17/04/2013

Le courrier du terrier

J’ai reçu un courrier signé «Winston» qui sort de l’ordinaire. Imaginez plutôt, c’est un chien qui l’a écrit!

Winston, si j’en crois sa description, est un joli petit terrier blanc doté d’un bon caractère. Gai comme un pinson, il adore les gosses et sa compagnie ravit tout le monde.

Tout le monde, sauf Quenzo, un grand et beau berger allemand qui règne du côté d’Anières. Il paraît que ce fier congénère, un poil brutal, l’a déjà attaqué et mordu sévèrement à deux reprises.

J’avoue qu’il m’est difficile de vérifier l’info, à moins d’aller sur place papouiller le terrier. Mais je le crois sur parole: un chien savant, vous pensez!

En résumé, me dit Winston, ça ne peut plus durer. Or, malgré les démarches entreprises par les humains chez qui il vit, malgré toutes les précautions prises, le Quenzo en question persiste.

Et il a la dent dure! Pas seulement contre lui, hélas.

Que faire, me demande mon correspondant, pour ne pas avoir la trouille dès que je pointe mon museau dehors?

Mais je n’en sais rien! Peut-être passer un message au propriétaire du chien, lui demandant de raisonner le rebelle? Déjà fait. S’adresser aux autorités vétérinaires compétentes? Pareil. Changer la promenade, ou l’horaire de sortie? Ça ne sert à rien.

Quelqu’un aurait-il un conseil à donner à Winston, pour que sa vie ne soit plus ainsi empoisonnée?

Sur ce, le terrier me colle une grosse lèche sur les deux joues et me lance un joyeux «Wouaf». Ce n’est pas tous les jours qu’on m’en fait autant!

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