31/08/2013

Chocolat Swiss

Paul passe une partie de sa vie dans les avions. En business class. Comme vous et moi, je suppose.

Après un vol où le service à bord s’est révélé déplorable, le passager se plaint auprès de Swiss. La compagnie fait amende honorable et lui promet alors un cadeau pour se faire pardonner. La grande classe.

Deux semaines plus tard, Paul s’en revient à nouveau au pays, après un long voyage. Un colis l’attend chez ses voisins. Il sent le chocolat à plein nez!

C’en est. Ou plutôt, c’en était: les 48 pralinés joliment disposés dans la boîte en bois ont fondu comme gras au soleil. Ne reste qu’une marée chocolatée où surnagent deux enveloppes.

La première contient les excuses réitérées de Swiss. La deuxième cache la douloureuse: Paul est invité à payer son cadeau! Soit 52 fr. 40, à régler dans les trente jours à la maison Läderach, chocolatier suisse. Oh, que c’est moche…

Ni une ni deux, il renvoie la facture des friandises chez Swiss. Confuse, la compagnie réagit en lui envoyant une excellente bouteille de champagne. Sans bulletin rose. Paul a bien aimé.

Les choses auraient pu en rester là. Sauf que pour réparer à son tour la bourde, la confiserie de Glaris vient d’adresser au Genevois une nouvelle boîte de chocolats, entiers cette fois-ci. Le tout accompagné d’une lettre qui vaut son pesant d’or: grâce au traducteur automatique, les correspondances commerciales, même les plus arides, deviennent franchement risibles.

Paul est donc comblé. Ses coups de gueule lui ont rapporté 96 pralinés, un Dom Pérignon 2003 et deux séances de rigolade. Peut difficilement faire mieux!

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30/08/2013

Deux coups de pouce

Le "Don du livre", vous connaissez? Pendant vingt ans, les bénévoles de cette association ont récolté des milliers et des milliers d’ouvrages dans le hall de Palexpo, lors du Salon du livre.

Cette année, ils n’ont pas pu le faire. Du coup, les bénéficiaires de cette action sont en manque de lectures. Et ça concerne pas mal de monde: le Don alimente en écrits 140 institutions sociales et de développement. Chez nous et dans près de 50 pays.

Pour soutenir le travail de l’association, la Fnac lance, jusqu’au 7 septembre, une collecte de livres de deuxième main (et pourquoi pas de première?) dans ses magasins de Rive et de Balexert.

Les points de récolte se trouvent fort à propos dans les rayons librairie. Ils acceptent tout: les albums pour enfants, les encyclopédies, les dicos, les romans, les précis de grammaire. Dans toutes les langues. Tous les styles. Pourvu que les livres soient en bon état et fassent encore envie.

Envie de donner encore un coup de pouce? Là, il faudra vous déplacer à Carouge où s’ouvre aujourd’hui une exposition exceptionnelle. Cinquante artistes, et non des moindres, ont répondu présent à l’appel de solidarité lancé par des amies de Marie-Noëlle, dont la maison de famille et l’atelier de céramique ont été entièrement détruits par un incendie.

Ils ont donc offert les peintures, sculptures ou céramiques qui seront exposées et mises en vente au profit de l’artiste frappée par un coup du sort. C’est pas beau, tout ça?

(L’EPEP, 23, rue des Moraines, ve de 17 h 30 à 20 h, sa et di de 11 h à 17 h)

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29/08/2013

La dent vagabonde

Je vous demandais des histoires drôles, pour varier les plaisirs. Eh bien et je ne suis pas déçue!

Janine me rapporte qu’avec sa nièce préférée, elles vont parfois manger un plat du jour au Resto 2000 et babiller, le temps de refaire le monde. Jusque-là, rien de très croustillant.

Sauf que justement, en croquant dans je ne sais trop quoi, la gourmande perd un pivot. Une dent artificielle qui doit coûter bonbon. Malaise…

Par chance, ou réflexe, elle ne l’avale pas. Elle ressort discrètement la dent vagabonde de sa bouche, la cache dans un coin de sa serviette en papier et la glisse dans une poche de son jeans.

Du moins c’est ce qu’elle croit. Parce qu’une fois arrivée à la maison, elle voit que la quenotte s’est à nouveau fait la malle. Où a-t-elle bien pu se fourrer?

Janine retourne illico au resto pour la chercher sous la table. Rien. Elle demande alors l’impossible au patron: donnez-moi votre poubelle. Celle du repas de midi! S’il vous plaît.

Mais ça ne se fait pas, voyons… La cliente insiste tant qu’elle finit par repartir avec le sac de 40 litres farci de détritus en tout genre. Elle le trimballe dans le tram, puis jusqu’à son balcon.

Au boulot! Elle vide le contenu de la poubelle sur sa Julie de la veille (ça fait toujours plaisir de voir que nous servons à quelque chose.) Ça forme un gros tas peu ragoûtant et décourageant: autant chercher une aiguille dans une botte de foin. Avec les odeurs en plus…

Janine serre les dents, fourrage sans répit dans les rebuts du bistrot… et finit par tomber sur son pivot. Ouiiiii, je l’ai!

Et la Julie a été remballée, après ses bons et loyaux services…

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28/08/2013

Marathon, oui ou non?

Pascale, Guler et Olivier ont un rêve un peu fou: participer au marathon de New York, le 3 novembre prochain. Physiquement, ils sont prêts. Chapeau!

Car ces sportifs sont des personnes en situation de handicap. Ce qui double le mérite, puisqu’elles ont toujours besoin de s’entraîner et de courir avec des guides. Il y a là Aurore, Severine, Emmanuel, Mickael, Serge, Geneviève. Tous également au top de leur forme.

Ces coureurs font partie d’un groupe genevois, Champ’Achilles, dont le but est de permettre aux athlètes atteints de handicap de participer à des courses grand public. Et s’il est une compétition qui leur donne envie de se surpasser, c’est bien le marathon de New York!

Pascale, Guler, Olivier et leurs guides sont prêts à relever le défi de la Grande Pomme. Mais l’aventure pourrait bien s’arrêter là: l’appel de fonds pour financer leur projet n’a pas marché.

Sur les 35 dossiers envoyés à des entreprises ou à des fondations qui n’ont pas de soucis d’argent, beaucoup de réponses négatives, ou pas de réponses du tout. C’est bien dommage.

Tout le monde s’accorde à dire combien il est important de soutenir les handicapés dans leurs démarches, pour les aider à s’intégrer dans la société et à se sentir comme des gens dits normaux. M’est d’avis que ce serait là une bonne occasion de le prouver.

Pourquoi ne pas demander ici à des associations, des organisations internationales ou sportives, voire même à des mécènes, de faire un geste pour que cette belle équipe puisse réaliser son rêve? Là-bas, tout bientôt?

Allez hop, un petit effort…

Pour info: pasc.perrottet@bluewin.ch; coordonnées bancaires sur demande

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27/08/2013

Un nuage de poivre

Une petite demande, pour commencer: faites-moi parvenir les histoires drôles qui vous sont arrivées! Je crois qu’on va en avoir besoin cet automne, avec tout ce qui se prépare…

Racontez-moi des choses rigolotes, décalées, pétillantes, qu’on s’amuse un peu. Bon, faudrait pas oublier pour autant les événements qui fâchent ou font râler. Je vous fais confiance.

Ma collègue Sophie a ainsi été témoin d’une scène étrange qui s’est déroulée dans le bus 9, juste avant la rentrée.

Ce long véhicule articulé transporte une vingtaine de passagers. L’un d’eux n’est pas très net. Il a visiblement trop bu, mais pas encore assez à son goût. Bière à la main, geste incertain, l’homme actionne trop tard le bouton d’arrêt pour descendre où il veut. Il devra donc patienter jusqu’à l’arrêt suivant, celui de la rue du 31-Décembre.

C’est la goutte de trop pour ce triste personnage. Il bougonne, s’emporte et tambourine contre la porte close. Rien n’y fait. Le conducteur reste zen, les passagers aussi. L’excité se dirige alors vers l’arrière du véhicule. Lorsque les portes s’ouvrent enfin à l’arrêt prévu, il dégaine son arme: un spray au poivre. Et «pchiiit-pchiiit-pchiiit», il arrose rageusement l’assemblée avant de filer.

Non mais t’y crois pas! Le nuage poivré s’étend, pique et irrite les yeux, la gorge, les nerfs. Le bus tousse grave. Les passagers incommodés demandent au conducteur de s’arrêter. Ce qu’il fait, route de Frontenex. Les portes sont ouvertes, les sprayés libérés. De l’air!

Le poivre, c’est bon pour la cuisine. Ou pour se défendre. Pas pour agresser les gens. C’est bête, méchant et gratuit. La moutarde me monte au nez.

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26/08/2013

Rentrée dans le bleu

Alors, quoi de neuf, depuis tout ce temps?

Cela fait une paye que je m’étais plus retrouvée à cette place pour partager avec vous les dernières genevoiseries en date. Certains lecteurs m’ont un peu grondée. Paraît que c’est trop long, un été sans encre bleue.

Mais du bleu, il y en a eu à revendre tout l’été! Le bleu du ciel éclatant sous le soleil. Le bleu du lac où il faisait bon faire trempette ou naviguer. Le bleu des fleurs dans les parcs, celui des zones de stationnement vides d’autos ou du reflet des glaçons dans l’apéro. De bleu si c’était délicieux!

Me voilà donc de retour à l’encrier au moment où sonne la fin de la récré estivale. La rentrée, c’est aujourd’hui. Premiers concernés: les élèves et les profs. Soit près de 80 000 personnes pour la seule Instruction publique genevoise et un bon paquet d’autres pour les écoles privées. Pour chacune d’elles, compter autant de parents ou de familles remises à l’heure studieuse. Ça fait pas mal de monde…

A quoi s’ajoutent encore les patrouilleuses scolaires, les cuistots des cantines, les animateurs du parascolaire. Et puis les répétiteurs, les concierges des écoles, les infirmières scolaires, les conseillers en orientation, les psys et tous ceux qui gravitent autour des élèves. J’en oublie?

Dès lundi, ces milliers de gens vont se retrouver en mouvement aux mêmes heures. Avec les mêmes impatiences et appréhensions. Ça va bouchonner ferme en ville et provoquer des boules au ventre chez certains. Au secours....

Mais non, tout va très bien se passer. Allez, bonne rentrée!

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