09/03/2013

Un sou, c'est tout

Il y a des jours où l’on se pince très fort pour se persuader qu’on ne rêve pas. Tout semble si absurde.

Un jeune citoyen s’est donc pincé grave en recevant, à mi-décembre, un courrier de l’Hôtel des finances. L’administration lui présente sa situation fiscale 2011 en un coup d’œil. Vite vu: il lui reste à payer… un sou!

Un total de cinq centimes, sonnants et trébuchants, à payer avant le tant. Veuillez utiliser le bulletin BVR joint à ce courrier. Voilà, ce n’est pas un gag, j’ai le document sous les yeux.

Le coup du sou étonne en haut lieu. Il y a eu bug, pas possible autrement. Bonne nouvelle: le contribuable pincé n’a pas à payer le montant réclamé, même si le bordereau comporte un bulletin. Il n’a pas à craindre non plus les foudres du fisc.

Car pour les rappels ou sommations de paiement, l’administration a fixé un seuil minimum à dix francs pour ces envois générés par le système informatique. Pour éviter, justement, ce genre d’absurdité. Ouf, on respire!

Jean-Christophe a aussi soupiré d’aise après quelques échanges tendus avec Orange. L’opérateur lui avait en effet facturé ses 48 SMS de bons vœux, envoyés le 1er janvier, au tarif MMS. Bien plus chers, évidemment.

Le jeune homme avait réglé au plus vite la facture, sans trop réfléchir. Mais en la regardant de plus près, il découvre le pot aux roses. Orange lui affirme alors qu’il a fait une mauvaise manipulation lors de l’envoi des SMS et qu’il ne sera pas remboursé. Le client insiste. Lourdement. Et l’opérateur fait marche arrière. «Exceptionnellement», il fait un geste en créditant le montant contesté sur sa facture de février. Bien vu!

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