25/09/2013

L'automne, et alors?

C’est l’automne. La pire des saisons. Ou la plus belle. C’est selon.

Dans le pire des cas, c’est la saison des moins. Moins de soleil, de température, de luminosité. Moins de farniente. Moins de tonus. Comme une longue agonie. Je continue sur cette pente savonneuse?

L’automne, c’est toboggan vers le froid de l’hiver. La pluie. Le brouillard. Le vent. Le sombre. Brrr…

«Oh, l’automne l’automne a fait mourir l’été» écrivait déjà le poète Guillaume Apollinaire, il y a tout juste un siècle. Il est vrai que la nostalgie sied parfaitement à l’époque des feuilles mortes qui se ramassent à la pelle, les souvenirs et les regrets aussi. (Ça, c’est du Prévert.)

Je ne sais pas ce qu’ils ont tous avec leur spleen de saison. Car depuis cet équinoxe, nous n’avons que du beau et du chaud au bout du lac. Un temps qui file la patate!

Dans le meilleur des cas, donc, l’automne est la saison des plus. Plus de couleurs, des jaune, orange et rouge qui mettent le feu au paysage. Plus de champignons dans les sous-bois, plus d’habits à enfiler, plus de flambées dans les cheminées, plus de randonnées à projeter dans les montagnes où il fait juste bon.

Entre les deux, mon cœur ne balance pas. J’adore l’automne! Pour autant qu’il soit comme ces jours. Autrement, je l’admets, avec le méchant couvercle nuageux sur la tête, le petit crachin de derrière les fagots et les bobines des candidats aux prochaines élections qui s’étalent sur les bus, il fait un temps à déprimer...

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