30/09/2013

Notices farfelues

Un lecteur m’a fait parvenir ces clins d’œil qui vous feront peut-être sourire, en ce début de semaine humide.

Ces notices d’utilisation farfelues circulent sur internet, à ce que j’ai pu comprendre. En termes de prévention, c’est le pompon! Un peu comme si le consommateur était un être totalement débile ou procédurier à l’extrême.

Faut dire que certains clients font très fort! Vous souvenez-vous de ce type qui avait mis sécher son petit chien au micro-ondes? Il en était mort. Le toutou, donc. Son maître avait alors collé un procès au fabricant. Ben oui: il n’avait pas précisé qu’il ne fallait pas le faire…

D’où ces notices. «Ne pas repasser les vêtements à même le corps» est-il écrit sur l’emballage d’un fer allemand. Ça vous viendrait à l’idée, un truc pareil?

L’emballage du somnifère Nytol le dit haut et fort: «Attention, ce produit peut entraîner un état de somnolence.» Non mais allô, dirait la bimbo, je le prends déjà pourquoi, ce barbiturique?

Pareil pour un paquet de cacahuètes distribué dans une chaîne de magasins anglaise: «Avertissement, contient des cacahuètes.» Encore heureux!

Sur un sirop contre la toux destiné aux enfants, les parents peuvent lire cette mise en garde: «Ne pas conduire ou utiliser de machine-outil après absorption.» Ça devrait rester possible, avec les engins Playmobil ou Lego…

Un robot de cuisine japonais «ne doit pas être utilisé pour un autre usage.» Pour se faire hara-kiri, par exemple?

Et cette dernière notice, vue sur une tronçonneuse suédoise. Ce doit être un gag, ou je n’y comprends plus rien: «Ne pas essayer d’arrêter la chaîne avec les mains ou les parties génitales». Oups!

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28/09/2013

La croisière s'amuse

Un goûter dansant sur le Léman? C’est drôlement tentant!

Me voici donc, en ce beau jeudi, au débarcadère des Pâquis. Il y a foule! Près de 450 aînés embarquent à petits pas sur le «Lausanne» pour participer à la croisière gourmande et amusante organisée par les services sociaux de la Ville de Genève.

Les passagers sont bien entourés: il y a là de solides gaillards de la protection civile pour leur prêter main-forte; un médecin, sait-on jamais; les petites et les grandes mains responsables de ces réjouissances et le personnel de la CGN aux petits soins.

Larguez les amarres! Et c’est parti pour une longue virée jusqu’à Yvoire. Dans les quatre salons où les retraités ont pris place, des animations se succèdent. Improvisations théâtrales, goûter sucré et magie, ça rigole et applaudit à tous les étages.

On guinche joyeusement dans le hall du premier. Les dames n’hésitent pas à valser entre elles quand les cavaliers font défaut, ou taquinent gentiment les musiciens.

La croisière s’amuse aussi en dehors des activités proposées. Des passagers prennent l’air sur les ponts, admirent le paysage et babillent à n’en plus finir. On tire des chaises au soleil sur la terrasse supérieure pour profiter au maximum du beau temps.

Bientôt le bateau entame le retour. Déjà? Les heures ont filé bien vite. Des contacts se sont noués ou entretenus au fil de l’eau. A l’année prochaine, alors. Oui oui, si tout va bien!

Et c’est ainsi que la Ville de Genève chouchoute ses aînés. C’est tout de même nettement mieux que de les «délocaliser» au Maroc, pas vrai?

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27/09/2013

Martinets au Palais

Un peu de douceur dans ce monde de brutes.

On vient de m’apprendre une nouvelle qui me met en joie. Elle vient du Palais des Nations Unies, là où l’on tente de panser les maux du monde.

Sachez que cette forteresse a des squatters! Des intrus tout de noir vêtus, comme la plupart des humains qui travaillent là, mais sans badges d’accès obligatoires. Normal: ce sont des martinets noirs!

Ces grands migrateurs ont fait leurs nids au Palais. Tranquilles. Discrets. Confortables. Jusqu’à ce que, début juin, des ouvriers les repèrent lors des travaux de réfection des fenêtres. Ils en comptent plusieurs dizaines. De nids, donc. Car des fenêtres, il y en a 1 700...

On sait que les martinets sont des oiseaux protégés. Tout a été fait en bonne intelligence entre services concernés pour ne pas trop chambarder la vie de ces gracieux volatiles et gérer au mieux cette situation de crise.

Ils ont l’habitude, au Palais.

Dans certains cas, les ouvriers ont reporté les travaux envisagés, le temps que les jeunes prennent naturellement leur envol du nid familial. Dans d’autres, les petits ont été déplacés au Centre ornithologique puis nourris et dorlotés jusqu’à leur émancipation. Et ils sont plus rapides en la matière que Tanguy

Des nichoirs en bois sont en cours d’installation au Palais pour compenser les foyers détruits par les travaux. Il y en aura une cinquantaine prêts pour accueillir les «Apus apus» au printemps prochain. S’ils reviennent.

Mais bien sûr qu’ils reviendront, dans ce haut lieu des nations. Il n’y a pas meilleur havre de paix où se poser.

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26/09/2013

Bon pied bon oeil

«Paris… à pied!» C’est le titre d’une exposition qui se découvre aujourd’hui au domaine de Belle-Idée. Et c’est aussi une belle histoire: celle de deux hommes créatifs et attachants qui ont pas mal de points en commun.

Lesquels? Ce sont tout d’abord de grands marcheurs, curieux de tout et ouverts au monde. Ils ont aussi une sensibilité à fleur de peau et profitent de chaque instant que la vie leur donne. Car tous deux sont revenus de très loin, question santé. Tumeur au cerveau, ça fait froid dans le dos…

Ceux qui les connaissent les auront reconnus. Ces deux complices sont Thierry Ott et Daniel Winteregg. L’un fait des dessins éclatants de couleurs, l’autre des photos en noir et blanc.

En avril dernier, ils ont mis le cap sur Paris, avec de bons souliers de marche dans les bagages et un livre comprenant des itinéraires pédestres. Saviez-vous que la Ville Lumière est traversée par des chemins de grande randonnée? Les célèbres GR?

Il y en a trois, que Daniel et Thierry ont suivis d’un bout à l’autre. Ils ont avalé 80 kilomètres de bitume parisien en deux semaines. Ils se sont perdus dans le XVIe arrondissement, où les écriteaux avaient disparu, ont déniché des petits havres de paix au hasard des rues et croqué en route tout ce qui leur titillait les yeux.

De retour à Genève, ils ont trié et développé le matériel accumulé lors ce périple amical et artistique. «Paris… à pied» comprend ainsi 20 photos et 20 dessins. Ces vues parisiennes s’exposent dès aujourd’hui et jusqu’au 20 décembre à l’espace Abraham Joly, à Belle-Idée. On y court!

(HUG, ch. Petit-Bel-Air 2, 022 305 41 44, www.arthug.ch)

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25/09/2013

L'automne, et alors?

C’est l’automne. La pire des saisons. Ou la plus belle. C’est selon.

Dans le pire des cas, c’est la saison des moins. Moins de soleil, de température, de luminosité. Moins de farniente. Moins de tonus. Comme une longue agonie. Je continue sur cette pente savonneuse?

L’automne, c’est toboggan vers le froid de l’hiver. La pluie. Le brouillard. Le vent. Le sombre. Brrr…

«Oh, l’automne l’automne a fait mourir l’été» écrivait déjà le poète Guillaume Apollinaire, il y a tout juste un siècle. Il est vrai que la nostalgie sied parfaitement à l’époque des feuilles mortes qui se ramassent à la pelle, les souvenirs et les regrets aussi. (Ça, c’est du Prévert.)

Je ne sais pas ce qu’ils ont tous avec leur spleen de saison. Car depuis cet équinoxe, nous n’avons que du beau et du chaud au bout du lac. Un temps qui file la patate!

Dans le meilleur des cas, donc, l’automne est la saison des plus. Plus de couleurs, des jaune, orange et rouge qui mettent le feu au paysage. Plus de champignons dans les sous-bois, plus d’habits à enfiler, plus de flambées dans les cheminées, plus de randonnées à projeter dans les montagnes où il fait juste bon.

Entre les deux, mon cœur ne balance pas. J’adore l’automne! Pour autant qu’il soit comme ces jours. Autrement, je l’admets, avec le méchant couvercle nuageux sur la tête, le petit crachin de derrière les fagots et les bobines des candidats aux prochaines élections qui s’étalent sur les bus, il fait un temps à déprimer...

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24/09/2013

Tout se complique

Les bancomats sont chatouilleux.

Suffit parfois de pas grand-chose pour les contrarier. Une demande passée sans petit mot doux, une carte fatiguée et les voilà qui boudent. A moins qu’ils ne soient programmés pour n’en faire qu’à leur tête…

Avec sa carte maestro, Claudine est allée retirer de l’argent au guichet automatique de la BCG. Gentiment, elle lui demande la somme de 200 francs en petites coupures. Et paf, la machine lui crache un beau gros billet jaune. Elle fait exprès ou quoi?

Claudine sait d’avance qu’elle ne pourra jamais «casser» le Ramuz en allant acheter sa botte de radis et ses carottes au marché du coin. Et encore moins en prenant un ristretto au bistro. Les commerçants n’aiment pas ce type de paiement, le lundi matin.

Elle se rend donc au guichet de la banque pour demander à un être humain de faire mieux que la machine. Ce n’est pas gagné d’avance.

L’employée lui signale que pour lui rendre ce menu service, à savoir reprendre le billet qui vient de sortir du bancomat et le remplacer par de petites coupures, il faudrait qu’elle soit cliente de la BCG. Or, elle ne l’est pas. Quel dommage! D’ailleurs, même si elle l’était, il aurait fallu remplir de la paperasse. Sans doute pour justifier ce transfert de fonds.

Le plus simple, voyez-vous, ce serait d’aller à la Poste pour obtenir le change, lui dit l’employée. Ben voyons!

Claudine est donc repartie avec son Ramuz en poche et la moutarde au nez. Le service à la clientèle a tendance à se perdre, entre un bancomat chatouilleux et une banque rigide.

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23/09/2013

La Thune s'échauffe

Vous êtes nombreux ces jours à me lancer un coup de fil pour demander si la Thune du Cœur aura bien lieu cette année. Mais quelle question!

Un hiver sans Thune, ce serait nul! Surtout que les temps actuels ne sont pas très jouasses. C’est plutôt la grosse poisse, pour certains d’entre nous.

C’est donc pas le moment de mollir! comme disait dame Yvette. Alors oui, bien sûr, nous lancerons fin novembre cette action de solidarité genevoise.

J’en connais qui n’ont pas attendu cette annonce pour mettre la main à pâte. J’ai ainsi visité la semaine dernière l’atelier Decorann, niché à Vésenaz, qui prépare une grande exposition-vente au profit de la Thune du Cœur.

Ces dames s’y sont prises assez tôt. Réunies autour d’Annette Bonnet, la maîtresse des lieux qui leur transmet l’art de la peinture sur porcelaine, elles ont commencé la production au mois de février déjà! Vous imaginez?

Il y a là une vingtaine de créatrices, âgées de 30 à 86 ans, qui peignent sur des volumes blancs des paysages délicats, des motifs géométriques fins, des scènes ravissantes. Et ce ne sont pas des débutantes!

Certaines pratiquent cet art depuis une trentaine d’années sous l’œil attentif et les conseils avisés d’Annette. Elles continuent à se réunir chaque semaine pour peindre, s’entraider, rigoler, croquer un Sugus et créer encore. Le résultat est juste magnifique!

Il y en aura pour tous les goûts et les couleurs, et à des prix accessibles, lors de cette exposition-vente. Elle aura lieu les 22, 23 et 24 novembre à la salle paroissiale de Vésenaz. Réservez d’ores et déjà ces dates. Les détails suivront.

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21/09/2013

La vie à la campagne

Il en a un peu gros sur la patate, ce jeune agriculteur.

Comme l’ont fait avant lui son père, son grand-père et ses aïeux, Laurent travaille la terre de Bourdigny. Il fait partie de ces familles paysannes grâce à qui la campagne genevoise est belle et généreuse.

Un cadre de vie qui fait des envieux!

Les gens de la ville troqueraient volontiers leur cage à lapin contre une maison les pieds dans l’herbe. Certains y arrivent. Mais tous ne sont pas prêts à accepter ce qui fait aussi la campagne: ses bruits et ses odeurs…

D’où cette mise au point que Laurent vient de distribuer à tous les villageois de Bourdigny. En février dernier, pour dépanner un collègue éleveur dont la ferme avait été incendiée, il a pris sur ses terres deux bovins. Avec leur cloche.

Evidemment, ces sonnailles ont dérangé. Un habitant l’a dit à l’agriculteur. Et à contrecœur, il les a ôtées, pour éviter un conflit de voisinage.

Déjà qu’il n’a plus de chèvres, plus de poules, plus rien qui fasse du bruit. Ah oui, il a encore des tracteurs pour les vignes. Mais il ne peut s’en passer…

Les vaches ont été rendues à leur propriétaire il y a peu. N’empêche: Laurent a appris qu’un riverain avait porté plainte au service vétérinaire cantonal. Des fois qu’il n’aurait pas eu les autorisations pour détenir du bétail!

Eh bien oui, il a les papiers. Et oui, il aura encore des bêtes, s’il le veut, après les vendanges. Si cela dérange le plaignant, qu’il vienne lui en parler, au lieu de faire des courriers.

Ils discuteront autour d’un bon verre de vin. Car c’est ainsi que les choses se règlent, à la campagne.

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20/09/2013

Question éclairage

Ces nuits on n’y voit goutte, au quai du Cheval-Blanc: l’éclairage public a rendu l’âme il y a une dizaine de jours. Depuis, les personnes craintives n’osent plus trop s’aventurer dans cette obscurité urbaine. Mais que font les autorités? demandait mardi une lectrice. Eh bien la Ville de Genève vient de faire toute la lumière sur son site!

En gros, c’est la faute à la météo. Les violentes intempéries du 8 septembre dernier ont endommagé l’installation. Elles ne se sont pas arrêtées là. Des arbres ont drôlement trinqué, le long de l’Arve. La barrière aussi.

Rassurez-vous, braves gens, la situation est sous contrôle. Tout va être remis en ordre jeudi et vendredi. De la semaine prochaine, s’entend…

Pour remettre du jus partout, la piste cyclable sera fermée. Inutile de râler: il faut bien libérer de la place pour ces travaux. Pas besoin d’être une lumière pour le comprendre.

Question lumière, j’ai besoin qu’on m’éclaire sur un sujet. Les Bisounours!

Le terme est actuellement sur toutes les lèvres et dans tous les courriers de lecteurs. Mais il ne me dit rien. Un petit sondage auprès de mes collègues m’a fait comprendre que si je ne saisissais pas, c’était une question d’âge. Ah bon?

Alors c’est quoi, les Bisounours? Une ligne de jouets en peluche américaine qui a fait un tabac dans les années 80, me susurre Wikipédia. Plus de 40 millions d’ours ont trouvé preneur, avant de passer en mode films et dessins animés. Et je n’ai rien vu passer…

Pour faire court, Bisounours désigne un être aux idées bien trop naïves ou candides. Et «au pays des Bisounours» une situation qui dégouline de bons sentiments. Vous voici aussi éclairés?

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19/09/2013

Pourquoi tant de zèle?

«Est-il bien raisonnable d’envoyer une voiture et trois municipaux coller une amende à une promeneuse tenant en laisse, dûment médaillé, un petit chien d’un kilo et demi, dans les allées du parc De-Warens, rue d’Ermenonville, à Saint-Jean?» me demande Anne-Marie.

Non, ce n’est pas raisonnable! Même si les chiens tenus en laisse ne sont pas admis sur cette promenade qui surplombe le Rhône, faut-il le préciser.

Mais la pétition P-276, demandant à la Ville de revoir sa position à ce sujet, avait reçu une réponse assez favorable du Conseil administratif en décembre dernier. Restait encore à franchir quelques longues étapes administratives avant de régulariser la situation.

Les usagers des lieux ont donc continué à se balader avec leur toutou, comme si de rien n’était. Sagement et proprement. Faut dire que ce sont pour la plupart des personnes âgées qui ont plaisir à se rencontrer en ce bel endroit, pour parler de tout et de rien.

Tout ce petit monde semble avoir vécu en bonne harmonie avec les gardes municipaux qui fermaient les yeux devant cet état de fait.

Et puis il y a deux semaines de cela, les prunes ont commencé à tomber. Sans crier gare. Dix personnes déambulant avec leur compagnon à quatre pattes ont été interpellées par des agents soudain fort zélés. Demande d’identité, présentation des deux faces de la médaille, procès-verbal. La totale!

Depuis, la promenade est désertée par les habitués. A qui cela profite-t-il?

Pas à Anne-Marie! La prune qu’elle a reçue lui reste encore en travers de la gorge. Il est vrai que c’est la première de sa vie, et qu’elle a 84 ans…

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18/09/2013

Menus services

Des fois, on aimerait les prendre dans les bras. Qui ça? Eh bien tous ces êtres qui rendent service!

Béatrice remercie ainsi chaleureusement les employés des TPG et une inconnue qui l’ont bien aidée ce dimanche.

Toute excitée par la fête qui l’attend, elle oublie dans le tram le sac où se trouvent les cadeaux pour le mariage de sa petite-fille et le baptême de son arrière-petite-fille. Il y a, là-dedans, les enveloppes contenant de l’argent et un bracelet pour le bébé. Panique à bord…

L’étourdie parvient à joindre la centrale des TPG où elle laisse ses coordonnées, sait-on jamais. Les heures filent. Et soudain on l’appelle: une dame a trouvé son sac et l’a apporté au chauffeur. Oh bonheur!

Béatrice file au rendez-vous fixé avec le conducteur du tram, puis retourne à la réunion familiale avec les cadeaux. Ce fut donc une fête hachée, pas gâchée.

Il m’arrive aussi de rendre service. Mais pas besoin de me prendre dans les bras: vous m’avez déjà entre les mains! D’ailleurs, il n’est pas dit que ces deux avis de recherche aboutissent.

Nelly a perdu début septembre le cheval de sa petite-fille. Une peluche couleur brun vert qui hennit au galop (!) Il est tombé sans rien dire de la voiture, entre la Praille, Carouge et Plan-les-Ouates. Depuis, Eugénie le pleure…

Marie quant à elle cherche la couverture qui est tombée de la poussette de sa petite fille vendredi, entre la rue de l’Encyclopédie et Manor. Elle a déjà remué ciel et terre pour retrouver ce tricot rayé bleu-blanc-bordeaux, fait par une amie, et qui a une grande valeur sentimentale.

Cheval et couverture sont très, très attendus. Alors si vous les avez trouvés, contactez-moi! On verra bien pour les bras…

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17/09/2013

La sécurité publique

Mais que font les responsables de la sécurité? me demande Edith.

En ce moment, je crois qu’ils sont accaparés par un meurtre révoltant qui plombe la région et alimente toutes les conversations. Ils ont de quoi faire, et je n’aimerais pas être à leur place.

Pour rester à la mienne, je me contenterai de respecter la douleur des proches d’Adeline en pensant simplement très fort à eux ces jours-ci.

Car la famille, les amis de la jeune femme sont les premiers concernés par ce drame qui envahit l’espace public. Ce sont eux qui vont devoir apprendre à vivre avec ce poids sur le cœur. Tout le temps. Pour toujours. Ceux qui donnent aujourd’hui de la voix tourneront bientôt la page.

Alors, au milieu des règlements de comptes qui se font entendre, il serait bon de ne pas oublier ceux qui souffrent en silence. Et le faire sans les envahir pour autant de notre tristesse. Ils en ont déjà bien assez comme ça.

C’est délicat, la compassion…

Malgré tout, la vie continue, avec ses petits soucis. Ses questionnements légitimes. Que font les responsables de la sécurité, me demande donc cette habitante de Carouge, un brin excédée.

L’éclairage public du quai du Cheval-Blanc ne fonctionne pas depuis plus d’une semaine. Les personnes craintives n’osent donc plus sortir à la nuit tombée puisqu’on n’y voit goutte, le long de l’Arve. Cette obscurité nourrit un sentiment trouble d’insécurité. Et ce n’est jamais bon.

C’est pourquoi il faut demander à nos responsables que lumière soit rapidement faite sur les causes de ce drame indicible.

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16/09/2013

Nom d'un chien!

Le meilleur ami de l’homme, c’est le chien.

Et la meilleure façon de tirer parti de cette vieille complicité, c’est "Le Copain". Cette association forme des chiens d’assistance pour aider des personnes handicapées à mieux se débrouiller au quotidien. Ils sont capables d’exécuter une cinquantaine d’opérations utiles.

Tout ceci prend du temps, de l’énergie et des moyens. Mais quand on aime, on ne compte pas…

Après quinze mois passés à former deux Labradors et deux Golden, les quatre familles d’accueil et les deux monitrices bénévoles se retrouvent cet été au restaurant de la Nautique pour parler de leurs joies et de leurs peines.

Les humains babillent ferme, les chiens frétillent d’aise. A la table d’à côté, deux messieurs très chics n’en perdent pas une miette.

Le repas terminé, la petite troupe se prépare à quitter les lieux. Les voisins de table en profitent pour poser des questions. Ils sont séduits par "Le Copain" et ont envie de faire un don.

Ces dames n’ont pas de bulletin de versement sur elles. Seulement un carnet de souscription, pour les vingt ans de leur association. Ni une ni deux, ces messieurs sortent quelques billets bien pliés de leur poche et les donnent à Jo. Ils tairont leur nom.

Quand elle déplie enfin la liasse, il y a là 900 francs. Nom d’un chien!

Cette générosité spontanée leur a fait un sacré bien. Pour les finances de l’association, pour le moral aussi. C’est si bon de se sentir soutenu.

Allez le Copain, à nous deux… la vie!

www.lecopain.ch

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14/09/2013

La fin des espèces

On n’arrête pas le progrès.

Au Petit-Lancy, l’office postal a donc déménagé de la place des Ormeaux à Saint-Georges. Depuis lundi, il a pour nom «Les Marbriers». C’est gai.

Là n’est pas le progrès, même si ces locaux sont, paraît-il, bien plus beaux et plus accueillants que ceux d’avant.

Le nouveau site est doté de guichets ouverts. Ça fait plus convivial. Ça abolit les barrières entre le personnel et les usagers. Pourquoi pas. La herse vitrée ne risque plus de s’abattre sur vos mains dès que vous glissez vos lettres ou votre argent sur le comptoir.

Ça fait classe, ce dispositif. Pour peu, on se croirait dans une banque…

Là est peut-être le progrès: le client peut désormais effectuer ses versements par le biais de la PostFinance Card et les cartes bancaires Maestro. Mais c’est tout. Il ne peut plus le faire en espèces! Fini, terminé!

Aux Marbriers, on peut payer en liquide ses bonbons, pas ses factures. Non mais je rêve!

La Poste se défend de vouloir ainsi pénaliser les partisans des paiements «à l’ancienne». Ils peuvent toujours le faire à l’office Petit-Lancy 1. Et puis elle pense aux aînés. Il est plus prudent pour eux de se promener avec une carte qu’avec de grosses sommes d’argent. C’est pour leur bien…

Sauf que les gens sont assez grands pour agir comme ils l’entendent. Et qu’ils doivent avoir le choix.

Marie-Odile, à qui l’employée des Marbriers a refusé d’encaisser ses versements en espèces, est descendue avec ses billets de banque jusqu’à l’office de Carl-Vogt. Un vrai parcours du combattant pour faire ses paiements.

On n’arrête pas le progrès!

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13/09/2013

Pratique déroutante

La pratique n’est pas nouvelle, elle ne vient pas de sortir. Mais elle déroute, quand on l’expérimente pour la première fois!

Gilles emprunte une voiture à son copain garagiste pour le long week-end du Jeûne genevois. Comme c’est un garçon bien élevé, et que les bons comptes font de bons amis, il passe le dimanche soir à une station-service. Puis remplit le réservoir, avant de rendre le véhicule à son propriétaire.<

Le conducteur n’a pas beaucoup roulé. Le plein d’essence lui coûte 23 fr. 80 à l’automate. Il ne peut pas faire autrement que de régler cette somme avec sa carte bancaire.

Lundi soir, Gilles contrôle, via internet, les débits sur son compte-courant. Il découvre alors avec stupeur que 150 francs y ont été siphonnés pour le retrait d’essence. Soit six fois plus que le montant affiché à l’automate. Son sang ne fait qu’un tour. Il y a du piratage dans l’air!

Furax, le client téléphone à sa banque. Au bout du fil, l’interlocuteur calme le jeu. L’employé est bien rodé…

C’est normal, cher Monsieur. Pour tous les automates qui distribuent de l’essence le dimanche, nous prélevons un montant forfaitaire de 150 francs. Pour notre sécurité.

Le dimanche! Pourquoi pas le mardi matin ou le jeudi soir, pendant qu’on y est. Pourquoi ne pas l’arrondir à 200 balles, tant qu’à faire des affaires.

Ce type de garantie le laisse pantois. Sans voix. Par chance, Gilles n’a plus besoin d’en donner. De la voix. Le reste, c'est déjà fait! On lui signale que la situation sera régularisée lors de la présentation de la facture. Point barre. Une pratique déroutante, vous dis-je.

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12/09/2013

La panne à rallonge

«Encore un ascenseur qui tousse.» 

Ainsi débutait une encre bleue, en 2008 déjà. Le problème ne date donc pas d’hier. En un lustre, les médecins se sont souvent rendus au chevet du malade. C’est un grand fragile, vous comprenez, un rien l’indispose.

D’ailleurs, les toubibs ne seront pas surpris d’apprendre qu’une nouvelle consultation s’impose: le lift public de Sécheron a chopé la grosse crève!

Depuis deux semaines au moins, il ne réagit plus à la moindre sollicitation. Il est au point mort, la gueule béante.

Faudrait le soigner, et vite! Car cet ascenseur assure la navette entre la gare CFF- Sécheron et l’avenue de la Paix, à la hauteur de l’arrêt TPG Rigot. Là, juste au bout du long tuyau rouge.

C’est donc la soupe à la grimace pour ceux qui l’utilisent régulièrement. Les handicapés, les parents avec des poussettes, les personnes chargées de bagages. Ça commence à faire pas mal de gens concernés par cette longue indisposition.

Et je ne parle pas des collégiens de Sismondi et des fonctionnaires internationaux, pour qui la grimpette de l’escalier est des plus bénéfique…

Bien sûr, il y a des choses plus graves dans le monde qu’un ascenseur qui ne fonctionne pas. Mais au quotidien, la chose agace. Et tout particulièrement Martin, qui peine à gravir les trente marches séparant les voies de la rue.

Ce qui le chiffonne plus encore, c’est l’absence d’information. Comme si les responsables de cet équipement public ne trouvaient pas utiles d’informer ses usagers. Peut-être ne sont-ils pas au courant? Maintenant, ils le sont: leur ascenseur tousse encore et toujours!

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11/09/2013

A chacun ses valeurs

Dans la nuit de dimanche à lundi, des abrutis ont sévi. Ils ont défoncé une porte dans le quartier des Eaux-Vives. Celle du Centre Genevois du Volontariat.

A l’intérieur, ils ont semé le chaos. Vidé sur le sol le contenu des tiroirs et des meubles. Semé la pagaille un peu partout dans les locaux. Et tout ça pour quoi? Pour rien!

Ils sont repartis bredouilles. Un peu penauds, qui sait. Car les bureaux de cette association ne contiennent pas de valeurs sonnantes et trébuchantes.

S’ils avaient pris la peine de regarder où ils mettaient les pieds, ces visiteurs indélicats auraient peut-être compris que les valeurs cultivées ici sont plutôt celles de l’accueil, l’écoute et l’amitié. Des richesses qui ne se monnaient pas.

Or donc ce lundi, une fois le choc passé, les bénévoles ont constaté que l’ordinateur du centre était toujours en place, au milieu du fatras. Intact. C’est une sacrée chance: ils pourront ainsi assurer les préparatifs de la fête qui aura lieu la semaine prochaine pour marquer les 40 ans de l’association.

Quarante ans que des personnes de la région donnent de leur temps et de leur énergie pour faciliter la vie des autres! Ça se fête, et en grand!

Une fois les réjouissances terminées, le Centre Genevois du Volontariat se remettra au boulot pour assurer le lien entre les centaines de bénévoles prêtes à s’engager et les associations qui en ont besoin.

Sa tâche la plus pressante sera de trouver des volontaires pour la collecte du Samedi du Partage, qui se déroulera fin novembre. Un travail de fourmi…

Oui. Mais les fourmis font de très grandes choses!

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10/09/2013

A ma poste préférée

poste.JPG

Place des Ormeaux, à Lancy. Un commerce utile à tous s’est éteint vendredi dernier. Pour l’accompagner dans sa dernière demeure, une grande couronne de fleurs jaunes et blanches a été accrochée à l’entrée du bâtiment qui l’abritait. Avec ce mot d’adieu, écrit en lettres d’or: «A ma poste préférée»…

Cette couronne mortuaire fait jaser. Ça papote ferme alentour. Et ça attise la rogne des habitués du lieu contre le géant jaune. Du coup, les passants griffonnent sur un bout de papier des mots acides ou désappointés qu’ils déposent à côté d’elle, en un autel improvisé.

Cet étrange dispositif a donné lieu à un drôle de quiproquo. Lundi matin, un touriste qui venait là pour expédier ses lettres est resté songeur devant ces fleurs et la porte close.

«Ah, il y a un mort à la Poste!» Et le voilà qui se prépare à attendre la fin de la cérémonie funèbre et la réouverture des guichets. «Non Monsieur, c’est la Poste qui est morte!» lui signale Lucie. «Elle a déménagé du côté des Marbriers, à côté du cimetière. C’est dire…»

C’est dire si, à l’image de Lucie, les riverains des Ormeaux sont dépités: la pétition pour conserver leur bureau de poste est restée lettre morte. Ils ont juste reçu l’information leur disant où se rendre, dès le 9 septembre. Ce qui ne sera pas aisé pour les personnes âgées.

Depuis lundi, la boîte à lettres située derrière la couronne de fleurs est donc hors service, le Postomat cimenté, l’enseigne de la Poste fracassée. Ambiance!

Une feuille jaune signale l’adresse du nouvel office. Mais pas l’ombre d’un plan pour la situer. «Voir au verso pour plus de détails!» Or, le verso n’est pas affiché. Adieu, ma poste préférée..

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09/09/2013

Avis de nuisances

Paraît qu’il faut souffrir pour être belle. Et en silence, si possible. Ce genre de sentence ne colle pas, mais alors pas du tout avec Genève…

Depuis vingt mois, les habitants proches du CEVA souffrent pour une belle et bonne cause. Dans un ramdam pas possible. Bruits, poussières, vibrations, dépressions, rien ne leur est épargné. Et ce n’est pas prêt de s’arrêter: c’est le «chantier du siècle».

Sûr qu’il faut admirer les prouesses techniques d’un tel ouvrage. Mais il serait bon que ce week-end, lors des «portes ouvertes» du CEVA, on pense une fois à tous ses riverains qui vivent «fenêtres fermées». Et qui trinquent jusqu’à plus soif.

Ils ne seront bientôt plus les seuls à souffrir du bruit. Dès ce soir, les nuisances gagnent d’autres quartiers. Une vraie épidémie!

Tous les riverains de la ligne ferroviaire Genève Cornavin-Genève Aéroport ont ainsi reçu une lettre des CFF. Elle leur annonce des travaux de nuit, à nouveau pour une belle et bonne raison: l’entretien du réseau.

«Il n’est pas exclu que des machines relativement bruyantes soient engagées dans cette opération», disent-ils.

C’est même certain! Car les responsables du chantier sont déjà en mesure de prévoir les nuits à fort boucan, saucissonnées entre le 9 septembre et le 14 décembre. A additionner toutes les périodes indiquées, cela représente, sauf erreur de ma part, 75 nuits! Vous imaginez?

Les CFF remercient les riverains pour leur compréhension. C’est gentil. Ils feraient mieux de leur offrir des boules Quies, pour souffrir en silence!

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07/09/2013

Le temps du Pilatus

«Eh Julie, j’ai quelque chose pour toi», me dit mercredi dernier mon pucier préféré. Et il me file dans les bras un grand cartable à dessin.

Vite, je dénoue les rubans des cartons. Ils sentent un brin le renfermé. Normal: ils cachent un trésor oublié!

C’est le résultat d’un concours de dessin organisé en son temps par le cirque Pilatus. Un cirque dont j’ignorais même l’existence. Il y a là environ 120 feuilles que des enfants de toute la Suisse Romande ont envoyé à Radio Genève, semble-t-il. Ça fait vieux!

De quand date l’affaire? Mystère. Les seuls indices qui permettent de situer ce concours dans les années cinquante sont l’âge des participants ou leur année de naissance.

Les Solange, Gustave ou Paulette qui ont dessiné le cirque Pilatus avec son rond de sciure, ses gradins remplis de spectateurs, ses animaux exotiques et ses fiers artistes ne sont plus des gamins. Et de loin.

Ils ont tous aujourd’hui largement passé la soixantaine. Que sont-ils devenus? Ont-ils eu des enfants, puis des petits-enfants, avec qui ils sont allés à leur tour au cirque?

En triant les dessins de ce concours selon leur provenance, j’ai vu qu’une trentaine de participants venaient de Genève. Je n’ai pas eu le temps de faire les recherches pour savoir qui, parmi eux, vit encore, où et sous quel nom.

Mais j’ai tout de même repéré le dessin de Georges, qui est devenu architecte, et celui de Nadia, qui fabrique des masques et des accessoires pour le théâtre...

Je tiens ces dessins à disposition de ceux qui aimeraient récupérer leur âme d’enfant. C’est un joli cadeau, je crois!

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