30/11/2012

Reboucher les trous

Des citoyens de Malagnou heureux! La nouvelle mérite d’être partagée, en ces temps grincheux.

La raison de cette bouffée de joie? Une dame de ce quartier a téléphoné mercredi au responsable du génie civil de la Ville de Genève. Au nom des usagers du petit parc situé près du Centre de gravure, elle s’est plainte, avec des mots choisis, du triste état du chemin. Celui qui va de la route de Malagnou au lieu de jeux des enfants.

Car cette allée est pleine de trous. De toutes tailles, les trous. Les personnes âgées ou à mobilité réduite qui cheminent par là s’y tordent régulièrement les pieds. Ou pire. Ca commence à bien faire.

Au bout du fil, le chef du génie a dit qu’il allait voir ce qu’il pouvait faire. Eh bien vous ne le croirez peut-être pas, mais le lendemain, c’était réparé!

Dix employés sont arrivés jeudi sous la pluie avec un camion rempli de goudron et des pelles mécaniques. Et ils ont rebouché tout ce qu’ils pouvaient.

Au nom des citoyens heureux de Malagnou, la dame a repris le combiné pour me faire savoir ce petit miracle d’efficacité et remercier de tout cœur le chef et ses employés.

J’allais en profiter pour leur demander un petit rab de goudron, histoire de combler un trou dans la chaussée, à la hauteur du monument Brunschwig. Un trou traître pour les cyclistes et les motards. J’ai testé la chose il y a quelques jours, j’ai cru me fendre en deux sous le choc!

Et vous savez quoi? En allant vérifier sur place si ce piège à deux roues sévissait encore, j’y ai découvert un bon gros rafistolage en bitume. C’était déjà fait…

J’avoue, ça m’en a bouché un coin!

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29/11/2012

Un temps à nez rouge

Drôle de temps, pas vrai?

La pluie tombe depuis plombes, le ciel est à ras la casquette, la bise souffle: ça caille. Et voilà que la neige menace. Ne manquait plus que ça…

Les conditions semblent réunies pour que les pavés de la vieille ville glissent comme des savonnettes. Or, ils seront des milliers à les fouler samedi lors de la course de l’Escalade. Gare aux dérapages incontrôlés, amis sportifs!

Contrôlés ou non, d’autres dérapages sont programmés, en ces temps de verrées à répétition. Entre les apéros de fin d’année qui commencent toujours plus tôt, les repas bien arrosés, les cocktails, les fêtes de familles recomposées et les sorties de boîte, ça trinquera ferme un peu partout. Un temps à nez rouge, en clair!

Pour éviter que la fête ne se transforme en cauchemar, l’opération Nez Rouge remet le couvert cette année. Elle propose de ramener chez elles les personnes qui ne se sentent pas en état de conduire. La faute à trop d’alcool, mais aussi trop de fatigue, de drogue ou de médicaments. Ou tout à la fois. Il leur suffit alors de composer le numéro gratuit 0800 802 208 et de confier les clés de leur voiture à une personne de confiance.

Ce pourrait être vous! Pour autant que vous ayez votre permis et du temps à donner, bien sûr. L’association cherche encore des volontaires sur Genève, principalement pour les week-ends des 7 et 8 décembre, du 13 au 15 décembre, mais aussi pour la période du 20 au 31 décembre.

Les inscriptions des bénévoles sont ouvertes sur www.nezrouge.ch. Qu’on se le dise!

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28/11/2012

Dans un beau drap

Un jeune débraillé entre l’autre jour dans la brocante de Rive, tout essoufflé. Dites, vous auriez pas une laisse?

Pas vraiment! Ici, c’est plutôt bibelots, tableaux et vieilles luges. Le garçon à la capuche insiste pourtant. Je cherche un truc pour attacher mon chien. Vous comprenez, «ils» vont me coller une amende si je le laisse en liberté.

A ces mots, le maître des lieux se sent des ailes pour l’aider. Voyons, qu’est-ce qui pourrait faire l’affaire… Un lacet? Trop court. Une cravate? J’en ai pas. Une ficelle? Mais non, elle fera mal au chien. Une corde? Le temps que je la trouve…

Victoire! Le brocanteur vient de mettre la main sur des draps. De très beaux vieux draps en lin.

Prends les ciseaux et coupe une bande dedans, me lance-t-il soudain. J’ai oublié de dire que je me trouvais là en visite amicale. OK! Je taille et déchire le tissu sur sa longueur. Me reste encore à le tordre, à la manière des évadés qui font le mur, et à le nouer. Voilà!

Au final, l’objet ressemble assez peu à une laisse, mais dans le genre solide… Trop bien merci, lâche le jeune type qui s’en empare et file en courant.

Cinq minutes plus tard il revient, tout joyeux. Le drap torsadé a été admis par les gardiens de l’ordre public. Il n’a pas eu d’amende et son cabot ne tire pas la tête. Ça lui va même plutôt bien, ce bout de lin. Je lance une nouvelle ligne pour chiens?

Le jeune pose alors cinq francs sur un carton. Une thune, quoi. Le commerçant y voit un signe. Merci, ce sera pour Jules! Et il double le montant.

Tout est bon, pour le cochon!

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27/11/2012

Bonaventure retourné

La nouvelle a vite circulé du côté de Meinier. Bonaventure et Marie-Alice ont eu un accident!

Bonaventure? Mais oui: l’homme aux ânes et à l’orgue de Barbarie! L’âme de la Ferme foraine. Sa femme et lui y accueillent depuis des lustres les enfants de Genève pour passer des vacances au grand air, vivre au contact des animaux et dormir dans des roulottes. Des gens en or, ces deux-là!

Eh bien ils ont échappé au pire il y a dix jours, route de Covéry, près de chez eux. Au volant de sa voiture, Bonaventure est entré dans une ornière qui l’a projetée contre un arbre. Les deux occupants ont dû être désincarcérés.

L’engin est démoli, Bonaventure est tout retourné et Marie-Alice est sortie de l’hôpital avec un traumatisme crânien. Bien cabossés, mais vivants. Ouf!

Le choc passé, ils expriment toute leur gratitude à ceux qui les ont aidés: les ambulanciers (avec un clin d’œil à Benoît), les cardiomobiles, les pompiers, les policiers, les urgentistes.

Tous ont fait leur boulot avec humanité et professionnalisme. Pour s’occuper tout d’abord de la blessée, dans les choux, puis pour tenter de retrouver son collier qui s’est volatilisé après l’accident. C’est pour l’heure le seul petit bémol de l’histoire. Sûr qu’on le retrouvera, ce tour de cou en or parsemé de petites perles rouges. Il ne s’est tout de même pas envolé!

Merci aussi aux agriculteurs, venus proposer un coup de main. Il y a Pascal, Flavien, Denis et Yannick, pour qui la solidarité n’est pas un vain mot.

Bonaventure viendra malgré tout à la Course de l’Escalade avec ses ânes, son orgue de Barbarie et ses chansons. Comme on se réjouit de le revoir!

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26/11/2012

Le cochon serein

Comment va Jules? Tranquille mi-mile! La tirelire de la Thune du cœur ne tient pas encore la forme des grands jours. Normal: la collecte a commencé il y a une petite semaine et les dons rentrent lentement, mais sûrement, dans son bidon.

C’est le Samedi du partage qui a fait le plein en un temps record! Vous connaissez le résultat de ce week-end? 130 tonnes de denrées alimentaires et de produits d’hygiène récoltées en un seul jour. Du jamais vu!

Alors que l’on ne vienne plus nous bassiner avec le caractère de cochon des Genevois. Ils sont rouspéteurs, certes, mais ils ont grand cœur, et c’est l’essentiel! Quand des actions concrètes se font pour aider les plus démunis du canton, on peut toujours compter sur eux.

Jules en sait quelque chose, lui qui se nourrit de leur générosité. Il a déjà pris quelques kilos maison. Comment? Un collègue sympa a demandé que la cagnotte rassemblée pour son départ de la Tribune soit versée à la Thune. Il a ainsi évité un cadeau kitschissime, mais pas mes deux grosses bises! Et puis j’ai pas osé en coller une (de bise, donc) à mon grand chef, venu donner sa part de gâteau à Jules le glouton...

J’ai aussi reçu un grand bocal de café soluble. Qui a cafté et parlé de mon addiction au café? Bon, la dame qui l’a apporté l’avait déjà tout bu et remplacé par de la monnaie. Merci à elle!

Les pièces tombent aussi dans le cochon posté au Grand Salon du Santon de Provence qui se tient à la Ferme Sarasin du Grand-Saconnex, jusqu’au 2 décembre. Courez-y, c’est magique! Une partie des dons récoltés ira à la Thune, dont le CCP est le 17-59779-1.

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24/11/2012

La journée du partage

«Allez papa, on partage nos épinards!» braille Titeuf à son géniteur qui pousse un chariot plein de commissions.

L’affiche de Zep pour le Samedi du partage fait sourire. Car on sait bien que le légume exécré par le garnement n’est pas spécialement recherché lors cette grande collecte de solidarité organisée par l’Hospice général, Partage, le Centre genevois du volontariat et la Fédération du Commerce genevois.

Tous les bénévoles présents aujourd’hui à l’entrée des magasins vous le diront. Pour venir en aide aux plus démunis du canton, ce sont les denrées non périssables et de première nécessité qui sont recherchées. Dans l’alimentation comme dans les produits d’hygiène. Alors les épinards…

Chaque client qui fait ses emplettes dans la journée est invité à acheter des produits à longue durée de conservation et à les poser ensuite sur des palettes du Samedi du partage.Et ce qui est formidable, c’est que la population genevoise répond toujours positivement à cette demande très concrète! Les gens glissent ainsi café, sucre, sel, savon, riz, huile ou que sais-je encore dans les cabas mis à leur disposition.

L’an dernier, 240 tonnes de marchandises ont été récoltées lors des deux éditions du Samedi du partage, et il n’en reste quasi plus rien. Les fruits de la collecte de cette fin d’année seront distribués à 58 associations, centres sociaux et lieux d’accueil venant en aide aux personnes qui sont dans la mouise.

Alors n’oubliez pas le Samedi du partage, et moi je n’oublierai pas de vous donner, lundi, le premier bilan de santé de Jules. Lui non plus n’aime pas trop les épinards. Il préfère l’oseille!

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23/11/2012

La dictée familiale

Denis m’a fait parvenir cette «dictée qui rend fou…», dénichée dans un vieil almanach. Le propos date un peu mais l’exercice reste amusant à tenter les jours de pluie. Etes-vous prêts?

«Monsieur Lamère a épousé Mademoiselle Lepère. De ce mariage est né un fils aux yeux pers. Monsieur est le père, madame est la mère. Les deux font la paire.

Le père, quoique père, est resté Lamère, mais la mère, avant d’être Lamère était Lepère.

Le père est donc le père sans être Lepère, puisqu’il est Lamère et la mère est Lamère, bien que née Lepère. Aucun des deux n’est maire.

N’était ni le maire ni la mère, le père ne commet donc pas d’impair en signant Lamère. Le fils aux yeux pers de Lepère deviendra maire. Il sera le maire Lamère, aux yeux pers, fils de Monsieur Lamère, son père, et de Madame Lepère, sa mère.

La mère du maire meurt et Lamère, le père du maire, la perd. Aux obsèques, le père de la mère du maire, le grand-père Lepère, vient du bord de la mer et marche de pair avec le maire Lamère, son petit-fils.

Les amis du maire, venus pour la mère, cherchent les Lamère, ne trouvent que le maire et Lepère, père de la mère du maire, venu de la mer, et chacun s’y perd!»

Fastoche, non?

Si vous avez toujours la plume en main, profitez-en pour coucher sur le papier votre plus belle expérience de voyage en train. Les CFF organisent un concours d’écriture sur ce thème. La copie se rend au plus tard le 26 novembre. C’est court, oui, mais bon!

(rens. www.sbb.ch/stories)

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22/11/2012

Le sens de l'accueil

C’est un petit conte de Noël avant l’heure, une histoire qui fait chaud au cœur alors que temps n’est pas forcément à la fête.

La scène se passe dans un immeuble du Grand-Lancy. Il est un peu plus de 23 h quand un couple rentre chez lui après une bonne soirée. Quelle n’est pas sa surprise de découvrir, dans l’allée à courants d’air, une jeune femme serrée contre ses valises.

La locataire s’inquiète. Tout va bien pour vous? Pas vraiment, répond dans un français approximatif celle qui vient de débarquer du Nicaragua. Elle attend depuis des heures un ami qui doit normalement l’héberger. Or, il n’est toujours pas là. Et la nuit avance.

La dame a le bon réflexe. Elle file chez elle préparer un bon thé chaud qu’elle apporte à la jeune frigorifiée. Ça l’aidera à se réchauffer. Et puis si vous avez un souci, lui dit-elle, n’hésitez pas! Nous habitons au quatrième… Vers minuit, on sonne à sa porte. La femme aux valises, un peu empruntée, demande si elle peut utiliser les toilettes. Bien sûr, entrez.

A l’évidence, l’ami espéré ne viendra pas. La Lancéenne invite alors l’inconnue à passer la nuit dans son logis. Les voilà qui préparent un lit et sortent des affaires de toilette. Et bonne nuit à tous! Au matin, la jeune femme se réveillera, toute requinquée par tant de gentillesse et un bon petit-déjeuner.

Son hôtesse, qui a décidément le sens de l’accueil, lui donnera encore de quoi prendre le tram et le train jusqu’à Versoix. Un vrai ange, cette dame!

C’était le petit conte vrai d’avant Noël. Et il m’a bien réchauffé le cœur!

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21/11/2012

La copie ne vaut rien

Les temps changent, n’est-ce pas?

Après le vol de son portefeuille, Jacqueline décide qu’on ne l’y prendra plus. Fini de se déplacer avec ses documents officiels: ça coûte bonbon pour les refaire, sans parler du temps perdu. Elle se déplace désormais avec les copies des originaux qu’elle garde bien au chaud à la maison.

Une précaution élémentaire, soit dit en passant. Or, tel n’est pas l’avis de la Compagnie générale de Navigation.

Lors d’une belle journée passée sur le bleu Léman (une sortie qu’elle fait avec bonheur depuis une quarantaine d’années), Jacqueline est contrôlée. Elle présente la copie de son abonnement demi-tarif et son billet.

La préposée au contrôle fond sur sa proie. Elle la traite de falsificatrice et, à mots couverts, de voleuse, susceptible d’être dénoncée à la police. Pourquoi tant d’acharnement?

Raide comme la justice de Berne, la contrôleuse décide de faire payer à la fautive le plein tarif. L’amende suivra. La croisière ne s’amuse soudain plus du tout!

La passagère en a gros sur le cœur, elle qui est l’honnêteté même. Elle file le lendemain au kiosque CGN du Mont-Blanc où elle conte sa mésaventure à une employée compréhensive. Elle lui rembourse le montant perçu la veille. Affaire classée?

Eh bien non! Jacqueline reçoit peu après une amende de 75 francs qu’elle conteste aussitôt. Suivront quelques échanges de courriers. Au final, la compagnie reste inflexible. Le règlement, c’est le règlement: pas le droit de voyager avec la copie d’un abonnement. Même à l’heure où tout se vole. Jacqueline a fini par payer, par gain de paix. Les temps changent. Pas la CGN.

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20/11/2012

Des bus très pressés

Inutile de vous énerver si un bus des TPG ne s’arrête pas à l’arrêt où vous l’espérez de pied ferme. La pratique est admise. Encore faut-il le savoir.

Fabienne l’ignorait jusqu’à jeudi dernier. Ce jour-là, elle attend le 22 à l’arrêt du chemin du Bac. L’heure de passage du bus arrive, mais pas lui. Un quart d’heure plus tard, elle patiente toujours, comme si elle n’avait que ça à faire. Fabienne tâche de rester zen.

Elle finit par monter les tours. Anne, ma sœur Anne, ne vois-tu rien venir? Ouiiii, un 22 se pointe à l’horizon! Mais pas de quoi se réjouir: le véhicule passe tout droit, la laissant à ses illusions.

Bien. On reste calme, on respire, se dit la dame. Les minutes passent. Enfin, un deuxième 22 rapplique. Mais il ignore également l’arrêt et file à toute allure, comme s’il avait le feu aux trousses.

Il y a de quoi voir rouge. Fabienne saute dans un 23 qui passait par là, le temps de traverser le pont Butin, et finit son trajet à pieds, furax.

Arrivée à son domicile, elle téléphone au service des réclamations des TPG. Très pro, le service. Faut dire qu’il est rodé. Elle apprend alors qu’en cas de retard important, les véhicules sont autorisés à ne plus faire tous les arrêts pour ne pas prétériter les autres usagers. Ah bon, il y aurait ainsi plusieurs catégories d’usagers?

Fabienne n’en revient pas. Question: «Et nous alors, on devient quoi?» Réponse: «Il faut attendre qu’un bus s’arrête.» Magnifique!

Mais si elle poireaute trop, son billet ne sera vite plus valable. Et elle se fera pruner à coup sûr. Il y a des jours où l'on n’est pas encouragé à utiliser les TPG…

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19/11/2012

Jules est au turbin

Et c’est reparti pour une nouvelle Thune du Cœur, la grande opération de solidarité genevoise de fin d’année. Jules est donc au turbin depuis ce matin à la réception de la Tribune. Venez vite lui remplir la panse, il a la dalle!

L’an dernier, nous étions parvenus à récolter 77 000 francs en faveur des plus démunis du canton. Cette année, il faudrait faire plus encore. Non pas pour faire joli dans les statistiques ou flatter notre ego, mais parce que la situation économique et sociale se dégrade de manière inquiétante et met toujours plus de gens dans la mouise.

A Genève, les besoins en nourriture et en accueil des populations fragilisées n’ont jamais été aussi importants que cette année. Nous avons donc besoin de votre aide. Si chaque habitant donnait ne serait-ce qu’une thune, (cinq francs, donc) ce serait le Nirvana! Plus, c’est toujours possible, évidemment...

Cette année, les bénéfices de la Thune seront versés à trois associations qui font un travail formidable. Partage, en premier lieu, la centrale alimentaire qui récolte des denrées auprès des grands distributeurs et les redistribue gratuitement à une soixantaine d’associations et de services sociaux.

Le CARE, ensuite, qui accueille chaque jour pour des activités et un repas convivial près de 150 personnes vivant dans une grande précarité.

Enfin le Cœur des Grottes, un foyer chaleureux qui héberge et nourrit trente femmes démunies, seules ou accompagnées de leurs enfants.

Reste encore à vous rappeler le CCP 17-59779-1, et vous saurez ce qu’il faut pour participer à la Thune du Cœur!

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17/11/2012

Affiche et annonce

Je ne sais pas si vous avez vu l’affiche placardée ces temps-ci dans le canton. Jean-Claude l’a photographiée à la gare de Satigny et me l’a montrée en rigolant. La publicité Denner montre la bouille d’un petit enfant qui n’en croit pas ses yeux. Ils sont d’ailleurs exorbités, comme pour souligner le slogan ahurissant qui figure juste à côté: «Petits prix pour grosses commissions».

Qu’est-ce qu’il pousse, ce pauvre gosse! C’est comme ça, dur à sortir? Mais non! Il n’est pas question ici de constipation, mais bien de mauvaise traduction. A moins que plus personne ne sache ce que signifient les «grosses commissions». Je vous fais un dessin, ou ça ira pour aujourd’hui?

Ce slogan mal traduit rappelle à mon collègue un autre assez rigolo et qui ne date pas d’hier. Il était écrit «La femme suisse cuit à l’électricité» pour vanter les mérites d’une cuisinière électrique du cru. Sans oublier le médicament «Cubisole» qui n’avait pas fait long feu…

Et pour rester dans les pubs à drôles d’effets, une oreille qui traînait dans les Rues-Basses m’a rapporté ces propos tenus il y a peu par une agente municipale, en uniforme s'il vous plaît. Elle clamait à son amie, et à qui voulait bien l’entendre: «Je suis très bien payée et je n’ai rien à foutre.» Ah, quelle bonne nouvelle!

Si elle pense recevoir trop d’argent pour ce qu’elle fait, elle peut me le filer, tout ou partie. Car je vous rappelle que la Thune du Cœur démarre lundi 19 novembre et que Jules campera à la réception de la Tribune de Genève jusqu’aux fêtes de fin d’année.

N’hésitez donc pas à venir lui donner de l'oseille. Et si vous n’avez pas l’occasion de vous déplacer, le CCP de la Thune reste inchangé: CCP 17-59779-1.

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16/11/2012

"Hier et encore"

Posé sur mon bureau, le livre me faisait de l’œil depuis l’été. Sur la couverture, la «Jeune fille près du volcan», peinte par José Venturelli, paraissait songeuse. Genre: t’attends quoi pour lire? Alors j’ai ouvert «Hier et encore» et me suis plongée dans le monde de Janine Cerri.

J’en suis ressortie quelques heures plus tard la tête pleine de toutes ces expériences de vie et réflexions écrites par une plume alerte. Celle d’une femme de plus de 80 ans qui, pour vieillir avec brio, a choisi de garder l’esprit vif en jouant avec les mots.

Quelle bonne idée! Pendant 13 ans, Janine a fréquenté l’Atelier d’écriture du Mouvement des Aînés. Lors de ces réunions studieuses et chaleureuses, les animatrices proposaient un thème et les participants avaient une heure à disposition pour rédiger leur prose. Les 107 petits textes qui composent le livre (paru aux éditions à la Carte) sont donc le fruit de cette aventure littéraire.

De tous les textes rassemblés, ceux qui ont trait à l’enfance genevoise de Janine et à son parcours de vie étonnant sont les plus captivants.

Une enfance marquée par la disparition brutale de ses parents et de son frère: la voilà seule au monde, à l’âge de 14 ans. Elle est placée en foyer pour jeunes filles. Suivront l’apprentissage de couturière, deux mariages, un enfant et vingt ans de vie au Mexique

Ses récits témoignent d’une grande force de caractère, d’une curiosité à toute épreuve et d’un bon sens de l’humour. Car elle ne s’épargne guère, lorsqu’elle rédige son «Qui suis-je?»!

Je lui souhaite encore «une bonne poignée d’années» et un bel automne, puisque c’est sa saison préférée.

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15/11/2012

Moitié vide, moitié plein

Un verre de bon vin, on peut le voir à moitié vide ou à moitié plein. Question de perception. Je préfère, et de loin, la version la plus encourageante. Celle qui contient encore quelque promesse.

Pareil pour Genève. On ne parle que des cambriolages et des vols à la tire effectués par des gens venus d’ailleurs. Mais il se passe aussi de belles choses positives dans cette cité cosmopolite, comme ce que vient de vivre Evelyne.

L’autre jour, cette cycliste cadenasse sa petite-reine en face de la terrasse d’un café puis se rend à son cours sur les voies de Saint-Jean. Elle en ressort une heure plus tard. La nuit est tombée.

Tandis qu’elle déverrouille son vélo, un homme d’âge mûr l’accoste et lui pose cette étrange question: «Vous faites toujours comme ça?» Comme ça quoi, se demande Evelyne interloquée.

L’inconnu lui fait remarquer qu’elle a laissé son sac à main dans le panier avant de son vélo, ceci à un endroit assez passant. Il s’en est rendu compte en sortant du café pour aller fumer une cigarette. Et a décidé de surveiller le sac jusqu’au retour de sa propriétaire.

Elle en reste baba! Oublier un truc pareil, avec tout ce qu’il y a dedans… Quelle tête de linotte! Elle le remercie. Mais lui insiste pour qu’elle vérifie si tout est là. Oui, tout y est!

Ils échangent quelques mots. Et ce qu’il dit la touche: «Je veux juste que vous reteniez de cette situation qu’un étranger peut être honnête!» Elle n’en avait jamais douté, n’ayant vu en lui qu’une personne serviable et responsable. Mais cette remarque en dit long sur la peine de cet homme, habitué à ce qu’on le juge à la couleur de sa peau.

Sur ce, santé!

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14/11/2012

Le temps du cochon

Vous êtes nombreux à me demander quand est-ce que je vais enfin tirer Jules de sa torpeur. J’ai comme l’impression que ça vous démange de venir glisser votre thune dans Sa Majesté ventrue. Je me trompe?

Rassurez-vous, le temps du cochon est bientôt arrivé: il trônera dès lundi prochain (19 novembre) à la réception de la Tribune de Genève. Son objectif? Boulotter le plus d’oseille possible pour la Thune du Cœur. Un sacré job!

Avant même que je ne sorte Jules de son placard, Rosemary lui avait déjà envoyé un billet doux par la poste avec ces quelques mots: «Je ne cesse de m’étonner devant le fait que toi, tu bosses cinq semaines par année et roupilles le reste du temps tandis que le commun des mortels a cinq semaines de vacances et bosse le reste de l’année! Comment diable fais-tu?»

Mais c’est simple. Il y parvient parce que des centaines de personnes se mobilisent pour l’aider dans sa tâche. Seul, il n’y arriverait pas. Et puis des dons arrivent sur son compte de chèque postal même lorsqu’il dort. Alors...

J’en profite pour dire merci à tous. Et à J.-Philippe qui a renoncé au cadeau pour son départ à la retraite, préférant que le montant collecté par ses collègues de Swissport soit versé à la Thune du Cœur. Bises au jeune retraité!

Suzanne Métraux m’annonce qu’elle organise à nouveau une expo-vente de ses bijoux fantaisie à La boutique aux perles au profit de la Thune, les après-midi du 24 novembre au 1er décembre, au 38, ch. du Petray, à Vésenaz (022 752 20 88). D’autres actions se préparent un peu partout dans le canton pour collecter des fonds. C'est magnifique. Car il faudra faire fort cette année.

Le temps du cochon est bel et bien arrivé!

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13/11/2012

Un brin de gentillesse

Oui, c’est bien aujourd’hui la journée de la gentillesse!

Vous me direz qu’il y a bientôt des jours pour tout et rien. Et que la gentillesse ne devrait pas avoir besoin d’une date précise pour se manifester.

Certes. Mais dans le calendrier international des journées à thème, le 13 de ce mois est réservé à cette heureuse disposition de l’esprit et du cœur. Il convient de la louer, même si l’on sait très bien que «Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil» comme le chantait Jean Yann, avec une ironie féroce, il y a 40 ans déjà!

On pourrait pourtant espérer que ce jour spécial soit sans déluge de feu sur la Syrie, sans fusillades où que ce soit sur la planète, sans toutes ces horreurs à répétition. Mais faut pas rêver.

Un peu de bonté et d’amabilité alors, à l’échelle du possible. Deux exemples: Elisabeth m’a écrit un petit mot pour remercier toutes les gentilles personnes qui l’ont aidée, elle et une autre aînée, à se déplacer pour faire des courses au Petit-Saconnex et les raccompagner à bon port. Elisabeth, du haut de ses 92 ans, a juste oublié de se compter dans ces êtres généreux et altruistes… Denise, qui a oublié son sac à main dans le tram 12, tient aussi à dire merci à la gentille dame qui a spontanément rapporté l’objet égaré au conducteur.

Par le plus grand des hasards, ces deux correspondantes ont utilisé le mot à la fête. C’est pas sympa? Cela dit, c’est aussi aujourd’hui le jour des Brice. Et «A la Saint-Brice, le temps sera celui du jour de l’an». On vérifiera la justesse de ce dicton dans quelques semaines. D’ici là, promis, je vais tâcher de faire preuve d’un brin de gentillesse.

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12/11/2012

Coiffeuse à domicile

Le Jet d’eau et l’encre bleue se sont arrêtés de concert pour des raisons d’entretien et de maintenance. Faut croire que j’étais en meilleur état que lui! Il est toujours en révision alors qu’une petite semaine a suffi pour me remettre d’aplomb. Me voilà donc prête à affronter grisaille et frimas.

Et à pester contre la raideur de certaines décisions. J’espérais à mon retour vous donner de bonnes nouvelles de Myriam. Elle avait écrit il y a peu une lettre très polie au service du stationnement pour demander à ses fonctionnaires d’avoir un peu d’indulgence et de lui faire sauter son amende.

Oui, elle était très pressée, ce jour-là. Dans la précipitation, elle a oublié de mettre le disque de stationnement sur son véhicule, comme elle le fait chaque fois qu’elle va coiffer une de ses clientes à domicile. Une dame âgée de 103 ans! Et paf, elle s’est fait coller.

Vous pensez que cela les aurait touchés? Rien du tout. Les agents ont fait leur boulot, point barre. Peu leur importe de savoir que Myriam est une coiffeuse aux petits soins pour les aînés qui ne peuvent plus venir dans son salon. Et qu’elle est obligée d’utiliser sa voiture pour trimballer tout son barda.

C’est pourtant formidable, une professionnelle qui se déplace avec des bigoudis, un casque et une cuvette de lavage pour aller coiffer une dame de 103 ans! Formidable aussi de savoir qu’une centenaire vive encore chez elle, qu’elle ait envie de se faire belle et trouve une bonne âme pour lui faire ce plaisir.

La coiffeuse mériterait pour tout ça une médaille. Pas une amende. Ça ne fait pas un pli!

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03/11/2012

La carte dérobée

La petite grand-maman de Versoix en a gros sur le cœur. Elle s’est fait plumer devant le bancomat de la Raiffeisen, à deux pas du poste de police. En plein jour. Il lui reste désormais moins de quatre francs sur son compte vidé par les deux malfrats qui lui ont piqué sa carte. C’est vraiment moche!

Samedi, en début d’après-midi, elle est allée glisser sa carte dans le distributeur extérieur de la banque pour savoir si son AVS avait été versée. Bizarre, ça coince un peu. Un petit gars, comme me dit cette dame de 84 ans, lui tourne autour et lui propose alors de l’aide. Un autre lascar se tient en embuscade.

Elle s’en défend. Non, je n’ai pas besoin de vous, allez-vous en. Mais il insiste. S’approche. S’empare brusquement de sa carte, lui colle une sorte de scotch dessous, enfile le tout dans la machine qui l’avale. Puis le recrache. Et hop, le gaillard s’en saisit et disparaît avec son complice. Stupeur et consternation. La victime n’a rien pu faire, tant elle était tétanisée.

En deux temps trois mouvements, son compte était vidé de 4000 francs. Elle ne les reverra sans doute jamais. Ça commence à bien faire, me confie cette dame, qui n’en a pas dormi de la nuit. On partage son désarroi.

Il ne faut jamais laisser une personne âgée seule devant un bancomat quand rôdent les vautours!

Cela dit je serai, comme le Jet d’eau, en arrêt temporaire dès lundi. Pour des raisons d’entretien et de maintenance. Sauf que ce sera plus vite fait pour moi que pour lui. L’encre bleue coulera à nouveau le 12. Le Jet d’eau, lui, reviendra le 23. A ce moment-là, la Thune du Cœur aura déjà démarré. C’est dire…

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02/11/2012

Boulette amère

Bienvenue à Genève! En rentrant de voyage, Claudine est arrêtée mardi au contrôle des passeports de Cointrin. Surprise, un avis de recherche la concernant se trouve dans les fichiers de la sécurité. Mince alors!

Elle est donc emmenée entre deux gardes-frontière dans les bureaux de la police de l’aéroport. La voyageuse s’inquiète. Que lui reproche-t-on? Elle est priée d’attendre, son cas va être examiné. Elle veut téléphoner? Pas question. La voilà cataloguée suspecte.

Mais de quoi, au juste? Mystère et boule de gomme. Les documents dans lesquels sont maintenant plongés les fonctionnaires sont rédigés en allemand et ils peinent à saisir leur contenu. Les mines sont graves. Claudine insiste pour téléphoner. Accordé. Elle respire enfin.

Un policier lui demande ensuite de remplir un questionnaire avec ses données personnelles. Même le nom de ses parents, elle qui est déjà une «panthère grise». Puis il compare avec ses papiers.

Mais à quoi on joue? Claudine finit par comprendre le fin mot de l’histoire. Et c’est à se taper la tête contre un mur!

C’est le bureau des autos de Zurich qui la recherche pour lui faire parvenir une convocation à un contrôle médical obligatoire pour les conducteurs âgés de 70 ans et plus.

Or, elle a cessé de conduire. Et cela fait 32 ans qu’elle n’habite plus à Zurich mais à Genève, où elle est déclarée en bonne et due forme. Où son nom figure dans l’annuaire téléphonique.

Ce n’est pourtant pas sorcier de trouver une adresse. Pas besoin de s’adresser à la police, ou je me trompe? Du lourd, cette boulette…

Claudine a récupéré son passeport après 45 minutes de malaise. Et sans un mot d’excuse. Bienvenue au pays!

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01/11/2012

Pause croissants

C’est un dimanche matin d’automne. Nadège grimpe dans le tram 12 à la place du Marché et constate avec étonnement qu’il n’y a pas de conducteur à bord. Les passagers patientent sagement dans le véhicule à l’arrêt. Certains babillent. Sans râler. Comme c’est étrange…

Les minutes passent, toujours dans cette ambiance à la bonne franquette. Ah, tiens, le voilà! A travers les vitres du tram, les voyageurs suivent du regard leur pilote qui sort enfin de la boulangerie d’à-côté, un cornet de croissants sous le bras.

Le gourmand revient à son poste, pose le petit-déjeuner à portée de main et reprend tranquillement les commandes de son véhicule. Comme si de rien n’était. Le 12 s’ébranle alors dans le rire amusé des passagers. Nadège a bien aimé. Moi aussi. Elle ne m’a juste pas dit s’il y avait eu ensuite tournée générale de croissants, et qui servait le café!

Une autre qui doit être contente, c’est Sophie. Cette fan de M (le chanteur, donc) se réjouissait de fêter ses 40 ans le jour même de la venue de son artiste préféré à la salle des fêtes de Thônex. Heureuse coïncidence. Or, patatras, elle apprend lundi qu’elle ne pourra pas s’offrir ce cadeau car rien n’est prévu pour les chaises roulantes.

Elle s’en plaint auprès d’Opus One, qui vient de reprendre l’organisation des concerts de ce lieu. Eh bien, bonne nouvelle, ces pros du spectacle se sont débrouillés pour mettre rapidement en place un dispositif pour accueillir, dans des conditions correctes, quatre personnes à mobilité réduite. Sophie pourra donc fêter son anniversaire en compagnie de M. Champagne!

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