01/06/2013

Nettoyage de printemps

C’est aujourd’hui qu’entre en vigueur notre nouvelle Constitution.

Ça vous fait peut-être une belle jambe, vu la faible participation du souverain au scrutin d’octobre dernier. Mais bon, on ne va pas pinailler, c’est un jour qui compte pour Genève.

Exit, donc, le texte fondamental qui a régi notre vie collective pendant 165 ans. Un sacré bail, tout de même!

Et pourquoi je vous en parle ici? Pour signaler, à cette occasion, que nous avons la mémoire un peu courte. Et que notre République, si gourmande de flonflons et de célébrations, fait peu cas de la tombe du père de la constitution de 1847 qui vient de rendre l’âme. La tombe de James Fazy!

Faites un saut au cimetière des Rois, vous ne pouvez pas la rater. C’est la première à gauche en entrant depuis l’entrée principale: une colonne toute simple. Impossible de faire plus discret.

Le numéro 500 repose à ses pieds. Et c’est bien pratique pour faire les vérifications d’usage. Parce que pour lire le nom de James Fazy gravé dans la pierre, faut vraiment le vouloir: il disparaît progressivement, gommé par les mousses et les ans.

Oui je sais, il y a eu des conférences et une exposition consacrées récemment à ce grand homme. Il dispose même d’un boulevard à son nom. Le créateur de la Genève moderne n’est pas totalement oublié. Mais c’est triste de voir cette pierre à la limite de l’abandon. Comme si l’on enterrait cette personnalité une deuxième fois aux frais de l’Etat…

M’est d’avis qu’il faudrait un peu retrousser les manches pour nettoyer la stèle de James Fazy. Lui passer la brosse à reluire. On doit bien ça au père de l’ancienne Constitution genevoise!

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