31/05/2013

Salut les voisins!

«Pensez à une solution de repli, en cas de mauvais temps…»

Tel est le bon conseil du jour! Il nous est livré par le Service social de la Ville de Genève qui coordonne la 10e édition de la Fête des voisins. Eh oui, c’est aujourd’hui déjà, la grande fiesta!

Alors on sort tout dans l’allée ou la cour: les chaises et les tables. Les salades et les quiches. Le vin, le jus de pomme et le sirop pour les enfants. Les grillades, sait-on jamais. Les desserts, c’est sûr. Sans oublier les ballons de couleur et les guirlandes, pour faire joli.

Et puis quand tout sera prêt, le gamin du rez-de-chaussée ira sonner chez la dame du 5e, celle qui ne fait rien sans son petit chien, des fois qu’elle aurait oublié. Le petit fera sans doute la tournée de toutes les sonnettes de la montée: il adore le son des carillons…

Sera alors réunie une bonne partie de celles et ceux qui font partie de votre quotidien. Ces gens avec qui vous partagez les bruits de la rue, les odeurs de friture, les fenêtres mal isolées, les pannes de l’ascenseur ou les cris dans la nuit. Les menus services aussi. L’arrosage des plantes ou la levée du courrier, pendant les vacances.

Voisins, pour le meilleur et pour le pire!

Certains enfileront le t-shirt rassembleur de la fête de l’année dernière. Quand il faisait beau. Quand les tables étaient dressées au soleil couchant. Là ça craint, avec la pluie au menu du soir.

Il faudra alors se serrer comme des sardines dans les entrées d’immeubles. Faire du coude à coude avec le voisin du dessus. Et c’est drôlement bien, pour les contacts humains. Idéal, même, pour faire schmolitz. Santé, les voisins!

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30/05/2013

Pour en finir avec la pluie

Alors que c’est la soupe à la grimace dans les piscines, les buvettes de plage et autres lieux qui dépendent du beau temps pour gagner leur vie, certains se frottent les mains. La pluie les inspire!

«Et si l’on regardait les avantages apportés par ce temps pluvieux et délicieusement rafraîchissant?» me suggère James. Avec un prénom pareil, m’est d’avis qu’il est peut être british sur les bords. Donc un peu partial, question pluie. Mais laissons le développer.

Cette eau qui tombe en abondance apporte un calme bienvenu sur la ville. Plus de bruit sous ses fenêtres, de jour comme de nuit. La place de jeux est déserte et les fêtards restent au sec dans les bistrots (sauf leur gosier!)

Ce temps frais améliore aussi la santé et soulage tous ceux qui souffrent de températures trop élevées et de mauvaise circulation sanguine. Les gambettes se font plus légères.

Et puis la nature retrouve enfin sa tranquillité. Les animaux peuvent vaquer en paix sans être perturbés à tout bout de champs par les humains. Ceux-ci ne font plus de barbecues. Les risques de mettre ainsi le feu aux forêts sont réduits. D’autant que le bois est gorgé d’eau…

Si besoin, James a encore tout plein d’exemples semblables, il est intarissable sur le sujet. Je ferai appel à lui, si la pluie persiste. Si le niveau des eaux monte dangereusement.

Certains se préparent d’ailleurs à cette éventualité. Anne-Marie me signale qu’à l’entrée du Garage du Salève, rue de la Caroline, un bateau est prêt à larguer les amarres, au cas où. Ils sont prévoyants, ces Carougeois!

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29/05/2013

Plus belle, la nature.

On ne va donc jamais en finir, avec la pluie?

Après la visite éclair du soleil, nous voici à nouveau plongés jusqu’au cou dans la flotte et le frais. Ce n’est hélas pas parti pour s’améliorer. Et dire que les jours vont bientôt diminuer… A partir du 21 juin, si vous l’aviez oublié. Au secours!!!

Si vous n’en pouvez plus de ce temps, c’est normal, ne vous inquiétez pas. Jusqu’à preuve du contraire, nous ne sommes pas encore des grenouilles. Ou des escargots. Quoique…

Y en a marre de cette humidité crasse. De ce ciel bas et lourd qui nous plombe le moral. Qui nous coupe la chique. J’en connais pourtant qui s’épanouissent sous la pluie. Qui ont les yeux en extase devant dame Nature qui n’a jamais été aussi belle que ces jours!

Testons la chose, pour tenter de sortir du spleen. Admirons donc toutes les nuances du green: le vert si tendre des jeunes feuilles, celui des herbes grasses. Ceux du gazon frais ou des mousses spongieuses qui ne seront pas écrasés de sitôt sous les corps alanguis.

Ces fonds verts se piquent plutôt de couleurs superbes, avec ces rhododendrons qui explosent comme des feux d’artifice. Les coquelicots et les marguerites colonisent à nouveau les talus du Seujet et les champs. Les pavots orangés tapissent les pelouses en de savants motifs, tandis que les tulipes et les roses résistent en rangs plus sages près du lac. Plus loin, les prés et les bois resplendissent. Oui, la nature n’a jamais été aussi belle que maintenant.

Si belle, mais si peu accessible, sous la pluie. Sauf pour les grenouilles. Et les escargots.

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28/05/2013

Des puces solidaires

Ferez-vous un saut aux Puces du cœur?

Le 16e Marché aux Puces de Bonvent a lieu ce samedi 1er juin et on y court, même sous la pluie!

Car le produit de cette vente est intégralement versé à Carrefour-Rue, l’association qui se bat pour venir en aide aux plus démunis de Genève.

Se battre, ce n’est pas peu dire, quand on voit la difficulté rencontrée par Noël Constant et les siens à trouver un lieu, dans ce canton, où poser leur module d’habitation. Des studios, aménagés dans des containers maritimes, qui permettraient de loger une vingtaine de personnes sans abri. Le financement est trouvé, mais toujours pas le terrain. Et ça traîne…

Mais revenons à nos Puces solidaires. L’association des habitants du chemin de Bonvent va donc transformer son petit coin de verdure, situé non loin de l’aéroport, en un marché très attendu des chineurs.

En vue de la vente de samedi, de nombreux bénévoles ont collecté, trié, stocké et bricolé, au besoin, les objets qui leur ont été généreusement donnés. Frédérique, responsable avec Catherine de cet événement, me dit que l’on va trouver de belles choses sur les stands: tableaux, argenterie, vinyles, livres, jouets, vaisselle. Même un violon! Les plus belles pièces seront proposées à la vente aux enchères, à 14 h.

Le «café» de Bonvent sera ouvert à 9 h 30 et l’on fera des affaires sur les stands de 10 h à 17 h. Entre-temps, les visiteurs pourront encore boire et manger sur place, tout en écoutant des moments musicaux.

Convaincus? Alors n’oubliez pas de faire un saut à ces Puces du cœur!

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27/05/2013

Un excès de zèle

Dans la nuit, tous les chiens sont gris.

Sauf quand ils se retrouvent sous les feux des projecteurs. Certains en deviennent verts de trouille.

Telle est la drôle d’expérience qu’a vécue l’autre soir Tim. Ce toutou sans histoires se promenait à Onex en compagnie de Liliane. La sortie habituelle que font tous les chiens des villes, avec des humains à l’autre bout de la laisse, pour se soulager dans la nature avant d’aller au dodo.

Au détour d’une rue, une torche électrique est soudain braquée sur le chien. Il sursaute. Sa maîtresse aussi. Faut dire qu’il n’y a pas grand monde à 22 heures dans les environs, hormis la personne qui tient fermement en main le faisceau lumineux et qu’elle distingue assez mal.

Sous le coup de l’émotion, Liliane a le temps de se faire tous les scénarios possibles…

Heureusement, ce qui suit s’avère moins grave que redouté. Mais plus bête aussi: c’est un contrôle d’identité! Ou plutôt, c’est une vérification: le représentant de l’autorité regarde si la médaille du chien est bien datée de 2013. Ce qui est le cas. Ouf, le gentil toutou, il a tout juste.

Elle est bien bonne, celle-là!

Alors que la petite criminalité gangrène la vie des citoyens et que les édiles se plaignent du manque de moyens pour rétablir un sentiment de sécurité, certains agents s’amusent à contrôler nuitamment la médaille des chiens. Cela dénote d’un sens aigu des priorités!

Liliane ne m’a pas dit de quelle couleur était l’habit du contrôleur qui faisait tant de zèle.

Dans la nuit, ils sont tous gris.

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25/05/2013

Le temps de vivre

«Aujourd’hui, tout le monde a une montre, et personne n’a le temps!»

C’est un vieux copain qui me fait cette réflexion tandis que nous prenons un café au bistrot du coin. La rencontre n’était pas inscrite au programme du jour. Il n’y a pas eu de bip-bip-bip à l’ordinateur pour me signaler ce rendez-vous. Il a suffi de se croiser, au hasard d’une rue, pour voler ces quinze minutes à nos emplois du temps respectifs…

Autour d’un express, c’est parti pour deviser sur le temps qui passe, le temps qu’il fait. Pour évoquer cette folle accélération du rythme de nos jours où l’on court tant et tant qu’à la fin, on ne sait plus trop où l’on en est. Et pourquoi on le fait.

Quinze minutes, top chrono, pour remettre les pendules à l’heure. Pour se tenir au courant, dans les très grandes lignes, de la famille, du boulot. Mais les aiguilles tournent, inexorablement. Oups, j’ai un rencard dans trois minutes. Alors salut, à une prochaine.

Tous des montres, mais si peu de temps. C’est alors que me revient la chanson de Georges Moustaki qui vient de rejoindre le paradis, après nous avoir invités à prendre le temps de vivre:

«Viens, écoute ces mots qui vibrent/sur les murs du mois de mai/Ils nous disent la certitude/que tout peut changer un jour…»

Le temps, par exemple? Des fois qu’il se rappelle qu’on n’est pas en mars, mais à deux doigts de l’été? Non, c’est plutôt le temps de profiter de cette fin de semaine. Pour poser la montre. Et prendre les choses comme elles viennent. «Sans projets et sans habitudes/nous pourrons rêver notre vie» Quel poète, cet homme!

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24/05/2013

Les micros climats

En temps normal, la météo est déjà le sujet de conversation par excellence. Alors ces temps-ci, je ne vous dis pas!

A l’heure où les spécialistes nous annoncent le retour de l’hiver (mais est-il seulement parti?), le sujet tourne à l’obsession générale. Essayez de passer une journée sans évoquer, avec quiconque, le froid, le crachin ou la Toussaint. Vous n’y arriverez pas!

Au milieu de ce concert de lamentations, il en est pourtant qui tirent plutôt bien leur épingle du jeu.

De petits drôles du côté d’Anières vantent ainsi les Caves ouvertes de cette fin de semaine: «Venez au chaud dans notre microclimat fêter dignement ensemble le dernier vénérable Saint de Glace.» Suivent les prévisions calamiteuses de cette semaine, avec une remontée spectaculaire des températures pour le samedi 25: il fera de 28 à 33 degrés. Dans les caves, donc! L’idéal, pour une dégustation. Un poil moite, peut-être. Faudra tomber la chemise!

Les fanfares genevoises font aussi très fort. Leur terrain de jeu, normalement, c’est le plein air. La rue, où elles défilent. Là, comme par enchantement, elles se retrouvent à l’abri dans une magnifique salle de concert pour un grand marathon de musique populaire. Treize ensembles et chorales réunis: ça va chauffer, ce week-end, sous les ors du Victoria Hall. Sonnez hautbois…

Et pour faire comme si l’on cuisait sur la plage, avec des palmiers partout, une dune vient de faire son apparition aux Conservatoire et Jardin botaniques! On a beau avoir envie, c’est encore un peu tôt pour la tester avec des tongs et serviettes de bain. En mai, désormais, sortez les k-way…

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23/05/2013

Trente centimes

Le bon sens se perd aussi en Pays de Vaud. C’est ce que vient d’apprendre à ses dépens un Genevois.

Ce chercheur au Centre Médical Universitaire se déplace à Lausanne fin mars pour participer à une conférence au CHUV, dans le cadre de son travail.

A la sortie du train, il achète un billet à l’aide de sa carte de crédit et grimpe dans le m2, le métro automatique qui le conduit en sept minutes à sa destination. Un moyen de transport ultrarapide qui nous fait tous baver d’envie, nous autres du bout du lac!

A l’arrêt de l’Hôpital, des contrôleurs vérifient les titres de transport des passagers qui descendent. Notre homme, confiant, présente le sien.

Ah, ah, il n’est pas bon, ce billet, Monsieur! clament-ils en chœur. Vous avez un ticket valable pour trois arrêts. Or, il y en a cinq, depuis la gare.

Et paf, ils lui collent une amende de cent balles!

Le client se défend. Il vient rarement à Lausanne et il s’est trompé, désolé. Son billet étant de toute façon remboursé par son employeur, il ne cherchait pas à resquiller en payant 1 fr. 90 au lieu de 2 fr. 20 avec sa carte demi-tarif. Ce qui fait juste 30 centimes de différence, donc.

Les contrôleurs conviennent du ridicule de la situation. Mais pas un ne fait preuve de bon sens en fermant les yeux sur cette peccadille. La machine est lancée, impossible de revenir en arrière. Tous l’encouragent pourtant à écrire aux TL, l’équivalent de nos TPG à nous. Ce qu’il fait, bien sûr.

Mi-mai, il reçoit la réponse. C’est niet. Il a fauté, il payera: 100 francs d’amende pour 30 centimes manquants. ça fait cher le centime!

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22/05/2013

Pour faire diversion

L’Eau de Genève ouvre les vannes!

Les Services industriels de Genève ne pensaient peut-être pas si bien dire en lançant leur jeu-concours en ce riant mois de mai gorgé de flotte.

Que d’eau, que d’eau sur nos têtes. Parfois même dedans. A force…

Sauf que cette Eau-ci, avec une majuscule s’il vous plaît, se prend de préférence au robinet. Voire dans une carafe. Et que les vannes ouvertes sont celles d’humoristes du cru (gla gla gla) qui ont écrit trois sketchs sur le sujet.

Leur vidéos sont à découvrir sur le site des SIG (www.sig-eaudegeneve.ch) Ce qui exclut des réjouissances tous ceux qui ne sont pas connectés. Et c’est bien dommage pour eux de rater ces scènes de deux à trois minutes, sympas et rigolotes. Car elles font diversion…

Il y a là une brochette de comédiens marrants qui se donnent la réplique dans "Marie-Thérèse en carafe", de Pierre Naftule, "C’est cadeau", de Brigitte Rosset et "Stupéfiante" de Laurent Nicolet.

Et pour voir si le public a compris le message, un concours suit, avec trois questions fastoches comme tout. Si gagne, je pourrai mettre en marche le Jet d’eau. Le rêve! Mais si vous voulez vraiment me piquer la place, sachez que le concours dure jusqu’au 27 mai.

Encore envie de vous amuser? Trois autres humoristes proposent "Une explosion d’humour" dès ce soir au Théâtre Le Crève-Cœur. Il ne pourrait pas changer de nom, pour l’occasion?

Miserez invite Cuche et Barbezat à rallumer le sapin. Je n’en dirai pas plus, si ce n’est que les représentations durent jusqu’au 16 juin, et que ces soirées sont à prendre comme de bons antidépresseurs de saison.

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21/05/2013

Le puck file la pêche

Heureusement qu’il reste le sport pour nous remonter un tantinet le moral!

Hormis la fête de l’Espoir, c’est bien le seul événement collectif qui a sauvé de la morosité totale cette Pentecôte froide et humide.

Pourtant, j’avoue ne pas être spécialement branchée compétition sportive. Ni particulièrement chauvine. Normale, quoi!

Mais plus les nuages plombaient le ciel de mai, plus la pluie et le vent s’en mêlaient et plus je me suis surprise à mouiller le maillot pour nos hockeyeurs. Dingue, non?

Cette euphorie a commencé samedi matin, en ouvrant mon journal et en tombant sur le supplément consacré à l’incroyable grand huit de la Suisse. Avec le grand poster. Vite, des punaises! Que je le mette au mur pour regarder de près cette équipe qui gagne.

Pas mal. Plein de jolis garçons! Un peu trop sérieux, peut-être, face à l’objectif du photographe. Mais juste comme il faut, sur la glace suédoise.

Le soir même, je n’ai pas compris grand-chose à ce qui se tramait dans la patinoire. Je dois manquer d’entraînement: je ne vois jamais où il a filé, ce satané puck. Heureusement, ce n’est pas trop difficile de voir qui marque…

Sur un petit nuage j’étais, à l’issue de la rencontre avec les Etats-Unis. J’aurais bien aimé y rester encore dimanche, tandis qu’il pleuvait à verse. Mais bon, une médaille d’argent, c’est aussi extra!

Mes collègues sportifs ont parlé d’une équipe de hockey qui ne doute pas. Qui se serre les coudes. Qui y croit. Au vu des résultats ainsi obtenus, m’est d’avis qu’on pourrait prescrire cette thérapie de choc au Conseil municipal. Allez Genève!

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18/05/2013

Les uns et les autres

Je ne sais pas si je deviens trop sensible, mais il est une affiche qui me file froid dans le dos. Et vu la caillette ambiante, ça n’aide pas vraiment.

En fait, cette affiche se décline en plusieurs formats, avec quelques variantes à la clé, mais promet toujours la même chose: encore plus d’émotions par seconde. Le bonheur, en somme!

C’est une campagne publicitaire de Swisscom, notre grand communicateur national.

Le passant y voit ce qui semble être une famille. Maman se trouve au centre de l’image, assise à sa table. Garçon et fille sont vissés de part et d’autre de la pièce dans un fauteuil. Papa est au coin, à califourchon sur le canapé. Chacun a la bouche bée devant son écran. La mine épanouie, radieuse. Ouah, mégacool, disent-ils à l’unisson.

Et que font-ils? Ils surfent, ils jouent, ils zieutent, ils chattent peut-être. Ils font corps avec leur machine. Chacun dans sa bulle, chacun dans son monde.

Bonjour la communication! Si elle fait le beurre de l’entreprise, elle ne fait pas forcément celui des foyers.

Vous me direz que le loto des familles, les parties de rami, de scrabble ou de hâte-toi lentement, c’est d’un autre âge. Limite ringard. Disons que ces jeux impliquent d’être les uns et les autres réunis pour faire quelque chose. Et que ça aide à vivre ensemble.

Cette affiche n’est pas la réalité. Ce n'est que de la pub. Du moins je l’espère. Car cette ode au «chacun pour soi et technologie pour tous» illustre surtout l’incommunicabilité générale. C’est plutôt moche!

Mais tout n’est pas perdu: une grande fête réunit ce samedi toutes les générations au Bout du Monde. C’est la Fête de l’Espoir! Et tant qu’il y en a…

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17/05/2013

Un peu de remontant

Vous prendrez bien quelques doses de gentillesse, aujourd’hui?

Ces petits riens du quotidien sont peu vendeurs, mais ils font du bien. Je vais vous en faire part d'un max pour tenter de lutter contre le blues qui menace…

Une maman désire remercier l’agent circulant à bord d’une voiture de la police municipale de Veyrier qui a pris en charge sa jeune étourdie de 11 ans. La petite s’était trompée en descendant du bus 41 et se trouvait un peu perdue dans la campagne. Le policier l’a embarquée… pour la conduire à son cours d’anglais. Classe!

Un autre policier mérite des fleurs, aux yeux de Sophie. Comme son père avait de la peine à porter l’ordinateur qu’elle devait faire réparer, l’homme en uniforme a proposé son aide. C’est lui qui s’est farci l’objet encombrant, de la rue du Port jusqu’à l’intérieur du magasin de Rive. Puis il a filé, une fois son service à la population terminé. Il faudrait le cloner, ce policier…

Le même 10 avril, à Aire-la-Ville, une automobiliste a crevé. Son pneu, plutôt. Danièle ne sait que faire, à part poser son triangle de panne. Passent deux joggers qu’elle ose interpeller. Bien vu. Ils ont changé la roue et sont repartis au petit trot, les mains pleines de cambouis, sans accepter de dédommagement. De vrais chevaliers de la route!

On pourrait dire pareil de ces deux conducteurs des TPG. Marie a pris le bus à Hermance et s’est aperçue, en route, qu’elle avait oublié ses papiers. Le chauffeur a fait signe à son collègue arrivant en sens inverse. Et tous deux ont arrêté leur engin pour permettre à cette dame handicapée de 78 ans de retourner chez elle. Mieux encore: le chauffeur l’a attendue au terminus!

C’est pas sympa, tout ça?

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16/05/2013

Envies d'ailleurs

Vous avez le moral dans les chaussettes, à force de prendre l’eau? Marre de ce temps pourri? Envie de filer loin d’ici pour vous mettre au chaud et au sec?

Ce sont des signes qui ne trompent pas: il est temps de songer à l’été! Et de concocter des vacances, pour ceux le peuvent encore.

Je viens hélas de découvrir, en lisant notre brave Feuille d’avis officielle, que certains projets d’évasion risquaient fort de tomber à l’eau, si j’ose dire.

Sous la rubrique «infos utiles», les autorités nous prient de ne pas attendre pour renouveler nos documents d’identité arrivant à échéance. Ceux qui ont été édités en 2003, donc. Et il y en a un paquet, semble-t-il.

Face à cet afflux, sachez qu’il faut déposer la demande au moins deux mois avant la date du voyage prévu. Deux mois! Vous risquez d’être dans le jus si vous comptiez partir début juillet…

Faire la demande, dites-vous? Ben oui. C’est fini, le temps des démarches administratives spontanées. Depuis l’introduction du passeport 10, il faut réserver son passage dans les cabines de biométrie qui vont désormais tout savoir de nous.

Et pour obtenir ce rendez-vous, c’est la galère. Du moins pour ceux qui tentent de l’avoir par téléphone, et non via le site de la Confédération.

Une lectrice m’a signalé, début avril déjà, avoir mis une semaine pour avoir enfin un interlocuteur au bout du fil. Qui lui fixait l’entrevue à mi-mai. Alors je vous laisse imaginer le temps qu’il faudra pour obtenir le précieux sésame.

Finalement, il fera peut-être beau, cet été, pour nos vacances à Genève.

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15/05/2013

Appel pour un studio

Il porte beau, mais ses yeux sont tristes.

Celui que j’appellerai Roberto a la petite soixantaine alerte et travaille à mi-temps à la brocante de Caritas. S’il est venu me voir avec «Monsieur Roland», son patron, c’est pour tenter de trouver une solution au problème qui lui prend la tête: le logement. Vous me direz qu’il n’est pas seul dans ce cas à Genève. Certes. Mais il y a urgence si l’on veut éviter de le retrouver, un jour, dans la rubrique des faits divers.

Je ne vais pas ici vous raconter sa vie. Disons juste qu’elle a basculé lorsque ce travailleur s’est retrouvé sans emploi à un âge où il est dur de se faire engager. Le voilà dépendant de l’Hospice qui lui dégote, il y a deux ans, de quoi se loger.

Roberto tombe chez un marchand de sommeil qui lui loue une chambre de sa maison pour 1150 francs par mois. Pour cette somme rondelette, il a le droit de partager la cuisine, la salle de bains et les toilettes avec cinq autres personnes logées à la même enseigne!

Cette promiscuité forcée favorise les tensions. Il y a peu, il a été agressé physiquement par un locataire de cette villa. On lui a fortement recommandé de ne pas porter plainte. Depuis, il ne dort plus et veut partir de là au plus vite.

Il a donc visité quantité de chambres et de studios! Mais quand il dit que le loyer sera pris en charge par l’Hospice, les portes des régies se ferment. Même les hôtels abordables affichent complet. C’est à se taper la tête contre les murs!

Alors voici ma proposition. Si vous possédez un studio correct, à prix décent, et que vous êtes prêt à le louer à Roberto, faites-moi signe rapidement. Je ferai suivre. Car cet homme mérite sincèrement un bon coup de pouce.

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14/05/2013

Mi-ange mi-démon

dumont.jpg«Le spectacle est terminé.»

Il a pris congé de nous en adressant ces quelques mots à la rédaction. Nous l’avions connu plus bavard. Etait-ce un zeste d’émotion, au moment du départ?

La nouvelle circulait depuis un bon moment, mais personne ne voulait trop y croire: Etienne Dumont arrêterait d’écrire dans la Julie, après 39 ans de ponte continue. A la retraite, lui? Allons donc, impensable! Et pourtant…

Il a pris son envol hier au tout petit matin. A libéré en catimini son bureau. A déposé des piles de bouquins sur les bureaux de ses collègues. A envoyé un dernier mail depuis son ordinateur, avec une photo. Puis a quitté la maison.

L’avez-vous déjà vu en ange, Etienne Dumont? En démon, oui, avec sa corne au vent et ses tatouages. Pour ses adieux à la Tribune, le photographe Francis Traunig l’a immortalisé pensif, accoudé à une table, torse nu, avec de splendides ailes blanches sur fond de petits nuages. Mi-ange, mi-démon.

Quel panache, cette sortie de scène! Elle correspond bien au personnage. A la plume. Au caractère d’un journaliste comme on n’en fait plus. Mais au secours, on dirait une nécro, ce billet.

C’est que ça me rend toute triste, cette première journée sans lui. Car je l’aimais bien! Finis les babils entre cinq articles prêts à paraître. Plus de récits de ses virées à Venise, Paris ou Londres, de la dernière expo découverte ou d’un nouveau potin. Vachard, de préférence. Moins de fantaisie et de couleurs dans les couloirs du journal. Et tout le reste...

A vous aussi, sa plume incisive et cultivée va manquer. Mais il y a, semble-t-il, une vie après la Julie.

Etienne saura en profiter!

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10/05/2013

Je dis oui aux musées

«Dites oui aux musées!»

Je suis entièrement d’accord. Je signe où? C’est quand la votation?

Mais non! Il n’y a rien à voter, les 11 et 12 mai. Ce n’est pas le sujet de ces affiches qui fleurissent en ville et nous font de l’œil. Dire oui à ces institutions, cela revient à sortir ce week-end de chez soi pour participer à la première édition genevoise de la Nuit des musées.

Très bien, sortons donc! Mais où?

Comme pour la Fête de la musique, l’offre est à ce point gargantuesque que le mangeur ne sait pas très bien par quel bout attaquer le morceau. Jugez plutôt.

Sur tout le canton, 22 musées vont passer en mode nuit samedi dès 17 h et rester ouverts le lendemain pour un «after» en famille. Ce qui tombe bien, puisque c’est la Fête des mères!

Tous rivalisent d’imagination pour proposer des animations décoiffantes: 163 moments de médiation culturelle et 58 activités différentes sont ainsi programmés en cette fin de semaine…Il y aura un rallye dans les musées de la rive droite, une visite à la lampe de poche du Jardin Botanique, une grimpette à la nuit tombée des tours de la cathédrale Saint-Pierre, une plongée dans l’antre des pompiers et j’en oublie.

Pour dire oui aux musées et concrétiser sa flamme, il faudra passer à son doigt un anneau en caoutchouc blanc (dix francs pièce). Il fait office de pass pour toute la nuit et donne libre accès aux transports publics. Les enfants auront droit à des bracelets, en vente à l’entrée des institutions. Vous trouverez plus d’infos sur le site www.ville-geneve.ch

Bonne nuit, et vive les mamans!

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08/05/2013

L'Ascension a du bon

Après un premier mai à moitié férié, c’est férié pour tous, ce jeudi. L’Ascension a du bon!

Comme à chaque congé tombant en semaine il y aura, dans l’air, quelque chose de spécial. Rien à voir avec le retour programmé du temps frisquet qui commence sérieusement à nous pomper, soit dit en passant.

Ce quelque chose ressemble plutôt à quelques points de suspension. Une respiration. Une parenthèse bienvenue dans le déroulé des jours.

Angela m’a ainsi appelé mercredi dernier, le 1er mai donc, pour me dire le bonheur de vivre ce jour-là dans une ville devenue presque silencieuse. Libérée du trafic pendulaire, la route de Malagnou devenait plus fréquentable. Ah, pouvoir à nouveau respirer un air non saturé de gaz, sentir les odeurs des fleurs, entendre chanter les oiseaux, c’est fantastique…

Pas dit que les riverains de l’aéroport puissent en dire autant, mais enfin!

Une autre Angela m’a écrit pour me raconter une histoire de gens heureux, croisés le 1er mai à un arrêt de bus du quartier de Saint-Jean.

Le regard de ma correspondante est attiré par un beau bouquet printanier resplendissant sous le timide soleil printanier. La dame qui le tient marche main dans la main avec un homme aussi charmant qu’elle. La bonne soixantaine, tous deux, ils irradient de bonheur. Et ça devient contagieux.

La dame croise le regard d’Angela et lui fait un sourire sympathique. «Ça a été comme une bouffée de joie qui nous a frôlés. Et je suis restée sous le charme de ce moment magique.»

Ça va planer, à l’Ascension…

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07/05/2013

Le vol de la trottinette

Pourquoi tant de méchanceté? Il faut en avoir une sacrée couche pour voler la trottinette de Florian!

Cet objet n’est pas un simple joujou ou un moyen de transport à cent balles dont la disparition ennuie, mais ne change pas la vie. Là, ça la bouleverse…

Car la «trot» en question est un petit engin électrique, avec un siège, des freins et tout ce qu’il faut pour que ce jeune homme à mobilité réduite puisse se déplacer. Etre autonome, comme la plupart d’entre nous.

Jeudi dernier, il rentre à 12 h 30 chez lui, cadenasse son carrosse au pied de son immeuble des Asters, cadenasse aussi à double tour le transformateur, on n’est jamais assez prudent. Une fois son repas expédié, il ressort dans la rue.

Et là, plus de trottinette, plus de chargeur, plus rien. Juste une grosse colère! Il a déposé une plainte à la police, forcément. Mais comment va-t-il faire, maintenant, pour se mouvoir?

Lui reste encore sa chaise électrique, me précise Florian. J’ose espérer qu’il s’agit plutôt d’un fauteuil roulant! Mais ce véhicule, peu commode et poussif, ne lui permet pas de bouger comme il le souhaite.

Le temps que les assurances s’en mêlent, il s’écoulera pas mal de jours pendant lesquels le jeune artiste sera limité dans ses mouvements. Moche!

Si la personne qui a piqué cet engin lit ces lignes, elle comprendra qu’il faut le rendre à Florian. Et vite! Car il existe d’autres solutions pour se déplacer à l’œil en ville: la saison des prêts gratuits de vélos vient de commencer.

Et une petite reine vaut bien une trottinette, sans doute.

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06/05/2013

Service à domicile

Le temps a certes été un peu humide et tristounet, ces derniers jours. Mais comme disait à Sonja une petite puce de sept ans, «S’il n’y avait pas la pluie, comment ils feraient, les arbres, pour se doucher?»

Dans ces conditions, vive la pluie! Et vive les gens qui nous font chanter sous la douche et voir la vie du bon côté.

Jean-René rentre ainsi jeudi soir à la maison après une journée bien remplie. Il relève son courrier, comme d’habitude. Là pourtant, une grosse surprise l’attend.

Dans sa boîte à lait, il trouve le sachet contenant les médicaments pour sa femme qu’il était allé chercher dans une pharmacie à sa pause de midi. Ça alors, il n’en revient pas!

Par quel tour de passe-passe ce petit sac est-il arrivé là? Il l’avait pourtant en main, en sortant du magasin! Pourquoi d’ailleurs ne l’a-t-il plus sur lui?

Il y a eu un raté quelque part, mais où? Jean-René déroule fébrilement sa journée dans sa tête. Jusqu’à ce que «tilt!» le distrait réalise qu’il a dû oublier ses courses dans le tram.

La suite, il la devine, et le laisse baba. Tandis qu’il bossait sans se douter de rien, une bonne âme a retrouvé le sachet contenant, en plus des pilules, l’ordonnance faite au nom de sa femme Sonja. Et où figure son adresse. Cette personne a donc pris la peine de se déplacer jusqu’à Carouge pour poser les précieux remèdes dans la boîte à lait.

Sans laisser de petit mot. Un service à domicile juste pour rendre service. Ce geste est la meilleure médecine qui soit!

Car ces deux Carougeois reconnaissants sont, depuis ce jour-là, heureux comme des arbres sous la pluie...

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04/05/2013

L'eau à la bouche

En faisant ses courses, un couple tombe sur un Epoisses de derrière les fagots. Un magnifique spécimen, si j’en crois mon correspondant, encore attendri par ce fromage bourguignon.

Devant l’objet de leur désir, Monsieur glisse peut-être à Madame ces vers appropriés, écrits en son temps par un curé inspiré: «Regarde-moi, voyons, sa rougeâtre patine/ Vois les pleurs épaissis qui coulent sur ses flancs/ Sens ce fumet subtil adoré des gourmands/ Et conviens que c’est là dessert de haute mine»

Ces fins becs en conviennent tant qu’ils ont déjà l’eau à la bouche en se saisissant de la pâte molle. Une bombe, soit dit en passant, question calories… Mais quand on aime, on ne compte pas!

En lisant de plus près son étiquette, ils se rendent compte que le fromage a dépassé la date de vente autorisée. Il n’en devient que plus intéressant à leurs papilles. Tout heureux de cette trouvaille, ils passent à la caisse.

Ils déchantent vite. Car avec son œil de lynx, la caissière repère la date de péremption de l’Epoisses. Et annonce à ses clients qu’elle n’a pas le droit de leur vendre un article périmé. Quelle poisse!

Le couple insiste. Affirme qu’il le veut, malgré tout. L’employée appelle la cheffe de rayon qui confirme hélas le verdict.

A défaut de le vendre, pourrait-elle peut-être le donner? Ils sont preneurs! Impensable… Signer alors une décharge à la Coop? Disant que s’ils sont malades, ils l’ont bien voulu. Et que jamais,oh grand jamais ils ne porteront plainte? Inutile…

La seule décharge possible, ici, c’est la poubelle. Moralité: mieux vaut jeter que donner. Pas de quoi en faire tout un fromage, sans doute. Mais drôle de société, quand même.

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