31/01/2013

Le pli sorti de l'oubli

Entre le boulevard Helvétique et l’avenue de Thônex, il y a environ 4,5 kilomètres. Ce n’est donc pas tout à fait le bout du monde.

Pour parcourir cette distance, compter à vue de nez dix minutes en bus, douze minutes en voiture, vingt minutes à vélo ou en tram. Et un peu plus d’une heure à pied. Disons que même avec des cannes et une grosse fatigue, on ferait ces 4,5 kilomètres en une journée, grand maximum.

Erreur! Cela peut prendre aussi des années. La preuve?

Josiane a reçu la semaine dernière, à son domicile de Chêne-Bourg, une facture de son médecin postée près de Rive. Cette lettre a été expédiée, tenez-vous bien, le 24 février 2005! Le timbre postal faisant foi, comme l’on dit dans les concours.

Presque huit ans pour acheminer un courrier sur une si courte distance, ça frise l’exploit.

A l’évidence, cette missive a dormi tranquillement à l’abri des regards et des mains: l’enveloppe est propre, comme neuve, l’adresse correctement rédigée. Mais où a-t-elle donc piqué ce long roupillon? Et pourquoi l’a-t-on réveillée tout soudain? Mystère!

Car ce pli sorti de l’oubli s’est glissé en toute discrétion dans le courrier frais du jour de Josiane. Comme ça, sans un mot d’excuse ou d’explication de la Poste. Vous me direz qu’elle aurait très bien pu le faire disparaître, ni vu ni connu. Plus personne n’attendait cette facture, puisque son rappel était, lui, arrivé à bon port.

Mais non. La Poste assume. Elle fait son boulot réglo. Piano piano. Compter parfois huit ans de retard…

07:00 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |  Imprimer | | |

30/01/2013

Un goût de bouchon

Il y a bouchon et bouchon. Celui qui fait rire, celui qui fait rager. Dans les deux cas pourtant, on parle d’embouteillage.

Celui de vendredi dernier était, m’a-t-on dit, particulièrement gratiné. Il se serait étiré de Bardonnex à Coppet (!) à l’heure où les travailleurs finissent leur semaine et ont autre chose à faire que de glander dans leur voiture.

J’utilise le conditionnel, car je n’étais pas sur cette autoroute. Et je n’ai pas pu savoir si l’origine de cette congestion était effectivement due à une histoire de tôle froissée et d’automobilistes incapables de s’entendre pour dégager leur véhicule, comme on me l’a dit. Ce qui aurait été le comble de l’incivilité, vous en conviendrez.

Renseignements pris, et pour autant que l’on parle bien du même bouchon, il semblerait que c’était bêtement la faute à pas de chance: une voiture dont le moteur lâche sans crier gare à la sortie du tunnel du Canada et qui finit sa course sur le pont d’Aigues Vertes. Le pire des scénarios.

Car toute la circulation de vendredi soir va alors passer au compte-gouttes sur une seule voie. Ajouter à cela la dépanneuse qui tente de se frayer un passage… je ne vous fais pas un dessin!

La faute à pas de chance? Pas vraiment. Cela fait partie des risques connus, quand les voies de dégagement ne sont pas prévues et que le réseau est saturé quasi en permanence.

Pour que la situation s’améliore, il faudra être drôlement patient (les automobilistes sont rodés!) Et attendre que soit adopté, en haut lieu, le plan «élimination des goulets d’étranglement». Dans une autre vie, au train où vont les choses.

D’ici là, bouchon le matin, bouchon le soir. Faisons-les donc péter: et santé!

07:00 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |  Imprimer | | |

29/01/2013

Une eau à 5,6 degrés

Pierre s’inquiète. Depuis bien avant la fin du monde, le bleu Léman n’a plus de température. Du moins dans la page météo de la Julie. Pourquoi donc?

Tout simplement parce que ce sont les plages qui fournissent à une banque de données les degrés de chaleur des lacs. Et qu’en cette saison de neige et de glace, les installations balnéaires sont généralement fermées.

Sauf les Bains des Pâquis. Chaque jour, la température du lac y est prise à l’intention des baigneurs d’hiver. Mais cette information figure pour l’heure uniquement sur leur site (www.bains-des-paquis.ch). Et sur la plage.

Lundi, le panneau affichait 5.6 degrés! Une mesure à prendre toutefois avec des pincettes: elle vaut certes pour la rade, mais pas pour tout le lac. Et puis entre le jour où la température est notée et celui où elle pourrait paraître dans le journal, elle risque de fluctuer de 2 à 5 degrés au gré des vents et de la météo…

Reste que c’est dans une eau de 5,6 degrés qu’une cinquantaine de Givrés ont fait trempette hier à la nuit tombée!

Au programme de ces nageurs endurcis: la descente du phare. Ce qui signifie, dans le jargon du cru, faire des brasses en partant du pied du phare, côté rade, pour rejoindre le bâtiment près du plongeoir.

En plus de leur maillot, ces baigneurs un brin allumés portaient un chapeau avec un lumignon. Dans l’eau noire, ces feux follets étaient du plus bel effet, éclairés par quelques vésuves et feux d’artifice.

Ces Givrés marquaient ainsi de façon spectaculaire l’arrivée du Festival Antigel aux bains. Paraît qu’ils n’ont même pas fini en glaçons...

07:00 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |  Imprimer | | |

28/01/2013

Le poème du colibri

Suite à un accident de la route survenu le 27 novembre dernier, Lorraine a pris sa plus jolie plume pour écrire ce poème:

«Par un jour de pluie où tout allait de travers / est arrivé au-dessus du pont de la Coulouvrenière / Un accident qui m’a fait perdre une dent,/ la régularité de mon front et pas mal de sang. / J’ai appris à m’envoler / avant d’atterrir sur du béton armé. / Le temps s’est comme arrêté / et des anges sont arrivés. / Les uns pour ramasser mes affaires / et les autres pour assurer mes arrières. / Je souhaite ici les remercier / de tout cœur et avec chaleur / Pour que dans le journal apparaisse / une nouvelle positive et pleine de tendresse. / Merci. / (Merci de même au gentil ambulancier, qui fait un très beau métier)»

Signé: un petit colibri qui cherche à faire son nid.

Une façon délicate de dire que l’accidentée n’est pas encore tout à fait remise de ce choc, deux mois après. Et qu’il lui faudra encore du temps pour retrouver en elle une forme de sérénité.

Ce petit poème m’a touché. Il rappelle que les accidents de la route ne sont pas que des lignes dans la rubrique des faits divers. Derrière ces lignes se cachent trop souvent des personnes qui souffrent et qu’on oublie.

Puisse ce petit colibri retrouver bientôt toute son assurance pour faire son nid au printemps!

07:00 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |  Imprimer | | |

26/01/2013

Drôle d'annonce

C’était écrit hier dans un journal, rédigé en lettres capitales et colorées. Le genre d’annonce qui saute aux yeux. «TU CONDUIRAS TON PROCHAIN COMME TOI-MÊME». Ah bon? «TU CONVOITERAS LE TRAJET DES AUTRES». Euh, pas sûr, tout bien réfléchi. Car tu commanderas quoi d’autre après?

Cette publicité récente prônant la mobilité sociale m’a fait une drôle d’impression. J’ai découpé l’encart, je l’ai mis de côté, puis je l’ai repris en mains. Et me voilà lancée…

Que «Tooxme» utilise le tutoiement de rigueur pour transmettre un message, au demeurant positif, passe encore: le public visé par cette nouvelle start-up est résolument jeune.

Très jeune même, puisque le service proposé répond à un besoin «impulsif» de mobilité à courte distance. Et que les solutions pour réinventer la façon d’utiliser la voiture sont basées sur les nouvelles technologies mobiles de communication. Bien. Ce n’est donc pas pour tante Berthe.

Mais alors pourquoi aller plonger dans l’Ancien Testament pour interpeller ce type de clientèle, je vous le demande. Les dix commandements feraient-ils encore recette, pareillement détournés? A voir. Tant qu’à parler jeune, autant trouver des slogans plus branchés.

Mais ce qui me chiffonne le plus, finalement, c’est que cette publicité dénature le seul conseil qui ait du sens pour aider à vivre en société. Ceci que l’on soit croyant ou non. Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Le conduire, c’est tout de même moins inspirant, ou je me trompe?

C’est bon, j’ai fini mon sermon…

07:00 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |  Imprimer | | |

25/01/2013

Trois comme une pour Hôpiclowns

Il faut que le Victoria Hall soit plein à craquer ce samedi pour le concert exceptionnel que donneront trois Musiques municipales genevoises.

Et pourquoi donc?

Parce que ce n’est pas tous les soirs que 80 musiciens, issus de la Lyre de Chêne-Bougeries, de la Musique de Meyrin et de la Fanfare de Plan-les-Ouates se présentent en une seule et grande formation sur la scène du centre-ville.

A cette occasion, tous ont travaillé les mêmes partitions: musique de films, classique, variétés: «Ce sera une belle démonstration de ce que les musiciens savent faire» résume un des leurs.

Il faut aussi que le Victoria Hall soit plein à craquer car ce concert est donné en faveur d’Hôpiclowns. Ça vous dit quelque chose? C’est l’association dont le slogan affirme que «Rire à l’hôpital, c’est pas banal!» Effectivement…

Ces onze clowns professionnels interviennent depuis seize ans déjà auprès des enfants hospitalisés, parfois aussi des adultes. Ils font un travail fantastique, tout en délicatesse, pour mettre un peu de baume au cœur des patients.

L’entrée au concert est libre, collecte à la sortie. Les chapeaux seront-ils tendus par Sidonie ou Berlingotte? Une seule façon de le savoir: aller sur place! (samedi 26 janvier à 20 h 30)

Et si vous voulez encore rire avec ces clowns sans forcément passer par la case lit d’hôpital, vous pourrez assister en mars, à la Traverse, à la reprise du «Grand cabaret des Hôpiclowns» qui a déjà fait un tabac à la salle Centrale et à Confignon. Six représentations en vue!

07:00 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |  Imprimer | | |

24/01/2013

Timbres en vadrouille

Ces timbres ont sans doute bourlingué. Ils ont été porteurs de bonnes ou de mauvaises nouvelles, mais ils ont fait rêver une personne. Etait-ce à cause de la beauté des illustrations, de leur pays d’origine? Mystère! Toujours est-il que ces tableaux miniatures et dentelés ont été décollés de leur support, avant d’atterrir dans cette enveloppe.

Une enveloppe qui traînait par terre, mardi après-midi, dans les Rues Basses. Une bousculade, un moment d’inattention, et la voilà tombée à l’arrêt Bel-Air, devant Confédération Centre.

Cécile l’a repérée, alors que des passants marchaient déjà dessus, et l’a récupérée. Une trentaine de timbres-poste reposaient dans ce pli. Un trésor philatélique, dira cette jeune femme, même si elle n’est pas experte en la matière. Et ce qui l’intrigue, c’est ce «Pauline», écrit sur l’enveloppe.

Est-ce le nom de la personne qui a perdu ce trésor, ou celle qui devait le recevoir? Si cette Pauline se reconnaît, qu’elle me fasse signe, je transmettrai à Cécile.

Lucienne m’a signalé, pour sa part, la bonne humeur communicative d’un conducteur des TPG qui roulait, mardi vers 14 h, en direction de l’hôpital. Alors que son bus N° 1 était archi plein, ce qui rendait les passagers ronchons à souhait, il s’est soudain mis à faire des annonces comme s’il pilotait un avion de ligne.

Avec sa «voix d’aéroport», il donne l’itinéraire, prévient que le bus est en surcharge, signale les issues de secours, donne la température au sol à ceux qui sortent. Du coup, les passagers se détendent et rigolent. Tu parles d'un exploit!

Il faudrait le cloner, cet homme-là!

07:00 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |  Imprimer | | |

23/01/2013

Monnaie, suite et fin

Je vous avais parlé de ce sac plombé de menue monnaie d’euros dont personne ne voulait. De ces kilos de centimes en déshérence, inchangeables, inutiles…

Ça me pesait grave. Jusqu’à ce que ma collègue Sylvie me vienne en aide! En deux temps trois mouvements, elle a chargé le magot dans sa caisse, passé la frontière et transformé toute la ferraille en billets au cœur de Saint-Julien-en-Genevois. Un vrai miracle!

Bon, elle a tout d’abord essuyé le refus de deux banques et de la Poste. De l’argent liquide? Vous n’y pensez pas, Madame! Si, justement. Sylvie s’est alors rendue chez Champion-Lambert, un supermarché connu du centre-ville. Là, elle a expliqué à Martine que c’était pour la Thune du Cœur. La responsable de l’accueil a dit oui. Je l’embrasserais!

Une machine a avalé les pièces jaunes jusqu'à plus soif. Puis des billets ont été donnés en retour: près de 550 euros! Vive la coopération transfrontalière, et merci à ces deux âmes généreuses d’avoir fait le nécessaire pour arrondir la Thune.

Vous avez d’ailleurs été nombreux à me signaler qu’en France voisine, des supermarchés comme Leclerc ou Casino sont dotés de telles machines à trier la monnaie d’euros. Sauf qu’en échange, elles fournissent des bons d’achat à faire valoir dans le magasin. Ce qui n’arrangeait par mes bidons…

Reste qu’on peut aussi donner toute sa monnaie étrangère, voire même d’anciennes devises, à Procap Suisse, l’association par et pour les personnes avec handicap. Des banques de la place et tous les bureaux de change des CFF acceptent ces milliers de pièces. Ce qui fournit environ 100 000 francs chaque année à l’association! (www.procap.ch)

07:00 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |  Imprimer | | |

22/01/2013

Les sons de l'hiver

Avez-vous déjà prêté l’oreille à l’hiver?

C’est l’occasion ou jamais. Car ce n’est pas tous les jours qu’on peut entendre pareille symphonie du froid! Exposez donc vos esgourdes à la bise, et vous capterez les sons propres à cette saison:

Les cris de la neige sous nos pas, une variation sur thème continu selon l’état mouillé, cartonné ou glacé de la matière première (ça peut faire splotch, criss, skritsch, gruik…)

Le fritch-fritch frénétique du grattoir contre la vitre d’une voiture au moment du départ. Le raclement de la pelle sur le sol gelé pour se frayer un passage dans la masse blanche. Le griffement tendu du patin sur la glace. Le chant des crampons poussé par les pneus d’hiver sur certains revêtements. Le choc sourd suivi du juron de celui qui s’étale sur le verglas.

Se perçoivent aussi le shwitt-shwitt des anoraks quand les manches frottent le corps, le pof-pof-pof du compactage de la boule de neige et les sons différents selon que ce projectile éclate sur le capot d’une voiture ou le pif du voisin d’en face. J’ai d’ailleurs découvert des sites de bruitages étonnants où l’on peut écouter, au chaud, ces petites musiques hivernales… Mais c’est triché!

Restent encore et toujours ces bruits liés aux refroidissements de saison. Les reniflements, courts ou interminables. La toux, sèche ou grasse. Les éternuements à la chaîne. Le barrissement d’un nez qui se soulage dans un mouchoir. Tous aux abris!

Plus tous ces aglagla, brrr et autres onomatopées scandées en sautant sur place pour dire que ça caille vraiment. Et dire que certains pensent que l’hiver est sans voix, sans sons et sans bruits…

07:00 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |  Imprimer | | |

21/01/2013

Mémoire collective

Faudrait pas croire qu’on ne leur fait que des misères, aux seniors!

Tandis que je rédigeais jeudi dernier mon billet sur les mésaventures de deux d’entre eux, un mail m’arrivait. Daniele me demandait de dire merci à la personne qui a pris soin de son papa de 83 ans, tombé la veille sur la tête, quai Capo d’Istria, et qui l’a conduit avec beaucoup de gentillesse à la clinique de Carouge. Au nom du père et de la fille, merci à cette belle âme!

Sur mon bureau patientait aussi, depuis Noël, un courrier pour saluer les trois êtres adorables qui, fin juin, se sont occupés d’un monsieur pris de malaise dans un parking de Vésenaz, ont appelé l’ambulance et sont restés près de lui jusqu’à l’arrivée des secours. Le rescapé et sa femme, très reconnaissants, leur adressent leurs très chaleureux, bien que tardifs, remerciements.

Tout ne va donc pas si mal que ça dans cette bonne vieille République!

Je signale par ailleurs aux personnes âgées, cloîtrées chez elles par le mauvais temps, qu’elles pourraient en profiter pour confier leurs souvenirs à une oreille attentive. Celle de Michael Blum, l’homme qui a créé l’association Vivre avec le 3e âge et qui anime le site egeneve.ch, le Web des seniors à Genève (où se trouve d’ailleurs un formulaire de contact.)

Michael se rend à domicile pour procéder aux enregistrements audio ou vidéo de ces récits de vie afin de constituer une mémoire collective de la Genève d’autrefois. C’est simple, sans prétention et chaleureux. Cet homme de confiance est aussi joignable au bout du fil pour fixer un rendez-vous. (022 310 51 01, 9 h-18 h 30 en semaine).

07:00 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |  Imprimer | | |

19/01/2013

Le bruit abrutit

Là, je dois dire, j’en suis restée baba.

D’après un rapport tout ce qu’il y a de plus officiel, analysé vendredi dans les colonnes de la Julie, on apprend que l’Etat de Genève devrait se doter d’une véritable stratégie pour lutter efficacement contre le bruit.

Bonne nouvelle! Mieux vaut tard que jamais.

Car cela fait des plombes que des habitants se tuent à dire, à coup de pétitions, que le bruit les abrutit. Que c’est un problème de santé publique. Que ça ne peut plus durer. Et pourtant, ça dure.

A croire que ceux qui nous gouvernent ne sont pas exposés aux mêmes nuisances sonores que le commun des mortels. Autrement la situation bougerait sans doute un peu plus vite…

Bon, il y a bruit et bruit. Paraît que nous ne sommes pas égaux devant lui. Mais il existe des normes. Or, celles-ci disent que près d’un quart de la population est exposé à des niveaux de bruit routier qui excèdent les valeurs légales. C’est beaucoup! Et que dire de celui des avions ou des trains?

Que penser surtout de tout le ramdam qui pourrait être évité si les services ad hoc de l’Etat ne donnaient pas l’autorisation d’ouvrir un nombre insensé d’établissements publics dans des quartiers d’habitation? Ceci avec des horaires d’ouverture qui troublent la paix des quartiers.

Passez donc une bonne fin de semaine, chers voisins de boîtes de nuit, de bistrots fermant à pas d’heure, de tabacs vendant de l’alcool. Dormez sur vos deux oreilles: l’Etat va bientôt se doter d’une stratégie contre le bruit.

M’est d’avis qu’on n’est pas encore sorti de l’auberge!

07:00 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |  Imprimer | | |

18/01/2013

Adultes à éduquer

Deux courriers reçus hier matin m’ont laissée bien songeuse. Pourquoi tant d’aigreur envers nos seniors?

Cornelia est une dame du quatrième âge et ses cheveux ont la même couleur que sa canne de malvoyante. Elle monte dans un tram où toutes les places sont occupées. Personne ne bouge. Elle demande alors à la mère d’un enfant qui occupe un siège si elle peut en disposer. Non, rétorque la femme, son enfant a payé, il restera là!

Peu de temps après, rebelote dans un bus. Elle suggère à une passagère de reprendre son sac qui colonise une place afin de pouvoir s’y asseoir. Non, assène cette sexagénaire, allez plus loin!

Avec sa jolie écriture, Cornelia me dit que ses cheveux et son bâton blanc ne sont plus suffisants pour inspirer, non pas du respect, mais un peu de compréhension pour son handicap. C’est triste. Certains adultes auraient besoin d’être éduqués, n’est-ce pas?

Comme cet employé de régie qui s’est comporté de piètre façon avec une aînée quittant son domicile pour aller vivre dans une résidence pour personnes âgées.

A l’état des lieux de sortie, il lui a vertement signifié que le logis était mal entretenu (la régie n’y a jamais rien fait pendant 18 ans). Que le frigo acheté par ses soins pour remplacer celui qui était là, à son arrivée, devait être enlevé. Que cela lui sera facturé et déduit de sa garantie bancaire. Et tout le reste à l’avenant.

Une attitude d’autant plus mesquine que le départ de la locataire l’arrange: le loyer, modeste, va prendre l’ascenseur. Il aurait pu en tenir compte. Avoir de l’empathie: c’est pas simple de tout quitter pour aller en maison de retraite. Rien de tout ça. Un vrai mufle, celui-là!

07:01 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |  Imprimer | | |

17/01/2013

Le jeans cartonne

Pour éviter tout anglicisme, je pourrais parler de lui comme étant le pantalon de grosse toile de coton teinte en bleue à l’origine. Le futal le plus en vue. Celui que tout le monde met, à la ville comme à la campagne, en version chic ou décontracté.

Le jeans, pour faire court!

Eh bien certains sont prêts à payer cent sous pour le porter un jour au travail, histoire de se libérer du tailleur ou du costard-cravate de rigueur. Mais pas seulement: ils le font aussi de bon cœur pour participer à une action de solidarité que vous connaissez bien.

L’opération «Jeans Fridays» de l’entreprise Cargill s’est donc déroulée en décembre dernier. Pendant ces quatre vendredis frisquets, les porteurs de jeans ont obéi à Jules qui leur disait, droit dans les yeux, «give me a thune!» La somme ainsi réunie par les employés a été ensuite doublée par l’employeur. J’attendais le résultat de cette belle initiative pour boucler définitivement mes comptes. Je n’ai pas été déçue: elle a cartonné!

Avec l’apport des jeans et de tous ceux qui se sont glissés dedans pour la bonne cause, la Thune du Cœur 2012 se monte désormais à 76 500 francs! Qui dit mieux?

Mais non, je plaisante, c’est fini! Je risquerais autrement de vous gaver…

Un immense merci à tous ceux qui ont contribué à cette belle réussite, car ce n’était vraiment pas gagné d’avance. Merci aussi aux dames qui m’ont donné des pistes pour changer les kilos de monnaie d’euros qui me restent sur les bras. Comme ce transfert de fonds risque de prendre un certain temps, il alimentera la Thune 2013.

Parce que oui, on remet ça, bien sûr!

07:00 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |  Imprimer | | |

16/01/2013

Un blanc manteau

Entrés en scène mardi, à l’heure du café croissant, les flocons nous ont pris par surprise. Au départ, ils ne faisaient pas sérieux, n’est-ce pas? De la rigolade. Et puis, finalement, ça ne plaisante plus: la neige s’est bel et bien invitée en plaine et elle chamboule tout.

Elle peut casser les pieds, pour ne pas dire plus: tôles froissées sur la route, retards, glissades non contrôlées, heures sup pour la voirie, heures creuses pour ceux qui sont gênés dans leurs mouvements en temps normal, et le deviennent plus encore avec elle. La neige cloue hélas des gens chez eux.

Mais elle peut aussi charmer. Sa blancheur se fait enveloppante: elle adoucit le décor, gomme les rues, arrondit les angles vifs des immeubles, souligne les courbes des arbres. Et quand le soleil de l’après-midi s’en mêle, tout devient sujet à carte postale.

Car elle embellit tout à son contact. Il n’y a que la neige pour transformer de sinistres grillages en fines dentelles.

Et il n’y a qu’elle pour décoincer pareillement les adultes. Hier matin en ville, j’ai vu des messieurs tirés à quatre épingles abandonner leur belle prestance pour se livrer à une solide bataille de boules de neige. «De vrais gamins», lâche un passant devant ce spectacle. Tant mieux, c’est si bon de retomber parfois en enfance.

La neige, c’est un moment magique. Au début du moins. Avant que le sel ne la fasse tourner en triste papette et que ça gèle dessus. Avant que la circulation routière ne la grisouille au passage.

Alors profitez d’aller aujourd'hui faire des tas de bonhommes de neige et des parties de luge dans les parcs ou à la campagne. C’est mercredi. Le jour des enfants!

07:00 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |  Imprimer | | |

15/01/2013

Menues surprises

Pour ses vacances d’hiver, Marta a opté pour un charmant hôtel en Haut-Valais, près de Zermatt. Après une journée de ski, histoire de varier les plaisirs, elle allume la télé: 150 chaînes à disposition. Tu parles d’un beau bouquet!

La Genevoise zappe. L’écran diffuse des émissions en russe, en polonais, en croate ou en slovaque. Plus d’autres langues qu’elle ne maîtrise pas vraiment. Elle zappe encore. Ah là, on parle en anglais et en allemand. A quand la chaîne en français? Elle zappe toujours. Mais rien. Pas de Rochebin. Pas de RTS.

Marta, ça la fait tiquer. En ce haut lieu touristique, les clients romands seraient-ils une espèce en voie de disparition, ou comptent-ils vraiment pour beurre? Faudrait mener l’enquête!

Autre surprise pour Jean-Pierre, ce piéton balèze qui s’engage l’autre jour sur un passage clouté à Rive, alors que le feu vert clignote pour lui. Un cycliste passe en force et l’oblige à stopper net. Jean-Pierre lance une remarque à ce pédaleur fou. Lequel pique la mouche, rebrousse chemin et vient menacer Jean-Pierre avec la face de son engin dressé sur une roue. Une vraie position de bête féroce avant l’attaque.

La situation s’envenime encore d’un cran quand un passant prend le parti du cycliste et insulte copieusement le piéton. Lequel devrait sans doute s’excuser de traverser quand c’est son tour… Je ne vous dis pas l’ambiance!

Et alors? La simple vue d’agents de police arrivant sur place calmera le sprinteur qui s’évanouira dans la circulation, laissant le piéton tout retourné sur ses lignes jaunes.

C’est dur, parfois, la mobilité douce.

07:00 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |  Imprimer | | |

14/01/2013

Troc entre voisins

De loin, elles ressemblent à de simples cassettes à journaux. De près, leur décoration fait plutôt penser à une œuvre d’art. Dedans? Eh bien dedans, les objets varient d’un jour à l’autre! Parfois même plusieurs fois dans la journée. Et c’est bien ce qui fait l’attrait de ces boîtes d’échanges entre voisins, quand on est d’un naturel curieux.

Ces installations légères ont poussé en décembre dans les quartiers dits populaires de la ville. Il en existe actuellement une dizaine. En très peu de temps, elles ont trouvé leur public. Voire même leurs fidèles.

Car le principe est simple et généreux, pour autant que tout le monde joue le jeu. Les habitants déposent des affaires dont ils n’ont plus l’usage dans ces boîtes protégées de la pluie. Ou se servent de ce qui s’y trouve, s’ils en ont envie. Chacun est libre de poser ou de prendre ce que bon lui semble.

Evidemment, l’exercice a ses limites. Impossible de glisser là-dedans une cocotte-minute ou un gros Lego Star War, et je ne parle pas du siège de bébé qui pourrait encore servir à d’autres. C’est plutôt pensé pour les livres, DVD ou ce qui peut entrer dans cet espace.

En plus de rendre service, ces boîtes créent des liens entre des personnes qui ne s’adresseraient pas forcément la parole dans la rue. Autour d’elles, ça papote vite. On parle du vandalisme qui pourrait stopper ce troc sympathique, de sa dernière trouvaille comme du temps qu’il fait.

Ces boîtes à échanges multiples ont été pensées et posées par l’association Tako à qui l’on doit, entre autres, les pianos dans les rues et Cinétransat. Des réalisations rassembleuses et magiques!

07:00 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |  Imprimer | | |

12/01/2013

La Thune du Coeur 2012: 70 374 francs!

Surprise, surprise, vous disais-je.

Eh bien elle est de taille. Genre XXL. Vendredi soir, ma calculette affichait un total de 70 374 francs pour la Thune du Cœur 2012. Trop fort!

Car ce n’est pas tout: j’attends le résultat de l’opération Jeans Fridays de l’entreprise Cargill qui va encore sensiblement améliorer ce montant. Yes!

Lente au démarrage, la Thune a donc mis la briquette en fin de course. Il y a eu de beaux gestes, des initiatives sympas, des collectes entre voisins et amis, des dons modestes ou conséquents venus de tout le canton.

La Brasserie des Artisans mérite une ovation pour ses soirées chaleureuses organisées en faveur de la Thune. Les groupes Babels’Rock, AVS et Dr Watson ont ainsi joué gracieusement pour elle, tout comme le Beau Lac de Bâle. L’amicale des sapeurs pompiers de Perly y a gavé Jules et mis du foie gras dans les paniers de la tombola. Paniers remplis par tant de belles personnes que je n’arrive hélas pas toutes à saluer ici (il y en a encore quatorze, si je lis bien ce que le grand Pierre a écrit.)

Car il convient de remercier aussi le Salon de la Bougie et celui du Santon de Provence, le Bureau des objets trouvés, sans oublier Roby et Huguette qui, le 1er janvier, ont servi soupe et vin chaud à Loëx pour notre action.

A tous, un immense merci. C’est bien de pouvoir compter sur vous quand les temps sont durs.

Rappelons que la Thune du Cœur 2012 est attribuée à trois associations genevoises: Partage, le CARE et le Cœur des Grottes à qui l’on souhaite le meilleur possible pour continuer, malgré les difficultés, leur travail formidable.

07:00 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |  Imprimer | | |

11/01/2013

Centimes en stock

Il y a des signes qui ne trompent pas: Jules est désormais au pageot, bien au chaud sous la couette. M’est d’avis qu’il va roupiller tranquille jusqu’à l’hiver prochain, le temps de tout bien digérer. Eh oui, la Thune 2012, c’est terminé!

J’avais promis de vous donner le montant total de la collecte après les Rois. Ce sera chose faite demain. Car il me reste encore quelques détails à régler d’ici là. Dont un qui me prend la tête. D’ailleurs si vous pouvez m’aider à le résoudre, c’est volontiers!

J’ai hérité de plusieurs kilos de monnaie d’euros. En rouleaux de 1, de 2, de 5, de 10 centimes, réunis dans un sac épouvantablement lourd. Plus une besace bourrée de centimes d’euros non triés. Pour les changer, bonjour! Personne ici n’en veut.

Les banques voisines, niet. La Poste française? A vérifier. Mais depuis ses changements de téléphone, c’est bientôt plus compliqué d’appeler le bureau de Saint-Julien que celui de Reykjavik: il faut passer par le siège de Paris, qui renvoie à une autre centrale qui vous balade plus loin, etc.

Si ça continue, je ferai don de ces centimes à Bernadette. Mais oui, l’ex ex-première dame de France. Elle au moins accepte les pièces jaunes!

N’empêche. Je préférerais les changer. Et faire grossir encore la Thune qui a pu compter cette année sur le soutien des Mairies de Chêne-Bourg et de Genthod. Sur l’aide de la commission sociale de Migros Genève. Sur les scrabbleuses et les Dames d’Anières, les «Anciennes» de Vésenaz, sur l’Association des intérêts de Confignon et la Pétanque locale (un gros bisou en passant pour Cédric). Merci à tous! Suite et fin demain.

07:00 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |  Imprimer | | |

10/01/2013

Les rissoles solidaires

Qu’est-ce que c’est bon, une rissole aux poires! Et ce ne sont pas les habitants de Vieusseux qui vont me contredire, eux qui s’en régalent depuis hier…

Mercredi matin, des gens de bonne volonté se sont retrouvés au laboratoire de la boulangerie Ruckstuhl, au coeur de la cité. Ils ont retroussé les manches pour faire, tous ensemble, ces spécialités genevoises. Je ne vous dis pas comme c’était sympa!

Il y avait là une petite vingtaine de personnes, dont certaines participaient à cette action pour la 28e fois. Comme elle a lieu quasi chaque année à pareille époque, ça crée des liens, forcément!

Imaginez trois grandes tables autour desquelles ces bénévoles s’affairent pour mettre la main à la pâte. Celle-ci a été préparée par Charly, boulanger à la retraite, la farce étant fabriquée par Monique et d’autres pâtissières. Paraît que cet automne, les poires à rissoles n’étaient pas légion dans la région.

Et ça turbine dans la bonne humeur: les uns découpent les ronds de pâte, mettent la farce, les autres les replient puis dorent et enfournent les rissoles. Il y en aura 2400 en tout!

«Avant, on les cuisait à la maison, dans nos fours, c’était toute une expédition!» glisse Renée qui a bientôt 80 ans et se réjouit de voir que des plus jeunes du quartier prennent le relais.

Car ce n’est pas tout de faire ces rissoles, encore faut-il les vendre. Elles vont pourtant toutes trouver preneur en deux jours, grâce à un système bien rodé d’affichettes annonçant l’action et de vendeuses efficaces. L’argent récolté ira à trois projets de développement durable au Cambodge, au Burkina Faso et à Haïti.

C’est bon, la solidarité gourmande!

07:00 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |  Imprimer | | |

09/01/2013

Des figures disparues

Ces personnages font partie du paysage genevois depuis des lustres. Nous les croisons régulièrement dans les rues de la ville. Bonjour-bonjour! Parfois on se contente d’échanger de simples regards et tout va bien.

Jusqu’au jour où nous ne les voyons plus. On ne le remarque pas tout de suite. C’est au fil du temps que leur absence se fait sentir. Oh, rien d’affreusement triste. Juste un petit pincement au cœur. Où sont-ils donc passés?

Et puis au hasard d’une conversation ou d’un entrefilet dans la presse, nous découvrons qu’ils ne sont plus. Comme Marie-Jeanne. La dame aux fleurs.

Elle se déplaçait autrefois à vélo pour vendre ses roses ou ses mouchoirs dans les bistrots de la cité. Ça vous revient? A passé 90 ans, elle se tenait encore à la gare Cornavin, proposant de maigres œillets aux voyageurs.

Des articles parus hier disent que Marie-Jeanne s’en est allée l’été dernier, et que sa petite-fille la fait revivre au théâtre avec sa pièce, «Digital Dahlia». J’irai donc retrouver la dame aux fleurs à la Maison de quartier de la Jonction, où ce spectacle se joue jusqu’au 19 janvier (on réserve au 022 418 94 94).

Sissi a aussi tiré sa révérence début décembre. Ce natif de la rue de Berne était devenu la vieille dame la plus sexy des Pâquis avec ses minijupes légendaires. Une tenue excentrique, certes, mais un propos clair et intelligent.

La place de la Navigation semble bien déserte depuis que Sissi n’y pédale plus sur son vélo pliable, ses longues tresses au vent, le chapeau un brin de travers, portant un regard amusé sur le monde.

Je les aimais bien, ces deux-là!

07:00 | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook |  Imprimer | | |