04/03/2013

Qualifiée, oui ou non?

Jacqueline a poussé un bon coup de gueule en découvrant, sous la rubrique «baromètre de l’emploi», que l’indicateur des difficultés de recrutement en personnel qualifié était de 32%.

Vous me direz qu’il est des lectures plus excitantes qu’un communiqué de l’Office fédéral de la Statistique…

Sauf que la dame est concernée par le sujet. Jacqueline en est actuellement à 70 envois de dossiers en moins de deux mois. Et encore, elle se limite, ne soumettant sa candidature que lorsque ses capacités correspondent à toutes les compétences requises pour le poste.

Et ce n’est pas rien, je vous assure! Pourtant, pas de réaction de l’employeur potentiel. Ou alors c’est non. Généralement pour les motifs suivants:

1. Elle est trop âgée. Quand elle a demandé de préciser, on lui a répondu «plus de 28 ans». Or, elle en a 47.

2. Elle n’a pas le «look» de l’emploi. «Voyez-vous, les clients reviennent plus volontiers s’ils peuvent reluquer une assistante de direction en minujupe et non en tailleur.»

3. Elle serait instable. Sa faute? Avoir touché à trois secteurs d’activité au cours de ses 25 ans de vie professionnelle. Mais ce n’est tout de même pas sa faute si elle a subi des licenciements économiques?! Elle a tout fait pour éviter le chômage, en suivant des cours de formation complémentaire. Cette souplesse lui est aujourd’hui reprochée.

4. Elle serait surqualifiée. Ah ça, c’est la meilleure! En fait, pas vraiment: on ne lui a pas encore écrit, noir sur blanc, qu’elle coûtait trop cher.

Alors qualifiée, oui ou non? Jacqueline aimerait bien être fixée. Par un boulot, si possible.

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