25/06/2013

Contrôle et self-control

Vive les TPG!, s’est exclamé le passager en fin de course. Notez qu’il avait pourtant tout faux au départ.

Car Daniel l’avoue sans rougir. En bon Genevois, il resquille. Oh le vilain! Un samedi, son bus s’arrête peu après le démarrage. Les portes s’ouvrent sur trois uniformes: contrôle des billets.

Glups! Ce coup-ci, il va trinquer…

A l’arrière, deux contrôleurs font leur boulot. Ce faisant, ils conseillent à une dame de s’asseoir pour éviter de tomber. Pour une raison que tout le monde ignore, la quinquagénaire pique furieusement la mouche et les traite comme des moins que rien. Ambiance!

A l’avant, le troisième contrôleur vérifie les billets et arrive tranquillement à la hauteur de Daniel, tandis que la passagère, déchaînée, fait du tapage.

L’usager présente un titre de transport périmé. «Ça va pas le faire, n’est-ce pas?» Non. L’employé doit verbaliser. OK, ce sont les règles du jeu.

Daniel sort sa pièce d’identité, tout en plaisantant devant le triste spectacle que donne toujours la femme. «Ce serait plutôt à moi de faire ma crise, pas vrai?» Le contrôleur rit jaune. Puis observe attentivement la situation, soupire et prend une décision. Il demande au resquilleur taquin s’il a 3 fr. 50 sur lui. Oui, et il sort aussitôt la monnaie de sa poche. L’employé s’en saisit: il ira lui-même chercher le billet. Et la paix…

Je dois avoir un bon karma, se dit notre homme, tandis que le contrôleur descend du bus et glisse les pièces dans la machine. A son retour, Daniel n’en peut plus de le remercier. Son geste lui a évité l’amende. Et cloué le bec à la furie. L’assistance a presque applaudi l’exploit! D’où ce cri du cœur...

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