05/02/2013

Deux pieds deux roues

Le beau barbu me fait de l’œil, à l’entrée du pont de la Coulouvrenière.

Casqué, les mains posées sur son fidèle destrier, ce chevalier porte un plastron bleu aux armoiries singulières: un beau cœur rouge, précédé d’un «I».

Il love quoi, ou qui, cet homme-là? Les piétons, si l’on en croit le dessin connu des Genevois: la silhouette d’un adulte tenant un enfant par la main. Tiens, vlà autre chose!

S’il avait été en chair et en os, on aurait pu causer de sa croisade. Mais avec une affiche, c’est plus compliqué, même si le message est clair: «Ici, les piétons ont la priorité.» Sous-titré: les cyclistes adaptent leur vitesse. Ah, quelle bonne idée!

La Ville de Genève vient donc de lancer sa campagne «cohabitation vélos-piétons». En commençant par poser ces annonces aux lieux stratégiques où règne une certaine confusion entre les partisans des deux pieds ou des deux roues. A savoir à la rue du Stand, au pont de la Coulouvrenière et à la place de la Fusterie, côté rue du Rhône.

Il était temps! Car depuis la création des zones mixtes permettant aux vélos d’emprunter certains espaces réservés jusque-là aux seuls marcheurs, chaque catégorie d’usagers pense être dans son bon droit et défend son territoire.

Les cyclistes y roulent souvent trop vite ou passent trop près des piétons. Ceux-ci, de leur côté, ne prêtent guère attention à ce qui arrive derrière eux, font parfois des écarts, et bonjour les frayeurs! Quand ce n’est pas la chute.

Le beau barbu qui me fait de l’œil, à l’entrée du pont, me signale que j’entre dans un espace à partager. Pas de souci. J’ai mis ma liquette «I love cycliste»!

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