaie au grand complet accompagné d’une jolie missive, signée Silvia et Patricia.

Tant d’honnêteté et de gentillesse font chavirer René. Du coup, il se dit que si les gens d’ici aiment écrire, ils pourraient envoyer un mot à ces deux fées du Nord.

Ces petits coucous de Suisse seraient pour elles comme des rayons de soleil bienvenus. Car le pays où elles vivent va bientôt entrer dans une très longue nuit, qui durera jusqu’en mars…

Silvia et Patricia, Svalbord Museum PB 521, 9171 Longyeurbyen.

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08/10/2012

Une dictée conviviale!

Bien parler, bien écrire!

C’est ringard, affirment sans rougir les plus jeunes, pour qui l’usage du conditionnel après un si, l’accord des participes passés et autres joyeusetés de la langue française ne sont que des encoubles. Pire, ces règles leur filent carrément des boutons.

Faisons donc simple. Causons bref, écrivons phonétique, avec des sigles et des chiffres, on se comprend. Et au diable toutes ces manières!

J’en connais quelques-uns qui ne partagent pas cet avis. Des lecteurs qui ont un Grevisse ou un Petit Robert à portée de main pour traquer nos bourdes. Et il y en a!

C’est dire si la bonne tenue de notre langue passionne toujours. D’où cet avis aux mordus de grammaire et de conjugaison: rendez-vous mercredi à un concours convivial d’orthographe! A une dictée, quoi! Oui, je sais, la chose étonne: l’exercice n’est pas une punition mais un plaisir, pour certains. Cette joute, organisée par la Société littéraire de Genève et l’Ecole internationale Notre-Dame-du-Lac, aura donc lieu le 10 octobre à 18 h 30, au 5, chemin Notre-Dame-du-Lac.

Les participants feront la dictée sous la houlette de Michel Barde et Louis Truffaut en sera le correcteur. Vous êtes partants? J’hésite encore, pour ma part. Le ridicule ne tue pas, mais tout de même: un professeur de français a avoué 20 fautes à la dictée de l’an dernier. J’imagine mon score…

Le concours est ouvert à tous, mais la participation aux frais s’élève à 50 francs, payables sur place. Inscription au 022 752 13 44 ou 022 731 29 20, administration@notre-dame-du-lac.ch; contact@lamereroyaume.ch.

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06/10/2012

La fête des anges

Dans le ciel de ce samedi, des ballons vont prendre leur envol sous le regard ému de nombreuses familles. Ces sphères graciles et légères se laisseront ensuite porter par les courants en un charmant ballet aérien.

Où s’en vont-elles ainsi dansant? Nul ne le sait. Peut-être ont-elles rendez-vous avec les centaines d’autres ballons en ballade dans les cieux. Ceux qui se sont envolés, pile à la même heure, de plusieurs villes françaises, belges ou même canadiennes.

Cette réunion au sommet formerait alors une grande ronde, douce et tendre, pour bercer tous les enfants qui ne sont plus parmi nous.

Le lâcher de ballons, sur le coup de 15 h, est le moment fort et symbolique de la Fête des Anges qui se déroule aujourd’hui dans de nombreuses villes. A Genève, elle se tient pour la quatrième année consécutive au Parc des Evaux et rassemble des personnes touchées par le deuil d’un bébé ou d’un enfant.

L’association Kaly, qui organise cette manifestation locale, invite tous les gens concernés, quelque soit l’âge de l’enfant décédé, à venir partager un moment convivial. Pour se tenir les coudes. Et les lever ensuite tous ensemble pour une verrée de l’amitié.

Si votre regard croise aujourd’hui des grappes de ballons dans le ciel genevois, ayez une pensée pour tous les petits êtres partis trop tôt. Et pour leur famille qui reste avec un gros chagrin sur le cœur.

Pour en avoir plus sur cette association d’aide aux personnes confrontées au deuil d’un bébé: www.association-kaly.org. Je peux au besoin vous donner les coordonnées de sa responsable.

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05/10/2012

Gros sur la patate

Que faut-il faire, à Genève, pour trouver un quatre pièces? A louer, je précise.

Faut savoir jouer du piston. Engager un chasseur d’appartements. Faire du porte à porte à plein-temps pour voir si un logement va se libérer. Promettre une récompense à qui décrochera le bail. Jouer à la loterie. Faire trois enfants. Euh, quoi d’autre encore? Changer de canton, peut-être…

Sylvie et Yann en ont gros sur la patate. Depuis des plombes, ces deux Genevois cherchent à déménager dans un quatre pièces du côté du Mandement, leur terre d’enfance. La ville, ça commence à bien faire.

Ce couple est sans enfants, mais avec deux chats. Propres, les minous, et stérilisés, pour dire s’ils sont peu bruyants. Il a un seul salaire, donc pas de quoi s’offrir une location dans une résidence de luxe.

Le problème? Sylvie et Yann font les choses dans les règles. Ils épluchent tous les jours les annonces sur les sites des régies. Consultent les journaux. Visitent des appartements. Que dalle!

Il y a toujours des cas plus urgents qu’eux. D’accord, ils ne sont pas à la rue. Mais tout de même. Faut-il mentir, pour espérer obtenir ce qu’ils désirent? Dans une régie, on leur suggère de dire qu’ils espèrent un bébé. Ailleurs, ils doivent s’engager à payer des reprises pour des installations non désirées. Et ainsi de suite.

Bienvenue à Genève, le Las Vegas du logement, s’écrie Sylvie. Faites vos jeux, rien ne va plus!

Au fait, vous n’auriez pas un quatre pièces à louer, dans le Mandement? J’en cherche un, pour un couple au bord de la crise de nerfs…

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